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Madagascar-Deux poids de lourds dépravés : Démesure de la complaisance

octobre 5, 2021

A la question pertinente «pourquoi Madagascar est-il considéré comme un pays pauvre» par le concert des nations ? Certains  font valoir des raisons politiques comme les «7ans de règne durant lequel le président Marc Ravalomanana s’est pris pour le grand souverain indiscutable» et a «également monopolisé l’économie du pays. ». Ce disant, les observateurs font preuve d’un euphémisme certain. La plume acérée de notre collègue Riri précise qu’ayant remarqué la forme de dictature perpétrée par le régime Tiko, les gens en ont eu marre et l’obligent à abandonner le pouvoir pour s’exiler ensuite en Afrique du Sud.

Laissant ainsi son pays dans une paupérisation constante, il a essayé de revenir au pays pour sauver son parti, mais en vain (…) Il « n’est jamais arrivé à lui rendre son ancienne splendeur… » C’est pour vous dire que le peuple a la rancune tenace et ne pardonne pas les insultes faites au pays, par les écarts de conduites, les agissements immoraux touchant les intérêts supérieurs de la nation et la sexualité plus que dépravée en d’autres endroits discrets en trompant le mari ou l’épouse. Même si de l’avis des mauvaises langues, ces «supposées élites se contentent de faire l’amour obscurément, le samedi soir en position missionnaire, avec leur première épouse. » Suivez mon regard et souvenez-vous de la fameuse idylle qui a servi de fond au succès d’une chanteuse vedette pour laquelle le patron de l’empire Tiko, membre de la direction de l’Eglise FJKM a eu le béguin. Il n’y a que les fanatiques bornés et d’une cécité intellectuelle morale et intellectuelle pour croire qu’on reproche les dérives et abus financiers du fondateur du parti Tim.

Voilà qu’on fait réellement preuve d’une complaisance complice à l’endroit d’une histoire d’un mari trompé qui a très mal réagi en passant pour tuer son rival sans toutefois réussir. Le mal est fait… Au sein du gouvernement actuel, on ferme les yeux sur les frasques adultérines étalées sur la place publique d’une Mama SOSY, ministre décevante, censée être une modèle pour la jeunesse en matière de Culture avec un grand « C ». Les mères de famille ne sont pas scandalisées, mais surtout vexées que celle qui, il fut un temps, n’a jamais caché son mépris pour l’honorable Première Dame actuelle et se comporte aujourd’hui comme si de rien n’était. Or, pour moins que çà, on a largué et remercié les ministres Ahmad Ahmad (pour avoir demandé l’aide de la communauté internationale pour du matériel de protection supplémentaire ainsi que des respirateurs), Thérèse Volahaingo sous prétexte d’avoir mal géré les paniers garnis, alors que… Brice Randrianasolo, objet d’une cabale pseudo-judiciaire… Si en haut-lieu, on continue dans cette lancée, il y a de très fortes chances que le public change d’opinion à l’endroit d’un Premier ministre Christian Ntsay trop prompt à se tromper d’ennemi.

Avec La Gazette de La Grande Ile par Noël Razafilahy

Madagascar: la radio de l’ex-président Ravalomanana émet à nouveau

mai 11, 2015

Antananarivo – La radio de Marc Ravalomanana, MBS, émet à nouveau à Antananarivo, une semaine après la fin de la résidence surveillée de l’ancien président malgache, mais le gouvernement a indiqué qu’il allait prendre les mesures qui s’imposent, faute d’autorisation.

Nous effectuons un essai technique depuis vendredi, a expliqué à l’AFP Joël Ralaivohita, directeur de publication de MBS (Malagasy Broadcasting System).

Nous avons reçu une consigne du fondateur (Marc Ravalomanana) disant que nous avons l’autorisation d’émettre après le 2 mai, jour de l’annonce officielle de la fin de la mise en résidence surveillée de Marc Ravalomanana, a-t-il précisé.

Interrogé par l’AFP, le directeur général du ministère malgache de la Communication, Guy Laurent Ramanakamonjy, n’a pas caché sa surprise. Ils n’ont pas eu d’autorisation, mais font du forcing, a-t-il estimé.

Nous allons nous réunir et prendre les mesures qui s’imposent, a souligné le responsable.

Pour ouvrir une radio, il faut toujours une lettre administrative, quelles que soient les décisions politiques, a-t-il rappelé. Il s’agit du domaine de l’Etat, et non pas de la politique.

Marc Ravalomanana, qui vivait en exil en Afrique du Sud depuis son renversement en 2009, avait été placé en résidence surveillée pour avoir semblé remettre en cause la légitimité du président Hery Rajaonarimampianina après être rentré en catimini à Madagascar.

M. Rajaonarimampianina a annoncé le 2 mai que son prédécesseur serait désormais maître de ses mouvements, après avoir reconnu la légitimité du régime actuel.

Le directeur de publication de MBS, Joël Ralaivohita, a indiqué à l’AFP que la radio a maintenant une vocation commerciale.

Nous sommes ouverts à toute tendance politique, mais nous n’acceptons aucun propos provocateur, a-t-il précisé. Nous ne diffusons que de la musique sur la radio pour l’instant.

L’ancienne chaîne de télévision de Marc Ravalomanana va réémettre aussi, d’ici peu, mais pour le moment nous faisons face à un manque de moyens, a-t-il ajouté.

Marc Ravalomanana avait exprimé en avril le souhait de voir rouvrir son empire industriel, perdu en 2009, essentiellement composé de l’entreprise agroalimentaire Tiko, du journal Le Quotidien (toujours fermés) et de la radio-télévision MBS.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2015 13h52)

Madagascar : l’ancien président Ravalomanana assigné à résidence chez lui

décembre 27, 2014

L'ancien président malgache Marc Ravalomanana le 9 octobre 2009 à Johannesburg.
L’ancien président malgache Marc Ravalomanana le 9 octobre 2009 à Johannesburg. © AFP

L’ancien président malgache Marc Ravalomanana, arrêté en octobre à son retour d’exil, restera jusqu’à nouvel ordre en résidence surveillée à son domicile à Antananarivo, a indiqué le gouvernement vendredi.

« Le décret mettant Marc Ravalomanana en résidence surveillée n’est pas encore abrogé mais c’est l’endroit d’exécution de ce décret qui change. (…) Il est transféré à Antananarivo, à son domicile », a expliqué à l’AFP le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Thierry Rakotonarivo.

« Cette mesure dure jusqu’à nouvel ordre », a-t-il ajouté.

Marc Ravalomanana, qui était assigné à résidence à Diego Suarez (ou Antsiranana, nord) depuis son retour à Madagascar en octobre, est discrètement rentré chez lui mercredi soir, où il a pu passer Noël en famille.

« Les conditions de détention restent les mêmes. Ses contacts avec l’extérieur sont fortement restreints. Il ne peut pas sortir ou recevoir de visite sans autorisation spéciale », a précisé à L’Express de Madagascar Guy Rivo Randrianarisoa, le porte-parole de l’ancien président.

Marc Ravalomanana a été autorisé jeudi matin à aller assister en famille au culte de Noël de son village natal à Imerinkasina, non loin d’Antananarivo, où il a rassuré les paroissiens sur son sort. « J’ai souffert juste un petit moment. Mais par la suite, j’ai été bien traité » à Diego Suarez, a-t-il déclaré, selon un reportage sur place de la chaîne Télé Plus diffusé vendredi soir.

Le président Hery Rajaonarimampianina, démocratiquement élu fin 2013, avait promis le 19 décembre d' »examiner le cas » de M. Ravalomanana, à l’issue d’une réunion destinée à promouvoir la réconciliation nationale avec ses quatre prédécesseurs –y compris l’intéressé– sous l’égide des Eglises de l’île.

Marc Ravalomanana, 65 ans, avait été arrêté et placé en résidence surveillée à son retour d’exil en octobre, après être rentré sans prévenir les autorités dont il a semblé remettre en cause la légitimité.

« J’étais président en exercice quand j’ai quitté le pays, maintenant que je suis de retour, le peuple malgache sait ce qu’il a à faire! », avait déclaré devant des partisans l’ex-président, à la tête de Madagascar de 2002 à 2009.

« Nous sommes contents qu’il ait pu regagner son domicile », a déclaré à l’AFP vendredi Hanitra Razafimanantsoa, une députée du camp de Marc Ravalomanana, proche de l’ancien président.

« Nous espérons encore une libération totale. (…) Pour le moment, c’est tout ce que je peux dire car nous avons convenu (avec le gouvernement) de ne pas faire de commentaires sur cette affaire », a-t-elle ajouté. « Nous attendons maintenant l’évolution de la situation politique », a relevé le responsable du ministère de l’Intérieur, pour qui le transfert de M. Ravalomanana doit « marquer le début de la réconciliation nationale ».

Le statut juridique de Marc Ravalomanana doit encore être précisé. Il a notamment été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, alors qu’il était en exil en Afrique du Sud, pour la mort de 36 manifestants abattus par sa garde en février 2009 lors de la révolte qui l’a emporté.

Jeuneafrique.com avec AFP

Madagascar: La libération de Marc Ravalomanana serait le signe véritable de la réconciliation pour un pays apaisé et unifié

décembre 19, 2014

Chers amis,

Je viens de créer ma propre pétition sur le Site de Pétitions Citoyennes d’Avaaz — elle s’intitule « A l’actuel président Hery Rajaonarimampianina de Madagascar: La libération de Marc Ravalomanana, signe fort de la réconciliation ».

Cette cause me tient vraiment à cœur et je pense qu’ensemble, nous pouvons agir pour la défendre. Mon objectif est de recueillir 250 signatures et j’ai besoin de votre aide pour y parvenir.

Pour en savoir plus et signer la pétition, cliquez ici:
http://www.avaaz.org/fr/petition/A_lactuel_president_Hery_Rajaonarimampianina_de_Madagascar_La_liberation_de_Marc_Ravalomanana_signe_fort_de_la_reconcili//?launch

Veuillez prendre un instant pour m’aider: faites passer le mot — de telles campagnes démarrent toujours timidement, mais prennent de l’ampleur lorsque des gens comme vous s’impliquent!

Merci mille fois,

————————————

Après avoir envoyé un e-mail à vos proches et amis, renforcez la campagne en la postant sur Facebook et Twitter depuis votre page de partage: http://www.avaaz.org/fr/petition/A_lactuel_president_Hery_Rajaonarimampianina_de_Madagascar_La_liberation_de_Marc_Ravalomanana_signe_fort_de_la_reconcili/?eAtAjhb

En avant pour le changement,
L’équipe du Site de Pétitions Citoyennes d’Avaaz

Madagascar: réunion des anciens et actuel présidents pour la réconciliation nationale

décembre 19, 2014

Antananarivo – Les quatre anciens présidents malgaches et l’actuel chef de l’État se sont rencontrés vendredi pour la première fois, afin d’entamer un processus de réconciliation nationale attendu depuis longtemps dans ce pays traversé par de nombreuses crises politiques, a constaté l’AFP.

L’objet précis des discussions, organisées à l’initiative du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar, n’a pas été rendu public. La réunion, à huis-clos, se poursuivait en début d’après-midi.

Les quatre anciens présidents Albert Zafy, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, ainsi que l’actuel président Hery Rajaonarimampianina sont arrivés successivement vendredi matin dans un hôtel proche de l’aéroport d’Ivato, à la périphérie d’Antananarivo.

Marc Ravalomanana, ancien président chassé du pouvoir en 2009 et assigné à résidence à Diego Suarez (nord) depuis son retour au pays en octobre, a été autorisé à assister à cette réunion, après une rencontre avec le président Hery Rajaonarimampianina lundi dernier à Nosy Bé (nord).

Il est arrivé en hélicoptère, escorté par des militaires.

La réconciliation nationale est un des points inachevés de la feuille de route de sortie de crise signée en 2011 par les différents partis malgaches. Ce processus a pour but d’instaurer un climat d’apaisement entre les acteurs des crises politiques qui ont miné le pays depuis l’indépendance. Hery Rajaonarimampianina, élu il y a un an, en avait fait une priorité de son mandat.

Romandie.com avec(©AFP / 19 décembre 2014 12h42)

Ravalomanana va rester à Madagascar

octobre 18, 2014

Antananarivo – L’ex-président malgache Marc Ravalomanana, en résidence surveillée depuis son retour lundi dans le pays, ne sera pas expulsé et sera invité à participer au processus de réconciliation nationale, a annoncé à l’AFP le directeur de cabinet de la présidence Henry Rabary-Njaka.

Nous ne sommes pas un pays qui va exiler ou expulser ses propres ressortissants. Ce n’est pas du tout dans la mentalité. Il est là et on espère que M. Ravalomanana participe effectivement à ce processus de réconciliation nationale, a déclaré M. Rabary-Njaka, interrogé sur le sort de M. Ravalomanana, revenu clandestinement à Madagascar en début de semaine.

Samedi, une manifestation de 200 à 300 partisans de M. Ravalomanana a été dispersée au gaz lacrymogène par la police à Antananarivo.

A propos de la libération de l’ancien chef d’Etat, envoyé à Diego Suarez dans le nord du pays, où il est retenu dans une résidence présidentielle, sans téléphone ni moyen de communiquer avec l’extérieur, le directeur de cabinet a répondu: Je pense que la situation va évoluer très, très vite ça j’en suis convaincu, sans toutefois annoncer aucune date pour sa libération.

Personne n’est l’ennemi de personne a titre particulier, a poursuivi M. Rabary-Njaka M. Ravalomanana n’est pas l’ennemi, enfin du moins je l’espère, du président de la République, et le président de la République n’a jamais dit que M. Ravalomanana est son ennemi. Ce sont aujourd’hui des adversaires politiques, ça s’entend et il y a un processus (de réconciliation) qui doit être respecté et il faut que les gens se respectent, a-t-il ajouté.

Dans la matinée, la capitale avait été le théâtre d’un face à face tendu entre quelques centaines de supporteurs de M. Ravalomanana et la police. Des incidents ont fait au moins un blessé et trois personnes ont été arrêtées.

Lorsque les manifestants ont tenté de bloquer la circulation, la police est intervenue en faisant usage de gaz lacrymogènes. Des manifestants ont enflammé des cartons et lancé des pierres sur des véhicules de police. Un homme a perdu deux doigts en tentant de déplacer une énorme pierre pour barrer la rue. Il a été arrêté et emmené à l’hôpital.

Vendredi, l’épouse de Marc Ravalomanana, Lalao, avait fait souffler un vent d’inquiétude sur le pays en lançant à ses compatriotes sur une radio: Levez-vous car vous êtes malgaches et c’est votre droit (…) pour libérer Madagascar de son calvaire actuel.

Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud depuis qu’il avait été renversé en 2009, est rentré clandestinement sur la Grande Ile dimanche dernier. Il a eu le temps de donner une conférence de presse lundi matin pour provoquer le pouvoir avant d’être arrêté, puis placé en résidence surveillée.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2014 21h58)

Manifestation pro-Ravalomanana dispersée par la police à Madagascar

octobre 18, 2014

Une manifestation de soutien à l’ex-président malgache Marc Ravalomanana, placé en résidence surveillée, a été dispersée samedi par la police au prix de quelques heurts à Antananarivo. Au moins une personne a été blessée et trois arrestations ont eu lieu.

Malgré l’interdiction de la manifestation par les autorités, de deux à trois cents personnes se sont rassemblées dans la matinée, selon des estimations de l’AFP.

Lorsqu’ils ont tenté de bloquer la circulation, la police est intervenue en faisant usage de gaz lacrymogènes. Des manifestants ont enflammé des cartons et lancé des pierres sur des véhicules de police. Un homme a perdu deux doigts en tentant de déplacer une énorme pierre pour barrer la rue. Il a été arrêté et emmené à l’hôpital.

Bouclé dans une villa présidentielle
Les forces de l’ordre ont interpellé deux autres personnes, dont un ancien membre du congrès de la transition issu de la Mouvance Ravalomanana, Feno Ranaivo, qui avait pris la parole devant la foule. La femme de l’ancien président de Madagascar Marc Ravalomanana, placé en résidence surveillée après son retour d’exil inopiné, avait appelé vendredi les Malgaches à « libérer » le pays.

Selon ses proches, M. Ravalomanana est bouclé dans la chambre d’une villa présidentielle de Diego Suarez, dont la porte ne peut s’ouvrir que de l’extérieur, sans télévision, ni téléphone, ni stylo. Ses repas lui sont préparés à l’extérieur par du personnel hôtelier de la ville.

Passeport confisqué
Quand il est rentré clandestinement lundi, M. Ravalomanana, 64 ans, était depuis six ans en Afrique du Sud. Son passeport était confisqué depuis 2012 par la justice sud-africaine, et il n’avait pas le droit de partir, sauf accord express de l’organisation diplomatique régionale de l’Afrique australe, la SADC, médiateur à Madagascar depuis 2009. Nul ne sait pourquoi ni comment il a décidé de brusquer les choses.

Romandie.com

Madagascar: la femme de l’ex-président Ravalomanana appelle à « libérer » le pays

octobre 17, 2014

 

Madagascar: la femme de l'ex-président Ravalomanana appelle à 'libérer' le pays
Madagascar: la femme de l’ex-président Ravalomanana appelle à « libérer » le pays © AFP

Antananarivo – La femme de l’ex-président de Madagascar Marc Ravalomanana, placé en résidence surveillée après son retour d’exil inopiné, a appelé vendredi les Malgaches à se lever pour libérer le pays, dans une intervention à la radio.

Levez-vous car vous êtes malgaches et c’est votre droit (…) pour libérer Madagascar de son calvaire actuel, a lancé Lalao Ravalomanana en malgache sur la radio privée Ny Antsiva. Levez vous et n’ayez pas peur. Que Dieu soit avec nous!, a-t-elle martelé.

Elle s’exprimait depuis Diego Suarez (nord) où le gouvernement l’a autorisée à voir son mari jeudi. Elle a affirmé qu’il était emprisonné dans des conditions indignes: Ce n’est pas juste, c’est illégal, ce n’est pas digne, a-t-elle dit.

Le gouvernement avait assuré mercredi que M. Ravalomanana, 61 ans, se trouvait dans un endroit digne de son rang.

Continuons notre lutte. Laissez sortir Dada (papa, ndlr), a-t-elle lancé, à la veille d’une manifestation que la mouvance Ravalomanana veut organiser dans la capitale et pour laquelle elle a demandé une autorisation.

L’usage de la force, de gaz lacrymogène, d’une arme, nous éloigne de la réconciliation nationale, a-t-elle ajouté.

M. Ravalomanana, au pouvoir de 2002 à 2009, a été arrêté à Antananarivo lundi où il est rentré clandestinement après six ans d’exil en Afrique du Sud.

Après des attaques contre l’actuel gouvernement issu des élections tenues fin 2013, ce dernier a décidé de le confiner en raison, selon lui, de menaces de troubles à l’ordre public et pour la vie de l’ex-président.

Guy Rivo, le porte-parole de la mouvance Ravalomanana, a indiqué à l’AFP vendredi que l’ancien chef d’Etat était enfermé dans une chambre sans possibilité de sortir.

Selon M. Rivo, la porte ne peut s’ouvrir que de l’extérieur, et l’ex-président n’a le droit ni à la télé, ni au téléphone, ni à un stylo. Ses repas lui sont préparés à l’extérieur par du personnel hôtelier de la ville.

Sa famille a pu le voir pendant cinq heures mais sans pouvoir déjeuner avec lui, et c’est la seule visite à laquelle elle a eu droit.

La suite donc c’est de voir comment on peut faire donc pour le sortir de cet isolement, pour le faire rentrer chez lui et assurer sa sécurisation dans sa résidence familiale à Faravohitra (un quartier de la capitale Antananarivo, ndlr). C’est la demande de la famille, a déclaré M. Rivo.

Romandie.com avec(©AFP / 17 octobre 2014 13h39)

L’Afrique australe demande au pouvoir malgache de mettre en œuvre la réconciliation

octobre 16, 2014

Johannesburg – L’Afrique australe a demandé jeudi au gouvernement malgache de faire un pas vers la réconciliation nationale en autorisant le retour des exilés politiques et leur amnistie, quatre jours après le début de la crise provoquée par le retour d’exil de l’ex-président Ravalomanana.

C’est une opportunité pour le président (malgache Hery Rajaoanarimampianina) de faire progresser le processus de réconciliation nationale et de régler le problème du retour de Marc Ravalomanana dans le contexte de cette réconciliation, a souligné l’ambassadeur d’Afrique du Sud à Antananarivo, Gert Grobler, au cours d’une conférence de presse avec les responsables de l’Union africaine et de la Communauté d’Afrique australe (SADC).

L’Afrique du Sud a accueilli M. Ravalomanana sur son sol pendant son exil, depuis qu’il a été renversé en 2009 jusqu’à dimanche, mais ne semblait pas pressée de le voir revenir, préférant que le gouvernement malgache prenne ses responsabilités.

Les représentants de la SADC ont rappelé dans un communiqué que la feuille de route qui a permis à Madagascar de sortir de la crise politique prévoyait le retour à la démocratie et la possibilité de rentrer dans leur pays pour tous les exilés politiques, ainsi que leur amnistie.

Le premier point est acquis, puisque l’actuel président Hery Rajaonarimampianina a été démocratiquement élu en décembre 2013.

Mais le nouveau pouvoir, note la SADC, n’a toujours pas appliqué l’article 20 de la feuille de route (qui) prévoit le retour inconditionnel des exilés politiques, dont Marc Ravalomanana, l’application de la loi d’amnistie et la réconciliation nationale.

Un récent sommet de la SADC a appelé les autorités malgaches à se conformer à cet article, rappelle l’organisation régionale, qui note en termes très diplomatiques que Marc Ravalomana est rentré à Madagascar dimanche soir sans avertir quiconque de son retour.

Lundi matin, l’ex-président a tenu devant la presse des propos provocateurs envers le pouvoir, avant d’être arrêté quelques heures plus tard, puis déplacé vers Diego Suarez, dans le nord du pays, où il est maintenu en résidence surveillée.

Jeudi, son épouse Lalao a été autorisée à lui rendre visite. Arrivée sur un vol privé, elle était accompagnée de son fils Tojo, qui avait qualifié mardi l’arrestation de son père de kidnapping. Selon l’un des proches de la famille, M. Ravalomanana est bien traité à Diego, mais il est tenu comme un prisonnier. Sa famille a subi plusieurs fouilles avant d’arriver à sa chambre.

Personne ne sait comment il a pu gagner Madagascar lundi après six ans d’exil en Afrique du Sud, et parvenir jusqu’à son domicile d’Antananarivo, sans être intercepté ou reconnu, voyageant à l’en croire sans passeport.

Le gouvernement affirme avoir été pris de court.

Dans un discours et au cours d’un point de presse improvisés devant chez lui, M. Ravalomanana, 61 ans, s’était vanté lundi d’avoir encore beaucoup de pouvoir. Il avait aussi contesté la légitimité démocratique du président Hery Rajaonarimampianina, élu fin 2013 lors d’une scrutin considéré comme libre et démocratique.

Au pouvoir de 2002 à 2009, année de son renversement par le maire de la capitale, Andry Rajoelina, M. Ravalomanana été empêché plusieurs fois de revenir au pays par peur de débordements.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2014 19h16)

L’UA dénonce une « provocation inadmissible » de l’ex-président malgache Marc Ravalomanana

octobre 15, 2014

L'ancien président malgache Marc Ravalomanana (c), le 13 octobre 2014 à Antananarivo.
L’ancien président malgache Marc Ravalomanana (c), le 13 octobre 2014 à Antananarivo. © AFP

L’UA a condamné mercredi les propos tenus par l’ex-chef d’État Marc Ravalomanana, juste après son retour d’exil à Madagascar, et qualifié de « provocation inadmissible » sa mise en cause de la légitimité du président Hery Rajaonarimampianina.

« La présidente de la Commission Mme Nkosazana Dlamini-Zuma regrette la tenue par l’ancien président Ravalomanana d’une conférence de presse quelques heures seulement après son retour, et condamne fermement les propos qu’il a tenus à cette occasion ». Dans un communiqué publié mercredi 15 octobre, l’Union africaine (UA) critique vivement l’ancient président malgache, rentré lundi par surprise d’Afrique du Sud où il était en exil depuis son renversement début 2009. « La remise en cause de la légitimité des institutions malgaches, issues d’élections libres et démocratiques et dont les résultats ont été reconnus par l’ensemble de la communauté internationale, y compris l’UA et la SADC, est une provocation inadmissible », a-t-elle ajouté.

Lundi, Marc Ravalomana, tout juste rentré d’Afrique du Sud, a pris les autorités de court en tenant un point presse. Il a été rapidement intercepté et emmené dans un lieu toujours tenu secret mercredi, une mesure approuvée par l’UA qui « s’est réjoui des mesures subséquentes prises par (le) gouvernement (malgache) pour gérer la situation ».

« J’ai beaucoup de pouvoir, la preuve, je suis rentré sans passeport »

Marc Ravalomanana avait notamment eu le temps de se vanter devant les médias malgaches et d’affirmer que Hery Rajaonarimampianina n’avait pas de légitimité populaire. « J’ai beaucoup de pouvoir, la preuve, je suis rentré sans passeport », a-t-il lancé lors de ce discours, prononcé en malgache.Le président Hery Rajaonarimampianina « a eu la reconnaissance internationale mais (. . . ) ce n’est pas le choix du peuple qui a été reflété », a-t-il ajouté, en rappelant que ni lui, ni son épouse, ni son adversaire Andry Rajoelina arrivé au pouvoir par la force début 2009 n’ont eu le droit de se présenter. « Quand j’ai quitté le pays j’étais au pouvoir. Maintenant que je suis revenu, les Malgaches savent ce qu’ils doivent faire », a-t-il poursuivi.

L’ex-président a aussi laissé entendre que la communauté internationale était au courant de son retour. « Ce retour s’est effectué sans concertation ni avec les autorités malgaches ni avec la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) », a démenti l’UA. La SADC a joué les médiateurs dans la crise politique malgache, à laquelle l’élection de Hery Rajaonarimampianina fin 2013 a apporté un dénouement.

Ravalomanana confiné à Diego Suarez

D’après une ancienne ministre, membre de sa mouvance, Marc Ravalomanana est confiné à Diego Suarez (nord) où sa famille est partie mercredi lui rendre visite. Quarante-huit heures après son arrestation musclée, le gouvernement n’a pas révélé publiquement l’endroit où il l’a placé aux arrêts. Dans son communiqué aux médias, le Premier ministre a seulement précisé mercredi que Marc Ravalomanana « se trouve dans un endroit digne de son rang ». « Il est en bonne santé et un médecin l’accompagne », est-il précisé.

Il a également justifié l’éloignement de Marc Ravalomanana, intercepté de force à son domicile lundi et emmené par des gendarmes d’élite cagoulés, disant avoir « reçu des informations fiables indiquant l’existence d’une tentative de porter atteinte à sa vie et à l’ordre public ».

Jeuneafrique.com