Posts Tagged ‘Maroc’

Quel camouflet poli pour Ali au royaume chérifien ?

juin 15, 2017

 

Le Roi Mohamed VI aurait fait comprendre à Ali que sa présence au Maroc n’était pas sohaitable pendant la visite officielle du President Macron les 15 et 16 Juin 2017.

Ali quitterait donc le Maroc cette nuit aux environs de minuit, heure locale.

Information qui aurait été confirmée à Rabat par un membre de sa délégation ainsi que par l’ambassade.

Ce serait l’Élysée qui aurait exigé et obtenu du Roi qu’Ali quitte le sol marocain avant l’arrivée de Macron afin d’éviter toute confusion.

Ali est arrivé au Maroc le samedi dernier 10/06/17 en provenance des USA. Il devait y séjourner jusqu’au 19. L’objectif de ce détour par Rabat étant d’obtenir une audience avec Macron.

Le Roi, semble-t-il, lui aurait donné l’assurance que l’audience était acquise.
Hélas la promesse royale n’a pu se réaliser. Le Roi aurait cédé à la pression de l’Élysée qui voulait  » éviter toute confusion…tout amalgame « .

Alors que Macky Sall et Ouattara ont été reçus par Macron sans problème.

Quant à Dénis Sassou Nguesso il est retranché dans son bunker à OYO, personne ne le prend au téléphone. Il use son frein diplomatique où l’horizon politique est clairsemé d’incertitudes sans quiétudes.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Une émission de France 24 en arabe interdite au Maroc

juin 13, 2017

Rabat – Une émission en arabe de France 24 a été annulée par les autorités au Maroc, faute d’autorisation de tournage dans le pays, où la chaîne d’information reste normalement accréditée, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

L’émission « Hadith al Awassim », prévue vendredi dernier et qui devait être consacrée au mouvement de contestation populaire dans le nord du pays, « n’a pas formulé à l’avance de demande d’autorisation de tournage, en violation de la procédure habituelle », a déclaré à l’AFP un responsable au ministère de la Communication, Abdelilah Tahani.

« C’est la seconde fois en deux ans que les autorités interdisent cette émission qui s’apprêtait à tourner quasi clandestinement », a accusé M. Tahani.

« Aucune autre décision n’a été prise à l’encontre de France 24, qui reste une chaîne normalement accréditée au Maroc, avec un correspondant sur place », a-t-il assuré.

Interrogé par l’AFP, le correspondant francophone de France 24 a confirmé continuer à travailler normalement.

Dans un communiqué publié dans l’après-midi, France 24 s’est « étonnée de nouvelles procédures d’autorisations de tournage qui l’ont conduite à annuler l’enregistrement de son magazine mensuel au Maroc +Le Débat des Capitales+, émission hebdomadaire itinérante de France 24 en arabe ».

« France 24 a été contrainte d’annuler son tournage faute d’accréditation », ceci « malgré la livraison dans l’urgence aux autorités marocaines de tous les documents requis (…) », selon la chaîne, qui déplore « certaines rumeurs propagées autour de ce tournage annulé ».

« La loi a changé et nous n’en avons pas été informé », a également déclaré à l’AFP Marc Saikali, directeur de France 24, précisant qu’il allait demander les nouvelles accréditations. « Je ne désespère pas de trouver un moyen de nous entendre avec le Maroc, avec qui on a de nombreux partenariats », a-t-il poursuivi.

« France 24 est un média toujours accrédité auprès des autorités marocaines, et il le restera », a commenté de son côté M. Tahani.

Dans un communiqué publié en début de soirée, le ministère de la Culture et de la Communication marocain a de nouveau démenti les informations relayées au sujet d’une décision du ministère d’interdire France 24 d’exercer de façon définitive au Maroc, affirmant que ces informations « ne sont ni justes, ni précises ».

« Le correspondant de France 24 accrédité au Maroc continue d’accomplir son travail de façon normale et en toute liberté sur l’ensemble du territoire national », selon ce communiqué.

« Il se pose en revanche un problème pour France 24 en langue arabe, qui fait appel à une société prestataire de services et dont le correspondant n’est donc pas lié directement à la chaîne », a expliqué M. Tahani, critiquant par ailleurs sa couverture en arabe des manifestations dans la région d’Al-Hoceïma (nord).

« Nous avons des réserves sur cette couverture, que nous jugeons déséquilibrée et non professionnelle », a accusé ce responsable, affirmant qu’elle « porte atteinte à l’image du royaume ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2017 01h14)                                            

Crise du Golfe: le Maroc va envoyer de l’aide alimentaire au Qatar

juin 12, 2017

Rabat – Le Maroc va envoyer de l’aide alimentaire au Qatar, un geste de « solidarité » qui « n’a pas de lien avec les aspects politiques » de la crise diplomatique actuelle dans le Golfe, a indiqué lundi le ministère des Affaires étrangères.

« Sur instruction » du roi Mohammed VI, le Maroc « a décidé d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination de l’Etat du Qatar », affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision se veut un geste de « solidarité et d’entraide entre peuples islamiques » en ce mois du jeûne du ramadan et elle « n’a aucun lien avec les aspects politiques de la crise entre le Qatar et d’autres pays frères », précise le communiqué.

Le Maroc, qui entretient traditionnellement des liens étroits avec les pays arabes du Golfe, s’était dit dimanche grandement « préoccupé » par cette crise et « disposé à offrir ses bons offices », alors que le roi « a maintenu un contact étroit et permanent avec les différentes parties ».

Dans son nouveau communiqué de ce lundi, Rabat explique que sa position sur la crise « repose sur les relations de fraternité sincère » entre le souverain et les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de même que sur ses « relations de partenariat stratégique exceptionnel » avec ces pays.

Elle ne peut « en aucun cas être liée aux positions des autres parties non arabes qui tentent d’exploiter cette crise pour renforcer leur positionnement dans la région et porter atteinte aux intérêts suprêmes de ces pays », ajoute le communiqué, dans une claire référence à l’Iran.

Le principal souci du Maroc est « de consolider la stabilité » des pays du CCG, conclut le texte.

Le Qatar se retrouve isolé depuis que l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques il y a une semaine avec Doha, accusé de « soutenir le terrorisme » et de se rapprocher du rival iranien.

Ces pays ont ensuite arrêté leurs liaisons aériennes et maritimes avec le Qatar, l’Arabie saoudite fermant sa frontière terrestre avec l’émirat.

Face à cet embargo, l’Iran a envoyé par avion des centaines de tonnes de produits alimentaires au Qatar.

La Turquie a également offert son aide et son Parlement a approuvé le déploiement de troupes sur une base turque au Qatar.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juin 2017 22h01)                                            

Maroc: affrontements entre manifestants et policiers dans le nord

juin 10, 2017

Un manifestant lance une pierre sur lesforces de l’ordre le 10 juin 2017 à Imzouren, une localité de la province d’Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc. / © AFP / FADEL SENNA

Des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi à Imzouren, une localité de la province d’Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, a constaté l’AFP.

Ces affrontements ont commencé vers 00H00 (locales et GMT) dans un quartier reculé de la ville, au pied d’une montagne, après que les forces de l’ordre ont quadrillé le centre de la localité et empêché les contestataires de se rassembler, ont affirmé des activistes locaux.

Dans l’obscurité, des dizaines de jeunes au visage cagoulé ont lancé des pierres aux forces anti-émeutes, qui ont notamment tiré des grenades lacrymogènes, a constaté l’AFP.

Ces violences, dont on ignore le bilan, ont cessé vers 02H00 (locales et GMT), alors qu’une cinquantaine de véhicules de police étaient déployés dans toute ville.

Il y a une semaine, des violences avaient déjà opposé policiers et manifestants dans cette petite localité du Rif, située à une quinzaine de kilomètres au sud-est d’Al-Hoceïma.

Al-Hoceïma est l’épicentre du « hirak » (la mouvance), le mouvement populaire qui revendique depuis des mois le développement du Rif, une région qu’il juge « marginalisée ».

Quelque 1.000 à 2.000 personnes, principalement des jeunes et des femmes accompagnées parfois d’enfants, se sont rassemblées pacifiquement vendredi soir dans le quartier Sidi Abed à Al-Hoceïma.

Encadrés par un important dispositif policier, les manifestants ont réclamé la libération des activistes récemment arrêtés, dont le chef du mouvement Nasser Zefzafi, interpellé le 29 mai et accusé aujourd’hui « d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Ce rassemblement s’est terminé peu avant minuit, avec le nettoyage des lieux par les participants.

Depuis fin mai et l’arrestation des principaux meneurs du « hirak », les manifestations -qui ont lieu de nuit pour cause de ramadan- sont quotidiennes à Al-Hoceïma et Imzouren et se déroulent la plupart du temps sans incidents.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2017 11h14)                

Emmanuel Macron en visite au Maroc les 14 et 15 juin

juin 8, 2017

Le président français Emmanuel Macron, après sa visite auprès de l’ambassadeur anglais à Paris, le 23 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le Maroc est le premier pays maghrébin que le président français visite depuis son élection, en mai. Il doit aussi se rendre à Alger, dans les prochaines semaines, selon les déclarations de la Présidence à l’agence Reuters.

« Le président Emmanuel Macron se rendra en visite officielle au Maroc les 14 et 15 juin », affirme une source à l’Élysée jointe par Jeune Afrique. Selon elle, le président français rencontrera le roi Mohammed VI au cours de son déplacement. « Il s’agit d’une visite éminemment politique. Les deux pays examineront les différents volets de leur coopération », précise, pour sa part, un haut responsable marocain.

Ce déplacement, initialement révélé par le site Atlasinfo le mercredi 7 juin, est le premier d’Emmanuel Macron dans un pays du Maghreb en tant que Président. Il s’était déjà rendu en Tunisie en novembre, avant l’annonce de sa candidature, et en Algérie en février, au moment de la campagne présidentielle.

Dans une interview accordée à Jeune Afrique avant son élection, le candidat Macron avait promis de réserver son premier voyage au Maghreb au Maroc : « Je me suis déjà rendu en Algérie et en Tunisie, je n’ai pas encore pu aller au Maroc, mais je m’y rendrai très rapidement après mon élection, si les Français m’accordent leur confiance. »

La France est un des premiers investisseurs étrangers au Maroc. Jeudi 15 juin, les travaux de la première tranche de l’usine de PSA de Kénitra seront inaugurés par le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, et le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy. C’est l’un des plus grands investissements français au Maroc, avec celui de Renault Nissan.

Une visite en Algérie, selon Reuters

Par ailleurs, selon l’agence Reuters, le président français se rendra « dans les prochaines semaines » en Algérie. Ce déplacement aurait été décidé lors d’un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Abdelaziz Bouteflika au cours duquel les deux chefs d’État auraient fait le point sur la situation en Libye et sur le dossier sahélo-saharien, indique l’agence.

Paris essaie de mener une politique d’équilibre entre les deux voisins du Maghreb, divisés sur la question du Sahara occidental. La tension entre le Maroc et l’Algérie s’est exacerbée depuis le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) en janvier dernier, et le durcissement de son offensive diplomatique sur le dossier de son intégrité territoriale.

Jeuneafrique.com par

Incident Algérie/Maroc: Rabat exige des excuses, Alger convoque l’ambassadeur

mai 20, 2017

Rabat – Le Maroc a exigé samedi des « excuses » de l’Algérie après la « grave agression » de l’un de ses diplomates lors d’une réunion dans les Caraïbes, alors qu’Alger a dénoncé une « mise en scène » et convoqué l’ambassadeur marocain.

« Il s’agit d’un incident simplement intolérable, nous demandons des excuses de la partie algérienne », a déclaré à l’AFP le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Photos à l’appui, Rabat avait dénoncé jeudi « l’agression physique » de l’un de ses diplomates par le numéro trois du ministère algérien des Affaires étrangères à Sainte-Lucie lors du séminaire régional d’un comité onusien, un « grave » incident qui va « contre tous les usages diplomatiques ».

Alger a rejeté ses accusations, dénonçant une « piètre mise en scène », et des « informations inventées, (…) mensongères et sans aucun lien avec la réalité ».

Samedi, les autorités algériennes ont convoqué l’ambassadeur marocain pour lui exprimer leurs « vives protestations » après des « provocations » et du « harcèlement de la part de membres de la délégation marocaine » contre « une jeune diplomate » algérienne, selon les Affaires étrangères algériennes, qui ont dit « attendre des excuses de la part du Maroc ».

De leur côté, les autorités marocaines ont transmis samedi à l’AFP une copie du rapport médical de l’hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué leur diplomate, indiquant une « trace de coup à la face ».

Rabat a également rendu public une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l’incident et qui décrit comment le responsable algérien a « frappé avec sa main le visage » du Marocain.

« Contrairement a ce qui a été dit, l’agression est bien réelle, et elle est attestée par un rapport de police, qui n’est pas une plainte. Ce rapport émane du responsable de la sécurité de l’île et est adressé au Premier ministre. Cela confirme l’incident », a commenté M. Bourita.

« Nous attendons que la partie algérienne assume les conséquences de cet acte. Si c’est un cas isolé, il faut le traiter », a souligné le ministre.

« Nous sommes dans un contexte très tendu (entre les deux pays) sur beaucoup de points, il est important de régler cet incident », a insisté le chef de la diplomatie marocaine.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Le ton s’est également durci ces deniers mois, avec des accusations de part et d’autre sur différents dossiers, dont le dernier en date est le sort d’une cinquantaine de réfugiés syriens coincés à la frontière algéro-marocaine et que les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir expulsés.

La frontière terrestre entre les deux rivaux du Maghreb est fermée depuis 1994.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 18h21)                                            

Le Maroc dénonce l’agression de l’un de ses diplomates par un responsable algérien

mai 19, 2017

Le numéro deux de l’ambassadeur du Maroc aux Caraibes recevant les premiers soins après son agression par un diplomate algérien. © DR

Le Maroc a dénoncé le 18 mai l’agression physique de l’un de ses diplomates par un responsable algérien lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes. La rivalité des pays voisins sur la délicate question du Sahara occidental en serait la cause.

Le Comité spécial des 24, une commission de l’ONU sur la décolonisation, tenait ce jeudi 18 mai une réunion sur l’île antillaise de Sainte-Lucie.

« Depuis ces dernières années, à chacune de ces réunions se pose le problème de la représentativité pour nos provinces du sud [Sahara occidental], où nos représentants élus contestent la présence du Front Polisario », explique un responsable marocain à l’AFP.

Au cours de la réunion, Soufiane Mimouni, directeur général du ministère des Affaires étrangères algérien, « a agressé physiquement l’adjoint de notre ambassadeur à Sainte-Lucie », accuse ce responsable marocain.

Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée

« Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée », ajoute-t-il, photo à l’appui. Sur ces clichés, que l’AFP a donc pu consulter, on voit un homme allongé sur le sol et auquel une secouriste porte assistance.

La rivalité Rabat-Alger exacerbée

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita a confirmé l’incident à l’agence de presse. « Arriver ainsi à transgresser tous les us et coutumes diplomatiques, de la part d’un haut diplomate, troisième personnage du ministère des Affaires étrangères algérien, c’est grave. Ce genre d’extrême, jusqu’à l’agression physique, c’est unique dans les annales. »

© DR

« Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne : qu’un représentant algérien se déplace jusqu’à Sainte-Lucie, et énervé par la demande de nos représentants, en vienne ainsi aux mains. C’est d’autant plus surprenant de la part d’un pays qui se dit simplement observateur » au Sahara, ajoute-t-il, appelant Alger « à […] contribuer à une solution et à assumer sa responsabilité dans ce dossier ».

Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume chérifien, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara occidental, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Jeuneafrique.com avec AFP

Maroc : dernière rencontre entre Mohammed VI et François Hollande

mai 2, 2017

Le président français François Hollande accueillie le roi du Maroc Mohammed VI au palais de l’Élysée, à Paris, le 2 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le roi du Maroc Mohammed VI a rencontré le président français François Hollande à l’Élysée ce mardi 2 mai. Les deux hommes étaient entourés de nombreuses personnalités connues pour leurs initiatives en faveur d’un raffermissement des liens entre les deux pays sur les plans culturel et médiatique.

François Hollande a reçu mardi à l’Élysée le roi du Maroc Mohammed VI pour une visite privée à dimension politique et culturelle, a-t-on appris auprès de la présidence. Mohammed VI avait été, le 24 mai 2012, le premier chef d’État accueilli à l’Élysée par le président Hollande après son élection et pourrait être le dernier avant la fin de son mandat, à la mi-mai.

À l’issue d’un tête-à-tête d’une vingtaine de minutes, le président français et le roi du Maroc ont partagé un déjeuner en compagnie des écrivains Leïla Slimani et Tahar Ben Jelloun, de l’islamologue Rachid Benzine, du comédien Jamel Debbouze et du judoka Teddy Riner.

Jamel Debbouze et Mohammed VI, une proximité affichée

En juin 2015, un cliché du monarque, attablé à une terrasse parisienne en compagnie de Jamel Debbouze et de l’artiste Michel Polnareff, avait fait le tour de la Toile. Sur la table, posés devant le roi, trônaient quelques livres. Aux couvertures, on pouvait deviner qu’il s’agissait d’ouvrages de Rachid Benzine : La République, l’Église et l’Islam et Les nouveaux penseurs de l’Islam. L’islamologue et l’humoriste sont tous deux originaires de la même ville : Trappes. Debbouze n’a jamais caché sa proximité avec le roi du Maroc. En 2001 déjà, on le trouvait assis aux côtés de Mohammed VI au Festival international du film de Marrakech. Depuis on les dit même amis. Quant à Benzine, il avait rencontré Mohammed VI alors que celui-ci était encore prince héritier, en France, en 1999.

Autour de la table également: les ministres des Affaires étrangères français et marocain Jean-Marc Ayrault et Nasser Bourita, les ministres françaises de la Culture et de l’Environnement, Audrey Azoulay et Ségolène Royal, le président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang et celui de la Fondation nationale des musées marocains Mehdi Qotbi. Azoulay est la fille de André Azoulay, conseiller de Mohammed VI après avoir été celui de son père, Hassan II. Jack Lang et Mehdi Qotbi sont quant à eux deux amis de longue date. Lang est un « habitué » du Maroc, où il voyage souvent et Qotbi, lui, ne cache plus ni sa proximité avec Mohammed VI, ni son rôle diffus et informel de lobbyiste, à l’aise dans le monde de la culture et fort d’un important réseau.

Jihadisme et réchauffement climatique au menu des discussions

Ce déjeuner répondait à celui organisé lors d’une visite du président français à Tanger, en septembre 2015.Toujours selon l’Élysée, François Hollande et Mohammed VI ont évoqué, entre autres questions, la lutte contre le jihadisme et le réchauffement climatique, le Maroc ayant organisé en novembre 2016 la COP22 dans la continuité de l’Accord de Paris conclu un an plus tôt. A l’ordre du jour de cette rencontre devait également figurer le retour du Maroc au sein de l’Union africaine en début d’année, ainsi que sa volonté d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le Maroc a mené ces derniers mois une vaste offensive diplomatique en Afrique, marquée par des visites de Mohammed VI dans plusieurs pays du continent et la signature de nombreux accords et conventions. François Hollande devait également remercier le roi pour la contribution de 1,5 million d’euros apportée par son pays à un fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l’humanité menacé notamment par le terrorisme et les guerres au Proche-Orient.

Jeuneafrique.com

Les cinq pays africains où l’emploi est le plus menacé par la robotisation

avril 15, 2017

Un atelier de couture à Maseru, au Lesotho, en 2004. © BEN CURTIS/AP/SIPA

L’automatisation du travail qui devrait remplacer jusqu’à 50% des métiers actuels ne laissera pas le continent africain indemne.

Cinq pays africains sont tout particulièrement concernés par l’essor de la robotisation qui rendra automatisables jusqu’à 50% des métiers actuels, selon une étude du cabinet McKinsey récemment parue dans la revue scientifique Harvard Business Review.

« Aujourd’hui, près de la moitié des activités pour lesquelles des gens sont payés dans l’économie globale ont le potentiel pour être automatisés via une technologie adaptée », écrivent les trois co-auteurs.

Pour réaliser cette étude, le cabinet McKinsey a étudié les 46 pays sur près de 200 qui représentent à eux tous 80% de la main d’œuvre globale. Dans le monde, le pourcentage d’activités automatisables varie de 41,1% pour le Koweït à 55% pour le Japon, pour la projection la plus haute.

Sur le continent africain, cinq pays se détachent des autres : le Kenya (51,9%), suivi du Maroc (50,9%) puis de l’Égypte (48,7%), du Nigeria (45,7%) et de l’Afrique du Sud (41%).

Rester compétitif

Le cabinet McKinsey divise les pays étudiés en trois catégories. Viennent d’abord les économies développées à la population vieillissante, comme la France ou les États-Unis. Dans leur cas, l’automatisation devrait leur fournir la hausse de productivité nécessaire pour tirer leur croissance économique vers le haut.

Dans les pays émergents dont la population est également vieillissante, comme le Brésil, la Chine ou la Russie, l’automatisation doit seulement permettre de maintenir le PIB par tête actuel.

Enfin, arrivent les économies émergentes avec une population jeune, catégorie dans laquelle on retrouve notamment l’Afrique du Sud et le Nigeria. Dans ces derniers pays, la croissance continue de la population en âge de travailler pourrait soutenir le maintien actuel du PIB par tête, selon le cabinet McKinsey.

Cependant, « en raison de leurs attentes élevées en termes de croissance, et afin de rester compétitifs à l’échelle mondiale, l’automatisation ainsi que des mesures d’accroissement de la productivité seront nécessaires pour soutenir leur développement économique », ajoutent les auteurs sans préciser la nature exacte de ces mesures.

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Maroc : le roi Mohammed VI attendu par Donald Trump ce week-end

avril 14, 2017

Mohammed VI, le roi du Maroc, après sa rencontre avec François Hollande, à Paris, le 9 février 2015. © Christophe Ena/AP/SIPA

En vacances en Floride, le souverain marocain sera l’hôte d’un déjeuner offert par le président américain, dimanche 16 avril.

Après une semaine de vacances à Cuba, le roi du Maroc est arrivé, jeudi 13 avril, à Miami, en Floride. Selon des sources proches du Palais, il doit rencontrer le président américain, Donald Trump, ce week-end.

Mohammed VI sera l’hôte d’un déjeuner offert par le président américain, dimanche 16 avril.

Le roi du Maroc sera ainsi le deuxième chef d’État africain à rencontrer Donald Trump, après le président égyptien Abdefettah Al-Sissi. Lundi 27 mars, ce dernier a été reçu à la Maison Blanche et félicité par Trump pour « son travail fantastique » à la tête de son pays.

Sahara occidental

Mohammed VI est parti de Cuba, jeudi 13 avril, à bord d’un avion du roi Salman d’Arabie Saoudite. Il a profité de son séjour à La Havane pour rencontrer des responsables cubains. Des contacts qui pourraient présager de la normalisation des relations entre les deux pays, après 37 ans de gel à cause du soutien apporté par Cuba au Polisario.

Ce mois d’avril, comme chaque année, le dossier du Sahara est de retour à l’agenda du Conseil de sécurité. Les intentions de la nouvelle administration américaine à ce sujet ne sont pas encore connues.

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