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Equateur: le gouvernement fustige la « violence » des manifestants, la mobilisation continue

juin 24, 2022
Equateur: le gouvernement fustige la "violence" des manifestants, la mobilisation continue
Equateur: le gouvernement fustige la « violence » des manifestants, la mobilisation continue© AFP/MARTIN BERNETTI

Au douzième jour de la mobilisation indigène dans la rue, le gouvernement équatorien a accusé vendredi les manifestants de ne vouloir « que la violence », tandis que le leader du mouvement a appelé à sa poursuite « indéfinie ».

« Ils ne veulent pas dialoguer. (…) Ils ne veulent pas la paix. Jusqu’à présent, la seule chose qu’ils ont montrée, c’est qu’ils veulent la violence », a déclaré le ministre des Affaires gouvernementales, Francisco Jimenez, sur une radio locale.

Le ministre s’exprimait au lendemain d’une tentative d’invasion du Parlement, signe d’un durcissement des manifestations qui ont fait un total de six morts, selon un dernier bilan.

Trois personnes ont péri au cours des dernières 24 heures, selon l’Alliance des organisations de défense des droits humains, qui avait fait état de trois premiers décès survenus entre lundi et mercredi.

Jeudi, la police avait évacué en signe de bonne volonté, « dans l’intérêt du dialogue et de la paix », un centre culturel, lieu de rencontre des indigènes dans la capitale.

« Nous avons cédé (…) dans le but de rétablir la paix dans la ville et dans le pays. Cependant, c’est le contraire qui s’est produit. Ils en ont profité pour générer plus de désordre », a déploré M. Jimenez.

« C’est une mobilisation indéfinie jusqu’à ce que nous ayons les résultats » escomptés, a déclaré de son côté à l’AFP le leader du mouvement, Leonidas Iza, chef de la Confédération des nationalités indigènes d’Equateur (Conaie).

« Nous ne pouvons plus retenir la colère du peuple. L’indignation échappe à notre contrôle et au contrôle de nos organisations », a-t-il affirmé, jugeant que les indigènes « se sont sentis trompés » par des mois des discussions sans résultat avec le gouvernement sur la hausse du coût de la vie.

« Carabines »

Plusieurs contre-manifestations avec des drapeaux blancs et appelant à la fin des violences ont été signalées jeudi dans la capitale de trois millions d’habitants.

L’armée a de son côté indiqué que des soldats qui assuraient la sécurité d’un convoi routier ont été « agressés par un groupe violent » jeudi à Caspigasí, en banlieue de Quito, et que 17 militaires ont été gravement blessés.

Le commandant de la première division de l’armée, Ewdin Adatty, a dénoncé des faits d’une « extrême violence », avec trois véhicules incendiés par des « délinquants armés », certains avec « des carabines et même d’autres types d’armes ».

L’objectif de ce convoi, venu du nord-ouest de Quito, « était de permettre le flux logistique de plus de 1.000 camions qui sont bloqués sur cette route », ce qui affecte sérieusement l’approvisionnement de la capitale, a expliqué l’officier supérieur, alors que certains quartiers commencent à souffrir de pénuries.

L’attaque du Parlement a également été marquée par un niveau élevé de violences, avec canon à eau, grenades lacrymogène et assourdissantes en riposte aux jets de pierres, tirs de mortiers feux d’artifice et cocktails molotov des protestataires.

La crise a fait 92 blessés selon l’Alliance des organisations de défense des droits humains. La police a de son côté annoncé que 169 de ses membres avaient été blessés, et 121 personnes arrêtées, tandis que cinq stations de police ont été détruites ainsi qu’une vingtaine de véhicules.

Lors des manifestations de 2019, des manifestants avaient pris d’assaut le siège du gouvernement et brièvement envahi le Parlement, incendié le bâtiment de l’Inspection des finances et attaqué les locaux de deux médias. Les indigènes avaient alors rejeté la responsabilité sur des « infiltrés ».

Près de 14.000 manifestants sont mobilisés dans tout le pays pour protester contre la hausse du coût de la vie et exiger notamment une baisse des prix des carburants d’après la police, qui estime leur nombre à près de 10.000 dans la capitale Quito.

« Les petits producteurs sont en mauvaise posture, les pris sont élevés, nous nous battons pour survivre », criait Carlos Pilla, un indigène originaire de Tungurahua (sud). « Si nous avons une réponse positive aujourd’hui, nous partirons aujourd’hui même, en paix et la tête haute ».

Le gouvernement assure que les demandes des manifestants, juste sur les carburants, coûteraient à l’Etat plus d’un milliard de dollars par an.

Pour compliquer la donne, et d’éventuelles discussions, le chef de l’Etat Guillermo Lasso, diagnostiqué positif au Covid-19, est depuis mercredi contraint à l’isolement.

Le président conservateur au pouvoir depuis un an, voit dans cette révolte une tentative de le renverser. Entre 1997 et 2005, trois présidents équatoriens ont dû quitter le pouvoir sous la pression des autochtones.

Il peut toutefois compter sur le soutien des militaires qui ont mis en garde les manifestants, les accusant de représenter un « grave danger » pour la démocratie.

Avec Le Point avec AFP

Canada: Justin Trudeau annule sa participation à un souper en raison d’insultes de manifestants

mai 25, 2022
Le premier ministre Justin Trudeau visite une banque alimentaire de Surrey, en Colombie-Britannique, le 24 mai 2022.

Le premier ministre Justin Trudeau visite la banque alimentaire Guru Nanak à Surrey, en Colombie-Britannique. Photo: La Presse Canadienne/Rich Lam

Le premier ministre Justin Trudeau a été contraint d’annuler sa participation à un souper de financement, mardi, à Surrey, en Colombie-Britannique. Selon deux invités à l’événement, des manifestants lançaient des insultes raciales aux participants, principalement d’origine sud-asiatique, à l’entrée de l’édifice où se tenait le souper.

Justin Trudeau n’est pas entré dans le bâtiment et s’est adressé aux participants par visioconférence.

Lors d’un discours qui a duré environ trois minutes, il a affirmé que personne ne devrait être intimidé ou empêché d’exercer ses libertés démocratiques parce que c’est la raison d’être de ce pays.

Il a assuré qu’il reviendrait voir ses partisans à Surrey, et un organisateur de l’événement a invité les participants à rester dans la salle et à profiter du repas.

La ministre de la Défense, Anita Anand, a quant à elle pris la parole. Un membre du personnel du Parti libéral du Canada (PLC) a alors demandé à un journaliste de quitter la salle.

Par voie de communiqué, le parti a affirmé à La Presse canadienne que tous ceux qui participent à notre démocratie devraient se sentir en sécurité et respectés.

À l’extérieur, une quarantaine de manifestants ont proféré des insultes contre Justin Trudeau en klaxonnant. Nous n’aimons pas la façon dont il dirige le Canada, a déclaré l’un d’entre eux, tandis qu’un autre parlait dans un mégaphone.

Environ six agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) surveillaient la scène.

Plus tôt ce mois-ci, la police de Peterborough, en Ontario, a ouvert une enquête à la suite d’un incident au cours duquel le chef du NPD, Jagmeet Singh, a été harcelé et insulté à répétition par des protestataires.

La vidéo de cet épisode, survenu en pleine campagne électorale en Ontario, est devenue virale sur les réseaux sociaux.

Jagmeet Singh, pour sa part, dit avoir vécu une expérience intense, menaçante [et] insultante, mais qu’il s’inquiète plus de ce que cela signifie pour la politique en général.

Avec La Presse canadienne

Canada: L’étau se resserre, mais les manifestants d’Ottawa ne semblent pas vouloir céder

février 17, 2022

Des policiers devant les manifestants, à Ottawa, le 17 février 2022 Photo : Radio-Canada/Gabriel Le Marquand Perreault

Malgré les multiples signes d’une intervention policière imminente pour les déloger du centre-ville d’Ottawa, les manifestants ne semblent pas broncher pour l’instant. Une des organisatrices du mouvement appelle à ne pas céder.

Jeudi matin, des klaxons de camions ont de nouveau retenti au centre-ville d’Ottawa. Sur le terrain, Deidter Stadnyk, un des manifestants, reconnaît voir une différence au niveau de la présence policière et des mesures en place. Mais il ne s’en émeut pas outre mesure.

C’est différent. On voit que les choses bougent, mais je ne suis pas trop inquiet. Les policiers doivent bien faire quelque chose. On leur a dit de le faire, n’est-ce pas ? […] Mais [le site] reste accessible, assure-t-il.

Lui devra quitter Ottawa pour des raisons professionnelles, jeudi. Il se dit toutefois certain que d’autres manifestants viendront bientôt le remplacer.

C’est un long week-end. Je sais que de gros convois sont en chemin […] Aujourd’hui, on devrait voir beaucoup de gens arriver.Un homme en entrevue.

Deidter Stadnyk, un des manifestants à Ottawa Photo : Radio-Canada

Pour lui, la manifestation reste pacifique, et les manifestants n’ont donc rien à se reprocher.

On n’a rien fait de mal. […] On ne s’est jamais aussi bien comportés depuis le début de la manifestation [qu’en ce moment]. […] On a quitté les quartiers résidentiels et je pense que c’était la bonne chose à faire, c’était le plus respectueux.

Installé à Ottawa depuis plusieurs jours, Mike Wastle, de Toronto, assure que la manifestation est pacifique.

La raison pour laquelle ils érigent ce mur, c’est parce qu’ils essaient de transformer ça en bataille. Nous sommes ici avec nos enfants, nous ne sommes que des agneaux. On s’aime les uns les autres, on prend soin les uns des autres. Nous voulons juste que ces maudites lois retournent d’où elles viennent, c’est-à-dire de cet édifice. Les lois qu’ils essaient de mettre en place sont illégales, c’est de la tyrannie, lance-t-il.

Des signes d’une intervention prochaine?

Depuis jeudi matin, les signes d’une possible intervention policière à venir se multiplient. Au cours des dernières heures, les forces de l’ordre ont installé plusieurs nouveaux barrages autour du secteur de la manifestation afin d’en rendre l’accès difficile. Des clôtures sont également en cours d’installation autour des édifices gouvernementaux du centre-ville.Des personnes installent des clôtures autour d'un édifice.

Des clôtures sont en cours d’installation autour des édifices gouvernementaux du centre-ville, jeudi matin.

PHOTO : RADIO-CANADA / SÉBASTIEN ST-FRANCOIS

Autre indice que les choses bougent, la Sûreté du Québec a été appelée en renfort, selon les informations de Radio-Canada. Les agents québécois seront sous le commandement de la Police provinciale de l’Ontario (PPO).

Voilà maintenant 21 jours que le convoi de camionneurs s’est installé au centre-ville d’Ottawa en signe de protestation contre les mesures sanitaires liées à la COVID-19 et contre la vaccination obligatoire.Trois voitures, dont une voiture de police, bloquent une route.

Des véhicules de police bloquent davantage d’accès au centre-ville d’Ottawa, jeudi matin. Radio-Canada/Gabriel Le Marquand Perreault

Mercredi, le Service de police d’Ottawa (SPO) a intensifié la pression en distribuant aux manifestants des avertissements sur lesquels il leur était demandé de quitter les lieux maintenant en leur rappelant les risques de sanction encourus. Le Service de police d’OttawaSPO les a notamment avertis que la Loi sur les mesures d’urgence lui donne le pouvoir de saisir les véhicules qui participent à l’occupation depuis près de trois semaines et d’interdire aux gens de se déplacer au sein d’une certaine zone.

La pression s’accentue sur les manifestants à Ottawa

La pression s’accentue sur les manifestants à Ottawa. Un reportage de Christian Noël.

Jeudi, c’est le Service des règlements municipaux de la Ville d’Ottawa qui a adressé un message aux manifestants qui auraient des animaux.Début du widget . Passer le widget?

Attention aux propriétaires d’animaux

Si vous pouvez pas prendre soin de votre animal en raison d’application de loi, votre animal sera placé en soin de protection pendant 8 jours, à vos vrais. Si aucun arrangement n’est fait après 8 jour, votre animal sera considéré renoncer. pic.twitter.com/loD1ZsipBO— Règlements Municipaux Ottawa (@RegMunicip_Ott) February 17, 2022

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Autre signe potentiel d’une intervention imminente? L’Université d’Ottawa, dont les édifices se trouvent dans le quartier de la Côte-de-Sable, dans le centre-ville, a annoncé, mercredi, suspendre les activités en personne sur son campus principal compte tenu de l’évolution de la situation dans les environs du Parlement, et de les tenir plutôt en ligne jusqu’au 21 février en matinée.

Dès demain [jeudi], la sécurité sera renforcée, comme c’était déjà le cas ces dernières fins de semaine. Les patrouilles seront notamment augmentées autour des résidences et dans la section nord-ouest du campus. De plus, des aires de stationnement seront fermées et l’accès aux immeubles sera limité, indique l’Université d’Ottawa dans une note.

Une des organisatrices lance un appel

Certains manifestants souhaitent tenter le tout pour le tout et rester sur place malgré la Loi sur les mesures d’urgence.

Une des organisatrices du convoi, Tamara Lich, a publié une vidéo en direct sur la page Facebook Freedom Convoy 2022, mercredi soir, dans laquelle elle se dit fière de ce qui a été accompli et parle d’une expérience incroyable vécue au cours des trois dernières semaines.Tamara Lich devant un micro

Tamara Lich, qui a mis sur pied les campagnes de financement pour le convoi, lors d’une conférence de presse à Ottawa le 3 février 2022 (archives). Photo: Radio-Canada/Frédéric Pepin

Très émue, elle appelle les protestataires à rester forts et unisà répandre l’amour et à ne pas céder.

Elle leur demande également de rester pacifiques, notamment avec les journalistes et les policiers.

Mme Lich semble laisser entendre qu’elle est prête à se faire arrêter en cas d’intervention policière.

J’irai probablement quelque part demain où je prendrai trois repas par jour et ça me convient. Je veux que vous sachiez que je n’ai pas peur : je vais enfin pouvoir dormir un peu, dit-elle.

« Je veux que vous continuiez à vous battre pour cette bonne cause, que vous preniez soin les uns des autres et que vous vous souteniez mutuellement. »— Une citation de  Tamara Lich, une des organisatrices du convoi de camionneurs

Elle invite d’autres manifestants à rejoindre Ottawa.

Il est temps de se serrer les coudes. Si vous pouvez venir à Ottawa et vous joindre à nous, ce sera fantastique, et si vous ne pouvez pas, priez pour nous. […] Je ne peux pas vous dire à quel point les gens [ici] sont incroyables. Ils vont rester et se battre pour votre liberté aussi longtemps que possible.

Mme Lich termine en indiquant que demain est un autre jour et je suis prête. Je n’ai pas peur et nous n’allons pas céder.

Selon les données disponibles sur le réseau social, la vidéo a été visionnée plus de 245 000 fois.

Dans une autre vidéo en direct publiée jeudi matin sur le même réseau social, un autre organisateur du convoi, Pat King, demande aux manifestants de ne pas quitter leur camion en cas d’intervention.

Le chef intérimaire du Service de police d’Ottawa SPO promet de vider les rues

Le chef par intérim du Service de police d’OttawaSPO, Steve Bell, a affirmé que les policiers expulseront des rues de la capitale nationale les manifestants qui s’opposent au gouvernement et aux restrictions liées à la COVID-19 au cours des prochains jours. Il a demandé à ses troupes d’être prêtes à utiliser des méthodes que les gens ne sont pas habitués de voir à Ottawa.Steve Bell lors d'une conférence de presse en 2019.

Steve Bell, chef intérimaire du Service de police d’Ottawa (archives) Photo: La Presse Canadienne/Adrian Wyld

M. Bell a pris cet engagement devant le conseil municipal d’Ottawa lors d’une réunion virtuelle mercredi, au lendemain de la démission de l’ancien chef de police Peter Sloly.

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a déposé la motion sur les mesures d’urgence à la Chambre des communes mercredi soir.

Cette motion doit faire l’objet d’un débat à la Chambre des communes jeudi et le Sénat doit aussi discuter vendredi des pouvoirs que confère cette loi.

Les élus conservateurs et bloquistes disent qu’ils n’appuieront pas la motion tandis que le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, laisse planer le doute pour la suite des choses en qualifiant la situation de crise.

Le gouvernement libéral minoritaire de Justin Trudeau a indiqué que les blocages aux frontières et à Ottawa sont liés à une action criminelle coordonnée et ciblée contre des intérêts canadiens, partiellement financée par des intérêts canadiens.

Pra Radio-Canada avec les informations de Claudine Richard et de La Presse canadienne

Canada-Pont Ambassador à Windsor : la police procède à des arrestations

février 13, 2022
Des policiers font face aux manifestants derrière des barrières de béton.

Renfort dimanche matin des policiers à l’entrée du pont Ambassador. Photo: CBC/Thomas Daigle

Après avoir envoyé des renforts dimanche matin à Windsor, la police a commencé à arrêter des manifestants encore présents à l’entrée du pont Ambassador et à dégager le secteur.

Dans un message sur Twitter, la police de Windsor, qui a repoussé les médias loin du site de la manifestation, a confirmé que ses agents avaient commencé à arrêter des manifestants et à remorquer des véhicules.

Un peu plus tôt ce matin, d’importants renforts de différents corps policiers ont été mobilisés sur place.

La route principale menant au pont Ambassador a été dégagée par les policiers vers 9 h dimanche, selon CBC News, mais la circulation n’a toujours pas repris sur ce lien transfrontalier crucial pour les économies canadienne et américaine.

La police est toujours présente sur les lieux.

Il y aura une tolérance zéro pour les activités illégales. Le public doit éviter le secteur, ajoute la police de Windsor.

Les policiers étaient passés à l’offensive la veille pour évacuer ce lien transfrontalier névralgique entre les États-Unis et le Canada, fermé depuis lundi.Des voitures et des campements.

À Windsor, installation d’un petit campement par les manifestants sur la route menant au pont Ambassador. Photo: CBC/Thomas Daigle

Des barrières de béton ont été installées près de l’autoroute principale menant jusqu’au pont et le long de certaines rues secondaires. Les policiers s’étaient ensuite retirés derrière les barrières qui les séparaient des manifestants.

Au courant de la nuit de samedi à dimanche, la police a procédé à une seule arrestation, celle d’un homme de 27 ans qui aurait commis une infraction aux mesures sanitaires.

Avec Radio-Canada

Canada: La police intervient pour évacuer le pont frontalier Ambassador

février 12, 2022
Des policiers font face à des manifestants.

La police s’approche des manifestants de Windsor, accompagné d’un véhicule de la Police provinciale de l’Ontario de style militaire. Photo: Radio-Canada/Thomas Daigle

Les policiers se rapprochent des quelques manifestants sur le pont Ambassador, entre Windsor et Détroit. Les autorités ont commencé à sévir samedi matin, plus de 13 heures après qu’une injonction a été a accordée pour forcer les manifestants à se disperser.

Nous exhortons les manifestants à respecter la loi et de faire preuve de civisme, a indiqué la police de Windsor sur Twitter en matinée, en demandant aux résidents d’éviter le secteur.

Les personnes qui se trouvent toujours dans la zone de manifestation sont susceptibles d’être arrêtées, ont ensuite rappelé les autorités.Des policiers à Windsor font face à des manifestants qui refusent de quitter les lieux.

Le ton monte d’un cran à Windsor. La police conseille aux protestataires de quitter les lieux immédiatement. Photo : Radio-Canada/Nouemsi Njiké

Face à l’ultimatum posé par la police – partir ou se faire arrêter – certains manifestants ont accepté de quitter ce passage névralgique pour l’économie canadienne et américaine. D’autres, cependant, ont fait part de leur détermination à continuer d’occuper les lieux.

Vers 10 h samedi, des policiers se sont rapprochés de la poignée de protestataires toujours sur place, en formant une ligne pour tenter de les faire bouger. Des irréductibles leur criaient honteliberté et vous êtes du mauvais côté.

Des renforts de la Gendarmerie royale du CanadaGRC sont arrivés une vingtaine de minutes plus tard, dont certains agents en tenue de style militaire.

À 11 h, quelques douzaines de manifestants refusaient toujours de partir.

Au moins une centaine d’agents de la police et des douzaines de véhicules policiers ont été mobilisés au total.

Plusieurs autobus ont aussi été déployés sur les lieux pour embarquer les protestataires en cas d’arrestations.

Des manifestants persistants malgré l’injonction

Manifestation des camionneurs

Les manifestants demeurent sur les lieux malgré les multiples mises en garde des autorités. Photo : La Presse Canadienne/Nathan Denette

Vendredi, un juge de la Cour supérieure de l’Ontario a accordé une injonction interlocutoire à trois associations canadiennes liées à l’industrie automobile pour mettre fin au blocage qui dure depuis lundi. Les manifestants devaient quitter les lieux avant 19 h.

Des associations de manufacturiers de pièces automobiles et de constructeurs de véhicules ont obtenu cette injonction de 10 jours en faisant valoir que l’industrie automobile en Ontario comme au Michigan dépendait entièrement de l’accès à ce pont pour le transit de pièces et de véhicules.

L’injonction ne semble pas avoir ébranlé certains manifestants, qui se disent déterminés à aller jusqu’au bout de leur action. Je vais rester jusqu’aux arrestations, a confié un des camionneurs à CBC News.

Peu après 19 h, ne voyant aucune action de la police, les manifestants étaient plus nombreux dans la soirée, mais ils étaient à peine une centaine tôt samedi matin sur les lieux.

Le maire de Windsor, Drew Dilkens, a expliqué que son objectif était de faire fuir les manifestants volontairement, mais s’ils refusent de partir, des mesures devront être prises pour les déloger, a-t-il dit.

Les mises en garde de Trudeau et de Ford

La veille, à Ottawa comme à Toronto, le ton était plus ferme. Le premier ministre Justin Trudeau a averti les protestataires que les conséquences de leur action vont s’aggraver.

Il a expliqué que les policiers allaient intervenir d’une manière progressive et de plus en plus robuste.

En Ontario, le premier ministre Doug Ford a décrété l’État d’urgence. La province adoptera des décrets et durcira les amendes.

Ce n’est plus une protestation, a dit M. Ford.

Le pont Ambassador à Windsor, c’est 700 millions de dollars en échanges commerciaux chaque jour, a-t-il ajouté, se défendant d’avoir tardé à agir.

Les contrevenants s’exposeront à des amendes pouvant atteindre 100 000 $ et jusqu’à un an d’emprisonnement.

Avec Radio-Canada

Canada: Le « Convoi de la liberté » rallie des centaines de manifestants de la Mauricie

janvier 29, 2022

Des camionneurs et manifestants de la région ont quitté Trois-Rivières tôt samedi matin pour se joindre au « Convoi de la liberté » qui converge vers Ottawa.Des centaines de véhicule ont quitté Trois-Rivières, tôt samedi matin, pour se rendre à Ottawa.© Raphaël Poliquin/Radio-Canada Des centaines de véhicule ont quitté Trois-Rivières, tôt samedi matin, pour se rendre à Ottawa.

Selon la Police de Trois-Rivières, un peu plus de 400 véhicules, dont une quinzaine de camions étaient rassemblés pour le départ au Centre commercial les Rivières. Des véhicules en provenance de Québec se sont même arrêtés en chemin pour se joindre au groupe de la Mauricie.

Les policiers de Trois-Rivières ont encadré le convoi en sécurisant les intersections.

Le groupe de participants rencontrés sur place au petit matin était composé de simples citoyens contre les mesures sanitaires en général. Quelques-uns seulement étaient des camionneurs.

Ceux et celles qui se déplacent à Ottawa sont prêts à y rester des jours, des semaines s’il faut.

L’organisateur du convoi, Dominique Lockhead était heureux de voir autant de manifestants se rendre au point de rendez-vous. Les viaducs sont pleins. Le monde arrive, je capote.»

Son objectif est clair. 

Il faut faire un choix de nos vies un moment donné. C’est assez! Il faut que ça s’arrête. Que tu sois vacciné ou non. Ça, je respecte ça, c’est les choix de chacun, mais on veut la liberté de pouvoir faire respirer nos enfants », indique ce citoyen venu encourager ceux qui prennent la route pour Ottawa.

On veut retrouver notre vie normale. On veut aller au restaurant. On veut vivre notre vie comme tout le monde. On n’est pas pire que les autres, que l’on soit vaccinés ou pas. Dans la vie il faut laisser les gens libres», clame une manifestante.

Une mère de famille affirme que son garçon ne va pas bien depuis le début des mesures de confinement. Je ne me bats pas parce que je suis antivax, je ne me bats pas parce que je suis complotiste et non je ne crois pas que la terre est plate comme plusieurs journalistes le disent. Je suis vraiment ici pour les bonnes raisons et pour aider le peuple.»

Avec  CBC/Radio-Canada d‘après les informations de Raphaëlle Drouin.

Plus de 2.000 manifestants à Paris contre le polémiste Eric Zemmour

décembre 5, 2021
Plus de 2.000 manifestants a Paris contre le polemiste Eric Zemmour
Plus de 2.000 manifestants à Paris contre le polémiste Eric Zemmour© AFP/Sameer Al-DOUMY

Quelque 2.200 manifestants, selon la préfecture de police, ont défilé dans les rues de Paris dimanche pour dénoncer la candidature à l’élection présidentielle et le discours à leurs yeux « raciste » du polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, à l’appel d’une cinquantaine de syndicats, partis et associations.

Le poing levé et au cri de « Zemmour casse-toi, Paris n’est pas à toi », les manifestants se sont réunis dans le quartier de Barbès et pris la direction du parc de la Villette, où l’ancien journaliste devait initialement tenir sa première grande réunion publique.

Son meeting a finalement été déplacé à Villepinte (Seine-Saint-Denis), à une vingtaine de kilomètres de la capitale, à cause de « l’engouement populaire » et pour des raisons de sécurité, selon son entourage.

« Zemmour à fui Paris », s’est réjoui auprès de l’AFP Simon Duteil, porte-parole de l’union syndicale Solidaires, « c’est important de montrer qu’on ne laisse pas faire le fascisme qui avance ».

« Les idées d’extrême droite sont banalisées. Nous, on porte des idées humanistes », a estimé Jean-Luc Hacquart, un responsable de la CGT pour l’Ile-de-France. « On s’engage contre les discours racistes (…) Paris n’appartient pas à ces idées-là », a renchéri Raphaël Arnault, porte-parole de la Jeune Garde.

Le cortège a terminé son parcours dans le calme à la Porte de la Villette. La manifestation, qui était considérée comme « à risque » par les autorités, a rassemblé 2.200, selon la préfecture de police, près de 10.000 selon les organisateurs.

La police a procédé à deux interpellations.

D’autres militants hostiles au candidat d’extrême droite se sont regroupées à Villepinte, où 46 personnes, qui se trouvaient dans une zone interdite aux manifestations ont été interpellées, selon la préfecture de police.

Après une longue tournée, parfois houleuse, de promotion de son dernier livre, Eric Zemmour, 63 ans, a déclaré sa candidature mardi.

Par Le Point avec AFP

Ethiopie: Des milliers de manifestants à Addis-Abeba en soutien au gouvernement

novembre 7, 2021

ETHIOPIE: DES MILLIERS DE MANIFESTANTS À ADDIS-ABEBA EN SOUTIEN AU GOUVERNEMENT

© Reuters/TIKSA NEGERI 

ADDIS-ABEBA (Reuters) – Des dizaines de milliers d’Ethiopiens ont manifesté dimanche à Addis-Abeba en soutien au gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, alors que les combats se poursuivent entre l’armée et les rebelles tigréens qui menacent de marcher sur la capitale.

Des manifestants scandaient des slogans hostiles aux Etats-Unis, pays qui a appelé à un cessez-le-feu en Ethiopie, à l’instar du Conseil de sécurité de l’Onu, de l’Union africaine, du Kenya et de l’Ouganda.

L’armée éthiopienne a appelé vendredi ses soldats retraités à revêtir l’uniforme pour participer à la guerre contre les rebelles du Tigré, alors que neuf groupes antigouvernementaux ont annoncé une alliance visant à chasser du pouvoir le Premier ministre.

La nouvelle alliance est constituée autour du Front populaire de libération du Tigré (TPLF), dont le soulèvement contre le gouvernement d’Addis-Abeba a fait des milliers de morts et plus de deux millions de déplacés depuis un an.

Par Reuters avec (Bureaux d’Addis-Abeba et Nairobi, rédigé par Duncan Miriri; version français Sophie Louet)

France-Paris: Un cortège présidentiel bloqué par les manifestants africains à L’Arc de Triomphe

mai 18, 2021

Avec La Radio de la Communauté Africaine LLC

Espagne: quelques centaines de manifestants réclament la libération du rappeur Pablo Hasél

mars 20, 2021

Quelques centaines de manifestants rassemblés dans plusieurs villes d’Espagne, notamment à Madrid et Barcelone, ont réclamé samedi soir la libération du rappeur Pablo Hasél, emprisonné depuis mi-février pour des tweets attaquant la monarchie et les forces de l’ordre. Aux cris «Liberté pour Pablo Hasél» ou «nous sommes des antifascistes», plusieurs centaines de personnes s’étaient donné rendez-vous à Madrid et ont défilé dans le calme avant de se disperser à la demande de la police.

À Barcelone, épicentre des manifestations de soutien au rappeur catalan, une centaine de participants ont battu le pavé derrière une banderole réclamant «l’amnistie totale pour Pablo Hasél», là encore dans une ambiance paisible, selon un journaliste de l’AFP. Un calme contrastant avec les mobilisations de février, marquées par une fronde sociale intense et des échauffourées. Des rassemblements étaient prévus dans d’autres villes espagnoles comme à Palma de Majorque.

Débat sur la liberté d’expression

Pablo Hasél, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir traité le roi Juan Carlos Ier de «mafieux», fait l’éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d’avoir tué et torturé des migrants et des manifestants. Son arrestation le 16 février dans des circonstances assez spectaculaires au sein de l’université de Lérida, où il était barricadé avec des sympathisants, a entraîné des protestations marquées par des incidents dans plusieurs autres villes d’Espagne comme Madrid, Valence et Grenade.

L’emprisonnement de Pablo Hasél a également relancé le débat sur la liberté d’expression en Espagne et renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale entre les socialistes du président Pedro Sanchez et le parti Podemos (gauche radicale) qui soutient les manifestations.

Par Le Figaro avec AFP