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France-Législatives : les grands gagnants, les grands perdants

juin 19, 2022

572 circonscriptions étaient en jeu pour ce second tour. Tour d’horizon des points chauds avec des surprises, mais aussi des confirmations.

Elisabeth Borne, Premiere ministre.
Élisabeth Borne, Première ministre.© LUDOVIC MARIN / AFP

48,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes. Après une présidentielle sans grand suspense, les législatives ont gagné en intérêt au fur et à mesure que l’hypothèse de la majorité absolue d’Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale s’effritait. Le premier tour avait montré une poussée de l’alliance de gauche (la Nupes) au coude-à-coude avec Ensemble, l’alliance pour la majorité présidentielle. Le Rassemblement national avait également enregistré un score historique. Les Français ont livré leur verdict : le président de la République n’obtient pas la majorité absolue. L’alliance de gauche, le Rassemblement national et les Républicains sont les grands gagnants de ce second tour.

Voilà pour les résultats nationaux. Dans le détail, nous avons sélectionné des points chauds dans les 572 circonscriptions encore en jeu.

Élisabeth Borne s’en sort (de justesse)

Selon les premières les estimations, Élisabeth Borne est élue dans la 6e circonscription du Calvados. Elle l’emporterait avec 52 ou 53 % face au représentant de la Nupes, Noé Gauchard.

Plusieurs ministres au tapis

La ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a été battue par le RN tout comme Amélie de Monchallin, ministre la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Ils devront démissionner. Olivier Véran, Gérald Darmain et Damien Abad sont élus et devraient conserver leur poste.

Marine Le Pen dans un fauteuil

L’ancienne candidate à la présidentielle qui devait passer par un second tour à Hénin-Beaumont a été largement réélue avec plus de 60 % face à Marine Tondelier (Nupes).

Christophe Castaner et Richard Ferrand battus

Il s’agit de deux poids lourds historiques du macronisme : Christophe Castaner et Richard Ferrand, président du groupe LREM et président de l’Assemblée dans la précédente législature, ont été battus par deux candidats de la Nupes : l’ancien ministre de l’Intérieur s’incline face à Léo Walter, dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence ; Richard Ferrand est battu par Mélanie Thomin dans la sixième circonscription du Finistère.

Avec Le Point

Emmanuel Macron remporte l’élection présidentielle française

avril 24, 2022
Il pose devant le palais de l'Élysée.

Le président français Emmanuel Macron a été réélu dimanche pour un second mandat de cinq ans face à sa rivale Marine Le Pen, qui réalise le plus important score de l’extrême droite à une élection présidentielle depuis le début de la Ve République, en 1958.

Le chef de l’État sortant obtient entre 57,6 % et 58,2 % des voix, selon les estimations.

Les Français ont donc choisi de reconduire un président centriste libéral et très pro-européen face à une candidate radicale qui a la priorité nationale au cœur de son projet et qui est extrêmement critique vis-à-vis de l’Union européenne.

Emmanuel Macron, 44 ans, est le premier président français à être réélu pour un second mandat en 20 ans depuis Jacques Chirac, en 2002, face au père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen.

Toutefois, cette élection s’inscrit dans un contexte d’abstention record, estimée à 27,8 % par la firme de sondage IFOP, un taux inédit pour un second tour depuis 1969 (31,3 %).

Le réflexe du front républicain ou du barrage à l’extrême droite, qui avait fonctionné il y a cinq ans, a cette fois-ci été moindre chez une partie des électeurs hostiles au président et lassés par la reprise du duel Macron-Le Pen.

À titre de comparaison, M. Macron avait remporté 66,10 % des suffrages en 2017, devançant largement Mme Le Pen (33,90 %).

Des athlètes canadiens qui tiennent des drapeaux du Canada.

Suite à sa défaite au second tour de la présidentielle française, Marine Le Pen s’est adressée à ses partisans.

Les défis de Marcon

À 53 ans, Mme Le Pen porte l’extrême droite à un niveau record en France, laissant augurer des temps difficiles pour le président réélu, dont le premier défi sera d’obtenir une majorité aux législatives de juin.

Il devra rassembler des Français divisés et répondre à une colère très prégnante depuis la crise des gilets jaunes de 2018-2019, qui n’a jamais été véritablement réglée.

Il devra aussi répondre aux angoisses suscitées par les successions de crises, de la pandémie de COVID-19 à la guerre en Ukraine.

Très discret, voire absent lors de la campagne du premier tour, M. Macron n’a pas ménagé sa peine par la suite, multipliant les déplacements, organisant de grandes réunions et s’adressant prioritairement à l’électorat de gauche, apparu comme l’arbitre du scrutin après que le tribun Jean-Luc Mélenchon est arrivé troisième au premier tour avec près de 22 % des voix.

Lors de sa dernière grande réunion, à Marseille, il y a une semaine, M. Macron, très critiqué sur son bilan vert, a promis qu’un nouveau quinquennat sous son règne serait écologique ou ne serait pas et a promis un renouvellement de la politique.

Souvent qualifié de président des riches, M. Macron a multiplié les gestes envers cet électorat de gauche, semblant prêt à des concessions sur certains points, notamment sa controversée et emblématique réforme des retraites, qu’il n’a pas réussi à mettre en œuvre au cours de son premier mandat.

Les abstentions

Ces promesses n’ont pas suffi à faire baisser le taux d’abstention lors de ce deuxième tour, qui tombait aussi au début des vacances scolaires, ni à susciter un fort vote d’adhésion.

Ainsi, Nicolas Moreau, 44 ans, conseiller municipal à Bersée, a expliqué avoir effectué un vote par obligation. Même constat chez Véronique, une habitante de Bersée, pour qui, entre les deux choix, on essaye de choisir le moins mauvais.Marine Le Pen vote.

Marine Le Pen lors de son vote pour le deuxième tour de la présidentielle, dimanche. Photo: Getty Images/Sylvain Lefevre

Battue pour la troisième fois de sa carrière à une élection présidentielle, Mme Le Pen, 53 ans, n’a pas réussi à briser le plafond de verre que représente en France l’éventualité d’une victoire de l’extrême droite. Avec son score élevé, elle place néanmoins sa famille politique et ses idées radicales encore plus au cœur de la scène française.

« Je poursuivrai mon engagement pour la France. »— Une citation de  Marine Le Pen

Mme Le Pen récolte ainsi les fruits d’une stratégie de dédiabolisation patiemment menée depuis une décennie. Elle a lissé et adouci son discours, banalisé son image, se montrant proche des préoccupations des Français, même si, sur le fond, son programme reste aussi radical, notamment en ce qui a trait à l’immigration et aux institutions.

Le plus dur commence avec un nouveau rendez-vous électoral, celui des élections législatives, en juin, où le président tentera d’asseoir sa majorité, tandis que ses opposants tenteront de se rendre incontournables.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Présidentielle en France : Macron arrive en tête mais devra affronter Le Pen au 2e tour

avril 10, 2022
Le président français sortant Emmanuel Macron.

Le président sortant Emmanuel Macron s’adresse à ses partisans après des résultats qui le mette au premier rang au deuxième tour. Photo : Reuters/Benoit Tessier

Le président sortant Emmanuel Macron est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle française dimanche, selon les premières estimations, devançant de quelques points la dirigeante de l’extrême droite Marine Le Pen qu’il affrontera le 24 avril dans un duel qui s’annonce serré.

D’après trois estimations de différents instituts, M. Macron arrive en tête avec des scores entre 28,6 et 29,7 %, à l’issue d’une campagne fortement perturbée par la pandémie et la guerre en Ukraine.

Marine Le Pen arrive deuxième, entre 23,5 et 24,7 %, selon les estimations des instituts Opinionway, Ifop et Harris, devant le chef de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon qui oscille entre 20 et 21 % des voix.

Il a d’ailleurs exhorté dimanche soir ses partisans à ne pas donner une seule voix à Marine Le Pen, le 24 avril.

Les candidats écologiste, communiste et socialiste au premier tour ont rapidement appelé à voter Emmanuel Macron au second tour, pour faire barrage à Marine Le Pen.

Ces quatre candidats représentent environ 15 % des voix du premier tour selon les estimations.

Zemmour appelle à voter Le Pen

En revanche, le candidat d’extrême droite Eric Zemmour, qui a obtenu environ 7 % des voix a appelé dimanche soir ses électeurs à voter pour sa rivale.

J’ai bien des désaccords avec Marine Le Pen. Mais il y a face à elle un homme qui a fait entrer deux millions d’immigrés, qui n’a jamais évoqué le thème de l’identité, je ne me tromperai pas d’adversaire, a déclaré M. Zemmour devant ses partisans.

Marine Le Pen a pour sa part appelé les Français à se rassembler autour d’un grand projet national et populaire.

Ce qui se jouera le 24 avril sera un choix de société et de civilisation, a lancé Mme Le Pen.

Jusqu’à 48 millions d’électeurs pouvaient exercer le droit de vote. L’abstention est particulièrement forte, entre 26,2 % et 29,1 % selon deux estimations, marquant le dédain croissant des Français vis-à-vis de leur classe politique.

C’est plus que les 22,2 % de 2017, alors que le record est de 28,4 % en 2002.

Reflet des sondages

Les sondages prédisaient que M. Macron devrait arriver en tête devant Mme Le Pen, comme lors du précédent scrutin, en 2017, avec le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon en troisième position.

Mme Le Pen et M. Mélenchon ont des positions très différentes de celles de M. Macron sur plusieurs sujets internationaux, étant beaucoup plus hostiles à l’intégration européenne, notamment, et disant vouloir sortir du commandement intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN, par exemple.

Nombre de politologues craignent que le record d’abstention de 2002 (28,4 %), le plus haut niveau jamais enregistré pour un premier tour d’une présidentielle, soit battu. Photo: AFP via Getty Images/ Thomas Samson

La parole aux électeurs

À Pantin, en région parisienne, Blandine Lehout, comédienne de 32 ans, n’a pas voté.

« C’est la première fois de ma vie, mais là, je les déteste tous. On est à un stade où ils me font peur. »— Une citation de  Blandine Lehout,

À Marseille, Carole Junique, 47 ans, qui travaille dans la fonction publique, est venue à la première heure.

En France, on a le droit de vote, c’est important de le garder. Bien sûr, on n’a qu’une voix parmi d’autres, mais si tout le monde se mobilise, ça peut changer les choses, souligne-t-elle.

Beaucoup ne cachent pas que leur choix a été difficile. Cédric Hodimont, dans la quarantaine, regrette ainsi d’avoir fait un vote par défaut.

À Paris, les électeurs patients pour voter. Photo: AFP via Getty Images/ Thomas Samson

Vers un duel serré entre Macron et Le Pen

Les différentes études d’opinion ont montré que Le Pen et Mélenchon sont depuis plusieurs jours dans une dynamique de progression, ce qui réduit substantiellement l’écart avec le président sortant, entré tardivement en campagne.

Mais l’abstention et le fait, toujours selon les sondages, qu’une part importante de l’électorat n’est pas sûre de son choix semblent laisser les jeux ouverts.

Sur les 12, j’en avais sélectionné 4 hier soir, et je me suis décidée ce matin, explique Françoise Reynaud, 55 ans, électrice marseillaise.

Derrière ce trio, les autres candidats paraissent décrochés, notamment la prétendante de la droite traditionnelle Valérie Pécresse et l’autre candidat d’extrême droite, Éric Zemmour.

Emmanuel Macron a voté au Touquet, dans le nord de la France. Photo: Pool/AFP via Getty Images/ Thibault Camus

Pour le deuxième tour, les sondages donnent M. Macron vainqueur, mais avec une très courte avance sur Mme Le Pen, dont la victoire n’est toutefois pas exclue, ce qui constituerait une double première en France, avec l’arrivée d’une femme et de l’extrême droite au pouvoir.

Ce premier tour clôture plusieurs mois d’une campagne dont les grands enjeux, en particulier le dérèglement climatique, ont été absents. Le pouvoir d’achat s’est inscrit comme la principale préoccupation des électeurs, d’autant que la guerre en Ukraine a provoqué une inflation notable.

Mme Le Pen a depuis le début axé sa campagne sur ce thème, de même que M. Mélenchon, dont la formation appelle les électeurs de gauche au vote utile en sa faveur plutôt qu’au profit des nombreux autres candidats de gauche, comme l’écologiste Yannick Jadot, la socialiste Anne Hidalgo ou le communiste Fabien Roussel.

Face à la possibilité d’une victoire de l’extrême droite, certains candidats ont déjà annoncé la position qu’ils adopteront, comme Fabien Roussel, qui fera barrage à Mme Le Pen. Valérie Pécresse ne donnera pas de consigne, mais dira pour qui elle votera.

Dans l’entourage du président, on admet que le réflexe du front républicain, dont M. Macron avait bénéficié lors de son élection en 2017, n’est plus une évidence.

Donnée finie après son échec il y a cinq ans, inquiétée par l’irruption du polémiste Éric Zemmour, Mme Le Pen a remonté la pente, allant jusqu’à se présenter, lors d’un dernier rassemblement vendredi, comme représentant la France tranquille face à un chef de l’État agressif et fébrile.

Marine Le Pen, candidate de l’extrême droite, a voté à Hénin-Beaumont, dans le nord de la France. PHOTO : AFP VIA GETTY IMAGES / DENIS CHARLET

Par un effet de vases communicants, la fille et héritière du sulfureux tribun d’extrême droite Jean-Marie Le Pen s’est retrouvée recentrée sur l’échiquier politique par l’irruption d’Éric Zemmour.

M. Macron a quant à lui joué sur son image de commandant en chef accaparé par les crises sanitaire et internationale. Une posture qui l’a d’abord servi, mais qui a ensuite pu le faire apparaître déconnecté des préoccupations quotidiennes des Français. Son image a aussi été compromise par son refus de se livrer à des débats télévisés face à ses adversaires.

Prenant conscience du danger, le président sortant a appelé, à partir de début avril, à la mobilisation contre une extrême droite banalisée, et a affirmé vendredi avoir l’esprit de conquête plutôt que l’esprit de défaite.

Radio-Canada avec AFP

France-Présidentielle : Pécresse dépassée par Zemmour, selon un sondage

février 17, 2022

Marine Le Pen reste solidement attachée à sa deuxième place derrière Emmanuel Macron, qui caracole toujours en tête des intentions de vote.

Valérie Pécresse face à des entrepreneurs, le 15 février 2022.© ERIC PIERMONT / AFP

Valérie Pécresse recule dans les intentions de vote, selon un sondage Odoxa-Mascaret pour L’Obs publié ce jeudi 17 février, tandis que Marine Le Pen confirme sa deuxième place derrière Emmanuel Macron. Son meeting dimanche à Paris, où elle a semblé peu à l’aise et a déroulé son discours d’un ton forcé, semble coûter cher : Valérie Pécresse tombe à 12 %, soit 7 points de moins qu’en décembre, après son investiture par LR.

Devant elle, Marine Le Pen consolide sa place de rival principal d’Emmanuel Macron pour le second tour avec 18 %, en légère hausse (+ 1 point) sur deux mois. Le chef de l’État, qui ne s’est toujours pas déclaré candidat à sa réélection, reste largement en tête avec 24,5 % (+ 0,5 point) à ce stade. En troisième position, le candidat Reconquête ! Éric Zemmour remonte lui aussi légèrement, recueillant 14 % des intentions de vote (+ 2 points), selon ce sondage.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon (11 %) talonne Valérie Pécresse et resterait l’unique candidat de gauche à plus de 10 % face à des concurrents éparpillés : l’écologiste Yannick Jadot recueille 5 %, le communiste Fabien Roussel 4,5 %, Christiane Taubira 3 % et la socialiste Anne Hidalgo 2 %. Au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait dans toutes les configurations testées : face à Le Pen (56 %-44 %), Pécresse (59 %-41 %) et Zemmour (66 %-34 %).

Échantillon représentatif

Sondage réalisé du 15 au 16 février auprès d’un échantillon représentatif de 2 010 Français âgés de 18 ans et plus, dont 1 799 inscrits sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Les intentions de vote qui figurent dans ce rapport sont établies auprès des personnes inscrites comptant aller voter et ayant exprimé une intention de vote, soit 1 357 individus au premier tour et entre 995 et 1 103 individus selon l’hypothèse de second tour. Marge d’erreur de 1,2 à 3,1 points selon le score visé. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle : Jean-Marie Le Pen soutient sa fille malgré sa « sympathie » pour Zemmour

janvier 30, 2022

Dans le même temps, le Menhir a jugé « regrettable » les hésitations de Marion Maréchal sur la question de rejoindre la campagne de l’ancien polémiste.

Jean-Marie Le Pen avec Marine Le Pen et Marion Marechal en 2013.
Jean-Marie Le Pen avec Marine Le Pen et Marion Maréchal en 2013.© ERIC FEFERBERG / AFP

Jean-Marie Le Pen assure qu’il soutiendra sa fille Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle, sans se départir d’une certaine « sympathie » pour Éric Zemmour. « Bien sûr, je soutiens ma fille qui est la candidate du Rassemblement national. C’est assez naturel », a-t-il déclaré sur LCI avant de rencontrer Marine Le Pen, confrontée à des défections dans son camp au profit de Zemmour et des hésitations de sa propre nièce Marion Maréchal.

Même s’il n’est « pas engagé dans la campagne électorale proprement dite », Jean-Marie Le Pen, 93 ans, a confié ses sentiments envers l’ancien polémiste : « J’ai de la sympathie pour Éric (Zemmour). Il n’y a pas de problème. » Concernant les derniers ralliements à Éric Zemmour, le fondateur du Front national (devenu RN) a minimisé ces mouvements : « La trahison est une habitude dans la politique. »

« Brutal »

Jean-Marie Le Pen est ensuite revenu sur les hésitations de Marion Maréchal : « Ça arrive que des gens aient des opinions divergentes. C’est regrettable que cela soit dans le cours de la campagne électorale et je comprends que Marine Le Pen en soit choquée quand même. Les passions l’emportent sur la raison », a-t-il souri. Marion Maréchal avait indiqué jeudi soir au Parisien : « Je réfléchis, aucune décision n’est prise », mais « si je soutiens Éric (Zemmour), ce n’est pas juste pour passer une tête et dire coucou. » Le lendemain, Marine Le Pen avait jugé cela « brutal, violent », en insistant sur « l’aspect personnel » de leur relation et en assurant être « mieux placée » à l’extrême droite pour gagner.

Avec Le Point

France-Présidentielle: ralliements et guerre des nerfs à droite

janvier 22, 2022
Presidentielle: ralliements et guerre des nerfs a droite
Présidentielle: ralliements et guerre des nerfs à droite© AFP/Geoffroy VAN DER HASSELT

Les ralliements à droite sont à l’ordre du jour de la campagne présidentielle samedi, Valérie Pécresse (LR) se voyant adoubée par deux petits partis centristes, tandis qu’Eric Zemmour (Reconquête) chipe de nouveaux soutiens à Marine Le Pen (RN), attisant leur lutte sans merci.

A gauche, Anne Hidalgo (PS), éprouvée par les mauvais sondages et le feuilleton des primaires, poursuit vaille que vaille avec un meeting à Aubervilliers, dans la banlieue nord-est de Paris.

Tandis que le monde politique spécule sur la date de sa déclaration de candidature, Emmanuel Macron continue de faire la course en tête dans les sondages.

Le président sortant obtiendrait 25 % au premier tour si celui-ci avait lieu dimanche, devant Valérie Pécresse (LR) et Marine Le Pen (RN) à égalité à 15,5 %, selon une enquête Ipsos-Sopra Steria samedi pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof auprès de plus de 12.500 personnes.

Au second tour, le quasi-candidat l’emporterait avec 54 % des voix face à Mme Pécresse (46 %), et 57 % contre Mme Le Pen (43 %).

Eric Zemmour (Reconquête), donné à 13 % au premier tour, fait campagne samedi à Cannes (Alpes-Maritimes), sur des terres qui lui sont a priori favorables.

Il a déambulé pendant deux heures sans incident dans la ville, entouré d’une cohue de supporters.

« On trinque au rassemblement du peuple de droite qui a été artificiellement divisé depuis 40 ans. On va le rassembler, et justement je suis là pour ça », a lancé l’ex-éditorialiste d’extrême droite dans un café.

Collard avec Zemmour

Eric Zemmour, qui avait envisagé une balade sur une île face à Cannes, doit finalement plutôt, selon son entourage, enchaîner avec des rencontres avec des élus. Et en fin de journée, il espère réunir 4.000 personnes dans un meeting où il affichera sa dernière prise, le médiatique eurodéputé RN Gilbert Collard.

Le camp Le Pen affecte pour l’instant de prendre de haut ce nouveau ralliement d’un responsable RN, après ceux de l’eurodéputé Jérôme Rivière et de l’ancien identitaire Damien Rieu.

Le maire RN de Perpignan Louis Aliot, l’un des vice-présidents du parti, a ainsi fustigé sur Twitter « les égos (qui) surchauffent et les trahisons ». De nombreux élus et militants RN postent aussi des photos de Marine Le Pen avec le mot-dièse #fidelite.

L’enjeu est d’autant plus brûlant à l’extrême droite que selon Ipsos-Sopra Steria, les sondés attirés par la candidature de Marine Le Pen sont 51 % à choisir Eric Zemmour en second choix, et ceux tentés par M. Zemmour sont 37 % à placer la candidate RN en second choix.

Samedi nettement plus serein pour la candidate des Républicains Valérie Pécresse, qui met en scène le soutien de son aile centriste, après avoir consolidé son côté droit la veille en affichant ses retrouvailles avec Laurent Wauquiez.

« Mon projet est de droite, il est de rupture, mais il est 100 % compatible avec vos valeurs », a assuré la candidate LR devant le petit parti Les Centristes, dont le président Hervé Morin fait déjà partie de son équipe de campagne.

La candidate LR est ensuite attendue au Conseil national de l’UDI. Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, l’a appelée vendredi à « réunir la droite et le centre et aller chercher les électeurs qui votent Macron »

Plombée par les sondages – 3,5 % des intentions de vote pour Ipsos-Sopra Steria -, la socialiste Anne Hidalgo espère réunir un millier de personnes à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), comme à ses deux meetings précédents, à Lille et Perpignan.

La maire de Paris doit décliner son programme présenté il y a quelques jours, fort de 70 propositions pour répondre à « l’urgence sociale, l’urgence climatique et l’urgence démocratique », présenté il y a plus d’une semaine à Paris. Elle sera entourée d’une partie de son équipe de campagne, dévoilée jeudi.

Mme Hidalgo a répété une nouvelle fois vendredi qu’elle ne tiendrait « aucun compte » du résultat de la primaire populaire, une initiative citoyenne visant à départager les candidats de gauche, qui doit dévoiler dimanche soir le nombre définitif de personnes inscrites pour y voter, du 27 au 30 janvier. Ils revendiquaient déjà vendredi soir 352.000 inscrits.

« Ils peuvent retirer mon nom » de leur liste de candidats, a déclaré la candidate mais la primaire a déjà indiqué qu’elle « proposerait bien les sept noms de candidats » présélectionnés, dont celui d’Anne Hidalgo, et ceux de Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, qui refusent eux aussi d’y participer.

Par Jeune Afrique avec AFP

France: Le Pen accuse Zemmour de servir de « marchepied » à Pécresse pour le second tour

janvier 12, 2022
Le Pen accuse Zemmour de servir de « marchepied » à Pécresse pour le second tour© AFP/Archives/Pascal GUYOT

Marine Le Pen a accusé mercredi son rival à l’extrême droite Eric Zemmour de servir de « marchepied » à la candidate de la droite Valérie Pécresse pour le second tour de la présidentielle, avant que celui-ci ne taxe Mme Le Pen « d’Arlette Laguiller de la droite nationale » avec une « candidature de routine ».

« Est-ce qu'(Eric Zemmour) a l’ambition d’être au second tour, ce que je ne crois pas, ou est-ce qu’en réalité il sert de marchepied pour permettre à Valérie Pécresse d’être au second tour à la place de Marine Le Pen ? », a interrogé la candidate du Rassemblement national sur BFMTV et RMC.

« Si Eric Zemmour est là pour faire gagner Valérie Pécresse, alors il faut qu’il l’admette. Valérie Pécresse, c’est son actionnaire majoritaire », a ajouté Mme Le Pen, qui avait dit dimanche préférer « débattre avec le patron (Valérie Pécresse), plutôt qu’avec les sous-fifres » comme Eric Zemmour.

« Il y a une problématique de sincérité derrière cette candidature » d’Eric Zemmour, selon la candidate RN, en référence à des propos tenus par son concurrent sur C8 le 16 décembre, à propos des 500 parrainages nécessaires à une candidature à la présidentielle.

Eric Zemmour avait estimé que « si les LR font cette bêtise tactique » d’empêcher leurs élus de le parrainer, « Mme Le Pen sera à 25 % et Mme Pécresse ne sera pas au second tour ».

Les LR devraient-ils encourager les parrainages en sa faveur ? « S’ils (Les Républicains) étaient malins tactiquement, c’est ce qu’ils feraient », avait ajouté l’ancien éditorialiste.

Depuis, Marine Le Pen accuse la candidate LR de laisser des élus LR parrainer Eric Zemmour pour diviser l’extrême droite.

Eric Zemmour a vertement répondu à Mme Le Pen mercredi soir sur BFM. « Peut-être que Madame Le Pen a l’habitude de ce genre de combines politiciennes, moi, c’est pas mon truc », a-t-il souligné.

« Je n’ai pas vraiment de leçons à recevoir de Madame Le Pen. C’est quand même à cause d’elle et de son débat calamiteux que nous avons eu cinq ans d’Emmanuel Macron. C’était déjà d’ailleurs à cause d’elle, parce qu’elle avait refusé d’appeler à voter pour Nicolas Sarkozy, qu’on avait eu François Hollande », a ajouté le candidat Reconquête !.

« Marine Le Pen ne m’intéresse pas beaucoup, c’est une candidature de routine. Elle était là la dernière fois, elle était là l’avant-dernière fois, elle sera là la prochaine fois », a-t-il poursuivi.

« J’ai une pensée émue pour les électeurs du Rassemblement national. Est-ce qu’ils sont prêts à perdre avec Marine Le Pen en 2032 ? C’est un peu notre Arlette Laguiller de la droite nationale », a-t-il lancé, dans un parallèle avec l’ancienne porte-parole de Lutte ouvrière à l’extrême gauche, six fois candidate à l’élection présidentielle de 1974 à celle de 2007, un record.

Du côté de Valérie Pécresse, son directeur de la communication Geoffroy Didier a affirmé dimanche que les maires LR qui donneraient leur parrainage à Eric Zemmour « s’excluraient d’eux-mêmes » du parti mais qu’ils restaient « libres de leurs choix » et qu' »aucune consigne n’est donnée » par LR.

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle: Le Pen accuse Macron d’être « un pyromane », Zemmour le trouve « puéril » et « cynique »

janvier 7, 2022
Presidentielle: Le Pen accuse Macron d'etre "un pyromane", Zemmour le trouve "pueril" et "cynique"
Présidentielle: Le Pen accuse Macron d’être « un pyromane », Zemmour le trouve « puéril » et « cynique »© AFP/Archives/Bertrand GUAY

La candidate RN à l’élection présidentielle Marine Le Pen a accusé vendredi Emmanuel Macron d’être « un pyromane », tandis qu’Eric Zemmour trouve la situation « ridicule, puérile et cynique » après les propos du président sur les non-vaccinés.

« Avoir un pyromane qui vient faire sauter le débat en quelque sorte avec des propos qui sont d’une très grande violence ne m’apparaît pas susceptible d’améliorer les solutions pour sortir de la crise sanitaire », a déploré devant les journalistes la députée du Pas-de-Calais, sur les terres du maire Robert Ménard, qui doit lui apporter son parrainage.

« Quand on est face à une crise, quelle qu’elle soit, ce qu’il faut rechercher c’est l’unité du pays, c’est dans l’unité du pays qu’on résout les crises ( ?) et pas dans la division », a-t-elle ajouté.

« Est-ce qu’Emmanuel Macron se sert de la crise sanitaire pour entrer en campagne ? La réponse est oui, c’est un ton de candidat » qu’il a adopté dans son interview au Parisien, a-t-elle estimé.

« Est-ce que c’est utile ? La réponse est non. Est-ce que c’est efficace ? La réponse est non », a jugé la candidate du RN.

Eric Zemmour, en campagne à Châteaudun (Eure-et-Loir) a accusé le président de se faire « le champion des vaccinés », mettant ses opposants dans le camp des non vaccinés. « C’est ridicule, puéril et cynique », a-t-il déclaré.

Selon le candidat d’extrême droite, Emmanuel Macron « veut voler l’élection aux Français » en ne parlant que de la pandémie: « Je veux parler de la France aux Français […]. Je ne veux pas passer trois mois à parler du Covid ».

Vendredi, Emmanuel Macron a affirmé assumer « totalement » ses propos controversés de mardi sur les non-vaccinés, qu’il avait dit avoir envie « d’emmerder ».

A propos de la candidate LR Valérie Pécresse qui a promis jeudi de « ressortir le Kärcher » pour « nettoyer les quartiers », Marine Le Pen a affirmé qu’il s’agissait d’un « argument extrêmement faible » qui « met la lumière » sur les « promesses non tenues » du gouvernement auquel elle a participé.

« Elle pioche un peu chez nous, un peu chez Nicolas Sarkozy, elle n’a pas une pensée personnelle », a ajouté Mme Le Pen, en disant aussi son désaccord avec elle sur le rôle de l’armée qui « n’est pas faite pour rétablir l’ordre dans les banlieues ».

Par Le Point avec AFP

France: Marine Le Pen enrichit sa crèche de Noël avec un santon représentant Didier Raoult

décembre 24, 2021

Sur Internet, Marine Le Pen a partagé ses vœux de Noël et exhibé sa crèche, au milieu de laquelle un santon un peu spécial s’est immiscé, comme l’a souligné « Le Figaro ».

Marine Le Pen enrichit sa creche de Noel avec un santon representant Didier Raoult
Marine Le Pen enrichit sa crèche de Noël avec un santon représentant Didier Raoult

En ornement des crèches de Noël, il est commun d’y retrouver des santons, ces figurines en argile à l’effigie de l’Enfant Jésus, Joseph, ou encore des Rois Mages. Et puis, il y en a de plus originaux, utilisés pour des décorations plutôt atypiques, à l’instar de la crèche de Marine Le Pen. Une statuette de Didier Raoult trône fièrement au milieu de la scène de la Nativité qu’a confectionnée la candidate à la présidentielle en cette fin d’année. Le Figaro a repéré la présence de cette version minuscule de l’infectiologue, à gauche de la Vierge Marie et d’un bœuf, en visionnant attentivement les vœux de fin d’année adressés par la présidente du Rassemblement national depuis YouTube, vendredi 24 décembre.

Blouse immaculée laissant entrevoir le col d’une chemise rose, barbe grisonnante, chevelure blonde mi-longue… Pas de doute, il s’agit du directeur sortant de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU), qui a promu l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans la lutte contre le Covid-19. Marine Le Pen avait fait l’acquisition de ce santon lors d’un déplacement sur le Vieux-Port de Marseille, en novembre dernier.

Le santon Didier Raoult appartenant à Marine Le Pen.© Capture d’écran / Chaîne Youtube Marine Le Pen

« C’est parce qu’il est critiqué que je l’ai acheté »

Devant les caméras, la candidate à l’élection présidentielle de 2022 avait commenté son achat insolite : « C’est parce qu’il est critiqué que je l’ai acheté. L’unanimité contre lui est injuste. Je n’aime pas les lynchages. Cette forme d’hypocrisie me le rend sympathique. » Tellement « sympathique » que Marine Le Pen a intentionnellement choisi ne pas le laisser dans ses placards et d’afficher, à nouveau, son soutien au médecin décrié.

Avec Le Point

France-Sondage : Valérie Pécresse passerait au 1er tour face à Marine Le Pen

décembre 16, 2021

D’après OpinionWay, la candidate LR supplante l’ex-présidente du RN, tout en restant derrière Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle.

Valérie Pécresse et Marine Le Pen lors du salon du Made in France, le 12 novembre 2021.© Thomas Padilla / MAXPPP / /MAXPPP

Valérie Pécresse poursuit sa percée dans les sondages. D’après OpinionWay, la candidate LR arrive en deuxième position derrière Emmanuel Macron dans les intentions de vote pour le 1er tour de la présidentielle. Pour autant, la présidente de la région Île-de-France reste battue par le président au second.

Pour rappel, les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. Selon cette enquête pour Les Échos, CNews et Radio Classique, l’actuel chef de l’État recueillerait 24 % (= par rapport à novembre) au 1er tour, devant Valérie Pécresse (17 %, + 6), Marine Le Pen (16 %, – 4) et Éric Zemmour (12 %, = ). À gauche, Jean-Luc Mélenchon est stable à 9 %, tout comme Yannick Jadot à 8 %, tandis qu’Anne Hidalgo (PS) perd deux points à 4 %.

Plus de la moitié des Français intéressés par la présidentielle

Au second tour, Emmanuel Macron serait réélu avec 54 % des suffrages face à Valérie Pécresse (46 %), mais 40 % des personnes interrogées n’expriment pas d’intention de vote. Il gagnerait avec 57 % face à Marine Le Pen (43 %). À la question « selon vous, qui sera élu en avril ? », 41 % (- 2) répondent Emmanuel Macron et 17 % (+ 15) Valérie Pécresse. Pour la première fois, une majorité de personnes interrogées se disent intéressées par la présidentielle (54 %), tandis que 46 % ne s’y intéressent pas encore. Le pouvoir d’achat (53 %) reste l’enjeu principal de l’élection, devant la protection sociale (45 %) et la sécurité (44 %).

Par Le Point avec AFP