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Face à Macron, des manifestants en colère partout en France

avril 19, 2018

Le cortège des manifestants, jeudi 19 avril 2018 à Marseille / © AFP / BERTRAND LANGLOIS

Cheminots, personnels hospitaliers, postiers, fonctionnaires, étudiants: ils ont manifesté côte à côte jeudi partout en France à l’appel de la CGT et de Solidaires qui espèrent une « convergence des luttes » pour s’opposer à Emmanuel Macron.

Plus de 130 mobilisations étaient prévues dans toute la France.

A Marseille, selon le comptage du cabinet Occurrence réalisé pour un collectif de médias, dont l’AFP, 5.700 personnes ont manifesté. La police en a comptabilisé 5.000, la CGT 65.000.

Le gouvernement veut « tout privatiser. il faut les arrêter », a estimé Olivier Mateu, patron de la CGT des Bouches-du-Rhône, en tête du cortège marseillais mené par plusieurs centaines de cheminots. Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon était présent.

A Paris, plusieurs milliers de manifestants se sont ébranlés à 14H30 de Montparnasse, en direction de la place d’Italie, derrière une banderole affirmant: « Public + privé + étudiants, ensemble, stoppons les régressions sociales ». En tête du défilé, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a demandé au gouvernement qu' »il arrête de nous prendre pour des imbéciles et nous explique ce qu’il veut ».

Comme à Marseille, en plus des chiffres « police » et « organisateurs », le collectif de médias publiera son propre comptage.

– Soutien à la ZAD –

« On est dans un bouillonnement social », a constaté Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé. La convergence des luttes, « ça braque les projecteurs sur des sujets communs, par exemple la question de l’endettement des hôpitaux, du manque de financement de la santé, ça répond complètement au même sujet que le système ferroviaire », a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Quelques heures plus tôt, l’intersyndicale CGT-CFDT-Sud-Unsa de la SNCF a annoncé qu’elle suspendait les concertations avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne, et attendait du Premier ministre Édouard Philippe qu’il reprenne la main sur le dossier.

A Rennes, les manifestants étaient accompagnés de trois tracteurs de la confédération paysanne en soutien à la ZAD de Notre-Dame des Landes. A Besançon aussi le cortège affichait son soutien avec des affiches « ZAD mon amour ».

Grèves et manifestations s’accompagnent de perturbations, notamment à la SNCF où un TGV sur trois et deux TER sur cinq sont prévus. Le taux de grévistes était plus important jeudi que la veille (22,7), avec 66,4% de conducteurs à l’arrêt.

Une trentaine de cheminots ont bloqué le trafic en gare de Lille dans la matinée, en brûlant des pneus sur les voies, ce qui a poussé des passagers à descendre le long des voies pour rejoindre les quais.

Dans l’énergie, les militants CGT, qui promettaient des « coupures ciblées », ont, par exemple, arrêté l’électricité en gare de Pau, coupé les radars au Creusot (Saône-et-Loire) ou organisé un barrage filtrant sur un rond-point près de la centrale nucléaire de Bugey (Ain).

La mobilisation a affecté aussi certaines crèches et écoles, ainsi que l’audiovisuel public.

– « Mettre un certain bazar » –

Si cette journée d’actions bénéficiait d’une atmosphère estivale, la météo sociale, quant à elle, est orageuse.

Les grèves s’enchaînent dans divers secteurs: les cheminots en sont à leur huitième journée de grève depuis début avril contre la réforme ferroviaire. La grogne monte également dans le secteur de la santé, les hôpitaux et les maisons de retraite médicalisées (Ehpad), chez l’ensemble des fonctionnaires. Et le conflit salarial chez Air France est dans l’impasse.

Des facultés sont en outre occupées ou bloquées par des opposants à la réforme « Parcoursup », accusée d’instaurer une « sélection » à l’entrée à l’université.

La CGT et Solidaires espèrent construire un front unique à partir de ces colères. Une « coagulation » des « mécontentements » à laquelle ne croit pas le président Emmanuel Macron, qui estime que les différents mouvements ont « peu à voir » entre eux.

Mais la « convergence des luttes » ne fait pas l’unanimité chez les syndicats. Pour Laurent Berger (CFDT), ce mode d’action « ne fonctionne pas ». Elle « nuit à l’efficacité syndicale », a jugé aussi la CFE-CGC.

Le président du groupe LREM à l’Assemblée Richard Ferrand voit dans cette journée « une volonté de mettre un certain bazar en mobilisant toute une série de professions qui n’ont pas de revendications précises ».

Mais, selon Jean-Luc Mélenchon, c’est « la radicalité du comportement du président » qui a « poussé au rapprochement de tout le monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 15h05)                

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Espagne: coupures de route en Catalogne contre la détention de Puigdemont

mars 27, 2018

Des policiers font face à des séparatistes catalans qui bloquent une route, le 27 mars 2018 près de Figueras, en Espagne / © AFP / RAYMOND ROIG

Des militants indépendantistes ont bloqué des routes mardi en Catalogne pour protester contre la détention de l’ex-président catalan Carles Puigdemont, qui attend en Allemagne que la justice décide si elle le remet à l’Espagne où il est poursuivi pour rébellion.

La police est intervenue en fin de matinée pour lever le barrage formé à l’aube à hauteur de Figueras, près de la frontière française, par quelques dizaines de manifestants à l’appel d’un groupe indépendantiste radical, les Comités de défense de la République (CDR).

La télévision catalane a diffusé en direct les images des policiers catalans emportant un à un des militants portant des gilets fluorescents, sous les huées des autres.

D’autre routes ont été coupées dans la matinée, de même que brièvement, les accès nord et sud à Barcelone, où des milliers de manifestants avaient affronté la police pendant des heures dimanche. Les échauffourées avaient fait une centaine de blessés légers dont 22 policiers.

– « Point de non retour » –

Les CDR, qui comptent quelque milliers de militants selon la police, avaient annoncé lundi un printemps de « protestations permanentes », affirmant que la détention Carles Puigdemont marquait « un point de non retour » pour le mouvement sécessionniste.

Les Comités occupent le terrain alors que les partis indépendantistes ont été décapités par une série d’inculpations et d’incarcérations vendredi dernier et surtout l’arrestation dimanche que Carles Puigdemont, qui narguait l’Espagne depuis cinq mois en se proclamant « président en exil ».

L’ancien président catalan, destitué par le gouvernement Madrid après la déclaration d’indépendance de la Catalogne le 25 octobre dernier, attend que la justice allemande se prononce sur son éventuelle extradition vers l’Espagne.

Détenu dans la ville de Neumünster, où un juge a vérifié son identité lundi, il devra attendre que le tribunal de Kiel dans le nord de l’Allemagne décide de remettre au non le dirigeant indépendantiste à la justice espagnole.

Une porte-parole du parquet allemand, Wiebke Hoffelner, s’est bornée à dire que la décision ne serait « pas prise cette semaine »

La justice allemande dispose d’un délai de 60 jours pour trancher sur la remise de M. Puigdemont à Madrid.

Elle aura à décider si des infractions similaires à celles pour lesquelles M. Puigdemont est poursuivi en Espagne existent en droit allemand.

Il est inculpé de « détournement de fonds publics » et, comme douze autres dirigeants indépendantistes, de « rébellion », délit passible de 30 ans de prison en Espagne.

Au total, 25 dirigeants indépendantistes ont été inculpés, dont 12 de délits moins graves comme « désobéissance ». Neuf sont incarcérés et cinq, dont Carles Puigdemont, ont fui à l’étranger et sont visés par des mandats d’arrêt.

Tous sont accusés d’avoir préparé pendant des années, en ignorant tous les avertissements du gouvernement et des tribunaux, la rupture avec l’Espagne qui a débouché sur une éphémère déclaration d’indépendance.

Les poursuites pour « rébellion » restent cependant controversées, car elles supposent « un soulèvement violent » qui, selon des juristes, ne s’est jamais produit.

– « Infractions bien concrètes » –

Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel, a qualifié l’Espagne d' »Etat de droit démocratique » et a relevé qu’il régnait « une confiance toute particulière entre les autorités judiciaires des pays membres de l’UE ».

Il a aussi rappelé que selon Madrid, M. Puigdemont et ses camarades ne sont pas poursuivis pour « des idées politiques, des idées d’indépendance, mais en raison d’infractions bien concrètes ».

M. Puigdemont a été interpellé par les policiers du Land de Schleswig-Holstein alors qu’il venait du Danemark voisin en voiture pour rejoindre la Belgique, où il s’était réfugié fin octobre après l’échec de la sécession.

Les forces de l’ordre allemandes avaient été alertées de sa venue par le représentant de la police criminelle allemande à Madrid.

Le ministère allemand de l’Intérieur n’était pas en mesure de dire si les services de renseignement espagnols étaient impliqués, comme l’a annoncé Madrid, et suivaient l’homme politique catalan.

D’après la presse espagnole, les espions espagnols avaient placé une balise sur la voiture du dirigeant sécessionniste.

Une autre indépendantiste exilée, Clara Ponsati, a indiqué « prendre des dispositions » pour se livrer aux autorités en Ecosse.

En Belgique, la justice a demandé « des informations complémentaires » à son homologue espagnole sur les mandats d’arrêt européens émis contre Merixtell Serret, Anton Comin et Lluis Puig.

En attendant, leurs avocats ayant fait savoir que leurs clients se étaient à la disposition de la justice, « il n’y a pas de danger manifeste de soustraction à justice, les intéressés ne sont pas activement recherchés », a annoncé le parquet de Bruxelles.

Une sixième indépendantiste en fuite, Marta Rovira, se trouverait en Suisse selon la presse espagnole.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 15h42)                

Croatie: défilé contre un traité sur les violences contre les femmes

mars 24, 2018

Des manifestants opposés à la ratification par la Croatie de la Convention d’Istanbul sur les violences contre les femmes défilent à Zagreb, le 24 mars 2018 / © AFP / STR

Des milliers de Croates ont manifesté samedi à Zagreb contre la Convention d’Istanbul sur les violences à l’égard des femmes, estimant qu’elle promeut une « théorie du genre » et que sa ratification menacerait les valeurs traditionnelles de leur pays.

« Je suis un père, pas un parent! », « Stop à la violence contre la Croatie! », pouvait-on lire sur des banderoles, lors de ce défilé soutenu par la puissante église catholique croate.

Dans les églises du pays, les prêtres avaient appelé les fidèles à s’élever contre cette Convention du Conseil de l’Europe qui, à leurs yeux, saperait les valeurs traditionnelles croates.

Cette manifestation s’est tenue deux jours après que le Premier ministre de centre droit, Andrej Plenkovic, a annoncé que la Convention d’Istanbul serait présentée au Parlement en vue de sa ratification.

Au son de chants patriotiques ou religieux, sous une forêt de drapeaux croates, les manifestants ont voulu expliquer qu’ils se sentaient « menacées dans (leur) propre pays », leur a lancé une des organisatrices, Gordana Turic. « La Convention d’Istanbul est contre le christianisme », a-t-elle poursuivi.

Quand le nom de Plenkovic était évoqué, la foule répondait « Trahison! Trahison! ». Le Premier ministre est en butte à l’opposition de la frange conservatrice de son parti, le HDZ.

Aux yeux de cette mouvance de la formation au pouvoir, la Convention d’Istanbul ferait la promotion d’une « théorie du genre ».

« Je veux que la famille et les valeurs de la famille soient protégées, alors que la Convention les attaque », a dit à l’AFP Ivana Horvat, une employée de bureau de 38 ans.

Pour tenter d’apaiser la situation, Andrej Plenkovic a fait savoir que la loi de ratification comprendrait un passage pour assurer que les programmes scolaires « n’introduiraient pas de théorie du genre » et qu’il n’y aurait pas d’amendement de la Constitution, laquelle définit le mariage comme l’union d’une femme et d’un homme.

Plusieurs organisations de défense des droits des femmes ont accusé les groupes conservateurs et l’Eglise « d’inventer une +théorie du genre+ pour protéger un système patriarcal ».

Presque 90% des 4,2 millions de Croates sont catholiques.

La Convention d’Istanbul a été ratifiée par 28 pays, dont 17 membres de l’Union européenne, rejointe en 2013 par la Croatie.

La Bulgarie a récemment renoncé à la ratifier, également en raison d’une référence supposée à une « théorie du genre ». En février, le Premier ministre slovaque avait pris une décision similaire.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2018 14h53)                

Brésil: 2.000 personnes manifestent dans la favela de l’élue assassinée

mars 18, 2018

Marche à Rio de Janeiro dans la favela où était née Marielle Franco, une conseillère municipale assassinée, pour demander justice pour cette militante engagée contre le racisme et la violence policière, le 18 mars 2018 / © AFP / Mauro PIMENTEL

Quelque 2.000 personnes ont manifesté dimanche à Rio de Janeiro dans la favela où était née Marielle Franco, une conseillère municipale assassinée mercredi, pour demander justice pour cette militante engagée contre le racisme et la violence policière.

« La voix de Marielle ne restera pas silencieuse », clamait dans un mégaphone l’une des leaders de la marche.

Marielle Franco, une femme noire charismatique de 38 ans qui avait créé la surprise en 2016 en devenant conseillère municipale, s’était fortement engagée contre le racisme et la violence policière.

C’est au retour d’un rassemblement pour la promotion des femmes noires que la voiture qui transportait Marielle Franco a été prise en chasse par un véhicule.

Après une course-poursuite, les assaillants ont ouvert le feu et la conseillère a été atteinte par plusieurs balles à la tête. Son chauffeur a aussi été abattu et son assistante blessées.

La militante était originaire de la favela de Maré, l’une des plus violentes de Rio, située au nord de la ville, non loin de l’aéroport international.

Ce vaste quartier peuplé de 140.000 habitants vit depuis des années au rythmes des fusillades, entre guerres des gangs de narcotrafiquants et interventions musclés des forces de l’ordre qui tentent de s’interposer.

La manifestation de dimanche, mélange de consternation et de colère, est la dernière des nombreuses mobilisations ayant eu lieu dans tout le Brésil à la suite de cet assassinat qui a bouleversé le pays, d’autant que le crime a apparemment été commis avec des munitions de la police.

Selon le ministre de la Sécurité, les balles utilisées dans l’assassinat auraient été volées des années auparavant à la police.

Jeudi, 50.000 personnes avaient manifesté leur colère et leur chagrin dans les rues de Rio, quelque 30.000 à Sao Paulo et des milliers d’autres dans d’autres grandes villes du pays.

Vendredi, un petit garçon d’un an, un homme et une femme ont été tués par des balles perdues lors d’une fusillade entre des trafiquants de drogue et la police dans une favela du nord de Rio de Janeiro.

Romandie.com avec(©AFP / 18 mars 2018 22h28)                

RDC: tensions à la cathédrale de Kinshasa à la veille d’une marche anti-Kabila

février 24, 2018

Photo prise le 12 janvier 2012 de la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa / © AFP/Archives / JUNIOR D.KANNAH

Cathédrale envahie, barrages policiers, message de fermeté : la tension montait samedi soir à Kinshasa à quelques heures d’une manifestation des catholiques contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

Les autorités de la ville de Kinshasa ont interdit samedi l’organisation de la marche prévue pour dimanche dans la capitale, comme ils avaient interdit les précédentes.

Faute d' »itinéraire à suivre, la ville ne saurait prendre acte de votre manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient », a écrit le gouverneur de Kinshasa André Kimbuta aux organisateurs, le Comité laïc de coordination (CLC).

Dans la matinée, M. Kimbuta avait invité les organisateurs de la marche à une séance de travail en vue d’examiner son itinéraire. Cette rencontre n’a finalement pas eu lieu.

Pour ajouter à la confusion, en fin de journée, plusieurs centaines de militants du parti présidentiel ont envahi l’enceinte de la cathédrale de Kinshasa, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Nous sommes venus prendre possession de la cathédrale Notre-Dame du Congo pour participer à la messe de dimanche (…) et défendre la patrie », a déclaré à l’AFP Papy Pungu, le président des jeunes leaders du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

« Nous passerons la nuit ici », a-t-il précisé, alors que la présence des ces militants coiffés pour la plupart de bérets rouges a créé un climat de panique à Lingwala, un quartier du nord de Kinshasa.

« Ils sont venus à bord de plusieurs bus Transco (la compagnie publique de transport en commun), ils ont envahi la grotte de la Vierge, c’est de la provocation », a réagi sur place Félicité Mbula, une fidèle de la paroisse.

« L’église est fermée, nous n’avons pu avoir la messe ce soir », a-t-elle déploré.

Ces militants du PPRD « prétendent venir prier dimanche, mais on ne passe pas la nuit dans nos paroisses », a jugé Antoine Bokoka, responsable du service du protocole paroissial. Ils ont finalement quitté le lieu aux environs de 20h00 après une négociation avec la police.

– ‘Objectif zéro mort’ –

Le CLC a le soutien de l’épiscopat, qui a demandé aux Congolais de « demeurer debout et vigilants ».

Dans la capitale, le climat est tendu, avec des barrages, où les policiers fouillent les véhicules et contrôlent les identités des passagers.

Les précédentes marches du comité laïc de coordination, qui avaient été interdites par les autorités, les 31 décembre et 21 janvier, avaient été réprimées à balles réelles, faisant une quinzaine de morts d’après l’Église, deux selon les autorités.

Le gouverneur « n’a pas pris acte de la marche de demain (dimanche) et nous a instruit de prendre des dispositions pour sécuriser la population et faire échec à quiconque tentera de troubler l’ordre public », a déclaré à des journalistes le général Sylvano Kasongo, chef de la police de Kinshasa.

« L’objectif c’est (d’avoir) zéro mort », a ajouté cet officier, visé par une plainte pour « assassinat » à l’occasion de la répression de la marche du 21 janvier.

« J’ai dit aux policiers de ne pas tirer sur la population civile. Nous avons d’autres méthodes pour maintenir l’ordre public. On a le matériel non létal, on a pas droit de tirer sur la population à balles réelles. Nous serons stricts mais courtois », a assuré le général Kasongo.

Kinshasa a estimé samedi que l’Église se livrait à un « activisme politique partisan », selon un compte rendu publié à l’issue d’un conseil des ministres tenu par le président Kabila.

Des membres du clergé « coalisés avec une frange radicalisée de l’opposition et des groupes subversifs dits +citoyens+ (…) incitent depuis peu la population au soulèvement », estime le gouvernement.

Le 26 janvier, le président Joseph Kabila avait déjà critiqué l’ingérence de l’Église catholique dans les affaires politiques en RDC lors de sa conférence de presse : « Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Les catholiques demandent à M. Kabila, dont le deuxième et dernier mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne se représentera pas à la prochaine présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2018 23h06)                

Des milliers d’Ukrainiens manifestent à Kiev en soutien à Saakachvili

février 18, 2018

Les manifestants ont marché dans le rues de Kiev le 18 février 2018 pour soutenir l’ancien président géorgien, Mikheïl Saakachvili, devenu opposant au président ukrainien Petro Porochenko. / © AFP / Sergei SUPINSKY

Plusieurs milliers de partisans de l’opposant et ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili ont manifesté dimanche à Kiev pour exiger son retour en Ukraine et demander la démission du président ukrainien Petro Porochenko.

Expulsé d’Ukraine le 12 février vers la Pologne, M. Saakachvili a été d’abord un allié de M. Porochenko avant d’en devenir l’un de ses plus farouches adversaires, accusant le président ukrainien de corruption.

Les partisans de l’opposant ont brandi dimanche dans les rues de Kiev des portraits du président ukrainien barrés d’une croix, scandant « Porochenko est un voleur » ou encore « démission ».

Ils étaient près de 10.000 selon un journaliste de l’AFP sur place, 3.000 selon un décompte du ministère ukrainien des Affaires intérieures.

« Les gens n’en peuvent plus: rien ne change et tout va vers le pire », a expliqué à l’AFP une des manifestantes, Galina Zagorouïko.

Ancien président de la Géorgie, petit pays du Caucase du sud, Mikheïl Saakachvili, 50 ans, a été nommé en 2015 par M. Porochenko gouverneur de la région ukrainienne d’Odessa.

Un an et demi plus tard, il a démissionné pour se consacrer à la lutte contre la corruption, accusant le gouvernement ukrainien de ne pas mener les réformes exigées par le soulèvement populaire de Maïdan.

Il avait ainsi organisé plusieurs manifestations contre la corruption.

Après avoir obtenu la nationalité ukrainienne, il en a ensuite été déchu et est devenu apatride, ayant déjà perdu sa nationalité géorgienne. Expulsé une première fois, il était revenu en Ukraine en forçant le passage de la frontière avec la Pologne avec une foule de ses partisans.

M. Saakachvili a de nouveau déclaré compter sur la mobilisation de ses partisans pour pouvoir revenir en Ukraine et reprendre son combat contre « la dictature des oligarques » et le « pillage de l’économie » par le gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 17h31)                

Guinée: 2 morts dans des heurts entre manifestants et forces de l’ordre

février 12, 2018

Conakry – Au moins deux jeunes hommes ont été tués dans des heurts lundi entre manifestants et forces de l’ordre en Guinée, où se combinaient des protestations liées aux résultats des élections locales du 4 février et à la reprise d’une grève des enseignants.

« Il y a eu deux morts aujourd’hui (lundi) dans des circonstances non encore élucidées », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara.

« Les deux jeunes gens ont été tués par les forces de l’ordre dans des heurts avec des jeunes dans le quartier de Hamdallaye », fief de l’opposition dans la banlieue de Conakry, a indiqué une source sécuritaire.

« La première victime est tombée sous les balles d’une patrouille de la police nationale », a ajouté cette source, sans donner d’indication sur les circonstances du second décès.

De jeunes manifestent à Conakry depuis les élections locales pour exiger la « vérité des urnes », l’opposition ayant mis en garde le pouvoir contre la tentation d’une « fraude massive ».

Après avoir publié le 9 février de premiers résultats très partiels, portant sur 18 des 342 communes guinéennes, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a indiqué lundi avoir proclamé ceux de quelque 150 communes.

Selon ces résultats partiels, le parti du président Alpha Condé était au coude-à-coude avec celui du chef de l’opposition, l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo (2004-2006).

La semaine dernière, les violences post-électorales avaient déjà fait au moins sept morts, dont quatre mineurs.

Le représentant pour l’Afrique de l’Ouest du secrétaire général de l’ONU, Mohamed Ibn Chambas, qui a achevé dimanche une visite de cinq jours à Conakry, a estimé lundi « fondamental que la Céni puisse accomplir son travail dans le calme et la sérénité », selon un communiqué.

Il a en conséquence exhorté les parties prenantes à « s’unir pour endiguer les discours de haine, les actes de violence et les violations des libertés et des droits fondamentaux ».

De son côté, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a appelé dimanche les protagonistes à « s’abstenir de tout recours à la violence et privilégier les voies de dialogue et de recours pacifiques ».

La journée de lundi a aussi marquée par des manifestations liées à la reprise d’une grève dans l’enseignement, largement suivie à Conakry et dans plusieurs villes de province.

Des manifestants, dont des jeunes d’âge scolaire, ont brûlé des pneus et érigé des barricades sur l’une des principales artères de la capitale, vite démantelées par les forces de l’ordre, a rapporté un correspondant de l’AFP.

« Nous demandons à tous les enseignants de reprendre le chemin de l’école », a déclaré à la presse le ministre de l’Education nationale, Ibrahima Kalil Konaté, affirmant que « toute revendication syndicale à caractère salarial ou sociétal doit être débattue sans diatribe et dans un cadre institutionnel ».

Début décembre, après trois semaines de grève pour réclamer des augmentations de salaires, le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) avait suspendu « pour deux mois » le mouvement pour laisser le temps à la négociation.

Mais le 1er février, le syndicaliste Aboubacar Soumah, dissident de cette organisation, avait promis une « grève générale illimitée » à partir du 12 février, considérant que les revendications salariales à l’origine de la mobilisation n’avaient pas été satisfaites.

Romandie.com avec(©AFP / 12 février 2018 20h10)                                            

Marche interdite en RDC: la police met en garde contre tout « trouble à l’ordre public »

janvier 20, 2018

Kinshasa – La police congolaise a mis en garde contre tout trouble « à l’ordre public » à Kinshasa, samedi, à la veille d’une marche interdite contre le maintien du président Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo.

« Il va sans dire qu’aucune action ou tentative visant à troubler l’ordre public ne sera tolérée sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa », a prévenu le commissaire provincial Sylvano Kasongo dans un communiqué de presse.

« Demain (dimanche), nous allons nous déployer pour empêcher toute marche dans la ville de Kinshasa », a-t-il indiqué à l’AFP.

En soirée, la police avait allégé les points de contrôle qu’elle avait installés dans l’après-midi sur les grands axes en centre-ville.

Les autorités de Kinshasa ont indiqué vendredi qu’elles interdisaient la marche à l’appel d’un collectif catholique dimanche à la sortie de la messe dans les quelque 160 paroisses de la capitale.

Des appels ont été lancés dans d’autres villes congolaises.

Le 31 décembre, la dispersion d’une première « marche pacifique » avait fait six morts, dont cinq à Kinshasa, d’après les Nations unies et la nonciature apostolique. Les autorités affirment qu’il n’y avait eu aucune victime.

Les organisateurs du « comité laïc de coordination » demandent au président Kabila de déclarer publiquement qu’il a l’intention de quitter le pouvoir, ainsi que le respect d’un accord politique majorité-opposition signé fin 2016.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 21h38)                                            

États-Unis: manifestations géantes pour la 2e « Marche des femmes » anti-Trump

janvier 20, 2018

Des manifestants réunis pour la « Marche des femmes » à Washington le 20 janvier 2018 / © AFP / Andrew CABALLERO-REYNOLDS

Manifestations géantes dans les grandes villes américaines et retour des bonnets roses: la Marche des femmes, qui avait défié Donald Trump il y a un an, a fait un retour en force samedi, portée par le mouvement #Metoo et les élections de novembre prochain.

Il n’y avait pas de chiffre global pour ces rassemblements organisés dans les grandes villes américaines, dont Washington, Philadelphie, Boston ou Denver, pour beaucoup des bastions démocrates qui ont voté contre Trump en novembre 2016.

La plus importante manifestation a eu lieu à Los Angeles, deuxième ville du pays, avec quelque 500.000 manifestants, selon le maire démocrate Eric Garcetti. A New York, la police a estimé la foule rassemblée sur plusieurs dizaines de pâtés de maisons le long de Central Park à 200.000 personnes. Beaucoup étaient coiffées des bonnets roses emblématiques de la marche anti-Trump de l’an dernier, qui avait selon le Washington Post rassemblé plus de 3 millions de personnes à travers le pays.

Dans plusieurs villes, soleil et stars étaient au rendez-vous: le réalisateur Rob Reiner a dénoncé depuis la Californie un président « raciste » et « sexiste », tandis que les actrices Whoopi Goldberg à New York et Natalie Portman à Los Angeles exprimaient un soutien plus global au mouvement anti-harcèlement sexuel #Metoo.

Appelant à « une révolution du désir », Natalie Portman a galvanisé les manifestants en soulignant que « l’an dernier, nous parlions du début d’une révolution (…) Aujourd’hui, grâce à vous, la révolution est en marche! »

Heather Arndt, 44 ans, une artiste qui manifestait à Los Angeles, s’est indignée que Donald Trump ait pu être élu malgré « la façon dont il a traité les femmes ». « Je veux qu’il sache que nous formons une force puissante et qu’on va changer ça », a-t-elle déclaré.

Au festival de cinéma de Sundance, dans l’Utah, les manifestants emmenés par Jane Fonda ont aussi bravé le froid et la neige pour manifester.

Au-delà du #Metoo, les pancartes brandies par les manifestants, qui défilaient dans une ambiance détendue, souvent avec enfants et amis, reflétaient les multiples raisons de leur opposition à l’administration Trump: du durcissement de la politique migratoire aux menaces pesant sur le droit à l’avortement en passant par des accusations d’incompétence.

« Par où commencer? Il y a trop de choses qui ne vont pas, je ne peux pas choisir », a déclaré LeighAnn Ferrara, une mère de 35 ans, quant aux raisons qui l’ont poussée à venir manifester avec deux voisines depuis le nord de l’Etat de New York. Toutes avaient ressorti les bonnets roses tricotés pour la marche de l’an dernier, malgré un temps doux et ensoleillé.

Alors que les manifestants dénonçaient en masse les politiques de l’administration Trump un an exactement après son arrivée au pouvoir, le président américain a tâché de présenter les choses à son avantage.

Dans un tweet, il a encouragé à défiler pour « célébrer les réussites historiques et les succès économiques sans précédent des 12 derniers mois » en ajoutant: « Taux de chômage féminin au plus bas depuis 18 ans! ».

Au moins un manifestant à New York, Dion Cini, a indiqué manifester « pour soutenir le président » et « le premier anniversaire de la renaissance des Etats-Unis grâce à sa victoire ».

– ‘Elan formidable’ –

Mais à quelques exceptions près, la foule était massivement hostile au locataire de la Maison Blanche et déterminée à se mobiliser pour les élections de mi-mandat de novembre prochain, lorsque les démocrates espèrent ravir aux républicains la majorité du Congrès.

« La marche de l’an dernier avait déjà dépassé les attentes (…) A l’approche des élections de mi-mandat, je trouve que nous avons un élan formidable », s’est réjouie Vitessa Del Prete, 51 ans, une ex-militaire qui manifestait à Washington avec sa fille de 14 ans, vêtues en « Wonder Woman » et « Superwoman ».

« L’objectif du jour est d’enregistrer des centaines de milliers d’électeurs à travers les Etats-Unis », a aussi affirmé Marion Novack, 71 ans, qui appelait au milieu du cortège new-yorkais à s’inscrire rapidement sur les listes électorales.

La Women’s March a d’ailleurs appelé dimanche à un nouveau rassemblement à Las Vegas, dans l’Etat du Nevada (ouest), dont elle espère faire un exemple de bataille réussie pour la reconquête du Congrès.

D’autres manifestations sont prévues dimanche par les organisatrices, dans quelques villes américaines mais aussi européennes, notamment à Berlin.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2018 01h15)                

La Tunisie, sous tension, marque le 7e anniversaire de sa révolution

janvier 14, 2018

Des Tunisiens manifestent devant le siège du puissant syndicat UGTT à Tunis à l’occasion du 7e anniversaire de la révolution, le 14 janvier 2018 / © AFP / Anis MILI

La Tunisie a marqué dimanche le septième anniversaire de sa révolution dans un contexte de vive tension sociale, comme en témoignent de récents troubles, en raison de la persistance des maux -pauvreté, chômage, corruption- à l’origine de la chute de la dictature.

Sur l’avenue Bourguiba dans le centre de Tunis, l’un des lieux emblématiques du soulèvement qui fut le point de départ des révoltes arabes, plusieurs centaines de personnes ont manifesté par groupes séparés à l’appel de partis et de syndicats, pour marquer l’anniversaire de la chute de Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de règne sans partage.

Des membres du collectif citoyen « Manich Msamah » (« Je ne pardonnerai pas ») ont défilé en brandissant les photos de « martyrs » de la révolution. Un peu plus loin, des jeunes manifestaient pour l’emploi, tandis que des membres du parti islamiste Ennahdha se succédaient sur un grand podium.

L’avenue a été placée sous très haute sécurité et les arrivants étaient soumis à des fouilles.

L’ambiance, généralement bon enfant, n’occultait toutefois pas une grogne sociale persistante, qui a récemment refait surface dans l’ultime pays rescapé du Printemps arabe.

Sept ans après le départ de Ben Ali, qui vit en exil en Arabie saoudite, nombre de Tunisiens estiment avoir gagné en liberté mais perdu en niveau de vie.

Malgré le succès relatif de sa transition démocratique, la Tunisie ne parvient en effet pas à s’extirper de la morosité économique et sociale. La semaine dernière, des manifestations pacifiques et des émeutes nocturnes ont secoué plusieurs villes.

– ‘Couffin vide’ –

Alimentée par un chômage persistant, la grogne a été exacerbée par des hausses d’impôts prévues dans le budget 2018, grignotant un pouvoir d’achat déjà éprouvé par une inflation en hausse (plus de 6% fin 2017).

Les protestataires réclament la révision du budget voté en décembre mais aussi une lutte plus efficace contre la corruption, autre fléau persistant.

Devant le siège du puissant syndicat UGTT, une foule a exprimé ce vif mécontentement, à l’image de Foued El Arbi, brandissant un couffin vide avec la mention « 2018 ».

« Ce couffin vide résume notre situation médiocre sept ans après la révolution », a fustigé ce professeur de philosophie.

« Nous protestons contre cette loi de finances (…) qui détruit le pouvoir d’achat de la majorité des Tunisiens et sert les intérêts des corrompus et des pilleurs », a de son côté dit à l’AFP Hamma Hammami, le porte-parole du Front populaire, qui défilait sur l’avenue Bourguiba.

Cette coalition de partis de gauche a été accusée par le chef du gouvernement Youssef Chahed d’être responsable des derniers troubles, lors desquels quelque 803 personnes soupçonnées de violence, de vol et de pillage ont été arrêtées, selon le ministère de l’Intérieur.

Le président Béji Caïd Essebsi s’est, lui, rendu dans le quartier populaire d’Ettadhamen, en banlieue de Tunis, où des heurts nocturnes ont opposé des jeunes contestataires aux forces de sécurité la semaine passée.

« Cette année nous allons commencer à nous occuper des jeunes », a assuré M. Essebsi en inaugurant un complexe culturel destiné à la jeunesse.

« La révolution de la liberté et de la dignité (…) a essentiellement été menée par les jeunes » et « il faut que nous nous occupions (…) de ce quartier populaire et défavorisé », a-t-il ajouté.

Mais plusieurs habitants venus pour tenter -en vain- de présenter leurs doléances au président ont exprimé leur frustration.

« Je n’ai pas de quoi acheter un yaourt! », s’époumone en larmes Souad, 40 ans, devant une haie de policiers et de gendarmes. « Il dit qu’il va nous aider et puis il repart dans son palais », lance amèrement Mouna, une lycéenne.

– ‘Libres, mais affamés’ –

La révolution tunisienne avait été déclenchée par l’immolation par le feu le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid -une ville dans l’arrière-pays déshérité- du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, excédé par la pauvreté et les humiliations policières. Sous la pression populaire, Ben Ali avait pris la fuite le 14 janvier. Ce soulèvement a fait 338 morts.

Pour la politologue Olfa Lamloum, les troubles sociaux des derniers jours « révèlent une colère portée par les mêmes (personnes) qui s’étaient mobilisées en 2011 et n’ont rien obtenu ».

« Cela fait sept ans qu’on ne voit rien venir. On a eu la liberté, c’est vrai, mais nous sommes plus affamés qu’avant », a résumé Walid, un chômeur de 38 ans rencontré à Tebourba, près de Tunis, un des fiefs de la contestation actuelle.

Le mouvement social a été lancé début janvier à l’appel de « Fech Nestannew » (« Qu’est-ce qu’on attend? »), dont les instigateurs, issus de la société civile, réclament davantage de justice sociale.

En difficulté financière, notamment après la crise du secteur touristique liée à une série d’attentats jihadistes en 2015, la Tunisie a obtenu un prêt de 2,4 milliards d’euros sur quatre ans du Fonds monétaire international (FMI). En échange, elle s’est engagée à une réduction de son déficit public et à des réformes économiques.

Le gouvernement a promis un plan d’action social qui doit toucher plus de 120.000 bénéficiaires. Il coûtera plus de 70 millions de dinars (23,5 millions d’euros), selon les autorités.

Il prévoit une aide à l’accès à la propriété pour les familles pauvres, des mesures visant à assurer « une couverture médicale pour tous » et une augmentation de l’allocation sociale en faveur des familles nécessiteuses.

Romandie.com avec(©AFP / 14 janvier 2018 14h49)