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Incident Algérie/Maroc: Rabat exige des excuses, Alger convoque l’ambassadeur

mai 20, 2017

Rabat – Le Maroc a exigé samedi des « excuses » de l’Algérie après la « grave agression » de l’un de ses diplomates lors d’une réunion dans les Caraïbes, alors qu’Alger a dénoncé une « mise en scène » et convoqué l’ambassadeur marocain.

« Il s’agit d’un incident simplement intolérable, nous demandons des excuses de la partie algérienne », a déclaré à l’AFP le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Photos à l’appui, Rabat avait dénoncé jeudi « l’agression physique » de l’un de ses diplomates par le numéro trois du ministère algérien des Affaires étrangères à Sainte-Lucie lors du séminaire régional d’un comité onusien, un « grave » incident qui va « contre tous les usages diplomatiques ».

Alger a rejeté ses accusations, dénonçant une « piètre mise en scène », et des « informations inventées, (…) mensongères et sans aucun lien avec la réalité ».

Samedi, les autorités algériennes ont convoqué l’ambassadeur marocain pour lui exprimer leurs « vives protestations » après des « provocations » et du « harcèlement de la part de membres de la délégation marocaine » contre « une jeune diplomate » algérienne, selon les Affaires étrangères algériennes, qui ont dit « attendre des excuses de la part du Maroc ».

De leur côté, les autorités marocaines ont transmis samedi à l’AFP une copie du rapport médical de l’hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué leur diplomate, indiquant une « trace de coup à la face ».

Rabat a également rendu public une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l’incident et qui décrit comment le responsable algérien a « frappé avec sa main le visage » du Marocain.

« Contrairement a ce qui a été dit, l’agression est bien réelle, et elle est attestée par un rapport de police, qui n’est pas une plainte. Ce rapport émane du responsable de la sécurité de l’île et est adressé au Premier ministre. Cela confirme l’incident », a commenté M. Bourita.

« Nous attendons que la partie algérienne assume les conséquences de cet acte. Si c’est un cas isolé, il faut le traiter », a souligné le ministre.

« Nous sommes dans un contexte très tendu (entre les deux pays) sur beaucoup de points, il est important de régler cet incident », a insisté le chef de la diplomatie marocaine.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Le ton s’est également durci ces deniers mois, avec des accusations de part et d’autre sur différents dossiers, dont le dernier en date est le sort d’une cinquantaine de réfugiés syriens coincés à la frontière algéro-marocaine et que les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir expulsés.

La frontière terrestre entre les deux rivaux du Maghreb est fermée depuis 1994.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 18h21)                                            

Le Maroc dénonce l’agression de l’un de ses diplomates par un responsable algérien

mai 19, 2017

Le numéro deux de l’ambassadeur du Maroc aux Caraibes recevant les premiers soins après son agression par un diplomate algérien. © DR

Le Maroc a dénoncé le 18 mai l’agression physique de l’un de ses diplomates par un responsable algérien lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes. La rivalité des pays voisins sur la délicate question du Sahara occidental en serait la cause.

Le Comité spécial des 24, une commission de l’ONU sur la décolonisation, tenait ce jeudi 18 mai une réunion sur l’île antillaise de Sainte-Lucie.

« Depuis ces dernières années, à chacune de ces réunions se pose le problème de la représentativité pour nos provinces du sud [Sahara occidental], où nos représentants élus contestent la présence du Front Polisario », explique un responsable marocain à l’AFP.

Au cours de la réunion, Soufiane Mimouni, directeur général du ministère des Affaires étrangères algérien, « a agressé physiquement l’adjoint de notre ambassadeur à Sainte-Lucie », accuse ce responsable marocain.

Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée

« Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée », ajoute-t-il, photo à l’appui. Sur ces clichés, que l’AFP a donc pu consulter, on voit un homme allongé sur le sol et auquel une secouriste porte assistance.

La rivalité Rabat-Alger exacerbée

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita a confirmé l’incident à l’agence de presse. « Arriver ainsi à transgresser tous les us et coutumes diplomatiques, de la part d’un haut diplomate, troisième personnage du ministère des Affaires étrangères algérien, c’est grave. Ce genre d’extrême, jusqu’à l’agression physique, c’est unique dans les annales. »

© DR

« Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne : qu’un représentant algérien se déplace jusqu’à Sainte-Lucie, et énervé par la demande de nos représentants, en vienne ainsi aux mains. C’est d’autant plus surprenant de la part d’un pays qui se dit simplement observateur » au Sahara, ajoute-t-il, appelant Alger « à […] contribuer à une solution et à assumer sa responsabilité dans ce dossier ».

Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume chérifien, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara occidental, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Jeuneafrique.com avec AFP

Maroc : dernière rencontre entre Mohammed VI et François Hollande

mai 2, 2017

Le président français François Hollande accueillie le roi du Maroc Mohammed VI au palais de l’Élysée, à Paris, le 2 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le roi du Maroc Mohammed VI a rencontré le président français François Hollande à l’Élysée ce mardi 2 mai. Les deux hommes étaient entourés de nombreuses personnalités connues pour leurs initiatives en faveur d’un raffermissement des liens entre les deux pays sur les plans culturel et médiatique.

François Hollande a reçu mardi à l’Élysée le roi du Maroc Mohammed VI pour une visite privée à dimension politique et culturelle, a-t-on appris auprès de la présidence. Mohammed VI avait été, le 24 mai 2012, le premier chef d’État accueilli à l’Élysée par le président Hollande après son élection et pourrait être le dernier avant la fin de son mandat, à la mi-mai.

À l’issue d’un tête-à-tête d’une vingtaine de minutes, le président français et le roi du Maroc ont partagé un déjeuner en compagnie des écrivains Leïla Slimani et Tahar Ben Jelloun, de l’islamologue Rachid Benzine, du comédien Jamel Debbouze et du judoka Teddy Riner.

Jamel Debbouze et Mohammed VI, une proximité affichée

En juin 2015, un cliché du monarque, attablé à une terrasse parisienne en compagnie de Jamel Debbouze et de l’artiste Michel Polnareff, avait fait le tour de la Toile. Sur la table, posés devant le roi, trônaient quelques livres. Aux couvertures, on pouvait deviner qu’il s’agissait d’ouvrages de Rachid Benzine : La République, l’Église et l’Islam et Les nouveaux penseurs de l’Islam. L’islamologue et l’humoriste sont tous deux originaires de la même ville : Trappes. Debbouze n’a jamais caché sa proximité avec le roi du Maroc. En 2001 déjà, on le trouvait assis aux côtés de Mohammed VI au Festival international du film de Marrakech. Depuis on les dit même amis. Quant à Benzine, il avait rencontré Mohammed VI alors que celui-ci était encore prince héritier, en France, en 1999.

Autour de la table également: les ministres des Affaires étrangères français et marocain Jean-Marc Ayrault et Nasser Bourita, les ministres françaises de la Culture et de l’Environnement, Audrey Azoulay et Ségolène Royal, le président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang et celui de la Fondation nationale des musées marocains Mehdi Qotbi. Azoulay est la fille de André Azoulay, conseiller de Mohammed VI après avoir été celui de son père, Hassan II. Jack Lang et Mehdi Qotbi sont quant à eux deux amis de longue date. Lang est un « habitué » du Maroc, où il voyage souvent et Qotbi, lui, ne cache plus ni sa proximité avec Mohammed VI, ni son rôle diffus et informel de lobbyiste, à l’aise dans le monde de la culture et fort d’un important réseau.

Jihadisme et réchauffement climatique au menu des discussions

Ce déjeuner répondait à celui organisé lors d’une visite du président français à Tanger, en septembre 2015.Toujours selon l’Élysée, François Hollande et Mohammed VI ont évoqué, entre autres questions, la lutte contre le jihadisme et le réchauffement climatique, le Maroc ayant organisé en novembre 2016 la COP22 dans la continuité de l’Accord de Paris conclu un an plus tôt. A l’ordre du jour de cette rencontre devait également figurer le retour du Maroc au sein de l’Union africaine en début d’année, ainsi que sa volonté d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le Maroc a mené ces derniers mois une vaste offensive diplomatique en Afrique, marquée par des visites de Mohammed VI dans plusieurs pays du continent et la signature de nombreux accords et conventions. François Hollande devait également remercier le roi pour la contribution de 1,5 million d’euros apportée par son pays à un fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l’humanité menacé notamment par le terrorisme et les guerres au Proche-Orient.

Jeuneafrique.com

Les cinq pays africains où l’emploi est le plus menacé par la robotisation

avril 15, 2017

Un atelier de couture à Maseru, au Lesotho, en 2004. © BEN CURTIS/AP/SIPA

L’automatisation du travail qui devrait remplacer jusqu’à 50% des métiers actuels ne laissera pas le continent africain indemne.

Cinq pays africains sont tout particulièrement concernés par l’essor de la robotisation qui rendra automatisables jusqu’à 50% des métiers actuels, selon une étude du cabinet McKinsey récemment parue dans la revue scientifique Harvard Business Review.

« Aujourd’hui, près de la moitié des activités pour lesquelles des gens sont payés dans l’économie globale ont le potentiel pour être automatisés via une technologie adaptée », écrivent les trois co-auteurs.

Pour réaliser cette étude, le cabinet McKinsey a étudié les 46 pays sur près de 200 qui représentent à eux tous 80% de la main d’œuvre globale. Dans le monde, le pourcentage d’activités automatisables varie de 41,1% pour le Koweït à 55% pour le Japon, pour la projection la plus haute.

Sur le continent africain, cinq pays se détachent des autres : le Kenya (51,9%), suivi du Maroc (50,9%) puis de l’Égypte (48,7%), du Nigeria (45,7%) et de l’Afrique du Sud (41%).

Rester compétitif

Le cabinet McKinsey divise les pays étudiés en trois catégories. Viennent d’abord les économies développées à la population vieillissante, comme la France ou les États-Unis. Dans leur cas, l’automatisation devrait leur fournir la hausse de productivité nécessaire pour tirer leur croissance économique vers le haut.

Dans les pays émergents dont la population est également vieillissante, comme le Brésil, la Chine ou la Russie, l’automatisation doit seulement permettre de maintenir le PIB par tête actuel.

Enfin, arrivent les économies émergentes avec une population jeune, catégorie dans laquelle on retrouve notamment l’Afrique du Sud et le Nigeria. Dans ces derniers pays, la croissance continue de la population en âge de travailler pourrait soutenir le maintien actuel du PIB par tête, selon le cabinet McKinsey.

Cependant, « en raison de leurs attentes élevées en termes de croissance, et afin de rester compétitifs à l’échelle mondiale, l’automatisation ainsi que des mesures d’accroissement de la productivité seront nécessaires pour soutenir leur développement économique », ajoutent les auteurs sans préciser la nature exacte de ces mesures.

Jeuneafrique.com par

Maroc : le roi Mohammed VI attendu par Donald Trump ce week-end

avril 14, 2017

Mohammed VI, le roi du Maroc, après sa rencontre avec François Hollande, à Paris, le 9 février 2015. © Christophe Ena/AP/SIPA

En vacances en Floride, le souverain marocain sera l’hôte d’un déjeuner offert par le président américain, dimanche 16 avril.

Après une semaine de vacances à Cuba, le roi du Maroc est arrivé, jeudi 13 avril, à Miami, en Floride. Selon des sources proches du Palais, il doit rencontrer le président américain, Donald Trump, ce week-end.

Mohammed VI sera l’hôte d’un déjeuner offert par le président américain, dimanche 16 avril.

Le roi du Maroc sera ainsi le deuxième chef d’État africain à rencontrer Donald Trump, après le président égyptien Abdefettah Al-Sissi. Lundi 27 mars, ce dernier a été reçu à la Maison Blanche et félicité par Trump pour « son travail fantastique » à la tête de son pays.

Sahara occidental

Mohammed VI est parti de Cuba, jeudi 13 avril, à bord d’un avion du roi Salman d’Arabie Saoudite. Il a profité de son séjour à La Havane pour rencontrer des responsables cubains. Des contacts qui pourraient présager de la normalisation des relations entre les deux pays, après 37 ans de gel à cause du soutien apporté par Cuba au Polisario.

Ce mois d’avril, comme chaque année, le dossier du Sahara est de retour à l’agenda du Conseil de sécurité. Les intentions de la nouvelle administration américaine à ce sujet ne sont pas encore connues.

Jeuneafarique.com

Maroc : « le sexe, l’argent et le désir de vengeance » comme mobiles de l’assassinat du député Abdellatif Merdas

mars 27, 2017

Des policiers marocains à Casablanca le 11 juin 2014. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

La justice marocaine a estimé ce lundi que l’assassinat du député marocain, Abdellatif Merdas, le 7 mars à Casablanca, ne comportait aucun caractère politique ou terroriste. Seuls motifs selon le procureur général : « Le sexe, l’argent et le désir de vengeance ».

L’enquête a conclu que ce crime « ne revêt aucun caractère politique, ni terroriste, ni de bande criminelle organisée », a déclaré lors d’une conférence de presse le procureur général de Casablanca, Hassan Matar.

Les mobiles sont « le sexe, l’argent et le désir de vengeance », a expliqué le procureur général.

Abdellatif Merdas, 53 ans, député de l’Union constitutionnelle (UC) pour la circonscription de Ben Ahmed, avait été tué en soirée devant son domicile par des tirs de fusils de chasse. Le ou les assaillants étaient parvenus à prendre la fuite.

La veuve de la victime mise en cause

Au lendemain de l’assassinat, la police avait annoncé l’arrestation d’un premier suspect, proche d’une jeune femme en relation avec la victime, qui avait ensuite été mis hors de cause.

Vendredi, la police a fait état de trois nouvelles interpellations, dont la veuve de la victime, soupçonnée d’être l’instigatrice du crime, en complicité avec son amant, un élu local. Une quatrième personne est en fuite à l’étranger et un mandat d’arrêt international a été émis par le Maroc.

À la demande du parquet, une reconstitution a été organisée dimanche, sous l’œil d’une foule de journalistes et dont les images ont fait le tour des télévisions locales.

Les trois mis en cause ont été déférés au parquet ce lundi matin pour notamment « constitution d’une bande criminelle, homicide volontaire avec préméditation et guet-apens », a précisé le procureur.

Écoutes téléphoniques

Le tireur présumé est un élu local du RNI (Rassemblement national des indépendants) dans l’arrondissement de Sbata, un quartier de Casablanca. Il était un ancien voisin et l’amant de longue date de la veuve de la victime, selon la presse locale. Sa sœur, une « chiromancienne » et amie de l’épouse du député tué, figure également parmi les personnes arrêtées, toujours selon la presse, qui explique que les suspects auraient été confondus par des écoutes téléphoniques.

Les homicides par balle sont rares au Maroc, où très peu d’armes à feu circulent illégalement. Les incidents par armes blanches sont plus courants, et sont surtout le fait de la petite délinquance.

 

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : décès au Maroc de Mathias Doué, ancien chef d’état-major des armées

mars 23, 2017

Mathias Doué à Abidjan le 22 décembre 2002. © Georges Gobet /AP/SIPA

Le général Mathias Doué est décédé ce jeudi à la mi-journée au Maroc. Il fut chef d’état-major de l’armée ivoirienne de 2000 à 2004.

Malade depuis plusieurs mois, Mathias Yehamun Doué, l’ancien chef d’état-major de l’armée ivoirienne, est décédé jeudi 23 mars à la mi-journée au Maroc, où il séjournait depuis peu. Il avait 71 ans. La nouvelle de la mort du père adoptif de la sprinteuse Murielle Ahouré s’est répandue comme une traînée de poudre à Abidjan. Et pour cause, ce général de division, surnommée « le Chinois », fut un acteur majeur de l’histoire de la Côte d’Ivoire depuis le coup d’État militaire de 1999 jusqu’à la rebellion armée de septembre 2002.

Issu d’une famille plutôt modeste, Mathias Doué, un Guéré de l’ouest ivoirien élevé à Bonoua en pays abouré, a commencé sa carrière militaire après un court parcours de juriste. Sous le président Félix-Houphouët-Boigny, il est nommé à la tête de l’escadron blindé de reconnaissance d’Abidjan, puis du premier bataillon blindé d’Akouédo. Son chef d’état-major est alors le général Robert Gueï.

Mais Houphouët se méfie de ce militaire à qui l’on prête des opinions « progressistes » et l’envoie pendant cinq ans comme attaché militaire à Pékin puis à Tokyo. C’est de ce passage en Extrême-Orient que lui viendra le surnom « le Chinois ».

Coup d’État de 1999

Il sera ensuite membre du cabinet du ministère de la Défense sous la présidence d’Henri Konan Bédié avant de participer au coup d’État contre ce dernier dirigé par Robert Gueï en décembre 1999. Le chef de la junte en fit son ministre des Sports – Doué eut notamment comme conseiller spécial un certain Basile Boli, figure du football africain – avant de le nommer chef d’état-major.

En octobre 2000, Laurent Gbagbo remporte l’élection présidentielle. À peine arrivé au pouvoir, ce dernier nomme Mathias Doué chef d’état-major des Fanci (les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire). Apprécié du couple présidentiel, proche de la sœur de Laurent Gbagbo, Jeannette Koudou, Mathias Doué est alors au cœur du système Gbagbo. La tentative de coup d’État de septembre 2002 et la guerre civile qui s’ensuit contre les rebelles des Forces nouvelles lui seront fatales.

Opération Dignité en 2004

Dans la ligne de mire des faucons de l’entourage du président Gbagbo, Doué est jugé responsable de l’échec de l’ »opération Dignité » – la tentative avortée de reprise de Bouaké et de reconquête du Nord, début novembre 2004. Il sera limogé le 13 du même mois. Accusé d’avoir voulu renverser Gbagbo, le général disparaît alors pendant plusieurs mois.

On le retrouve finalement en mai 2005 sur les ondes de RFI où, après avoir quitté discrètement la Côte d’Ivoire, il déclare vouloir obtenir le départ du président Laurent Gbagbo « par tous les moyens », si la communauté internationale ne prend pas les devants. Très discret par la suite, Mathias Doué sera cité dans le coup d’État manqué contre Gbagbo de décembre 2007. Une thèse jugée peu crédible.

Après l’élection d’Alassane Ouattara, Mathias Doué mettra fin à son son exil à l’étranger. Le désormais retraité intégrera d’abord le Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC) avant de couler des jours tranquilles à Abidjan.

Jeuneafrique.com par et

Maroc: un député tué par balles à Casablanca

mars 8, 2017

Rabat – Un député marocain a été assassiné par balles mardi soir à Casablanca, et un suspect a été arrêté peu après en lien avec ce crime, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Abdellatif Merdas, 53 ans, a été tué dans la soirée devant son domicile, a indiqué dans un communiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN, police).

Les policiers ont retrouvé vers 22H00 (locales et GMT) son « corps inanimé (…) à l’intérieur de sa voiture personnelle ». La victime a « reçu trois coups de feu tirés d’un fusil de chasse », a précisé la DGSN.

Grièvement atteint à la tête, la victime a succombé peu après à ses blessures, selon des médias en ligne marocains. Ces mêmes sites ont diffusé des photos du lieu du crime et de la voiture aux vitres brisées autour de laquelle s’affairaient des policiers ainsi que des proches éplorés du parlementaire.

Le ou les assaillants ont pu « prendre fuite vers une destination inconnue », selon la DGSN. « Les premiers témoignages recueillis sur la scène de crime font état d’une voiture privée de couleur noire qui rôdait autour du domicile » de la victime.

M. Merdas était député de l’Union constitutionnelle (UC, parti libéral) pour la circonscription de Ben Ahmed, localité à une soixantaine de km au sud-est de Casablanca.

Les premières éléments de l’enquête « ont permis de recueillir des preuves matérielles de l’implication présumée d’un individu originaire de la ville de Ben Ahmed dans ce crime », toujours selon la police.

Le suspect, âgé de 27 ans et aux antécédents judiciaires, avait déjà « menacé la victime pour des différends personnels à caractère privé ».

Il a été interpellé à son domicile à Ben Ahmed, où les perquisitions ont permis « la saisie de deux armes de chasse et de cartouches semblables à celles utilisées dans cet homicide ».

Ces armes vont être soumises à une expertise balistique par la police scientifique, a ajouté la police.

Les homicides par balles sont rares au Maroc, où très peu d’armes à feu circulent illégalement. Les incidents par armes blanches sont plus courant, et surtout le fait de la petite délinquance.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mars 2017 13h16)             

Le Maroc annonce son retrait d’une zone contestée au Sahara occidental

février 26, 2017

Rabat – Le Maroc va se retirer à partir de dimanche d’une zone contestée au Sahara occidental, théâtre de vives tensions avec les indépendantistes du Front Polisario, a-t-on appris dimanche de source officielle.

« Le royaume du Maroc procèdera, dès aujourd’hui (dimanche), à un retrait unilatéral de la zone » de Guerguerat, à la frontière avec la Mauritanie, dans le sud-ouest du Sahara occidental, a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le texte ne donne aucune précision sur les modalités de ce retrait.

Disant vouloir lutter « contre la contrebande », l’armée marocaine avait entamé mi-août près de cette localité la construction d’une route goudronnée au delà de son mur de défense, une barrière de sable qui marque la frontière du Sahara occidental sous contrôle marocain.

Les indépendantistes du Polisario ont depuis lors multiplié les incursions dans cette zone, les médias proches de ce mouvement faisant état en décembre dernier de patrouilles de ses combattants et d’installation d’une « base d’appui ».

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental, immense étendue désertique, est sous contrôle du Maroc depuis 1975. Soutenu par l’Algérie, le Polisario réclame un référendum d’autodétermination alors que Rabat, qui contrôle la région et considère le Sahara comme une « cause nationale », propose une autonomie sous sa souveraineté.

Les armes se sont tues depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu en 1991, et l’ONU maintient sur place une force de paix comptant environ 250 casques bleus et chargés notamment de surveiller le cessez-le-feu.

L’annonce du retrait de Guerguerat, « sur instruction » du roi Mohammed VI, intervient après une demande en ce sens du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, explique le communiqué.

Vendredi, Mohammed VI s’était entretenu au téléphone avec M. Guterres pour « attirer son attention sur la situation grave » dans cette zone. Il avait dénoncé les « incursions répétées des éléments armés du +Polisario+ » et appelé l’ONU à « des mesures urgentes » pour y mettre fin.

Dans son communiqué dimanche, le Maroc dit « espérer que l’intervention du Secrétaire général (de l’ONU) permettra de revenir à la situation antérieure dans la zone concernée, de préserver intact son statut, de garantir la fluidité du trafic routier et, ainsi, de sauvegarder le cessez-le-feu ».

Selon la presse marocaine, seule une portion de la route contestée –longue de 4 km– a été asphaltée par les autorités marocaines.

Les travaux des pelleteuses ont été interrompus depuis les incursions du Polisario, qui se sont multipliées à partir de décembre, selon la même source.

Ces mêmes incursions ont débuté un mois avant le retour fin janvier du Maroc au sein à l’Union Africaine (UA), et visaient notamment « à torpiller ce processus », selon Rabat, engagé dans une vaste offensive diplomatique sur le continent.

Ce regain de tension a fait craindre une possible reprise des hostilités, le quotidien américain New York Times titrant même en janvier dernier, à propos du Sahara occidental, sur la « prochaine guerre en Afrique du nord ».

Romandie.com avec(©AFP / 26 février 2017 17h55)             

Le Maroc demande son adhésion à la Cedeao

février 25, 2017

Le roi Mohammed VI à Ouarzazate le 4 février 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

En formulant la demande d’adhésion à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, le Maroc confirme son intention de renforcer un pôle nord-ouest africain.

La nouvelle est tombée mais n’a pas surpris grand monde. Vendredi 24 février, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères envoyé à Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de l’organisation, le Maroc a demandé d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), où il jouit déjà d’un statut d’observateur.

Changement de voilure

Le 30 janvier, au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le roi du Maroc avait enterré l’Union du maghreb arabe (UMA), estimant que « sa flamme s’est éteinte parce que la foi dans un intérêt commun a disparu». Désormais, le Maroc considère que « la famille africaine est sa famille de référence ». Un autre sujet de divergence avec ses voisins algérien et mauritanien, qui, eux, croient encore au vieux rêve maghrébin et souhaiteraient le réanimer. 

Pôle nord-ouest africain

Depuis la conclusion du projet d’extension du pipeline ouest-africain entre le Maroc et le Nigeria en décembre dernier, les responsables politiques du royaume parlent de plus en plus ouvertement de leur intention de créer un pôle nord-ouest-africain. L’activisme de la monarchie marocaine dans cette partie de l’Afrique est manifeste depuis plusieurs années. Mohammed VI a effectué 23 visites dans 11 pays de la région, signant plusieurs centaines d’accords.

Après la Zambie et la Guinée, il est arrivé le 24 février à Abidjan pour une visite très économique. Les deux pays sont liés par des accords dans presque tous les domaines dont le plus important est le réaménagement de la baie de Cocody. 

Jeuneafrique.com par Nadia Lamlili