Posts Tagged ‘Mariage’

Canada: Les temps sont durs pour l’industrie du mariage au Québec

mars 25, 2021

Un mariage sur deux a été annulé au Québec en 2020 selon une étude de la compagnie d’assurance Hellosafe, qui évalue les pertes à près de 257 millions de dollars pour le secteur. Les restrictions sanitaires et la crainte de la COVID-19 ne sont pas de meilleur augure pour 2021.

L'année 2020 a été difficile pour l'industrie du mariage au Québec.

© KirylV/Shutterstock L’année 2020 a été difficile pour l’industrie du mariage au Québec.

L’organisation d’un mariage est déjà tout un casse-tête, mais le faire en pleine pandémie l’est encore plus. C’est pourquoi Cynthia Gauthier a décidé de reporter son mariage en 2022.

«On était un peu tristes, même fâchés », a-t-elle raconté. «On avait beaucoup de travail fait : les préparatifs, la décoration étaient préparés et tout. »

L’annulation de leur mariage est un coup émotif pour les couples qui doivent recommencer presque du début.

Les impacts de ces changements sont aussi monétaires : certains ont dû annuler des réservations et ont donc perdu leurs dépôts qui valent des milliers de dollars.

Pour l’industrie, les impacts de la pandémie sont énormes. Les salles de réception sont vides, les traiteurs n’ont pas de bouches à nourrir et les entreprises de coordination sont en attente.

L’organisatrice de mariages Valérie Bigras a dû reporter 18 mariages à 2021, qui devront probablement encore être reportés à 2022. «C’est une grosse perte parce que ces mariages-là, ce ne sont pas de nouveaux mariages que l’on peut reprendre, ce sont des mariages repoussés. »

Chez Espace Shawinigan, où on loue des salles de réception, l’impact a été majeur. «En 2019, j’avais 77 événements au total, comparativement à 2020 où j’en ai eu 14 », a recensé Josianne Gravel, coordonnatrice des réservations et locations.

Les réservations à Espace Shawinigan pour 2022 se font toujours attendre. On prévoit un retour à la normale en 2023.

Avec les informations de Gabriel Gagnon

Vatican: l’Église ne peut bénir le mariage gai car Dieu ne bénit pas le péché

mars 15, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

VATICAN — Le Vatican affirme lundi qu’il est impossible que l’Église catholique puisse bénir les mariages de personnes de même sexe, car Dieu ne peut bénir le péché.

Cette position approuvée par le pape François, expliquée sur deux pages et publiée dans sept langues, a été rendue publique par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), qui assure qu’il ne s’agit pas d’une discrimination injuste et qu’il n’y a aucun jugement sur les personnes.

Le Vatican tient à ce que les homosexuels soient traités avec dignité et respect, mais il affirme que les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont intrinsèquement désordonnées.

L’Église ajoute que l’enseignement catholique stipule que la volonté de Dieu est que le mariage doit unir un homme et une femme afin qu’il puisse donner la vie.

Dans de telles circonstances, le mariage gai ne peut recevoir la bénédiction de l’Église selon la publication signée par le préfet de la Congrégation, le cardinal Luis Ladaria, et le secrétaire, l’archevêque Giacomo Morandi.

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi n’exclut pas que des bénédictions soient accordées individuellement à des personnes ayant des inclinations homosexuelles.

Avec La Presse Canadienne

Le mariage d’enfants au Canada n’est pas un phénomène isolé, relèvent des chercheuses

janvier 15, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Les mariages de filles et de garçons mineurs au Canada ne sont pas que quelques cas isolés: plus de 3600 certificats de mariage ont été délivrés pour des mineurs entre 2000 et 2018, la plupart pour des filles. Et ce chiffre n’inclut pas toutes les unions de fait qui passent sous le radar.

Plus précisément, ce sont 3687 enfants de 14 à 17 ans qui se sont officiellement mariés durant cette période, est-il rapporté dans une récente recherche de l’Université McGill. Et la très grande majorité étaient des filles (85 %).

Au Québec, ils ont été près de 600 entre 2000 et 2018, âgés de 16 et 17 ans.

Des chercheuses de l’Université McGill, Alissa Koski et Shelley Clark, ont mis en lumière ce phénomène. Leur étude, publiée dans la revue Population and Development Review, est la première à recenser la fréquence des mariages d’enfants au pays.

Un travail de moine pour les deux chercheuses qui ont décortiqué plusieurs bases de données, dont les chiffres du recensement et les registres de l’état civil de toutes les provinces et tous les territoires — et corrélé leurs résultats.

C’est en Alberta et au Manitoba, ainsi que dans les territoires, que les mariages en bonne et due forme ont été les plus nombreux. 

Aussi, les enfants nés au Canada sont un peu plus susceptibles de se marier que ceux nés à l’étranger, ont constaté les chercheuses.

Depuis 2015, il faut avoir au moins 16 ans pour se marier au Canada, et l’accord des parents est nécessaire. Mais avant cela, chaque province avait ses propres règles, et certaines le permettaient même dès l’âge de 14 ans. 

Le Québec se distingue à ce chapitre: les jeunes de 16 et 17 ans doivent obtenir l’autorisation d’un juge pour se marier.

À ce sujet, les chercheuses veulent briser un mythe. Le mariage de mineurs ne ressemble pas à cette idée romantique que l’on peut se faire d’une jeune fille qui épouse son petit ami de l’école secondaire après leur remise de diplômes. Il s’agissait le plus souvent de jeunes filles et leur époux était généralement plus âgé, un modèle conforme à ce qui se pratique partout dans le monde, précisent-elles. Le plus souvent, la différence d’âge était de cinq ans, mais elle allait jusqu’à 20 ou 30 ans de plus, a souligné Mme Koski.

Unions de fait

«Les mariages formels ne sont que la pointe de l’iceberg», a déclaré en entrevue Alissa Koski, coauteure de l’article et professeure adjointe au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université McGill. Shelley Clark, elle, est titulaire de la Chaire de sociologie James-McGill.

Car avec le temps, les choses ont changé: il y a désormais plus de mineurs canadiens en unions de fait que mariés.

Il est toutefois plus difficile de cerner l’ampleur du phénomène — sans le bénéfice des certificats de mariage —, mais en décortiquant les données des recensements, Mme Koski a relevé pour une seule année (2016) un total de 2160 unions de fait impliquant un jeune de moins de 18 ans.

Pourquoi ce changement? «Nous ne pouvons le savoir avec certitude», a répondu Mme Koski. 

Mais elle émet toutefois deux hypothèses: puisque les mariages impliquant des enfants sont de plus en plus mal vus, et perçus comme nuisibles, il est possible que plusieurs se tournent vers l’union de fait.

Une autre possibilité découle des conséquences d’une politique canadienne: durant la période à l’étude, il est devenu impossible de parrainer un époux ou une épouse d’un autre pays qui a moins de 18 ans.

Une forme d’hypocrisie, juge Mme Koski: vous pouvez vous marier ici avec une fille de 16 ans, mais vous ne pouvez parrainer une épouse de 16 ans.

Les unions de fait peuvent être tout aussi dommageables que les mariages en bonne et due forme, préviennent les chercheuses. À vrai dire, elles offrent souvent une moins bonne protection sociale, juridique et économique. Au Québec, par exemple, les personnes en union de fait n’ont pas droit à la pension alimentaire ni au partage des biens en cas de rupture.

Les Nations unies ont identifié le mariage d’enfants comme l’un des indicateurs les plus importants de l’inégalité entre les sexes dans le monde, parce que ses conséquences sur la santé et le développement personnel touchent un nombre disproportionné de filles.

Pour les filles, le fait de se marier si jeunes est associé à toutes sortes de conséquences négatives: elles sont plus à risque de vivre de la violence conjugale et de contracter des ITS. Elles risquent aussi d’avoir des enfants en bas âge: elles seront ainsi plus susceptibles d’abandonner l’école jeunes, et leurs opportunités économiques en sont d’autant réduites.

«Elles en subiront les conséquences pour le reste de leur vie».

Mme Koski déplore que le mariage d’enfants retienne l’attention dans les pays en voie de développement, mais qu’un pays bien nanti comme le Canada passe en bonne partie sous le radar.

Pourtant, le gouvernement canadien déploie des efforts de politique étrangère, et alloue des fonds pour que le mariage d’enfants cesse ailleurs dans le monde.

Sur la page d’Affaires mondiales Canada, l’on peut lire que «Chaque année, on estime que 12 millions de filles âgées de moins de 18 ans sont forcées de se marier. (…) Nous informons les gens sur les effets dévastateurs des mariages d’enfants, précoces et forcés. Nous travaillons dans des pays en développement avec des filles, leur famille, leur collectivité et avec les gouvernements en vue d’éliminer cette pratique néfaste.»

Pendant ce temps, il se pratique en toute légalité au Canada, note la chercheuse.

Par Stéphanie Marin, La Presse Canadienne

Congo : une famille refuse qu’un franc-maçon dote leur fille

décembre 1, 2020

Au Congo, il y a encore des familles qui sont intègres malgré l’état de décadence actuel. Une famille de Pointe-Noire a refusé de donner en mariage leur fille à un homme connu pour ses pratiques occultes appelé communément Franc-maçon. On lui a demandé de garder ses millions pour lui et sa propre famille.

André O, un homme de 42 ans s’est retrouvé face au refus des parents de sa fiancé dans sa volonté de célébrer la dot. Sa lettre de demande en mariage n’a pas reçu la réponse attendue.

Invité par ses beaux-parents pour s’enquérir de la réponse à sa requête, André O, s’y est rendu avec joie en compagnie de sa sœur cadette. Dans cette cour du quartier Makayabu de Pointe-Noire, aucun cadeau ne lui a été fait.

Les parents de sa fiancée lui ont signifié leur opposition à leur couple et à la dot.Voulant savoir les raisons de cette opposition, on lui a rappelé son appartenance à la franc-maçonnerie et surtout la mort de deux membres de sa famille à laquelle il serait impliqué.

« Nous sommes désolés de vous le signifier, mais notre famille aussi modeste soit-elle est contre les pratiques occultes donnant gratuitement la mort aux innocents » a souligné le père de sa fiancé. Pour eux, la célébration de ce mariage était impossible.

Malgré les supplices de leur fille, les parents n’ont pas fléchi et demandé à cette dernière d’être jalouse de la vie que Dieu lui a donné. André O, venait de perdre aussi la mère de ses enfants dans des circonstances obscures un an plus tôt.

Avec Sacer-Congo par Stany Franck

Une mairie d’Espagne refuse le mariage d’un Congolais de 22 ans avec une espagnole de 54 ans

novembre 18, 2020

La mairie de la ville de Torre-Pacheco, dans la région de Murcia, au sud Est de l’Espagne, s’oppose catégoriquement à l’union civile d’un ressortissant Congolais sans papiers avec une citoyenne espagnole. Pour les autorités municipales, ce mariage n’a rien d’amour sinon bien un arrangement administratif. Lui a 22 ans et elle 54 ans.


Le Congolais AM, est convaincu de vivre un cauchemar et surtout d’être victime du racisme qui a toujours caractérisé la région de Murcia. La mairie de sa ville Torre-Pacheco s’oppose catégoriquement à célébrer son mariage avec sa fiancée, âgée de 54 ans, alors que lui n’en a que 22.

« L’amour n’a pas d’âge, ni de couleur » se défend le Congolais face à la suspicion d’un arrangement pour les papiers. Les deux amoureux ont introduit depuis un an leur demande à la mairie qui l’a rejeté en bloc. L’espagnole de 54ans a été même convoquée par le maire pour être auditionnée.

Une audition qui n’a pas dissipé les doutes et renforcé le refus de la mairie de célébrer cette union. Le Congolais et l’espagnole sont en relation sentimentale depuis deux ans et ont décidé d’officialiser leur union.

Le jeune africain qui est sans papiers a même aménagé chez sa fiancée, une divorcée avec deux enfants. La prolifération des mariages sous fond de régulation administrative en faveur des immigrés met en doute plusieurs mariages mixtes en Espagne.

C’est ce doute qui hante la mairie de Torre-Pacheco, qui estime que la différence d’âge entre leurs deux prétendants présage une fraude amoureuse. Le maire a fait savoir à l’espagnole que le Congolais la quittera une fois obtenu ses papiers.

Les deux fiancés tiennent à se marier et ont fait recours à la justice refusant de célébrer leur union dans une autre ville ou région d’Espagne.

Avec Sacer-infos par pascal Nguie

Marc Lavoine, 57 ans, a épousé Line Papin, 24 ans

juillet 26, 2020

 

Marc Lavoine, 57 ans, a épousé sa compagne, âgée de 24 ans. Photo Loïc VENANCE/AFP

Il s’agit du troisième mariage pour le chanteur, le premier pour sa compagne.

Le chanteur Marc Lavoine a épousé samedi sa compagne de 33 ans sa cadette, la romancière Line Papin, rapporte le magazine Public. Il s’agit du troisième mariage de l’artiste, âgé de 57 ans. Les deux amoureux se sont dit « oui » à Paris, à la mairie du Ve arrondissement.

Marc Lavoine et Line Papin, 24 ans, s’étaient rencontrés en 2016, dans les studios de la radio France Inter, selon CNews. Ils avaient officialisé leur relation en 2018, après l’annonce du divorce de Marc.

L’interprète du tube Elle a les yeux revolver, coach dans le télé-crochet de TF1 The Voice, a déjà été marié à deux reprises. Dans les années 1980, il épouse le mannequin américain Denise Pascal, décédée d’un cancer en 2017. De leur union naît Simon, 34 ans aujourd’hui. Marc Lavoine épouse en secondes noces la designer et décoratrice d’intérieur Sarah Poniatowski, en 1995. Le couple a trois enfants, Yasmine, 22 ans, Roman, 13 ans, et Milo, 10 ans. Ils divorcent en 2018, après 23 ans de mariage.

Line

Line Papin. Photo Joël SAGET/AFP

L’interprète du tube Elle a les yeux revolver, coach dans le télé-crochet de TF1 The Voice, a déjà été marié à deux reprises. Dans les années 1980, il épouse le mannequin américain Denise Pascal, décédée d’un cancer en 2017. De leur union naît Simon, 34 ans aujourd’hui. Marc Lavoine épouse en secondes noces la designer et décoratrice d’intérieur Sarah Poniatowski, en 1995. Le couple a trois enfants, Yasmine, 22 ans, Roman, 13 ans, et Milo, 10 ans. Ils divorcent en 2018, après 23 ans de mariage

Avec L’Estrépublicain

Canada-Québec/COVID-19 : le magnat de l’immobilier Michael Rosenberg entre la vie et la mort

avril 3, 2020

L’homme d’affaires montréalais aurait contracté le virus lors d’un mariage qui s’est tenu le 16 mars dernier dans un de ses établissements.

 

Michael Rosenberg.

Michael Rosenberg, président de la compagnie immobilière RosdevPhoto : La Presse canadienne / Tom Hanson

Atteint de la COVID-19, l’influent homme d’affaires Michael Rosenberg se trouve depuis plusieurs jours aux soins intensifs. Selon Alain Picard, porte-parole du Conseil hassidique juif du Québec, les médecins estiment qu’il a autant de chances de mourir que de s’en sortir.

 

Tout porte à croire que le magnat de l’immobilier aurait contracté le virus lors d’un mariage qui s’est tenu le 16 mars au Crowne Plaza, à Dorval, dont Michael Rosenberg est le premier actionnaire et président.

L’événement s’est tenu quatre jours après le décret gouvernemental interdisant les rassemblements. Des membres de la famille de la mariée étaient porteurs du virus et de nombreux convives auraient, depuis, été déclarés positifs à la COVID-19.

Grand patron de la compagnie Rosdev, Rosenberg est un personnage énigmatique qui s’exprime rarement en public. Mais son influence politique est sans conteste. L’homme est à la tête d’un empire fondé par son père en 1950. Le Groupe Rosdev comprend de nombreuses filiales (les investissements Rosdev, les Immeubles Rosdev, Construction Rosdev, Gestion Rosdev, etc.).

Rosdev et ses affiliés possèdent plus de 10 millions de pieds carrés de superficie locative et comptent plus de 1500 employés.

L’homme d’affaires, membre du groupe hassidique Satmar, est un personnage de premier plan dans l’organisation de la vie hassidique à Montréal. C’est un philanthrope important des organisations juives orthodoxes, auxquelles il verse des millions de dollars par année à travers sa fondation.

L’homme d’affaires est aussi lié à de nombreux litiges judiciaires ainsi qu’à de nombreuses controverses médiatisées, particulièrement dans l’arrondissement d’Outremont.

Rosenberg possède notamment des édifices à Ottawa où logent des ministères fédéraux. Il est aussi propriétaire de l’immeuble accueillant la Cour fédérale du Canada à Montréal. Ses relations avec les conservateurs de Stephen Harper ont fait couler beaucoup d’encre. En 2008, Radio-Canada et le Globe and Mail révélaient que le secrétaire de presse du premier ministre Stephen Harper, Dimitri Soudas, serait intervenu en faveur de M. Rosenberg dans un litige opposant ce dernier au gouvernement fédéral pour s’assurer de l’appui politique des hassidim d’Outremont.

Rosenberg a aussi eu un retentissant contentieux avec la CSN à la fin des années 2000 relativement à une affaire de négociations collectives.

En 2019, l’autorisation par l’administration de Philippe Tomlinson de construire une synagogue dans un édifice de la rue Bernard appartenant à l’homme d’affaires, malgré un règlement municipal interdisant les nouveaux lieux de culte sur cette artère commerciale, avait enflammé les esprits à Outremont.

Première victime de la COVID-19 à Montréal

Les hassidim d’Outremont déplorent déjà la mort d’un des leurs.

Un homme de 67 ans qui fréquentait la synagogue au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur est mort le 26 mars après avoir présenté des symptômes apparentés au coronavirus.

Avec Radio-Canada par

Roumanie: premier jour de vote pour un référendum anti-mariage gay controversé

octobre 6, 2018

Une affiche appelant à « défendre les enfants de Roumanie » et à voter « oui » au référendum sur l’interdiction du mariage gay, le 2 octobre 2018 dans une rue de Bucarest / © AFP / Daniel MIHAILESCU

L’affluence était modérée samedi dans les bureaux de vote de Roumanie au premier jour d’un référendum controversé visant à graver dans la Constitution l’interdiction du mariage gay, avec l’espoir, pour la gauche au pouvoir, de remobiliser son électorat.

Les 19 millions d’électeurs du pays ont jusqu’à dimanche soir pour approuver un changement de la définition du mariage afin que seuls « un homme et une femme » puissent s’unir et non plus des « époux », comme le stipule actuellement la loi fondamentale.

Seuls 2,54% d’entre eux s’étaient déplacés à la mi-journée, selon les premiers chiffres officiels, alors que la principale inconnue du scrutin est la participation: le seuil de 30% des inscrits doit être atteint pour valider le résultat.

D’un point de vue légal rien ne changera à l’issue du référendum, puisque la législation roumaine n’autorise actuellement ni le mariage entre personnes de même sexe ni l’union civile. Les adversaires du scrutin fustigent un vote dont le seul effet a été de laisser libre cours aux discours homophobes et dont l’enjeu serait de faire oublier les déboires de la gauche au pouvoir.

– Le vote comme « bénédiction » –

Les responsables politiques au pouvoir ont d’ailleurs été parmi les premiers à se rendre aux urnes, comme la cheffe du gouvernement social-démocrate Viorica Dancila ou le puissant patron des sociaux-démocrates Liviu Dragnea.

« Le moment est venu de décider nous-mêmes comment nous voulons vivre dans notre pays », a-t-il déclaré, assurant qu’il ne s’agissait « absolument pas d’un vote contre une minorité ».

Les sociaux-démocrates du PSD au pouvoir comptent sur ce scrutin pour mobiliser la Roumanie rurale et conservatrice, le coeur de leur électorat alors que le parti est en perte de vitesse, accusé de vouloir affaiblir la lutte contre la corruption et de contrôler la justice qui a épinglé nombre de ses élus.

Les résultats définitifs du référendum sont attendus lundi et le même jour, Liviu Dragnea doit comparaître pour son procès en appel dans une affaire d’emplois fictifs qui lui a valu trois ans et demi de prison ferme en première instance.

« Participer au vote est un droit, un honneur et une bénédiction », a exhorté samedi Daniel, le patriarche de la puissante Eglise orthodoxe.

« Nous n’avons rien contre les minorités ou contre les homosexuels, car nous ne sommes pas racistes, au contraire nous sommes un peuple chaleureux et pacifique », assure à l’AFP Viorel Zburau, un agent immobilier favorable au changement de la constitution.

Un militant distribue des tracts appelant à voter « oui » au référendum sur l’interdiction du mariage gay, le 3 octobre 2018 à Bucarest, en Roumanie / © AFP / Daniel MIHAILESCU

Les opposants au vote faisant le pari du boycott, la victoire du « oui » à une modification constitutionnelle est assurée, avec un score qui pourrait atteindre 90% des suffrages et une participation de 34%, selon un sondage de l’Institut CURS publié vendredi.

« On ne vote pas sur l’amour. Le gouvernement ferait mieux d’utiliser cet argent pour construire des hôpitaux », tranchait samedi Mihai, 28 ans, vendeur dans un supermarché, à l’instar de nombreux Roumains sceptiques à l’égard du scrutin.

Le référendum émane d’une « initiative citoyenne », proche de l’Eglise, qui a présenté les signatures de trois millions de personnes ayant conduit à l’organisation de la consultation pour défendre « la famille traditionnelle ».

– « Nourrir la haine » –

Une interdiction gravée dans la Constitution rendrait plus difficile, voire impossible, tout changement futur de la loi en faveur des couples homosexuels, s’inquiètent les adversaires de la consultation. Ils craignent que d’autres initiatives soient lancées remettant en cause le cadre de l’avortement ou de l’éducation sexuelle.

Le référendum a suscité de vives critiques au sein des institutions européennes qui ont rappelé Bucarest à ses engagements en matière de droits de l’Homme.

« Je ne veux pas que les valeurs de la famille soient transformées en arguments pour (…) nourrir les démons les plus noirs, la haine contre les minorités sexuelles », a lancé le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans.

Selon le sociologue Marius Pieleanu de l’Institut Avangarde, de telles mises en garde de l’étranger risquent toutefois d’avoir l’effet inverse, alors que les discours souverainistes et méfiants envers l’Europe gagnent du terrain en Roumanie.

« Une partie des indécis pourraient justement se mobiliser en raison de cette attitude qu’ils perçoivent comme hostile envers la Roumanie », a-t-il déclaré à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / (06 octobre 2018 16h11)

Autriche: la venue de Poutine au mariage d’une ministre sème le trouble

août 17, 2018

Vienne – La venue attendue samedi du président russe Vladimir Poutine au mariage de la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Karin Kneissl (apparentée FPÖ, extrême droite), sème le trouble en Autriche, en pleine présidence tournante de l’UE par ce pays.

« Comment la présidence autrichienne de l’UE peut-elle jouer comme elle le prétend un rôle d’intermédiaire honnête (entre les 28 et Moscou) si la ministre des Affaires étrangères et le chancelier se placent aussi clairement d’un côté? » s’est interrogé vendredi le ténor social-démocrate (SPÖ, opposition) Andreas Schieder.

« Il s’agit d’une provocation de dimension européenne », a ajouté l’eurodéputée SPÖ Evelyn Reger, dénonçant une « honte pour l’image de l’Autriche ».

Le parti Vert (opposition) a pour sa part demandé la « démission immédiate » de la ministre, soulignant que « Vladimir Poutine est l’adversaire le plus agressif de l’UE en matière de politique étrangère ».

Karin Kneissl, 53 ans, nommée à la tête de la diplomatie autrichienne par le parti d’extrême droite FPÖ, dont elle n’est formellement pas membre, doit épouser samedi l’homme d’affaires Wolfgang Meilinger dans un village viticole des environs de Graz, dans le sud-est de l’Autriche.

Le Kremlin avait confirmé mercredi que M. Poutine avait accepté d’assister à ce mariage, avant une rencontre programmée plus tard dans la soirée avec la chancelière allemande Angela Merkel près de Berlin.

D’abord désignée comme un « événement privé » par le ministère autrichien, la venue du président russe, qui doit mobiliser plusieurs centaines de policiers, a entre-temps été requalifiée en « visite de travail » par Vienne. Aucun rendez-vous avec la presse n’est prévu à ce stade.

Outre le président russe, le chancelier conservateur Sebastian Kurz et le vice-chancelier FPÖ Heinz-Christian Strache sont attendus au mariage. Le FPÖ a noué en 2016 un accord de coopération avec le parti Russie unie de M. Poutine.

Cette venue a été vivement dénoncée par Kiev, qui a estimé qu’elle excluait désormais l’Autriche du processus du Minsk sur l’Ukraine.

Le ministère autrichien des Affaires étrangères a assuré que cette visite « ne changerait rien au positionnement de l’Autriche en matière de politique étrangère ».

« Poutine ne vient pas parce qu’il serait un proche ami de la ministre des Affaires étrangères, mais par pur calcul politique » pour affaiblir l’UE, a cependant estimé le quotidien populaire Kronen Zeitung, le tabloïd Österreich n’hésitant pas à évoquer une « affaire d’Etat ».

Selon ce quotidien, M. Poutine doit venir à la noce accompagné d’une troupe de chanteurs cosaques.

Le FPÖ a formé en décembre une coalition de gouvernement avec l’ÖVP de M. Kurz, autour d’un programme anti-immigration.

La venue de M. Poutine a semé le trouble jusqu’au sein du parti conservateur, dont un dirigeant, Othmar Karas, a jugé « totalement incompréhensible la logique et la finalité » de l’invitation.

L’extrême droite autrichienne a approuvé l’annexion de la Crimée par la Russie, et le FPÖ est partisan de l’abrogation des sanctions européennes liées au conflit ukrainien.

Le président russe est régulièrement accusé de chercher à diviser les Vingt-Huit, notamment en cultivant ses liens avec les partis populistes de plusieurs pays européens.

Romandie.com avec(©AFP / 17 août 2018 13h31)                                                        

Harry et Meghan, unis à Windsor entre tradition et culture afro-américaine

mai 19, 2018

Le prince Harry et Meghan Markle quittent la chapelle St George de Windsor, le 19 mai 2018 / © POOL/AFP / Ben Birchall

Le prince Harry a épousé l’ex-actrice américaine Meghan Markle samedi à la chapelle St George du château de Windsor, lors d’une cérémonie alliant le faste de la monarchie britannique aux accents de la culture afro-américaine, devant une pléiade de stars.

Meghan Markle, une jeune divorcée de 36 ans, est devenue le premier membre de la famille royale britannique ayant un père blanc et une mère noire, en s’unissant au fils cadet de la princesse Diana, 33 ans, dans la liesse populaire.

Ses origines ont marqué la cérémonie, assouplissant la rigidité traditionnelle des mariages royaux britanniques, avec parmi les invités une pléiade de stars, dont la joueuse de tennis Serena Williams, l’acteur américain George Clooney ou encore le chanteur pop Elton John.

Le sermon a été prononcé par le révérend Michael Curry, premier afro-américain à diriger l’église anglicane aux Etats-Unis, qui a pris des accents enflammés peu habituels dans une royale cérémonie en vantant le pouvoir de l’amour, citant Martin Luther King, le défenseur des libertés civiques, et faisant référence à l’esclavage.

« Nous devons trouver le pouvoir de l’amour, le pouvoir rédempteur de l’amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L’amour est le seul moyen », a-t-il lancé à l’adresse des 600 invités, parmi lesquels la reine Elizabeth II et la mère de Meghan Markle, Doria Ragland, descendante d’esclaves des plantations de coton en Géorgie du Sud.

Le sermon a été suivi par la version de Ben E. King de la chanson « Stand By Me » entonnée par une chorale gospel.

– Barrières brisées –

Karen Long, une Américaine noire venue du Texas se mêler à la foule de fans dans Windsor, était ravie que le prince ait jeté son dévolu sur une de ses compatriote, métisse de surcroît. « Nous avons toutes voulu être une princesse, nous pensions que nous ne pourrions pas y arriver, et là voilà! Elle a brisé toutes les barrières », a-t-elle dit, tiare de pacotille sur la tête.

« C’est une union de différentes cultures, vous avez l’Amérique et l’Angleterre et la fusion de deux personnes qui aiment les gens et la vie », se félicitait Leslie Owusu, professeure d’anglais.

Plus de 100.000 personnes avaient fait le déplacement à Windsor dès l’aube samedi, quand elles n’ont pas campé sur place, pour assister au spectacle sur écrans géants ou tenter d’apercevoir les vedettes du jour, dans une ambiance détendue et joyeuse, entre nappes de pique-nique et bouteilles de prosecco.

Autre accent nouveau pour une cérémonie royale: Meghan Markle a fait seule son entrée dans la chapelle suivie de ses enfants d’honneur, et a remonté la nef, attendant d’être proche de l’autel pour accepter le bras offert par le prince Charles, son beau-père. Une décision dictée par l’absence de son père malade mais aussi une illustration de ses convictions de femme indépendante et féministe.

Thomas Markle a exprimé sa fierté et ses regrets de n’avoir pu assister au mariage. « Ma chérie est magnifique, elle a l’air très heureuse », a déclaré le septuagénaire au site d’informations people TMZ.

Le prince Harry en uniforme et son épouse ont échangé leurs voeux puis les alliances, avant d’être déclarés mariés par l’archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel de l’Eglise anglicane d’Angleterre. Puis les jeunes gens ont échangé un baiser sur les marches de la chapelle décorée de centaines de fleurs avant d’effectuer un tour en calèche dans la ville, salués par un public exultant.

« C’était charmant. Toute cette pompe et cette cérémonie dont seuls les Britanniques sont capables », s’est émerveillée Jo Stevens, une Britannique de 54 ans.

– Robe Givenchy –

La robe blanche de la mariée, simple et élégante, créée par Clare Waight Keller pour la maison de couture française Givenchy a fait l’admiration du public. « Cela fait vintage et elle est magnifique. C’est une robe intemporelle », admirait la Britannique Denise Show, 46 ans.

Le couple, devenu duc et duchesse de Sussex, a ensuite rejoint les quelque 600 invités à un déjeuner offert par la reine au château. Le chanteur britannique Elton John, qui avait réécrit son tube « Candle in the Wind » en l’hommage de la princesse Diana en 1997, a chanté en leur honneur.

Au menu, une sélection de mets et canapés aux accents britannique avec pour clou de la réception un gâteau au citron et à la fleur de sureau, spécialement conçu pour le couple par la cheffe pâtissière américaine Claire Ptak.

Le cercle des convives sera restreint à 200 dans la soirée lors d’une réception organisée par le prince Charles au manoir de Frogmore House, proche du château. Meghan y prononcera un discours, se démarquant ainsi encore une fois aussi de la tradition.

Le mariage offre un répit bienvenu pour les Britanniques, divisés par le Brexit mais unis autour de la famille royale: des fêtes étaient organisées un peu partout dans le pays pour suivre la cérémonie.

« C’est vraiment une belle occasion de se réunir, et nous le faisons habituellement pour les mariages royaux, mais cette fois c’est différent, avec le climat actuel, le Brexit, les gens sont inquiets, c’est important de saisir ce moment », estime Tom Gavighan, propriétaire d’un pub à Londres.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2018 19h11)