Posts Tagged ‘Manifestations’

Zimbabwe: un responsable de l’opposition arrêté après des manifestations interdites

août 23, 2019

 

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le principal parti d’opposition au Zimbabwe, a annoncé ce vendredi qu’un de ses responsables avait été arrêté pour ne pas avoir empêché une manifestation interdite par les autorités.

Amos Chibaya, secrétaire chargé de l’organisation, a été arrêté jeudi. Il doit comparaître lundi devant un juge qui décidera de son éventuelle remise en liberté sous caution. «Le maintien en détention de Chibaya témoigne d’un programme brutal de persécution que poursuit le régime», a condamné le MDC sur Twitter.

La police a précisé que cette arrestation était liée aux manifestations du 16 août à Harare. La police anti-émeutes avait violemment dispersé des sympathisants de l’opposition descendus dans les rues d’Harare contre la dégradation de la situation économique, en dépit d’une interdiction de manifester. Une centaine de personnes avaient été arrêtées. Par ailleurs, neuf membres d’un syndicat d’enseignants et leur avocat ont été arrêtés vendredi à Harare pour avoir manifesté pour une hausse de leur salaire et une amélioration de leurs conditions de travail, selon le MDC.

Le président Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à Robert Mugabe, aux commandes du pays pendant trente-sept ans, s’est engagé à relancer l’économie, jusqu’à présent en vain. Le Zimbabwe est confronté à des pénuries régulières de denrées de première nécessité, comme la farine, le pain, l’huile, mais aussi les carburants. Les Zimbabwéens sont aussi soumis à de très longues coupures d’électricité.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Roumanie: des milliers de manifestants demandent la démission du gouvernement

août 11, 2019

ROMANIA-GOVERNMENT-DEMO

Plusieurs milliers de Roumains ont manifesté samedi à Bucarest Daniel MIHAILESCU / AFP

Plusieurs milliers de Roumains ont manifesté samedi à Bucarest pour demander la démission du gouvernement de gauche, un an jour pour jour après un rassemblement violemment réprimé par les forces de l’ordre.

«Voleurs» et «Démission», ont scandé les manifestants – 24.000 selon l’agence de presse nationale Agerpres – qui s’étaient rassemblés devant le siège du gouvernement, nombre d’entre eux brandissant des drapeaux nationaux. «Le pays avance dans la mauvaise direction, il n’y a aucun avenir pour les jeunes ici», a déploré Bogdan Iliescu, un étudiant en médecine âgé de 19 ans. «Nous voulons un gouvernement qui travaille pour nous, pas pour ses propres intérêts», a-t-il déclaré à l’AFP.

Il figurait parmi les quelque 80.000 personnes dispersées à l’aide de gaz lacrymogène, de canon à eau et de coups de matraque alors qu’elles manifestaient pacifiquement au même endroit, le 10 août 2018. Plus de 450 personnes avaient été blessées et 700 avaient porté plainte contre les forces de l’ordre. Un an plus tard, l’enquête visant les chefs de la gendarmerie marque le pas. Plus tôt dans la journée, le président de centre droit Klaus Iohannis, à couteaux tirés avec le gouvernement social-démocrate de Viorica Dancila, avait qualifié de «tragédie» ces événements et il avait appelé les forces de l’ordre à s’abstenir de violence à l’égard des manifestants.

Les manifestants de Bucarest ont également rendu hommage à Alexandra et Luiza, deux adolescentes enlevées et assassinées, des affaires qui ont bouleversé la Roumanie. Les appels de détresse d’Alexandra, 15 ans, qui avait appelé le 25 juillet à trois reprises le numéro d’urgence 112, affirmant avoir été enlevée et violée et donnant des indices sur le lieu où elle était séquestrée, avaient été dans un premier temps ignoré par la police. Les forces de l’ordre avaient mis 19 heures pour retrouver la maison du suspect et y pénétrer, après une série de bourdes qui a coûté leur poste au chef de la police, Ioan Buda, et au ministre l’Intérieur, Nicolae Moga.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: au moins six manifestants chiites tués dans des heurts avec la police

juillet 22, 2019

 

Au moins six manifestants chiites du Mouvement islamique du Nigeria (IMN) ont été tués dans des heurts qui ont éclaté à Abuja ce lundi, ont rapporté des témoins de la scène ainsi qu’un journaliste de l’AFP présent sur les lieux.

«Nous marchions sans violence, et lorsque nous sommes arrivés au niveau du ministère des Affaires étrangères, ils (la police) ont commencé à tirer en l’air et sur la foule», a expliqué Abdullahi Muhammed Bello, un membre de l’organisation chiite. «Il y six corps devant moi, dont un mineur», a-t-il ajouté, dans un bilan confirmé par un journaliste de l’AFP qui couvrait la manifestation.

Un photographe de l’AFP qui couvrait la manifestation a compté le même nombre de victimes. «La manifestation était d’abord pacifique», a-t-il relaté, parlant de quelques centaines de manifestants chiites. «La police a commencé à sortir en nombre et a tiré des gaz lacrymogènes, et les manifestants ont riposté en lançant des cocktails Molotov», a ajouté le photographe.

La chaîne de télévision nigériane Channels a également fait savoir que l’un de ses reporters avait reçu une balle, sans donner de détails sur son état de santé. Le porte-parole de la police, Franck Mba a publié un communiqué pour demander aux habitants d’Abuja, la capitale fédérale, de rester calme. «Il y a une manifestation violente actuellement en cours», a fait savoir le porte-parole. «La police prend des mesures adéquates de maintien de l’ordre pour garder la situation sous contrôle».

Les membres de l’IMN, une organisation chiite radicale dans le nord du Nigeria majoritairement sunnite, demandent notamment la libération de leur chef, Ibrahim Zakzaky, incarcéré depuis décembre 2015. Le groupe s’oppose depuis des années à l’autorité nigériane et ses manifestations, quasiment quotidiennes désormais, sont souvent réprimées dans le sang.

En décembre 2015, l’armée a tiré sur des manifestants à Zaria, leur fief dans le nord du Nigeria, faisant plus de 350 morts. Fin octobre, des partisans de l’IMN avaient manifesté en masse à Abuja et la répression violente de la manifestation par les forces de sécurité avait fait 47 morts selon l’IMN et les observateurs, six selon les chiffres officiels

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: 4 morts au premier jour de «désobéissance civile»

juin 9, 2019

 

Quatre personnes ont été tuées ce dimanche au premier jour d’un mouvement national de «désobéissance civile» lancé par les meneurs de la contestation au Soudan contre les généraux au pouvoir, ont annoncé des médecins proches des manifestants.

Deux des quatre personnes décédées ont été tuées par balles à Khartoum et la ville voisine d’Omdourman, tandis que les deux autres ont été «battues et poignardées» et sont mortes dans un hôpital d’Omdourman, a indiqué ce comité de médecins dans des communiqués distincts. Ces personnes ont été victimes «du Conseil militaire de transition» et de ses «milices», a accusé la même source.

Le bilan total des victimes depuis le déclenchement d’une violente répression le 3 juin -marquée par la dispersion ce jour-là du sit-in de Khartoum- est de 118 morts, a ajouté ce comité de médecins.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Algérie : 24 policiers blessés et une sous-préfecture incendiée lors d’une manifestation de chômeurs

mai 15, 2019
 

La sous-préfecture de Tinerkouk (centre de l’Algérie) en flammes, mardi 14 mai 2019. © YouTube/Dzaïr TV

 

Au moins 24 policiers ont été blessés, dont quatre grièvement, et une sous-préfecture a été incendiée, dans le centre de l’Algérie, lors de violences entre les forces de l’ordre et des chômeurs qui manifestaient, a-t-on appris mercredi 15 mai.

De jeunes chômeurs réclamant des emplois bloquaient depuis mi-avril l’accès à une entreprise pétrolière dans la sous-préfecture de Tinerkouk, à environ 800 km au sud d’Alger, paralysant largement ses activités, selon l’agence de presse officielle APS.

Mardi, les manifestants ont été délogés par les forces de l’ordre. Ils se sont ensuite rendus dans un autre quartier de la ville, où ils ont muré les accès de la mairie et de la sous-préfecture. L’intervention de la police pour libérer les bâtiments a entraîné des affrontements avec les protestataires, qui ont incendié la sous-préfecture et dérobé des équipements.

La sous-préfecture incendiée

Les manifestants ont affronté à coups de pierres la police, qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Plusieurs protestataires ont également été blessés, a indiqué l’APS, sans préciser leur nombre. Des chaînes de télévision privées, dont Dzaïr TV, ont diffusé des images montrant la sous-préfecture de Tinerkouk en flammes et des manifestants barrant la route à l’aide de pneus incendiés.

Ces dernières années, les habitants des régions riches en hydrocarbures, majoritairement situées dans le centre et le sud de l’Algérie, ont régulièrement manifesté pour dénoncer l’absence de développement de leurs territoires, le manque d’emplois et la concurrence de travailleurs venus du Nord du pays, voire de l’étranger. Le marché de l’emploi algérien semble toujours atone : un quart des moins de 30 ans sont au chômage.

Par Jeune Afrique avec AFP

Algérie: les étudiants dans la rue pour le 2e mardi du mois de ramadan

mai 14, 2019

 

De nombreux étudiants ont manifesté mardi à Alger pour réclamer le départ du pouvoir des «voleurs» et des «traîtres» liés au régime du président déchu Abdelaziz Bouteflika, selon un journaliste de l’AFP. Ils ont aussi manifesté sans incident dans d’autres villes universitaires d’Algérie, selon le site d’information TSA (Tout sur l’Algérie) et les réseaux sociaux. A Alger, l’essentiel du cortège s’est dispersé dans le calme en début d’après-midi.

Dans le centre de la capitale, plusieurs milliers d’étudiants, rassemblés devant la Grande Poste, bâtiment devenu le point de ralliement des manifestations algéroises, sont parvenus à forcer, sans violence, plusieurs cordons de policiers pour rejoindre le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN, Chambre basse du Parlement).

Alors que le mois de ramadan, durant lequel l’essentiel des Algériens se privent notamment de manger, boire et fumer entre le lever et le coucher du soleil, entre dans sa 2e semaine et malgré la chaleur, la mobilisation des étudiants à Alger n’a pas semblé faiblir.

«Vous avez pillé le pays, voleurs!», ont crié d’une seule voix en direction de l’APN, les étudiants qui manifestent tous les mardis depuis le début du mouvement de contestation inédit dont l’Algérie est le théâtre depuis le 22 février. «FLN, traîtres!», a-t-on également entendu, en référence au Front de libération nationale, l’ancien parti unique qui domine la vie politique depuis l’indépendance en 1962. Le FLN reste présidé par Abdelaziz Bouteflika, contraint de quitter le pouvoir le 2 avril, après 20 ans à la tête de l’Etat, sous les pressions conjuguées de la rue et de l’armée.

Les policiers ont repoussé et bloqué sur les trottoirs les manifestants qui voulaient bloquer la circulation mais aucun heurt sérieux n’a été constaté.

Les étudiants ont ensuite rallié le tribunal du centre d’Alger, où ils ont scandé «Où est la Justice?», alors qu’une série d’arrestations de riches et puissants hommes d’affaires, du frère et conseiller d’Abdelaziz Bouteflika mais aussi d’une responsable politique et d’un général à la retraite critiques du chef d’état-major de l’armée suscitent la polémique. Les observateurs craignent que ces arrestations servent à offrir des «têtes» à la contestation tout en procédant à une «purge» au sein du pouvoir dans le cadre de luttes des clans au sommet.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: une dizaine de manifestants blessés par balles à Khartoum

mai 13, 2019

 

Une dizaine de manifestants soudanais ont été blessés lundi soir par des tirs à balles réelles près du sit-in organisé depuis début avril par l’opposition dans le centre de Khartoum, a-t-on appris de sources médicales. Un soldat aurait également été tué.

Ces incidents surviennent alors que le Conseil militaire de transition (CMT), qui assure l’intérim du pouvoir au Soudan depuis la chute du président Omar el Béchir, est parvenu à un accord avec l’opposition sur de nouvelles structures de transition.

Un conseil souverain, dont la composition et la durée de mandat doivent être définis mardi, remplacera l’actuel CMT. «Nous avons discuté de la structure de l’autorité de transition et nous sommes tombés totalement d’accord. Nous avons aussi un accord sur le système de gouvernance durant la période de transition», a annoncé le général Chams El Din Kabbachi, porte-parole du CMT.

Un porte-parole de la «Déclaration des forces de la liberté et du changement», alliance d’organisations d’opposition et de la société civile, a confirmé cet accord.

Après plusieurs mois de manifestations de rue, l’armée a évincé le 11 avril le président Omar el Béchir qui était à la tête du pays depuis 1989. Les protestataires poursuivent leur mouvement afin de maintenir la pression sur les militaires.

A Khartoum lundi soir, des forces paramilitaires patrouillaient dans les rues, utilisant gaz lacrymogène et tirs à balles réelles pour disperser des groupes de manifestants bloquant les rues de la capitale soudanaise.

Les manifestants accusent des agents contre-révolutionnaires d’accroître les tensions afin de faire échouer un accord politique.

Omar el Béchir a été inculpé avec d’autres pour incitation au meurtre de manifestants, ont annoncé les services judiciaires lundi. L’ex-président n’a pas fait de commentaires publics depuis son arrestation.

Par Le Figaro.fr avec Reteurs

Harcèlement sexuel: des milliers d’employés de Google manifestent à travers le monde

novembre 1, 2018

San Francisco – De Singapour à New York, en passant par Londres et même au siège mondial en Californie, des milliers d’employés de Google ont observé jeudi un arrêt de travail pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l’entreprise.

Ce mouvement social, le premier de cette ampleur au sein de cette entreprise symbole de modernité, est parti d’un article du New York Times paru la semaine dernière: le quotidien affirmait que Google avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant des hauts responsables, dont Andy Rubin, créateur du système d’exploitation mobile Android, parti du groupe en 2014 avec une indemnité de 90 millions de dollars. M. Rubin a nié ces allégations.

Les organisateurs du mouvement avaient appelé les quelque 90.000 employés de Google dans le monde à sortir de leurs bureaux à 11 heures du matin, dans leur fuseau horaire respectif.

Au siège social du groupe, à Mountain View (Californie), des images diffusées par des salariés sur Twitter et par des télévisons locales montraient des milliers de salariés –surnommés « Googlers »– rassemblés entre les nombreux bâtiments du campus, le « Googleplex », en pleine Silicon Valley, le berceau des géants technologiques.

« Douze ans chez Google, et je n’ai jamais vu une foule aussi nombreuse. Fier d’être là pour soutenir la justice et la transparence », a notamment commenté sur Twitter un salarié, Ken Norton.

Le PDG, Sundar Pichai a fait savoir dans une déclaration écrite qu’il soutenait les employés qui choisissaient de débrayer.

Non loin de là, à San Bruno, ce sont des employés de la plate-forme vidéo YouTube, propriété du géant, qui ont eux aussi cessé le travail pour se rassembler par centaines devant leurs locaux.

Les rassemblements avaient démarré en Asie, à Singapour, où une centaine d’employés s’étaient regroupés en interne, selon une photo postée sur un compte Twitter animé par les organisateurs, puis à Tokyo, également en interne, et à Hyderabad, en Inde, selon plusieurs comptes suivant les manifestations.

Le mouvement a ensuite gagné l’Europe. Environ 500 employés se sont rassemblés dans un espace extérieur du siège européen de Google à Dublin. Et à Londres, des centaines d’autres se sont réunis dans une grande salle de l’entreprise avant de sortir dans la rue.

« Nous protestons pour soutenir nos collègues qui ont été victimes de harcèlement et pour réclamer que les auteurs ne soient pas protégés ou récompensés », a expliqué à l’AFP Sam Dutton, un développeur.

D’autres rassemblements ont été organisés à Berlin et Zurich, selon le compte Twitter des organisateurs.

– « Profondément désolé » –

A New York, où Google emploie près de 10.000 personnes, des centaines d’employés, pour la plupart âgés de moins de 40 ans, se sont retrouvés dans un parc proche des bureaux de l’entreprise dans le quartier de Chelsea. Certains étaient munis de pancartes affirmant que « L’heure est venue pour la high-tech » (« Time’s Up Tech »), une référence au mouvement « Time’s Up » de défense des personnes victimes de harcèlement sexuel, né dans la foulée du #MeToo en octobre 2017.

Quatre femmes et un homme se sont succédé au mégaphone pour pousser les manifestants à exiger un changement de culture chez Google, où les femmes représentaient en 2017 seulement 31% des salariés, et 25% des responsables.

« Nous avons l’ambition d’être la meilleure entreprise au monde », a lancé l’une des organisatrices new-yorkaises, Demma Rodriguez. « Chez Google, on attend de nous qu’on soit exceptionnel, qu’on tienne nos objectifs. Mais nous avons aussi des objectifs en tant qu’entreprise », a-t-elle ajouté, soulignant que l’une des valeurs de Google était « le respect ».

Claire Stapleton, une autre organisatrice, s’est félicitée du succès du mouvement, expliquant que l’idée était née lundi et s’était propagée dans l’entreprise via un groupe d’emails réunissant quelque 1.500 personnes.

« Je crois que (…) que nous voulons tous un changement (..) Je crois que la direction nous écoute », a-t-elle déclaré.

Après l’article du New York Times, Sundar Pichai avait envoyé un courriel aux salariés du groupe, indiquant que 48 salariés, dont 13 hauts responsables, avaient été renvoyés pour harcèlement sexuel ces deux dernières années, sans indemnité.

Il a assuré que le groupe ne tolérait plus aucun comportement déplacé.

Mardi soir, dans un autre message interne rendu public par le site spécialisé Ars Technica, le dirigeant s’est dit « profondément désolé pour les actions passées et le mal qu’elles ont causé aux employés ».

Mercredi, Alphabet, la maison mère de Google, a confirmé que Rich DeVaul, un responsable de « X », la division du groupe dédiée aux projets futuristes (ballons pour diffuser internet, drones de livraison…), venait de quitter Alphabet sans indemnité.

M. DeVaul faisait partie des hauts cadres « protégés » par Google alors que le groupe les savait accusés de harcèlement, selon le New York Times. D’après le quotidien, il avait fait des avances en 2013 à une femme qui candidatait chez Google.

La Silicon Valley est depuis plusieurs années accusée de sexisme et de fermer les yeux sur le harcèlement sexuel.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2018 20h26)                                                        

Trump attaque les opposants anti-Kavanaugh avant un vote crucial au Sénat

octobre 5, 2018

Des manifestants contre la nomination du juge Kavanaugh à New York, devant la Trump Tower, le 4 octobre 2018 / © AFP / TIMOTHY A. CLARY

Donald Trump a accusé vendredi le milliardaire progressiste George Soros de financer les manifestations contre Brett Kavanaugh, avant un vote crucial au Sénat sur la candidature du magistrat conservateur à la Cour suprême.

Les sénateurs, qui ont le dernier mot sur les nominations à vie au sein de la plus haute juridiction des Etats-Unis, avaient engagé vendredi les dernières délibérations. Un vote de clôture sur la confirmation du juge Kavanaugh est prévu vers 10H30 (14H30 GMT), avant un vote final peut-être le lendemain.

L’issue des débats reste incertaine. La majorité des républicains au Sénat (51 contre 49) est très courte et trois de ses membres n’ont pas encore fait connaître leur position.

La candidature de Brett Kavanaugh, un fervent défenseur des valeurs conservatrices choisi par Donald Trump, divise fortement l’Amérique. Des accusations d’abus sexuels remontant à sa jeunesse ont encore renforcé les tensions.

Des milliers de manifestants ont défilé jeudi à Washington pour demander aux sénateurs de voter contre lui. Certains sont entrés dans un bâtiment du Sénat pour tenter de faire plier les sénateurs indécis et environ 300 ont été brièvement arrêtés. Des femmes avaient aussi, plusieurs jours auparavant, interpellé le sénateur républicain Jeff Flake dans un ascenseur du Congrès.

Brett Kavanaugh entendu par les sénateurs le 5 septembre 2018 à Washington / © AFP/Archives / SAUL LOEB

La Maison Blanche les a vivement critiqués vendredi.

« Les manifestants (…) qui hurlent dans l’ascenseur sont des professionnels qui ont été payés pour donner une mauvaise image des sénateurs. Ne vous laissez pas avoir! », a tweeté le président Trump. « Regardez aussi toutes les pancartes identiques faites par des professionnels. Payées par Soros et d’autres », a-t-il ajouté.

La fondation du milliardaire américain d’origine hongroise George Soros finance plusieurs ONG dans le monde, allant de la défense des droits de l’homme à l’aide aux réfugiés. Il est la cible régulière de la droite dure européenne, notamment du Premier ministre hongrois Viktor Orban, et d’une partie de l’alt-right aux Etats-Unis, l’extrême droite américaine.

– « Colère » –

Des manifestants contre la confirmation du juge Kavanaugh le 4 octobre 2018 au Capitole à Washington, avec une grande banderole « Nous croyons tous les survivants » / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Malgré la mobilisation anti-Kavanaugh, la Maison Blanche s’est dite « confiante » sur l’issue du scrutin. En meeting dans le Minnesota, Donald Trump a même estimé jeudi soir que l’affaire Kavanaugh était de nature à mobiliser l’électorat républicain à l’approche des élections parlementaires du 6 novembre.

La « résistance » des démocrates à la nomination du juge « alimentée par la colère, est en train de se retourner contre eux comme jamais », a-t-il assuré.

Brett Kavanaugh, un brillant magistrat héraut des valeurs conservatrices, était en bonne voie d’être confirmé, quand une femme est sortie de l’ombre à la mi-septembre pour l’accuser d’une tentative de viol remontant à une soirée entre lycéens en 1982.

Lors d’une audition suivie par 20 millions d’Américains, Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, s’est dite sûre « à 100% » d’avoir été agressée par le jeune Kavanaugh. En colère et offensif, le magistrat s’est dit tout aussi certain de son innocence.

Manifestation contre le juge Brett Kavanaugh devant le Capitole, le 4 octobre 2018 à Washingtonn / © AFP / JIM WATSON

Démarche extrêmement rare pour un candidat à la Cour suprême, ce dernier s’est expliqué dans une tribune publiée par le Wall Street Journal sur ce ton « tranchant ».

« J’ai dit des choses que je n’aurais pas dû dire. J’espère que tout le monde peut comprendre que j’étais là-bas en tant que fils, mari et père », a-t-il justifié.

– « Incomplète » –

Confronté à deux vérités irréconciliables, le Sénat avait, sous la pression d’élus indécis, demandé un complément d’enquête au FBI, qui a rendu son rapport confidentiel mercredi soir à la Maison Blanche.

La Cour suprême américaine / © AFP / Gal ROMA

Les sénateurs ont pu en consulter une copie jeudi dans une salle fermée. Les républicains en sont sortis ragaillardis, les démocrates frustrés.

« Cette enquête n’a trouvé aucune trace de comportement inapproprié », a estimé le chef républicain de la commission judiciaire du Sénat, Chuck Grassley.

« Ce qui est notable avec ce rapport, ce n’est pas ce qui est dedans, mais ce qui n’y est pas », a rétorqué la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, dénonçant une enquête « incomplète ».

L’intensité des débats s’explique par l’importance de la Cour suprême.

La haute cour est l’arbitre des questions de société les plus épineuses aux Etats-Unis: peine de mort, droit à l’avortement, lois sur les armes à feu, mariage homosexuel… L’entrée de Brett Kavanaugh, 53 ans, en son sein, placerait les juges progressistes en minorité pour de nombreuses années.

Les sénateurs républicains soutiennent quasiment tous le candidat de Donald Trump, mais trois modérés –Jeff Flake, Susan Collins et Lisa Murkowski– détiennent la clé du vote. Ils réservent encore leur décision.

Du côté démocrate, le sénateur Joe Manchin reste indécis.

Romandie.com avec(©AFP / (05 octobre 2018 16h23)

RDC: manifestations contre la « machine à voter »

septembre 3, 2018

Kinshasa – Des militants de Lucha (Lutte pour le changement) ont été dispersés ou interpellés lundi lors des manifestations contre la « machine à voter » en République démocratique du Congo, à moins de quatre mois de la présidentielle qui doit élire le successeur du président Joseph Kabila.

A Kinshasa, 22 militants ont été brièvement interpellés devant le siège de la commission électorale (Céni). « Ils ont tenté de marcher, la police les a interpellés. Mais, il n’y avait pas de motif pour les arrêter, je les ai relâchés », a déclaré à l’AFP le général Sylvano Kasongo, chef de la police de Kinshasa.

« Les jeunes de Lucha sont venus, ils n’avaient pas peur, ils sont allés jusque devant la Céni en scandant: non à la machine à voter, non à la machine à voter », a témoigné un vendeur des carte téléphonique.

« Ils ont été interpellés sans opposer de résistance, ils ont été jetés dans une jeep de la police », a ajouté un autre témoin.

A Goma, capitale du Nord-Kivu (est), une manifestation de Lucha a violemment été dispersée par les forces de l’ordre. Plusieurs militants ont été bastonnés et d’autres interpellés, selon un correspondant de l’AFP.

« Nous avons rétabli l’ordre public, il y a une vingtaine des jeunes interpellés », a déclaré à l’AFP le colonel Job Alisi, commandant de la police de Goma (Nord-Kivu).

« Je n’ai pas autorisé la marche d’aujourd’hui, la police n’a fait que son travail de rétablir l’ordre », a dit le maire de Goma, Timothée Mwissa Kiense.

A Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (est), 17 militants ont été interpellés pendant une heure, selon le mouvement.

« Nous avons été brutalisés, tabassés, torturés. Deux d’entre nous sont grièvement blessés et d’autres ont des égratignures, d’autres ont perdu de l’argent et leurs téléphones portables », a déclaré à l’AFP la militante Judith Maroy.

« Ces militants de la Lucha n’ont été ni brutalisés ni torturés, ils ont été dispersés et les interpellés ont été relâchés sans être verbalisés », a réagi Linda Marhegane, porte-parole de la police.

Des interpellations ont eu lieu ailleurs: 18 à Mbandaka (nord-ouest), deux à Lubumbashi (sud-est), sept à Tshikapa et six à Mbuji-Mayi (centre). Une marche a été dispersée à Kisangani.

A Kananga, grande ville du Kasaï (centre) les militants ont manifesté jusqu’au siège de la Céni où ils ont déposé un mémorandum dans lequel ils exigent « l’abandon de la machine à voter et l’extirpation de 16% d’électeurs fictifs » du fichier électoral, a rapporté un correspondant de l’AFP.

Lucha avait appelé à des marches pour exiger l’abandon des « machines à voter ».

Ces machines, qui servent à choisir les candidats et à imprimer les bulletins de vote, sont au coeur d’une controverse entre la Céni et l’opposition.

Jeudi, la Céni avait dénoncé un « débat politique » et des « intoxications » au sujet des machines à voter et du fichier.

Joseph Kabila, dont le second mandat aurait dû s’achever en décembre 2016 et qui ne pouvait pas se représenter, a désigné comme candidat de son parti Ramazani Shadary.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2018 14h43)