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Côte d’Ivoire : Pascal Affi N’Guessan appelle à une marche pacifique

mai 12, 2017

Pascal Affi N’Guessan à Paris, en juin 2015. © Vincent Fournier pour J.A.

Pascal Affi N’Guessan, président d’une aile du Front populaire ivoirien (FPI), a appelé jeudi 11 mai à « une marche pacifique  » le 17 juin prochain pour dénoncer la politique menée par le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara.

Pascal Affi N’Guessan tente de remobiliser ses troupes. Le patron du Front populaire ivoirien (FPI) – contesté par l’aile du parti menée par Aboudramane Sangaré – a appelé jeudi à « une marche pacifique » le 17 juin prochain pour protester contre la politique menée par le gouvernement ivoirien. « Tous dans la rue le 17 juin », a lancé l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo lors d’une conférence de presse animée au siège du parti, à Abidjan.

 

« La faillite de l’État s’observe par les nombreux actes de défiance », a affirmé Pascal Affi N’Guessan, dénonçant tour à tour « la corruption endémique », « la complicité de l’État » dans le récent scandale de l’agrobusiness, la condamnation fin mars de l’opposant Sam l’Africain ou encore « la gestion catastrophique » des récentes mutineries dans les casernes ivoiriennes. « Nous devons réagir et crier notre colère de façon bruyante dans la rue », a-t-il conclu.

Reste que cette mobilisation, annoncée dans plus d’un mois, devrait avoir lieu sans la participation de l’aile du FPI surnommée les « Gbagbo ou rien », en rupture avec celle présidée par l’ancien Premier ministre. « Il peut marcher, nous ne nous sentons pas concernés », a réagi Boubakar Koné, porte-parole du FPI tendance Aboudramane Sangaré, qui conteste toute légitimité à Pascal Affi N’Guessan.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Suisse: Un cortège de 600 personnes pour Hervé, abattu par la police

novembre 19, 2016

Environ 600 personnes se sont réunies samedi à Lausanne dans le cadre d’une marche pacifique. Elles voulaient ainsi rendre hommage à Hervé, un Congolais de 27 ans, abattu par un policier début novembre à Bex (VD) et protester contre « le profilage racial ».

Le cortège, mené par la famille d’Hervé, a sillonné la capitale vaudoise scandant « La vie des Noirs compte aussi », « La justice pour Hervé » ou « La Suisse c’est aussi nous ». Essentiellement composé de personnes de couleur, il avoisinait 600 personnes au plus fort, selon la police lausannoise.

Dès la mise sur pied de cet événement, les organisateurs ont insisté sur son caractère pacifique. « Nous sommes là pour accompagner la famille dans son deuil, dans une démarche de paix », a ainsi expliqué Yannick Lema, porte-parole du nouveau collectif « A qui le tour ».

Discrimination
Mais les personnes présentes tenaient aussi à dénoncer « la discrimination ambiante ». « Nous sommes là pour montrer notre indignation ».

Si selon Yannick Lema, le « profilage racial » n’a rien de nouveau, deux événements récents ont poussé ces jeunes trentenaires de la communauté africaine à créer ce mouvement: le drame de Bex et un contrôle de police musclé d’un Cap-verdien qui faisait son jogging à Lausanne. Le cortège s’est d’ailleurs arrêté quelques instants sur les lieux du contrôle, ainsi que devant le poste de police.

Amalgame
« Il y a cet amalgame omniprésent à chaque intervention de la police auprès de la communauté noire. Il est noir, alors je le contrôle », regrette Yannick Lema. « On a le sentiment d’être en bataille, en combat ». Et de vouloir discuter, mener des actions « pour trouver des réponses concrètes à ce problème ».

Pour les proches d’Hervé, la couleur de sa peau est un facteur à prendre en compte dans le drame qui s’est produit. « Je ne dis pas que le policier qui a tiré est raciste, mais je pense que la couleur de peau d’Hervé a joué un rôle dans sa réaction, dans son agressivité. J’en suis persuadée », dit une amie de la famille.

Jeune père
Père d’un garçon de sept ans, aîné d’une fratrie de cinq enfants, Hervé est décédé le 6 novembre à Bex après l’intervention de la police du Chablais dans l’immeuble où il résidait. D’après les forces de l’ordre, un agent a tiré à plusieurs reprises en sa direction, alors qu’il se ruait sur les policiers un couteau à la main et après l’avoir sommé de s’arrêter.

Le jeune homme, à Lausanne depuis ses cinq ans, avait déménagé l’an dernier à Bex. « Pour se rapprocher de son fils qui résidait avec sa mère dans le Chablais valaisan », poursuit la proche de la famille.

Une famille qui affirme que le corps d’Hervé a été touché à trois reprises. Dans le coeur, la hanche et l’épaule. Et de s’interroger: « Pourquoi tant de balles' » Une enquête est en cours.

Romandie.com avec(ats / 19.11.2016 16h39)