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Canada: La communauté musulmane pleure les 3 étudiants morts dans un accident jeudi

février 19, 2021

Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury, Risul Badhon sont morts jeudi dans un accident de voiture près d’Arborg, à 115 km au nord de Winnipeg. Leurs amis et la communauté musulmane sont en deuil.

Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury et Risul Badhon ont perdu la vie dans un accident de voiture après un voyage pour voir les aurores boréales.

© Aranoor Azad Chowdhury/Al Numan Aditta/Risul Badhon/Facebook Al Numan Aditta, Aranoor Azad Chowdhury et Risul Badhon ont perdu la vie dans un accident de voiture après un voyage pour voir les aurores boréales.

Les trois étudiants revenaient d’une excursion pour voir les aurores boréales lorsqu’ils ont percuté un véhicule roulant vers le nord. La collision a eu lieu aux environs de 6 h 30, selon la Gendarmerie royale du Manitoba (GRC).

Au volant de l’autre voiture, une femme de 53 ans a été envoyée à l’hôpital de Winnipeg pour des blessures graves, mais qui ne mettent pas sa vie en danger.

Les trois étudiants originaires du Bangladesh ont été déclarés morts sur les lieux. La collision fait toujours l’objet d’une enquête, mais la piste de l’alcool a été écartée, selon la GRC.

«Ils faisaient partie des meilleures personnes que j’aie jamais rencontrées. De vrais mentors», a déclaré leur ami, Fardeen Zareef.

Les trois amis suivaient des cours à l’Université du Manitoba.

Fardeen Zareef raconte que Aranoor Azad Chowdhury étudiait les statistiques et qu’il était toujours très positif. Il décrit Risul Badhon comme un étudiant sérieux et assidu en troisième année de comptabilité. «Al Numan Aditta était un amour, il étudiait l’agriculture», a-t-il confié.

Fardeen Zareef avait rencontré les trois jeunes en 2018. «Au fil du temps, ils sont devenus mes amis les plus proches, presque comme des frères pour moi et pour la communauté musulmane, a-t-il expliqué. Tout le monde les connaissait et nous sommes tous en deuil».

Fardeen Zareef et ses amis, de gauche à droite, Risul Badhon, Al Numan Aditta et Aranoor Azad Chowdhury, avaient prévu d'obtenir leur diplôme ensemble au printemps.

© Gracieuseté de Fardeen Zareef Fardeen Zareef et ses amis, de gauche à droite, Risul Badhon, Al Numan Aditta et Aranoor Azad Chowdhury, avaient prévu d’obtenir leur diplôme ensemble au printemps.

Le président de l’Association des étudiants musulmans de l’Université du Manitoba, Abdul Ahad, raconte que la nouvelle de l’accident a été annoncée à 10 h 30 et que les familles ont été immédiatement contactées.

«Il leur a fallu un peu de temps pour comprendre la situation, car c’est inconcevable pour les proches, et au Bangladesh c’était la nuit», a-t-il déclaré.

L’Association islamique du Manitoba s’occupe des arrangements funéraires et offre du soutien et des conseils en cas de deuil.

L’Association des étudiants musulmans de l’Université du Manitoba envisage d’organiser une cérémonie de commémoration pour les trois jeunes et plusieurs autres étudiants décédés récemment.

Abdul Ahad explique également que l’association s’entretiendra avec l’administration universitaire vendredi pour discuter de l’organisation d’une veillée.

Radio-Canada avec les informations de Nicholas Frew/CBC

350 nouveaux cas et 10 nouveaux décès au Manitoba

décembre 18, 2020

Le Manitoba annonce 350 cas et 10 décès, dont 6 sont liés à des éclosions dans des foyers de soins ou des hôpitaux.

Le Dr Jazz Atwal est le médecin hygiéniste en chef adjoint du Manitoba.

© John Woods/La Presse canadienne Le Dr Jazz Atwal est le médecin hygiéniste en chef adjoint du Manitoba.

Par ailleurs, la province continue de travailler à améliorer le traçage des cas pour identifier les personnes qui se sont rétablies. Les autorités de la santé publique sont en mesure de retirer 1400 personnes du nombre de cas actifs, annonce le médecin hygiéniste en chef adjoint, le Dr Jazz Atwal.

Les données du jour

Le taux de positivité sur cinq jours s’établit à 13,6 % à l’échelle provinciale et à 13,1 % pour Winnipeg.

Depuis le début du mois de février, 398 970 tests de dépistage ont été effectués, dont 2167 jeudi. Les enquêtes sur ces cas sont en cours et le public sera informé s’il existe un risque pour la santé publique.

Éclosions

L’information concernant les éclosions dans les centres correctionnels et les établissements de soins de santé est maintenant disponible en ligne, et peut être consultée (en anglais) ici.

Une éclosion s’est déclarée à l’unité MSP de l’Hôpital général de Thompson, qui a été placée en zone rouge.

Des éclosions se sont aussi déclarées au foyer Brooklyn Terrace Assisted Living à Steinbach, au foyer Boyne Lodge Personal Care Home à Carman, ainsi que dans les foyers Riverview Health Centre, Concordia Personal Care Home, Pembina Place Personal Care Home, Southeast Personal Care Home et à Action marguerite Saint-Vital, tous situés à Winnipeg.

Les éclosions et expositions possibles sont listées par région sur le site Internet de la province, en français ou en anglais.

La liste des centres de dépistage de la province est disponible en français ou en anglais.

  1. un homme d’une quarantaine d’années de la région Santé Sud
  2. un homme d’une cinquantaine d’années de la région Santé Sud lié à l’éclosion à l’Hôpital général Morris
  3. une sexagénaire de la région de Winnipeg
  4. une septuagénaire de la région Santé Sud
  5. une octogénaire de la région Entre-les-Lacs et de l’Est liée à l’éclosion à Kin Place
  6. un octogénaire de la région Prairie Mountain, lié à l’éclosion au foyer Gilbert Plains personal care home
  7. un octogénaire de la région Santé Sud lié à l’éclosion au foyer Salem Home
  8. une nonagénaire de la région de Winnipeg liée à l’éclosion au Convalescent Home
  9. une nonagénaire de la région de Winnipeg liée à l’éclosion au foyer Charleswood Care Centre
  10. un nonagénaire de la région Santé Sud

La province rappelle aussi que seuls des travailleurs de la santé peuvent recevoir le vaccin pour le moment.

Le médecin hygiéniste en chef de la province exhorte les Manitobains à rester à la maison, à ne quitter leur foyer que pour des raisons essentielles, à observer les mesures sanitaires lorsqu’ils doivent sortir et à ne recevoir personne dans leur maison.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada-Manitoba: Presque tous les résidents d’un centre de soins de Transcona atteints par la COVID-19

décembre 8, 2020

Le centre de soins de longue durée Park Manor à Transcona vit l'une des pires éclosions de la province.

© / Capture d’écran – Google Maps Le centre de soins de longue durée Park Manor à Transcona vit l’une des pires éclosions de la province.

Quatre-vingts pour cent des 82 résidents du centre de soins de longue durée Park Manor du quartier Transcona, à Winnipeg, sont atteints de la COVID-19. Le besoin de personnel se fait de plus en plus criant à mesure que les travailleurs sont envoyés chez eux pour s’isoler. Neuf résidents, soit plus de 10% du total, sont décédés depuis l’annonce de l’éclosion le 5 novembre.

Park Manor est aux prises avec la plus importante éclosion au Manitoba actuellement. L’établissement est tellement en sous-effectif que son directeur général, Abednigo Mandalupa, a dû s’occuper de la lessive la fin de semaine dernière.

«C’est un combat. Ce n’est pas facile et nous essayons de suivre les protocoles et faire ce qui est en notre pouvoir pour protéger les résidents.»

En tout, 64 résidents, et 28 membres du personnel ont été déclarés positifs à la COVID-19 dans ce centre à but non lucratif.

Un manque d’équipement

Selon Abednigo Mandalupa, si le virus s’est aussi rapidement propagé, c’est parce que les résidents vivent dans des chambres à deux ou quatre lits.

Il ajoute que le personnel n’a pu être équipé de masques N-95 qu’à partir du 25 novembre. L’Office régional de la santé de Winnipeg n’a pas ajusté ses équipements avant cette date. Selon le porte-parole de l’Office, Paul Turenne, l’attente a été longue car la priorité était donnée aux centres avec des éclosions plus importantes.

Abednigo Mandalupa précise aussi que du personnel a été redéployé dans le centre de soins et qu’un responsable de clinique supervise les opérations tout en travaillant à résoudre notamment les problèmes d’effectif et de gestion.

Paul Turenne affirme que si la situation s’aggrave, Park Manor peut prendre contact avec l’équipe médicale d’urgence du Service d’incendie et de soins paramédicaux de la Ville de Winnipeg.

À 96 ans, William Westervelt a contracté la maladie à la fin du mois de novembre. Il ne présente pour le moment que de légers symptômes selon sa fille Lillian Westervelt qui estime que l’établissement fait du mieux qu’il peut avec les ressources qu’il a à sa disposition. Elle pense néanmoins que «le personnel a besoin d’être écouté et pris en considération».

La Croix-Rouge appelée à la rescousse

Le député provincial néo-démocrate de Transcona, Nello Altomare, est inquiet par le fait que le personnel n’ait pu avoir des masques N-95 adéquats qu’à la fin du mois dernier.

«Que faisait le gouvernement durant l’été? Préparer des panneaux publicitaires avec “Prêts, soyez protégés et croissez”?»

Après avoir discuté avec le directeur général et des familles de résidents, Nello Altomare juge que le gouvernement provincial ne devrait pas hésiter à faire appel à la Croix-Rouge ou l’armée pour remédier à cette situation.

La Croix-Rouge est d’ailleurs déjà déployée dans l’établissement de soins de longue durée Maples, le centre de soins Golden Links Lodge et le foyer de soins personnel de Saint-Norbert.

Nello Altomare demande aussi que des tests pour les personnes asymptomatiques soient effectués dans les centres de soins pour prévenir les éclosions.

 Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Kristin Annable

Canada: La GRC croit avoir retrouvé les corps des deux fugitifs au Manitoba

août 7, 2019

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© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc

GILLAM, Man. — La chasse à l’homme qui dure depuis plus de deux semaines dans l’ouest du pays est enfin terminée. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a retrouvé les corps de deux hommes dans le nord du Manitoba, mercredi matin, et les policiers croient qu’il s’agit des deux fugitifs soupçonnés d’avoir commis trois meurtres en Colombie-Britannique.

Une autopsie sera pratiquée à Winnipeg, a précisé la commissaire adjointe Jane MacClatchy en conférence de presse, pour confirmer légalement qu’il s’agit bien de Bryer Schmegelsky, âgé de 18 ans, et de Kam McLeod, âgé de 19 ans.

L’intervention permettra du même coup de déterminer la cause des décès.

Les deux corps ont été retrouvés dans un secteur où la végétation est très dense, à environ un kilomètre de l’embarcation endommagée qui avait été repérée la semaine dernière sur les rives du fleuve Nelson, dans la région de Gillam, au Manitoba.

Des plongeurs avaient alors été dépêchés sur place pour effectuer des recherches dans le cours d’eau, qui n’avaient donné aucun résultat, mais d’autres recherches effectuées par des équipes spécialisées ont permis de repérer les corps dans un secteur qualifié d’«inhospitalier» en raison de la végétation.

La chasse à l’homme avait débuté le 23 juillet lorsque les deux jeunes hommes, d’abord présentés comme des disparus, sont officiellement devenus des suspects du meurtre de l’Australien Lucas Fowler et de sa copine américaine Chynna Deese.

Ils ont ensuite été formellement accusés, le 24 juillet, du meurtre de Leonard Dyck, un professeur de l’Université de la Colombie-Britannique. Des mandats d’arrêt pancanadiens avaient à ce moment été lancés.

La GRC en Colombie-Britannique, responsable de l’enquête sur les trois meurtres, doit également tenir une conférence de presse en fin de journée mercredi.

Une question de temps

En conférence de presse, la commissaire adjointe de la GRC Jane MacClatchy a rendu hommage à la ténacité et à l’ingéniosité des policiers sur le terrain. Bien que les suspects n’avaient pas été vus depuis le 22 juillet, les enquêteurs étaient persuadés qu’il ne s’agissait que d’une question de temps avant qu’ils soient retrouvés.

«Nos policiers savaient qu’il suffirait de découvrir un seul élément de preuve pour faire avancer cette enquête», a-t-elle déclaré.

Cette découverte est survenue vendredi dernier, le 2 août, quand des objets liés aux deux hommes ont été trouvés sur le rivage du fleuve Nelson. Cette piste a permis de réduire la zone de recherche et finalement de trouver les cadavres.

«Je sais que les dernières semaines ont été extrêmement difficiles pour les familles de toutes les personnes touchées par la série d’événements. J’espère que l’annonce d’aujourd’hui leur apportera un certain réconfort», a mentionné avec empathie Mme MacClatchy.

La Presse canadienne

Canada: les recherches des deux fugitifs accusés de meurtres bientôt réduites

juillet 31, 2019

 

La police canadienne a annoncé mercredi qu’elle allait réduire ses recherches dans une région inhospitalière du Manitoba (centre) pour tenter de retrouver deux jeunes Canadiens soupçonnés de trois meurtres, introuvables après neuf jours de traque.

L’armée de l’air, qui participait aux opérations depuis le week-end dernier avec deux avions équipés de matériel de surveillance sophistiqué, va se retirer et le nombre de policiers maintenus dans la région de Gillam pour cette enquête va être diminué dans les prochains jours, a annoncé un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), Jane MacLatchy. «Au cours de la prochaine semaine, la GRC commencera à réduire les opérations de recherche dans le nord du Manitoba», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. «Nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas trouvé les suspects», «ce n’est pas terminé», a-t-elle insisté. «Au cours de la dernière semaine, nos policiers ont tout mis en oeuvre pour trouver les suspects», Kam McLeod, 19 ans, et Bryer Schmegelsky, 18 ans, a rappelé la commissaire-adjoint.
Dans cette région «immense et impitoyable» couverte de forêts marécageuses peuplées d’ours et d’insectes piqueurs, la police a «ratissé environ 11.000 km2», fouillé plus de 500 habitations, exploré les pistes de plus de 250 renseignements, a-t-elle précisé. «Malgré ces efforts extraordinaires, il n’y a toutefois eu aucune observation confirmée des suspects» depuis la découverte de leur véhicule incendié, le 23 juillet à une quarantaine de kilomètres de Gillam (nord du Manitoba).

Les deux fugitifs ont abouti dans la région de Gillam, située à plus de 1000 km au nord de Winnipeg, la capitale du Manitoba, au terme d’une cavale en voiture de plus de 3.000 km à partir de la Colombie-Britannique. Ils sont formellement accusés du meurtre sans préméditation d’un professeur de botanique de 64 ans, Leonard Dyck. Ils sont également soupçonnés d’avoir tué un jeune Australien de 23 ans, Lucas Fowler, et son amie américaine Chynna Deese, 24 ans, dont les corps avaient été trouvés le 15 juillet le long d’une route dans le nord de la Colombie-Britannique (ouest).

Dimanche soir, suite à un renseignement jugé «crédible», la police canadienne avait concentré ses recherches sur une petite localité située à une centaine de km au sud-ouest de Gillam, York Landing. La zone a été passée au peigne fin, en vain. Interrogée par un journaliste, la porte-parole de la police fédérale n’a pas exclu mercredi que les deux fugitifs soient morts, ou qu’ils aient réussi à quitter la région de Gillam en déjouant l’important dispositif policier. Elle a appelé les Canadiens à signaler à la police tout suspect potentiel. Mercredi après-midi, la police de l’Ontario, province située au sud-est du Manitoba, a annoncé avoir reçu un signalement d’un véhicule suspect dont les deux occupants correspondent au profil des suspects. La voiture a été aperçue dans la petite bourgade de Kapuskasing, au centre de l’Ontario, à plus de 1.000 kilomètres de Gillam à vol d’oiseau.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Une chasse à l’homme dans une région reculée tient le Canada en haleine

juillet 26, 2019

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Kam McLeod et Bryer Schmegelsky, derrière lui, sont activement recherchés. HO / Royal Canadian Mounted Police / AFP

 

Deux hommes suspectés d’avoir commis un triple meurtre se cachent dans une forêt marécageuse depuis 4 jours.

Ils sont cachés près d’une localité reculée du Manitoba, probablement dans une dense forêt marécageuse habitée par des ours, des loups et infestée d’insectes piqueurs. Deux jeunes Canadiens suspectés d’un triple meurtre échappaient encore vendredi aux policiers lancés à leurs trousses.

Depuis mardi, la bourgade de Gillam, près de la baie d’Hudson, est sur le qui-vive, scène de cette chasse à l’homme pour tenter de retrouver Kam McLeod, 19 ans, et Bryer Schmegelsky, 18 ans. Tous deux sont considérés «armés» et «dangereux», avertit la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), qui appelle la population à ne surtout pas les approcher. «Ils pourraient avoir changé d’apparence et quelqu’un qui n’était pas conscient de leur identité aurait pu leur fournir de l’aide, par inadvertance, pour quitter la région», a observé la GRC vendredi. «Nous étudions toutes les possibilités», a souligné une porte-parole de la police.

Les fugitifs ont abouti dans ce village situé à plus de 1 000 km au nord de Winnipeg, la capitale du Manitoba, au terme d’une cavale en voiture de plus de 3.000 km à partir de la Colombie-Britannique. Ils étaient d’abord considérés comme «disparus» dans cette dernière province riveraine du Pacifique depuis qu’un premier véhicule avait été retrouvé incendié vendredi dernier. Non loin de là, la police avait aussi retrouvé le corps inanimé d’un homme, finalement identifié comme étant celui de Leonard Dyck, un professeur de botanique à l’université de Colombie-Britannique, âgé de 64 ans. Mardi, la police s’est ravisée et a annoncé que les deux Canadiens originaires de l’île de Vancouver étaient soupçonnés de ce meurtre, ainsi que de celui de l’Australien Lucas Fowler, 23 ans, et de sa petite amie américaine Chynna Deese, 24 ans. Les deux corps de ce couple avaient été retrouvés le long d’une route dans le nord de la Colombie-Britannique. Mercredi, les deux fugitifs ont formellement été accusés du meurtre sans préméditation de Leonard Dyck.
Car entre-temps, ceux que la police croyait disparus avaient été vus dimanche au volant d’un véhicule Toyota dans le nord de la province de la Saskatchewan. La police a d’ailleurs diffusé vendredi une vidéo des deux hommes, filmée dimanche dans cette province, alors qu’ils se trouvaient dans un magasin. Des cueilleurs de fraises ont ensuite retrouvé leur véhicule, incendié, lundi soir près de Gillam, déclenchant la chasse à l’homme.

Des conditions difficiles de survie

La police a reçu plus de «120 renseignements» au sujet des deux jeunes Canadiens, observés à deux reprises à Gillam, mais pas depuis lundi, selon la porte-parole, et un barrage a été installé sur l’unique route – une piste de terre – menant à Gillam. Chiens pisteurs, drone, camion blindé: les policiers en tenue de combat et armés jusqu’aux dents concentrent leurs recherches dans la dense forêt, parfois impénétrable, autour de Gillam. Pour le maire de la bourgade, Dwayne Forman, les conditions sur le terrain rendent le travail difficile pour les policiers, mais encore davantage pour les fugitifs. «Ils se mesurent à un terrain brutal. C’est un secteur marécageux, densément boisé. Dans les marécages, les insectes sont atroces», a-t-il dit à la chaîne CTV. Les ours noirs abondent dans la région, parfois aussi visitée par des ours polaires venus de la baie d’Hudson, distante de 150 km, selon Dwayne Forman. «Je serais extrêmement surpris s’ils pouvaient survivre longtemps ici».

Par Le Figaro.fr avec AFP