Posts Tagged ‘Maroc’

Le Maroc lance son premier satellite d’observation depuis la Guyane

novembre 7, 2017
Le premier satellite marocain est le résultat d’un contrat signé en 2013 entre le Maroc et la France dans le plus grand secret. © YouTube/You-News TV

Le satellite Mohammed VI-A sera mis en orbite ce soir et pourra être suivi en live sur Internet. Un deuxième est annoncé pour 2018.

Ce mercredi 8 novembre, le satellite marocain de télédétection Mohammed VI-A quittera le Centre spatial de Kourou, en Guyane française, accroché à une fusée italienne, Vega. C’est l’opérateur français, Arianespace, qui coordonne les opérations. Et l’envol sera visible sur les écrans au Maroc à 1h42 GMT.

Mohammed VI-A, qui pèse plus d’une tonne, sera placé en orbite à environ 700 kilomètres de la terre. Il sera rejoint en 2018 par un deuxième satellite. Il a en effet vocation à fonctionner en binôme, pour former le système dit « Pléiades », qui peut avoir un usage civil ou militaire. Pléiades, projet conjoint d’Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space, peut fournir environ 1 000 photos par jour aux équipes du Centre royal de télédétection spatiale (CRTS) et du Centre royal d’études et de recherches spatiales (CRERS), via une antenne qui serait installée non loin de Rabat.

Usages multiples

Ces deux satellites d’observation ont été construits en France à la suite d’un contrat conclu en 2013 entre Rabat et Paris, d’une valeur de 500 millions d’euros. Leurs usages sont multiples et leur précision permet notamment une utilisation militaire. Grâce à ces nouveaux satellites « espions », le Maroc pourra mieux observer son territoire, notamment ses frontières et lutter contre l’immigration clandestine et la contrebande. Cet technologie lui permettra aussi de suivre l’activité des groupes jihadistes dans le Sahel et celle des pirates du Golfe de Guinée.

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Maroc – RASD : une réunion de la Ticad au Mozambique tourne à la foire d’empoigne

août 25, 2017

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, devant la salle de réunion de la TICAD le 23 août 2017 à Maputo. © DR

Le Maroc a tenté de s’opposer à la présence d’une délégation officielle sahraouie, jeudi, lors de ce sommet onusien, parrainé par le Japon. La suite : bagarre et bousculades. Ambiance…

Journée mouvementée jeudi 24 août lors d’une réunion ministérielle de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). La délégation marocaine, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a été empêchée d’accéder à la salle de réunion après avoir protesté contre la présence de représentants de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), invités par le Mozambique, pays hôte de cet événement.

« Nous avons demandé leur retrait de cette réunion placée sous l’égide de l’ONU qui ne reconnaît pas la RASD. Le Japon était du même avis et a refusé leur présence. Mais la partie mozambicaine a voulu les faire rentrer de force en nous empêchant d’accéder à la salle », raconte un membre de la délégation marocaine joint par Jeune Afrique.

S’en est suivi, une grande bousculade devant la salle de réunion. Des vigiles mozambicains ont empêché le ministre Bourita et certains de ses collaborateurs de rentrer alors qu’ils avaient tous leurs accréditations.

Bagarre entre diplomates

Ce qui était supposée être une réunion entre diplomates s’est alors transformée en une foire d’empoigne. Dans une vidéo diffusée par le magazine Tel Quel, on y voit des vigiles bloquer la porte d’entrée pour empêcher Bourita et son équipe d’accéder à la salle. La scène, surréaliste, se déroule au milieu des cris et des protestations.

Finalement, les Marocains ont pu rentrer et rejoindre leurs sièges. Voyant qu’ils n’entendaient pas accepter la présence du Polisario, le ministre des Affaires étrangères du Mozambique, Oldemiro Balói, a introduit les représentants sahraouis dans sa propre délégation et leur a offert des sièges réservés au Mozambique. Ces derniers étaient donc bel et bien présents, mais sans étiquette officielle. Ce qui a permis à la réunion de se poursuivre.

Face à ce qui s’est passé, les autorités japonaises, qui parrainent la TICAD, envisagent sérieusement l’hypothèse de tenir tous les sommets au Japon.

Depuis son retour au sein de l’Union africaine (UA), le Maroc est dans une démarche très offensive pour délégitimer le Polisario sur la scène internationale. Le 18 août 2016, il a dénoncé l’agression physique de l’un de ses diplomates par un responsable algérien lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes. En novembre de la même année, il s’est retiré d’un sommet arabo-africain à Malabo, exhortant ses alliés dans les pays du Golfe à faire de même, afin de protester contre la présence de son ennemi juré.

L’offensive s’est poursuivie lors du sommet de l’UA de juillet dernier où les diplomates marocains n’ont pas hésité pas à croiser le fer avec les alliés du Polisario.

Jeuneafrique.com par

Quel camouflet poli pour Ali au royaume chérifien ?

juin 15, 2017

 

Le Roi Mohamed VI aurait fait comprendre à Ali que sa présence au Maroc n’était pas sohaitable pendant la visite officielle du President Macron les 15 et 16 Juin 2017.

Ali quitterait donc le Maroc cette nuit aux environs de minuit, heure locale.

Information qui aurait été confirmée à Rabat par un membre de sa délégation ainsi que par l’ambassade.

Ce serait l’Élysée qui aurait exigé et obtenu du Roi qu’Ali quitte le sol marocain avant l’arrivée de Macron afin d’éviter toute confusion.

Ali est arrivé au Maroc le samedi dernier 10/06/17 en provenance des USA. Il devait y séjourner jusqu’au 19. L’objectif de ce détour par Rabat étant d’obtenir une audience avec Macron.

Le Roi, semble-t-il, lui aurait donné l’assurance que l’audience était acquise.
Hélas la promesse royale n’a pu se réaliser. Le Roi aurait cédé à la pression de l’Élysée qui voulait  » éviter toute confusion…tout amalgame « .

Alors que Macky Sall et Ouattara ont été reçus par Macron sans problème.

Quant à Dénis Sassou Nguesso il est retranché dans son bunker à OYO, personne ne le prend au téléphone. Il use son frein diplomatique où l’horizon politique est clairsemé d’incertitudes sans quiétudes.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Une émission de France 24 en arabe interdite au Maroc

juin 13, 2017

Rabat – Une émission en arabe de France 24 a été annulée par les autorités au Maroc, faute d’autorisation de tournage dans le pays, où la chaîne d’information reste normalement accréditée, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

L’émission « Hadith al Awassim », prévue vendredi dernier et qui devait être consacrée au mouvement de contestation populaire dans le nord du pays, « n’a pas formulé à l’avance de demande d’autorisation de tournage, en violation de la procédure habituelle », a déclaré à l’AFP un responsable au ministère de la Communication, Abdelilah Tahani.

« C’est la seconde fois en deux ans que les autorités interdisent cette émission qui s’apprêtait à tourner quasi clandestinement », a accusé M. Tahani.

« Aucune autre décision n’a été prise à l’encontre de France 24, qui reste une chaîne normalement accréditée au Maroc, avec un correspondant sur place », a-t-il assuré.

Interrogé par l’AFP, le correspondant francophone de France 24 a confirmé continuer à travailler normalement.

Dans un communiqué publié dans l’après-midi, France 24 s’est « étonnée de nouvelles procédures d’autorisations de tournage qui l’ont conduite à annuler l’enregistrement de son magazine mensuel au Maroc +Le Débat des Capitales+, émission hebdomadaire itinérante de France 24 en arabe ».

« France 24 a été contrainte d’annuler son tournage faute d’accréditation », ceci « malgré la livraison dans l’urgence aux autorités marocaines de tous les documents requis (…) », selon la chaîne, qui déplore « certaines rumeurs propagées autour de ce tournage annulé ».

« La loi a changé et nous n’en avons pas été informé », a également déclaré à l’AFP Marc Saikali, directeur de France 24, précisant qu’il allait demander les nouvelles accréditations. « Je ne désespère pas de trouver un moyen de nous entendre avec le Maroc, avec qui on a de nombreux partenariats », a-t-il poursuivi.

« France 24 est un média toujours accrédité auprès des autorités marocaines, et il le restera », a commenté de son côté M. Tahani.

Dans un communiqué publié en début de soirée, le ministère de la Culture et de la Communication marocain a de nouveau démenti les informations relayées au sujet d’une décision du ministère d’interdire France 24 d’exercer de façon définitive au Maroc, affirmant que ces informations « ne sont ni justes, ni précises ».

« Le correspondant de France 24 accrédité au Maroc continue d’accomplir son travail de façon normale et en toute liberté sur l’ensemble du territoire national », selon ce communiqué.

« Il se pose en revanche un problème pour France 24 en langue arabe, qui fait appel à une société prestataire de services et dont le correspondant n’est donc pas lié directement à la chaîne », a expliqué M. Tahani, critiquant par ailleurs sa couverture en arabe des manifestations dans la région d’Al-Hoceïma (nord).

« Nous avons des réserves sur cette couverture, que nous jugeons déséquilibrée et non professionnelle », a accusé ce responsable, affirmant qu’elle « porte atteinte à l’image du royaume ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2017 01h14)                                            

Crise du Golfe: le Maroc va envoyer de l’aide alimentaire au Qatar

juin 12, 2017

Rabat – Le Maroc va envoyer de l’aide alimentaire au Qatar, un geste de « solidarité » qui « n’a pas de lien avec les aspects politiques » de la crise diplomatique actuelle dans le Golfe, a indiqué lundi le ministère des Affaires étrangères.

« Sur instruction » du roi Mohammed VI, le Maroc « a décidé d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination de l’Etat du Qatar », affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision se veut un geste de « solidarité et d’entraide entre peuples islamiques » en ce mois du jeûne du ramadan et elle « n’a aucun lien avec les aspects politiques de la crise entre le Qatar et d’autres pays frères », précise le communiqué.

Le Maroc, qui entretient traditionnellement des liens étroits avec les pays arabes du Golfe, s’était dit dimanche grandement « préoccupé » par cette crise et « disposé à offrir ses bons offices », alors que le roi « a maintenu un contact étroit et permanent avec les différentes parties ».

Dans son nouveau communiqué de ce lundi, Rabat explique que sa position sur la crise « repose sur les relations de fraternité sincère » entre le souverain et les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de même que sur ses « relations de partenariat stratégique exceptionnel » avec ces pays.

Elle ne peut « en aucun cas être liée aux positions des autres parties non arabes qui tentent d’exploiter cette crise pour renforcer leur positionnement dans la région et porter atteinte aux intérêts suprêmes de ces pays », ajoute le communiqué, dans une claire référence à l’Iran.

Le principal souci du Maroc est « de consolider la stabilité » des pays du CCG, conclut le texte.

Le Qatar se retrouve isolé depuis que l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques il y a une semaine avec Doha, accusé de « soutenir le terrorisme » et de se rapprocher du rival iranien.

Ces pays ont ensuite arrêté leurs liaisons aériennes et maritimes avec le Qatar, l’Arabie saoudite fermant sa frontière terrestre avec l’émirat.

Face à cet embargo, l’Iran a envoyé par avion des centaines de tonnes de produits alimentaires au Qatar.

La Turquie a également offert son aide et son Parlement a approuvé le déploiement de troupes sur une base turque au Qatar.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juin 2017 22h01)                                            

Maroc: affrontements entre manifestants et policiers dans le nord

juin 10, 2017

Un manifestant lance une pierre sur lesforces de l’ordre le 10 juin 2017 à Imzouren, une localité de la province d’Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc. / © AFP / FADEL SENNA

Des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi à Imzouren, une localité de la province d’Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, a constaté l’AFP.

Ces affrontements ont commencé vers 00H00 (locales et GMT) dans un quartier reculé de la ville, au pied d’une montagne, après que les forces de l’ordre ont quadrillé le centre de la localité et empêché les contestataires de se rassembler, ont affirmé des activistes locaux.

Dans l’obscurité, des dizaines de jeunes au visage cagoulé ont lancé des pierres aux forces anti-émeutes, qui ont notamment tiré des grenades lacrymogènes, a constaté l’AFP.

Ces violences, dont on ignore le bilan, ont cessé vers 02H00 (locales et GMT), alors qu’une cinquantaine de véhicules de police étaient déployés dans toute ville.

Il y a une semaine, des violences avaient déjà opposé policiers et manifestants dans cette petite localité du Rif, située à une quinzaine de kilomètres au sud-est d’Al-Hoceïma.

Al-Hoceïma est l’épicentre du « hirak » (la mouvance), le mouvement populaire qui revendique depuis des mois le développement du Rif, une région qu’il juge « marginalisée ».

Quelque 1.000 à 2.000 personnes, principalement des jeunes et des femmes accompagnées parfois d’enfants, se sont rassemblées pacifiquement vendredi soir dans le quartier Sidi Abed à Al-Hoceïma.

Encadrés par un important dispositif policier, les manifestants ont réclamé la libération des activistes récemment arrêtés, dont le chef du mouvement Nasser Zefzafi, interpellé le 29 mai et accusé aujourd’hui « d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Ce rassemblement s’est terminé peu avant minuit, avec le nettoyage des lieux par les participants.

Depuis fin mai et l’arrestation des principaux meneurs du « hirak », les manifestations -qui ont lieu de nuit pour cause de ramadan- sont quotidiennes à Al-Hoceïma et Imzouren et se déroulent la plupart du temps sans incidents.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2017 11h14)                

Emmanuel Macron en visite au Maroc les 14 et 15 juin

juin 8, 2017

Le président français Emmanuel Macron, après sa visite auprès de l’ambassadeur anglais à Paris, le 23 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le Maroc est le premier pays maghrébin que le président français visite depuis son élection, en mai. Il doit aussi se rendre à Alger, dans les prochaines semaines, selon les déclarations de la Présidence à l’agence Reuters.

« Le président Emmanuel Macron se rendra en visite officielle au Maroc les 14 et 15 juin », affirme une source à l’Élysée jointe par Jeune Afrique. Selon elle, le président français rencontrera le roi Mohammed VI au cours de son déplacement. « Il s’agit d’une visite éminemment politique. Les deux pays examineront les différents volets de leur coopération », précise, pour sa part, un haut responsable marocain.

Ce déplacement, initialement révélé par le site Atlasinfo le mercredi 7 juin, est le premier d’Emmanuel Macron dans un pays du Maghreb en tant que Président. Il s’était déjà rendu en Tunisie en novembre, avant l’annonce de sa candidature, et en Algérie en février, au moment de la campagne présidentielle.

Dans une interview accordée à Jeune Afrique avant son élection, le candidat Macron avait promis de réserver son premier voyage au Maghreb au Maroc : « Je me suis déjà rendu en Algérie et en Tunisie, je n’ai pas encore pu aller au Maroc, mais je m’y rendrai très rapidement après mon élection, si les Français m’accordent leur confiance. »

La France est un des premiers investisseurs étrangers au Maroc. Jeudi 15 juin, les travaux de la première tranche de l’usine de PSA de Kénitra seront inaugurés par le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, et le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy. C’est l’un des plus grands investissements français au Maroc, avec celui de Renault Nissan.

Une visite en Algérie, selon Reuters

Par ailleurs, selon l’agence Reuters, le président français se rendra « dans les prochaines semaines » en Algérie. Ce déplacement aurait été décidé lors d’un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Abdelaziz Bouteflika au cours duquel les deux chefs d’État auraient fait le point sur la situation en Libye et sur le dossier sahélo-saharien, indique l’agence.

Paris essaie de mener une politique d’équilibre entre les deux voisins du Maghreb, divisés sur la question du Sahara occidental. La tension entre le Maroc et l’Algérie s’est exacerbée depuis le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) en janvier dernier, et le durcissement de son offensive diplomatique sur le dossier de son intégrité territoriale.

Jeuneafrique.com par

Incident Algérie/Maroc: Rabat exige des excuses, Alger convoque l’ambassadeur

mai 20, 2017

Rabat – Le Maroc a exigé samedi des « excuses » de l’Algérie après la « grave agression » de l’un de ses diplomates lors d’une réunion dans les Caraïbes, alors qu’Alger a dénoncé une « mise en scène » et convoqué l’ambassadeur marocain.

« Il s’agit d’un incident simplement intolérable, nous demandons des excuses de la partie algérienne », a déclaré à l’AFP le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Photos à l’appui, Rabat avait dénoncé jeudi « l’agression physique » de l’un de ses diplomates par le numéro trois du ministère algérien des Affaires étrangères à Sainte-Lucie lors du séminaire régional d’un comité onusien, un « grave » incident qui va « contre tous les usages diplomatiques ».

Alger a rejeté ses accusations, dénonçant une « piètre mise en scène », et des « informations inventées, (…) mensongères et sans aucun lien avec la réalité ».

Samedi, les autorités algériennes ont convoqué l’ambassadeur marocain pour lui exprimer leurs « vives protestations » après des « provocations » et du « harcèlement de la part de membres de la délégation marocaine » contre « une jeune diplomate » algérienne, selon les Affaires étrangères algériennes, qui ont dit « attendre des excuses de la part du Maroc ».

De leur côté, les autorités marocaines ont transmis samedi à l’AFP une copie du rapport médical de l’hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué leur diplomate, indiquant une « trace de coup à la face ».

Rabat a également rendu public une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l’incident et qui décrit comment le responsable algérien a « frappé avec sa main le visage » du Marocain.

« Contrairement a ce qui a été dit, l’agression est bien réelle, et elle est attestée par un rapport de police, qui n’est pas une plainte. Ce rapport émane du responsable de la sécurité de l’île et est adressé au Premier ministre. Cela confirme l’incident », a commenté M. Bourita.

« Nous attendons que la partie algérienne assume les conséquences de cet acte. Si c’est un cas isolé, il faut le traiter », a souligné le ministre.

« Nous sommes dans un contexte très tendu (entre les deux pays) sur beaucoup de points, il est important de régler cet incident », a insisté le chef de la diplomatie marocaine.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Le ton s’est également durci ces deniers mois, avec des accusations de part et d’autre sur différents dossiers, dont le dernier en date est le sort d’une cinquantaine de réfugiés syriens coincés à la frontière algéro-marocaine et que les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir expulsés.

La frontière terrestre entre les deux rivaux du Maghreb est fermée depuis 1994.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 18h21)                                            

Le Maroc dénonce l’agression de l’un de ses diplomates par un responsable algérien

mai 19, 2017

Le numéro deux de l’ambassadeur du Maroc aux Caraibes recevant les premiers soins après son agression par un diplomate algérien. © DR

Le Maroc a dénoncé le 18 mai l’agression physique de l’un de ses diplomates par un responsable algérien lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes. La rivalité des pays voisins sur la délicate question du Sahara occidental en serait la cause.

Le Comité spécial des 24, une commission de l’ONU sur la décolonisation, tenait ce jeudi 18 mai une réunion sur l’île antillaise de Sainte-Lucie.

« Depuis ces dernières années, à chacune de ces réunions se pose le problème de la représentativité pour nos provinces du sud [Sahara occidental], où nos représentants élus contestent la présence du Front Polisario », explique un responsable marocain à l’AFP.

Au cours de la réunion, Soufiane Mimouni, directeur général du ministère des Affaires étrangères algérien, « a agressé physiquement l’adjoint de notre ambassadeur à Sainte-Lucie », accuse ce responsable marocain.

Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée

« Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée », ajoute-t-il, photo à l’appui. Sur ces clichés, que l’AFP a donc pu consulter, on voit un homme allongé sur le sol et auquel une secouriste porte assistance.

La rivalité Rabat-Alger exacerbée

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita a confirmé l’incident à l’agence de presse. « Arriver ainsi à transgresser tous les us et coutumes diplomatiques, de la part d’un haut diplomate, troisième personnage du ministère des Affaires étrangères algérien, c’est grave. Ce genre d’extrême, jusqu’à l’agression physique, c’est unique dans les annales. »

© DR

« Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne : qu’un représentant algérien se déplace jusqu’à Sainte-Lucie, et énervé par la demande de nos représentants, en vienne ainsi aux mains. C’est d’autant plus surprenant de la part d’un pays qui se dit simplement observateur » au Sahara, ajoute-t-il, appelant Alger « à […] contribuer à une solution et à assumer sa responsabilité dans ce dossier ».

Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume chérifien, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara occidental, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Jeuneafrique.com avec AFP

Maroc : dernière rencontre entre Mohammed VI et François Hollande

mai 2, 2017

Le président français François Hollande accueillie le roi du Maroc Mohammed VI au palais de l’Élysée, à Paris, le 2 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le roi du Maroc Mohammed VI a rencontré le président français François Hollande à l’Élysée ce mardi 2 mai. Les deux hommes étaient entourés de nombreuses personnalités connues pour leurs initiatives en faveur d’un raffermissement des liens entre les deux pays sur les plans culturel et médiatique.

François Hollande a reçu mardi à l’Élysée le roi du Maroc Mohammed VI pour une visite privée à dimension politique et culturelle, a-t-on appris auprès de la présidence. Mohammed VI avait été, le 24 mai 2012, le premier chef d’État accueilli à l’Élysée par le président Hollande après son élection et pourrait être le dernier avant la fin de son mandat, à la mi-mai.

À l’issue d’un tête-à-tête d’une vingtaine de minutes, le président français et le roi du Maroc ont partagé un déjeuner en compagnie des écrivains Leïla Slimani et Tahar Ben Jelloun, de l’islamologue Rachid Benzine, du comédien Jamel Debbouze et du judoka Teddy Riner.

Jamel Debbouze et Mohammed VI, une proximité affichée

En juin 2015, un cliché du monarque, attablé à une terrasse parisienne en compagnie de Jamel Debbouze et de l’artiste Michel Polnareff, avait fait le tour de la Toile. Sur la table, posés devant le roi, trônaient quelques livres. Aux couvertures, on pouvait deviner qu’il s’agissait d’ouvrages de Rachid Benzine : La République, l’Église et l’Islam et Les nouveaux penseurs de l’Islam. L’islamologue et l’humoriste sont tous deux originaires de la même ville : Trappes. Debbouze n’a jamais caché sa proximité avec le roi du Maroc. En 2001 déjà, on le trouvait assis aux côtés de Mohammed VI au Festival international du film de Marrakech. Depuis on les dit même amis. Quant à Benzine, il avait rencontré Mohammed VI alors que celui-ci était encore prince héritier, en France, en 1999.

Autour de la table également: les ministres des Affaires étrangères français et marocain Jean-Marc Ayrault et Nasser Bourita, les ministres françaises de la Culture et de l’Environnement, Audrey Azoulay et Ségolène Royal, le président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang et celui de la Fondation nationale des musées marocains Mehdi Qotbi. Azoulay est la fille de André Azoulay, conseiller de Mohammed VI après avoir été celui de son père, Hassan II. Jack Lang et Mehdi Qotbi sont quant à eux deux amis de longue date. Lang est un « habitué » du Maroc, où il voyage souvent et Qotbi, lui, ne cache plus ni sa proximité avec Mohammed VI, ni son rôle diffus et informel de lobbyiste, à l’aise dans le monde de la culture et fort d’un important réseau.

Jihadisme et réchauffement climatique au menu des discussions

Ce déjeuner répondait à celui organisé lors d’une visite du président français à Tanger, en septembre 2015.Toujours selon l’Élysée, François Hollande et Mohammed VI ont évoqué, entre autres questions, la lutte contre le jihadisme et le réchauffement climatique, le Maroc ayant organisé en novembre 2016 la COP22 dans la continuité de l’Accord de Paris conclu un an plus tôt. A l’ordre du jour de cette rencontre devait également figurer le retour du Maroc au sein de l’Union africaine en début d’année, ainsi que sa volonté d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le Maroc a mené ces derniers mois une vaste offensive diplomatique en Afrique, marquée par des visites de Mohammed VI dans plusieurs pays du continent et la signature de nombreux accords et conventions. François Hollande devait également remercier le roi pour la contribution de 1,5 million d’euros apportée par son pays à un fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l’humanité menacé notamment par le terrorisme et les guerres au Proche-Orient.

Jeuneafrique.com