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Congo/Département de la Bouenza: La première Foire-Exposition des produits dérivés du manioc a tenu promesses !

octobre 23, 2020

     

Département de la Bouenza : La première foire-exposition des produits dérivés du manioc a tenu ses promesses!

Financé par l’Union européenne (U.E.) et mis en œuvre par le Programme alimentaire mondiale (PAM), le projet ‘’ProManioc’’, lancé en septembre dernier à Brazzaville, porte déjà ses fruits. Ils ont été présentés le 15 octobre à Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, au cours d’une foire-exposition, la première organisée par le PAM, en présence du préfet de la Bouenza.

Dans un seul et même espace, la foire a réuni en une journée différents acteurs impliqués dans la chaîne de valeur artisanale du manioc: équipementiers et transformateurs, dans le but non seulement de mettre en relation producteurs et productrices de manioc avec les commerçants mais aussi d’aller à la rencontre des futurs consommateurs afin de leur faire découvrir d’autres produits issus du tubercule de manioc, qui ont besoin de se forger une réputation dans un marché exclusivement dominé presque par le pain de manioc. On peut citer le gari ou semoule de manioc et l’attiéké (couscous de manioc).

La foire s’est déclinée en quatre catégories (machines, produits dérivés du manioc, haricots et gastronomie), qui ont donné lieu à quatre stands où se sont regroupés de façon bien distincte les exposants: le stand de machines où les artisans ont présenté diverses machines conçues et fabriquées pour 50 coopératives de la filière Manioc. Entre autres, râpes et presses pour les producteurs d’amidon; broyeurs d’arachides et pétrisseurs pour les producteurs de ‘’mbala pinda’’ et semouleurs, etc.; le stand des produits dérivés du manioc où des femmes des coopératives ont fait toucher du doigt des produits dérivés comme le gari, l’attiéké, le tapioca, etc; le stand de haricots où productrices et producteurs, fiers les uns, les autres, ont présenté une belle variété de haricots riches en nutriment et en fibre plantés dans cette localité (haricot blanc, jaune et une autre variété venue du Cabinda appelée faute ya mobali (c’est la faute du mari)) avec l’appui du PAM, et le stand gastronomie, merveilleuse vitrine de diversité culinaire où le public a gouté et dégusté avec envie différents mets faits à base des produits dérivés du manioc avant de s’extasier devant leur qualité.

Les visiteurs ont donc découvert une belle palette de productions et se sont informés. Près de la moitié interrogée a affirmé avoir appris quelque chose d’utile à ses réflexes de consommation ou quant au regard qu’elle porte désormais sur le manioc et ses produits dérivés. Outre le pain de manioc bien connu des Congolais et le ‘’mbala pinda’’ prisé dans la Bouenza et le Niari, ils ont été charmés par les nouveaux produits issus du manioc comme les galettes de ‘’mbala pinda’’, la salade de gari, l’attiéké, la farine panifiable du manioc…

Pour les organisateurs, le défi à relever était triple: promouvoir la richesse et la variété des produits issus du manioc; donner aux visiteurs la possibilité de les déguster sous différentes variantes et découvrir les avantages considérables qu’ils offrent en termes de sécurité alimentaire ou apprécier les revenus non négligeables qu’ils peuvent générer.

«Le ciblage de Madingou pour abriter l’évènement est tout à fait pertinent quand on sait la place fondamentale qu’occupe dans notre terroir cette denrée alimentaire à côté du haricot et de l’arachide, trois cultures à la base de la vocation agricole du département de la Bouenza, qualifié de grenier du Congo. En effet, la Bouenza doit beaucoup à cette vocation agricole et son économie rurale en dépend énormément», a dit, dans son mot de bienvenu, Simone Bakoumina, maire de Madingou et présidente du Conseil municipal.

Jean-Martin Bauer, représentant du PAM au Congo, espère que l’organisation de cette première foire-exposition du manioc, au cœur de la Bouenza, ouvrira la voie à d’autres activités de ce type pour faire connaître les produits à base de manioc, ainsi que les acteurs du manioc au Congo. «Après la mise en œuvre de ce projet, a-t-il souhaité, nous voulons qu’on trouve vos produits dans les supermarchés de la capitale et de Pointe-Noire, ainsi que dans les boutiques des quartiers.»

L’ambassadeur de l’U.E. au Congo, Raul Mateus Paula, a fait savoir que cette foire-exposition illustrait les liens étroits de coopération entre le Congo et l’U.E. «La foire-exposition a constitué une étape clé du projet en mettant un accent particulier sur la transformation du manioc en produits encore peu connus au Congo. C’est à travers ce type d’évènements que l’on peut renforcer les liens entre les différents acteurs de la chaîne de valeur manioc et la population congolaise», a-t-il soutenu.

La première édition de la foire-exposition a été un véritable point d’attraction pédagogique valorisant indéniablement les agriculteurs et les artisans exposants, qui ont pu expliquer le rôle qu’ils jouent ou qu’ils peuvent mieux jouer dans la sécurité alimentaire. Le public y a découvert des paysans, en majorité des femmes, plus responsables, passionnés et résolument tournés vers d’autres enjeux. Une bouffée d’oxygène pour eux qui, chaque jour de leur vie, nourrissent et remplissent les assiettes des Congolais!

Le projet ‘’ProManioc’’ est un Programme qui renforce la chaîne de valeur artisanale du manioc et la résilience alimentaire au Congo. Il accorde une grande importance à la sensibilisation des ménages congolais pour qu’ils utilisent les nouveaux produits dérivés qui peuvent se substituer aisément aux produits importés souvent présents dans le panier alimentaire des ménages. D’un coût global de 1,5 million d’euros, soit environ un milliard de Francs CFA, il est mis en œuvre sur une période de deux ans par le PAM. Il vise, entre autres, à renforcer les capacités de 150 artisans-soudeurs, 500 transformateurs des produits dérivés du manioc et à valoriser la commercialisation de ces produits auprès du grand public. 50 groupements de producteurs de manioc au total, seront accompagnés pour qu’ils augmentent leur production. Le programme est également une réponse à la pandémie de COVID-19 qui a fragilisé les chaînes d’approvisionnement et rappelé le besoin de renforcer le potentiel agricole local.

Avec La Semaine Africaine par Viclaire MALONGA

Les prix du blé et du riz devraient atteindre des records à la baisse (FAO)

octobre 6, 2016

Rome (awp/afp) – Les bonnes récoltes attendues pour le blé et le riz devraient contribuer à de nouveaux records à la baisse pour les prix de ces céréales de base, a estimé jeudi l’Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO).

Les perspectives favorables en ce qui concerne particulièrement les céréales de base devraient faire baisser leur prix à un niveau record jamais vu depuis six ans, a expliqué la FAO dans un communiqué.

La production mondiale de céréales devrait atteindre cette année quelque 2,569 milliards de tonnes, soit une hausse de 1,5% par rapport à l’année précédente.

La valeur des importations de produits alimentaires devrait baisser cette année de quelque 11% à 1.168 milliards de dollars.

La FAO a revu ses prévisions à la hausse pour la production mondiale de blé, qui devrait atteindre 742,4 millions de tonnes, aidée par des augmentations en Inde, aux Etats-Unis et en Fédération de Russie, pays appelé à remplacer l’Union européenne en tant que plus grand exportateur de céréales. Or, selon la FAO, l’utilisation totale de blé ne devrait atteindre que 730,5 millions de tonnes.

Dans le même temps, pour la première fois en trois ans, la production mondiale de riz devrait connaître une hausse (+1,3%) qui lui fera atteindre le plus haut niveau de son histoire avec 497,8 millions de tonnes.

La production de céréales secondaires est également appelée à augmenter de 1,8% cette année, du fait de récoltes record aux Etats-Unis, en Argentine et en Inde.

Selon la Bourse de commerce de Chicago, les prix à terme du blé et du maïs ont baissé de plus de 16% depuis le début de l’année, tandis que les prix du riz ont atteint leur plus bas niveau depuis le début de l’année 2008.

La production de manioc, un aliment de base dans le continent africain, où la consommation par habitant dépasse les 100 kilos à l’année, devrait également augmenter de 2,6% cette année pour atteindre les 288 millions de tonnes.

Romandie.com avec(AWP / 06.10.2016 12h43)