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France: Manuel Valls ne parrainera pas Benoît Hamon

mars 14, 2017

L’ancien premier ministre, qui a démenti un soutien à Emmanuel Macron, réunit ses proches à l’Assemblée ce soir.

Manuel Valls à Boisseul, le 18 janvier.

Manuel Valls à Boisseul, le 18 janvier. PASCAL LACHENAUD / AFP
Quelle place pour Manuel Valls dans la campagne présidentielle ? L’ancien premier ministre, discret depuis sa défaite face à Benoît Hamon lors de la primaire à gauche, fait quelques signes.

« Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon », a-t-il déclaré à Paris-Match dans un article paru mardi 14 mars. Dans le même temps, l’ex-chef du gouvernement a dû démentir un soutien à Emmanuel Macron, annoncé par Le Parisien. Deux éléments qui sont symptomatiques des hésitations que connaissent M. Valls et ses fidèles, divisés par la question d’un possible soutien à l’ancien ministre de l’économie.

Mardi soir, l’ex-chef du gouvernement doit réunir ses proches à l’Assemblée. Il va « nous dire comment il voit l’actualité, le contexte politique, mais aussi comment il voit le futur, bien au-delà de la présidentielle, et nous verrons ensemble ce qu’il y a de mieux à faire », a précisé le député Olivier Dussopt sur LCP. A la fin de février, au cours d’une réunion similaire, Manuel Valls avait appelé ses proches à « rester ensemble » – formule visant à empêcher un exode chez Emmanuel Macron. Mais il avait aussi exprimé son « inquiétude », quant à l’accord passé par Benoît Hamon avec EELV.

Pour Cambadélis, Hamon n’a « pas besoin » du parrainage de Valls

A gauche, le refus annoncé de M. Valls de parrainer M. Hamon a suscité quelques remous. « Même ses électeurs de la primaire (), je pense que ce matin ils sont choqués qu’il ne veuille pas donner son parrainage à Benoît Hamon », a déclaré Alexis Bachelay, un proche du candidat socialiste à la présidentielle sur BFMTV. Le député a dénoncé un débat « un peu surréaliste () alors que Manuel Valls était le finaliste de la primaire et qu’il s’est engagé » à soutenir M. Hamon.

Benoît Hamon « n’a pas besoin » du parrainage de M. Valls, a tempéré Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, sur CNews :

« Je crois que Manuel Valls a été très clair, il a salué le soir de l’élection Benoît Hamon, il lui a souhaité bonne chance publiquement et il a dit qu’il serait en retrait. On ne comprendrait pas qu’il soit à côté de lui vu ce qu’ils se sont dits lors de la campagne. »

Lemonde.fr

France: Pourquoi le gifleur de Valls risque plus gros que son enfarineur

janvier 18, 2017

L'agresseur est plaqué au sol énergiquement par un agent de sécurité, après avoir donné une tape au visage de Manuel Valls. Capture d'écran.

L’agresseur est plaqué au sol énergiquement par un agent de sécurité, après avoir donné une tape au visage de Manuel Valls. Capture d’écran.Lionel Samson/Le Télégramme

Le jeune homme de 19 ans est en garde à vue pour violence « sur une personne chargée d’une mission de service public » alors que Manuel Valls est redevenu député.

Passer de la farine directement à la tarte légère, c’est la mésaventure qu’a vécue ce mardi Manuel Valls. En déplacement à Lamballe (Côtes d’Armor), le candidat à la primaire de la gauche a reçu une gifle d’un jeune homme, moins d’un mois après s’être fait enfariner à Strasbourg. En décembre, l’enfarineur ne risquait « pas grand-chose », selon différents avocats pénalistes, contactés par L’Express.

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Il s’agissait alors d’une contravention de quatrième catégorie dont l’auteur, devant un tribunal de police, encourait une peine d’amende d’un montant maximal de 750€. Car le 22 décembre, lorsqu’intervient l’enfarinage, Manuel Valls n’est plus Premier ministre ni même maire d’Evry ou député de l’Essonne.

Une circonstance aggravante

Or, depuis le 7 janvier 2017, Manuel Valls est de nouveau député. A ce titre, comme l’a d’ailleurs rappelé à L’Express le parquet de Saint-Brieuc, il est considéré comme une « personne chargée d’une mission de service public ».

PORTRAIT >> Nolan, 18 ans, l’indépendantiste qui a giflé Valls n’est pas « méchant »

Or, cette particularité en fait, en vertu de l’article 222-13 du code pénal, une circonstance aggravante. De ce fait, et bien que la violence n’a pas entraîné une ITT supérieure à huit jours, l’infraction est considérée comme une violence délictuelle. Elle ne relève plus du tribunal de police mais du tribunal correctionnel. A ce titre, son auteur encourt une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Lexpress.fr par et Lucas Burel

France/Vidéo: Manuel Valls giflé, le jeune homme en garde à vue

janvier 17, 2017

Capture d'écran de la vidéo au moment du geste sur l'ancien Premier ministre.

Capture d’écran de la vidéo au moment du geste sur l’ancien Premier ministre.

Le Télégramme / Lionel Samson

Un jeune homme de 18 ans a porté ce mardi un coup au visage de l’ancien Premier ministre lors d’une visite à la mairie de Lamballe. Placé en garde à vue, il a expliqué aux forces de l’ordre qu’il n’aimait pas « la manière dont Manuel Valls traitait les citoyens ».

Après la farine, la gifle. Manuel Valls a été la cible d’une baffe ce mardi après-midi, lors d’une visite à Lamballe (Côtes d’Armor). Dans une vidéo du journal Le Télégramme, on voit un jeune homme habillé en violet donner une tape au visage de l’ancien Premier ministre alors que celui-ci sort de la mairie, sous quelques applaudissements. L’agresseur est alors plaqué au sol énergiquement par un agent de sécurité.

http://www.dailymotion.com/video/x58to7q_lamballe-manuel-valls-gifle_news via @DailymotionCA

Contacté par L’Express, le procureur de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc, indique que l’agresseur a été placé en garde à vue à 16h30 pour « violences n’ayant pas entraîné une incapacité de travail sur une personne chargée d’une mission de service public ». La circonstance aggravante a en effet été retenue car Manuel Valls est redevenu député en quittant Matignon.

Né en juillet 1998, le jeune majeur est natif de la région et est connu de la justice pour un simple rappel à la loi pour usage de stupéfiants en 2014. « Il n’a pas encore été entendu par les gendarmes. Mais aux forces de l’ordre qui l’ont interpellé, il a expliqué qu’il n’aimait pas ‘la manière dont Manuel Valls traite les citoyens' », explique le procureur de Saint-Brieuc.

Un sympathisant de l’extrême droite?

Dans un premier temps, l’équipe de Manuel Valls a assuré qu’il s’agissait d’un « sympathisant de l’extrême droite bretonne ». Une hypothèse encore non confirmée par le parquet. Un conseiller assure que cet incident ne changera en rien le déroulé de la campagne du candidat à la primaire de la gauche.

« Je vais au contact des Français »

Selon une journaliste de Libération, présente sur place, Manuel Valls a ainsi réagi à cet incident: « Il y a ceux qui contestent la démocratie et ceux qui l’incarnent. Moi, je vais au contact des Français, je n’ai pas peur, je suis courageux… »

Le ministre de la Défense et président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian accompagnait Manuel Valls lors de ce déplacement. Celui-ci remplace un meeting initialement prévu lundi soir à Rennes. Officiellement, il avait été annulé en raison d’un problème d’agenda de Jean-Yves Le Drian. Mais beaucoup d’observateurs soupçonnent l’équipe Valls de l’avoir annulé en raison de troubles à prévoir, Rennes étant l’un des épicentres de la contestation contre la loi Travail.

Lexpress.fr par et

France: L’ancien Premier ministre français Manuel Valls enfariné

décembre 22, 2016

 

L’ancien Premier ministre français Manuel Valls a été enfariné jeudi par un opposant lors d’un déplacement de campagne à Strasbourg. Il est candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle l’an prochain.

Un homme d’une trentaine d’années est parvenu à s’approcher par derrière du candidat, qui s’apprêtait à entrer dans un café pour rencontrer élus et sympathisants. Après avoir pris à partie l’ex-Premier ministre sur une de ses propositions choc en matière constitutionnelle, il lui a lancé de la farine.

Manuel Valls est resté impassible, s’essuyant le visage avec un mouchoir avant d’entrer dans l’établissement.

Il a ensuite relativisé, non sans ironie, l’incident à la fin d’un discours devant des militants et élus socialistes. Il y a des débats et c’est normal, il faut de l’exigence. Il n’y a que ceux qui ne connaissent pas les campagnes électorales qui sont étonnés par le fait qu’on soit interpellé », a-t-il dit.

« Il n’y a rien de pire qu’une campagne où il ne se passe rien. On nous a même un peu arrosé, de farine sans gluten, une forme d’hommage à mon régime », a-t-il ajouté.

Arme constitutionnelle
L’ancien Premier ministre, qui est en concurrence avec six autres candidats pour la primaire de gauche en janvier, a provoqué la stupeur la semaine dernière en proposant de supprimer un article de la Constitution, le « 49-3 », qui permet l’adoption d’un texte sans avoir recours au vote à l’Assemblée nationale.

Or M. Valls, lorsqu’il était chef du gouvernement, a utilisé à plusieurs reprises cette arme constitutionnelle controversée, en particulier pour imposer une loi décriée sur la réforme du droit du travail. Cette dernière grande réforme du mandat du président François Hollande, adoptée à l’été, a provoqué de nombreuses manifestations et grèves pendant plus de trois mois.

« 49.3 on n’oublie pas ! On n’oublie pas ! », a lancé l’auteur de l’incident, qui a été interpellé dans la foulée par la police.

 Persuadé d’être le seul à pouvoir « rassembler la gauche », Manuel Valls, 54 ans, a démissionné de ses fonctions début décembre pour se lancer dans la course à l’investiture quelques jours après le renoncement de l’impopulaire François Hollande à briguer un second mandat.

Romandie.com avec(ats / 22.12.2016 16h55)             

France/Valls à propos de Hollande: « Je ne le respecte pas et je ne le supporte plus »

décembre 5, 2016

Manuel Valls et François Hollande, à l'Elysée le 4 avril 2016 (image d'illustration).

Manuel Valls et François Hollande, à l’Elysée le 4 avril 2016 (image d’illustration).afp.com/LIONEL BONAVENTURE

Au fil des semaines, la relation entre Manuel Valls et François Hollande s’est profondément dégradée, le Premier ministre faisant montre de son impatience à se lancer dans la bataille de la présidentielle.

Ni vrais amis, ni véritables ennemis. La relation entre François Hollande et Manuel Valls est souvent décrite comme un groupement d’intérêts politiques. Les deux hommes travaillent ensemble lorsque chacun y trouve son compte. Mais l’approche de la présidentielle de 2017, à laquelle le président de la République ne participera finalement pas, rebat les cartes de leur relation, de plus en plus crispée.

Et une phrase de Manuel Valls – qui a annoncé sa candidature ce lundi soir à Evry- sur François Hollande illustre cette confrontation devenue évidente, rapportée par Libération en toute fin d’un article paru vendredi, et repéré par Le Lab d’Europe1: « Je ne le respecte pas et je ne le supporte plus ».

Crispations au sommet de l’Etat

Une confidence qui a été prononcée, dixit la journaliste de Libération Laure Bretton, avant la publication de l’interview de Manuel Valls au Journal du dimanche, dans lequel se dernier expliquait qu’il était prêt à se présenter à la présidentielle. Une interview qui avait mis le feu aux poudres entre Manuel Valls et François Hollande, celui-ci n’ayant pas encore renoncé officiellement.

La confidence n’avait vraisemblablement pas vocation a être publiée dans la presse, prononcée en « off ». « [Manuel Valls] voit tous [les journalistes] et leur fait tous jurer le secret quand sur François Hollande il confie [la phrase en question] », écrit Libération. Un « off » éventé au vu de son intérêt pour comprendre la relation qui unit désormais le chef de l’Etat et son futur ex-Premier ministre.

Car officiellement, Manuel Valls a énormément de « respect » pour François Hollande. Le jour où paraissait l’article, il lui rendait un hommage très appuyé à Nancy où il l’assurait également de son « affection ». Des compliments qui risquent fort de ne pas lui être retournés.

Lexpress.fr par

France/Primaire: Manuel Valls va-t-il changer la donne ?

décembre 2, 2016

Manuel Valls, vendredi à Nancy.

Manuel Valls, vendredi à Nancy. Crédits photo : VINCENT KESSLER/REUTERS

La prochaine candidature du premier ministre va bousculer les rapports de force au sein du fragile édifice socialiste.

«Ne soyez pas impatients!» Depuis Nancy où il était en déplacement vendredi, Manuel Valls a promis que la suite allait «très vite» arriver. Le premier ministre pourrait être dès dimanche soir l’invité d’un JT et remettre sa démission dans la foulée. Sa mise sur orbite pose toutefois un certain nombre de questions. Car sa candidature est loin de faire l’unanimité chez les socialistes.

• Valls peut-il gagner la primaire?

S’il est difficile d’évaluer les contours et le corps électoral de la primaire, un sondage Harris Interactive pour RMC, réalisé vendredi, place toutefois le premier ministre en tête (33 %) des suffrages chez les sympathisants de gauche. Il devance même assez nettement Arnaud Montebourg (20 %). Pour créer une dynamique au premier tour, Valls doit compter sur la dispersion des frondeurs et limiter l’émergence de candidatures concurrentes au sein de l’aile réformiste. Au second tour, le match s’annonce serré. Face au chantre du «made in France», le premier ministre gagnerait d’une très courte tête, avec 51 % des intentions de vote.

• Valls peut-il réconcilier les deux gauches?

Le chef du gouvernement a un positionnement politique très clivant. C’est lui qui a théorisé «les deux gauches irréconciliables». «C’est lui aussi qui a affirmé: “Comprendre, c’est déjà excuser”, mettant toutes les sciences sociales par terre» – et s’attirant des foudres à gauche après les attentats du Bataclan -, rappelle la sénatrice PS Bariza Khiari, soutien d’Emmanuel Macron. Valls tente d’arrondir les angles depuis septembre. Mais il faudra plus que des bonnes paroles pour soigner les blessures du quinquennat, marqué par de vifs affrontements entre les pro et les anti-Valls. Celui-ci peut toutefois compter, à ce stade, sur les désaccords entre les frondeurs. Ainsi, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg se distinguent trop sur de nombreux sujets (Europe, écologie, travail…) pour parvenir à s’entendre avant le premier tour.

• Cambadélis va-t-il le soutenir?

Manuel Valls s’est beaucoup rapproché du patron du PS ces derniers mois. Le soutien sera bientôt officiel. Les frondeurs ont toutefois fait pression sur Jean-Christophe Cambadélis pour que Manuel Valls ne conclue pas samedi la convention de la Belle Alliance populaire à Paris, censée porter la primaire. Et ont gagné le bras de fer. «Pas question de les laisser en faire un meeting de lancement de Manuel Valls», s’agace un proche d’Arnaud Montebourg.

• Valls a-t-il besoin du soutien de Hollande?

Lors de son allocution, jeudi, François Hollande n’a pas eu un mot pour son premier ministre. Selon Jean-Pierre Mignard, un de ses amis proches, le chef de l’État ne s’immiscera pas dans le débat de la primaire socialiste: «Il veut seulement soutenir le pays. C’est cela, son engagement», a-t-il dit vendredi sur Europe 1. Stratégiquement, Valls aura besoin du ralliement des hollandais historiques pour remporter la primaire. Mais un adoubement solennel du chef de l’État pourrait être encombrant pour la présidentielle, le marquant à jamais du sceau de l’échec. L’équation se résume ainsi: Valls ne peut être ni «traître» ni «doublure».

• Sa candidature va-t-elle aiguiser de nouvelles ambitions?

Valls pourrait susciter des vocations. Christiane Taubira, sa meilleure ennemie, est poussée par certains. Depuis son départ du gouvernement, l’ex-garde des Sceaux fait régulièrement entendre sa voix, se posant ainsi comme un recours à gauche. Également citées, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Éducation) et Marisol Touraine (Affaires sociales) incarneraient une candidature «hollandaise». L’une et l’autre s’étaient opposées cet été au chef du gouvernement lors de l’épisode du burkini. «Depuis, beaucoup de parlementaires et d’élus se sont rapprochés de Marisol pour lui demander d’être candidate si Hollande renonçait», confie un socialiste. Le secrétaire d’État Matthias Fekl, avec son mouvement, Movida, pourrait-il porter une «candidature d’idées»? Il n’est «pas souhaitable d’ajouter une candidature», tranche un proche. Quant à Ségolène Royal, interrogée vendredi au cours d’un déplacement au Mexique, elle a exclu d’être candidate.

• Que vont faire les «orphelins» de Hollande, aubrystes et ségolénistes?

«Nous sommes d’une gauche orpheline», a reconnu Thierry Mandon, animateur avec Matthias Fekl du mouvement Movida, au centre du PS. Le secrétaire d’État à la Recherche veut se focaliser sur le bilan «constructif et lucide» du quinquennat de François Hollande, «première victime de la primaire». Un travail indispensable «pour ne pas rester dans la position frontale entre l’autosatisfaction et la destruction au canon». Chez les aubrystes aussi, il y a ce souci d’être constructif et de ne pas tout balayer. «Aubry, cela fait longtemps que nous n’en attendons plus rien», ironise pourtant un élu alors que la maire de Lille avait ces derniers mois commencé à se rapprocher de Hollande. Que va faire Anne Hidalgo, potentielle héritière du courant? La maire PS de Paris soigne surtout sa réélection en 2020. Quant aux hollandais et ségolénistes, certains refusent net de soutenir Valls. D’autres, comme l’avocat et ami du président Jean-Pierre Mignard, partiront chez Emmanuel Macron. D’autres enfin soutiendront les hypothétiques candidatures de Najat Vallaud-Belkacem ou de Marisol Touraine.

• Valls peut-il provoquer des retraits de candidatures?

Les règles de la primaire imposent aux candidats battus de soutenir celui qui l’emporte. En cas de victoire de Manuel Valls, la perspective s’annonce donc assez peu réjouissante pour Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. Ce dernier estime que le premier ministre «ne peut incarner l’avenir de la gauche». Une candidature hors primaire de ces candidats, déjà entrés de plain-pied dans la campagne, reste cependant peu probable. À l’inverse, la candidate du PRG Sylvia Pinel, qui s’est déclarée hors primaire, pourrait finalement se rapprocher de Manuel Valls.

Lefigaro.fr par Jim Jarrassé, Tristan Quinault Maupoil, Sophie de Ravinel

France: Manuel Valls, au nom du « sens de l’Etat », écarte une démission

novembre 28, 2016

Dans le « Journal du dimanche », le premier ministre n’a cependant pas exclu de se présenter contre le président de la République à la primaire du Parti socialiste, en janvier 2017.

Francois Hollande et Manuel Valls, à Paris, le 11 novembre 2016.

Francois Hollande et Manuel Valls, à Paris, le 11 novembre 2016. CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS
Le premier ministre, Manuel Valls, a écarté une éventuelle démission, lundi 28 novembre, à l’issue d’un entretien à l’Elysée avec le président de la République, François Hollande. L’entourage de M. Valls a rappelé à l’Agence France-Presse la volonté de ce dernier de rester « chef du gouvernement » et son « sens de l’Etat ».

Manuel Valls a assuré lundi à François Hollande qu’il ne « pouvait y avoir » et qu’il n’y « aurait jamais de crise institutionnelle » au sommet de l’Etat, toujours selon l’entourage du premier ministre, pourtant pressenti pour se présenter à la primaire de la gauche, les 22 et 29 janvier 2017.

« Il ne peut y avoir, notamment dans ce moment précis où la France fait face à la menace terroriste, de confrontation politique dans le cadre d’une primaire entre un président de la République et un premier ministre. »

Réflexion avant la primaire de janvier

Dans le Journal du dimanche daté du 27 novembre, le premier ministre n’avait pas exclu de se présenter contre le président à la primaire du Parti socialiste programmée en 2017. Une configuration démentie ce lundi par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, qui assure qu’« il n’y aura pas de primaire entre le président et le premier ministre ».

Visage grave et dossiers sous le bras, Manuel Valls a quitté l’Elysée à 14 h 35, après un déjeuner avec François Hollande, qui s’est prolongé pendant deux longues heures. Au lendemain d’un week-end de vives tensions au sommet de l’exécutif, le chef du gouvernement était arrivé vers 12 h 30 au palais présidentiel, avec une demi-heure d’avance sur l’horaire prévu à l’agenda officiel du chef de l’Etat.

Lemonde.fr

France/Valls : «Je n’imagine pas manquer le rendez-vous» de 2017

novembre 25, 2016

Le premier ministre et le président de la République sont au bord de la rupture.

Le premier ministre et le président de la République sont au bord de la rupture. Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

Le premier ministre aurait confié à ses proches son intention de ne pas soutenir automatiquement François Hollande en cas de candidature de ce dernier.

François Hollande annoncera ses intentions en vue de 2017 avant le 15 décembre, date limite de dépôt des candidatures à la primaire à gauche. Manuel Valls tente de le dissuader de briguer un nouveau mandat élyséen, comme le confirme le député PS vallsiste de l’Eure François Loncle dans les colonnes du Figaro ce vendredi. «La seule action possible, c’est la pression. Nous devons convaincre Hollande de ne pas se représenter (…). Et la pression s’amplifie, elle pèse désormais de tous les côtés sur Hollande», confirme-t-il.

Le chef du gouvernement, qui considère qu’une candidature de François Hollande ne peut pas être une décision individuelle, met chaque jour un peu plus sous pression le locataire de l’Élysée. «Chaque décision qui doit se prendre dans les jours qui viennent devra tenir compte du seul intérêt de la France, de la gauche et de sa famille politique. Chacun devra se déterminer en fonction de ces trois exigences, de ces trois défis», déclare l’hôte de Matignon dans une interview donnée à Paris-Normandie ce vendredi. Une intervention tonitruante dans la presse régionale, qui «marque incontestablement un élément de plus dans son état d’esprit», comme s’en félicite le maire d’Évry, Francis Chouat, auprès du Figaro.

Une volonté d’étouffer la parole de Hollande

«Il s’agit d’une précision sur sa démarche. Elle est bienvenue», ajoute ce proche parmi les proches, selon qui «le succès de la primaire à droite interdit “une victoire par défaut obtenue par un candidat désigné par défaut” à la primaire de la gauche». «Il faut engager un processus de réflexion dans les jours qui viennent pour connaître le casting et identifier les meilleurs candidats», poursuit-il, listant quelques éléments indispensables: «assumer le bilan, incarner la présidentialité, et offrir des perspectives nécessaires pour cette élection qui sera un grand cru». «Personne ne peut prétendre que Manuel Valls est incapable de relever tous ces défis», assure-t-il. Et de conclure: «Il n’y a pas qu’une seule légitimité à être candidat, il y en a plusieurs».

Faut-il y voir le signe d’une accélération et d’une tentative d’étouffer la parole du chef de l’État, alors même que celui-ci s’exprime ce vendredi dans Le Midi Libre? «Oui», sans conteste, bien que le premier ministre a particulièrement veillé à ne pas franchir de ligne jaune dans son interview. «Il y a, dans ce moment précis, un défi d’incarnation, de vision, de mobilisation que la gauche doit relever. Je suis très déterminé, personne ne peut en douter, à redonner de la fierté et de l’espoir (…) C’est le destin de la gauche qui va se jouer. Je n’imagine pas manquer ce rendez-vous. Mais je veux privilégier le collectif», argumente-t-il plus loin.

Pas de soutien automatique au président

Comme le révèle Le Parisien, Manuel Valls ne se projette cependant pas dans un soutien inconditionnel en cas de candidature de François Hollande, «Si le président de la République pense que de toute façon, s’il est candidat, je serai derrière lui, j’irai coller des affiches, parler dans le train, faire des déambulations, là c’est non. Je me poserai la question de ce que je devrai faire», a-t-il annoncé à des proches, selon le quotidien. Le premier ministre ne cache pas son scepticisme vis-à-vis du candidat Hollande. «Est-ce que sa candidature est susceptible de créer un choc positif dans sa famille politique, auprès des Français et des électeurs de gauche? Je suis très inquiet. Je lui ai dit et il le sait, il faut qu’il y réponde», a confié Manuel Valls à ses proches, toujours selon Le Parisien. «Ta relation avec les Français, elle est dégradée. Ta candidature peut provoquer la colère ou l’apathie», aurait aussi dit le premier ministre à son président.

Le premier ministre, qui a signé une tribune sur la mondialisation parue dans Les Echos le 23 novembre, esquisse même un début de programme pour 2017. «La gauche doit proposer un horizon, une vision. Je fais donc des propositions pour un revenu universel, pour une nation éducative, pour une république culturelle, pour refonder le projet européen et pour une mondialisation au service des peuples. J’aurai aussi l’occasion de m’exprimer sur la transition écologique», se projette-t-il.

Lefigaro.fr par Arthur Berdah , Aymeric Misandeau

Manuel Valls juge possible que Marine Le Pen gagne la présidentielle française en 2017

novembre 17, 2016

Berlin – Le Premier ministre français Manuel Valls a jugé possible que Marine Le Pen, la candidate du Front national, gagne l’élection présidentielle française en mai 2017, lors d’un forum économique jeudi à Berlin.

C’est possible, a-t-il dit, après avoir été interrogé sur l’éventualité d’une victoire de Mme Le Pen dans la foulée de l’élection de Donald Trump à la présidentielle américaine.

Toutes les enquêtes d’opinion disent que la candidate Marine Le Pen sera présente au deuxième tour (…) ça veut dire que l’équilibre de la vie politique française va totalement changer, a souligné M. Valls lors de ce forum, alertant sur le danger que représente l’extrême droite au moment où l’attention se focalise sur les primaires présidentielles à gauche et à droite.

Bien sûr, je ne confonds pas tout, Trump était le candidat d’un grand parti, le parti républicain, qui dominait déjà le Congrès et de nombreux Etats aux Etats-Unis. Mais c’est bien sûr son discours et ses propositions qui inquiètent, a poursuivi M. Valls.

Le Front national était déjà parvenu au second tour de l’élection présidentielle en 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen, père de l’actuelle candidate du FN, avait éliminé à la surprise générale le Premier ministre socialiste Lionel Jospin, avant d’être largement battu par Jacques Chirac.

Face à la montée des populismes, Manuel Valls a défendu une mondialisation au service des peuples pour répondre à leur colère. Il a notamment appelé l’Europe à sortir de l’innocence en matière de commerce international et concernant l’immigration à dire plus clairement qui peut et ne peut pas entrer et rester sur le sol européen.

Romandie.com avec(©AFP / 17 novembre 2016 12h20)

Pour Le Drian, Valls est « le mieux placé » pour la présidentielle si Hollande n’y va pas

novembre 6, 2016

 Jean-Yves Le Drian et Manuel Valls sur l'île de Groix, le 1er octobre 2016.

Pour le ministre de la défense, le premier ministre ne court-circuitera jamais Hollande mais représente la meilleure alternative si ce dernier devait renoncer.

Le ministre de la défense et proche de François Hollande, Jean-Yves Le Drian, a estimé, dimanche 6 novembre, que le chef du gouvernement Manuel Valls serait « le mieux placé » pour être le candidat de la gauche de gouvernement si le chef de l’Etat ne se représentait pas.

« Si d’aventure le président de la République estimait ne pas devoir se présenter, alors à mon avis, Manuel Valls serait naturellement (…) évidemment à ce moment-là, je pense, le mieux placé pour assurer cette fonction. »

Soutien si Hollande se représente

Le ministre de la défense, un des poids lourds du gouvernement, a toutefois souligné qu’il respecterait le choix du président et le soutiendrait s’il se représentait. M. Le Drian a aussi estimé que M. Hollande était en mesure de rassembler la gauche, le moment venu. « Je pense que oui, s’il le décide », a-t-il dit. Et d’ajouter :

« Quand on voit la manière dont la gauche ressemble à une bombe à fragmentation, tout s’éclate de partout, à un moment donné, on voit bien qu’il faut une boussole. Est-ce que la boussole sera le président de la République sortant ? C’est à lui de le dire. »

Lemonde.fr