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Espagne: Valls et Barcelone, une «décision intime» plus que «politique»

mai 19, 2019

Valls

Manuel Valls Pau Barrena / AFP.

L’ancien premier ministre Manuel Valls, qui a traversé les Pyrénées pour se présenter à la mairie de Barcelone, s’est confié au Parisien sur la raison de ce nouvel engagement et sur le retour dans son pays natal.

« C’est d’abord une décision intime. Peut-être que pour la première fois, ce n’est pas la politique qui décide. Elle joue un rôle, c’est le levier pour justifier ce choix, mais il est avant tout personnel. Quoi qu’il arrive, ma vie est ici», a déclaré l’ancien chef du gouvernement de François Hollande, dans un registre intimiste qu’on ne lui connaît guère.

«C’est sans doute un long processus qui a mûri», déclare Manuel Valls, qui évoque un «déclic», «des sensations qui reviennent», «un retour aux sources», «des changements dans ma vie personnelle». Une dernière formule qui renvoie à son idylle avec Susana Gallardo, riche héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall. L’ancien premier ministre d’ajouter : «En mon for intérieur, je me dis : C’est de ça dont j’ai besoin. Une nouvelle vie, une nouvelle étape. Sans doute que la Méditerranée, le soleil et Barcelone me manquent. Sans doute que j’ai envie de retrouver un équilibre personnel».

On apprend aussi que Manuel Valls, naturalisé français à 20 ans, a récupéré sa carte d’identité espagnole et qu’il habite «rue de Paris» à Barcelone. «Il se trouve sur liste d’attente pour devenir « socio » du Barça, son club fétiche«, ajoute Le Parisien .

Les élections municipales ont lieu dimanche 26 mai, Manuel Valls ne part pas favori.

Par Le Figaro.fr

Manuels Valls, un « combattant » à l’assaut de la mairie de Barcelone

septembre 24, 2018

Manuel Valls prononçant un discours à Barcelone, lors d’un rassemblement anti-indépendantiste le 18 mars 2018. / © AFP/Archives / Pau Barrena

L’ancien Premier ministre Manuel Valls, qui doit annoncer mardi sa candidature à la mairie de Barcelone, est un « combattant » et un passionné de politique, prêt à tenter à 56 ans l’aventure risquée d’une « nouvelle vie » en Espagne après avoir lourdement chuté en France.

Né dans la capitale catalane le 13 août 1962, ce fan du Barça a grandi à Paris et a été naturalisé français à vingt ans, perdant sa nationalité espagnole. Sa victoire aux municipales de mai 2019 n’a pour l’heure rien d’une évidence.

Ses amis saluent le panache d’une reconversion jamais vue. « C’est un choix de combattant. Manuel Valls prend son risque », commente l’ancien conseiller élyséen Aquilino Morelle, décrivant un « homme très courageux, très volontaire, très déterminé, très entier » et qui « vit par la politique ».

Ses opposants dénoncent une ultime trahison, celle des électeurs de l’Essonne qui l’ont élu d’un cheveu député en juin 2017, au moment où son avenir politique semble bouché en France.

« Voilà plus de quatorze mois que nous ne sommes plus représentés. A l’Assemblée, il est aux abonnés absent (…) Son slogan c’était +proche de vous+ mais Barcelone, c’est loin d’Evry! », tempête son adversaire Insoumise aux législatives, Farida Amrani.

Manuel Valls n’en a cure. « Vous direz ce que vous voudrez. Une seule chose compte pour moi, la manière dont je serai perçu à Barcelone », a-t-il confié à L’Express début septembre.

– Réformiste et républicain –

Lancé tout jeune en politique auprès de Michel Rocard, l’ancien maire d’Evry (2001-2012) a fait d’une forme de transgression sa signature à gauche.

En 2007, il voulait changer le nom du Parti socialiste. A Matignon, où il succède à Jean-Marc Ayrault de 2014 à 2016 après avoir été ministre de l’Intérieur, il fustige la « gauche passéiste », lance un « j’aime l’entreprise » devant le patronat ou approuve l’interdiction du « burkini » par des maires de droite.

« Il est à la fois réformiste voire social-libéral sur le plan économique (…) et républicain, attaché à la laïcité et une expression rigoureuse du pouvoir régalien », résume le politologue Laurent Bouvet.

Son regard dur, ses réparties sèches, sa moue fréquente lui confèrent l’image d’un homme autoritaire. En période d’attentats, son autorité et sa stature rassurent aussi.

Défenseur de la déchéance de nationalité et de la loi Travail, théoricien des « gauches irréconciliables » et d’un rapprochement des « progressistes » de gauche et de droite, Manuel Valls laisse un souvenir amer au Parti socialiste.

« Avoir confié la responsabilité du gouvernement à Manuel Valls c’était une grave erreur (…) Ce garçon n’a pas de corpus idéologique, ou très peu », l’a fusillé la semaine dernière sur RMC l’ancien ministre du Travail François Rebsamen.

Candidat malheureux à la primaire PS de 2017, M. Valls a fait le choix de ne pas parrainer le vainqueur Benoît Hamon, et d’apporter son soutien à Emmanuel Macron, ce qui lui a aliéné une grande partie de ses soutiens.

« Valls n’a plus d’amis. Il a tellement déçu et trahi tout le monde, il n’a même pas aidé ses fidèles à trouver un job… », confie une ancienne proche.

– « Triple culture » –

À l’Assemblée, M. Valls siégeait depuis juin 2017 comme député apparenté dans les rangs de La République en marche, ne dissimulant pas son envie de « gouverner » à nouveau un jour. Mais sa défense parfois virulente d’une laïcité de combat était en décalage avec la vision du président de la République, qui s’est inquiété en décembre d’une « radicalisation de la laïcité ».

Fils du peintre catalan Xavier Valls et d’une mère suisse italienne, Manuel Valls confiait en 2015 au Parisien avoir jusqu’à 16 ans vécu « pleinement cette triple culture espagnole -et catalane-, italienne et française », parlant catalan chez ses parents. Il avait aussi fait de son « amour de la France » et de son patriotisme une marque de fabrique.

Père de quatre enfants, nés d’un premier mariage, il s’est remarié en 2010 avec la violoniste Anne Gravoin, dont il s’est séparé en avril.

La presse espagnole s’est fait l’écho ces dernières semaines d’une relation amoureuse présumée entre l’ancien Premier ministre et Susana Gallardo, riche héritière d’un laboratoire pharmaceutique, et comme lui anti-indépendantiste convaincue.

Romandie.com avec(©AFP / (24 septembre 2018 15h13)

Manuel Valls séparé: découvrez qui est la nouvelle femme de sa vie

avril 19, 2018

Coup de foudre à l’As­sem­blée

 

INFO VOICI – Manuel Valls séparé : Décou­vrez qui est la nouvelle femme de sa vie
 Manuels Valls

Après 12 ans de vie commune, Anne Gravoin et Manuel Valls ont fini par se sépa­rer. Et pour cause : l’an­cien Premier ministre roucoule aujourd’­hui au bras d’Oli­via…

L’in­for­ma­tion tombait ce matin par l’in­ter­mé­diaire de nos confrères de Paris Match. Après douze ans de vie commune, Manuel Valls annonçait sa sépa­ra­tion avec Anne Gravoin. Une décla­ra­tion surprise lorsque l’on sait qu’il y a seule­ment deux mois de cela, l’an­cien Premier ministre annonçait aux enfants d’Au tableau sur C8 vivre une très belle histoire d’amour avec la violo­niste. «  [Anne] je l’ai rencon­­­trée il y a très très très long­­­temps, quand j’avais une ving­­­taine d’an­­­nées, souli­­gnait alors l’an­­cien loca­taire de Mati­gnon. Elle était plus jeune que moi [ils ont trois ans d’écart, ndlr] et on a eu une première histoire d’amour. » Une « première » parce que le couple s’était déjà séparé une fois, il y a des années de cela. « [Anne Gravoin] a fait sa vie, s’est mariée, a eu une fille, expliquait-il. Moi, j’ai fait ma vie, j’étais très heureux, on a eu quatre enfants avec Natha­­­lie qui est une profes­­­seure des écoles. Et puis c’est la vie, on s’est sépa­­­rés et puis j’ai retrouvé Anne, un peu par hasard, et on a cette belle histoire d’amour. C’est de l’ordre de l’in­­­time, c’est notre histoire. »

Aujourd’­hui, nous sommes en mesure de vous dire qu’à l’époque où Manuel Valls prononçait ces quelques phrases, son cœur battait déjà pour une autre femme.

Si les raisons de la rupture entre le député apparenté LREM (La République en marche) de la 1re circonscription de l’Essonne à l’Assemblée Nationale et la violoniste restent inconnues, une autre femme s’invite dans le tableau. Voici révèle en effet que Manuel Valls est certes séparé, mais déjà recasé avec une femme issue de la sphère politique, tout comme lui. Il s’agit d’Olivia Grégoire, « une élue de la Répu­blique en marche âgée de 39 ans« , récemment nommée porte-parole de son mouve­ment poli­tique à l’As­sem­blée natio­nale. Entre cette jeune élue et Manuel Valls, tout est allé très vite, révèle égale­ment VSD. Les deux tour­te­reaux, insé­pa­rables depuis plusieurs semaines, vivent – presque ensemble – dans les beaux quar­tiers de Paris.  VSD nous en apprend un peu plus sur la nouvelle compagne de Manuel Valls, dressant le portrait de la députée de la 12e circons­crip­tion de Paris (correspondant aux 7e et 15e arron­dis­se­ments).

Olivia Grégoire Olivia Grégoire. Apaydin Alain/ABACA

Diplômée de Sciences Po Paris et de l’ESSEC, Olivia Grégoire a dirigé une agence de communication qu’elle a abandonnée pour se consacrer entièrement à son engagement politique. Ancienne collaboratrice de Jean-Pierre Raffa­rin à Mati­gnon, puis de Xavier Bertrand aux Affaires sociales, la nouvelle compagne de Manuel Valls ne cache pas ses ambitions, se décrivant elle-même comme « un Jack Russell et un bull­do­zer« , propos tenus auprès de L’Obs en juin 2017. Si le visage d’Olivia Grégoire ne vous est pas inconnu, rien de surprenant puisque la députée faisait partie de ceux choisis pour représenter La Répu­blique en Marche sur les plateaux de télévision, notamment lors de la campagne présidentielle et celle des législatives.

« Jack Russel et un bulldozer »

Lycée privé à Neuilly-sur-Seine, diplômes d’histoire, Sciences-Po Paris, master en marketing dans la prestigieuse Essec… Olivia Grégoire, née en 1978 à Paris, commence sa carrière politique en 2002 à 24 ans en tant que chargée de mission auprès du premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin. Sept ans plus tard, elle collabore avec Xavier Bertrand au ministère des Affaires sociales. En 2011, elle s’oriente temporairement vers le privé. Après plusieurs emplois dans le secteur de la publicité et enfin de la communication chez l’industriel Saint Gobain, elle fonde en 2014, Olicare, sa propre société de conseil en stratégie. Mais elle ne reste jamais loin de la politique. D’ailleurs, son nom apparaît à plusieurs reprises dans les Macron Leaks.

Cédant de nouveau à l’appel des affaires publiques, Olivia Grégoire est désignée candidate dans la 12e circonscription de Paris le 19 mai 2017. Un mois plus tard, celle qui se décrit comme un «Jack Russel et un bulldozer» (L’Obs, juin 2017), se fait élire là où historiquement l’emporte la droite. Depuis, elle siège à l’Assemblée nationale (place 284), est porte-parole du groupe LREM et membre de la Commission des finances.

« J’ai connu le chômage »

Un CV certes fourni mais qui ne justifie pas qu’on la qualifie de privilégiée. «J’ai connu le chômage, les prud’hommes, j’ai monté ma boîte. Vous croyez qu’à 38 ans je vais me mettre le doigt sur la couture du pantalon ?» assène Olivia Grégoire dans les colonnes de L’Obs en juin 2017. Et, dans l’hémicycle, aussi, la députée monte au créneau.

À François Ruffin qui accuse les parlementaires LREM de ne pas se soucier du sort des bas salaires, rappelle Brain, elle rétorque en juillet 2017 : «Vous n’avez aucune leçon à nous faire en matière d’origine sociale, et à commencer par moi, voyez-vous. Je suis petite-fille de couturière !» Avant de poursuivre sous les applaudissements : «Nous sommes nombreux parmi ces bancs de LREM et partout dans l’Assemblée à venir de milieux très modestes.»

Toutes les photos de ce nouveau couple sont à retrou­ver dans votre prochain numéro de Voici, en kiosque vendredi !

 

Voici.fr avec purepeople.com et Lefigaro.fr

Espagne: Valls, un ancien Premier ministre français « en campagne » en Catalogne

décembre 17, 2017

L’ancien Premier ministre français Manuel Valls arrive à un meeting du parti de centre-droit Ciudadanos à Barcelone, le 16 décembre / © AFP / LLUIS GENE

L’ancien Premier ministre socialiste français Manuel Valls se souvient beaucoup ces jours-ci de ses racines catalanes, au point de s’impliquer pleinement dans la campagne contre les indépendantistes qui tentent de retourner au pouvoir lors des élections du 21 décembre.

Il multiplie les interviews aux médias espagnols. En début de semaine, il était à Barcelone, puis à Madrid. Il a rencontré le roi, le chef de file socialiste catalan Miquel Iceta et des entrepreneurs. Samedi à l’aube il quittait à nouveau Paris pour la Catalogne, pour une vraie journée de politique en campagne: petit déjeuner-colloque, débat sur l’Europe et rencontre avec une association anti-indépendantiste le soir.

Il soutient des candidats de partis opposés à la sécession: le Parti socialiste, mais aussi le Parti populaire de Mariano Rajoy (droite) et le libéral Ciudadanos, fer de lance de la lutte contre les séparatistes.

« Je fais campagne pour la Catalogne, l’Espagne, l’Europe », répond-il quand on lui demande de quel côté il se place.

L’ancien chef du gouvernement (2014-2016), né espagnol mais naturalisé français, aime rappeler qu’il a grandi à Barcelone où il a même participé à une manifestation pour défendre l’autonomie catalane, « en 1976 ou 77 », alors que l’Espagne découvrait la démocratie, après la mort du dictateur Francisco Franco.

« Je viens ici bien sûr avec ces racines qui sont celles de ma famille, mais je viens d’abord comme Français et d’abord comme Européen », a-t-il confié à l’AFPTV samedi.

Plus tard, participant à un débat organisé par le parti Ciudadanos, avec le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, il assure que les clivages gauche-droite sont dépassés par celui qui oppose les partisans de l’Europe des Nations et les « populismes ».

– Interpellé sur Twitter –

Témoin des débats qui agitent les familles catalanes, sa propre soeur, Giovanna Valls, qui vit à Barcelone et s’oppose à la mise sous tutelle de la région par Madrid, l’a interpellé sur Twitter, contre son soutien affiché à cette suspension de facto de l’autonomie catalane.

« Basta, au nom du grand-père Magi », lui-a-t-elle écrit.

M. Valls répond que sa soeur n’en est pas pour autant indépendantiste et qu’ils gardent des « relations affectueuses ». Il demande de ne pas l’inclure dans le débat car elle n’est pas « une politique ».

Il refuse d’entrer dans les controverses sur les violences policières qui ont émaillé le référendum interdit du 1er octobre, ou encore sur l’absence de dialogue entre le gouvernement de Mariano Rajoy et les dirigeants catalans qui a précédé la tentative de sécession du 27 octobre suivie de la destitution immédiate du gouvernement régional par Madrid.

« Je pourrais parler des rendez-vous réussis ou ratés, dit-il à l’AFP, mais « j’interviens car il y a un Etat démocratique (…) et je considère que le séparatisme aurait des conséquences majeures pour l’Espagne et l’Europe ».

En France, le député Manuel Valls avait annoncé en juin qu’il quittait le Parti socialiste et affiche son soutien au mouvement du président Emmanuel Macron, La République en marche (LREM).

Il siège comme député apparenté du groupe LREM. Depuis quelques mois, il multiplie les voyages à l’étranger.

Son engagement catalan est-il la première étape d’un nouveau projet politique ?

Manuel Valls répond simplement que c’est « le fruit d’une réflexion approfondie sur l’Europe, qui « est à un tournant » après avoir vécu le Brexit, l’essor des populismes, la crise des réfugiés, la multiplication des attentats jihadistes. « Elle est en manque de projets » et il faut la défendre.

Un de ses adversaires les plus féroces en France, Jean-Luc Mélenchon, le président de la France Insoumise, fait lui aussi campagne en Catalogne, au côté de la liste Catalunya en Comun, proche de son allié Podemos (extrême-gauche).

Podemos est contre la sécession mais pour un référendum d’autodétermination.

M. Mélenchon en a profité pour l’égratigner. « Vous n’avez pas besoin qu’un ex-Premier ministre français vienne vous dire comment vous taper dessus n’est-ce pas? », a-t-il ironisé dans un entretien à un journal catalan, en assurant que M, Valls aimait « la bagarre ».

Celui-ci a préféré ne pas répondre « à une énième polémique avec ce personnage ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2017 10h31)                

France: Manuel Valls quitte le Parti socialiste et siègera avec le groupe LREM

juin 27, 2017

cartevoeu

L’ancien premier ministre, lâché par les ténors de la gauche, a décidé de quitter le PS et siègera comme apparenté au groupe de La République en marche.

C’était annoncé depuis plusieurs semaines, c’est aujourd’hui officiel, l’ancien premier ministre Manuel Valls a annoncé mardi son retrait du Parti socialiste. «Une page pour moi se tourne. Une partie de ma vie politique s’achève. Je quitte le Parti socialiste, ou le Parti socialiste me quitte», a-t-il déclaré au micro de RTL.Celui qui avait été battu à la primaire socialiste avait soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle. Il siègera dans le groupe La République en Marche à l’Assemblée. «Je ne siégerai pas dans un groupe où il y aurait des ambiguïtés et où l’on ne voterait pas la confiance au gouvernement. Moi, je voterai la confiance au gouvernement le 4 juillet prochain», a-t-il précisé. Réuni ce mardi matin, le groupe LREM a accepté que l’ancien premier ministre siège à leurs côtés comme apparenté.

Ces derniers jours, la question de son intégration à un groupe divers gauche, crée avec l’aide des radicaux de gauche, a été évoquée. Mais au lendemain d’une réunion des artisans de ce groupe en construction, l’un de ses artisans François-Michel Lambert a annoncé sur LCI que Manuel Valls «n’y sera pas».

Le député de la première circonscription de l’Essonne était adhérent du PS depuis 37 ans. Il s’en est pris verbalement à la gauche qui «renonce à l’exercice de la responsabilité». «La gauche n’a pas assumé la cohérence de ce bilan (de François Hollande), n’a pas assumé la social-démocratie, les réformes sur la sécurité, sur la loi Travail, n’a pas assumé ses positions sur la lutte contre le terrorisme», a-t-il listé, estimant avoir eu à subir les conséquences de «(ses) positions sur une certaine idée de la France, sur la laïcité». «De compromis en compromission avec l’islam, (la gauche) s’est perdue (…) On ouvre la porte à des personnes dangereuses pour la République», a-t-il encore regretté.

Lefigaro.fr

France: Cambadélis demande à Valls de choisir entre le PS et La République en marche

mai 9, 2017

Pour l'aile gauche du PS, Manuel Valls «ne fait plus partie de la famille».

Pour l’aile gauche du PS, Manuel Valls «ne fait plus partie de la famille». Crédits photo : PHILIPPE DESMAZES/AFP

Pas de double appartenance possible, assure la direction du parti. Pour «punir» l’ex-premier ministre, les proches de Benoît Hamon souhaitent investir un candidat face à lui.

Pas de cadeau pour Manuel Valls. Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a souligné mardi qu’il était «impossible» à Manuel Valls d’avoir à la fois sa carte d’adhérent au PS et de briguer l’investiture En Marche! aux législatives comme l’ancien premier ministre l’a annoncé dans la matinée. Si ceux qui visent une double appartenance «veulent s’affirmer contre le gouvernement alors qu’il n’est pas encore constitué, qu’ils restent au Parti socialiste. S’ils veulent faire autre chose, qu’ils le disent, mais ça ne représente que 5% du Parti socialiste», a assuré la patron du PS à l’entrée du bureau national qui se tenait mardi matin rue de Solferino. «Si certains veulent partir ou se singulariser qu’ils le fassent et nous laissent travailler», a-t-il insisté.

Les proches de Benoît Hamon sont encore plus tranchants. Après les déclarations fracassantes de l’ancien premier ministre, Mathieu Hanotin, proche de l’ex-candidat socialiste, affirme que le problème est désormais «politique». «La messe est dite, au moins il a le mérite de la clarté», commente l’ancien directeur de campagne du candidat socialiste, pour qui Valls ne «fait plus partie du PS». «Je remarque d’ailleurs qu’il n’est pas très bien accueilli à En marche!, forcément les trahisons ça refroidit», poursuit-il. «Il a choisi de partir du PS», abonde Guillaume Balas, ancien coordinateur du projet présidentiel de Benoît Hamon.

L’eurodéputé assure qu’il n’est pas «obsédé par les réglements de compte», mais qu’il se «s’interdisait pas» de demander l’investiture d’un candidat estampillé PS face à Manuel Valls, dans la première circonscription de l’Essonne. «On veut un candidat face à lui qui soit soutenu par le PS, qui représente notre plateforme, qui représente la gauche», confirme Mathieu Hanotin, qui ajoute que ce sera le cas partout où des actuels socialistes demandent de se présenter sous la bannière La République en Marche. Pour Pascal Cherki, député de Paris proche lui aussi de l’ancien candidat, Manuel Valls ne fait désormais plus partie du PS. «C’est le traître absolu comme dirait le président de la République [Emmanuel Macron, dans le documentaire Les coulisses d’une victoire, diffusé lundi soir sur TF1], on ne veut pas le garder dans nos rangs!». Le cas Valls sera inévitablement discuté au cours du bureau national. Lors de cette réunion, les socialistes doivent déterminer leur stratégie vis-à-vis d’Emmanuel Macron. «Ce serait une lourde erreur de décider de participer à la future majorité, de donner des signes d’ouverture au centre-droit. Si c’est le cas, nous proposerons notre propre plateforme», menace Guillaume Balas.

France: Valls, Royal, Raffarin, NKM et Estrosi réunis par BHL contre le FN

mai 3, 2017

Emmanuel Macron, Jean-Pierre Raffarin, et Manuel Valls à Blagnac, le 2 juillet 2015.

Emmanuel Macron, Jean-Pierre Raffarin, et Manuel Valls à Blagnac, le 2 juillet 2015. Crédits photo : PASCAL PAVANI/AFP

Tous participeront à un «forum républicain contre l’abstention», qui se tiendra vendredi, entre 17 heures et minuit, et qui sera diffusé en direct dans une quinzaine de villes.

«Il faut être totalement lucide. Si je gagne le 7 mai, ce ne sera pas à 80%, parce qu’il n’y aura pas de front républicain», déclarait Emmanuel Macron dans une interview au Figaro la semaine dernière. Force est de le constater, le leader d’En Marche! – qui affrontera Marine Le Pen au second tour de la présidentielle dimanche -, n’a pas reçu le même soutien que Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen en 2002. À tel point qu’il plafonne au mieux à 60% dans tous les sondages parus depuis le premier tour.

Face à ce constat, Bernard-Henri Lévy et Jacques-Alain Miller ont décidé d’organiser un «forum républicain contre l’abstention», qui se tiendra vendredi, entre 17 heures et minuit, à la Maison de la Chimie, à Paris, et qui sera diffusé en direct dans une quinzaine de villes. Sur l’affiche qui annonce l’événement, le visage de Marine Le Pen est représenté sur un fond noir. «Nous avons improvisé cela dans un mouvement de colère», explique BHL, qui juge «intolérable, insupportable, l’idée que la candidate du Front national puisse atteindre 40% des voix au second tour».

Pour BHL, il existe un «système mélencho-lepéniste»

Plusieurs participants sont attendus à cette après-midi de débats, dont des journalistes, des écrivains, des intellectuels, des journalistes, des psychanalistes… Mais aussi des responsables politiques issus de tous les bords de l’arc républicain. Parmi eux se trouvent notamment les anciens premiers ministres Manuel Valls (PS) et Jean-Pierre Raffarin (LR), ainsi que Christian Estrosi (LR), Bernard Kouchner (PS), Pierre Moscovici (PS), Ségolène Royal (PS), Thierry Solère (LR), ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet (LR).

Selon Bernard Henri-Lévy, cette réunion va permettre de «provoquer le sursaut d’un front républicain qui a tardé à se mettre en œuvre, et qui reste encore trop timide à ce jour». Le philosophe anticipe également les critiques qui pourraient émaner du Front national, où l’on dénonce souvent «l’UMPS». «Il y a aujourd’hui deux “systèmes”: le système mélenchono-lepéniste, qui représente un risque considérable, et l’autre, le nôtre, celui de la Maison de la Chimie. Je revendique le second. Il n’est pas honteux. Il est beau. Car ce système-là, c’est celui de la République!», martèle-t-il.

Lefigaro.fr par Arthur Berdah

France: « Responsable » ou « infamie »… les électeurs socialistes divisés par la décision de Valls de voter Macron

mars 30, 2017

Le choix de l’ex-premier ministre de voter pour le leader d’En marche ! dès le premier tour de la présidentielle a suscité un torrent de réactions, indignées ou favorables.

Manuel Valls et Emmanuel Macron le 8 février 2016 à Paris.

Manuel Valls et Emmanuel Macron le 8 février 2016 à Paris. PATRICK KOVARIK / AFP
Jamais les électeurs n’ont été aussi indécis à moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, ni l’abstention aussi menaçante. Pour autant, jamais le scrutin n’a semblé susciter autant d’intérêt. En moins d’une heure, mercredi 29 mars, vous étiez déjà plus de trois cents à avoir répondu à l’appel à témoignages du Monde.fr. Nous voulions connaître votre réaction à la décision de Manuel Valls, le même jour, de voter dès le premier tour pour le leader d’En marche !, Emmanuel Macron, au détriment du vainqueur de la primaire du Parti socialiste, Benoît Hamon. Le déferlement de messages fut sans précédent. Les 1 032 réactions recueillies sont à l’image de la gauche à la veille du scrutin présidentiel, profondément divisées.

« Déni de démocratie »

Parmi les électeurs du candidat socialiste à la primaire, beaucoup se disent révoltés par la « trahison » de l’ex-premier ministre, qui avait promis de soutenir le vainqueur du scrutin. Ils font également part de leur « dégoût » face à ce qu’ils considèrent comme un « déni de démocratie ».

« C’est une honte, une infamie, tonne Monique G., retraitée. J’ai toujours voté socialiste… Je suis totalement outrée, dégoûtée, scandalisée. » « Le vote des militants et sympathisants est purement et simplement bafoué. Rendez-moi mes 2 euros ! », réclame Guillaume B., médecin à Strasbourg, en allusion à la somme réclamée pour participer à la primaire. Un militant socialiste se dit « totalement perdu », avec « l’impression de [s]’être fait avoir encore une fois ».

Certains reprochent à Manuel Valls d’avoir pris position publiquement. « Il peut voter pour qui il veut – le vote est confidentiel –, mais il devait soutenir Hamon en public, c’était la moindre des choses, s’agace Gilles P., cadre à Blaye, en Gironde. Un traître, un mauvais perdant et le principal artisan de la déconfiture de la gauche, voilà ce que l’on retiendra de lui. »

L’argument du « vote utile » brandi par le candidat malheureux à la primaire ne les convainc pas. « Je crois que ce qui me gêne le plus c’est l’excuse de “lutte contre le FN”, explique Vanessa B. Au second tour, je pourrais entendre/comprendre le vote utile », mais pas au premier.

Valls accusé de faire le jeu de l’abstention et du FN

La déception est à la mesure de l’espoir que chacun plaçait dans son suffrage. Aaron H., étudiant de 22 ans à Montpellier, a voté pour la première fois de sa vie lors de la primaire de la gauche. Mais cette première expérience est déjà une désillusion :

« C’était la première fois que je pouvais participer à la prise de décision dans mon pays, que mon avis, que ma vision de la France serait pris en compte, et j’ai choisi Benoît Hamon. Son projet incarne la France dans laquelle je veux vivre, grande et généreuse. La décision de Valls est pire qu’une trahison, c’est une insulte. Elle nous montre que finalement on ne compte pas. Elle prouve aux abstentionnistes qu’ils ont raison de ne plus croire en la politique puisqu’au final ce sont toujours les mêmes qui décident. »

Comme lui, Véronique F., enseignante, accuse Manuel Valls de « faire le jeu de l’abstention, car finalement, qu’on vote ou pas, notre choix n’est jamais respecté. Comment peut-on être plus pyromane à trois semaines du premier tour ? ».

Pis, en reniant sa promesse de soutenir le vainqueur de la primaire, l’ex-premier ministre ferait le lit du Front national, selon certains. « Le choix de Manuel Valls montre qu’il n’a aucun sens de ce que l’engagement sur l’honneur signifie. Cela alimente l’idée du tous pourris de Le Pen », se désole Nicolas B., de Lyon. Un autre déçu estime que Manuel Valls donne corps à ce qui nourrit le vote frontiste : « L’UMPS tant clamé par le FN, plus aucune croyance dans la parole politique, et le rejet des classes politiques classiques. »

« Traiter Valls de traître, c’est l’hôpital qui se fout de la charité »

Le ton est différent lorsque les électeurs ont voté pour Manuel Valls à la primaire. La plupart disent comprendre et approuver son positionnement, jugé « cohérent ». « Les divergences politiques sont bien plus grandes entre Valls et Hamon, qu’entre Valls et Macron, observe Dominique, commercial à Nantes.

A Marseille, Soazig P. se dit, elle aussi, « 100 % d’accord avec Valls » :

« J’ai voté pour Valls à la primaire et je vais faire comme lui, voter pour Macron. Hamon n’a fait aucun effort pour rassembler, ne serait-ce que le PS. Sa campagne n’est pas bien menée et ne suscite aucun espoir. Bien sûr, en votant à la primaire, on s’est engagé à soutenir le vainqueur, mais pas quoi qu’il fasse ! On n’a pas signé un chèque en blanc. »

Même Benoît C., qui a voté pour Benoît Hamon à la primaire, regrette que son candidat n’ait pas « cherché à rassembler la gauche ». « On est clairement en droit de s’interroger sur [sa] volonté [de] gagner. Je comprends donc la position de Manuel Valls et voterai probablement Macron », dit-il.

Quant aux accusations de trahison du candidat socialiste, elles font sourire les partisans de l’ancien premier ministre. « Je trouve assez drôle de voir Benoît Hamon donner des leçons de loyauté à Manuel Valls, lui qui a “pourri” le quinquennat de Hollande avec les frondeurs. C’est l’arroseur arrosé », s’amuse une électrice. « Traiter Valls de traître, c’est l’hôpital qui se fout de la charité », tempête une autre.

Malgré sa promesse, Manuel Valls ne pouvait pas soutenir le candidat socialiste, estime Pierre L., ingénieur au Havre (Seine-Maritime). « Il est normal que ceux qui croient que le programme de Hamon est mauvais ne le défendent pas. Le contraire serait d’une immense hypocrisie, insupportable : comment Valls pourrait soutenir celui qui l’a empêché de gouverner, l’a forcé à recourir au 49.3 ? De la même façon, qui pourrait imaginer Benoît Hamon soutenir M. Valls, si M. Valls avait gagné la primaire ? J’attends des hommes politiques des convictions, de la cohérence, qui doit être au-dessus de la logique des partis », conclut-il.

Auprès de ces électeurs, l’argument du vote utile semble faire mouche. « J’assume le caractère de vote utile que revêtira le mien en faveur d’Emmanuel Macron. Je n’ai pas envie de prendre le risque, même improbable de voir Mme Le Pen accéder au pouvoir », explique Jean-Marc D., jugeant le choix de Manuel Valls « responsable ».

« Le Parti socialiste vient juste d’exploser »

Effet corollaire du sentiment de trahison éprouvé par les électeurs favorables à Benoît Hamon, le système de primaires est remis en cause. « A quoi servait de faire des primaires si ensuite les socialistes sont incapables de soutenir le candidat choisi ?, s’interroge Livia M. C’est une farce qui dit bien la déliquescence de ce parti incapable d’agir pour monter un projet commun, de fédérer les électeurs et de battre le FN. »

« Ils ont tué la primaire et peut-être le PS par la même occasion », renchérit Pierre-Yves, enseignant dans le Finistère. Comme de nombreux autres votants à la primaire, il appelle les personnalités socialistes ayant rallié Emmanuel Macron à « démissionner du PS ». « Désolé M. Hamon, ces gens sans parole nous conduisent à fuir le PS et à nous tourner vers Jean-Luc Mélenchon », prévient-il.

Perçu par une partie des électeurs de gauche comme « le fossoyeur du PS », Manuel Valls lui aurait porté l’estocade finale et entériné la théorie des deux gauches irréconciliables. Rudy M., à Perpignan, en est convaincu :

« En marche ! est la suite logique du PS de droite. Or, nous autres électeurs sommes apparemment en majorité plutôt du PS de gauche. Le Parti socialiste vient juste d’exploser. »

Un certain nombre de personnes appellent d’ailleurs de leurs vœux une scission du parti. « Si ce soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron pouvait enfin provoquer la scission de ce PS qui réunit des courants si différents ! », espère Christine C. « L’explosion du PS est peut-être la meilleure chose qui puisse arriver aux électeurs de gauche à ce stade », renchérit une autre électrice. Ce scénario paraît désormais de plus en plus probable.

Lemonde.fr par Faustine Vincent , Journaliste au Monde

France: « Tristesse » ou « mépris » après l’annonce par Valls de son soutien à Macron

mars 29, 2017

La décision de Valls de voter pour Macron au premier tour de la présidentielle a provoqué de violentes réactions dans son camp. La droite dénonce la « continuité » de l’équipe Hollande.

Manuel Valls a annoncé, mercredi 29 mars, qu’il voterait pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle. « Je prends mes responsabilités, a-t-il expliqué sur BFM-TV et sur RMC. Ce n’est pas une question de cœur, mais une question de raison. » Une décision qui a immédiatement provoqué la colère de Benoît Hamon et de ses soutiens et a déclenché une série de réactions de colère au sein du Parti socialiste.

Lire notre article :   Valls choisit Macron, quitte à faire imploser le Parti socialiste

A la mi-journée, mercredi, le candidat de la primaire de la Belle Alliance populaire a lancé un « appel solennel » aux électeurs de gauche, leur demandant « de réagir » et « de sanctionner ceux qui se prêtent à ce jeu morbide ».

« Je vous demande (…) de tourner la page de cette vieille politique, de tourner le dos à ces politiciens qui ne croient plus rien et qui vont là où le vent va, au mépris de toute conviction. »

Depuis son QG, le candidat socialiste a ensuite appelé au rassemblement à gauche autour de sa candidature.

« J’appelle désormais tous les électeurs, ceux qui se sont engagés dans la lutte contre les injustices, j’appelle les sociaux-démocrates intimement attachés au progrès social et à la démocratie, mais aussi le Parti communiste, les communistes et Pierre Laurent, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, à réunir leurs forces aux miennes. (…) J’ai une position centrale à gauche, je suis le seul à pouvoir créer les conditions d’une majorité de gauche pour gouverner. Je refuse le vote témoignage. »

Dans la foulée de cette conférence de presse, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a appelé à une rencontre avec Mélenchon, Hamon et Jadot en vue d’une « candidature commune ». « C’est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté », a-t-il affirmé dans un communiqué.

De son côté, Yannick Jadot, vainqueur de la primaire des écologiste et soutien de Benoît Hamon a fait savoir que le candidat socialiste reste « central » à gauche malgré la position de Manuel Valls.

Cambadélis appelle au calme

Plus tôt dans la journée, Arnaud Montebourg a signé l’attaque la plus virulente contre Manuel Valls. « Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l’honneur d’un homme comme Manuel Valls : rien », a réagi, sur Twitter, l’ancien ministre de l’économie, qualifiant son ex-collègue d’« homme sans honneur ». La députée PS Karine Berger a dénoncé un comportement « minable », quand son collègue Philippe Baumel a parlé d’« un dernier 49-3 médiatique pour casser la gauche ».

La maire de Lille, Martine Aubry, a mis en avant sur Twitter, « [s]a conception de l’honneur et de l’éthique », elle qui s’était fait battre par François Hollande, au second tour de la primaire de la gauche en 2011 :

Le codirecteur de campagne du candidat PS, Mathieu Hanotin, a évoqué sur BFM-TV une « minable tentative de sabotage », ajoutant :

« Je trouve toujours bizarre ces responsables politiques qui font appel à ce qu’il y a de plus beau dans notre République, à la démocratie, à ces grands concepts, pour finalement, à la fin, défendre uniquement leurs propres intérêts. »

Patrick Mennucci a aussi critiqué Manuel Valls, s’adressant directement à lui sur Twitter : « Tu nous fais honte. » Le député PS des Bouches-du-Rhône a par ailleurs déclaré au Monde qu’il se sentait « trahi par un premier ministre dont [il a] soutenu le gouvernement pendant deux ans ». « Manuel Valls n’imagine pas le mépris qu’il génère […]. Aujourd’hui, je ne vois pas comment je pourrais m’asseoir dans la salle d’un congrès PS avec lui à la table », dit-il.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s’est dit « triste » de la décision de Manuel Valls de soutenir Emmanuel Macron, appelant « tous les socialistes au calme », sans évoquer d’éventuelles sanctions :

« Je suis triste de ne pas avoir réussi à convaincre Manuel Valls de ne pas soutenir Emmanuel Macron. Je combats cette position. Notre candidat, après la primaire et la convention unanime des socialistes, est Benoît Hamon. Il doit représenter tous les socialistes, les radicaux et tous les écologistes. »

« Emmanuel Macron, c’est François Hollande »

Dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi par des soutiens de M. Hamon, comme l’économiste Thomas Piketty et la sociologue Dominique Méda, un collectif d’intellectuels et d’artistes dénonce « le silence assourdissant » de la direction du PS et de Jean-Christophe Cambadélis face aux défections.

Le ralliement d’Emmanuel Macron fait aussi réagir à droite. François Fillon a affirmé que le ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron montrait que le candidat d’En marche !, « c’est François Hollande ». « Toute l’équipe de François Hollande est autour d’Emmanuel Macron. C’est ce que j’ai toujours dit, Emmanuel Macron, c’est François Hollande », a déclaré M. Fillon, interrogé en marge d’une réunion au Conseil supérieur du notariat.

Laurent Wauquiez, vice-président du parti Les Républicains, avait déjà estimé sur Franceinfo que la candidature Macron « devient l’usine de recyclage des opportunistes de tous bords de la politique française ».

Lemonde.fr avec AFP

France: Manuel Valls ne parrainera pas Benoît Hamon

mars 14, 2017

L’ancien premier ministre, qui a démenti un soutien à Emmanuel Macron, réunit ses proches à l’Assemblée ce soir.

Manuel Valls à Boisseul, le 18 janvier.

Manuel Valls à Boisseul, le 18 janvier. PASCAL LACHENAUD / AFP
Quelle place pour Manuel Valls dans la campagne présidentielle ? L’ancien premier ministre, discret depuis sa défaite face à Benoît Hamon lors de la primaire à gauche, fait quelques signes.

« Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon », a-t-il déclaré à Paris-Match dans un article paru mardi 14 mars. Dans le même temps, l’ex-chef du gouvernement a dû démentir un soutien à Emmanuel Macron, annoncé par Le Parisien. Deux éléments qui sont symptomatiques des hésitations que connaissent M. Valls et ses fidèles, divisés par la question d’un possible soutien à l’ancien ministre de l’économie.

Mardi soir, l’ex-chef du gouvernement doit réunir ses proches à l’Assemblée. Il va « nous dire comment il voit l’actualité, le contexte politique, mais aussi comment il voit le futur, bien au-delà de la présidentielle, et nous verrons ensemble ce qu’il y a de mieux à faire », a précisé le député Olivier Dussopt sur LCP. A la fin de février, au cours d’une réunion similaire, Manuel Valls avait appelé ses proches à « rester ensemble » – formule visant à empêcher un exode chez Emmanuel Macron. Mais il avait aussi exprimé son « inquiétude », quant à l’accord passé par Benoît Hamon avec EELV.

Pour Cambadélis, Hamon n’a « pas besoin » du parrainage de Valls

A gauche, le refus annoncé de M. Valls de parrainer M. Hamon a suscité quelques remous. « Même ses électeurs de la primaire (), je pense que ce matin ils sont choqués qu’il ne veuille pas donner son parrainage à Benoît Hamon », a déclaré Alexis Bachelay, un proche du candidat socialiste à la présidentielle sur BFMTV. Le député a dénoncé un débat « un peu surréaliste () alors que Manuel Valls était le finaliste de la primaire et qu’il s’est engagé » à soutenir M. Hamon.

Benoît Hamon « n’a pas besoin » du parrainage de M. Valls, a tempéré Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, sur CNews :

« Je crois que Manuel Valls a été très clair, il a salué le soir de l’élection Benoît Hamon, il lui a souhaité bonne chance publiquement et il a dit qu’il serait en retrait. On ne comprendrait pas qu’il soit à côté de lui vu ce qu’ils se sont dits lors de la campagne. »

Lemonde.fr