Posts Tagged ‘Mark Zuckerberg’

Facebook a supprimé plus de 3 milliards de faux comptes

mai 25, 2019

 

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg a présenté jeudi les résultats d’une gigantesque opération de nettoyage, conduisant à supprimer plusieurs milliards de faux comptes.

Confronté à la nette augmentation des tentatives de créations automatiques de comptes à des fins malveillantes, Facebook a mis en avant le chiffre vertigineux de plus de 3 milliards de faux comptes supprimés en six mois, et ce avant qu’ils ne deviennent actifs.

Dans le détail, Facebook a fermé 1,2 milliard de faux comptes au dernier trimestre 2018, puis quasiment le double, 2,2 milliards, au premier trimestre 2019, une «hausse due aux attaques automatisées d’acteurs malveillants (cherchant à) créer de larges volumes de comptes en même temps».

Des chiffres ahurissants à mettre en regard des 2,4 milliards d’usagers dits «actifs» de la plate-forme.

Oter les «contenus nocifs», «empêcher les ingérences dans les élections, nous assurer que nous avons les bons outils de confidentialité», entre autres, sont «selon moi, les sujets de société les plus importants à l’heure actuelle» et «je ne pense vraiment pas que (…) démanteler l’entreprise va les régler», a assuré Mark Zuckerberg, lors d’une conférence téléphonique consacrée au sujet.

«Nous existons dans un environnement très concurrentiel et très dynamique où de (nouveaux) services apparaissent constamment», a-t-il ajouté, rejetant toute accusation de monopole.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Facebook: 5 millions d’Européens touchés par la récente faille de sécurité

octobre 2, 2018

Luxembourg – La récente faille de sécurité révélée par le réseau social Facebook aurait touché quelque 5 millions d’Européens, sur les 50 millions de comptes affectés au total, a indiqué mardi à l’AFP la commissaire européenne en charge de la Justice, Vera Jourova.

Cette faille, qui a été « réparée » jeudi selon le patron du réseau social Mark Zuckerberg, a permis à des pirates d’accéder aux informations figurant sur les profils des utilisateurs (noms, genre, ville…).

« J’en saurai plus dans quelques heures ou quelques jours (mais) d’après ce que l’on sait, cinq millions d’Européens ont été touchés sur ces 50, ce qui est un nombre incroyable », a dit Mme Jourova, interrogée lors d’une réunion européenne à Luxembourg.

Le piratage de grande ampleur de Facebook a ravivé les critiques contre le réseau social, déjà sérieusement ébranlé par plusieurs controverses, en particulier autour de la protection des données personnelles.

« C’est une question pour la direction (de Facebook) de savoir si elle a la situation en main », a dit Mme Jourova, interrogée sur une éventuelle perte de contrôle du géant américain.

La taille de l’entreprise « la rend très difficile à gérer, mais ils doivent le faire parce qu’ils recueillent les données et qu’ils gagnent énormément d’argent en utilisant notre vie privée comme marchandise », a-t-elle ajouté.

Mme Jourova a estimé que la révélation rapide de l’affaire par Facebook a démontré que les nouvelles règles européennes sur la protection des données, entrées en vigueur cette année, fonctionnaient.

Cette nouvelle réglementation de l’UE – le règlement général sur la protection des données (RGPD) – donne aux régulateurs européens de nouveaux pouvoirs de contrôle et de sanctions en cas de violations par les entreprises récoltant des données personnelles.

Les arguments en faveur du RGPD ont été renforcés par un autre scandale récent concernant la collecte de données des utilisateurs de Facebook par Cambridge Analytica, un institut de recherches politiques américano-britannique, à l’occasion des élections présidentielles américaines de 2016.

Les entreprises peuvent désormais se voir infliger une amende allant jusqu’à 4% de leur chiffre d’affaires annuel mondial si elles ne respectent pas les règles, y compris la notification de la violation de données dans les 72 heures.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2018 14h45)                                                        

Données personnelles: jour J pour le tour de vis dans l’EU, et déjà des plaintes

mai 25, 2018

Bruxelles – Un arsenal de nouvelles règles est entré en application vendredi dans l’UE pour mieux protéger les données personnelles à l’ère numérique, suscitant sans tarder de premières plaintes contre des géants comme Facebook et Google déjà accusés de les enfreindre.

Le « Règlement général sur la protection des données » (RGPD) prévoit des droits renforcés pour les internautes et des sanctions inédites en cas d’abus, dans un contexte marqué par le scandale planétaire qui a impliqué le réseau social américain dirigé par Mark Zuckerberg.

L’avalanche de messages priant les utilisateurs d’accepter de nouvelles conditions d’utilisation pour les Twitter, Google ou autres sites de commerce et organismes divers, est le premier effet visible de la nouvelle donne, à laquelle les Européens espèrent donner une portée mondiale.

Les citoyens sont aujourd’hui « comme nus dans un aquarium », mais « grâce aux nouvelles règles, les Européens reprendront le contrôle de leurs données », a plaidé la commissaire européenne à la Justice Vera Jourova, défendant le tour de vis du RGPD.

Cette législation impose à toute entreprise, sur internet ou non, de demander un « consentement explicite et positif » pour utiliser des données personnelles collectées ou traitées dans l’UE. Elle donne aussi aux citoyens le « droit de savoir » quand leurs données sont piratées, comme lors de la fuite massive subie par la société Uber en 2016.

Les abus seront sévèrement punis: les entreprises, capables de transformer ces données en or en les exploitant pour du ciblage publicitaire par exemple, s’exposeront à des sanctions pouvant atteindre jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel mondial, si elles ne respectent pas les nouvelles règles.

– Schrems attaque –

Le juriste autrichien Max Schrems, grand militant de la cause des données personnelles, n’a pas tardé à se saisir des nouvelles règles pour attaquer plusieurs géants américains, leur reprochant de recueillir un « consentement forcé » à leurs règles d’utilisation modifiées en raison du RGPD.

« Vous avez probablement vu ces fenêtres contextuelles qui s’affichent partout, disant +Vous devez accepter, sinon vous ne pourrez pas utiliser ce service+. Or le RGPD interdit explicitement cela », a-t-il fait valoir dans un entretien avec l’AFP.

M. Schrems a ainsi indiqué que son ONG None of Your Business (Pas tes affaires) avait « porté quatre plaintes: une en France contre Google sur Android, la deuxième contre Instagram en Belgique, la troisième à Hambourg contre WhatsApp et la quatrième en Autriche contre Facebook ».

« Je n’aurais jamais fait aussi bien que Facebook » pour convaincre de la nécessité du RGPD, ironisait récemment la commissaire Vera Jourova. Elle faisait allusion à la controverse sur l’exploitation des informations de dizaines de millions d’utilisateurs du réseau social par la société Cambridge Analytica, impliquée dans la campagne présidentielle de Donald Trump.

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, est venu en personne mardi s’excuser devant le Parlement européen, comme il l’avait fait devant les parlementaires américains, au sujet de ce scandale mais aussi plus largement de son manque de réaction face aux ingérences étrangères dans des processus électoraux et la diffusion de fausses informations.

« Je suis désolé », a dit M. Zuckerberg, rappelant l’engagement de Facebook à se mettre en conformité avec le RGPD en Europe, tandis que son entreprise a promis jeudi de s’en inspirer pour ses utilisateurs dans le monde entier.

– Huit pays en retard –

Vendredi, plusieurs sites internet de journaux américains, dont celui du Los Angeles Times, étaient inaccessibles depuis l’UE, avec des messages affichés suggèrant des difficultés liées à leur mise en conformité avec le RGPD.

De manière générale, les grandes plateformes internet semblent s’être dûment préparées à la nouvelle législation, qui a toutefois provoqué davantage de panique auprès de certaines PME.

La Commission européenne a tenté ces dernières semaines de les rassurer, rappelant que les nouvelles obligations des petites structures étaient bien moindres que celles des entreprises au modèle économique basé sur l’exploitation de données personnelles.

L’exécutif européen est en revanche plus impatient vis-à-vis des Etats membres qui n’ont pas encore procédé aux ajustements de leur législation nationale — selon un bilan de la Commission, huit pays sont clairement dans cette situation — alors qu’ils disposaient d’une période d’adaptation de deux ans accordée après l’adoption du RGPD en 2016.

Cela n’empêche pas les nouveaux droits d’être applicables depuis vendredi pour tous les Européens, rassure Bruxelles. Mais cette situation peut créer une incertitude autour de quelques dispositions qui nécessitent des ajustements juridiques nationaux.

Romandie.com avec (©AFP / 25 mai 2018 12h15)                                                        

France: Macron se félicite des engagements des géants de la High tech

mai 23, 2018

Emmanuel Macron pose au milieu de dirigeants d’entreprises du numérique, mercredi 23 mai 2018 à l’Elysée / © POOL/AFP / CHARLES PLATIAU

Emmanuel Macron s’est félicité mercredi d’avoir obtenu de plusieurs géants mondiaux du numérique des engagements pour le « bien commun », de la protection sociale à l’éducation, après avoir réuni à l’Elysée une soixantaine de dirigeants dont le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg.

Répondant à l’appel du président français, plusieurs groupes ont annoncé mercredi des mesures sociales et éducatives ou des investissements, dont Uber et Deliveroo qui offriront à leurs chauffeurs et coursiers en Europe une protection sociale privée, IBM qui va embaucher 1.400 personnes en France, et Microsoft qui va recruter une centaine d’experts en intelligence artificielle (IA). Facebook va renforcer ses investissements en France consacrés à l’intelligence artificielle.

Facebook AI Research a promis de financer 48 bourses et 8 thèses consacrées à l’IA dans 4 universités françaises, soit le double de celles annoncées en janvier 2018 dans le cadre d’une première enveloppe de 10 millions d’euros. Facebook a également doublé le nombre de serveurs – au nombre de 20 désormais – qui seront offerts à des instituts de recherche français d’ici 2022.

Le chef de l’Etat avait invité pour un déjeuner à huis clos le gratin de la high-tech mondiale: outre Mark Zuckerberg, Satya Nadella (Microsoft), Dara Khosrowshahi (Uber), Ginni Rometty (IBM), Bill McDermott (SAP), Alex Karp (Palantir) ainsi que des patrons français (Free, Orange, Les Echos, RATP, SNCF, Sanofi, BNP Paribas, Thales, OpenClassrooms…) aux côtés du président rwandais Paul Kagame. Il a aussi reçu en tête-à-tête Mark Zuckerberg et les dirigeants d’Uber, Microsoft et IBM.

Au cours du déjeuner, il a félicité les patrons pour leur réussite mais leur a aussi demandé de contribuer aux charges communes et abordé des sujets délicats comme la taxation, la lutte contre les contenus illégaux ou encore la protection des données.

« Je suis favorable à l’innovation et en même temps je suis pour le travail pour le bien commun et pour une régulation dure », en particulier sur le retrait de la propagande jihadiste et le cyber-harcèlement, a expliqué le président de la République lors d’une conférence de presse avec le président rwandais Paul Kagame.

Il s’est dit aussi déterminé à plaider à Bruxelles pour une taxation des géants du net à 3% du chiffre d’affaires. « J’irai au bout de ce combat », a-t-il promis.

« L’absence de règles pour le bien commun n’est pas bonne pour les leaders de la tech, car quand il n’y a plus de règle, c’est le citoyen qui finit par dire que ça ne va plus », a-t-il averti, leur demandant de ne pas être des « passagers clandestins » de la collectivité.

– « Momentum » –

Ce sommet organisé par l’Elysée a lieu en pleine montée des critiques contre les géants d’internet sur le pillage de données, les fausses nouvelles, les comportements prédateurs ou l’évasion fiscale.

Mark Zuckerberg, déjà interrogé par le Congrès américain, a ainsi dû s’excuser mardi devant le Parlement européen pour le manque de protection des données de ses utilisateurs, après le scandale de la firme britannique Cambridge Analytica.

Favorable aux entrepreneurs, le président français a multiplié les appels aux chefs d’entreprise depuis son élection pour leur demander d’investir en France ou défendre l’environnement. Mardi encore, il les a appelés à embaucher des jeunes de banlieues.

Pour lui, de tels sommets créent des « momentum » qui déclenchent des décisions. « C’est un catalyseur: le président met un poids politique, les sièges aux Etats-Unis valident les annonces. Cela entraîne les autres, les patrons ne veulent pas être moins-disant que leurs voisins », expliquent les conseillers de l’Elysée.

Dans l’après-midi, les dirigeants se sont retrouvés à Matignon pour des ateliers consacrés à l’avenir du travail, la diversité et l’éducation, en présence de plusieurs ministres.

Rendant compte de ces travaux, Dara Khosrowshahi (Uber), Ginni Rometty (IBM), Bill McDermott (SAP), ont lancé des appels à des efforts d’éducation associant le privé et le public, pour éviter que la révolution numérique ne laisse à la traîne une partie de la population.

« Nous devons repenser notre système éducatif, former les formateurs » pour être à la fois « en mesure de profiter » des progrès numériques, mais aussi « d’apprendre à les questionner », a acquiescé Edouard Philippe.

La plupart des invités de l’Elysée se retrouveront jeudi à VivaTech à la Porte de Versailles, un raout international où sont attendus des milliers de start ups et près de 80.000 visiteurs.

Emmanuel Macron y prononcera un discours dans la matinée avant de s’envoler pour Saint-Pétersbourg.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2018 23h22)                  

Le patron de Facebook attendu de pied ferme au Parlement européen

mai 22, 2018

Bruxelles – Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, est attendu mardi au Parlement européen à Bruxelles pour s’expliquer sur les lacunes du réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs, illustrées par le scandale Cambridge Analytica.

Son audition en fin d’après-midi par les chefs des groupes politiques de l’assemblée, initialement prévue à huis clos, sera finalement diffusée en direct sur internet.

Devant les participants, M. Zuckerberg devrait s’excuser, selon une déclaration transmise à l’avance à la presse: « Il est devenu évident, au cours des deux dernières années, que nous n’avons pas fait assez pour empêcher que les outils que nous avons créés soient aussi utilisés à des fins préjudiciables ».

Fausses informations, interférences de l’étranger dans des élections ou développeurs utilisant de façon mal attentionnée les informations personnelles: Facebook n’a pas pris ses responsabilités.

« C’était une erreur, et je suis désolée », doit reconnaître M. Zuckerberg. Comme déjà devant les parlementaires américains le mois dernier.

– En direct –

Le président du Parlement européen Antonio Tajani a fait savoir dimanche que M. Zuckerberg avait accepté que son intervention soit retransmise « live » sur le web, à la suite de la vive pression d’infuents eurodéputés.

La venue du fondateur et patron de Facebook intervient à trois jours de l’entrée en vigueur vendredi d’une législation européenne visant à mieux protéger les données personnelles des Européens, et certains avaient exhorté M. Zuckerberg à rendre des comptes publiquement.

Le mois dernier, les parlementaires américains avaient soumis le jeune milliardaire à une pluie de questions pour comprendre comment la firme Cambridge Analytica avait pu exploiter à leur insu les données de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook, pour une utilisation à des fins politiques.

« Il y a plus d’utilisateurs de Facebook dans l’UE qu’aux Etats-Unis et les Européens méritent de savoir comment leurs données sont traitées », a plaidé la commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova.

L’annonce d’une retransmission en direct a été abondamment saluée: « La transparence a gagné (…) Une rencontre derrière des portes closes aurait été une farce », s’est félicité le chef de file des eurodéputés sociaux-démocrates, l’Allemand Udo Bullmann.

« La pression a marché », ont applaudi les Verts.

Selon des chiffres communiqués par Facebook à la Commission européenne, les données de « jusqu’à 2,7 millions » d’Européens ont pu être transmises de « manière inappropriée » à la firme Cambridge Analytica, impliquée dans la campagne présidentielle de Donald Trump.

Mme Jourova a plusieurs fois remercié ironiquement Mark Zuckerberg ces dernières semaines pour avoir prouvé par ce scandale à quel point des règles strictes s’imposaient, malgré les réticences des grands acteurs d’internet, grands consommateurs de données personnelles.

Droit de savoir

Le discours de M.Zuckerberg à Bruxelles devrait donc faire un parfait écho à ses déclarations à Washington, où il avait reconnu n’avoir pas « pris une mesure assez large de nos responsabilités ».

Pour le plus grand plaisir des autorités européennes, il avait même qualifié « d’étapes positives » les nouvelles règles strictes qui entrent en vigueur le 25 mai dans l’UE.

Le « Règlement général sur la protection des données » (RGPD) va créer ou renforcer des droits individuels et imposer des obligations strictes aux entreprises qui collectent ou traitent des informations personnelles d’Européens, où qu’elles soient établies.

Toutes les entreprises et les organismes récoltant des données, qu’ils soient présents ou non sur internet, devront s’y plier sous peine de lourdes amendes, au même titre que les grandes plateformes comme Facebook, Google ou Twitter.

Ces règlent incluent pour les citoyens un « droit de savoir » qui s’occupe de leurs données et dans quel but, ainsi qu’un droit de s’opposer à leur traitement, pour de la prospection commerciale notamment.

Elles détaillent les conditions pour obtenir leur suppression (« droit à l’oubli ») et prévoit que les particuliers devront être prévenus en cas d’accès non autorisé à leurs données, comme dans le cas du piratage massif subi par la société Uber en 2016, longtemps tenu secret.

Mardi, M. Zuckerberg s’entretiendra d’abord en privé avec M. Tajani pendant une demi-heure, avant une audition d’un peu plus d’une heure retransmise en direct avec les chefs des groupes politiques du Parlement européen, puis une conférence de presse de M. Tajani.

Le lendemain de sa visite à Bruxelles, M. Zuckerberg doit faire partie de la cinquantaine de dirigeants de grandes entreprises du numérique reçus à Paris par le président français Emmanuel Macron.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mai 2018 13h21)                                                        

Facebook se lance dans les sites de rencontres

mai 1, 2018

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg lors de la journée des développeurs du site à San José, en Californie, le 1er mai 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / JUSTIN SULLIVAN

Facebook a annoncé mardi son intention de se lancer sur le marché des sites de rencontres tout en insistant sur les efforts entrepris pour protéger les données de ses utilisateurs après l’affaire Cambridge Analytica.

Mark Zuckerberg, PDG du premier réseau social mondial, a fait cette annonce lors de la journée des développeurs du site à San José (Californie).

Il a précisé que cette nouvelle fonction ne viserait pas à faciliter les rencontres ponctuelles mais à aider les gens à bâtir des relations durables par l’intermédiaire du réseau.

« Ce sera destiné à construire des relations authentiques et durables, pas seulement des plans d’un soir », a-t-il affirmé, soulignant que sur les quelque 2 milliards d’utilisateurs du réseau social environ 200 millions se présentaient comme célibataire.

M. Zuckerberg n’a pas dit si ce service serait payant mais, jusqu’à présent, la plupart des fonctionnalités de la plateforme sont gratuites.

Facebook a précisé parallèlement que les utilisateurs pourraient créer un « profil de rencontre » distinct du profil de leur page Facebook et que des partenaires potentiels seraient recommandés sur la base des données de ce profil.

L’action d’un des principaux sites de rencontres payants aux Etats-Unis, Match, s’effondrait à Wall Street de plus de 17% après cette annonce.

Parmi les autres innovations annoncées mardi figure la possibilité pour les utilisateurs du site d’effacer leurs données de navigation.

« Cette fonctionnalité vous permettra de voir les sites web et les applications qui nous envoient des informations lorsque vous les utilisez, de supprimer ces informations de votre compte et de désactiver notre capacité à les stocker à l’avenir », a indiqué Facebook dans un blog.

« Si vous effacez votre historique ou utilisez le nouveau paramètre, nous supprimerons les informations d’identification de sorte que l’historique des sites web et des applications que vous avez utilisés ne sera pas associé à votre compte », a-t-on précisé de même source.

« Nous continuerons à fournir des applications et des sites web avec des analyses agrégées –par exemple, nous pouvons créer des rapports lorsque nous recevons ces informations afin de pouvoir dire aux développeurs si leurs applications sont plus populaires auprès des hommes ou des femmes d’un certain groupe d’âge », a-t-on ajouté de même source.

– Sécurité des utilisateurs –

Cette nouvelle fonctionnalité veut répondre aux préoccupations apparues après l’affaire Cambridge Analytica, qui a vu cette firme d’analyse de données utiliser celles des utilisateurs de Facebook à des fins politiques.

La conférence des développeurs, appelée « F8 », réunit quelque 5.000 d’entre eux alors que Facebook a réduit le volume de données qu’ils peuvent glaner sur le site à la suite de l’affaire Cambridge Analytica, réduisant d’autant leur capacité à profiter économiquement de leur présence sur le site.

Mark Zuckerberg a insisté lors de sa présentation sur le fait que l’objectif de Facebook était « de s’assurer de la sécurité des utilisateurs ».

« Ce qui est arrivé avec Cambridge Analytica est une grave violation de notre confiance. Ce développeur s’est approprié des données et les a vendues et nous devons nous assurer que cela ne se reproduira plus », a souligné M. Zuckerberg.

« Comme vous le savez tous, nous avons réduit le volume de données que les développeurs peuvent demander aux gens », a-t-il souligné, tout en concédant qu' »il y avait encore des mesures à prendre ».

Il a aussi indiqué que Facebook consacrait d’importantes ressources pour identifier et neutraliser les « mauvaises applications » et que les utilisateurs du réseau avaient désormais davantage de latitude pour ajuster leurs paramètres de confidentialité.

– Traduction sur Messenger –

Facebook Messenger va également désormais offrir une fonction de traduction, utilisant les ressources de l’intelligence artificielle pour permettre à des utilisateurs s’exprimant dans des langues différentes de communiquer. Dans un premier temps, les langues qui pourront être traduites sont l’anglais et l’espagnol et d’autres seront ajoutées ensuite.

Microsoft, Google et Amazon offrent déjà des fonctions de traduction pour leurs produits, Google proposant notamment depuis un an des oreillettes qui, associées à ses smartphones, sont capables de traduire une douzaine de langues.

Parmi les autres développements annoncés mardi figure une fonction « crise » qui permettra aux utilisateurs du réseau social de partager des informations importantes sur une situation dans une zone de crise, comme les fermetures de routes, la course d’un incendie ou encore la montée des eaux. Dans le même esprit, une fonction « don du sang » va être mise en place pour permettre aux volontaires de trouver un centre à proximité.

Instagram, site de partage de vidéo et de photo possédé par Facebook, va également proposer des fonctions de réalité augmentée pour les vidéos et ses utilisateurs pourront également communiquer par vidéo.

Romandie.com avec (©AFP / 01 mai 2018 23h28)                

Zuckerberg au Congrès: des excuses, des promesses maos pas de révolution

avril 11, 2018

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg témoigne devant une commission de la Chambre des représentants le 11 avril 2018 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Pendant dix heures d’auditions mardi et mercredi, Mark Zuckerberg a défendu vigoureusement Facebook et refusé de remettre en cause le modèle économique du réseau social, renvoyant ainsi la balle aux parlementaires qui souhaiteraient imposer une forme de régulation du secteur, que lui-même juge « inévitable ».

Costume et cravate sombres, les yeux rougis par la fatigue, le PDG de Facebook est passé mercredi sur le grill d’une commission parlementaire à la Chambre des représentants qui l’ont assailli de questions. Il a tenté, comme la veille au Sénat, de déminer le terrain après des semaines de critiques violentes.

Au menu essentiellement: la lutte contre la manipulation politique et la protection des données personnelles des utilisateurs après le retentissant scandale Cambridge Analytica, du nom de la firme britannique qui a mis la main à leur insu sur les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs.

Comme il l’avait déjà fait à plusieurs reprises, Mark Zuckerberg, prudent, a fait amende honorable pour les « erreurs » passées, et a écouté sans broncher les remontrances des parlementaires lui demandant des comptes et menaçant de réguler internet et les réseaux sociaux. Il ne s’est pas montré hostile sur le principe, tout en prenant soin d’élargir la problématique au-delà de Facebook.

« L’importance d’internet grandit dans le monde et je pense inévitable une certaine forme de régulation », a-t-il dit, tout en affirmant que celle-ci devait être « étudiée attentivement » pour ne pas entraver les petites sociétés.

Il s’est aussi montré fataliste, prévenant que « même 20.000 personnes » ne peuvent pas regarder tous les contenus sur le réseau pour les filtrer. C’est pour lui une façon de signifier que Facebook fait son maximum mais que la balle est désormais dans le camp des législateurs.

Le représentant Frank Pallone, entre autres, a appelé le Congrès à « prendre des mesures immédiates pour protéger notre démocratie ». « Les avertissements étaient partout, pourquoi personne ne les a vus? », a-t-il demandé.

– « Frankenstein et Peter Pan » –

« Ces auditions sont une étape importante pour l’avenir des réseaux sociaux. C’est une première étape vers l’écriture d’une réglementation indispensable », estime Jennifer Grygiel, spécialiste du sujet à l’université américaine de Syracuse. Mais pour l’association de consommateurs Consumer Watchdog, l’exercice n’était guère motivé que par un problème de « relations publiques ».

Pendant les deux auditions, Mark Zuckerberg a expliqué inlassablement comment fonctionnait le réseau social et affirmé que Facebook « ne vend pas de données » aux annonceurs publicitaires. Il a aussi défendu bec et ongles le modèle économique de son réseau social, qu’il juge « sûr » et qui ne constitue en rien un « monopole » malgré ses plus de deux milliards d’utilisateurs.

Au point parfois de refuser de répondre directement aux questions, comme le lui ont reproché plusieurs élus. A une représentante qui lui demandait s’il était prêt à changer le modèle économique de Facebook, actuellement gratuit car financé par la publicité, « dans l’intérêt de la protection de la vie privée », il a répondu : « je ne suis pas sûr de ce que cela veut dire ».

Il a aussi laissé des questions sans réponse claire, notamment sur le fait de savoir pourquoi il n’avait pas alerté dès 2015 sur Cambridge Analytica. « Nous aurions dû le faire, c’était une erreur », a-t-il dit.

De fait, l’échange entre les parlementaires et le jeune dirigeant a parfois tourné au dialogue de sourds, tant certains élus, en particulier au Sénat mardi, semblaient mal maîtriser les enjeux technologiques et économiques du débat.

« Personne ne pourra réglementer efficacement Facebook tant que les législateurs n’auront pas une connaissance juste de comment il fonctionne », a commenté Danna Young, enseignante en communication à l’université du Delaware.

Quant à M. Zuckerberg, « il est atteint à la fois des syndromes Frankenstein et Peter Pan. Il est dépassé par sa création et fait dans le même temps preuve d’une naïveté, vraie ou fausse qui interroge », résume Olivier Ertzscheid, chercheur en sciences de l’information à l’université française de Nantes.

M. Zuckerberg a aussi pris soin de ménager la Commission européenne en qualifiant « d’étapes positives » le Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui entre en vigueur le 25 mai. Ce qui lui a valu les remerciements ironiques de Vera Jourova, la commissaire européenne à la Justice et à la Protection des consommateurs: « Je cherchais comment faire campagne pour notre règlement sur la protection des données. Voilà, c’est fait ».

En revanche, la prestation de M. Zuckerberg a semblé satisfaire les investisseurs: l’action Facebook a repris des couleurs mardi et mercredi en Bourse après avoir beaucoup dégringolé depuis la mi-mars.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 01h31)                

Facebook: le mea culpa de Zuckerberg, devant le Congrès cette fois

avril 10, 2018

Mark Zuckerberg au Congrès à Washington le 9 avril 2018 / © AFP / JIM WATSON

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a prévu lors d’auditions très attendues au Congrès mardi et mercredi d’endosser personnellement la responsabilité des « erreurs » commises par le réseau social, qui n’a pas su anticiper les mauvais usages de la plateforme.

Il est arrivé au Capitole lundi, accompagné de son épouse Priscilla Chan, pour rencontrer des parlementaires avant ces auditions, prévues d’abord au Sénat puis à la Chambre des représentants. Poursuivi par une meute de journalistes et escorté par des policiers, le dirigeant de 33 ans a troqué son traditionnel t-shirt pour un costume-cravate sombre.

Ce sera la première fois que le multimilliardaire passe sur le grill des élus américains, très remontés contre Facebook, empêtré dans des polémiques à répétition qui ont pris une tournure retentissante mi-mars avec l’éclatement du scandale Cambridge Analytica.

« Nous faisons face à un nombre important de débats à propos de la (protection de la) vie privée, de la sécurité et de la démocratie et vous aurez légitimement des questions difficiles à me poser », compte dire Mark Zuckerberg aux commissions parlementaires, selon le texte de son intervention diffusé lundi.

Tournant dans l’histoire du groupe selon les uns, simple exercice de relations publiques pour les autres, ce témoignage sera en tout cas un test pour le dirigeant, qui peine à se défaire d’une image de « geek » arrogant et peu à l’aise en public. Comme depuis des semaines, il fera amende honorable, répètera avoir péché par « idéalisme » et « optimisme » et détaillera les mesures passées ou à venir pour rectifier les errements d’autrefois.

– Rendre des comptes –

« Il est évident aujourd’hui que nous n’avons pas fait assez pour empêcher (Facebook) d’être utilisé de façon mal intentionnée (…). Nous n’avons pas pris une mesure assez large de nos responsabilités et c’était une grosse erreur. C’était mon erreur et je suis désolé », a-t-il prévu de dire.

Mais il aura fort à faire pour attendrir les parlementaires, qui sont nombreux à se dire décidés à légiférer pour mieux encadrer Facebook et les groupes internet en général. Pour beaucoup, l’heure de rendre des comptes a sonné.

« Si (Facebook) peut in fine miner nos institutions démocratiques, il va falloir que nous fassions quelque chose pour nous protéger », a déclaré lundi à la presse le sénateur démocrate Bill Nelson après avoir rencontré Mark Zuckerberg.

De l’autre côté de l’échiquier politique, le républicain John Kennedy ne se dit pas forcément en faveur d’une régulation. Mais « ma principale inquiétude, c’est que Facebook ne sache pas » remédier de lui-même aux problèmes, a-t-il dit.

M. Zuckerberg tentera d’expliquer comment les données de quelque 87 millions d’utilisateurs se sont retrouvées entre les mains de la firme d’analyse de données Cambridge Analytica (CA). Cette dernière travailla ensuite pour la campagne du candidat républicain à la présidentielle américaine de 2016, Donald Trump.

Il devra aussi expliquer pourquoi il a attendu 2014 pour décider de limiter l’accès aux données personnelles par les applications tierces, comme celle par laquelle ont transité les informations récupérées par CA.

Le groupe aux plus de deux milliards d’utilisateurs est aussi vilipendé depuis des mois pour avoir servi –comme Google ou Twitter– d’outil de désinformation et de manipulation politique, orchestrée selon la justice américaine par le Kremlin dans le but de favoriser l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Moscou a toujours nié.

Regagner la confiance de ses utilisateurs est crucial pour le groupe car son modèle économique est fondé sur l’exploitation des données personnelles, qui permettent aux annonceurs de cibler finement leurs messages publicitaires.

Facebook, qui fait l’objet d’enquêtes et de plaintes tous azimuts des deux côtés de l’Atlantique, a commencé lundi à informer ses utilisateurs dont les données ont pu arriver chez CA.

Parmi les autres annonces récentes: vérifier l’identité des personnes ou organisations diffusant des messages électoraux ou politiques, clarifier les paramètres de confidentialité ou encore collaborer avec des chercheurs indépendants sur son influence dans les élections et la démocratie.

Jusqu’ici, Facebook assure ne pas observer d’impact financier malgré un mouvement appelant les utilisateurs à quitter le réseau social et les inquiétudes d’annonceurs publicitaires. Son action a toutefois chuté de près de 15% à Wall Street depuis la révélation de l’affaire.

Romandie.com avec(©AFP / 10 avril 2018 14h27)                

Facebook annonce encore des mesures avant l’audition de son PDG par le Congrès

avril 6, 2018

Facebook annonce de nouvelles mesures pour calmer la tempête avant l’audition de son patron Mark Zuckerberg au Congrès / © AFP/Archives /

En pleine tourmente, Facebook a promis vendredi de nouvelles mesures pour lutter contre la manipulation politique à quelques jours de l’audition de son patron Mark Zuckerberg par les parlementaires américains, très remontés contre le réseau social.

Face à une accumulation de polémiques, Facebook multiplie ces derniers jours les excuses sur ses « erreurs passées » et les promesses de faire mieux, une manière de préparer le terrain aux questions de plusieurs commissions du Congrès prévues mardi et mercredi à Washington.

Sénateurs et représentants souhaitent lui demander des comptes sur la lutte contre la manipulation politique mais aussi sur le retentissant scandale concernant la fuite de données personnelles vers la firme Cambridge Analytica, qui a mis la main sur les informations de plusieurs dizaines de millions de membres, jusqu’à 87 millions selon le réseau social, à leur insu.

Après une série de prises de parole sur la question des données privées, Facebook a annoncé vendredi des mesures sur la manipulation politique, qui se répand souvent sur le réseau via des annonces publicitaires électorales ou politiques ou au travers de « Pages », consacrées à des entreprises, organisations, marques, personnalités ou causes et auxquelles on peut s’abonner.

– Ingérences électorales –

« A l’approche d’élections importantes aux Etats-Unis, au Mexique, au Brésil, en Inde, au Pakistan (…), une de mes priorités pour 2018 est de m’assurer que nous soutenons un débat positif et parons aux ingérences dans ces élections », a écrit Mark Zuckerberg sur sa propre Page, qui est suivie par plus de 100 millions de personnes.

« A partir de maintenant, chaque annonceur qui veut passer une annonce politique ou abordant un sujet important devra être vérifié. Pour être vérifié, les annonceurs devront confirmer leur identité et leur localisation », a poursuivi le jeune milliardaire.

Le groupe dit travailler « avec des organisations extérieures » à une « liste » de « sujets » importants et polémiques répondant à cette définition. Il a aussi annoncé « embaucher des milliers de personnes supplémentaires » pour mettre en œuvre ces différentes mesures, promises pour être déployées immédiatement pour certaines, progressivement pour d’autres, mais à temps pour les échéances électorales de 2018, en novembre.

Facebook avait déjà annoncé en octobre son intention d’authentifier les annonceurs passant des messages électoraux, c’est-à-dire, évoquant directement un candidat et diffusées peu avant un scrutin, selon la définition aux Etats-Unis. Le groupe dit cette fois aller plus loin en étendant ces vérifications aux annonceurs de messages abordant des sujets politiques importants.

– Huile sur le feu –

En outre, les messages à caractère politique seront signalés comme tels sur le réseau, qui indiquera aussi qui les a financés.

Facebook va aussi soumettre aux mêmes vérifications les administrateurs de Pages Facebook « ayant un grand nombre » d’abonnés, pour limiter l’utilisation de faux comptes, soupçonnés d’avoir été notamment utilisés pour une vaste opération de désinformation lancée depuis la Russie pour déstabiliser la présidentielle de 2016 et favoriser l’élection de Donald Trump. Des affirmations niées par le Kremlin.

La justice américaine comme le réseau social ont en effet déterminé que cette opération consistait surtout à semer la discorde dans la société américaine en jetant de l’huile sur le feu via des messages publicitaires ou des Pages abordant des sujets polémiques, comme les armes, l’immigration etc…

Mardi, Mark Zuckerberg avait annoncé la suppression de 270 pages et comptes Facebook et Instagram gérés par la société russe Internet Research Agency (IRA), que le renseignement américain accuse d’être un faux-nez de Moscou.

Outre la question de la protection des données personnelles, le scandale Cambridge Analytica a aussi un aspect très politique puisque la firme britannique a travaillé pour la campagne de Donald Trump en 2016. Elle nie avoir usé des données Facebook dans ce cadre.

Vendredi, la numéro deux de Facebook Sheryl Sandberg a répété « ne pas avoir fait assez pour protéger les données » affirmant avoir péché par « idéalisme » en sous-estimant largement les mauvais usages possibles du réseau, y compris à des fins politiques.

Facebook fait déjà face à des enquêtes et plaintes tous azimuts dans le cadre de ces différents scandales et de plus en plus de voix, des deux côtés de l’Atlantique, appellent à un plus strict encadrement des réseaux sociaux.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 22h51)                

Facebook: Mark Zuckerberg accepte d’être entendu par le Congrès américain le 11 avril

avril 4, 2018

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg lors d’une intervention à l’Université de Stanford à Palo Alto en Californie, le 24 juin 2016 / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Washington – Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a accepté de s’expliquer sur le scandale de l’exploitation des données personnelles de ses utilisateurs par la société Cambridge Analytica lors d’une audition à la Chambre des représentants américaine le 11 avril, ont annoncé des élus mercredi.

L’audition aura lieu le 11 avril à 10H00 (14H00 GMT) devant la commission du Commerce et de l’Energie de la Chambre, ont confirmé son président républicain, Greg Walden, et son membre démocrate Frank Pallone, qui espèrent que cette audition « permettra aux Américains de mieux comprendre ce que deviennent leurs données personnelles en ligne ».

« Nous apprécions que Zuckerberg accepte d’être entendu par la commission, et nous avons hâte qu’il réponde à nos questions le 11 avril », ont déclaré les parlementaires.

Ce ne devrait pas être la seule audition de Mark Zuckerberg au Congrès, où l’affaire Cambridge Analytica a provoqué un scandale. La société, employée par l’équipe de campagne de Donald Trump en 2016, est accusée d’avoir exploité les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs de Facebook sans qu’ils en aient conscience.

Le jeune PDG a aussi été invité à s’expliquer par la commission judiciaire du Sénat le 10 avril, aux côtés des patrons de Google, Sundar Pichai, et de Twitter, Jack Dorsey. Sa participation n’a pas été confirmée, mais selon des déclarations de la sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein au quotidien San Francisco Chronicle, Mark Zuckerberg aurait accepté sur le principe de se rendre également au Sénat.

Romandie.com avec (©AFP / 04 avril 2018 13h05)