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France: La gifle à Macron, « acte isolé » produit d’une « bouillie idéologique », selon Le Pen

juin 10, 2021
La gifle a Macron, "acte isole" produit d'une "bouillie ideologique", selon Le Pen
La gifle à Macron, « acte isolé » produit d’une « bouillie idéologique », selon Le Pen© AFP/Archives/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Marine Le Pen s’est dite jeudi à Villandry (Indre-et-Loire) « d’accord » avec Emmanuel Macron pour considérer que la gifle contre le président de la République était un « acte isolé », produit selon elle d’une « bouillie idéologique ».

« Son profil est en réalité une véritable bouillie idéologique », a déclaré la présidente du Rassemblement national, interrogée lors d’un point presse sur le profil de l’auteur de la gifle, proche selon le procureur de la République de « la mouvance des gilets jaunes » et partageant des « convictions politiques traditionnelles de droite ou d’ultra droite ».

Elle s’est dite aussi « assez d’accord avec » Emmanuel Macron sur le fait « qu’il s’agit là d’un acte isolé » et que son auteur « peut faire l’objet d’une condamnation extrêmement ferme car ce type de comportement est inadmissible dans une démocratie ».

L’auteur de la gifle, Damien Tarel, a été condamné jeudi à Valence à 18 mois de prison dont 14 avec sursis. Le parquet avait requis une peine de 18 mois de prison. Cette gifle, « parfaitement inadmissible » est un « acte de violence délibérée », avait soutenu le représentant du ministère public.

« Ce geste justifiait une condamnation sévère », a commenté Mme Le Pen après le verdict.

La cheffe du RN et candidate à l’Elysée était venue dans la région Centre-Val de Loire soutenir le candidat RN aux régionales Aleksandar Nikolic, donné en tête au premier tour, avec un second tour qui s’annonce incertain.

Marine Le Pen a plaidé pour « l’alternance » à ce scrutin, où le RN est donné en tête dans six régions, dont celle-ci, selon de récents sondages.

« L’alternance permet de sortir des mauvaises habitudes, de voir les problèmes d’une autre manière, de réfléchir à d’autres solutions (…) Il n’y a rien de plus saint et de plus normal en démocratie, ou alors on supprime les élections s’il s’agit d’avoir toujours les mêmes, la même politique », a-t-elle fait valoir.

Au second tour, la cheffe du RN, qui a ouvert ses listes à des candidats extérieurs au parti, a estimé que ses réserves de voix se trouvaient « chez les électeurs qui sont en désaccord avec ces fusions » entre les partis, citant le candidat LR en Paca, Renaud Muselier, qui a accueilli sur sa liste des candidats LREM. « Je vous parlais de bouillie idéologique, on y est aussi un peu », a ajouté la dirigeante d’extrême droite.

Marine Le Pen s’est aussi défendue d’être « d’extrême droite », un « terme péjoratif » à ses yeux « dont le but est évidemment de nuire », après un échange tendu entre un journaliste à la Nouvelle République se plaignant d’avoir un accès limité à certains candidats et M. Nikolic, qui s’est dit « agacé » d’être présenté comme « d’extrême droite » vu son parcours.

La cheffe du RN avait auparavant visité le château de Villandry, saluant un lieu « de la transmission » qui n’est « pas le repli sur soi », ainsi qu’un vignoble.

Par Le Point avec AFP

France: Marine Le Pen salue la « grandeur » de Napoléon Ier

mai 5, 2021

« Vive l’empereur, vive la grandeur », écrit la présidente du Rassemblement national dans une tribune diffusée à la veille de commémorations.

Marine Le Pen a loue les qualites de Napoleon Bonaparte dans une tribune.
Marine Le Pen a loué les qualités de Napoléon Bonaparte dans une tribune.© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

La candidate à l’Élysée Marine Le Pen a salué « la grandeur » de Napoléon Ier, figure controversée de l’histoire de France, qui a œuvré à la « réorganisation de la France comme (à) l’unité de la Nation » dans une « volonté pacificatrice ». « Vive l’Empereur, vive la grandeur », écrit la présidente du Rassemblement national dans une tribune diffusée mardi soir sur le site de la Revue politique et parlementaire, à la veille de commémorations des 200 ans de sa mort. La cheffe du RN a « regretté » mardi matin sur RTL qu’Emmanuel Macron « commémore à la va-vite » la mort de Napoléon Ier. « Il a tant fait pour le pays, il a tant donné au monde qu’on aurait pu au moins faire une année Napoléon », selon elle.

Le président de la République doit marquer mercredi cet anniversaire avec un discours dans lequel il va « regarder en face » l’héritage laissé par l’empereur, mort le 5 mai 1821 en exil sur l’île britannique de Sainte-Hélène, célébré comme le dirigeant visionnaire ayant posé les bases de l’État moderne mais aussi accusé d’avoir rétabli l’esclavage en 1802.

Le Pen loue la « volonté pacificatrice » de l’Empereur

Ce bicentenaire « est une invitation à puiser dans notre histoire la puissante évocation de l’âme de notre peuple », souligne dans sa tribune Marine Le Pen. La candidate, qui reproche souvent à l’exécutif son inaction, cite le philosophe allemand Hegel qui « voyait en ce héros épique l’homme d’action par excellence ». « C’est lui qui, dans une France “en combustion” » après la Révolution, « dans cette France tragiquement régicide, dompta cette furie fratricide qui aurait emmené les Français au chaos si sa volonté pacificatrice et unificatrice ne s’était imposée », estime la dirigeante d’extrême droite, qui veut elle-même être la présidente de la « paix civile » et considère que la réélection d’Emmanuel Macron à l’Élysée conduirait à un « chaos général ».

« Même si aucun personnage historique n’est exempt de reproches […], faut-il se limiter à l’ingratitude historique, à ses tristes jérémiades dans laquelle sombrent de prétendues élites, asservies à l’idéologie de la déconstruction ? » demande en outre la cheffe du RN, qui critique la politique de la « repentance » d’Emmanuel Macron sur les dossiers mémoriels comme l’action de la France en Algérie ou au Rwanda.

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, également candidat à la présidentielle, s’est indigné dans un communiqué d’une commémoration « en catimini » et se rendra mercredi aux Invalides pour « célébrer l’empereur ».

Par Le Point avec AFP

France/Tribune d’anciens militaires : Castex «condamne» et dénonce l’attitude «inacceptable» de Le Pen

avril 28, 2021

Le premier ministre a indirectement accusé la présidente du Rassemblement national de renouer avec la tentation putschiste de l’extrême droite

Interrogé ce mercredi, lors d’une prise de parole à l’issue du Conseil des ministres, le premier ministre Jean Castex a vivement réagi à la tribune d’anciens militaires publiée la semaine dernière dans Valeurs Actuelles . «Évidemment, je ne peux que condamner avec la plus grande fermeté cette initiative qui est contraire à tous nos principes républicains, à l’honneur et au devoir de l’armée», a-t-il tancé.

Affirmant que «l’armée n’est pas concernée» dans son ensemble par ce texte, dont les généraux signataires «ne représentent qu’eux-mêmes», le chef du gouvernement a rappelé que «la ministre des Armées engagera à leur endroit les poursuites qu’il convient». Et que des sanctions internes pourraient être prononcées au sein de l’institution de la «Grande Muette».

«Chassez le naturel, il revient au galop»

«Ce pourrait donc être une affaire insignifiante s’il n’y avait pas une récupération politique, je le dis, tout à fait inacceptable», a ensuite abondé le locataire de Matignon. «Comment des gens – et Madame Le Pen en particulier – qui aspirent à exercer les responsabilités de l’État, (peuvent-ils) cautionner une initiative qui n’exclut pas de se retourner contre l’État républicain ?», a-t-il martelé.

Enfin, Jean Castex a laissé entendre qu’en appelant les intéressés à se «joindre à (son) action», la présidente du RN avait renoué avec la tradition putschiste de l’extrême droite. «Chassez le naturel, il revient au galop», a-t-il glissé. Plus tôt, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait adopté cette même tonalité, accusant la candidate à la présidentielle d’avoir hérité du «goût des bruits de botte».

Avec Le Figaro par Arthur Berdah

France: Les oppositions «chouchoutent» Marine Le Pen, accuse Gabriel Attal

avril 24, 2021

«Les oppositions espèrent sortir du néant par le chaos», avance le porte-parole du gouvernement qui estime qu’elles font une «haie d’honneur» au RN.

Le porte parole du gouvernement Gabriel Attal estime que l’opposition de droite comme de gauche «chouchoute» Marine Le Pen, alors que son élection entraînerait «un chaos économique», dans une interview au Parisien daté de dimanche. La dédiabolisation de Marine Le Pen est «d’abord renforcée par la vacuité idéologique de l’opposition», assure Gabriel Attal.

Mais Marine Le Pen «n’en est pas moins dangereuse : son élection entraînerait un chaos économique et l’on sait qu’elle gouvernerait avec des personnes comme Frédéric Chatillon ou Axel Loustau (anciens dirigeant et militant du GUD, NDLR), qui ont été condamnés pour apologie du nazisme…», assure-t-il. Pour lui, «la majorité est la dernière et la seule à vouloir combattre Marine Le Pen».

«Aujourd’hui, les oppositions de droite comme de gauche épargnent le RN et l’extrême droite. Je dirais même qu’elles les chouchoutent. Mais à force de l’épargner, elles lui font une haie d’honneur». Elles «estiment sans doute que l’élection de Marine Le Pen provoquera un tel choc qu’il leur permettra de renaître et de se refaire une santé politique : c’est un acte de cynisme absolu. En fait, les oppositions espèrent sortir du néant par le chaos», dit-il. Quand on l’interroge sur Xavier Bertrand, il répond qu’il «attend sa première proposition personnelle pour pouvoir (s)’exprimer».

Quant à l’union de la gauche : «un shooting photo n’est pas un programme commun», assène-t-il. Concernant son ancienne famille politique (PS), il rappelle qu’«ils ont eu quatre ans pour se réinventer». «Résultat: ils sont toujours dans le nombrilisme politique et ne parlent jamais d’idées. La réalité, c’est qu’ils n’ont rien à voir ensemble et ne sont d’accord sur rien: certains socialistes et Yannick Jadot sont plus proches de nous que de Jean-Luc Mélenchon», déclare-t-il.

Par Le Figaro avec AFP

France: Marine Le Pen annonce sa candidature à la présidentielle de 2022

janvier 16, 2020

La présidente du Rassemblement national se présentera pour la troisième fois consécutive.

Lors de ses voeux à la presse, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a annoncé qu’elle sera candidate à l’élection présidentielle de 2022.

«Ma décision a été réfléchie mais elle est prise.» Lors de ses vœux à la presse, ce jeudi après-midi au siège du parti à Nanterre, Marine Le Pen a confirmé qu’elle serait bien candidate en 2022. «Je prépare la présidentielle», a-t-elle annoncé, «sans pour autant préjuger d’une décision qui appartient au Congrès» de son parti. «Emmanuel Macron ayant lui-même lancé la campagne présidentielle, je ne le laisserai pas courir tout seul», a-t-elle prévenu.

À deux ans et demi de l’échéance, Marine Le Pen est donc la première a entrer officiellement dans la course pour la magistrature suprême. «Je pense qu’il faut partir le plus tôt possible parce que le travail à réaliser est important. Le plus tôt on part, le mieux on est préparé.» La patronne du RN voit également cette déclaration comme un appel : «C’est un moyen de dire à nos militants et aux Français que c’est maintenant qu’il faut travailler et s’engager pour que Macron ne soit pas réélu.»

Une série de livres blancs

Parallèlement au cycle d’élections locales qui débutera en mars avec les municipales, la présidente du Rassemblement national reconnaît donc d’ores et déjà «consacrer une grande partie de (son) temps à ce travail de fond, de préparation du programme présidentiel.» Dans ce cadre, la candidate malheureuse de 2017 a confié en marge de ses vœux rencontrer «des diplomates, des intellectuels, des chefs d’entreprises…» Autant d’interlocuteurs qu’elle dit persuadés «qu’une perspective de victoire est plus crédible» en 2022.

Ces prochains mois, «les grands sujets qui seront évoqués seront de toute façon les sujets de la présidentielle», veut croire Marine Le Pen «puisque dans un an, la campagne présidentielle sera légalement ouverte.» Dans cette logique, le RN compte présenter une série de «livres blancs» sur la sécurité, les fraudes, la transition énergétique ainsi que sur la défense qui auront vocation nourrir le programme de la candidate.

Persuadé que le parti Les Républicains «est profondément affaibli», que les municipales comme les départementales accéléreront leur «implosion», la présidente du Rassemblement national croit que son duel annoncé avec Emmanuel Macron sera confirmé en 2022. En attendant, Marine Le Pen a profité de l’année 2020 pour souhaiter au chef de l’État «que son acte II ne ressemble pas, comme aujourd’hui, à son acte I en pire». Elle prévient : «Je vais pas le lâcher, ça c’est sûr.»

Le Figaro.fr par Charles Sapin

Cohn-Bendit: l’extrême droite est «le cheval de Troie de Poutine» en Europe

mai 19, 2019

 

L’extrême droite européenne, dont le Rassemblement national de Marine Le Pen, est «le cheval de Troie» en Europe du président russe Vladimir Poutine, a accusé ce dimanche l’ancien dirigeant écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien de la liste LREM-MoDem.

«L’extrême droite est le cheval de Troie à plusieurs têtes de Poutine en Europe», a affirmé ce proche d’Emmanuel Macron lors d’une session Facebook Live organisée par la liste Renaissance, au lendemain du scandale qui a provoqué la chute de la coalition entre la droite et l’extrême droite en Autriche.

«Marine Le Pen, l’extrême droite autrichienne, l’extrême droite allemande sont fortement liés au parti de Poutine et à Poutine», a souligné Daniel Cohn-Bendit, soulignant que «l’extrême droite autrichienne est l’alliée privilégiée du Rassemblement national». Voter pour ces listes aux élections européennes dimanche prochain reviendrait donc à élire «des gens qui pensent déconstruire l’Europe avec les Américains pour Trump, ou avec les Russes pour Poutine».

Le FPÖ avait signé, avant son arrivée au pouvoir à Vienne, un accord de coopération avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine, qui lui vaut des accusations récurrentes de liens troubles avec Moscou. Daniel Cohn-Bendit a ainsi expliqué ce dimanche que «les services de renseignement allemands ont dit qu’ils ne voulaient plus travailler avec l’Autriche parce que le ministre de l’Intérieur autrichien (…) donnait aux Russes des informations que les services européens échangeaient».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Francophonie: Le Pen et Mélenchon dénoncent le soutien français à la candidate rwandaise

octobre 11, 2018

Paris – L’extrême droite et l’extrême gauche françaises ont critiqué mercredi le soutien apporté par la France à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

« Je suis indignée que la France puisse soutenir une ministre de Kagame (le président du Rwanda, NDLR) qui est violemment anti-française, d’un pays qui a choisi de faire de l’anglais sa langue d’enseignement, sa langue d’administration, qui a tourné le dos au français », a déclaré la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Mme Mushikiwabo, « de surcroît, a sur la France, des propos qui sont presque insultants », a affirmé la finaliste de la dernière élection présidentielle, sans préciser à quelles déclarations elle faisait référence.

« Que le président de la République puisse soutenir cette candidature, c’est absolument incompréhensible », a ajouté la dirigeante d’extrême droite.

Le dirigeant de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé jeudi que le président français Emmanuel Macron était « l’ennemi de la francophonie » en soutenant la candidate d’un Rwanda « grossièrement anglophile ».

« Macron se fait l’ennemi de la francophonie. Il montre sa fascination morbide pour la langue du libéralisme et des États-Unis », a affirmé le député d’extrême gauche dans un communiqué.

Mme Mushikiwabo est l’actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, « c’est-à-dire une membre du régime dictatorial de Paul Kagame (…) au pouvoir depuis 18 ans », a ajouté l’ex-candidat à l’élection présidentielle française.

La France a décidé de soutenir la candidature de la ministre rwandaise, geste de réchauffement dans les relations tendues entre Paris et Kigali, près d’un quart de siècle après le guerre au Rwanda et le génocide.

Le président Kagame, dirigeant du Front patriotique rwandais (FPR) qui a pris le pouvoir à Kigali quelques jours avant la fin du génocide, accuse les autorités françaises d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries, ce que Paris a toujours fermement démenti.

La Francophonie, réunie à partir de jeudi à Erevan en Arménie, devrait nommer à sa tête cette diplomate rwandaise de 57 ans, consacrant ainsi la victoire d’une candidature africaine face à la sortante canadienne Michaëlle Jean. Avant Mme Jean, les deux précédents dirigeants de la Francophonie étaient africains. Le continent est le principal vivier de locuteurs francophones au monde.

M. Kagame, président en exercice de l’Union africaine, a jeté tout son poids derrière la candidature de Mme Mushikiwabo, qui a suscité des réserves, son pays étant dénoncé par certaines ONG pour des violations des droits de l’homme.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h07)                               

Marine Le Pen prend ses distances avec Steve Bannon

octobre 8, 2018

Marine Le Pen a pris ses distances lundi à Rome avec l’ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, qui veut agréger les mouvements populistes en Europe, en affirmant que « seuls » ces partis sont fondés à s’organiser.

Steve Bannon avait annoncé cet été le prochain lancement d’une fondation, baptisée « Le Mouvement », destinée à organiser les différentes formations de droite radicale en Europe en vue des élections européennes de mai.

« M. Bannon n’est pas issu d’un pays européen. Il est un Américain. Il a suggéré la création d’une fondation qui vise à offrir aux partis souverainistes européens des études, des sondages, des analyses. Mais la force politique qui naîtra des élections en Europe, c’est nous, et nous seuls, qui la structurerons », a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN) lors d’une conférence aux côtés de son allié italien et ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

« Car nous sommes attachés à notre liberté, attachés à notre souveraineté. C’est nous autres, ensemble, représentants des différents peuples en Europe, qui structurerons la force politique qui vise à sauver l’Europe. Que les choses soient extrêmement claires sur ce sujet », a insisté la dirigeante de l’extrême droite française.

Le député Louis Aliot, membre du bureau exécutif du RN et compagnon de Mme Le Pen, avait lui récemment affirmé que son parti allait « très certainement » adhérer à la fondation voulue par Steve Bannon qui était venu au congrès du RN en mars.

Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite), avait reçu début septembre M. Bannon dans l’optique de « sauver l’Europe ».

Mais l’ex-députée RN Marion Maréchal, que M. Bannon avait qualifiée d' »étoile montante de l’extrême droite », a dit avoir « du mal à discerner les contours (du) projet » de M. Bannon.

Le FPÖ autrichien s’est aussi montré peu disposé à collaborer avec lui. « Nous voulons forger des alliances en Europe mais nous le faisons indépendamment des USA, de la Russie ou de qui que ce soit », avait dit son secrétaire général, Harald Vilimsky.

Le Premier ministre hongrois national-conservateur Viktor Orban avait déclaré ne pas être « intéressé par des choses qui ne touchent pas la Hongrie ».

Et une rencontre entre M. Bannon et le président tchèque Milos Zeman s’était conclue sur un « désaccord » au sujet des droits de douane américains contre la Chine.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 14h02)                                                        

France: une fille de Marine Le Pen frappée lors d’une altercation

octobre 5, 2018

Nanterre – Une fille de la dirigeante de l’extrême droite française Marine Le Pen et l’un de ses cousins ont été frappés lors d’un différend qui s’est déroulé dans la nuit de jeudi à vendredi à Nanterre, dans la banlieue parisienne, a-t-on appris de sources policières.

Marine Le Pen a dénoncé vendredi une « agression gratuite » et précisé « n’avoir aucun élément » à ce stade laissant penser que sa fille avait été frappée parce qu’elle était l’enfant de la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN).

Les faits se sont déroulés vers 2h40 du matin, à la sortie d’un bowling, à deux pas de la préfecture et du tribunal de Nanterre, à l’ouest de Paris. Alors que la fille de Mme Le Pen prenait l’air, deux hommes se sont approchés d’elle et se sont mis en tête de la réchauffer en lui frottant le corps car elle avait froid, selon une source proche du dossier.

Son cousin est alors intervenu pour éloigner les deux individus qui l’ont roué de coups avant de s’en prendre à sa cousine, toujours selon la même source.

La fille de la présidente du RN, âgée de 19 ans, et son cousin de 18 ans ont été frappés à coups de pieds et poings au visage et au corps.

La jeune femme a été transportée par les pompiers à l’hôpital « avec une suspicion de fracture du nez », selon une source policière.

Deux hommes, âgés de 32 et 47 ans, ont aussitôt été interpellés et placés en garde à vue au commissariat de Nanterre, chargé de l’enquête.

Tous deux très alcoolisés, ils ont dans un premier temps nié s’être rendu au bowling avant de reconnaître y être passés, sans apporter plus de précisions, selon une source proche du dossier.

Selon Marine Le Pen, « il n’y a pas eu de bagarre (…), il y a eu une agression, une agression gratuite de deux jeunes de 18 et 19 ans ».

« Hélas c’est le lot quotidien de beaucoup de nos compatriotes et de beaucoup de pères et de mères de famille qui, comme moi, ne voyons plus partir nos enfants pour une soirée étudiante ou pour un dîner entre amis avec tranquillité d’esprit », a ajouté la dirigeante politique en marge d’une visite au salon de l’automobile à Paris.

Mais « ce n’est pas une fatalité. C’est, je crois, la conséquence de choix politiques qui ont été faits depuis un certain nombre d’années », a dénoncé la finaliste de la présidentielle 2017 face à Emmanuel Macron.

Sa fille « a l’air d’aller mais elle est, comme toute jeune fille confrontée à ce genre de choses, choquée. Quant à son cousin il a pris un bon coup mais Dieu merci il n’y a rien de plus grave que cela », a-t-elle ajouté.

Le cousin de la jeune femme a porté plainte dans la nuit. Celle-ci devait porter plainte dans la journée, selon une autre source policière.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2018 21h42)                                                        

France: la justice ordonne un examen psychiatrique de Marine Le Pen, qui s’indigne

septembre 20, 2018

Paris – La cheffe de l’extrême droite française Marine Le Pen s’est insurgée jeudi contre la décision d’un juge de lui imposer un examen psychiatrique –comme le prévoit la loi– pour avoir diffusé en décembre 2015 des photos d’exactions du groupe jihadiste Etat islamique sur Twitter.

« C’est proprement hallucinant. Ce régime commence vraiment à faire peur », a écrit sur son compte Twitter la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), en publiant l’ordonnance de cet examen.

L’ordonnance est datée du 11 septembre et émane de la juge qui instruit l’enquête dans laquelle Mme Le Pen est inculpée pour « diffusion d’images violentes ». Elle demande de procéder à un examen psychiatrique de Marine Le Pen « dans les délais les plus brefs ».

« Je croyais avoir eu droit à tout: eh bien non! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la +justice+ me soumet à une expertise psychiatrique! Jusqu’où vont-ils aller?! », a aussi tweeté la finaliste de la présidentielle en 2017.

Cet examen vise, notamment, à vérifier « si elle est en mesure de comprendre les propos et de répondre aux questions » et si « l’infraction reprochée au sujet est en relation avec des éléments factuels ou biographiques de l’intéressée ».

La procédure pénale impose, pour l’infraction pour laquelle Mme Le Pen est inculpée, une expertise médicale, selon le parquet de Nanterre, près de Paris, où est instruite l’enquête.

Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, la députée a affirmé qu’elle ne se rendrait pas à cette expertise. « J’attends de voir comment le magistrat entend m’y contraindre », a-t-elle déclaré.

Ses partisans sur Twitter qualifiaient cette mesure de dictatoriale. « La psychiatrisation des adversaires était une spécialité soviétique et des régimes totalitaires », a tweeté son compagnon et dirigeant RN Louis Aliot.

Le chef de la France insoumise (extrême gauche) Jean-Luc Mélenchon a estimé sur Twitter que ce n’était « pas avec des méthodes pareilles qu’on fera reculer l’extrême droite ». « Madame Le Pen est politiquement responsable de ses actes politiques », selon lui.

Marine Le Pen avait tweeté le 16 décembre 2015 des photos d’exactions du groupe EI, en réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre l’EI et le FN.

Évoquant un « dérapage inacceptable » et des « propos immondes », Mme Le Pen avait posté sur son compte trois photos mentionnant l’animateur de BFMTV-RMC avec le texte « Daech c’est ça! ».

Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d’un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos.

Un mois après les attentats parisiens qui ont fait 130 morts, les pires jamais commis en France, ces publications avaient immédiatement soulevé un tollé au sein de la classe politique mais aussi au-delà.

Le parquet de Nanterre, près de Paris, avait lancé le jour même une enquête pour « diffusion d’images violentes » suite à un signalement des clichés par le ministre de l’Intérieur d’alors.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 11h47)