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RDC/Kinshasa : les marches de l’UDPS et du PPRD interdites

juillet 8, 2020

 

Le gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka n’a pas donné son avis favorable pour les deux manifestations d’expression populaire prévues dans la capitale pour bloquer le choix de Ronsard Malonda à la tête de la centrale électorale et pour exiger la stabilité des institutions de la République.

 

Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a interdit la marche du parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) prévue pour le jeudi 9 juillet. Il en est de même des trois marches du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD) annoncées du mercredi 8 au 10 juillet dans la capitale congolaise ainsi que dans plusieurs autres villes du pays. Le chef de l’exécutif provincial motive son refus par le respect des mesures sanitaires liées à la riposte à la propagation de la pandémie à coronavirus, notamment celles édictées par le chef de l’Etat, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, qui interdit les manifestations ou les réunions de plus de vingt personnes.

Pour le gouverneur Gentiny Ngobila,  il serait impossible lors de ces manifestations de faire respecter toutes les mesures barrières édictées dans le cadre de la riposte à la covid-19.  » Cette marche violerait ainsi les mesures restrictives prises par le chef de l’État pour stopper la propagation de covid-19« , fait comprendre le chef de l’exécutif de Kinshasa. Je tiens à vous rappeler, a-t-il écrit en réponse à ces deux formations politiques, que la République est en état d’urgence sanitaire pour lutter contre la propagation de covid-19, lequel a amené le chef de l’État à prendre des mesures restrictives, telles que l’interdiction de rassemblement de plus de vingt personnes et le respect de la distanciation physique. La manifestation que vous comptez organiser ( du mercredi 8 au vendredi 10 juillet pour le PPRD), ( du jeudi 9 juillet, pour l’UDPS), a soutenu le maire de la ville capitale, va à l’encontre de ces mesures.

Fort de cet argumentaire, Gentiny Ngobila conclut qu’il ne saurait donc prendre acte de la demande lui faite par Ferdinand Kambere, pour le compte du PPRD, et Augustin Kabuya, pour l’UDPS. L’UDPS maintient sa marche malgré ce refus du gouveneur Ngobila de prendre acte des marches de ces deux formations politiques. Pour le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, le parti de Félix-Antoine Tshisekedi maintient sa marche prevue pour le 9 juillet.  »L’UDPS ne se voit pas céder aux manœuvres de Ngobila et de sa famille politique’‘, note-t-on au parti présidentiel, qui appelle la population à participer massivement à cette manifestation pour rejeter le choix de Ronsard Malonda à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L’UDPS, souligne-t-on, a, dans une correspondance adressée le 6 juillet au gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, annoncé la tenue d’une marche en lui dévoilant les différents itinéraires à emprunter par les manifestants dont le point de chute est le Palais du peuple. La manifestation vise, selon ce parti, à protester contre la désignation de Ronsard Malonda à la tête de la Céni. Le PPRD, dans sa correspondance adressée le mardi 7 juillet au même gouverneur, lui annonce également sa marche, mais cette fois-ci de soutien aux institutions de la République. Si pour l’UDPS les itinéraires sont répartis en trois axes (axe 1 : Kin-Est : Echangeur de Limete-Sonahydroc-Pont Kasavubu jusqu’au Palais du peuple. Axe 2 : Binza Barré et Route Matadi – Kintambo Magasin-Rond-Point Moulaert-Marché Bayaka-Av Assosa jusqu’au Palais du peuple. Axe 3 : Rond-point Huillerie jusqu’au Palais du peuple), lit-on dans cette lettre adressée à Ngobila. le PPRD dont les activités sont prévues du 8 juillet au 10 juillet, maintient presque les mêmes itinéraires (6e rue Limete au Palais du peuple ; Kintambo magasin à la place royale ; Bandal Moulaert au Palais du peuple).

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

RDC : interdiction des marches politiques à Kinshasa cette semaine

juillet 21, 2019

 

Les autorités de la capitale de la République démocratique du Congo ont interdit l’organisation «cette semaine» de toute marche politique à Kinshasa à cause «du climat tendu» entre les partisans du président Félix Tshisekedi et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila, a annoncé dimanche la police.

«Compte tenu du climat tendu dans la capitale, Son Excellence M. le gouverneur a interdit toutes les marches» à caractère politique sur les rues de Kinshasa «pendant cette semaine», a déclaré à la télévision d’État le chef de la police de la capitale congolaise, le général Sylvano Kasongo. «Il a instruit la police de prendre des mesures idoines. Toute personne qui osera marcher ou troubler l’ordre public pendant cette semaine va trouver la police sur son chemin», a-t-il ajouté.

L’escalade a commencé mardi, lorsque des jeunes du parti du président Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont annoncé pour lundi une marche contre la candidature de l’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe, considéré comme un dur de l’ancien régime, à la présidence du Sénat. «Nous ne voulons plus voir les mêmes visages diriger les institutions du pays ou figurer dans l’équipe gouvernementale», avait déclaré lors d’une conférence de presse Fils Mukoko, l’un des porte-parole des jeunes de l’UDPS. En réaction, les jeunes pro-Kabila, les bérets rouges, ont promis eux aussi d’organiser ce même lundi une contre-marche pour soutenir la candidature de l’ancien garde des sceaux à la présidence du Sénat, en brandissant une autorisation du gouverneur de Kinshasa, un pro-Kabila.

Le Sénat est contrôlé par des partisans de Joseph Kabila. Le ticket présenté par le FCC pour les sept postes du bureau du Sénat ne compte aucun membre de Cap pour le changement (Cach), la coalition du président Tshisekedi. Cap pour le changement a signé un accord de coalition avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Kabila, largement majoritaire à l’Assemblée nationale, aux assemblées provinciales et au Sénat. Six mois après l’investiture du président Tshisekedi et plus d’un mois après la nomination de son Premier ministre Ilunga Ilunkamba, proposé par l’ancien président Kabila, les négociateurs de Cach et du FCC peinent à se mettre d’accord sur la composition du gouvernement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le pétrole monte un peu avec le risque géopolitique

septembre 11, 2018

Londres (awp/afp) – Les cours du pétrole montaient un peu mardi en cours d’échanges européens, dopés par le risque géopolitique au Moyen-Orient à l’approche d’une réunion de suivi de l’Opep.

Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 77,85 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 48 cents par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d’octobre prenait 22 cents à 67,76 dollars une heure après son ouverture.

L’écart entre le prix du Brent, référence internationale, et le WTI américain, se creusait au-dessus de dix dollars pour la première fois depuis deux mois et demi.

« L’attention des marchés se focalise à nouveau sur la géopolitique, avec l’attaque du siège de la Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) » lundi, ont commenté les analystes de JBC Energy.

Par ailleurs, les exportations iraniennes continuent de diminuer en amont de l’application début novembre des sanctions américaines contre Téhéran visant directement son industrie pétrolière.

« Est-ce que la Russie et l’Arabie saoudite arriveront à compenser cette perte de l’offre, cela reste à voir », a commenté Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

Alors que ces deux géants du pétrole menaient depuis fin 2016 l’effort de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres producteurs pour limiter l’offre et faire remonter les prix, ils ont repris leurs extractions de plus belle depuis juin pour éviter que l’escalade des cours ne pèse sur la demande.

Une réunion de suivi de l’accord est prévue fin septembre à Alger, en présence notamment des ministres de l’Energie d’Arabie saoudite et de Russie. Leur homologue iranien, qui s’était opposé en juin à une hausse de la production qui permettrait à son rival saoudien de récupérer les parts de marché perdues par Téhéran à cause des sanctions américaines, sera également présent.

Aux Etats-Unis en revanche, les prix souffrent depuis le début du mois.

« Si certains doutaient de l’effet négatif de l’accumulation des stocks de brut à Cushing (terminal du sud de l’Oklahoma qui sert de référence au WTI), il suffit de regarder les cours », a jugé Tamas Varga, analyste chez PVM.

Selon lui, si le prix américain souffre du manque d’infrastructures permettant de transporter le pétrole de schiste produit dans le Sud vers les raffineries ou les ports, il pourrait être soutenu à court terme par des tempêtes tropicales.

Les autorités météorologiques américaines ont émis mardi une alerte à la montée des eaux sur une vaste portion de la côte est des Etats-Unis, à l’approche de l’ouragan Florence qui forçait l’évacuation de plus d’un million de personnes.

Les analystes prendront par ailleurs connaissance mercredi des données hebdomadaires sur les réserves des Etats-Unis arrêtées au 7 septembre, qui seront publiées par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Les analystes s’attendent à un recul des stocks de brut de 2,25 millions de barils, à une hausse des stocks d’essence de 750.000 barils et à une montée des stocks d’autres produits distillés (gazole et fioul de chauffage) de 2 millions de barils, selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

Romandie.com avec(AWP / 11.09.2018 16h11)                                                        

États-Unis: En cas d’institution, Trump prédit l’effondrement des marchés

août 23, 2018

Donald Trump lors de l’embarquement à bord de l’avion Air Force One le 23 août 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Avec une tempête judiciaire aux portes de la Maison Blanche, le président Donald Trump a lié son destin à l’économie américaine, affirmant que les marchés allaient « s’effondrer » s’il venait à être destitué.

« Si jamais j’étais destitué, je pense que les marchés s’effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre », a-t-il assuré dans une interview diffusée jeudi matin par la chaîne Fox News.

Une destitution du locataire de la Maison Blanche reste très hypothétique avec une majorité républicaine au Congrès, mais cette idée est revenue dans l’actualité depuis que son ancien avocat personnel, Michael Cohen, a affirmé mardi sous serment avoir acheté, à la demande de Donald Trump, le silence de deux maîtresses présumées afin de ne pas compromettre sa campagne présidentielle victorieuse de 2016.

Michael Cohen, accusé de violation des lois sur le financement électoral, a passé un accord de négociation de peine avec les autorités, qui pourrait l’amener à collaborer avec le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’épineuse enquête sur le dossier russe.

Située au carrefour de la politique et du droit, la procédure de destitution du président des Etats-Unis se déroule en deux temps: d’abord, la Chambre doit voter une mise en accusation (« impeachment »), puis c’est au Sénat de faire le procès du président, afin de le condamner à une majorité des deux tiers, ou de l’acquitter.

Dans le cadre des investigations de l’équipe Mueller, un autre proche de M. Trump, Paul Manafort, s’est retrouvé devant la justice. L’ancien directeur de campagne du milliardaire républicain a été reconnu mardi coupable de fraude fiscale et bancaire.

Mais ces affaires ne semblent pas inquiéter Donald Trump outre mesure.

– « Super travail » –

La procédure de destitution américaine / © AFP / Jonathan JACOBSEN

« Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu’un qui fait un super travail », a-t-il lancé lors de son interview sur Fox News, la chaîne préférée des conservateurs.

Le président américain s’attribue souvent la bonne santé économique de son pays et son euphorie boursière, due, en partie, à ses réformes fiscales.

Son affirmation liant la santé des marchés à son éventuelle destitution est cependant à prendre avec des pincettes, selon les spécialistes.

« Je ne pense pas que cela aurait un aussi gros impact qu’il le pense. Les discussions de tous les jours se font autour des gros titres de la presse, mais le cours des actions est lui lié aux résultats des entreprises », explique ainsi Sam Stovall, à la tête de la stratégie d’investissements pour CFRA et grand connaisseur des marchés.

Et même en cas de destitution, le vice-président Mike Pence, qui remplacerait M. Trump, « peut être décrit comme +Trump sans les tweets+ », ajoute-t-il.

« Les politiques seront les mêmes, mais avec une dimension moins spectaculaire », conclut-il.

– Grâce présidentielle ? –

Fiche sur l’ex-avocat de Donald Trump, Michael Cohen. / © AFP / John SAEKI

Interrogé sur le cas de Paul Manafort, dont la sentence n’est pas encore connue mais qui risque plusieurs années de prison, le locataire de la Maison Blanche a refusé de dire sur Fox News s’il envisageait de lui accorder une grâce présidentielle.

Il n’a ni confirmé, ni infirmé, étudier cette option, qui ne manquerait pas de faire grincer des dents l’opposition démocrate.

« Une des raisons pour lesquelles je respecte tellement Paul Manafort est qu’il est allé au bout de ce procès », a-t-il déclaré. Une manière d’égratigner, par contraste, ceux qui ne vont pas « jusqu’au bout », et passent des accords de plaider-coupable, qui leur permettent d’espérer des sentences allégées.

« Contrairement à Michael Cohen, (Paul Manafort) a refusé de +céder+ ou inventer des histoires pour passer un +accord+. Tellement de respect pour cet homme si courageux! », avait-il déjà tweeté mercredi.

Avec Fox News, il a un peu adouci le ton à propos de son ancien avocat qui s’était un temps dit prêt à « prendre une balle » pour son patron.

« Il était à mes côtés pendant sans doute près de 10 ans. Je le voyais parfois (…) J’ai toujours trouvé que c’était un mec sympa », a-t-il déclaré.

La Maison Blanche avait déjà assuré mercredi que M. Trump n’était « pas du tout inquiet » des éventuelles révélations que pourrait faire Michael Cohen.

Romandie.com avec(©AFP / (23 août 2018 16h55)

Juncker craint une « réaction forte » des marchés après les élections en Italie

février 22, 2018

Bruxelles – Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mis en garde jeudi contre une « réaction forte » des marchés après les élections en Italie, appelant « à se préparer au pire scénario ».

« Début mars sera une semaine très importante dans l’Union européenne », avec le référendum interne des sociaux-démocrates allemands sur l’accord de coalition avec les chrétiens-démocrates et les élections italiennes, a souligné le Luxembourgeois lors d’une conférence à Bruxelles.

« Je suis davantage inquiet du résultat des élections italiennes que de celui du référendum interne du SPD », a-t-il ajouté. « Nous devons nous préparer au pire scénario », a-t-il lancé, « qui pourrait être de ne pas avoir de gouvernement opérationnel en Italie ».

« Si l’on combine toutes ces incertitudes, le SPD, les élections italiennes, les gouvernements minoritaires ici et là (l’Espagne n’est pas le seul pays à être dans cette situation), nous pourrions avoir une réaction forte des marchés financiers dans la seconde semaine de mars », a-t-il prévenu. Et par conséquent, nous nous y préparons, a-t-il poursuivi.

Les Italiens votent le 4 mars pour élire députés et sénateurs dans une grande incertitude, en dépit de l’avance dans les sondages de la coalition de droite menée par Silvio Berlusconi et Matteo Salvini, déjà en proie aux divisions.

Après le référendum sur le Brexit en 2016 et la montée de l’extrême droite en France, en Allemagne ou encore en Autriche, Bruxelles et les capitales européennes s’inquiètent désormais de la poussée des populistes et eurosceptiques dans la troisième économie de la zone euro.

Le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, s’est employé à rassurer Bruxelles après les propos de M. Juncker qui ont impressionné la Bourse de Milan.

« Je tranquilliserai M. Juncker, les gouvernements sont tous opérationnels. Il n’y a pas de gouvernement plus opérationnel et moins opérationnel. Les gouvernements gouvernent », a-t-il déclaré lors d’une émission télévisée à diffuser dans la soirée et dont des extraits sont cités par les agences.

Les deux hommes doivent se voir dans la soirée à Bruxelles, avant un sommet de l’UE vendredi.

Après les propos de M. Junckr, l’indice FTSE Mib de la Bourse de Milan perdait 1,27% vers 15H50 GMT, alors que quelques heures plus tôt la baisse n’était que de 0,7%.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 16h31)                                            

RDC: Huit morts dans la répression des marches anti-Kabila

décembre 31, 2017

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Des fidèles catholiques congolais chantent et dansent lors d’une manifestation pour demander la démission du président Joseph Kabila, le 31 décembre 2017 à Kinshasa / © AFP / John WESSELS

Un policier et sept civils ont été tués dimanche à Kinshasa et à Kananga (centre) en République démocratique du Congo, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, interdites par les autorités.

Les forces de sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) ont réprimé des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches après l’appel à manifester contre le pouvoir.

« Deux jeunes ont été tués à la paroisse Saint-Alphonse de Matete », dans l’est de Kinshasa, tandis qu’une autre personnes a été tuée dans la commune populaire de Masina, a déclaré le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police, à la télévision publique.

Un policier a également été tué dans la capitale, selon un communiqué du gouvernement lu à la télévision d’État.

A Kananga, au Kasaï, dans le centre du pays, un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des catholiques en marge d’une marche contre Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.

 

– Enfants de chœur interpellés –

La police a aussi interpellé douze enfants de chœur catholiques à la sortie d’une paroisse du centre-ville.

A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que des catholiques tentaient de manifester à la sortie d’une messe.

La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des jeunes ont répliqué par des jets de pierres. Quatre véhicules ont été incendiés et des commerces ont été pillés.

 

« Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église » où se déroulait la messe, a déclaré à l’AFP un chrétien de la paroisse Saint-Michel, dans le centre de Kinshasa.

 

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 18h17)                

RDC: Saint-Sylvestre sous haute tension à Kinshasa

décembre 31, 2017

Des supporters de l’opposition brandissent des pancartes avec des slogans anti-Kabila le 30 novembre 2017 à Kinshasa / © AFP/Archives / JUNIOR KANNAH

La République démocratique du Congo va vivre une Saint-Sylvestre à hauts risques avec des marches ce dimanche matin après la messe à l’appel des catholiques contre le prolongement du pouvoir du président Joseph Kabila.

Ces « marches pacifiques » ont d’ores et déjà été interdites par les autorités qui laissent planer la menace d’une riposte implacable, sous le regard inquiet des chancelleries.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des soldats avaient pris position devant certaines églises de Kinshasa.

Ces marches ont été convoquées par les catholiques d’un « comité laïc de coordination ».

Les organisateurs demandent au président Kabila de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession.

Ils souhaitent aussi un « calendrier électoral consensuel » à la place de l’actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018 pour remplacer le président Kabila, dont le dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

A Kinshasa, la capitale aux 10 millions d’habitants, les fidèles sont invités à sortir dans la rue, bibles, crucifix et chapelets à la main, après la messe qui commencera dès l’aube, vers 06h00 du matin (05h00 GMT).

« Il n’y aura pas de marche. Toute personne qui tentera de marcher va trouver la police sur son chemin », a prévenu le chef de la police de Kinshasa, Sylvano Kasongo.

Il s’appuie sur la décision du gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, qui a interdit ces marches. Le gouverneur estime que les organisateurs ne lui ont pas communiqué d’itinéraires précis et qu’il ne dispose pas d’effectif policier suffisant pour encadrer les marcheurs.

– ‘Un droit constitutionnel’ –

« Nous marcherons parce que c’est un droit constitutionnel », a répondu un porte-parole des organisateurs, affirmant que la « hiérarchie catholique a soutenu la marche ».

La très puissante conférence épiscopale (Cenco) tout comme le représentant du Vatican en RDC n’ont pas soutenu officiellement ces marches mais ne les ont pas rejetées non plus. « Aucun évêque ne condamne cette marche », aurait fait savoir l’épiscopat d’après le site d’information Diacenco.

Cette marche sera suivie de près par la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et par les chancelleries qui demandent en vain au régime de Kinshasa de respecter la liberté de réunion et de manifestation pacifique.

« L’UE, les Etats membres, la Monusco et les collègues de la communauté internationale observeront attentivement les événements de demain (dimanche) en RDC », a tweeté le délégué de l’Union européenne à Kinshasa, Bart Ouvry.

– Des arrestations la veille –

Cette marche a été précédé par les arrestations vendredi d’une douzaine de militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) dans le Kasai.

Samedi soir, cinq militants du mouvement citoyen Filimbi ont été présentés à la télévision d’État par le chef de la police anti-émeute, le général Ilunga Muyoyo. Il les accuse d’avoir incité à « l’insurrection » alors qu’ils mobilisaient les jeunes d’un quartier populaire de Kinshasa pour la marche de dimanche.

Cette marche a reçu le soutien de tous les opposants au président Kabila, du Rassemblement de l’opposition au candidat déclaré en exil Moïse Katumbi en passant – fait plus rare – par le célèbre gynécologue Denis Mukwege.

Les précédents appels de l’opposition à des rassemblements interdits avaient été un échec (le 19 décembre) ou avaient rencontré un succès mitigé (30 novembre).

Le 30 novembre, une personne avait été tuée et des dizaines d’autres arrêtées et blessées au cours de la dispersion des manifestations dans tout le pays.

La Saint-Sylvestre n’est pas une date anodine. Il y a un an jour pour jour, l’épiscopat parrainait un accord majorité-opposition prévoyant des élections au plus tard en décembre 2017.

La commission électorale a finalement renvoyé ces élections au 23 décembre 2018, estimant que les violences dans le Kasai avaient retardé le recensement.

L’opposition refuse ce nouveau calendrier et demande le départ de Joseph Kabila dès ce 31 décembre 2017, estimant que les accords de la Saint-Sylvestre ne lui accordaient une légitimité que jusqu’à ce jour.

– Défi frontal –

Au pouvoir depuis 2001, M. Kabila a été élu en 2006 et en 2011. Son deuxième et dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016.

La Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat mais lui permet de se maintenir au pouvoir jusqu’à l’installation d’un successeur élu.

En septembre 2016 et décembre 2016, la répression des manifestations demandant des élections et le départ de M. Kabila avaient fait des dizaines de morts.

Ce n’est pas la première fois que l’Église ou ses fidèles défient frontalement le pouvoir dans l’histoire agitée de la RDC, pays de 70 à 90 millions d’habitants très majoritairement chrétiens.

Il y a 25 ans, en février 1992, le même « comité laïc de coordination » avait organisé une marche contre la dictature du maréchal Mobutu, accusé de ne pas vouloir reprendre les travaux d’une « conférence nationale » supposée libéraliser le régime.

La répression qui avait suivi avait causé la mort de plusieurs dizaines de manifestants.

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 06h24)                

La RDC réprime par la force des marches anti-Kabila: huit morts

décembre 31, 2017

Un véhicule blindé de la police congolaise patrouille dans les rues de Kinshasa, le 30 novembre 2017, lors d’une journée de manifestation / © AFP/Archives / Junior D. KANNAH

Les forces de sécurité de République démocratique du Congo (RDC) ont réprimé dimanche des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches après l’appel des catholiques à manifester contre le maintien du président Joseph Kabila.

A 13h00 (locales et GMT) toutes les marches et rassemblements dans les églises avaient été dispersés, a constaté un journaliste de l’AFP.

Coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers: les autorites congolaises ont sorti l’artillerie lourde pour étouffer les « marches pacifiques » des catholiques contre le chef de l’Etat, malgré l’appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester.

Ces « marches pacifiques » sont organisées par les catholiques congolais, un an jour pour jour après la signature sous l’égide des évêques d’un accord prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du président Joseph Kabila.

A Kananga, au KasaÏ, dans le centre du pays, un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des chrétiens catholiques en marge d’une marche anti-Kabila dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.

A Kinshasa, au moins une quinzaine de personnes ont été blessées, selon un décompte d’une équipe de l’AFP qui s’est rendue dans plusieurs paroisses.

Trois personnes ont été blessées par balles à la paroisse Don Bosco dans la commune de Massina, selon cette source.

Une dizaine d’autres personnes ont été blessés à la paroisse Saint-Joseph dans la commune populaire de Matonge. A la paroisse Saint-Dominique, un vicaire et une fidèle ont également été touchés, au visage et à au front.

La police a interpellé douze enfants de chœur catholiques à la sortie d’une paroisse du centre-ville.

A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que les catholiques tentaient de manifester à la sortie d’une messe.

La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des jeunes ont répliqué par des jets de pierres. Quatre véhicules ont été incendiés et des pillages commis.

– Kinshasa quadrillée –

Alors que Kinshasa était quadrillée par les forces de sécurité, la police menait des opérations dans plusieurs paroisses, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

Des militaires de la « garde républicaine procèdent à un contrôle systématique des chrétiens à la paroisse Saint Luc », a déclaré à l’AFP, un habitant, Giscard, à la sortie d’une messe.

« Les gens sont placés en file indienne, les mains en l’air, ils sont fouillés avant de sortir de l’enceinte de la paroisse » par cette unité chargée de la protection du président Kabila. « Une fois dans la rue, ils sont soumis à un deuxième contrôle fait par la police », a-t-il ajouté.

Toute l’opposition et la société civile qui réclament le départ du président Kabila (46 ans) dès ce 31 décembre 2017 s’est jointe à l’appel à cette marche à hauts risques, interdite par les autorités comme les précédentes manifestations organisées en RDCongo.

Dans un pays majoritairement catholique où les habitants survivent avec moins de un dollar par jour, c’est en pleine prière au coeur des églises que les forces de sécurité ont fait irruption.

« Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l’enceinte de l’église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l’église » où se déroulait la messe, a déclaré à l’AFP un chrétien de la paroisse Saint-Michel, dans la commune de Bandalungwa, dans le centre de Kinshasa.

« Des gens sont tombés, les secouristes étaient en train de réanimer des vielles dames, mais le prêtre n’a pas arrêté de dire la messe, elle s’est poursuivi avec les chrétiens qui n’ont pas fui », a affirmé Chantal, une autre paroissienne.

A la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Lingwala, quartier populaire du nord de Kinshasa, les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes à l’arrivée du leader de l’opposition Félix Tshisekedi, selon des journalistes de l’AFP.

Des militaires sont ensuite entrés dans l’enceinte de la principale église de Kinshasa, demandant aux gens d’évacuer les lieux.

A Kinshasa, les catholiques du « comité laïc de coordination » ont invité les fidèles à marcher, bibles, chapelets et crucifix à la main, après la messe de ce dimanche matin.

Ils demandent au président Joseph Kabila de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession.

Ils souhaitent aussi un « calendrier électoral consensuel » à la place de l’actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018 pour remplacer le président Kabila, dont le dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

– Internet coupé –

Les autorités congolaises ont coupé l’internet « pour des raisons de sécurité d’État » avant cette marche, a constaté dimanche l’AFP.

Au cours de la nuit, l’armée et la police se sont déployées massivement devant les paroisses de Kinshasa, la capitale aux quelque 10 millions d’habitants. L’armée et la police contrôlaient et fouillaient les véhicules.

De son côté, Kinshasa a affirmé avoir été informé d’une « distribution d’armes » destinée à déstabiliser le régime.

Le président Kabila ne s’est pas exprimé.

Devant l’église Saint-Michel dans le quartier populaire de Bengalou, une équipe de l’AFP a été menacée par un officier congolais.

« Si vous ne videz pas les lieux, j’ordonne qu’on tire sur vous » , a lancé cet officier. « Moi je ne suis pas de la police, c’est l’armée. Presse ou pas, personne n’entrera. En plus vous êtes avec un Blanc, une race qui nous crée des problèmes. Si vous résistez, on va tirer », a-t-il ajouté.

La correspondante de la radio française RFI a été brièvement interpellée, a constaté l’AFP.

La très puissante conférence épiscopale (Cenco) tout comme le représentant du Vatican en RDC n’ont pas soutenu officiellement ces marches mais ne les ont pas rejetées non plus.

Huit personnes ont trouvé la mort dimanche en République démocratique du Congo, et une centaine ont été arrêtées, en marge des manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, a-t-on appris de source onusienne.

Le bilan provisoire est de « huit morts dont sept à Kinshasa et un à Kananga« , dans le centre du pays, a déclaré à l’AFP une source onusienne. « 82 arrestations dont des prêtres » ont eu lieu à Kinshasa et « 41 sur le reste du pays », a ajouté cette source.

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 18h20)

Congo/Écho de campagne: Jean-Marie Michel Mokoko visite les marchés de Brazzaville

mars 8, 2016
Auteur: J3M

A l’occasion de la journée internationale de la femme, Jean Marie Michel Mokoko (J3M), le candidat du peuple a visité les mamans du marché total.

Congo : l’opposition annule ses marches de contestation contre le pouvoir

octobre 30, 2015

Brazzaville – L’opposition congolaise a annoncé vendredi à Brazzaville l’annulation des marches auxquelles elle avait appelé dans tout le pays pour contester les résultats officiels du référendum constitutionnel de dimanche permettant au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016.

Il n’y aura pas de marche, la journée d’aujourd’hui est consacrée au recueillement, a déclaré à l’AFP Paul-Marie Mpouélé, coordonnateur du Frocad, l’une des deux coalitions d’opposition ayant appelé mercredi le peuple congolais épris de liberté à descendre dans la rue ce vendredi.

Vers midi (11h00 GMT)), environ 300 personnes participaient à Brazzaville, au siège de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), à un hommage aux victimes des violences survenues le 20 octobre pendant la campagne référendaire (une vingtaine de morts selon l’opposition), selon un journaliste de l’AFP.

Formation de l’ancien président Pascal Lissouba, chassé par les armes en 1997 par M. Sassou Nguesso, l’UPADS est le premier parti de l’opposition au Parlement et l’un des piliers du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad).

En dehors de cette cérémonie de recueillement […] il n’y pas d’autre cérémonie ou marche dans le pays, a déclaré M. Mpouélé.

A Pointe-Noire, capitale économique du pays, dans le sud, des responsables de l’opposition ont indiqué sans plus de commentaires à l’AFP que la tenue d’une marche de contestation dans cette ville avait été jugée inopportune.

Mercredi, le Frocad et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) avaient appelé dans un communiqué commun à une marche patriotique et pacifique dans tout le pays vendredi pour contester les résultats du référendum, dénoncer […] la tricherie érigée en système de gouvernement et barrer la route à l’escroquerie et à la dictature.

Les autorités ont annoncé mardi que le projet de constitution permettant à M. Sassou Nguesso de briguer un nouveau mandat en 2016 avait été adopté à 92,26% à l’issue du référendum de dimanche, marqué officiellement par un taux de participation de 72,44%.

L’IDC et le Frocad, qui avaient appelé à boycotter le scrutin, ont rejeté ces chiffres.

M. Sassou Nguesso cumule plus de 31 ans de pouvoir à la tête du Congo.

Romandie.com avec(©AFP / 30 octobre 2015 12h27)