Posts Tagged ‘Manifestation’

Pays-Bas: 35.000 personnes dans les rues de La Haye pour le climat

septembre 27, 2019

 

Des dizaines de milliers de Néerlandais venus des quatre coins du pays se sont rassemblées vendredi à La Haye afin de participer à la «grève pour le climat» organisée sur toute la planète.

Plus de 35.000 personnes, selon les organisateurs (la police n’a pas communiqué de chiffres), se sont réunies dans le centre-ville de La Haye, avant de se rendre en cortège devant le Parlement et sous les fenêtres du bureau du premier ministre, Mark Rutte. Dans le cortège, où figuraient de nombreux jeunes, florissaient des pancartes, banderoles et draps colorés, exhortant le gouvernement néerlandais et d’autres dirigeants mondiaux à prendre davantage de mesures contre le réchauffement climatique. «Changement de système, pas de climat», «Tous les adolescents disent non à plus de CO2», «Salutations depuis Utrecht-sur-mer» – Utrecht étant une ville du centre du pays -, pouvait-on lire.

Les Pays-Bas sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique, une partie du pays se trouvant en dessous du niveau de la mer. «Je crois qu’on est en train de foutre en l’air la planète, pour dire les choses», a lancé Yara Korvr, étudiante. «Il faut dire stop. Nous devons davantage prendre soin de la terre, et moins prendre soin des gens et de notre économie», a-t-elle poursuivi. «Il y a dix ans, lorsque j’interrogeais mes élèves sur le changement climatique, quasiment personne ne pensait que cela se produirait», a affirmé Jos Hendriks, professeur de physique-chimie. «Maintenant, on voit que tout le monde réalise que c’est en train de se produire», a-t-il ajouté.

Le premier ministre libéral a indiqué avoir «bien reçu le message». «Le gouvernement a un plan avec des mesures très ambitieuses pour lutter contre le réchauffement climatique», a déclaré Mark Rutte lors d’une conférence de presse hebdomadaire. «Nous n’en avons pas fait assez par le passé mais aujourd’hui nous sommes déterminés à oeuvrer pour le climat», a-t-il poursuivi, glissant toutefois qu’il était aussi important pour les jeunes manifestants de «finir leur scolarité». Dans une procédure historique intentée par une ONG, la justice néerlandaise a ordonné en appel en octobre à l’Etat de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici 2020.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Est de la RDC: trois personnes tuées par balles dans une manifestation

août 19, 2019

 

Trois personnes ont été tuées lundi par balles par la police lors d’une manifestation contre l’insécurité dans une région de l’est de la République démocratique du Congo, où des tueries sont quasi quotidiennes, a-t-on appris d’un responsable local.

«Il y avait une manifestation au cours de laquelle trois personnes viennent de mourir : un jeune garçon d’environ 25 ans a reçu une balle au niveau de l’abdomen, il est mort à l’hôpital; un pygmée a été atteint par balle, il est mort sur place; un enfant a été atteint aussi par balle et est aussi décédé», a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu. Cet incident a eu lieu à Oicha, cité située à 30 km au nord de la ville de Beni. Les manifestants protestaient contre une attaque survenue la veille et attribuée aux milices ougandaises musulmanes des Forces démocratiques alliées (ADF), au cours de laquelle deux personnes avaient été tuées.

«La police a dispersé les manifestants par des tirs à balles réelles et du gaz lacrymogène, pour l’instant le bilan est de trois morts dont une femme pygmée», a accusé Noella Katongerwaki, présidente de la société civile du territoire de Beni. Les activités sont «paralysées dans la cité d’Oicha. Nous demandons à l’armée de faire son travail. Nous ne pouvons pas comprendre que notre armée n’arrive toujours pas à nous sécuriser contre les ADF», a ajouté un autre activiste, Janvier Kasairio.

Présents dans l’est de la RDC depuis 1995, les miliciens des ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) d’être responsables de massacres de plusieurs centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Par Le Figario.fr avec AFP

Haïti: un mort en marge de la manifestation réclamant la démission du président

juin 10, 2019

 

Un homme a été tué en marge de la manifestation qui a réuni plusieurs milliers d’Haïtiens dimanche à Port-au-Prince, réclamant la démission du président Jovenel Moïse, accusé d’être au cœur d’un «stratagème de détournements de fonds» par la Cour supérieure des comptes.

Le corps sans vie, marqué d’une blessure par balle au thorax, a été rapidement transporté hors de la zone de tensions, a pu constater une journaliste de l’AFP.

En fin de parcours, des violentes échauffourées ont opposé des groupes de jeunes hommes aux forces de l’ordre à proximité du palais présidentiel et du siège départemental de la police. Malgré une importante présence policière et le déploiement de véhicules blindés de l’ONU, deux bâtiments à proximité ont été ravagés par un incendie.

Alors que manifestants et policiers s’affrontaient à coups de pierre et de grenades lacrymogènes, plusieurs rafales de tirs à balles réelles ont résonné au centre-ville.

Avant ces incidents, le cortège de plusieurs milliers de personnes, membres d’organisations de la société civile et de partis d’opposition, avait défilé dans le calme, réclamant justice.

Les juges de la Cour des comptes ont publié la semaine dernière un rapport de plus de 600 pages sur l’utilisation du fonds Petrocaribe, un programme de développement parrainé par le Venezuela, qui se révèle être une litanie d’exemples de gestion calamiteuse et de corruption.

Parmi les centaines de projets épinglés, les magistrats ont découvert qu’en 2014, pour le même chantier de réhabilitation de route, l’État a signé deux contrats avec deux entreprises aux noms distincts, Agritrans et Betexs, mais qui partagent notamment le même matricule fiscal et le même personnel technique.

Avant son arrivée au pouvoir en 2017, Jovenel Moïse était à la tête de l’entreprise Agritrans, laquelle a reçu plus de 33 millions de gourdes (plus de 700.000 dollars américains, au taux de l’époque) pour ce projet routier alors que son activité consistait à de la production bananière.

«Ces gens-là n’ont pas fait beaucoup d’effort pour dissimuler quand ils détournaient l’argent. C’est pour ça que le président doit démissionner : pour qu’on puisse finalement couper toute la tête de ce système de mafia qui se protège pour ne pas aller en prison et aller vers le procès Petrocaribe», a affirmé dimanche avec espoir Velina Charlier, «Petrochallengeuse» de la première heure.

Toujours perçu comme source de gaspillage et de corruption, le fonds Petrocaribe a déjà donné lieu, en 2016 et 2017, à deux enquêtes sénatoriales. Depuis l’été 2018, le mouvement citoyen «Petrocaribe Challenge» a multiplié les manifestations à travers le pays, poussant la Cour des comptes à lancer son contrôle pour déterminer comment les plus de 1,6 milliard de dollars américains ont été dépensés par les quatre administrations successives.

En février, Haïti a connu une semaine de violentes manifestations contre le pouvoir au cours desquelles au moins sept personnes ont été tuées. Ces émeutes ont entrainé mi-mars la chute du gouvernement, mais depuis le processus politique pour installer un nouveau cabinet est bloqué par le Parlement.

Sans ministres en fonction, sans encore de budget voté pour l’année fiscale qui a débuté en octobre, Haïti est également menacée par une crise constitutionnelle car la tenue d’élections législatives à l’automne est incertaine.

Cette fragilité institutionnelle aggrave la crise économique à laquelle le pays fait face. Avec une inflation dépassant les 17%, couplée à une forte dévaluation de la monnaie nationale, les besoins des familles les plus vulnérables s’amplifient.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nicaragua: répression d’une manifestation de l’opposition

septembre 15, 2018

Un manifestant nicaraguyaen s’oppose aux policiers anti-émeutes, à Managua le 15 septembre 2018 / © AFP / INTI OCON

Au moins deux personnes ont été blessées par balle samedi lors d’une attaque contre une manifestation de l’opposition au président nicaraguayen Daniel Ortega à Managua, ont déclaré des témoins.

Des hommes en moto, habillés en civil, ont ouvert le feu contre les manifestants dans le quartier de Ducuali, blessant une femme de 32 ans et un homme de 57.

« Il y avait trois personnes à moto qui ont commencé à tirer », a indiqué aux journalistes un jeune homme, le visage masqué, qui a tenté avec d’autres de rattraper les hommes armés.

La femme a reçu une balle dans la jambe et une autre balle a éraflé l’abdomen du second blessé, a précisé le témoin.

La police a de son côté accusé, dans un communiqué, les « groupes de terroristes putschistes », faisant allusion aux manifestants, d’avoir tiré sur la femme.

Les manifestants avaient réussi à contourner les tentatives de la police anti-émeutes pour bloquer leur marche dans plusieurs quartiers de la capitale.

Malgré l’attaque, ils ont poursuivi leur marche en criant « Liberté », exigeant la libération de centaines de « prisonniers politiques » et le départ du gouvernement de Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007.

Les Nicaraguayens manifestent contre le gouvernement depuis près de cinq mois, malgré la répression, qui a fait plus de 320 morts, 2.000 blessés, plus de 300 manifestants arrêtés et au moins 400 médecins et enseignants licenciés.

Déclenchée le 18 avril par un projet de réforme de la sécurité sociale, vite abandonné, la vague de protestation est d’une ampleur inédite au Nicaragua.

M. Ortega, ancien guérilléro de 72 ans, est accusé par ses opposants d’avoir mis en place une dictature marquée par la corruption et le népotisme avec son épouse et vice-présidente Rosario Murillo.

Romandie.com avec(©AFP / (16 septembre 2018 04h31)

Turquie: une manifestation de mères de disparus réprimée par la police

août 25, 2018

Une manifestante est arrêtée par la police turque lors d’une manifestation à Istanbul le 25 août 2018 / © AFP / Hayri TUNC

La police turque a dispersé samedi une manifestation de mères à Istanbul à la mémoire de proches disparus dans les années 1980 et 1990 et interpellé près de 50 participants à ce 700e rassemblement hebdomadaire de protestation.

La police a eu recours à des canons a eau et à du gaz lacrymogène pour disperser la foule, selon un photographe de l’AFP.

Au moins 47 personnes ont été interpellées par la police et promptement acheminées vers des camionnettes à proximité, ont rapporté les médias locaux.

L’avocat turc Efkan Bolac a annoncé sur Twitter que ces personnes avaient été par la suite relâchées après avoir été interrogées par la police.

Des internautes ont noté sur les réseaux sociaux que l’une des dirigeantes du mouvement, une octagénaire nommée Emine Ocak, qui a été interpellée par la police, avait déjà été photographiée au cours d’une arrestation dans des circonstances similaires en 1997, deux ans après la disparition de son fils après qu’il eut été placé en garde à vue.

Chaque semaine depuis le 27 mai 1995, les « Mères du samedi » (Cumatesi Anneleri en turc) se rassemblent dans le centre-ville d’Istanbul à la mémoire de proches que le gouvernement aurait fait disparaître au cours de l’une des plus tumultueuses périodes de l’histoire de la Turquie.

Ces disparitions sont survenues à l’apogée de la rébellion des partisans du PKK réclamant l’autonomie des Kurdes dans le sud-est, une région majoritairement peuplée par cette minorité. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes dans ce conflit qui a débuté en 1984 et se poursuit encore aujourd’hui.

La directrice de l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch en Turquie, Emma Sinclair-Webb, a déploré un « traitement honteux et cruel de familles réclamant la justice pour des crimes commis par l’Etat ».

Selon la police, la manifestation a été promue sur les réseaux sociaux par des comptes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), illégal en Turquie, et aucune autorisation n’a été demandée pour la manifestation, selon la police.

Les manifestations des « Mères du samedi » avaient été systématiquement dispersées par la police de 1999 à 2009 avant d’être tolérées sous haute surveillance. L’intervention policière de ce samedi est la première depuis plusieurs années.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h22)

RDC: la Lucha appelle à manifester le 3 septembre contre les machines à voter

août 22, 2018

 

Une des machines à voter prévues pour les élections du 23 décembre 2018 en RDC. © John Bompengo/AP/SIPA

Les militants de la Lucha ont appelé mardi à des manifestations le 3 septembre contre l’utilisation des machines à voter pour le scrutin présidentiel du 23 décembre en RDC.

« Machines à voter, machines à tricher. » C’est en tout cas ce qu’estiment les militants du mouvement congolais Lutte pour le changement (Lucha), qui ont appelé mardi 21 août à des marches le 3 septembre pour exiger l’abandon de ces outils sud-coréens censés sécuriser l’élection présidentielle prévue pour le 23 décembre en RDC.

Pour annoncer ces marches prévues sur toute l’étendue du territoire, les militants ont organisé des conférences de presse dans plusieurs villes du pays (Kinshasa, Goma, Bukavu…). Si celles-ci se sont déroulées sans incident, les manifestations de Lucha ont jusque là systématiquement été interdites et dispersées.

Le mouvement, qui s’est associé le 14 août à Filimbi, les Congolais debout, l’Aeta et l’Acaj pour créer une plateforme citoyenne pour le suivi du processus électoral, réclame la mise en œuvre des recommandations du rapport d’audit de l’Organisation internationale de la francophonie, laquelle avait identifié en mai dernier plusieurs millions d’électeurs sans empreintes digitales sur le fichier électoral, qui recense quelque 40 millions d’électeurs au total.

Pour la Lucha, Joseph Kabila reste « le maître absolu du processus électoral »

La Constitution interdisait à Joseph Kabila de se représenter après deux mandats. Le 8 août, après plusieurs mois de tensions politiques, ce dernier a désigné son ancien ministre de l’Intérieur et secrétaire permanent du parti présidentiel (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary, comme candidat de la majorité à la présidentielle. « Notre peuple ne peut pas et ne doit pas accepter un simulacre d’élection où Joseph Kabila, tout en n’étant pas lui-même candidat, resterait néanmoins maître absolu du processus électoral » et de ses résultats, estime la Lucha.

La Lucha a en outre appelé la conférence des évêques catholiques à « prendre ses responsabilités » pour le respect total d’un accord opposition-majorité signé sous médiation fin 2016. Trois marches organisées par un collectif catholique contre le pouvoir depuis fin décembre ont été violemment réprimées, faisant 15 morts.

La Lucha est un mouvement né à Goma (est de la RDC) qui se dit apolitique et non partisan mais décidé à demander des comptes aux dirigeants. Il a été à la pointe du combat contre un troisième mandat de M. Kabila depuis 2015. Le mouvement a été endeuillé le 8 juin par la mort de l’un de ses fondateurs, Luc Nkulula, qui a péri dans l’incendie de sa maison. L’enquête pour déterminer les causes du drame a été classée sans suite le 27 juillet par la justice congolaise.

Jeuneafrique.com avec AFP

Manifestation de Sikhs à Londres pour l’indépendance du Pendjab

août 12, 2018

Des Sikhs manifestent à Londres pour réclamer un référendum sur l’indépendance du Pendjab, le 12 août 2018 / © AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS

Des centaines de Sikhs ont manifesté dimanche après-midi à Londres pour réclamer un référendum sur l’indépendance du Pendjab à l’appel de Sikhs For Justice, un mouvement soutenu par la diaspora sikhe.

Cette manifestation appelée « Déclaration de Londres » s’inscrit dans le cadre d’une « campagne pacifique en faveur d’un référendum non contraignant sur la question du droit des Sikhs à l’autodétermination, garanti par la Charte des Nations Unies et la Convention internationale sur les droits civils et politiques », ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.

Les indépendantistes sikhs militent pour un « Khalistan », ou « pays des purs ». Ils invoquent le fait que « les Sikhs sont le peuple autochtone du Pendjab », région frontalière du Pakistan et du Cachemire, disposent d' »une identité religieuse, culturelle et linguistique distincte, et qu’ils ont été réprimés par l’Etat indien ».

Les manifestants se sont rassemblés à Trafalgar square, parfois en famille, les hommes portant sur la tête des turbans orange ou bleu. Certains arboraient des T-shirts blancs sur lesquels étaient inscrits « Je soutiens le Khalistan. Notre peuple, notre terre, notre eau » et d’autres agitaient des drapeaux jaunes avec le mot Khalistan.

« Nous militons pour la liberté du Pendjab », a déclaré à l’AFP Jas Singh, un Londonien de 26 ans, dénonçant l’ « oppression indienne » envers les Sikhs. Avec l’indépendance, « nous pourrions être autosuffisants et décider de notre propre destin ».

Un peu à l’écart, quelques dizaines de contre-manifestants indiens tentaient de faire le maximum de bruit.

Des Sikhs manifestent à Londres pour réclamer un référendum sur l’indépendance du Pendjab, le 12 août 2018 / © AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS

Les appels à organiser ce référendum en 2020 sont relayés par la diaspora sikhe à travers le monde, en particulier aux Etats-Unis, Canada et en Europe.

Le gouvernement indien a fait part aux autorités britanniques de sa préoccupation quant à l’activisme sikh. Interrogé par l’AFP, le ministère des Affaires étrangères britannique a confirmé avoir discuté du rassemblement avec la Haute Commission indienne mais un porte-parole du ministère a souligné l’attachement de Londres à la liberté d’expression et de manifestation.

« Les manifestations pacifiques sont une composante vitale d’une société démocratique », a dit ce porte-parole.

Vendredi, quelques centaines de manifestants hindous s’étaient rassemblés devant le haut commissariat britannique à Delhi pour exiger l’interdiction de la manifestation londonienne.

Romandie.com avec(©AFP / (12 août 2018 17h47)

RDC: Manifestation ce 6 août 2018 à Lubumbashi en faveur de Moïse Katumbi

août 6, 2018

 

Zimbabwe: l’armée tire à balles réelles contre des partisans de l’opposition, un mort

août 1, 2018

Des partisans de l’opposition manifestent dans les rues de Harare le 1er août 2018, accusant la commission électorale de truquer les résultats des élections générales. / © AFP / Luis TATO

Des militaires ont tiré à balle réelle mercredi à Harare contre des partisans de l’opposition, qui dénoncent des fraudes lors des élections générales de lundi, les premiers scrutins depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre, a constaté un photographe de l’AFP. On dénombre déjà un mort.

Des chars et des camions transportant des militaires circulaient dans les rues de la capitale à proximité des bureaux où est réunie la commission électorale, qui a annoncé la victoire aux législatives du parti au pouvoir, la Zanu-PF. Plus tôt mercredi, le chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa, candidat à la présidentielle, avait appelé à la « paix ».
Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2018 15h54)

Mali: une marée de manifestants pour réclamer des élections « transparentes »

juin 8, 2018

/ © AFP / Michele CATTANI

Des dizaines de milliers de Maliens ont défilé vendredi dans le calme à Bamako, à l’appel de l’opposition, pour réclamer la « transparence » lors de l’élection présidentielle du 29 juillet, une semaine après des marches émaillées d’incidents, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Partie de la place de la Liberté, la marée de manifestants a cheminé sur quelques kilomètres, au son des vuvuzelas, jusqu’à la Bourse du travail, au coeur de la capitale malienne, où des dirigeants de l’opposition ont pris la parole.

Le cortège s’est ensuite dispersé sans incident.

Le 2 juin, les forces de l’ordre avaient dispersé à coups de gaz lacrymogène et de matraque des rassemblements de l’opposition, interdits par les autorités, faisant quelque 25 blessés.

« Il y a au bas mot 300.000 manifestants dans les rues de Bamako pour dire +non aux dérives du pouvoir+, a déclaré à l’AFP un membre de l’opposition, l’ancien ministre Djiguiba Keïta, alors que selon les médias locaux, les manifestants étaient entre 10.000 et 20.000.

« Nous avons manifesté pour effectivement réclamer des élections transparentes et un accès équitable aux médias d’Etat, mais aussi pour dénoncer la gouvernance actuelle », a déclaré à l’AFP le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé.

M. Cissé, 68 ans, battu au second tour en 2013, fait partie de la quinzaine de candidats déclarés qui affronteront le 29 juillet le président Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, en lice pour un second mandat.

Cette fois, après une réunion de « décrispation » entre majorité et opposition chapeautée par l’ONU et l’Union africaine, la marche de la « Coalition pour l’alternance » avait été autorisée par le gouverneur de Bamako.

« Non à la fraude! », « Non à la mascarade électorale », « Mêmes droits pour tous à la radio et à la télévision nationale », pouvait-on lire sur des pancartes et banderoles des manifestants, dont beaucoup portaient des drapeaux aux couleurs nationales.

« La marche n’est plus seulement pour réclamer des élections transparentes et un égal accès aux médias publics. C’est aussi pour dénoncer l’impopularité du régime, la vie chère, la corruption », expliquait un fonctionnaire de 51 ans, Mahamane Touré.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Malgré un accord de paix signé en mai-juin 2015, les violences ont persisté et se sont propagées du nord vers le centre et le sud, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des tensions ou des conflits intercommunautaires.

La campagne officielle pour la présidentielle doit débuter le 7 juillet.

Romandie.com avec (©AFP / 08 juin 2018 15h50)