Posts Tagged ‘Marcel Ntsourou’

Congo: Franck Mbani, le bouc-émissaire de Marcel NTsourou

février 18, 2017
Voici Franck MBANI le neveu du colonel Marcel NTSOUROU, il était aussi incarcéré à la Maison d’arrêt .Le Procureur de la République a porté toute sa fougue sur le neveu du Colonel NTSOUROU.
Diversion ou soustraction de véritables motifs. La manifestation de la vérité est en route, sinon, elle se prépare dans les officines de la révolution.
Ô les morts de la révolution, du pays qui jamais ne dort, ils ne meurent jamais correctement.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo-Brazzaville : le colonel Marcel Ntsourou est mort en détention

février 17, 2017

Le colonel Marcel Ntsourou est décédé ce matin à la maison d’arrêt de Brazzaville. Il avait été condamné en 2014 à une peine de travaux forcés à perpétuité.

L’ancien commandant en second du Conseil national de sécurité (CNS) n’aura donc survécu qu’un peu plus de deux ans à sa condamnation. Accusé de rébellion et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, Marcel Ntsourou avait été condamné en septembre 2014 aux travaux forcés à vie, après avoir été arrêté, le 16 décembre 2013, au terme de violents affrontements entre ses miliciens et l’armée, en plein centre de Brazzaville.

La cour criminelle l’avait reconnu coupable de « rébellion, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, assassinat, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs ». Ce Téké des Plateaux, formé en Roumanie et en ex-URSS, fut pendant longtemps un fidèle du président Sassou Nguesso avant de basculer dans l’opposition radicale. Alors qu’il avait joué un rôle décisif dans le retour au pouvoir de Sassou en 1997, en commandant notamment le front de Pointe-Noire, il avait attendu plus de dix ans, en vain, d’être élevé au grade de général. Il vouait de ce fait une rancune tenace au président congolais.

Le déchu

Il était ensuite tombé en disgrâce avec sa mise en cause dans l’explosion du dépôt d’armes et de munitions de Mpila, quartier résidentiel de Brazzaville, qui avait fait près de 300 morts le 4 mars 2012. La veille, le 3 mars, il avait prononcé un discours à l’occasion de son anniversaire, en affirmant que, s’il n’était pas promu, c’était « parce qu’il [était] téké et que les Mbochis (l’ethnie du chef de l’État) [avaient] décidé d’étouffer » les cadres de sa communauté.

 

Avant le procès des événements du 16 décembre, Marcel Ntsourou, ancien directeur du renseignement militaire, avait déjà été jugé deux fois par la cour criminelle. En 2005, il avait été acquitté dans l’affaire dite des disparus du Beach et, en 2013, à l’issue du procès de l’explosion de Mpila, il était ressorti libre après un an et demi de détention préventive, mais avec une condamnation à cinq ans de travaux forcés avec sursis, laquelle avait ensuite été alourdie à cinq ans de prison ferme.

   Jeuneafrique.com par

Congo: Mort du colonel Marcel NTsourou à Brazzaville

février 17, 2017

Décès du Colonel Marcel NTSOUROU, à l’âge de 60 ans,  ce 17 Février 2017 entre la maison d’arrêt et l’hôpital militaire. Le Colonel Marcel NTSOUROU serait mort par poison, il aurait vomi du sang toute la nuit.

« M. Ntsourou est tombé dans sa cellule vers 11 heures. Il est entré dans un profond coma. Dans le véhicule qui le conduisait à l’hôpital militaire pour une réanimation, il a vomi abondamment du sang. Il a finalement rendu l’âme », a ajouté à l’AFP une source pénitentiaire qui a requis l’anonymat.

« Je confirme que le colonel Marcel Ntsourou est décédé. Son corps est en train d’être acheminé à la morgue. J’ignore ce qui s’est réellement passé parce que je n’ai pas eu accès à son dossier médical », a déclaré Me Eric Yvon Ibouanga.

En septembre 2014, cet officier natif de Lékana  (centre du Congo), comme André Okomi Salissa aussi détenu à DGST, avait été jugé et condamné pour « rébellion, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, assassinat, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs » par la chambre criminelle de la cour d’appel de Brazzaville.

Ancien N°2 du conseil national de la  sécurité, le défunt est incarcéré depuis 2014 pour atteinte à la «sûreté de l’Etat»

Présenté comme un des artisans de la victoire militaire du président Sassou N’Guesso en 1997 face aux troupes de Pascal Lissouba (président de la République de 1992 à 1997), Marcel Ntsourou est tombé en disgrâce pour avoir tenu des propos malveillants à l’endroit du président de la République

En 2012 Marcel Ntourou, numéro deux du Conseil national de sécurité est interpelé suite à l’affaire des explosions du 4 mars 2012 qui ont occasionné un peu plus de 300 morts d’énormes dégâts matériels et plus de 14.000 sans-abris.

Lors du procès organisé à la suite, le colonel Marcel Ntsourou est condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis, malgré sa contestation de son implication dans cette affaire en soulignant que l’on veut lui porter ce fardeau pour les erreurs commises par d’autres personnalités politiques du pays.

Insatisfait du traitement qu’il lui a été réservé, il intervient quelques mois après le verdict du procès des affaires des explosif de Mpila sur une radio étrangère à propos des affaires des disparus du Beach de Brazzaville de 1999, où près de 350 réfugiés congolais qui rentraient au pays, ont disparu au port de Brazzaville en promettant de coopérer avec la justice française pour faire la lumière sur cette affaire.

A l’énoncé du verdict du procès, le 12 septembre 2014, Marcel N’Tsourou dégradé au rang de soldat de première classe était gardé à la maison d’arrêt de Brazzaville jusqu’ ‘à sa mort survenue ce vendredi à l’hôpital des armées de Brazzaville.

La nouvelle est tombée cette fin de matinée comme une traînée de poudre à Brazzaville. Le colonel Marcel Ntsourou, arrêté le 16 décembre 2013, au terme de violents affrontements entre ses miliciens et l’armée, à son domicile sis en plein centre-ville, qui avaient fait 22 morts, après qu’une perquisition à son domicile ayant tourné à la guérilla urbaine.

Originaire du département des Plateaux comme André Okombi Salissa, la mort de Marcel N’Tsourou suscite déjà en sourdine des réactions hostiles à Brazzaville dès l’annonce de sa mort.

Prisonnier politique, son décès a été constaté par deux communiqués:

« Il a été cliniquement constaté le décès » du colonel Marcel Ntsourou « suite à un arrêt cardiorespiratoire », indique un communiqué signé du Médecin Général Pascal Ibata, Directeur central des services de santé des armées (hôpital militaire) de Brazzaville.

Dans un autre communiqué, le procureur de la République de Brazzaville, André Ngakala Oko, a annoncé avoir « ordonné à la police judiciaire d’ouvrir une enquête et de procéder immédiatement à l’audition de M. Franck Mbani, neveu et codétenu de Marcel Ntsourou, pour élucider les circonstance de la survenance inopinée du malaise » ayant conduit à la mort de cet officier natif de Lékana (centre du Congo).

 

Photo de BrazzaNews.
 
 
 

Le corps du colonel Marcel Ntsourou vient de quitter l’hôpital militaire pour la morgue du CHU. Impossible de passer par la morgue . Le centre ville de Brazzaville s’est vidé.

 

Photo de BrazzaNews.
Ref-image: la morgue de Brazzaville bloquée par les miliciens

Brazzanews.fr avec Lemonde.fr et AFP

Congo: Tentative d’enlèvement de deux prisonniers politiques à la Maison d’arrêt de Brazzaville

novembre 5, 2016

Tentative d’enlèvement et d’assassinat du Général Jean Marie Michel MOKOKO et du Colonel Marcel NTSOUROU dans la nuit du 2 au 3 novembre 2016 à la maison d’arrêt de Brazzaville

police-cgo

Dans la nuit du 2 au 3 novembre 2016, un complot ourdi contre le Général J3M et le Colonel Marcel NTSOUROU  par le Commandant Destin OBA-APOUNOU et ses commanditaires venait d’être déjoué.

Sous la grande pluie qui s’est abattue la nuit du 2 au 3 novembre sur Brazzaville, le Commandant OBA-APOUNOU va profiter de ce moment particulier où la météo était très mauvaise,  surtout de l’absence de son adjoint, Monsieur Sylvert OKANDZE, surveillant général de ladite maison d’arrêt, pour remplacer les cadenas des portes des cellules de J3M et du Colonel NTSOUROU. Malheureusement pour ce jeune Commandant,  l’initiative pour le moins suspecte n’a pas échappé à la vigilance citoyenne des geôliers de faction, conscients du fait qu’on les rendrait responsables du forfait que Monsieur OBA-APOUNOU s’apprêtait à perpétrer contre le Général J3M et le Colonel NTSOUROU.

Après être saisi de la situation par le biais des personnes de bonne foi, Monsieur Sylvert OKANDZE a menacé son Directeur d’en référer à la tutelle pour dénoncer cet acte extrêmement grave qui n’obéit de moins aux principes de la gestion pénitentiaire par lequel il ne voudrait pas être complice.

Démasqué comme un cafard bien enfariné, le Commandant OBA-APOUNOU n’avait d’autre choix que de remettre en place les cadenas officiels des deux cellules en présence du surveillant général et des geôliers de service. Dans ce contexte, les questions que tout le monde se poserait, c’est de savoir pourquoi le Commandement OBA-APOUNOU a tenté de changer les cadenas des cellules de ces deux officiers valeureux des FAC ? Et sur instruction de qui ? Et pour quel dessein ?

A la lumière de ce qui précède, nous pouvons dire que ce jeune officier dont le seul mérite semble être le patronyme qu’il porte,  a été affecté à la maison d’arrêt pour être la main qui exécutera la sale besogne contre ces deux grands officiers que monsieur 8% aimerait faire taire définitivement. D’autant,  monsieur OBA-APOUNOU a avoué à huis clos que c’est sur instructions de Jean Dominique OKEMBA et NDENGUET qu’il a changé les cadenas.

A ce titre, nous attirons l’attention de la Gendarmerie Nationale qui a la charge d’assurer la sécurité de ces lieux et prenons à témoin les communautés nationale et internationale ainsi que les ONG des droits de l’homme sur ce qui pourrait arriver de fâcheux au Général MOKOKO et au Colonel NTSOUROU.

 

Zenga-mambu.com par Alphonse ONANGA avec Brazzanews.fr

Congo: Marcel Ntsourou condamné aux travaux forcés à perpétuité

septembre 11, 2014
 Marcel Ntsourou, ex-chef adjoint du Renseignement © AFP

Marcel Ntsourou, ex-chef adjoint du Renseignement © AFP

Marcel Ntsourou, ex-colonel et ancien N°2 du Conseil national de la sécurité (CNS) en République du Congo, a été condamné jeudi à Brazzaville aux travaux forcés à perpétuité dans l’affaire qui l’opposait à l’Etat congolais.

L’ex colonel qui était jugé avec 113 co-accusés avait été arrêté le 16 décembre 2013 au terme de violents affrontements entre l’armée et sa garde rapprochée en plein centre-ville de Brazzaville. Ces affrontements avaient fait officiellement 32 morts mais les rumeurs parlent d’un plus important bilan. La cour d’appel de Brazzaville dans sa session criminelle qui s’est ouverte en août 2014 a reconnu Ntsourou coupable de rébellion, de détention illégale d’armes de guerre et munitions, de coups et blessures volontaires et d’assassinat.

Sur les 113 autres accusés de Ntsourou, un seul n’a pas comparu durant tout le procès pour des raisons de santé. Quelque 59 personnes, dont la femme de l’ancien officier ont été acquittées là où 54 autres ont écopé de peines allant de 7 à 15 ans de travaux forcés.

L’ancien N° 2 du CNS avait déjà été condamné en 2013 à cinq ans de travaux forcés avec sursis, une peine ensuite reconvertie en cinq ans de prison ferme, dans l’affaire des explosions de Mpila (un camp militaire situé dans un quartier Est de Brazzaville), qui ont fait au moins 282 morts et plus de 2300 blessés, en mars 2012.

Les avocats de l’Etat ont salué le verdict rendu ce jeudi, soulignant qu’il est à la hauteur les faits reprochés aux accusés. Les avocats de la défense ont, eux, qualifié cette condamnation ‘’d’injuste et illégale », relevant même qu’elle n’émane pas de la cour. Ainsi, ils ont promis de se pourvoir en cassation dans trois jours comme le recommande la loi. Le procès qui a débuté lé 2 juillet 2014 a duré presque trois mois.

Apanews.net

Congo/Session criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville : Le procès de l’ex-colonel Ntsourou bloqué par les exigences de ses avocats

août 26, 2014
L’ex-colonel Ntsourou, encadré par deux de ses avocats, pendant le procès.

L’ex-colonel Ntsourou, encadré par deux de ses avocats, pendant le procès.

Démarré le mercredi 2 juillet, dans le cadre de la session criminelle de la cour d’appel de Brazzaville ouverte le lundi 30 juin 2014, le procès de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, poursuivi pour «rébellion, atteinte à la sûreté intérieure de l’État, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et de munitions» et qui concerne 113 co-accusés, pour la plupart des militaires, a connu, lors de l’audience du vendredi 22 août dernier, un incident qui a entraîné sa suspension.

Lors de la reprise, lundi 25 août dernier, la cour, présidée par Christian Oba, a décidé de procéder à la somation, pour la reprise des audiences, à partir du mardi 26 août. Des avocats seront commis d’office aux accusés.

Invité comme expert, pour éclairer la religion de la cour, sur quelques points techniques relatifs à la sécurité personnelle des responsables militaires, l’usage d’un hélicoptère lors de l’attaque de la force publique contre le domicile de fonction de Marcel Ntsourou, etc, le général de division René Boukaka, chef d’État-major général adjoint des F.a.c (Forces armées congolaises), a fait normalement sa déposition, à l’audience du vendredi 22 août.

Se prévalant de l’article 263, en son alinéa 2 (L’accusé ou son conseil peut poser des questions, par l’intermédiaire du président, aux co-accusés et aux témoins…), du code de procédure pénale, l’accusé Marcel Ntsourou a voulu poser des questions au général Boukaka, ayant constaté que la déposition de ce dernier, en tant qu’expert, lui était défavorable, alors que celui-ci était déjà parti, après avoir répondu à certaines questions.

Étant entendu que le chef d’État-major général adjoint n’était que l’invité de la cour (donc n’étant ni témoin, ni co-accusé), le président de la cour, Christian Oba, s’est appuyé sur l’article 260 du même code («Le président de la cour a la police de l’audience et la direction des débats. Il rejette tout ce qui tendrait à compromettre leur dignité ou à les prolonger sans donner lieu d’espérer plus de certitude dans les résultats»), pour ne pas accepter cette demande et ne pas compromettre la dignité de l’officier général qui avait accepté de donner son expertise, à la demande de la cour, suivant une invitation adressée au Ministère en charge de de la défense nationale.

Mais, les avocats de la défense (Hervé Ambroise Malonga, Amédée Nganga, Dieudonné Nkounkou, Jean Bansimba, Eric-Yvon Ibouanga) ont appuyé leur client, dans sa requête, la posant même comme condition de la suite de l’audience. A la fois bâtonnier (donc celui qui veille au respect de la déontologie par ses collègues) et avocat de Marcel Ntsourou, Me Thomas Djolani, embarrassé, a proposé à la cour une solution, afin de dénouer le problème. La cour a accepté et fait la proposition à l’accusé que pour les prochains experts, il aura le loisir de poser des questions, mais la cour ne pouvait plus faire revenir le général Boukaka. Un conciliabule entre les avocats et leur client n’a rien donné. Ce dernier a demandé à ses avocats de se retirer. Le bâtonnier Djolani est resté dans la salle, alors que tous ses collègues étaient sortis. Sur insistance de l’ex-officier supérieur, qui ne voulait plus d’avocat pour l’assister, il s’est, finalement, retiré, lui aussi.

L’audience s’est poursuivie avec l’audition d’un capitaine de la police, appelé comme sachant. A la fin, le président de la cour a demandé à l’accusé Ntsourou s’il souhaitait lui poser des questions. Jouant toujours sur la loi, suivant l’article 268 premier alinéa («A l’audience, la présence d’un défenseur auprès de l’accusé est obligatoire»), il a argué qu’en absence de ses avocats, il ne pouvait plus prendre part au procès et que, de ce fait, il fallait le ramener à la maison d’arrêt. Se saisissant du deuxième alinéa du même article («Si le défenseur choisi ou désigné ne se présente pas, le président en commet un d’office»), le président de la cour a décidé de lui en commettre un. Refus de l’intéressé, soutenant que le procès est déjà avancé et qu’un nouvel avocat ne pourra pas bien le défendre. Les autres co-accusés ont aussi demandé de quitter la salle, puisque défendus par les mêmes avocats, provoquant ainsi la suspension de l’audience.

Depuis, les avocats de Marcel Ntsourou avancent qu’il faut négocier avec eux, pour débloquer la situation. Il y a de quoi se demander, en tant qu’auxiliaires de justice, si cette démarche est dans l’intérêt de leur client. Car, si le procès est renvoyé à une nouvelle session criminelle, leur client restera en prison, pendant tout ce temps.

Lasemaineafricaine.net par Joël NSONI

Congo/Session criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville : L’ex-colonel Ntsourou se présente en victime et parle de «résistance»

août 1, 2014
L’ex-colonel Ntsourou, encadré par deux de ses avocats, pendant le procès.

L’ex-colonel Ntsourou, encadré par deux de ses avocats, pendant le procès.

Le procès sur l’affaire Ntsourou, l’ex-officier supérieur des F.a.c (Forces armées congolaises), ancien secrétaire général adjoint du C.n.s (Conseil national de sécurité), poursuivi pour «rébellion, atteinte à la sûreté intérieure de l’État, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et de munitions» et qui concerne 114 co-accusés, pour la plupart des militaires, est entré dans le vif du sujet. Depuis le mercredi 30 juillet 2014, le principal accusé, Marcel Ntsourou, est à la barre, pour répondre aux questions des juges et de ses avocats.

C’est un accusé passionné, parfois très sûr de lui, parlant d’un ton martial (quitte à se faire rappeler à l’ordre par le président de la cour, Christian Oba), qui a tenu en haleine la foule qui a pris d’assaut la petite salle d’audience du palais de justice de Brazzaville. Marcel Ntsourou a tout nié et a dirigé sa défense contre le président de la République, qu’il accuse d’avoir ordonné l’attaque armée de son domicile, le 16 décembre 2013, «avec des engins lourds et des avions de guerre».

Rejetant en bloc les délits qui lui ont été notifiés, l’ex-colonel a reconnu avoir organisé «la résistance armée» de son domicile, avec des jeunes se trouvant autour de lui, pour, semble-t-il, riposter à l’attaque de l’armée, parce que selon lui, il était en «légitime défense». Il a déclaré que tous les corps de l’armée: le G.p.c (Groupement para-commando), le Régiment blindé, la gendarmerie, la garde républicaine, etc), à l’exception de la marine, ont participé à cette attaque. Il a aussi cité la police et la D.g.s.t (Direction générale de la surveillance du territoire). Lui, il a résisté, avec des P.m.a.k. Pour lui, il ne s’agissait pas «d’une simple opération de police», mais d’une «opération militaire, bien élaborée» pour l’éliminer.

Bref, Marcel Ntsourou a longuement épilogué sur la journée du 16 décembre 2013. Il a indiqué que c’est lorsqu’un hélicoptère a balancé une charge à son domicile, que les jeunes qui se trouvaient chez lui ont sorti les armes qu’ils cachaient dans des véhicules et dans les caniveaux autour de son domicile. Il a, en outre, rappelé que ces jeunes, qui étaient venus, pourtant, «bras ballants» chez lui, l’ont défendu «en légitime défense». Il a expliqué que si ces jeunes, une cinquantaine, se sont retrouvés chez lui en grand nombre, c’est pour la simple raison que la veille, c’est-à-dire le 15 décembre 2013, «toutes les issues de sortie étaient barrées». «Quand ils voulaient sortir, on leur disait de repartir chez Ntsourou». Ils étaient obligés de rester là. Pour lui, l’armée a fait usage de moyens disproportionnés, pour l’attaquer. Quand l’armement lourd sort, il faut que l’autorisation soit donnée par le chef suprême. C’est pourquoi il considère que l’attaque de son domicile a été ordonnée par le président de la République. «J’étais, donc, en droit de me défendre. Face à une telle supériorité écrasante, je me suis défendu avec les moyens en ma possession», a-t-il dit.

S’agissant des armes qu’aurait emmenées le défunt capitaine Ebam, à son domicile, il a indiqué que ce dernier ne les lui avait jamais présentées. Ebam était rentré dans sa maison avec un sac, sans même le lui présenter. Il a reconnu avoir demandé aux jeunes de garder des bouteilles, parce qu’elles pouvaient leur servir, un jour. Mais, ce n’était pas des cocktails Molotov. Il a, par ailleurs, rappelé qu’au sortir de la prison (dans le cadre de l’affaire des explosions du 4 mars 2012), il était toujours le secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité. Mais, il ne s’intéressait plus à ça et ne voulait, non plus, s’y rendre. Tous ses effets y sont encore, car il n’a jamais fait de passation de service avec son successeur. Pour lui, lorsqu’on est suspendu d’une fonction, on a toujours sa garde (la garde rapprochée), jusqu’au moment où la tutelle décide de la retirer. Il a estimé que son départ du C.n.s a été négocié. C’est pourquoi il a gardé ses émoluments et sa garde. Il pense que recevoir les gens chez lui n’est pas un crime en soi, et qu’il peut recevoir davantage de gens quand il veut. Sa résidence pouvait lui permettre de recevoir deux cents personnes. Car, c’est un homme libre. Il aide socialement les gens qui ont des problèmes. «Quand je reçois les gens, je ne tiens pas compte de leur catégorie sociale, ni de leur appartenance ethnique». Il a indiqué qu’il connaît très bien Minichelot, il aime bien cheminer avec ce jeune jusqu’à des lendemains meilleurs.
Enfin, il a fait savoir qu’il attendait le mois de juillet 2014, pour sa mise en disponibilité, pour pouvoir se lancer en politique, en créant son parti.

Rappelons que c’est au cours de cette audience que les six avocats de Marcel Ntsourou sont véritablement rentrés dans le procès. Il s’agit, notamment, des Maîtres Ambroise Hervé Malonga, Dieudonné Nkounkou, Jean Bansimba, Eric Yvon Ibouanga, Amédée Nganga et Thomas Djolani.
La séance du jeudi 31 juillet était consacrée à la présentation des scellés (les preuves rassemblées par la justice, notamment des armes de guerre, etc.).

Par ailleurs, durant les audiences précédentes, quatre officiers supérieurs des F.a.c, en dehors d’André Joseph Sahouss, sont déjà passés à la barre. Il s’agit des colonels Léopold Koud, Henri Péléka, Clément Obouo et Mbani Saya. Ils comparaissent libres.

Lasemaineafricaine.net par Pascal-Azad DOKO

Congo: Le colonel André Joseph Sahouss a rejeté toute complicité avec l’ex-colonel Ntsourou

juillet 29, 2014

A l’audience du lundi 28 juillet 2014, dans le procès de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, le colonel André Joseph Sahouss était à la barre. Il a remis en cause les propos de Rock Hugor Tamba, un co-accusé qui avait déclaré devant la cour que le colonel Sahouss était en complicité avec Marcel Ntsourou, non seulement dans la livraison des armes, à travers le capitaine Ibam (décédé), mais aussi dans un scénario d’incendier certaines stations d’essence à Brazzaville.

Le colonel Sahouss a expliqué qu’il n’a jamais eu de contact avec Marcel Ntsourou, après le procès sur les explosions du 4 mars 2012 et n’a jamais rencontré le capitaine Ibam.

Il a rejeté les propos de Tamba sur le scénario concernant l’incendie des stations d’essence. De même, les accusés Ola Milandou, alias Sacré, colonel Clément Obouo et Patrick Gildas Ngambouomi ont tout rejeté en bloc.

Lasemaineafricaine.net

Congo: ouverture du procès de Marcel Ntsourou, ex-chef adjoint du Renseignement

juillet 2, 2014
Congo: ouverture du procès de Marcel Ntsourou, ex-chef adjoint du Renseignement © AFP

Congo: ouverture du procès de Marcel Ntsourou, ex-chef adjoint du Renseignement © AFP

Le procès de Marcel Ntsourou, ancien chef adjoint des services de renseignement congolais, s’est ouvert mercredi matin devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville, qui le juge entre autres pour rébellion.

Marcel Ntsourou, ex-colonel âgé de 57 ans, a été arrêté le 16 décembre 2013 au terme de violents affrontements entre ses miliciens et l’armée en plein centre de la capitale congolaise.

Selon l’acte d’accusation, il est poursuivi, avec 113 autres personnes pour « rébellion, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, coups et blessures volontaires, atteinte à la sûreté intérieure de l’État, association de malfaiteurs ».

« L’affaire est grave », a déclaré le procureur général Raphaël Bitsy.

« Il nous faut un débat civilisé [. . . ] détaché de toute injure et attaque politique », a-t-il ajouté.

Ancien commandant en second du Conseil national de sécurité (CNS), M. Ntsourou avait joué un rôle décisif dans le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso en 1997 à la fin de la guerre civile.

Colonel, il avait attendu pendant plus de dix ans, en vain, d’être élevé au grade de général et en vouait une rancune tenace au président congolais. Il était tombé en disgrâce avec sa mise en cause dans l’explosion du dépôt de munitions de Mpila, quartier résidentiel de Brazzaville, qui avait fait près de 300 morts le 4 mars 2012.

Le procès doit durer jusqu’au 20 août.

Dans la salle d’audience, les accusés étaient plus nombreux que le public. A l’extérieur, un fort déploiement de policiers et de gendarmes bouclait les axes d’accès au palais de justice, filtrant les entrées.

M. Ntsourou était vêtu d’un abacost (costume local à col mao) vert. Les autres accusés portaient chacun un gilet vert olive affichant un matricule de prisonnier.

C’est la troisième fois que M. Ntsourou est jugé par la Cour criminelle.

En 2005, il avait été acquitté dans l’affaire dite des disparus du Beach, qui porte sur la disparition de quelque 350 Congolais à leur retour d’exil à Brazzaville en 1999.

En 2013, à l’issue du procès de l’explosion de Mpila, il était ressorti libre après un an et demi de détention préventive, mais avec une condamnation à cinq ans de travaux forcés avec sursis.

Jeuneafrique.com avec AFP

Congo/Affaire ex-colonel Marcel Ntsourou : Me Amedée Nganga demande la remise en liberté de l’épouse Ntsourou et sa fille

mars 14, 2014
Des journalistes à la conférence de presse de Me Nganga.

Des journalistes à la conférence de presse de Me Nganga.

Me Amedée Nganga, l’un des avocats de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, est monté au créneau, mardi 11 mars 2014, au cours d’un point de presse qu’il a animé à l’hôtel Auberge de la justice, à Brazzaville. Outre le récit qu’il a fait sur les conditions d’arrestation de son client, aujourd’hui écroué à la Maison d’arrêt, Me Nganga a abordé la situation de Mme Ntsourou et de sa fille âgée de 16 ans, qui ont été arrêtées suite aux événements du 16 décembre 2013.

Se basant sur le principe que la responsabilité pénale est personnelle et individuelle et non collective, l’avocat s’est insurgé contre cette manière de faire, car, selon lui, l’épouse de l’ex-colonel Ntsourou et sa fille ne peuvent pas être placées en détention avec lui qui est concerné dans cette affaire.

Me Amédée Nganga a établi un lien entre l’affaire des explosions du 4 mars 2012 et l’opération armée du 16 décembre 2013 qui a abouti à l’arrestation de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, après que celui-ci ait opposé une résistance armée avec un groupe de jeunes civils.

Il a évoqué l’innocence de son client, dans l’affaire des explosions du 4 mars 2012, en disant que lors du procès, «toutes les preuves de son innocence étaient rapportées, ré-apportées, confirmées, recon-firmées». Il s’est appuyé sur le réquisitoire du procureur général qui avait demandé l’acquittement de son client. «Mais enfin, avec un procureur général, ce jour-là assez talentueux, avec un parquet général, avec l’ensemble des parquets talentueux qui ont demandé l’abandon des poursuites et, donc, l’acquittement total, parce que ne lui reconnaissant pas être responsable des faits qui lui étaient reprochés», a-t-il dit.
Après cela, l’avocat a demandé la remise en liberté de Mme Ntsourou et sa fille, ce qui est reproché à l’ex-colonel Ntsourou ne les concerne pas. «Vous êtes au courant que Mme Ntsourou et une mineure sont en prison. Donc, on arrête Mme Ntsourou pour les faits de son mari. Elle est arrêtée avec une mineure de 16 ans. Je veux savoir jusqu’où allons-nous dans ce pays: on commence à arrêter les épouses, ce qui n’a jamais été fait, jusque-là, chez nous», a-t-il déclaré. Il a fait remarquer que cette «jurisprudence, personne ne l’a connaît, parce qu’on connaît quand même le nombre de gens, de personnalités politiques qui ont été arrêtées dans ce pays, mais dont les femmes et les enfants n’ont jamais été arrêtés».

Pour cela, il a demandé le respect de la convention sur les droits des enfants de Washington. Il s’est indigné sur le cas de cette mineure de 16 ans, privée d’école, «parce que, simplement, son père s’appelait Ntsourou et une femme légitime ne devait pas se retrouver dans ces lieux-là, parce que, simplement, elle est la femme de Ntsourou». «Et les femmes de ce pays trouvent ça normal. Mais, si elles commencent à payer les pots cassés de leurs maris, ça veut dire que la responsabilité pénale n’est plus personnelle, n’est plus individuelle, elle devient collective», a-t-il poursuivi.

Face à cette situation, Me Amedée Nganga a appelé les journalistes à relever le défi que les pouvoirs publics respectent les conventions internationales et il a lancé un appel au président de la République, pour que Madame Ntsourou et sa fille de 16 ans soient remises en liberté. Il a plaidé aussi que les avocats puissent «visiter leur client, sans qu’il y ait des empêchements».

Lasemaineafricaine.net par Pascal Azad DOKO