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Maroc: le patron de presse jugé pour violences sexuelles nie en bloc

mai 12, 2018

 

Taoufik Bouachrine, directeur de la publication du quotidien Akhbar al-Youm. © ABDELHAK SENNA/AFP

Le patron de presse marocain Taoufiq Bouachrine nie toutes les accusations de violences sexuelles et conteste les vidéos présentées comme des preuves, lors de son procès à huis clos devant un tribunal à Casablanca.

Arrêté le 23 février et incarcéré depuis à Casablanca, le directeur du quotidien indépendant Akhbar Al-Yaoum est jugé depuis le 8 mars notamment pour « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol ».

Dès que la parole lui a été donnée, jeudi après plusieurs journées d’audience consacrées à des questions de forme, le journaliste de 49 ans a dénoncé un « procès politique » en rejetant toutes les accusations, selon ces sources.

Un procès à huis clos

La chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca a décidé la semaine dernière que le procès se tiendrait à huis clos à la demande des victimes.

Public, journalistes et observateurs dépêchés par les organisations de défense des droits de l’Homme n’ont désormais plus accès aux débats et il faut s’adresser aux différents avocats pour obtenir des éléments sur le contenu des audiences.

À la barre, M. Bouachrine a nié avoir eu des « relations consenties » avec les femmes enregistrées comme parties civiles, selon ces sources. Il a aussi affirmé « ne pas connaître l’origine des vidéos » saisies dans son bureau le jour de son arrestation, qui, selon l’accusation comprennent des images explicites.

« Aucun signe politique dans son procès »

Selon le journal Akhbar al-Yaoum, qui consacre régulièrement sa Une au procès de son patron, le journaliste a aussi revendiqué que l’audience soit ouverte pour « démontrer le complot dont il est victime ».

« Bouachrine est poursuivi pour ce qu’il a commis, je ne vois aucun signe politique dans son procès, ses écrit était ordinaires », a pour sa part commenté Habib Hajji, avocat de quatre parties civiles, joint par l’AFP.

L’audition des victimes présumées pourrait commencer la semaine prochaine.

La justice a répertorié 15 parties civiles mais au moins trois des femmes considérées comme des victimes présumées assurent n’avoir rien à reprocher à M. Bouachrine. L’une des trois, salariée du journal, a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir accusé la police d’avoir falsifié sa déposition.

L’affaire focalise l’intérêt des médias marocains, avec des réactions et des avis partagés, du fait de la notoriété de l’accusé et de la gravité des charges.

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Maroc: Jean-Jacques Bouya s’offre deux villas à 1 millions d’euros

février 28, 2018

L’actuel ministre Congolais en charge de l’équipement, l’aménagement et des grands travaux s’est offert deux propriétés d’une valeur d’un million d’euros à Marrakech au Maroc. A en croire certaines langues, il y pense s’installer si les choses se compliquent à Brazzaville.

Alors que la DGST sous recommandations de Mpila traque dans un semblant les voleurs de la république qui compliquent un accord avec le FMI, des barons du pouvoir qui se sentent intouchables continuent d’agrandir leur patrimoine à travers le monde.

Bien que cité par tous les Congolais comme étant parmi les plus grands voleurs de la république avec Kiki Sassou, jean Jacques Bouya est sourd à tout et vient de s’offrir pour un montant dérisoire d’un million d’euros ( 655 millions de fcfa) deux villas dans la ville de Marrakech au Maroc. Ces deux villas situées dans la zone huppée de la ville appartenaient à une famille Émiratie et disposent de toutes les commodités. Il y a quelques années que l’actuel directeur général de la police,le général Jean François Ndenguet s’est aussi offert une villa à Marrakech.

Le Maroc attire de plus en plus des hommes politiques Africains embourbés dans des dictatures et qui jouissent de la sympathie des autorités de ce pays du Maghreb.

Jean Jacques Bouya ne sent en aucun cas concerné par les menaces de la DGST,et affirme n’avoir jamais volé aucun sou du Congo.Une affirmation que même le chien de Mikalou trouve comme une provocation à tous les Congolais.

Quelques têtes seront sacrifiées pour prouver au FMI la bonne volonté du pouvoir de Brazzaville, alors que les têtes d’affiche continueront à régner en maître dans leur écuries respectives au détriment du pays.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Migrations: petite amende pour le père de « l’enfant de la valise »

février 20, 2018

 

Une photo rendue publique le 8 mai 2015 par la Garde civile espagnole montre le petit Adou Ouattara, 8 ans, recroquevillé dans la valise dans laquelle il a franchi la frontière hispano-marocaine© Fournis par AFP
Une photo rendue publique le 8 mai 2015 par la Garde civile espagnole montre le petit Adou Ouattara, 8 ans, recroquevillé dans la valise dans laquelle il a franchi la frontière hispano-marocaine
 

Le tribunal de l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc a finalement condamné, mardi, à une simple amende de 92 euros l’Ivoirien Ali Ouattara, dont l’enfant de huit ans avait été caché dans une valise pour passer la frontière sud de l’Europe.

Le 7 mai 2015, à un poste frontière de Ceuta, un bagage pesant transporté par une jeune fille marocaine avait été passé au scanner: les gardes civils, stupéfaits, avaient alors vu apparaître la silhouette d’un enfant recroquevillé en position foetale.

Le parquet réclamait initialement trois ans de prison à l’encontre du père du garçon, Ali Ouattara, 45 ans.

« On avait mis en danger la vie de l’enfant, recroquevillé d’une façon inhumaine dans une très petite valise sans ventilation », avait d’abord lu le président du tribunal, Fernando Teson, résumant un argument de l’accusation.

Mais en fin d’audience, le procureur n’a finalement requis qu’une amende de 224 euros, car il n’avait pas été prouvé que le prévenu « savait de quelle façon son fils allait être introduit dans le pays ».

Les juges ont condamné le prévenu à 92 euros d’amende, tenant compte du fait qu’il avait passé un mois en détention provisoire.

Ali Ouattara au cours de son procès dans l'enclave espagnole de Ceuta, le 20 février 2018© Fournis par AFP Ali Ouattara au cours de son procès dans l’enclave espagnole de Ceuta, le 20 février 2018

 

Ils ont pris leur décision après avoir écouté le récit de l’enfant, Adou, désormais âgé de dix ans.

Il a bien admis qu’il « respirait mal » dans la valise où l’avait placé « une fille marocaine ». Mais il a complètement disculpé son père qui lui avait expliqué qu’il passerait « en voiture » et n’avait jamais parlé de valise.

Ali Ouattara avait auparavant expliqué qu’il avait payé 5.000 euros à un réseau de passeurs, pour faire venir son fils coûte que coûte en Espagne.

Il a rappelé qu’à l’époque de l’affaire, il vivait depuis huit ans en Espagne – avec un titre de séjour, un travail stable et un logement – et avait pu faire venir sa femme et sa fille mais pas son petit dernier, l’administration espagnole estimant que ses 1.300 euros de salaire n’étaient pas suffisants pour les faire vivre tous.

La jeune Marocaine ayant transporté le bagage est recherchée par la justice, alors que le parquet réclamait six ans de prison contre elle.

Ali, ex-professeur de philosophie et de français à Abidjan, était arrivé en 2006 en Espagne, clandestinement par la mer, comme des milliers d’Africains le font chaque année à bord d’embarcations de fortune.

« Nous allons commencer à revivre », a-t-il conclu, « tous ensemble, ma femme, ma fille, mon fils et moi à Bilbao » au Pays basque espagnol.

AFP

Le chômage des jeunes au Maroc, une « bombe à retardement »

février 11, 2018

Manifestation à Imzouren, dans le rif marocain, contre notamment le chômage et la corruption, le 11 juin 2017 / © AFP / FADEL SENNA

Une « bombe à retardement » et une question à « prendre très au sérieux »: au Maroc, le chômage touche plus de quatre jeunes urbains sur dix, une problématique au centre des préoccupations sociales qui nourrit frustration et mécontentement populaire.

Sept ans après le Mouvement du 20 février, version marocaine du Printemps arabe, l’avenir de la jeunesse est plus que jamais d’actualité dans le royaume, agité ces derniers mois par des mouvements de protestation menés le plus souvent par des jeunes au chômage.

Selon les données du Haut-commissariat au plan (HCP) publiées au cours de la semaine écoulée, le Maroc a enregistré à fin 2017 un taux de chômage de 10,2% contre 9,9% une année auparavant. Surtout, celui-ci touche principalement les jeunes âgés de 15 à 24 ans (26,5%), avec un taux qui culmine à 42,8% en milieu urbain.

Ce chômage des jeunes « n’est pas un phénomène récent, mais il a tendance à devenir structurel avec la déperdition scolaire et la faible diversification du tissu productif national », explique à l’AFP Ahmed Lahlimi, le Haut-commissaire au plan.

« La précarité de l’offre d’emploi n’encourage pas l’investissement des ménages dans l’enseignement de leurs enfants. Cela participe à la déperdition scolaire », ajoute-t-il.

– ‘A la rue!’ –

Le fléau est aussi lié à « la transition démographique » de ce pays de près de 35 millions d’habitants, qui tend « à recomposer la pyramide des âges (…), avec de plus en plus de jeunes arrivant sur le marché du travail », souligne l’économiste Larbi Jaidi.

L’économie marocaine, bien que portée par une croissance de 4% en 2017 contre 1,2% l’année précédente, « n’a pas créé suffisamment d’emplois par rapport au nombre de jeunes arrivés sur le marché du travail », poursuit M. Jaidi.

Selon les données du HCP, les diplômés sont, par ailleurs, davantage exposés que les personnes n’ayant suivi aucune formation.

Au tournant de la décennie, les gouvernements ont tenté d’apaiser les tensions sociales avec la promesse d’embauches dans la fonction publique. Et, dans les rues de la capitale Rabat, entre bâtiments administratifs et immeubles Art-déco, les « diplômés chômeurs » continuent, des années plus tard, à réclamer leur « droit » à intégrer cette fonction publique, gage de sécurité de l’emploi.

Diplômés mais souvent peu qualifiés, ils pâtissent des défaillances du système éducatif et de son inadéquation avec le marché du travail.

« Tu fais des études, après tu te retrouves à la rue! », se lamente Achraf, 25 ans, titulaire d’une licence en gestion. « C’est la faute du gouvernement! », accuse ce diplômé sans emploi qui dit manifester depuis deux ans « sans résultat ».

Le chômage touche aussi de plein fouet les femmes, avec un taux de 14,7% contre 8,8% chez les hommes. Un écart qui s’explique en partie par la tendance des parents à « favoriser les garçons au détriment des filles », sans compter les discriminations en termes de salaires, décrypte M. Lahlimi.

– ‘Système D’ –

La presse locale tire régulièrement la sonnette d’alarme sur le chômage des jeunes, qualifié de « bombe à retardement » qui nourrit « mécontentement et frustration ».

Le roi Mohammed VI a lui-même reconnu dans un discours en octobre que les progrès enregistrés ne profitent pas aux « jeunes, qui représentent plus d’un tiers de la population ». « Parmi eux, nombreux sont ceux qui souffrent de l’exclusion, du chômage », a-t-il dit.

Le mois dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a de son côté appelé les autorités du royaume à « réduire les niveaux toujours élevés de chômage, notamment chez les jeunes ». Une question à prendre « très au sérieux », a prévenu la Banque mondiale.

In fine, les demandeurs d’emploi, diplômés ou pas, découragés par d’interminables recherches infructueuses, optent souvent pour le « système D ».

« La seule possibilité d’insertion des jeunes, quand ils arrivent à s’insérer, c’est le marché de l’informel, avec une très grande précarité en termes d’emploi et de revenu, ainsi qu’une absence de protection sociale », soutient M. Jaidi.

C’est le cas de Mehdi, 28 ans, qui distribue dans le vieux Rabat des prospectus deux demi-journées par semaine, pour une cinquantaine d’euros par mois, tout en déposant ici et là son CV.

« Je n’ai pas de contrat de travail, pas de couverture médicale », souffle ce jeune Marocain qui a suivi une formation en cuisine il y a quelques années, mais qui n’a jamais trouvé d’emploi dans « son domaine ».

Romandie.com avec(©AFP / 11 février 2018 16h23)                

Foot-Mondial-2026: le Maroc « mobilise » pour sa candidature « africaine »

janvier 23, 2018

Casablanca (Maroc) – Le Maroc tout « entier » est « mobilisé » pour la candidature du royaume à l’organisation du Mondial-2026 de football, a déclaré mardi le comité de candidature, en insistant sur la dimension « africaine » de ce projet.

« Ce n’est pas une candidature de figurant, c’est une vraie candidature! » a lancé en conférence de presse le président de ce comité, Moulay Hafid Elalamy.

« Nous allons mettre toute notre énergie, notre dossier est et sera irréprochable (…). Certains disent qu’on a pris du retard, mais nous sommes capables d’une +remontada+ », a-t-il promis.

Le président de la Fédération royale marocaine (FRMF), Faouzi Lekjaa, a mis en exergue une « candidature pour tout le continent » africain, qui a accueilli le Mondial à une seule reprise, en 2010 en Afrique du Sud.

Le Maroc a annoncé en août repartir pour une cinquième campagne dans le but de décrocher l’organisation du Mondial de football, pour l’édition 2026, malgré le statut de grand favori de la candidature conjointe Etats-Unis/Canada/Mexique.

La désignation aura lieu le 13 juin et, pour la première fois, le pays hôte sera désigné par l’ensemble des 211 fédérations composant la Fédération internationale (Fifa).

Le Maroc mise sur l’appui de la Confédération africaine de football (CAF), dont le président Ahmad Ahmad a appelé les fédérations africaines à un « soutien franc et massif » au royaume.

« De 1930 à 2030, cela fait 100 ans, le continent africain n’a organisé qu’un seule fois la Coupe du monde. Il ne doit pas rester à la marge », a plaidé M. Lekjaa, évoquant une candidature unique « sur un territoire gérable » par contraste avec les trois pays impliqués dans l’autre projet.

Les responsables du comité marocain ont ainsi assuré compter sur le soutien des 53 membres de la CAF mais aussi vouloir « convaincre d’autres pays » pour « obtenir une majorité de voix au congrès ».

Le comité a par ailleurs dévoilé le logo de sa candidature: une étoile verte entourée de feuilles rouges sur un ballon de football en noir et blanc. L’étoile symbolise « l’unité et l’éclat ».

Pour défendre sa candidature, le comité a choisi d’anciens joueurs africains comme Samuel Eto’o et Didier Drogba. « Et il y a beaucoup d’autres noms », a dit le patron de la FRMF.

Interrogé sur la question des droits de l’Homme, un des nouveaux critères de sélection de la Fifa, le président du comité a répondu: « On prépare la candidature au Mondial-2026, on ne refait pas le monde. On a un combat clair et simple ».

« Un des concurrents est classé comme le pays le plus dangereux au monde. Le Maroc est l’un des pays les plus sûrs au monde », a ajouté Moulay Hafid Elalamy, en référence au Mexique.

« Pour les droits de l’Homme, il ne faut pas dresser un tableau noir. Le Maroc a fait des progrès pour les droits des femmes et de la famille. Il faut booster la dynamique qui est belle et bonne pour le pays », a argumenté le patron de la fédération, Faouzi Lekjaa.

Le comité a aussi fait valoir que le Maroc s’était « développé », évoquant des « infrastructures » comme le « TGV, les ports, les stades et la capacité hôtelière ».

Le montant consacré à cette campagne n’a pas été dévoilé. Le comité a simplement rappelé que les deux dernières candidatures marocaines, en 2006 et 2010, avaient coûté chacune 130 millions de dirhams (12 millions d’euros).

Le Maroc s’est récemment attaché les services de l’agence qui a accompagné Paris dans sa candidature réussie à l’organisation des Jeux Olympiques 2024.

Romandie.com avec(©AFP / 23 janvier 2018 14h24)                                            

Le Maroc face à une intense vague de froid

janvier 9, 2018

Une vague de froid frappe la Tunisie depuis le début du mois de janvier 2017. © R.Gj/CC/Flickr

Un froid inhabituel enveloppe depuis quelques jours le royaume chérifien, où d’importantes chutes de neige ont été enregistrées dans les régions montagneuses. Un dispositif anti-froid a été mis en place dans les zones les plus affectées.

« Les températures sont globalement en dessous de la normale, d’importantes chutes de neige ont touché le Haut-Atlas et le Moyen-Atlas, à partir de 900 mètres d’altitude, avec des températures pouvant descendre à -5°C », a indiqué lundi à l’AFP un responsable de la Météorologie nationale.

Dans l’intérieur du pays, plusieurs routes ont été coupées du fait de la neige, selon le ministère des Transports. Avec ses massifs montagneux habitués aux hivers très rigoureux, cette zone est la plus rudement affectée par la vague de froid qui sévit depuis vendredi.

« Les gens se retrouvent isolés, les routes sont coupées, les éleveurs ne peuvent plus nourrir le bétail », a déploré un habitant de Ben Smim, joint par l’AFP dans son village niché au pied du Moyen-Atlas.

Mobilisation gouvernementale 

La mobilisation de « l’ensemble des secteurs gouvernementaux » a été décrétée par le ministère de l’Intérieur, qui a assuré que plus de 500 000 personnes bénéficieront d’un plan de lutte contre le froid (distribution de couvertures, de denrées alimentaires…). De son côté, la Fondation Mohammed V pour la solidarité a annoncé avoir déployé un programme « Opération grand froid » dans les régions montagneuses enclavées.

Le froid touche également, dans une moindre mesure, la côte atlantique. A Rabat, un orage de grêle s’est abattu sur la ville lundi. Une impressionnante trombe marine a été observée dimanche au large de la capitale administrative. Les pluies importantes sont accueillies avec un certain soulagement par les agriculteurs qui s’inquiétaient des risques de sécheresse.

En ce début d’année 2018, les températures sont en dessous des normales de saison dans divers points du globe.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Maroc lance son premier satellite d’observation depuis la Guyane

novembre 7, 2017
Le premier satellite marocain est le résultat d’un contrat signé en 2013 entre le Maroc et la France dans le plus grand secret. © YouTube/You-News TV

Le satellite Mohammed VI-A sera mis en orbite ce soir et pourra être suivi en live sur Internet. Un deuxième est annoncé pour 2018.

Ce mercredi 8 novembre, le satellite marocain de télédétection Mohammed VI-A quittera le Centre spatial de Kourou, en Guyane française, accroché à une fusée italienne, Vega. C’est l’opérateur français, Arianespace, qui coordonne les opérations. Et l’envol sera visible sur les écrans au Maroc à 1h42 GMT.

Mohammed VI-A, qui pèse plus d’une tonne, sera placé en orbite à environ 700 kilomètres de la terre. Il sera rejoint en 2018 par un deuxième satellite. Il a en effet vocation à fonctionner en binôme, pour former le système dit « Pléiades », qui peut avoir un usage civil ou militaire. Pléiades, projet conjoint d’Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space, peut fournir environ 1 000 photos par jour aux équipes du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS) et du Centre royal d’études et de recherches spatiales (CRERS), via une antenne qui serait installée non loin de Rabat.

Usages multiples

Ces deux satellites d’observation ont été construits en France à la suite d’un contrat conclu en 2013 entre Rabat et Paris, d’une valeur de 500 millions d’euros. Leurs usages sont multiples et leur précision permet notamment une utilisation militaire. Grâce à ces nouveaux satellites « espions », le Maroc pourra mieux observer son territoire, notamment ses frontières et lutter contre l’immigration clandestine et la contrebande. Cet technologie lui permettra aussi de suivre l’activité des groupes jihadistes dans le Sahel et celle des pirates du Golfe de Guinée.

Maroc – RASD : une réunion de la Ticad au Mozambique tourne à la foire d’empoigne

août 25, 2017

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, devant la salle de réunion de la TICAD le 23 août 2017 à Maputo. © DR

Le Maroc a tenté de s’opposer à la présence d’une délégation officielle sahraouie, jeudi, lors de ce sommet onusien, parrainé par le Japon. La suite : bagarre et bousculades. Ambiance…

Journée mouvementée jeudi 24 août lors d’une réunion ministérielle de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). La délégation marocaine, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a été empêchée d’accéder à la salle de réunion après avoir protesté contre la présence de représentants de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), invités par le Mozambique, pays hôte de cet événement.

« Nous avons demandé leur retrait de cette réunion placée sous l’égide de l’ONU qui ne reconnaît pas la RASD. Le Japon était du même avis et a refusé leur présence. Mais la partie mozambicaine a voulu les faire rentrer de force en nous empêchant d’accéder à la salle », raconte un membre de la délégation marocaine joint par Jeune Afrique.

S’en est suivi, une grande bousculade devant la salle de réunion. Des vigiles mozambicains ont empêché le ministre Bourita et certains de ses collaborateurs de rentrer alors qu’ils avaient tous leurs accréditations.

Bagarre entre diplomates

Ce qui était supposée être une réunion entre diplomates s’est alors transformée en une foire d’empoigne. Dans une vidéo diffusée par le magazine Tel Quel, on y voit des vigiles bloquer la porte d’entrée pour empêcher Bourita et son équipe d’accéder à la salle. La scène, surréaliste, se déroule au milieu des cris et des protestations.

Finalement, les Marocains ont pu rentrer et rejoindre leurs sièges. Voyant qu’ils n’entendaient pas accepter la présence du Polisario, le ministre des Affaires étrangères du Mozambique, Oldemiro Balói, a introduit les représentants sahraouis dans sa propre délégation et leur a offert des sièges réservés au Mozambique. Ces derniers étaient donc bel et bien présents, mais sans étiquette officielle. Ce qui a permis à la réunion de se poursuivre.

Face à ce qui s’est passé, les autorités japonaises, qui parrainent la TICAD, envisagent sérieusement l’hypothèse de tenir tous les sommets au Japon.

Depuis son retour au sein de l’Union africaine (UA), le Maroc est dans une démarche très offensive pour délégitimer le Polisario sur la scène internationale. Le 18 août 2016, il a dénoncé l’agression physique de l’un de ses diplomates par un responsable algérien lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes. En novembre de la même année, il s’est retiré d’un sommet arabo-africain à Malabo, exhortant ses alliés dans les pays du Golfe à faire de même, afin de protester contre la présence de son ennemi juré.

L’offensive s’est poursuivie lors du sommet de l’UA de juillet dernier où les diplomates marocains n’ont pas hésité pas à croiser le fer avec les alliés du Polisario.

Jeuneafrique.com par

Quel camouflet poli pour Ali au royaume chérifien ?

juin 15, 2017

 

Le Roi Mohamed VI aurait fait comprendre à Ali que sa présence au Maroc n’était pas sohaitable pendant la visite officielle du President Macron les 15 et 16 Juin 2017.

Ali quitterait donc le Maroc cette nuit aux environs de minuit, heure locale.

Information qui aurait été confirmée à Rabat par un membre de sa délégation ainsi que par l’ambassade.

Ce serait l’Élysée qui aurait exigé et obtenu du Roi qu’Ali quitte le sol marocain avant l’arrivée de Macron afin d’éviter toute confusion.

Ali est arrivé au Maroc le samedi dernier 10/06/17 en provenance des USA. Il devait y séjourner jusqu’au 19. L’objectif de ce détour par Rabat étant d’obtenir une audience avec Macron.

Le Roi, semble-t-il, lui aurait donné l’assurance que l’audience était acquise.
Hélas la promesse royale n’a pu se réaliser. Le Roi aurait cédé à la pression de l’Élysée qui voulait  » éviter toute confusion…tout amalgame « .

Alors que Macky Sall et Ouattara ont été reçus par Macron sans problème.

Quant à Dénis Sassou Nguesso il est retranché dans son bunker à OYO, personne ne le prend au téléphone. Il use son frein diplomatique où l’horizon politique est clairsemé d’incertitudes sans quiétudes.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Une émission de France 24 en arabe interdite au Maroc

juin 13, 2017

Rabat – Une émission en arabe de France 24 a été annulée par les autorités au Maroc, faute d’autorisation de tournage dans le pays, où la chaîne d’information reste normalement accréditée, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

L’émission « Hadith al Awassim », prévue vendredi dernier et qui devait être consacrée au mouvement de contestation populaire dans le nord du pays, « n’a pas formulé à l’avance de demande d’autorisation de tournage, en violation de la procédure habituelle », a déclaré à l’AFP un responsable au ministère de la Communication, Abdelilah Tahani.

« C’est la seconde fois en deux ans que les autorités interdisent cette émission qui s’apprêtait à tourner quasi clandestinement », a accusé M. Tahani.

« Aucune autre décision n’a été prise à l’encontre de France 24, qui reste une chaîne normalement accréditée au Maroc, avec un correspondant sur place », a-t-il assuré.

Interrogé par l’AFP, le correspondant francophone de France 24 a confirmé continuer à travailler normalement.

Dans un communiqué publié dans l’après-midi, France 24 s’est « étonnée de nouvelles procédures d’autorisations de tournage qui l’ont conduite à annuler l’enregistrement de son magazine mensuel au Maroc +Le Débat des Capitales+, émission hebdomadaire itinérante de France 24 en arabe ».

« France 24 a été contrainte d’annuler son tournage faute d’accréditation », ceci « malgré la livraison dans l’urgence aux autorités marocaines de tous les documents requis (…) », selon la chaîne, qui déplore « certaines rumeurs propagées autour de ce tournage annulé ».

« La loi a changé et nous n’en avons pas été informé », a également déclaré à l’AFP Marc Saikali, directeur de France 24, précisant qu’il allait demander les nouvelles accréditations. « Je ne désespère pas de trouver un moyen de nous entendre avec le Maroc, avec qui on a de nombreux partenariats », a-t-il poursuivi.

« France 24 est un média toujours accrédité auprès des autorités marocaines, et il le restera », a commenté de son côté M. Tahani.

Dans un communiqué publié en début de soirée, le ministère de la Culture et de la Communication marocain a de nouveau démenti les informations relayées au sujet d’une décision du ministère d’interdire France 24 d’exercer de façon définitive au Maroc, affirmant que ces informations « ne sont ni justes, ni précises ».

« Le correspondant de France 24 accrédité au Maroc continue d’accomplir son travail de façon normale et en toute liberté sur l’ensemble du territoire national », selon ce communiqué.

« Il se pose en revanche un problème pour France 24 en langue arabe, qui fait appel à une société prestataire de services et dont le correspondant n’est donc pas lié directement à la chaîne », a expliqué M. Tahani, critiquant par ailleurs sa couverture en arabe des manifestations dans la région d’Al-Hoceïma (nord).

« Nous avons des réserves sur cette couverture, que nous jugeons déséquilibrée et non professionnelle », a accusé ce responsable, affirmant qu’elle « porte atteinte à l’image du royaume ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2017 01h14)