Posts Tagged ‘Manifestants’

France-Paris: Un cortège présidentiel bloqué par les manifestants africains à L’Arc de Triomphe

mai 18, 2021

Avec La Radio de la Communauté Africaine LLC

Espagne: quelques centaines de manifestants réclament la libération du rappeur Pablo Hasél

mars 20, 2021

Quelques centaines de manifestants rassemblés dans plusieurs villes d’Espagne, notamment à Madrid et Barcelone, ont réclamé samedi soir la libération du rappeur Pablo Hasél, emprisonné depuis mi-février pour des tweets attaquant la monarchie et les forces de l’ordre. Aux cris «Liberté pour Pablo Hasél» ou «nous sommes des antifascistes», plusieurs centaines de personnes s’étaient donné rendez-vous à Madrid et ont défilé dans le calme avant de se disperser à la demande de la police.

À Barcelone, épicentre des manifestations de soutien au rappeur catalan, une centaine de participants ont battu le pavé derrière une banderole réclamant «l’amnistie totale pour Pablo Hasél», là encore dans une ambiance paisible, selon un journaliste de l’AFP. Un calme contrastant avec les mobilisations de février, marquées par une fronde sociale intense et des échauffourées. Des rassemblements étaient prévus dans d’autres villes espagnoles comme à Palma de Majorque.

Débat sur la liberté d’expression

Pablo Hasél, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir traité le roi Juan Carlos Ier de «mafieux», fait l’éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d’avoir tué et torturé des migrants et des manifestants. Son arrestation le 16 février dans des circonstances assez spectaculaires au sein de l’université de Lérida, où il était barricadé avec des sympathisants, a entraîné des protestations marquées par des incidents dans plusieurs autres villes d’Espagne comme Madrid, Valence et Grenade.

L’emprisonnement de Pablo Hasél a également relancé le débat sur la liberté d’expression en Espagne et renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale entre les socialistes du président Pedro Sanchez et le parti Podemos (gauche radicale) qui soutient les manifestations.

Par Le Figaro avec AFP

France: Alexandre Benalla, un collaborateur de Macron filmé entrain de frapper des manifestants

juillet 19, 2018

 

Les faits se sont déroulés le 1er mai 2018, lors d’un « apéro militant » organisé place de la Contrescarpe à Paris. Repéré par Le Monde, Alexandre Benalla a été filmé en train de frapper un homme au sol et de malmener une jeune fille, alors qu’il n’avait aucune autorisation légale d’intervenir…

RDC: pourquoi Kabila et cinq de ses proches sont condamnés à un demi-million de dollars aux États-Unis

janvier 23, 2018

Joseph Kabila, président de la RDC, le 25 septembre 2013, à Washington. © Seth Wenig/AP/SIPA

Près de quatre ans après les faits, l’État congolais, son président Joseph Kabila et cinq autres membres de son entourage ont été jugés le 16 janvier responsables de l’agression de manifestants aux États-Unis. Verdict : plus de 560 000 dollars de dommages et intérêts.

Sans doute se croyaient-ils tout permis. « Ils », ce sont les gardes du corps du « raïs » Joseph Kabila. Seulement, ce 6 août 2014 en question, ces derniers avaient oublié un détail : ils n’étaient pas sur le territoire congolais, mais sur le sol américain. Sinon, comment comprendre la brutalité de leur agression sur des manifestants venus protester contre le régime de Kinshasa ?

La scène se déroule le 6 août 2014 à Washington, devant l’hôtel Capella de Georgetown, dans lequel le chef de l’État congolais, invité au sommet États-Unis – Afrique, loge. Des « combattants », ces opposants radicaux de la diaspora congolaise, improvisent alors une manifestation pour dénoncer « les violences sexuelles, la corruption, le génocide, la dictature et les violations des droits de l’homme » en RDC.

Jacques Miango est alors « renversé au sol, battu, étranglé, piétiné » par les agents de sécurité congolaises

Selon le récit de la plainte déposée en 2015 et dont Jeune Afrique a pu consulter une copie, le premier accrochage avec des agents de sécurité de Joseph Kabila a lieu quelques instants après le passage de Jean-Marie Kassamba, présenté par les plaignants comme étant le « chargé de la presse de la RDC ». Des gardes du président de la RDC commencent alors à « insulter, menacer, intimider et bousculer » les manifestants.

Retour sur un passage à tabac à Washington

Lorsque le chef de l’État congolais arrive à l’hôtel, la situation dégénère. Des mots laissent place aux violences physiques. Le réfugié politique Jacques Miango, principal plaignant, est alors « renversé au sol, battu, étranglé, piétiné » par les agents de sécurité congolais. L’extrait de ce passage à tabac est filmé par un piéton et diffusé dans la foulée sur YouTube.

 

Jacques Miango s’en sort avec « plusieurs dents » en moins, une « commotion cérébrale », la colonne vertébrale et le cou cassés.

Les agents de sécurité [n’ont] fait que leur travail », maintient Jean-Marie Kassamba

« Il s’était précipité sur l’escorte présidentielle pour agresser le chef de l’État. Les agents de sécurité n’avaient fait que leur travail », maintient alors Jean-Marie Kassamba, qui invoque la « légitime défense ». Une ligne de défense qui n’a cependant pas été entendue lors de l’instruction de l’affaire par la Cour du district de Columbia, les accusés ne s’étant pas présentés à la barre.

C’est en effet depuis le 22 mars 2017 que cette cour a acté l’absence des réponses de l’État congolais, de son président Kabila et de cinq membres de l’entourage de ce dernier (Jean-Marie Kassamba, Jacques Mukaleng Makal, Raymond Tshibanda, Sam Mpengo Mbey, Séraphin Ngwej), poursuivis dans le dossier. Les juges ont toutefois mis hors de cause les forces de sécurité américaine, la police du district de Columbia et l’hôtel Capella cités, eux-aussi, dans la requête initiale des plaignants.

460 000 euros de dommages-intérêts

Près de quatre années après les faits, la Cour fédérale de Columbia a reconnu le 16 janvier dernier (jugement en copie ci-dessous) les sept accusés restants responsables de l’agression de Jacques Miango et de deux autres manifestants. En clair, l’État congolais mais aussi Joseph Kabila, Jean-Marie Kassamba, Jacques Mukaleng Makal, Raymond Tshibanda, Sam Mpengo Mbey, Séraphin Ngwej doivent verser quelque 562 660, 06 dollars (environ 460 000 euros) aux plaignants au titre de dommages et intérêts. À en croire ces derniers, leurs biens personnels auraient également été volés par les agents de sécurité de Kabila après l’agression.

« C’est une condamnation in absentia puisque le gouvernement n’était pas là pour évoquer le cas de légitime défense, réagit un proche conseiller de Kabila. Ces « combattants » ont attaqué la garde présidentielle pour se frayer un passage et atteindre le président. »

L’ambassade de la RDC aux États-Unis et nos services sur place sont déjà à pied d’œuvre pour dissiper ce malentendu judiciaire

De son côté, Jean-Marie Kassamba, cité et condamné dans l’affaire, ne comprend pas la décision du juge fédéral américain à son encontre. « Qui suis-je pour donner un quelconque ordre aux agents de sécurité du chef de l’État ? » interroge-t-il. « Qu’à cela ne tienne, l’ambassade [de la RDC aux États-Unis, ndlr] et nos services sur place sont déjà à pied d’œuvre pour dissiper ce malentendu judiciaire. Il ne faut pas oublier que le président Kabila était en mission officielle aux États-Unis et que sa protection incombait d’abord aux services de sécurité américains », poursuit le communicant du pouvoir de Kinshasa, qui n’écarte pas l’hypothèse d’un éventuel appel de ces condamnations.

En attendant, cette affaire prend une résonance particulière en RDC, dans le contexte des récentes répressions sanglantes par les forces de l’ordre contre des manifestants anti-Kabila. Des responsables de ces « bavures » – reconnues du bout des lèvres par le chef de la police à Kinshasa – répondront-ils un jour de leurs actes ?

Jeuneafrique.com par

Violences lors de la présidentielle au Kenya: le bilan monte à trois morts

octobre 26, 2017

Affrontements entre la police et des manifestants de l’opposition kényane à Kibera, à Nairobi, le 26 octobre 2017 / © AFP / Patrick Meinhardt

Le bilan des violences en marge de l’élection présidentielle jeudi au Kenya s’élève désormais à trois morts, après le décès de deux hommes dans un bidonville de Nairobi et à Homa Bay (ouest), a-t-on appris de sources hospitalière et policière.

Un jeune homme a succombé à une blessure par balle à la tête dans le bidonville de Mathare dans la capitale Nairobi, a déclaré à l’AFP le directeur d’un hôpital, Dickens Osimba. Par ailleurs, un communiqué de la police a annoncé la mort par balle d’un homme à Homa Bay dans des affrontements avec la police. Un précédent bilan faisait état de la mort d’un partisan de l’opposition, également tué dans des heurts avec la police à Kisumu, bastion de l’opposition qui a appelé à boycotter le scrutin.

Romandie.com avec(©AFP / 26 octobre 2017 15h13)                

Heurts entre la police et des manifestants anti-G20 à Hambourg

juillet 6, 2017

Heurts entre la police et des manifestants anti-G20 à Hambourg , le 6 juillet 2017 en Allemagne / © AFP / Odd ANDERSEN

Des heurts ont éclaté jeudi soir entre plusieurs milliers de manifestants anti-G20 et la police, qui a décidé de disperser la foule au moyen de gaz lacrymogène et de canons à eau, ont constaté les journalistes de l’AFP.

La police a chargé le cortège de 12.000 personnes pour en faire partir plusieurs centaines d’extrémistes encagoulés et habillés de noir et des affrontements ont éclaté dans la foulée.

Plusieurs personnes ont été blessées et d’autres interpellées par les forces de l’ordre, selon des images de la télévision allemande.

Bouteilles, pierres et pétards ont été jetés sur les policiers qui ont riposté en déployant leurs canons à eau. La police a ajouté que son porte-parole avait été agressé par des protestataires, alors qu’il accordait une interview et a dû se réfugier dans un véhicule de pompiers.

Les manifestants, réunis sous les slogans « Welcome to Hell » (Bienvenue en enfer) ou encore « Smash G20 » (pulvérisez le G20), ont été stoppés par la police au bout de seulement 300 mètres de parcours. Ils étaient partis du « quartier des poissons », près de l’Elbe et se dirigeaient vers le centre des congrès où le sommet se tiendra vendredi et samedi.

Au bout d’un peu plus d’une heure, la police a décidé de mettre fin à la manifestation et entrepris de disperser la foule. Plusieurs milliers de personnes restaient toutefois aux abords des lieux des heurts vers 18H30 GMT.

La police s’est justifiée en disant avoir demandé aux manifestants les plus extrémistes, qui défilaient encagoulés et vêtus de noir, de découvrir leur visage. Ce qu’ils n’ont pas fait.

Ce rassemblement à l’initiative d’une « alliance autonome et anticapitaliste », promettait d’être l’un des plus musclés en marge du sommet.

La police, sur les dents depuis plusieurs jours, redoute une escalade des tensions, Hambourg étant réputé être un bastion de la contestation violente.

Selon les autorités, jusqu’à 100.000 manifestants devraient battre le pavé sur plusieurs jours.

Une autre grande manifestation à l’initiative de la mouvance d’extrême gauche est prévue samedi en fin de matinée.

Quelque 20.000 policiers venus de toute l’Allemagne ont été déployés dans la grande cité portuaire à l’occasion du sommet face aux risques d’attentat et de débordement des manifestations anti-G20.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2017 20h47)                

Des policiers kényans filmés en train de frapper un manifestant à terre

mai 17, 2016

 Un policier kényan frappe un manifestant à terre, le 16 mai 2016, à Nairobi, la capitale du Kenya.

Un policier kényan frappe un manifestant à terre, le 16 mai 2016, à Nairobi, la capitale du Kenya. Crédits : Ben Curtis / AP
Le chef de la police kényane a ordonné, mardi 17 mai, l’ouverture d’une enquête interne après que des policiers ont été filmés en train de battre un manifestant étendu au sol au cours de la violente répression d’un rassemblement de l’opposition. La police antiémeute avait dispersé lundi, notamment à l’aide de gaz lacrymogènes, plusieurs centaines de manifestants marchant vers l’Independent Electoral and Boundaries Commission (IEBC – la « Commission électorale indépendante »), dans le centre de Nairobi ; une institution qu’ils jugent partisane et dont ils demandent la dissolution avant la présidentielle du 8 août 2017.

Plusieurs manifestations contre l’IEBC ont été organisées par l’opposition depuis le 25 avril. Lundi, certains manifestants ont lancé des pierres sur les policiers après que ceux-ci ont commencé à disperser le rassemblement. « Une enquête interne est en cours pour déterminer si des officiers de police ont violé la loi en réprimant les émeutes », a déclaré à la presse Joseph Boinnet, le chef de la police kényane, tout en condamnant « l’anarchie que les émeutiers ont imposé hier [lundi 16 mai] au public ».

Matraquage d’un homme inconscient

Un policier kényan frappe un manifestant à terre, à Nairobi, la capitale du Kenya, le 16 mai 2016.

Un policier kényan frappe un manifestant à terre, à Nairobi, la capitale du Kenya, le 16 mai 2016. Crédits : BEN CURTIS / AP

Une vidéo, relayée par la presse, montre un homme tomber au sol en tentant d’échapper à la police. Trois policiers se relayent alors pour rouer de coups de pied et de bâton son corps inanimé étendu sur le trottoir. « Les officiers qui ont violé par leur brutalité les droits des citoyens doivent faire l’objet d’une procédure disciplinaire et de poursuites pénales », a pour sa part soutenu Isaac Okero, président de l’ordre des avocats du Kenya, condamnant « le matraquage d’un homme semblant inconscient et non armé ».

L’organisation non gouvernementale Amnesty International a, elle, déploré, dans un communiqué, une « violation flagrante des droits humains » et un « usage arbitraire et abusif de la force, illégal en vertu des droits kényan, régional et international ». Elle a en outre appelé à une enquête « impartiale » et des « procédures équitables » contre les policiers responsables.

La coalition d’opposition emmenée par Raila Odinga et plusieurs organisations de la société civile réclament la dissolution de l’actuelle Commission électorale, qui avait organisé la présidentielle de 2013 remportée par Uhuru Kenyatta. Le résultat avait été contesté par M. Odinga. Ancien premier ministre dans le gouvernement d’unité nationale formé après les violences postélectorales de 2007-2008 (plus de 1 100 morts), M. Odinga estime que l’IEBC est favorable au camp présidentiel et n’est pas en mesure de garantir l’équité de la prochaine présidentielle, prévue le 8 août 2017.

Lemonde.fr avec AFP

Bagdad sous haute sécurité après l’occupation du Parlement

mai 1, 2016

La capitale irakienne restait sous haute sécurité après que des milliers de manifestants ont envahi samedi le Parlement pour protester contre l’incapacité de la classe politique à former un nouveau gouvernement. L’UE a mis en garde contre une déstabilisation du pays.

Criant, chantant et brandissant des drapeaux irakiens, les protestataires ont occupé pendant plusieurs heures samedi après-midi le Parlement situé dans la Zone verte, le quartier ultra-sécurisé de Bagdad où se trouvent les principales institutions de l’Etat.

Ces partisans de l’influent chef chiite Moqtada Sadr ont envahi le Parlement, certains saccageant du mobilier, a constaté un journaliste de l’AFP. « C’est nous qui dirigeons ce pays à présent! Le temps de la corruption est révolu », a lancé un manifestant.

Les forces de sécurité étaient présentes mais ne sont pas intervenues. Des mesures ont été immédiatement prises par le gouvernement pour renforcer la sécurité autour de la Zone verte, où se trouvent également les bureaux du Premier ministre et des ambassades.

De leur côté, les manifestants ont placé des barbelés sur une route menant à l’une des sorties du quartier, empêchant certains parlementaires de s’enfuir.

Sit-in
Les manifestants ont décidé d’envahir la Zone verte après avoir appris que les députés avaient de nouveau échoué à approuver la formation d’un gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre.

Les postes clés au gouvernement sont depuis des années partagés sur la base de quotas politiques et sectaires, une pratique avec laquelle les manifestants veulent en finir.

Les manifestants ont occupé le Parlement pendant six heures avant de quitter le bâtiment à l’appel de membres de la milice de Moqtada Sadr et d’entamer un sit-in sur la place Ihtifalate dans la Zone verte, a constaté un photographe de l’AFP.

Situation « sous contrôle »
Le Premier ministre Haider al-Abadi a affirmé dans un communiqué que la situation à Bagdad était « sous contrôle ».

Cette montée des tensions intervient alors que la capitale irakienne était déjà placée en alerte ce week-end en raison des craintes d’attentats à l’occasion d’un important pèlerinage chiite. Une attaque revendiquée par l’organisation djihadiste sunnite Etat islamique (EI) a d’ailleurs provoqué samedi dans la matinée samedi la mort d’au moins 23 personnes, dont des pèlerins, selon des responsables irakiens.

Romandie.com

Niger : des milliers de manifestants contre le régime à Niamey

juin 6, 2015

Manifestants le 6 juin à Niamey.
Manifestants le 6 juin à Niamey. © AFP

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Niamey contre le régime qu’ils accusent d’étouffer les libertés et de mal gérer le pays, à moins d’un an de la présidentielle, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les protestataires, majoritairement des jeunes, qui répondaient à l’appel de 38 associations locales, ont marché de 9H00 à 11H00 (8H00 à 10H00 GMT) jusqu’au siège du Parlement aux cris de « A bas le gouvernement », « A bas Bolloré », « A bas Areva », ou « La patrie ou la mort, nous vaincrons ».

De nombreux protestataires avaient noué un ruban rouge autour de leur cou. Certains brandissaient des pancartes très critiques disant : « Le pays va mal », « Non aux coupures intempestives et interminables de l’électricité » ou encore « La concession des magasins sous douanes va affamer les Nigériens ».

Depuis des semaines, les syndicats des commerçants nigériens demandent l’annulation d’une convention signée en 2014, accordant au groupe français Bolloré le monopole de la manutention des deux plus importants entrepôts de douane à Niamey, monopole qui a engendré une hausse significative des taxes.

La capitale et les grandes villes du pays ont également été récemment plongées dans l’obscurité pendant plusieurs jours, en raison de fortes perturbations dans la fourniture d’électricité par le Nigeria voisin. Les délestages électriques –décidés de manière volontaire pour éviter de saturer le réseau– sont par ailleurs fréquents en cette saison.

« C’est un ras-le-bol général et les maux que nous dénonçons sont nombreux », a pesté Moussa Tchangari, l’un des organisateurs de la marche, citant « le bradage des ressources naturelles », « la présence des bases militaires françaises et américaines », sur fond de « paupérisation des populations ».

Accusé d' »atteinte à la défense nationale », Moussa Tchangari, une figure de la société civile, a été arrêté mi-mai puis remis en liberté après avoir critiqué la situation humanitaire dans le sud-est du Niger, où l’armée combat les islamistes de Boko Haram.

« Les libertés nous paraissent étouffées », a lancé Djibril Abarchi, le président de l’Association nigérienne pour la défense des droits de l’Homme (ANDDH), un autre initiateur de la marche.

Les protestataires ont également décrié une décision du gouvernement d’augmenter le nombre des députés de 113 à 171 en 2016. « Il s’agit de faire encore supporter aux Nigériens des charges inutiles », s’est insurgé M. Abarchi.

Des élections législatives et présidentielle seront organisées au cours du premier semestre 2016 au Niger. Le chef de l’État Mahamadou Issoufou est candidat à sa propre succession.

Jeuneafrique.com

Burundi: des manifestants brûlent du matériel électoral

mai 22, 2015

Burundi: des manifestants brûlent du matériel électoral
Burundi: des manifestants brûlent du matériel électoral © AFP

Des manifestants burundais opposés à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza ont brûlé jeudi du matériel électoral destiné aux scrutins législatifs et communaux de début juin, a affirmé vendredi la Commission électorale burundaise (Céni).

Selon le porte-parole de la Céni, Prosper Ntahorwamiye, l’incident, le premier de ce genre depuis le début fin avril des manifestations d’opposition au président, est survenu dans la commune de Mukike, dans la province de Bujumbura rural, qui jouxte la capitale Bujumbura au sud.

« Les manifestants ont arrêté une voiture qui acheminait des isoloirs et des urnes destinés à la commune de Kanyosha de Bujumbura rural lorsque la foule s’en est pris à ce véhicule », a expliqué le porte-parole.

Deux soldats qui accompagnaient le personnel de la Céni ont alors tiré en l’air pour tenter de les disperser, en vain, a-t-il poursuivi. « Tout le matériel a été brûlé », a ajouté le porte-parole, précisant que personne n’avait été blessé.

« C’est la première fois qu’un tel incident arrive, on va prendre des mesures appropriées pour que cela ne se reproduise pas », a ajouté M. Ntahorwamiye, sans plus de détails.

La Céni a commencé à acheminer du matériel électoral en vue des élections législatives et communales du 5 juin. Le « matériel sensible », comme les bulletins de vote, devrait être envoyé plus tard.

La capitale Bujumbura est depuis fin avril le théâtre de manifestations quasi-quotidiennes d’opposition à un troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Ces rassemblements ont été émaillés de heurts parfois violents avec la police qui ont fait près de 25 morts.

Depuis le début du mouvement, des manifestations ont aussi été signalées en province, mais de moindre ampleur et plus sporadiques. Depuis la fermeture des principales radio privées du pays, attaquées lors du putsch manqué contre le président Nkurunziza la semaine dernière, il est cependant très difficile de savoir ce qu’il se passe dans les zones rurales, l’information ne circulant plus.

Ces deux derniers jours, selon des sources administratives locales, une centaine de manifestants ont bloqué des routes à Rusaka, dans la province de Mwaro (est de Bujumbura). Et quelque 200 manifestants qui bloquaient aussi une route à Bururi, dans le sud du pays, ont été dispersés par la police.

Face à la crise politique que traverse le pays, le président Nkurunziza a reporté de dix jours les législatives et communales — initialement prévues le 26 mai. La présidentielle est toujours prévue le 26 juin.

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