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RDC: L’interdiction de la marche de l’opposition ce 30 juin signe l’échec de la démocratie

juin 30, 2019

Suivez la réaction de Martin Fayulu !

 

Publiée le 30 juin 2019 par Satellite Congolais TV

RDC : le gouverneur de Kinshasa interdit la marche de l’opposition prévue le 30 juin

juin 29, 2019

Martin Fayulu, le 10 janvier 2019 à Kinshasa. © AP/Sipa/Jerome Delay

 

Le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a annoncé l’interdiction de la « marche pacifique » prévue le 30 juin à l’appel de la plateforme d’opposition Lamuka, pour le 59ème anniversaire de l’indépendance du pays.

Le gouverneur de Kinshasa s’est dit « au regret de ne pouvoir prendre acte » de la demande de manifestation dans une lettre adressée Fidèle Babala Wandu, le coordinateur de Lamuka à Kinshasa. Le 30 juin, date de l’indépendance du pays est une « date sacrée et commémorative », poursuit Gentiny Ngobila, estimant « qu’organiser des marches à cette date friserait le sabotage contre la mémoire de la République ».

Un argument qui semble ne pas avoir convaincu l’opposition. « Il n’y a aucun fondement légal pour justifier cette interdiction. Pour nous la marche est maintenue », a assuré à Jeune Afrique Fidèle Babala Wandu. « Cela montre que les choses n’ont pas vraiment changé ici », poursuit-il. Contacté, le gouverneur de Kinshasa n’a pas répondu à nos sollicitations.

Invalidation des députés

Lamuka voulait organiser « une marche pacifique pour exiger le respect de la volonté du peuple », notamment suite à l’invalidation d’une vingtaine de députés de la coalition Lamuka au profit, dans la plupart des cas, de membres du FCC de Joseph Kabila.

Cette décision de la Cour constitutionnelle a provoqué une levée de boucliers au sein de l’opposition. Martin Fayulu, candidat malheureux lors de la dernière présidentielle – dont il conteste toujours les résultats -, avait qualifié cette invalidation « d’assassinat définitif de la démocratie » en RDC et avait annoncé « la suspension des activités parlementaires de tous les parlementaires de Lamuka jusqu’à nouvel ordre ».

Les membres de la coalition doivent se réunir ce vendredi pour décider de la marche à suivre suite à l’interdiction de la marche. Dans le même temps, le vice-Premier ministre intérimaire en charge de l’Intérieur et Sécurité le Basile Olongo a confirmé, le 26 juin à Jeune Afrique, que le défilé du 30 juin, n’aura pas lieu cette année. Félix Tshisekedi adressera un « discours à la Nation » qui sera retransmis par la RTNC, la télévision nationale.

Jeuneafrique.com par Romain Gras

De Bangkok à San Francisco en passant par Paris, des marches pour le climat

septembre 8, 2018

Des manifestants pour la lutte contre le dérèglement climatique, le 8 septembre 2018 à Parisn / © AFP / Philippe LOPEZ

De Bangkok à San Francisco en passant par Bruxelles, des dizaines de milliers de personnes ont pris part à des marches ce samedi dans de nombreuses villes à travers le monde, pour exiger des gouvernements qu’ils agissent enfin sérieusement contre le dérèglement climatique, en pleine préparation de la COP 24.

Près d’un millier d’événements étaient organisés dans une centaine de pays, dans le cadre de l’appel baptisé « Rise for climate » (« Debout pour le climat »).

Après des manifestations qui ont donné lieu à une faible participation en Asie, des rassemblements ont lieu en Europe, notamment à Paris et Bruxelles, puis devaient se tenir aux Etats-Unis avec San Francisco en point d’orgue.

« Les événements climatiques extrêmes menacent nos enfants. La seule façon de protéger notre avenir c’est une action pour le climat ambitieuse, et maintenant », a plaidé sur Twitter le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

En France, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, une mobilisation jamais vue pour l’environnement, l’ONG 350.org revendiquant 115.000 participants, dont 50.000 à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé 18.500 personnes.

Actions pour le climat / © AFP / Laurence SAUBADU

Ces marches répondaient aussi à un appel lancé sur les réseaux sociaux par un jeune homme de 27 ans, après la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui s’était plaint d’un manque de soutien populaire pour l’environnement.

– « plus grande journée » –

« C’est la plus grande journée d’action pour le climat en France, la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes », a commenté à l’AFP Clémence Dubois, responsable des campagnes de 350.org en France.

« Je vais être papa en décembre, je veux qu’il ait une planète vivable », a expliqué l’initiateur de cette marche, Maxime Lelong.

Un bateau portant la bannière « Rise for climate » (Debout pour le climat) entre dans le port de Sydney, en Australie, le 8 septembre 2018, au début de la journée d’action mondiale pour le climat / © AFP / Saeed KHAN

700 scientifiques français ont lancé ce samedi un appel aux dirigeants, publié par le journal Libération, pour qu’ils passent « de l’incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone ».

A Bruxelles, un rassemblement devant le Parlement européen a réuni 1.300 personnes selon la police, à l’appel de Greenpeace et de la Coalition Climat, collectif d’associations et d’ONG de la société civile.

« L’idée était d’interpeller les élus et les gouvernements à partir de la capitale européenne. Il y a beaucoup de lobbies ici », a déclaré à l’AFP Kim Le Quang, un professeur participant au rassemblement.

Entre 10.000 (selon la police) et 15.000 personnes (d’après les organisateurs) ont manifesté à Copenhague. « Nous voulons que le Danemark atteigne la neutralité carbone en CO2 en 2040 », a indiqué à l’agence Ritzau Sarah Hellebek, porte-parole de la manifestation.

Banderoles de manifestants appelant à lutter contre le réchauffement climatique, lors de la marche pour le climat, à Marseille le 8 septembre 20180 / © AFP / Christophe SIMON

En Suède plus d’une centaine de personnes, dont la vice premier-ministre, la Verte Isabella Lövin, ont marché à Stockholm.

En Asie, c’est à Manille que la mobilisation a été la plus forte, avec 800 manifestants. L’un d’eux, habillé en dinosaure, tenait une pancarte « Go Fossil-free » (finissons-en avec les énergies fossiles »).

Cette journée d’action doit culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique anti-écologique de Trump.

A Bangkok, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l’ONU où est organisée jusqu’à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, prévu en Pologne dans trois mois.

Le réchauffement climatique / © AFP /

Certains ont dénoncé l’arrêt de la contribution des Etats-Unis décidée par Donald Trump, un manifestant portant un masque du président américain.

« Nous condamnons le président Trump qui s’est retiré des accords de Paris », a déclaré Lidy Nacpil, représentante de l’Asian People’s movement in Debt and Developpement, mouvement asiatique réclamant plus d’implication des pays riches.

– Rôle de sape de Washington –

Des participants à cette réunion préparatoire de Bangkok ont également dénoncé samedi le rôle de sape joué selon eux par les Etats-Unis.

« Les Etats-Unis ne sont plus dans le jeu, mais c’est toujours eux qui imposent les règles », a dénoncé un négociateur.

En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière « Rise for climate ».

Et des centaines de manifestants se sont réunis devant les bureaux du Premier ministre Scott Morrison en l’appelant à « sortir le charbon de la politique ».

Romandie.com avec(©AFP / (08 septembre 2018 19h58)

Les limousines « made in Russia » lancées sur le marché

août 29, 2018

La limousine russe Sénat, présentée le 29 août 2018 à Moscou, s’inspire du design de la limousine ZIS-110 conçue pour Staline dans les années 1940. / © AFP / Alexander NEMENOV

La Russie a officiellement lancé mercredi une marque de voitures de luxe, comprenant parmi ses modèles la nouvelle limousine utilisée par Vladimir Poutine et espérant pousser les consommateurs russes très fortunés à se détourner des marques occidentales.

Le ministre russe du Commerce, Denis Mantourov, a dévoilé à l’occasion du salon automobile de Moscou les deux premiers modèles proposés par cette marque, baptisée Aurus: la limousine Sénat et une berline plus petite, également nommée Sénat.

La limousine Sénat avait été utilisée par Vladimir Poutine en mai pour se rendre à la cérémonie d’investiture de son quatrième mandat présidentiel, alors que le chef de l’Etat russe privilégiait jusqu’alors le constructeur allemand Mercedes.

L’usage d’une voiture 100% « made in Russia » fait écho à la tradition soviétique, lorsque les dirigeants utilisaient exclusivement des véhicules construits en URSS.

« Il y a une demande pour les produits high-tech de qualité dans notre pays, en particulier pour une voiture d’une telle classe », a déclaré à l’AFP le designer principal d’Aurus, Vadim Pereverzev, en marge de la présentation des deux modèles.

« Les consommateurs de telles voitures, vous pouvez dire qu’ils sont fatigués des Rolls-Royce, Mercedes ou Maybach », a ajouté M. Pereverzev, passé par Fiat et Alfa Romeo avant de revenir en Russie.

Ce lancement arrive quelque jours après celui par le célèbre fabriquant d’armes Kalachnikov d’une voiture électrique, la CV-1, au design inspiré d’une voiture soviétique des années 1970.

La limousine Senat avait été utilisée par le président Vladimir Poutine le 7 mai 2018 lors de cérémonie marquant son nouveau mandat à la tête de la Russie / © SPUTNIK/AFP/Archives / Sergei GUNEYEV

Vadim Pereverzev reconnaît lui aussi s’être inspiré des voitures soviétiques pour dessiner l’Aurus Senat, évoquant la limousine ZIS-110 conçue pour Staline dans les années 1940.

« Je dirais que c’est plus cette époque qui a inspiré nos designers: une époque de brillants succès pour notre État, quand des voitures comme ZIS (aujourd’hui rebaptisé ZIL) sont apparues », a-t-il déclaré.

Aurus est développé par une entreprise d’Etat nommée Nami, qui détient une participation de contrôle, en collaboration avec le groupe russe Sollers, propriétaire notamment de la marque de véhicules utilitaires UAZ.

Plus de 12 milliards de roubles (150 millions d’euros au taux actuel) ont été investis par l’État russe dans le projet, le ministre du Commerce Denis Mantourov précisant qu’un groupe émirati, Tawazun, a investi 110 millions d’euros dans le projet.

« Nous n’allons pas vendre ces véhicules uniquement en Russie, nous allons les vendre à l’étranger », a déclaré le PSG d’Aurus, l’Allemand Franz Gerhard Hilgert, ajoutant que le prix des modèles sera compris « quelque part entre Mercedes et Rolls-Royce ».

Romandie.com avec(©AFP / (29 août 2018 18h45)

Congo: l’achat forcé de l’effigie de Sassou, une manne pour le protocole présidentiel

avril 4, 2018

 

 

Plus de 60 millions de francs Cfa est le montant que le protocole présidentiel gagne rien que dans le périmètre du marché de Poto Poto avec l’effigie du chef de l’Etat vendu obligatoirement entre 30 et 40 milles francs aux commerçants.

L’effigie du chef de l’État est depuis un moment l’objet d’un juteux business dont quelques membres du protocole présidentiel et de la marie de Brazzaville en tirent bénéfice en toute impunité. Les commerçants étrangers victimes de cette arnaque sont désemparés, et impuissants

Forcer l’amour produit toujours un effet contre productif, bien qu’au Congo tous les moyens valent pour rallonger ses fins du mois. Chaque institution, est dotée d’un budget de fonctionnement qui lui permet d’appliquer son programme annuel. Bien qu’ignorant les fonds alloués à la présidence de la République, on s’imagine, qu’elle dispose d’un budget colossale qui à notre entendement éviterait au service protocolaire présidentiel toute activité parallèle.

A défaut d’arnaquer les Congolais qui heureusement ne dépenseraient aucun franc pour une simple effigie, soit elle du chef de l’État, le service protocolaire s’est tourné vers les sujets étrangers qui tiennent des commerces dans la ville. Au lieu de la distribuer gratuitement pour la grandeur du chef del’État, les agents du service protocolaire obligent les commerçants à l’acheter.

L’absence de celle-ci dans une boutique est sanctionnée par une forte amende pouvant entraîner la fermeture du commerce. Ainsi, l’effigie du président coûte de force 30000frs sans cadre et 40000frsavec cadre. Comptabilisons toutes les boutiques tenues par des étrangers, ce sont des centaines de millions de francs Cfa que le protocole de la présidence se tape sur le dos des étrangers. Le comble est que même les kiosques archaïques, fumoirs de chanvre, sont obligés d’avoir cette effigie pour appartenir à un étranger.

A Poto poto, rien que dans le périmètre du marché, on comptabilise plus de 2000 commerces tenus par les étrangers qui rapporterait une somme de 60000000 frs Cfa au protocole présidentiel. Dans tout Poto poto, on estime à plus de 10000 commerces qui rapporteraient près de 300.000.000 frs Cfa. Brazzaville compte actuellement neuf (9) arrondissements dont certains sont plus grands que Poto poto avec ses plus de 10000 commerces, Moungali par exemple, compterait plus de 20000 commerces tenus par les étrangers qui rapporteraient plus de 600.000.000 frs Cfa au protocole présidentiel et à la mairie.

La mairie de Brazzaville opère des contrôles dans les commerces tenus par les sujets étrangers, afin de s’enquérir de la présence de l’effigie de Denis Sassou Nguesso, qui doit être accompagnée du reçu de paiement. Aboubacar, un sujet Malien qui n’avait pas encore acheté de force cette effigie à 30.000frs Cfa, a vu sa boutique être fermée et lui-même embarqué de force au poste de police, où il a dû s’acquitter d’une somme de 100.000frs pour recouvrir la liberté accusés de Défaut d’effigie du Chef de l’État

Une arnaque officielle qui octroie aussi un statut spécial à ces commerçantsJamais, des reconduites aux frontières les viseraient, car ils sont une source importante de revenues pour certains véreux.Cette situation ramène aux moments forts du parti État où l’effigie du chef était visible partout. Ceux qui tous les jours intoxiquent les oreilles du peuple avec le mot démocratie ont pourtant du mal à se débarrasser des bêtises du monopartisme.

Aux plaintes et grincements de dents de plusieurs étrangers, on est en droit de se poser la question sur la destination finale de ces fonds ?…Mohamed qui tient une boutique sur l’avenue de la paix reconnaîtque cet argent finit dans les poches d’une mafia bien organisée du protocole présidentiel. Pour Daouda qui gère un commerce à Massengo, cette pratique n’est pas surprenante au Congo où ses deux ans de séjour lui ont permis de comprendre assez sur la corruption qui gangrène son administration

Ali le Libanais estime que le chef de l’État congolais cultive trop le culte de la personnalité, oubliant que leurs commerces relèvent du privé. « Nous n’avons même pas le droit de vote dans ce pays, mais on nous oblige d’avoir cette effigie. Le Congo est un pays des voleurs qui sont à la recherche permanente du gain facile ».

Diakité, un vendeur de pièces de rechanges auto à Bacongo affirme n’avoir cette photo parce que se sentant obliger, et chaque fois qu’il la regarde,regrette ses 40000frs. Moussa lui ne cesse de vanter les réalisations du chef de l’État et se réjouit d’avoir cette effigie dans sa boutique, mais regrette la somme déboursée. Sissoko qui vent les grillades « coupé coupé » à Ouenze, lui pense que le président de la République n’est pas au courant de cette arnaque gérée par des malhonnêtes de son protocole. Dans un pays normal où les mots liberté et démocratie n’existent pas que sur parole, l’effigie du chef de l’État n’est visible que dans l’administration Étatique.

Un conseiller municipal du troisième arrondissement Poto poto indexe directement la présidence et la mairie centrale, lesquelles selon lui, ont trouvé aux étrangers un bon filon pour se faire un extra. Sinon, se demande t-il pourquoi n’obligent ils pas les congolais à en avoir ? Des escrocs en cravates qui peuplent le protocole présidentiel.

Star-infos.com par Stany Franck

RDC: quelques images des victimes de la marche réprimée

février 26, 2018

 

La République démocratique du Congo a encore laissé sur le carreau de la répression démocratique des victimes innocentes.

Ainsi nous avons l’image dure et insoutenable, d’une excessive cruauté, de ce Congolais à la main éclatée et arrachée, une des victimes de la marche du 25 février: il s’appelle Jérémie et habite à Bahema. Un licencié en santé publique à Kisangani.

victime marche du 25 fev

Jérémie

 

Ensuite nous avons ci-dessous la photo de Rossy Mukendi Tshimanga, un combattant de la liberté, assassiné à Kinshasa par des forces antipatriotique au service d’un homme et d’un pouvoir brutal et essoufflé.

Face à son sacrifice, nous saluons très respectueusement le courage de Rossy Mukendi pour avoir bravé les mains nues, la dictature kabiliste. Il laisse à la postérité un testament mémorable et louable qui rentre dans l’histoire de ce vaste pays qui broie ses propres fils pour la démocratie, faisant fi de son appellation institutionnelle et constitutionnelle. Quid Démocratie dans un pays sans démocratie ?

 

Rossy Mukendi

Rossy Mukendi Tshimanga

Hier les Congolais debout comme un seul homme ont encore répondu massivement pour la troisième fois à l’appel du CLC sous la houlette de l’église catholique.

En portant haut le flambeau de la liberté, le combat de la libération de la RDC fraie son chemin malgré le sang des innocents et la liste des morts qui s’allonge, à chaque manifestation, malgré la « tolérance zéro mort » prônée par les services de sécurité.

Face à la dimension ecclésiastique et mystique, les armes vont-elles réussir d’arrêter cette machine de la parole du peuple qui avance et revendique ses droits d’alternance – en toute liberté – après une fin de mandat qui cache sa stratégie en rongeant son frein et trainant les pas de départ pour quitter le pouvoir.

On pouvait lire courageusement: A eux les armes, À Dieu la victoire.

Ainsi comme un prophète de la libération, Rossy Mukendi avant sa mort parlait en ces termes le 24/1/18: « Nous allons colorer le sol Congolais rouge de notre sang, pourvu que nos enfants ne vivent pas esclaves demain. Quand la mort viendra, je partirai fier d’avoir défendu un idéal. Le peuple gagne toujours ! »

Bernard NKOUNKOU

 

RDC: deux morts dans des marches anti-Kabila, « pas de répit » disent les organisateurs

février 26, 2018

Kinshasa – Deux personnes ont été tuées dimanche en République démocratique du Congo en marge des marches interdites anti-Kabila de catholiques, ont indiqué lundi l’épiscopat, les Nations unies et la police, les organisateurs des marches promettant de leur côté qu’il n’y aura « pas de répit » pour le régime de Kinshasa.

L’épiscopat qui avait parlé d’un mort dimanche a revu son bilan à la hausse tout comme la police nationale congolaise.

La police, qui s’était félicitée la veille d’avoir atteint son objectif de « zéro mort », a reconnu la mort de deux personnes dont « le fauteur de trouble Rossy Mukendi », a dit le colonel Rombaut-Pierrot Mwanamputu sur la Radio onusienne Okapi.

« A Kinshasa, Monsieur Rossy Tshimanga Mukendi (…) est descendu » dans les rues « pour semer le désordre », selon le colonel. « Lors de l’affrontement avec les forces de l’ordre, le fauteur de troubles Rossy sera grièvement atteint par balles en caoutchouc. Acheminé d’urgence à Saint Joseph, il finira par succomber », a-t-il expliqué.

« Deux personnes sont mortes: une à Kinshasa et un jeune de 21 ans à Mbandaka (nord-ouest), tué par un garde fluvial qui n’avait rien à voir avec le maintien de l’ordre » public, a déclaré lundi à l’AFP l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de l’épiscopat.

La chef de la Mission de l’ONU au Congo Leila Zerrougui, « regrette qu’au moins deux personnes aient été tuées » lors de ces marches « en dépit de consignes qui auraient été données aux forces de sécurité de faire preuve de la plus grande retenue dans la gestion des manifestations », note un communiqué de son bureau.

Plus de trois millions de congolais ont marché dimanche pour « dire non à la dictature » et « exiger que le président Joseph Kabila dise publiquement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession », écrit le CLC dans un communiqué.

« Il n’y aura pas de répit pour le pouvoir en place tant que nous n’aurons pas retrouvé notre dignité et notre liberté », promet ce collectif d’intellectuels.

Aujourd’hui âgé de 46 ans, le président Joseph Kabila dirige la RDC depuis 2001 après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila. Il a été élu en 2006 lors des premières élections démocratiques organisées dans le pays et réélu en 2011 à l’issue d’un scrutin entaché de fraude. Son dernier mandat constitutionnel s’est achevé le 20 décembre 2016 dans un climat de violences.

Les élections qui devaient se tenir fin 2017, selon un accord politique signé sous l’égide de l’épiscopat, sont désormais fixées au 23 décembre 2018. L’opposition accuse M. Kabila de chercher à tout faire pour se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.

La RDC n’a jamais connu de passation pacifique du pouvoir depuis son accession à l’indépendance en 1960.

Romandie.com avec(©AFP / 26 février 2018 14h40)                                            

Marches en RDC: un mort à Kinshasa, dispersion à balles réelles à Kisangani

février 25, 2018

 

Un groupe de fidèles catholiques défile à Kinshasa contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo, le 25 février 2018. / © AFP / John WESSELS

La répression de nouvelles marches de catholiques dimanche contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila a fait au moins un tué et plusieurs blessés en République démocratique du Congo, selon l’épiscopat, alors que la police estime avoir tenu son objectif de « zéro mort ».

« Depuis 7h00, nous avons reçu trois blessés liés à la marche des catholiques dont deux blessés graves par armes à feu. Le troisième qui a reçu une balle à la poitrine est décédé », a déclaré à l’AFP le docteur François Kajingulu, directeur de l’hôpital St Joseph de Limete, dans le centre de Kinshasa.

Pour la troisième fois en deux mois, les fidèles ont persisté à vouloir défiler contre la « dictature » de Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis fin décembre 2016, à la sortie de la messe, mais ils se sont heurté aux forces de l’ordre.

« Nous avons enregistré un mort à Kinshasa qui est certifié et plusieurs blessés » dans le pays, a déclaré à l’AFP l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de l’épiscopat.

Un peu plus tôt, le médecin directeur de l’hôpital Saint-Joseph de Kinshasa avait annoncé à l’AFP le décès d’un jeune activiste d’un mouvement citoyen « Collectif 2016 », Rossy Mukendi Tshimanga, « qui a reçu une balle à la poitrine ».

Un agent « a tiré sur mon frère à bout portant dans l’enceinte de la paroisse Saint Benoît (centre). J’étais près de mon frère », a déclaré à l’AFP le frère du défunt entre deux sanglots.

A Kisangani, grande ville du nord-est du pays, des centaines de fidèles qui sortaient de la messe ont commencé à marcher avant d’être dispersés par les forces de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré à balles réelles. Deux personnes au moins ont été blessés par balles, selon un correspondant de l’AFP.

Les fidèles se sont repliés dans l’enceinte de la paroisse chantant le « Debout Congolais », l’hymne nationale de la RDC.

Dans la commune populaire de Mangobo, dans le nord de Kisangani, les habitants affluaient dans les rues et plusieurs groupes de jeunes gens se retrouvaient à 50 mètres des militaires de la garde républicaine, unité spéciale chargée de la protection du président Joseph Kabila.

Dans plusieurs villes, les marches ont été étouffées par les forces de sécurités qui se sont déployées en grand nombre devant toutes les églises catholiques, ont rapporté les correspondants de l’AFP. C’est le cas à Kikwit (sud-ouest), à Goma (est) où deux jeunes gens ont été brutalisés par la police. Dans la ville voisine de Bukavu, toute tentative d’attroupement étaient systématiquement dispersée à coup de gaz lacrymogène.

– Internet coupé –

A Lubumbashi, deuxième ville du pays dans le sud-est, des jeunes ont brulés des pneus dans les rues avant d’être dispersés par la police anti-émeute.

Ces marches sont organisées à l’appel du Comité laïc de coordination (CLC), un collectif d’intellectuels proche de l’Église catholique, qui demandent à M. Kabila de dire publiquement qu’il ne sera pas candidat aux élections prévues le 23 décembre 2018. Le mandat du président s’est achevé le 20 décembre 2016.

L’internet a été coupé à Kinshasa et des marches réprimées par les forces de sécurité. Les SMS et le système de messagerie WhatsApp ont été suspendus brusquement aux environs de 10H00 (9H00 GMT) après la sortie des messes.

Dans plusieurs paroisses de Kinshasa, les fidèles ont commencé à marcher avant d’être dispersés à coup de gaz lacrymogène et de tires de sommation.

A Saint François de Sales, des policiers cagoulés étaient postés devant la rue qui donne sur cette paroisse du centre de Kinshasa, où une femme de 24 ans, aspirante à la vie religieuse avait été tuée par un coup de rafale le 21 janvier lors de la précédente marche. Ils ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Des militaires arrivés sur les lieux ont fait usage des tirs de sommation pour disperser les manifestants.

A Kinshasa, où la marche a été interdite, la police s’était donné pour objectif de faire « zéro mort » lors de cette troisième marche. Les deux précédentes les 31 décembre et 21 janvier avaient fait une quinzaine de morts selon l’Église, deux d’après les autorités.

Ce dimanche, « le consigne zéro mort a été respecté avec professionnalisme par les forces de l’ordre déployées sur le terrain », s’est félicité le porte-parole de la police, le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu.

Dans l’ensemble du pays, 22 personnes ont été blessées dont 13 policiers, tandis que 8 personnes ont été interpellées, selon un bilan provisoire donné à la télévision publique.

Vendredi, l’Union européenne, la Suisse et le Canada avaient rappelé dans un communiqué conjoint « l’importance du respect des libertés fondamentales, en particulier de la liberté de manifester et de la liberté de culte ».

En fin d’après-midi, le calme était revenu à Kinshasa, où les barrages de police ont été levés et que la présence policière et militaire se faisait discrète. Le Premier ministre congolais Bruno Tshibala a fait la ronde de quelques quartiers de la capitale, distribuant des billets de 100 dollars aux habitants, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2018 17h35)

RDC: marche des catholiques contre Kabila, la police veut zéro mort

février 24, 2018

Un Congolais devant une église où se tient une messe avant une manifestation contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kibila, le 21 janvier 2018 à Kinshasa / © AFP/Archives / JOHN WESSELS

Les catholiques persistent et signent ce dimanche en République démocratique du Congo et invitent de nouveau les fidèles à sortir dans la rue contre la « dictature » et le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, malgré deux précédentes marches réprimées dans le sang.

Les autorités ont de nouveau interdit ces marches organisées après la messe à l’appel d’un collectif d’intellectuels proche de l’église, qui a le soutien de l’influent épiscopat congolais.

Les deux précédentes marches à l’appel de ce « comité laïc de coordination » avaient été réprimées à balles réelles, les 31 décembre et 21 janvier. Bilan: une quinzaine de morts d’après l’Église et les Nations unies, deux selon les autorités.

Les forces de sécurité se sont fixé cette fois-ci « l’objectif zéro mort », selon le chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo.

« J’ai dit aux policiers de ne pas tirer sur la population civile », a déclaré cet officier, visé par une plainte pour « assassinat » par les proches d’une victime de la répresssion du 21 janvier.

« J’espère seulement qu’il n’y aura pas des morts cette fois », disait dès vendredi à l’AFP un haut magistrat militaire congolais.

– Internet coupé ? –

Les Congolais redoutaient également une nouvelle coupure internet lors de cette journée de mobilisation, comme ce fut le cas les 31 décembre et 21 janvier.

La RDC interdit toute manifestation politique de l’opposition depuis les journées sanglantes de septembre 2016, quand les manifestants ont commencé à demander le départ du président Kabila à la fin de son deuxième et dernier mandat le 20 décembre 2016.

Depuis, M. Kabila, 46 ans, est toujours en place. Des élections initialement prévues fin 2017 ont été reportées au 23 décembre 2018. L’opposition accuse le président Kabila de tout faire pour rester au pouvoir.

Les catholiques, soutenus par l’opposition et une partie de la société civile, veulent « barrer la route à la présente dictature », pour « des élections libres, transparentes et apaisées ».

Les organisateurs de la marche interpellent aussi les membres de la communauté internationale « afin qu’ils aillent au-delà des condamnations de principe, car ils sont des témoins non seulement du blocage du processus électoral par le président Kabila, mais aussi des atrocités et de la barbarie qui émaillent ce processus ».

Vendredi, l’Union européenne, la Suisse et le Canada ont rappelé dans un communiqué conjoint « l’importance du respect des libertés fondamentales, en particulier de la liberté de manifester et de la liberté de culte ».

La marche de dimanche aura valeur de test pour la nouvelle responsable de la Mission des Nations unies au Congo, Leïla Zerrougi, qui vient de prendre ses fonctions.

Les organisateurs ont reçu le soutien de 85 intellectuels francophones qui ont demandé aux autorités de la République démocratique du Congo de « faire preuve de retenue ».

– Depuis 1960 –

La journée de dimanche a été précédée de tensions samedi, quand des jeunes se réclamant du parti présidentiel PPRD ont envahi l’enceinte de la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa, reprochant aux paroisses catholiques d’être devenues des cénacles politiques.

Ancienne colonie belge, la RDC est le plus grand pays francophone et n’a jamais connu d’alternance démocratique depuis son indépendance en 1960.

Cet immense pays-continent est grand comme quatre fois la France et peuplé de 70 à 90 millions d’habitants selon les estimations. La RDC est le premier fournisseur mondial de cobalt brut, l’un des minerais les plus prisés au monde par les fabricants de batteries nouvelle génération. Malgré les richesses minérales du pays, la population congolaise est majoritairement pauvre.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2018 05h07)                

RDC: Katumbi, Kamerhe, Fayulu… Des opposants soutiennent la marche des chrétiens du 25 février

février 24, 2018

 

Des manifestants anti-Kabila, le 31 décembre 2017, à Kinshasa. © John Bompengo/AP/SIPA

À l’approche de la troisième marche des chrétiens en deux mois, prévue le 25 février en RDC, des leaders de l’opposition congolaise se joignent, l’un après l’autre, à l’initiative. Le dernier appel de soutien est celui de Moïse Katumbi, ce vendredi depuis Bruxelles.

Mise à jour : La marche des chrétiens prévue à Kinshasa ce 25 février a été interdites par les autorités, le 24 février, a appris l’AFP de source officielle.

« Le grand élan pacifique populaire engagé le 31 décembre 2017 et le 21 janvier dernier pour réclamer la première alternance démocratique à la faveur d’élections libres, démocratiques, inclusives et transparentes ne s’arrêtera plus. » Dans une déclaration rendue publique ce vendredi à Bruxelles, l’opposant Moïse Katumbi « invite, ce dimanche 25 février, tous les Congolais épris de justice et de paix, à répondre massivement à l’appel du Comité laïc de coordination, soutenu par la Cenco [Conférence épiscopale nationale du Congo, ndrl] ».

Depuis fin décembre, un groupe d’intellectuels laïcs catholiques planifient des « marches des chrétiens » à la sortie des cultes de dimanche. Les deux premières, le 31 décembre et le 21 janvier, avaient été réprimées dans le sang. Des paroisses de Kinshasa avaient même été profanées – ce que la police dément.

Marchons pour l’application intégrale et non sélective de l’accord de la Saint-Sylvestre », plaide Moïse Katumbi

Des manifestants exigent la mise en place intégrale de l’accord de la Saint-Sylvestre, conclu le 31 décembre 2016, sous l’égide des évêques catholiques. À l’issue de leur assemblée plénière extraordinaire le 17 février, ces derniers ont dénoncé, une fois de plus, « l’application sélective et biaisée » de ce compromis politique. Des « figures emblématiques » de l’opposition demeurent emprisonnés, d’autres restent contraints à l’exil. « S’obstiner sur cette voie ne peut que conduire à des élections contestables et à de nouvelles crise », ont prévenu les prélats.

« Marchons pour l’application intégrale et non sélective de l’accord de la Saint Sylvestre, pour la mise en œuvre de toutes les mesures de décrispation, pour la liberté d’expression et de manifestation, pour la tenue d’élections crédibles, inclusives et transparentes, pour notre avenir et celui de nos enfants », a plaidé Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle mais exclu jusqu’ici des mesures de décrispation prises par le gouvernement. Son ancien directeur de cabinet en revanche, détenu depuis avril 2016, sera libéré « sous quarante-huit heures », a annoncé jeudi le ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe-Mwamba.

Vital Kamerhe répond présent

Des « libérations au compte-gouttes » encore loin de décrisper le climat politique dans le pays. Des leaders de l’opposition continuent à apporter leur soutien aux organisateurs des marches des chrétiens, lesquels sont recherchés par les forces de l’ordre et de sécurité. Vital Kamerhe, chef de l’Union nationale du Congo (UNC), promet d’être de nouveau présent le dimanche 25 février, comme il l’a été les deux fois précédentes. Et « ce n’est pas pour faire plaisir » à qui que ce soit, répond-il à ceux qui le soupçonnent de récupération politique.

De son côté, Martin Fayulu, candidat déclaré à la présidentielle à venir et coordonnateur de la Dynamique de l’opposition, signifie que son regroupement politique « souscrit entièrement à l’appel du Comité laïc de coordination à marcher ce dimanche 25 février 2018 pour exiger le départ de M. Kabila et invite la population congolaise à être nombreuse dans les églises, dans les rues, avenues et boulevards ».

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti de l’opposition, a également invité « tous ses membres ainsi que tout Congolais épris de justice et de paix à prendre part à la marche pacifique organisée » par les laïcs catholiques.

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