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Manifestation réprimée au Mali: l’opposition s’indigne, l’ONU « préoccupée »

juin 2, 2018

Bamako – L’opposition au Mali a réclamé la démission du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga après la répression samedi d’une manifestation, interdite, qui a fait selon elle une trentaine de blessés, à deux mois de l’élection présidentielle.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré « suivre avec préoccupation l’évolution de la situation au Mali », où il vient d’effectuer une visite les 29 et 30 mai, et « les violents affrontements déclenchés par la tenue de manifestations de l’opposition dans la capitale Bamako », selon un communiqué publié dans la soirée.

« Sur une douzaine de sites, les manifestants aux mains nues ont été attaqués à coups de grenades lacrymogène et de gourdins », a dénoncé dans un communiqué le cabinet du chef de l’opposition, Soumaïla Cissé, candidat à la présidentielle prévue le 29 juillet.

« Le siège de l’ADP (Alliance Démocratique pour la Paix) a été violé par les forces spéciales de la police, qui y ont jeté des grenades. Les services de sécurité du Premier ministre ont tiré à balles réelles sur des manifestants regroupés » devant le siège de ce parti où s’étaient réunis des dirigeants de l’opposition, selon le communiqué.

L’opposition assure qu' »une trentaine de blessés ont été admis » au centre hospitalier universitaire de Bamako. « Trois responsables de l’opposition ont été violemment frappés sur la tête avec des gourdins et des matraques ». Deux personnes, dont le politologue et opposant Etienne Fabaka Sissoko, « étaient dans le coma », selon la même source.

« L’intention du gouvernement était claire: terroriser l’opposition et toutes les forces démocratiques », poursuit l’opposition, qui « exige la démission du Premier ministre ». Ses dirigeants doivent s’exprimer lors d’une conférence de presse dimanche à 10H00 (GMT et locales) et ont déjà appelé à une nouvelle manifestation vendredi 8 juin.

M. Guterres a appelé « toutes les parties au calme et à la retenue » exhorté « les acteurs politiques et de la société civile à privilégier le dialogue pour maintenir un environnement propice à la tenue d’élections crédibles et transparentes », selon le communiqué de l’ONU.

– Malgré l’état d’urgence –

La Coalition pour l’Alternance et le Changement avait maintenu son mot d’ordre de rassemblement malgré l’interdiction décrétée par le gouverneur de Bamako en vertu de « l’état d’urgence toujours en vigueur ». En milieu de journée, une source hospitalière avait fait état « d’au moins 12 blessés, dont un policier ».

Dès le début de la matinée, la police était intervenue à coups de matraques et de gaz lacrymogène à plusieurs endroits de Bamako, ont constaté des correspondants de l’AFP, qui ont vu plusieurs blessés étendus au sol.

Le ministère de la Sécurité a justifié l’intervention des forces de l’ordre par la volonté « d’empêcher tout attroupement de nature à troubler l’ordre public ».

« Les maîtres mots pour les forces de l’ordre restent professionnalisme, courtoisie et fermeté », avait-il indiqué dans un communiqué, en dénonçant les manifestants qui ont « blessé un policier à la tête » mais sans évoquer de blessés parmi les manifestants.

Le secrétaire général de l’ONU « déplore l’interdiction par le gouvernement de la tenue de manifestations des partis de l’opposition », a dit son porte-parole adjoint, Farhan Haq, cité dans le communiqué.

Il « appelle également le gouvernement malien à assurer la protection des droits de l’homme fondamentaux et la liberté d’expression et de manifester pacifiquement, y compris dans le cadre de l’état d’urgence actuellement en vigueur », a-t-il ajouté.

L’opposition réclame des élections transparentes et un « égal accès à l’ORTM », la radio-télévision publique.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a annoncé le 28 mai officiellement sa candidature à un second mandat. Il retrouvera sur sa route une quinzaine d’adversaires.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2018 23h59)                                                        

Mali: une douzaine de blessés lors d’une manifestation interdite de l’opposition

juin 2, 2018

Bamako – Au moins douze personnes ont été blessées samedi à Bamako lors d’une « marche pacifique » de l’opposition, interdite par le pouvoir, qui a rassemblé plusieurs centaines de manifestants, à deux mois de l’élection présidentielle, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Il y a effectivement au moins douze blessés, dont un policier blessé au front et au moins un homme politique », a déclaré à l’AFP un médecin de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako.

« J’ai été légèrement blessé en participant à la marche pour prôner des élections crédibles. Dieu merci j’ai pu assister certains blessés, femmes et jeunes, ce qui explique le sang sur mes vêtements dans les photos qui circulent », a déclaré sur Twitter Mamadou Igor Diarra, ancien ministre des Finances et de l’Économie (2015-2016). Il fait partie de la quinzaine de candidats déclarés à la présidentielle du 29 juillet.

Le gouverneur de Bamako avait interdit, « en raison de l’état d’urgence toujours en vigueur », la « marche pacifique » organisée par la Coalition pour l’Alternance et le Changement, qui avait maintenu son mot d’ordre de rassemblement.

Samedi matin, la police est notamment intervenue à coups de matraques et de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants aux abords du siège d’un parti, l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP), où plusieurs responsables de l’opposition avaient improvisé un quartier général, selon le correspondant de l’AFP.

« Afin de permettre aux autres concitoyens de vaquer à leurs occupations, les forces de l’ordre ont vite investi les lieux en vue d’empêcher tout attroupement de nature à troubler l’ordre public », a indiqué dans un communiqué le ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

« Certains responsables de mouvement s’en sont pris aux forces de sécurité en les insultant. Toutefois, les maitres mots pour les forces de l’ordre restent professionnalisme, courtoisie et fermeté », a-t-il ajouté.

« Les opérations de maintien d’ordre se déroulent normalement. En revanche, les manifestants ont blessé un policier à la tête », indique le ministère, qui n’évoque pas les blessés du côté des manifestants.

Plusieurs responsables de l’opposition ont dénoncé une « agression » de la part du pouvoir.

« Comment voulez-vous qu’on se taise. Nous manifestons pour réclamer des élections transparentes et un égal accès à l’ORTM », la radio-télévision publique, a déclaré à l’AFP Oumar Sangaré, qui dirige une association qui « soutient le changement au Mali ».

« Vous voyez, notre marche était pacifique. Et voilà un pouvoir antidémocratique qui nous gaze. La dictature ne passera pas », a déclaré Ousmane Koné, un maçon qui participait à un autre rassemblement en plein centre-ville, également dispersé par les forces de l’ordre.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a annoncé le 28 mai officiellement sa candidature à un second mandat.

Il retrouvera sur sa route le chef de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, et plusieurs de ses anciens ministres, soit au total plus une quinzaine de candidats.

Le nord du Mali était tombé début 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

Mais des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la conclusion en juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Romandie.com

Brésil: manifestation de soutien à Lula devant sa prison

mai 1, 2018

Plus de 2.000 partisans de l’ex-président brésilien Lula manifestent le 1er mai 2018 à Curitiba, dans le sud du pays / © AFP / Heuler Andrey

Plus de 2.000 partisans de l’ex-président brésilien Lula ont manifesté à Curitiba, dans le sud du pays, où l’ancien chef de l’État purge une peine de 12 ans de prison.

Vêtus de rouge, la couleur du Parti des travailleurs (PT), les sympathisants de l’icône de la gauche étaient venu soutenir celui qui reste le favori des sondages pour la présidentielle d’octobre, malgré son emprisonnement.

Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, purge depuis le 7 avril une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent.

Depuis, des partisans et des dirigeants du PT campent à quelques centaines de mètres du siège de la police fédérale où il est détenu, en attendant son prochain transfèrement dans une prison.

Samedi à l’aube, ce campement a été visé par des tirs qui ont fait deux blessés, dont un grave.

Fin mars, peu avant l’incarcération de Lula, une caravane électorale à laquelle il participait dans le sud du Brésil avait déjà été touchée par des tirs, qui n’avaient pas fait de blessés.

Lula a été accusé d’avoir accepté en guise de pot-de-vin un appartement dans une station balnéaire du sud du Brésil de la part d’OAS, une compagnie de BTP qui cherchait à obtenir des contrats auprès de l’entreprise pétrolière publique Petrobras.

Très largement en tête des intentions de vote à la présidentielle d’octobre, il estime être victime d’un « procès politique » destiné à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat. L’ex-président (2003-2010) nie toute culpabilité.

Dilma Rousseff, alliée de Lula et à la tête du Brésil de 2011 à 2016 avant d’être destituée pour maquillage des comptes et remplacée par son vice-président Michel Temer, a publié mardi une lettre de soutien de Lula à ses supporters.

« Nous ne savons pas qui vous a tiré dessus mais nous savons que la détente a été armée par les forces qui répandent la haine et la violence politique dans notre pays », écrit l’ancien président.

« Je suis entré en politique il y a près de 50 ans, mais je n’ai jamais vu rien de semblable à ce qui se passe au Brésil depuis que nous avons restauré la démocratie » après la dictature militaire (1964-85), a écrit Lula.

Lundi, le Parquet brésilien a mis en examen pour corruption et blanchiment d’argent Lula et la présidente du PT Gleisi Hoffmann dans une nouvelle affaire de pots-de-vin, provenant de la société de BTP Odebrecht, qui portent sur des sommes considérables: 40 millions de dollars.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mai 2018 23h34)                

Vols d’enfants en Inde: la Cour suprême veut une justice accélérée

mai 1, 2018

Manifestation à New Delhi le 29 avril 2018 à l’appel du parti du Congrès (opposition) pour protester contre de récents viols en Inde / © AFP / Sajjad HUSSAIN

La Cour suprême d’Inde a réitéré mardi la nécessité d’une procédure accélérée et le recours à des tribunaux spéciaux pour les viols d’enfants, à l’heure où une affaire retentissante secoue ce pays d’Asie du Sud.

Les autorités indiennes sont confrontées à une intense pression suite au viol et meurtre d’une fillette musulmane de huit ans attribué à des villageois hindous dans la région de Jammu (nord), un fait divers qui a déclenché un profond débat de société en Inde.

Sous le feu des critiques, notamment en raison du soutien de certains de ses partisans aux accusés, le gouvernement nationaliste hindou a le mois dernier rendu passible de peine de mort les viols d’enfants de moins de 12 ans.

Dans une décision mardi, la Cour suprême du pays a enjoint les magistrats à ne pas ajourner inutilement les procès de viols d’enfants, alors que le système judiciaire indien est d’une lenteur notoire. Des dossiers peuvent prendre des années, voire des décennies, pour être jugés en raison de la saturation des tribunaux.

La plus haute instance judiciaire de la nation a également appelé la justice à examiner ces affaires dans des délais raccourcis et incité la police à monter des unités spéciales pour de telles enquêtes. De telles dispositions existent déjà mais ne sont pas nécessairement suivies d’effet.

« Les hautes cours doivent faire des efforts pour assurer une justice favorable à l’enfant », a déclaré la Cour suprême.

Environ 11.000 viols de mineurs ont été signalés en 2015 en Inde, selon des statistiques gouvernementales.

Les observateurs estiment cependant que les chiffres officiels de viols ne sont que la partie émergée de l’iceberg en raison de la forte culture du silence qui prévaut sur ce sujet dans la société indienne.

En Inde, les procès pour viols aboutissent à des condamnations dans un quart des cas.

Romandie.com avec (©AFP / 01 mai 2018 14h46)                  

Madagascar: un tué, 16 blessés au cours d’une manifestation de l’opposition (hôpital)

avril 21, 2018

Antananarivo – Une personne a été tuée et 16 blessées samedi dans Antananarivo au cours de violences entre policiers et des milliers d’opposants à une nouvelle loi électorale, à quelques mois d’un scrutin général.

« Nous avons reçu 17 blessés aujourd’hui, l’un d’eux a depuis succombé », a déclaré à l’AFP Olivat Alison Aimée Rakoto, chef de l’hôpital HJRA d’Antananarivo.

La manifestation avait été interdite mardi par les autorités locales et les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui ont répliqué en lançant des pierres, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’opposition avait déclaré vouloir maintenir son initiative pour protester contre « l’adoption scandaleuse de trois lois électorales » début avril par le Parlement.

L’opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, à quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues pour la fin de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 21 avril 2018 14h08)                                            

Royaume-Uni: manifestation de pêcheurs, inquiets de l’après-Brexit

avril 8, 2018

Des pêcheurs britanniques manifestent à bord de leurs bateaux le 8 avril 2018 à Newcastle contre la perspective de voir le Royaume-Uni continuer à appliquer la politique européenne en matière de pêche pendant la période de transition, après le Brexit / © AFP / SCOTT HEPPELL

Des pêcheurs britanniques manifestaient à bord de leurs bateaux dimanche contre la perspective de voir le Royaume-Uni continuer à appliquer la politique européenne en matière de pêche pendant la période de transition, après le Brexit, ce qu’ils considèrent comme une « trahison ».

Dans le Nord de l’Angleterre, une quinzaine de bateaux munis de bannières proclamant « Sauvez le poisson britannique » et de fumigènes ont remonté le Tyne, de North Shields jusqu’à Newcastle, à 13 km au nord, à l’appel de « Fishing for Leave », association de pêcheurs pro-Brexit, a constaté un photographe de l’AFP. Des actions du même type étaient prévues dans plusieurs ports anglais dimanche après-midi, devant rassembler au total environ 200 bateaux.

Selon un projet d’accord publié en mars par le gouvernement britannique, le Royaume-Uni pourrait continuer à appliquer la politique européenne en matière de pêche pendant la période de transition après la sortie de l’UE, à partir du 29 mars 2019.

Cette concession a suscité un tollé chez les pêcheurs, qui ont dénoncé une « capitulation » du gouvernement britannique et décidé d »exprimer leur colère.

« La transition n’est pas seulement un retard de 21 mois mais une condamnation à mort pour ce qui reste de l’industrie halieutique britannique », estime Fishing for Leavedans un communiqué.

Pour cette organisation, le Brexit constituait « une aubaine pour notre industrie et nos communautés en difficulté », « une occasion en or de rapatrier automatiquement toutes nos eaux et ressources, d’une valeur de 6 à 8 milliards de livres sterling, (7 à 9 milliards d’euros, ndlr) et de lancer une nouvelle politique pour régénérer nos communautés côtières et notre industrie ».

L’industrie halieutique britannique n’a cessé de décliner ces dernières décennies, pour des raisons économiques et politiques.

Depuis 1938, le nombre de marins-pêcheurs recensé au Royaume-Uni a diminué de 75%. Le nombre d’embarcations s’est lui réduit de 29% depuis 1996, pour s’établir à 6.191.

Un grand nombre de pêcheurs ont cessé leur activité après la mise en place de quotas par l’UE.

Dans les années 2000, le gouvernement britannique a également envoyé des bateaux en cale sèche et aidé certains pêcheurs à se reconvertir, afin de maintenir des stocks durables. La pêche ne représente plus que 0,4% du PIB britannique, selon les chiffres de 2016.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2018 16h53)

En Côte d’Ivoire, une manifestation de l’opposition empêchée par la police

mars 22, 2018

 

Une plate-forme d’opposants avait appelé à manifester contre la Commission électorale indépendante et la tenue d’élections sénatoriales samedi 24 mars.

 

Des manifestants arrêtés le 22 mars 2018 à Abidjan, lors d’un rassemblement de l’opposition. Crédits : SIA KAMBOU / AFP

Les forces de l’ordre ont empêché jeudi 22 mars à Abidjan une manifestation de l’opposition ivoirienne et arrêté un de ses porte-parole, ont constaté des journalistes de l’AFP. La plate-forme d’opposition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) avait appelé à une marche pour protester contre la Commission électorale indépendante (CEI), accusée par l’opposition d’être déséquilibrée en faveur du pouvoir, et pour protester également contre la tenue d’élections sénatoriales samedi 24 mars.

EDS est une coalition qui regroupe des partis politiques, des associations de la société civile et le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. Vers 7 h 30, la police a chargé quelques dizaines de manifestants qui se dirigeaient vers le point de départ de la manifestation, le Monument des martyrs à Adjamé, un quartier populaire d’Abidjan, les dispersant à l’aide de gaz lacrymogènes.

Pendant trois heures, policiers et manifestants ont joué au chat et à la souris dans le quartier, avant que la direction d’EDS ne donne un mot d’ordre de retrait. Au moins une dizaine de personnes ont été arrêtées, dont un porte-parole d’EDS, Jean-Gervais Tcheide, interpellé alors qu’il donnait une interview à des journalistes, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Changer la composition de la commission électorale

Le président d’EDS Georges Armand Ouegnin s’est déclaré « scandalisé par cette atteinte grave à la liberté d’expression ». « Dans un pays démocratique, on a le droit de manifester, d’exprimer son mécontentement par une marche pacifique et démocratique », a-t-il déclaré à l’AFP par téléphone.

La manifestation avait été interdite mercredi soir par les autorités, selon M. Ouegnin, faute d’accord sur son parcours. Ni la police ni le gouvernement ivoirien n’étaient joignables dans l’immédiat pour commenter. EDS avait rassemblé entre 1 000 et 2 000 personnes dimanche lors d’un meeting, déjà perturbé par la police.

L’opposition ivoirienne demande au pouvoir de négocier pour changer la composition de la commission électorale, qui compte huit membres du pouvoir contre quatre de l’opposition, avant les prochains scrutins.

Des élections sénatoriales doivent se tenir le 24 mars, puis des élections municipales et régionales dans le courant de l’année, à une date indéterminée. Mais le scrutin qui focalise l’attention est surtout l’élection présidentielle de 2020.

Saisie par l’opposition ivoirienne, la Cour africaine des droits de l’homme a exigé dans un arrêt la modification de la composition de la CEI, jugeant que l’Etat ivoirien « a violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial ». Selon le gouvernement ivoirien, « la composition actuelle de la CEI » résulte « d’un large consensus de tous les acteurs politiques de premier plan ».

Lemonde.fr avec AFP

Sept ans après Fukushima, des associations dénoncent le « mythe d’un nucléaire sans danger »

mars 11, 2018

Paris – Sept ans après la catastrophe de Fukushima, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis dimanche à Paris à l’appel du réseau « Sortir du nucléaire » pour dénoncer le « mythe d’un nucléaire sans danger », a constaté un journaliste de l’AFP.

A 14h46, heure où un tremblement de terre a frappé le Japon le 11 mars 2011, une centaine d’entre eux se sont allongés en hommage aux victimes du tsunami meurtrier et de la catastrophe nucléaire qui l’a suivi.

Les associations du réseau demandent la fermeture des centrales françaises et le désarmement nucléaire de la France, s’opposant notamment aux projets de Bure (enfouissement) et Flamanville (nouveau réacteur EPR).

« Aucune solution satisfaisante n’existe actuellement pour la gestion des déchets à long terme », a martelé Catherine Fumé, administratrice du réseau « Sortir du nucléaire », dénonçant la situation des travailleurs du nucléaire et les nombreux incidents dans les centrales françaises.

« L’opposition au nucléaire, quand elle n’est pas criminalisée, est considérée comme une atteinte à la grandeur de la France », a condamné Catherine Fumé, alors que le groupe français EDF a signé samedi en Inde un accord portant sur le schéma industriel du projet de centrale de Jaitapur, présenté comme le plus grand projet nucléaire au monde.

La chercheuse en santé publique Annie Thébaud-Mony a dénoncé de son côté le « mythe d’un nucléaire sans danger » et rendu hommage aux travailleurs du nucléaire « irradiés autant qu’invisibles », « face au cynisme de ceux qui les emploient ».

Cette manifestation parisienne a aussi donné le coup d’envoi d’une votation sur la sortie du nucléaire, organisée par la France insoumise et ligne et dans des bureaux de vote du 11 au 18 mars.

L’ancien Premier ministre japonais Naoto Kan, en poste lors de la catastrophe et devenu un fervent militant antinucléaire, doit se rendre lundi à Paris où il va entamer une tournée qui passera par l’Assemblée nationale, Flamanville et le parlement européen.

« Si tout se passe mal, un accident nucléaire a des conséquences bien plus terribles que la plus terribles des guerres », a déclaré Naoto Kan dans Le Parisien daté de dimanche.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2018 17h09)                                            

Nouvelle manifestation contre l’insécurité à Mayotte

mars 7, 2018

Manifestation contre l’insécurité, le 7 mars 2018 à Mamoudzou, à Mayotte / © AFP / Ornella LAMBERTI

La contestation contre l’insécurité qui secoue Mayotte depuis plus de deux semaines s’est poursuivie mercredi par une journée « île morte » et une manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes à Mamoudzou, chef-lieu d’un jeune département qui concentre de nombreuses difficultés sociales.

Malgré l’annonce par le gouvernement de futurs renforts de forces de l’ordre, notamment pour sécuriser la rentrée scolaire la semaine prochaine après des violences aux abords de certains lycées perpétrées par des jeunes, les manifestants, sous une pluie battante, étaient 3.000 selon la police, de 10.000 à 15.000 selon les organisateurs.

Dans la manifestation, beaucoup de drapeaux français flottaient. Les participants ont entonné des « shengue » (chants traditionnels mahorais) mais aussi une Marseillaise pour marquer leur attachement à la France, à qui ils réclament aussi un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine, source selon eux de tous les maux de l’île.

Département français depuis 2011 avec un taux de chômage très élevé (26%), Mayotte subit une forte pression migratoire des Comores, à seulement 70 kilomètres de ses côtes. La population mahoraise est exaspérée par la saturation de l’hôpital, des services publics ou des écoles, où faute de classes suffisantes, les enfants vont en cours par rotation.

Mayotte, c’est « 84% des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, (…) c’est quatre fois plus de population en trente ans, (…) c’est 45% de population étrangère en situation irrégulière, (…) c’est la première maternité de France et oui, pour être au rendez-vous, il nous faudrait créer une classe par jour », a reconnu mardi la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

Le département connaît depuis le début de l’année des actes de violence à répétition notamment aux abords d’établissements scolaires, qui ont conduit les personnels de trois lycées à exercer leur droit de retrait, tout comme la grande majorité des chauffeurs de bus scolaire, dont les véhicules sont régulièrement caillassés.

Mercredi, en première ligne de la manifestation, qui s’est déroulée sans débordement -loin des violentes échauffourées de fin février- se trouvaient de nombreux élus mahorais. Ils ont défilé derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: « Terroristes, coupeurs de route, voleurs, violeurs, cambrioleurs, occupants illégaux de terre, trafiquants, faussaires, toutes les formes de violences. Subir et se taire ! Non, Kari pvendzé (on ne veut pas) ».

Les parlementaires et élus locaux ont annoncé que « les collectivités locales seront fermées jusqu’à nouvel ordre ».

– « Huile sur le feu » –

Alors que des maires ont menacé de ne pas organiser la législative partielle des 18 et 25 mars, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré à l’issue du Conseil des ministres que l’État « pourvoirait » à ce que le scrutin ait bien lieu à ces dates.

Cette journée d’actions fait suite à plus de deux semaines de grève générale, marquées par plusieurs manifestations, opération escargot, et barrages routiers qui paralysent la circulation. Ceux-ci reprendront jeudi, a assuré le syndicaliste Salim Nahouda (CGT Ma).

Le président des Républicains Laurent Wauquiez, venu soutenir un candidat à la législative partielle, ne participait pas au cortège. Mais il multiplie les interpellations à l’adresse du gouvernement, dont il critique l’absence sur le terrain, et plaide pour une réforme du droit du sol sur l’île.

Annick Girardin, qui envisage de se rendre sur place après la législative, l’a accusé de mettre de « l’huile sur le feu » et le porte-parole du gouvernement a jugé mercredi « inutile d’ajouter de l’irresponsabilité politique à une situation localement très tendue ».

Mme Girardin a rappelé que la départementalisation de Mayotte avait été accompagnée « de manière insatisfaisante » par les précédents gouvernements.

Outre des renforts de forces de l’ordre (arrivée imminente de deux pelotons de gendarmes mobiles supplémentaires, création d’une zone de sécurité prioritaire, etc.), elle a promis une « conférence sur l’avenir de Mayotte ».

« Nous ne voulons plus de parlotte. On veut des actes. Les Mahorais attendent depuis beaucoup trop longtemps », a rétorqué M. Wauquiez.

Le député LR de Mayotte Mansour Kamardine a dénoncé la « non-assistance à île en danger », affirmant, en concertation avec les élus mahorais, que « le seul interlocuteur crédible » était « désormais le Premier Ministre, à défaut le ministre de l’Intérieur ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 mars 2018 15h40)                

Algérie: un millier de médecins « résidents » manifestent dans un hôpital d’Alger

janvier 30, 2018

Des médecins « résidents » manifestent à l’intérieur du principal hôpital d’Alger, le 30 janvier 2018 / © AFP / RYAD KRAMDI

Un millier de médecins en formation de spécialisation, dit « résidents », ont manifesté mardi à l’intérieur du principal hôpital d’Alger, alors que de nouvelles négociations ont eu lieu avec le gouvernement, a constaté un photographe de l’AFP.

Equivalent des internes en France, les quelque 13.000 médecins « résidents » algériens, diplômés de médecine générale et qui étudient une spécialisation à l’issue d’un concours, mènent depuis plus de deux mois une grève -pourtant déclarée « illégale » le 24 janvier par la justice algérienne- et boycottent des concours de fin de spécialisation.

Ils réclament notamment l’abrogation du service civil qui les oblige à exercer entre un et quatre ans dans des zones parfois reculées au terme de leurs longues études (7 ans de médecine générale + 4 ou 5 ans de spécialisation), en plus des 12 mois de service militaire, obligatoire pour tous les Algériens.

« Médecins résidents en colère! », pouvait-on lire sur des banderoles, derrière lesquelles défilaient, pour la plupart en blouse ou tenue médicale, les manifestants venus de plusieurs établissements hospitaliers d’Alger.

« Bac + 7 + 5 + service civil. Et puis quoi encore? » affichait une pancarte portée par une jeune femme.

Les marcheurs ont défilé dans l’enceinte de l’hôpital Moustapha Bacha, toute manifestation étant strictement interdite dans les rues d’Alger. L’entrée de l’hôpital est restée accessible et la police, présente à distance à l’extérieur de l’établissement, n’est pas intervenue.

Le Collectif autonome des médecins résident algériens (Camra) s’est « retiré au bout d’une heure » de réunion mardi avec les représentants de plusieurs ministères, a affirmé à l’AFP un de ses responsables, le Dr. Mohamed Taileb, sans préciser les raisons de ce retrait.

Le 3 janvier, une tentative de manifestation de médecins résidents dans les rues d’Alger avait été violemment dispersée par la police, faisant 20 blessés parmi les manifestants, selon le Camra.

Le Syndicat algérien des (personnels) paramédicaux (SAP) a également déposé un préavis de grève « illimité » à compter du 5 février afin de protester entre autres contre la « dégradation des conditions de travail » dans les hôpitaux publics algériens, liée notamment au manque d’effectif, de moyens matériels et d’équipements.

Romandie.com avec(©AFP / 30 janvier 2018 14h04)