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COVID-19 : 300 travailleurs de la santé absents et hospitalisations en hausse en Mauricie et au Centre-du-Québec

juillet 5, 2022
Un lit dans un couloir d'hôpital. On distingue un travailleur de la santé à l'arrière-plan de la photo, qui a été floutée.

Environ 300 travailleurs sont absents du réseau de la santé en raison de la COVID-19 dans la région. (Archives) Photo: Getty Images/Istockphoto

Environ 300 travailleurs sont absents du réseau de la santé en raison de la COVID en Mauricie et au Centre-du-Québec. La directrice de la santé publique du territoire, Marie-Josée Godi, assure que les services essentiels sont maintenus.

Le manque de personnel, dû au virus et aux vacances estivales, a tout de même un impact dans certains secteurs. Au niveau de la capacité hospitalière, au bloc opératoire, nous fonctionnons avec 70 % de la capacité actuelle, précise la Dre Godi.

« Nous recommandons, pour les personnes qui ont besoin de soins mineurs, d’aller voir leur médecin de famille au lieu de se rendre à l’urgence. »— Une citation de  Dre Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec

La Dre Marie-Josée Godi conseille aussi à la population de tout faire pour éviter d’attraper et de transmettre la COVID-19. C’est que le nombre d’hospitalisations liées au virus est en augmentation en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Lundi, 70 personnes hospitalisées étaient atteintes de la COVID-19.

Compte tenu de la transmission de la COVID qui est très importante dans la communauté, il y a des personnes qui sont hospitalisées pour d’autres motifs, mais, lorsqu’on les dépiste, [on découvre qu’]elles sont aussi porteuses de la COVID, a-t-elle expliqué en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Cas de COVID-19 dans les hôpitaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec

HôpitauxNombre de cas
Centre hospitalier affilié universitaire régional (Trois-Rivières)21
Hôpital Sainte-Croix (Drummondville)23
Hôtel-Dieu d’Arthabaska (Victoriaville)7
Hôpital du Centre-de-la-Mauricie (Shawinigan)19
CMSSS Haut-Saint-Maurice (La Tuque)0
TOTAL70

En date du 4 juillet 2022

Source : CIUSSS MCQ

Une vingtaine d’éclosions

La directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec soutient qu’il y a une vingtaine d’éclosions de COVID-19 actuellement sur le territoire.

La Dre Marie-Josée Godi affirme qu’elles se trouvent dans les milieux hospitaliers, les résidences privées pour aînés (RPA) et dans les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD), sans préciser dans quels établissements.

Avec Radio-Canada par Marilyn Marceau

Mauricie et au Centre-du-Québec (COVID-19): un rebond de cas à surveiller dans la région

septembre 10, 2021

La semaine avait pourtant bien débuté en ce qui concerne la tendance des nouveaux cas de COVID-19. Toutefois, les récentes données indiquent que la région vit un important rebond qui amène la santé publique à surveiller la situation de près, d’autant plus que le variant Delta est bien présent en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Le variant Delta prend de plus en plus d'ampleur dans la région.

© Sylvain Mayer Le variant Delta prend de plus en plus d’ampleur dans la région.

Du 3 au 8 septembre, la région affichait une vingtaine de nouveaux cas par jour en moyenne, alors que le bilan dévoilé le 10 septembre fait état de 39 cas. La statistique au sujet des personnes hospitalisées se maintenait, elle aussi, autour de trois. Ce chiffre est maintenant de cinq.

«C’est une tendance à laquelle on s’attend avec la rentrée scolaire, la reprise des activités, et ça se traduit aujourd’hui (vendredi). On va voir ce qui va se passer en fin de semaine pour confirmer s’il y a une hausse. On souhaite toujours atteindre un plateau. Mais entre le début de la semaine et aujourd’hui, c’est une différence d’une vingtaine de cas», déclare la directrice régionale de la santé publique, la docteure Marie-Josée Godi.

Avoir cinq hospitalisations ne crée aucune pression sur le réseau de la santé, précise la directrice régionale de la santé publique, mais une recrudescence du nombre de cas laisse entrevoir un impact sur le nombre d’hospitalisations d’ici une dizaine de jours, d’autant plus que le variant Delta a été confirmé dans plus de 50 cas de contamination dans la région.

«Il faut voir la vitesse à laquelle il prend de la place, explique la spécialiste. Au début du mois d’août, le variant Alpha était prédominant. Depuis deux ou trois semaines, c’est le variant Delta. Ce n’est pas une surprise: on l’a vu dans d’autres régions et dans d’autres pays. Et ça crée une certaine préoccupation. Il y a environ 25 % de notre population qui n’est pas vaccinée. Ce variant touche principalement les gens qui ne sont pas vaccinés. C’est possible de voir une remontée des cas.»

Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec.

© Stéphane Lessard Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec.

Ce constat incite la docteure Godi à insister, une fois de plus, sur l’importance de se faire vacciner. Elle s’attend à ce que Santé Canada homologue la vaccination pour les 5-11 ans d’ici quelques semaines, ce qui entraînera le déploiement rapide de plusieurs équipes qui auront la responsabilité d’inoculer cette clientèle.

Les groupes d’âges de 18-29 ans (62,2 %) et de 30-39 ans (64,5 %) affichent toujours les plus faibles taux de vaccination complète dans la région. La mise en place du passeport vaccinal influence toutefois ces clientèles à se faire vacciner.

En outre, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec vit toujours le problème de mauvais comportement au sein de centres de vaccination de la part de personnes qui refusaient le vaccin, mais qui l’acceptent en raison de la contrainte associée au passeport vaccinal.

«Il y a des agents de sécurité pour calmer le jeu. Il y a toujours eu des agents de sécurité qui étaient là pour gérer les files d’attente. On rappelle aux gens de faire preuve de politesse et de courtoisie», indique Catherine Bergeron, agente d’information au CIUSSS régional.

Les propos désagréables prononcés à l’égard d’employés des centres de vaccination n’ont entraîné aucun départ de personnel jusqu’à maintenant.

Vaccination et accouchement

Les visiteurs des centres hospitaliers devront présenter un passeport vaccinal pour pouvoir y entrer d’ici la mi-octobre. Cette situation inquiète des conjoints non vaccinés, dont la partenaire est sur le point d’accoucher. La santé publique assure qu’elle comprend l’inquiétude des parents, mais les recommandations du ministère de la Santé et des Services sociaux en ce sens ne sont pas encore prêtes.

Il est encore trop tôt pour faire des projections concernant l’impact sur les effectifs relié à l’obligation pour le personnel de la santé d’être pleinement vacciné d’ici le 15 octobre. La direction du CIUSSS rappelle qu’il est encore temps pour des employés de recevoir les deux doses du vaccin avant cette date. «On espère que cette mesure soit prise comme une approche bienveillante pour préserver un milieu sain pour offrir des soins», déclare la docteure Godi, en soulignant que le réseau a les ressources nécessaires pour vacciner un grand nombre de personnes.

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste 

Trois-Rivières: Marie-Josée Godi seule devant la pandémie

juin 18, 2021

Faute de main-d’œuvre, la directrice de la Santé publique régionale, Marie-Josée Godi, a affronté la pandémie seule.

Marie-Josée Godi est directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec depuis 2017.

© Raphaël Poliquin/Radio-Canada Marie-Josée Godi est directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec depuis 2017.

L’équipe de la docteure Godi devrait être composée de neuf personnes. Pourtant, à l’heure actuelle, cinq de ces postes sont vacants alors que les trois autres sont absents.

Toutefois, pour pallier ce manque d’effectif, le CIUSSS confirme que la Dre Godi est actuellement soutenue par quatre omnipraticiens et des médecins affectés à de nouvelles tâches dans le contexte de la pandémie.

Si la pénurie de main-d’œuvre dans le milieu de la santé n’étonne personne, la situation de la Mauricie et du Centre-du-Québec, elle, surprend notamment l’Estrie.

Dans cette région voisine, la problématique est loin d’être la même alors qu’il y a sept postes occupés et seulement trois à combler.

C’est pas toujours facile de recruter des médecins spécialistes. Il en manque dans toute la province, mais je ne connaissais pas, je dirais, le degré de la pénurie dans votre région », a admis le directeur de la Santé publique de l’Estrie, Alain Poirier.

Aucun bris de services, assure les omnipraticiens de la région

Malgré ce manque de personnel au sein de la garde rapprochée de la Santé publique de la région, aucun ralentissement dans les processus décisionnels et dans la campagne vaccinale n’a été observé par l’Association des médecins omnipraticiens de la Mauricie.

Je peux comprendre que des gens qui ont des enjeux économiques, dans une situation de pandémie, trouvent toujours que les délais sont trop longs. Mais je pense que les délais ont été raisonnables, dans un contexte où la science était à faire. Et fallait prendre des décisions avec une certaine méconnaissance de l’entièreté des enjeux », soutient le président de l’Association des médecins omnipraticiens de la Mauricie, Pierre Martin.

Lors des enquêtes épidémiologiques, cependant, l’association avoue avoir senti l’effet de ces absences.

Le docteur Martin salue tout de même la sagesse des décisions prises par Marie-Josée Godi et avoue être optimiste pour la suite des choses.

Le CIUSSS a décliné notre demande d’entrevue avec la docteure Marie-Josée Godi, mais précise mettre en place des stratégies afin de remédier à la situation.

Par  CBC/Radio-Canada par la collaboration de Magalie Masson