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France-Marseille: Yvan Colonna est mort, trois semaines après son agression par un détenu radicalisé en prison

mars 22, 2022

Yvan Colonna est mort, trois semaines après son agression en prison

Le militant indépendantiste corse, condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac en 1998, est décédé ce lundi, après avoir été violemment agressé en prison le 2 mars dernier par un détenu djihadiste.

Après vingt jours de coma, Yvan Colonna est décédé aujourd’hui à l’hôpital de Marseille, selon l’avocat de la famille de l’homme qui purgeait une longue peine à la maison centrale d’Arles pour l’assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998. Yvan Colonna était dans le coma depuis le 2 mars dernier après son agression mortelle par Franck Elong-Abe, un détenu terroriste islamiste connu pour son extrême dangerosité, mais bénéficiant cependant d’un poste d’auxiliaire sportif au sein de la maison centrale. Le parquet national antiterroriste, qui s’est prononcé en faveur de la qualification d’attentat terroriste, s’était dans la foulée saisi de l’affaire.

Outre cette enquête judiciaire, une inspection est en cours, menée par l’inspection générale de la justice, sur les conditions du drame trouvant leur source dans la gestion carcérale des protagonistes, tous deux sous « le statut de détenu particulièrement signalé ». Enfin, la Commission des lois a ouvert un cycle d’audition à la suite de cette tentative d’assassinat.

Une triple déflagration

Le drame a eu l’effet d’une triple déflagration politique. En effet, dans les jours qui ont suivi l’agression, la Corse s’est enflammée durant plus de dix jours, provoquant des heurts violents avec les forces de l’ordre au point d’obliger Jean Castex, le premier ministre, à céder sur la question de l’autonomie de l’Ile de Beauté. Gérald Darmanin s’était rendu sur place dès le 17 mars pour une visite de trois jours, afin d’engager sur ce thème délicat les premières discussions avec les représentants corses, à commencer par Gilles Siméoni, président du Conseil exécutif de Corse, afin de calmer les tensions dans l’île. Au terme de l’accord passé entre l’État et la représentation corse, le gouvernement s’est engagé à entamer à marche forcée des négociations dès la première semaine du mois d’avril afin de définir le cadre de cette future autonomie. Il s’est également engagé à aboutir à un accord avant la fin de l’année 2022.

Lundi soir, peu après l’annonce de la mort d’Yvan Colonna, seuls quelques rassemblements spontanés ont eu lieu en Corse, l’un d’une trentaine de personnes devant la cathédrale à Ajaccio, et l’autre d’une quarantaine de personnes devant le Palais de Justice de Bastia, chaque fois dans le calme.

Mais la mort d’Yvan Colonna a également relancé la question du statut des détenus corses et plus particulièrement des membres du Commando Erignac, dont les principaux acteurs sont Alain Ferrandi et Pierre Alessandri. Ces derniers demandent depuis 2018 la levée de leur statut de «détenus particulièrement signalés» pour bénéficier d’un transfert à la prison de Borgo et d’aménagements de peine. Des demandes dont ils ont été systématiquement déboutés jusqu’au lendemain du drame puisque leur statut a été levé le 10 mars dernier. Yvan Colonna était dans la même logique de procédure depuis juillet 2021, fin de sa peine de sûreté de vingt ans. Cependant, comme l’ont rappelé les députés Bruno Questel et François Pupponi – derniers à avoir vu l’activiste vivant en détention -, lors de la première audition de la Commission des lois mercredi dernier, « Yvan Colonna avait renoncé à se présenter devant la Commission nationale d’évaluation, au vu des demandes rejetées des détenus Ferrandi et Alessandri. S’il s’était rendu à cette audience, il ne serait pas mort sous les coups de ce terroriste islamiste », ont-ils rappelé.

La justice avait cependant accordé jeudi une suspension de peine «pour motif médical», à la demande de ses avocats. La loi prévoit en effet qu’une peine de prison puisse être suspendue en cas de pronostic vital engagé.

Mais la mort d’Yvan Colonna relance un autre débat brûlant, celui de la gestion des détenus terroristes islamistes en prison, de la réalité de leur suivi, de la détection de leur dangerosité et de la rigueur de leur détention. Un thème d’autant plus aigu que l’on compte dans les prisons françaises 500 condamnés pour terrorisme islamiste et presque autant de détenus de droit commun radicalisés. Hier soir, la Corse retenait son souffle, laissant la place au deuil.  

Avec Lefigaro.fr par Paule Gonzalès

France-« La cinquième vague arrive sur un hôpital qui est exsangue » : Laurent Zieleskiewicz, médecin anesthésiste-réanimateur

janvier 7, 2022

Le professeur, chef de service adjoint du département d’anesthésie-réanimation de l’hôpital Nord de Marseille, dresse un constat d’échec sur l’état de l’hôpital face à l’augmentation des contaminations au Covid-19 liées au variant Omicron.

« Deux ans après le début de l’épidémie de Covid-19, je ressens un double sentiment de déception et d’inquiétude. La cinquième vague arrive sur un hôpital qui est exsangue. Une grande partie du personnel soignant a démissionné et ceux qui restent sont extrêmement fatigués. Aujourd’hui, paradoxalement, nous pouvons ouvrir moins de lits de réanimation supplémentaires qu’aux premiers mois de la crise. Nous avons les machines, mais pas les infirmières. C’est un constat d’échec.

A l’époque, on criait “Du fric pour l’hôpital !” en pensant que le Covid-19 montrerait le rôle indispensable de nos établissements. Près de vingt-quatre mois plus tard, on se retrouve encore plus fragilisés. Le Ségur de la santé devait améliorer l’attractivité de nos métiers. Le dispositif est clairement insuffisant.

« On ne peut pas nous demander d’être un réservoir de lits en cas de pandémie, d’être le recours pour les greffes, les traumatisés graves, de former 100 % des médecins en France et d’être rentable. »

Dans notre service à l’hôpital Nord de Marseille, nous avons ouvert cinq lits de plus, ce qui correspond à une augmentation de 33 % de notre capacité. Pour l’instant, cela reste suffisant. On sélectionne les patients, comme on le fait toujours en réanimation, en fonction du bénéfice individuel face à des techniques très invasives et en évitant tout acharnement thérapeutique, mais on n’en est pas à faire un tri parce qu’il ne reste qu’une place.

Le variant Omicron nous inquiète. Sera-t-il moins virulent que le Delta ? Plus les jours passent, plus cela semble se confirmer. Mais, quand on sait qu’il y a 5 millions de non-vaccinés en France et que, grosso modo, on peut encore ouvrir 2 000 lits de réanimation, le ratio n’est pas du tout en notre faveur. Le risque d’être submergé existe toujours.

J’ai signé une tribune avec plus de 500 médecins de l’AP-HM pour inciter les Marseillais à se faire vacciner… Elle traduit notre sentiment de gâchis quand on voit arriver des gens en réanimation alors qu’une injection et des rappels auraient pu leur éviter ça. C’est un gâchis aussi pour les autres patients dont on déprogramme les soins. Dans nos services, il n’y a aucun sceptique à propos du vaccin.

On est choqué de voir que, dans les débats télévisés, certains hommes politiques font de la récupération sur ce sujet et qu’on donne le même temps de parole à ceux qui sont pour et à ceux qui sont contre. La leçon qu’il faut tirer, c’est d’arrêter de gérer l’hôpital public à l’infirmière près. On ne peut pas nous demander d’être un réservoir de lits en cas de pandémie, d’être le recours pour les greffes, les traumatisés graves, de former 100 % des médecins en France et d’être rentable.

Cette obsession doit laisser place à l’obsession du soin, comme lors de la première vague. Nous avons besoin d’un plan Marshall et je suis étonné que cela ne soit pas central dans la campagne présidentielle. Car l’hôpital est un bien commun qu’il faut préserver à tout prix. »

Avec Le Monde par Gilles Rof(Marseille, correspondant)

Environnement : ouverture du congrès mondial de la nature à Marseille

septembre 3, 2021

Le président français, en visite à Marseille, participera à l’inauguration du congrès. Plus de 5 000 participants sont inscrits à cette édition hybride.

Ce vendredi 3 septembre s’ouvre à Marseille la plus grande rencontre pour la protection de la nature : le congrès mondial de l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN). Objectif ? Donner un coup de fouet à la défense de la planète, mise à mal par l’Homme. En effet, selon les experts de l’ONU, la biodiversité s’effondre, avec jusqu’à un million d’espèces animales et végétales menacées de disparition. La nature « décline plus vite que jamais dans l’histoire humaine », avertissaient-ils déjà en 2019.

Un déclin, souvent qualifié de « sixième extinction de masse », qui met en péril les conditions mêmes de l’existence humaine sur terre, comme l’ont montré récemment les catastrophes climatiques à répétition. « Nous faisons face à des défis immenses », a alerté le secrétaire général de l’UICN Bruno Oberle, lors d’un sommet en ligne des peuples indigènes, quelques heures avant l’ouverture officielle du Congrès dans la cité phocéenne. « Nous voyons le climat changer avec de graves conséquences pour nos sociétés. Nous voyons disparaître la biodiversité et la pandémie frapper nos économies, nos familles, notre santé. Et nous savons que tous ces défis sont liés à notre comportement humain. » 

« Vivre en harmonie avec la nature »

Ainsi, le président français Emmanuel Macron participera à l’inauguration du congrès, qui durera jusqu’au 11 septembre prochain, sous un format « hybride » – en présence et en ligne –, Covid-19 oblige. Plus de 5 000 participants sont inscrits, dont 3 600 à Marseille, contre 15 000 espérés. « Notre objectif commun est d’inscrire la nature au sommet des priorités internationales – car nos destins sont intrinsèquement liés : planète, climat, nature et communautés humaines », a rappelé le chef de l’État.

Ce dernier effectuait quelques heures plus tôt, une sortie en mer dans le célèbre parc naturel des Calanques, annonçant la tenue en France d’un « One ocean summit » fin 2021 début 2022. L’état des océans, affectés par le réchauffement climatique comme par la pollution, notamment plastique, est un des sujets importants du congrès. Ils sont en effet un des principaux puits de carbone naturels de la planète.

En dépit de cette urgence environnementale, les États n’ont pas tenu leurs engagements afin d’inverser la tendance en matière de biodiversité sur la décennie 2010-2020. Le congrès de l’UICN jouera ainsi un rôle important dans le nouveau processus à mettre en place pour 2020-2030 : en réunissant une large palette d’acteurs – gouvernements, ONG, société civile, entreprises – et en définissant des priorités.

L’UICN doit voter une série de motions 

Dès samedi 4 septembre, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN permettra d’ailleurs de prendre la mesure de la poursuite de la destruction de notre environnement si l’inaction perdure. L’UICN doit voter une série de motions lors du congrès, notamment une déclaration finale, qui devrait porter sur « la place de la nature dans les plans de relance économique post-Covid », « une nouvelle stratégie mondiale de la biodiversité ambitieuse » s’accompagnant d’un « plan d’action mondial pour les espèces », et « la contribution de la nature à la lutte contre le changement climatique », a indiqué Sébastien Moncorps, directeur de l’UICN France.

De plus, alors que l’hypothèse d’une transmission du virus Covid-19 de la faune sauvage à l’homme est centrale pour expliquer l’origine de la pandémie, la question de la santé dans le rapport de l’homme à la nature sera également un point essentiel. 

Autre nouveauté, le congrès, qui se tient pour la première fois en France depuis la création de l’UICN en 1948, comprendra une partie dédiée au grand public. Car si les politiques publiques peinent à évoluer, « la sensibilisation du public est bien plus grande » que lors du dernier congrès en 2016, tout comme celle du monde économique, se réjouit Gavin Edwards de WWF International.

Deux fois reporté à cause de la pandémie, le congrès s’inscrit donc dans un important cycle de négociations devant conduire à la COP15 biodiversité qui se tiendra en Chine en avril 2022. Lors de cette conférence, la communauté internationale doit notamment adopter un texte visant à « vivre en harmonie avec la nature » à l’horizon 2050, avec des objectifs intermédiaires pour 2030

Par Le Point avec AFP

France: Raoult accuse le patron des hôpitaux de Marseille d’être là « pour faire le ménage »

août 23, 2021
Raoult accuse le patron des hopitaux de Marseille d'etre la "pour faire le menage"
Raoult accuse le patron des hôpitaux de Marseille d’être là « pour faire le ménage »© AFP/Archives/Christophe SIMON

Le nouveau directeur général des hôpitaux publics de Marseille (AP-HM) est là « pour faire le ménage », a accusé lundi Didier Raoult, le directeur de l’IHU Méditerranée Infection, à la retraite fin août et que l’AP-HM ne veut pas prolonger.

« Il arrive pour faire le ménage et je fais partie des objets dont il voudrait faire le ménage », a insisté le professeur Raoult, dans un entretien à CNews depuis l’IHU: « C’est le grand copain de Hirsch, et comme j’ai dit ce que je pensais de la gestion de Paris, qui a été absolument épouvantable, il m’en veut beaucoup ».

Ex-adjoint de Martin Hirsch, le directeur général de l’AP-HP, les hôpitaux publics parisiens, François Crémieux a pris les fonctions de directeur général de l’AP-HM en juillet et a confié au Monde vouloir lancer le processus de recrutement d’un successeur au professeur Raoult.

Au 31 août, M. Raoult, promoteur d’un traitement controversé des malades du Covid-19 via une bithérapie associant hydroxychloroquine et azithromycine, sera officiellement à la retraite en tant que professeur des universités-praticien hospitalier.

« J’aurais pu être recruté comme praticien hospitalier contractuel pendant encore deux ans, ça rapporterait plus de deux millions d’euros par an à l’Assistance publique, du fait de mon activité scientifique qui génère de l’argent », plaide M. Raoult, en soulignant que la décision sur sa demande de prolongation sera prise par le conseil d’administration de la Fondation qui chapeaute l’IHU.

Dans ce conseil, « le représentant de l’Assistance publique (NDLR: M. Crémieux pour l’AP-HM) n’a qu’une voix » sur 18, a souligné M. Raoult, en précisant qu' »une réunion (était) prévue mi-septembre avec les six membres fondateurs de l’IHU », dont l’AP-HM, avant un conseil d’administration.

Interrogé sur la stratégie vaccinale, M. Raoult a expliqué être favorable aux « vaccinations d’encerclement »: « Il faudrait se focaliser sur les populations à risque, les plus de 65 ans et les gens avec pathologies (…), la généralisation de la vaccination chez les enfants ne me paraît pas une urgence absolue ».

Globalement favorable « à la conviction plus qu’à l’obligation brutale », M. Raoult a également précisé être « plus pour les vaccins à virus inactivé, renforcés éventuellement par des adjuvants, que pour les vaccins à ARN » messager.

Avec Le Point par AFP

Coronavirus: L’Angleterre va prolonger son confinement jusqu’à mars

janvier 27, 2021

CORONAVIRUS: L'ANGLETERRE VA PROLONGER SON CONFINEMENT JUSQU'À MARS

©Reuters/TOBY MELVILLE 

LONDRES (Reuters) – L’Angleterre va prolonger son confinement national jusqu’au 8 mars et la Grande-Bretagne imposera une quarantaine aux voyageurs en provenance de certains pays à risque, a annoncé mercredi le Premier ministre, Boris Johnson.

La Grande-Bretagne a vu le nombre des contaminations s’envoler en fin d’année avec la découverte d’un nouveau variant plus contagieux dans le sud-est de l’Angleterre.

Le seuil des 100.000 morts dus au COVID-19 a été franchi mardi au Royaume-Uni, premier pays européen à atteindre ce cap symbolique, ce qui soulève des questions sur la gestion de la crise par Boris Johnson.

Un confinement national a été décrété début janvier en Angleterre, les écoles et les restaurants sont fermés et la population est invitée à rester chez elle autant que possible.

Boris Johnson a déclaré au Parlement qu’il espérait que ces efforts permettront aux écoles, dont il a fait une priorité, de rouvrir leurs portes en premier.

« Nous espérons donc qu’il sera possible de commencer la réouverture des écoles à partir du lundi 8 mars, les autres restrictions économiques et sociales étant supprimées par la suite, lorsque les données le permettront », a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne a interdit l’accès à son territoire aux ressortissants en provenance de 22 pays jugés à haut risque, où de nouvelles souches du coronavirus sont apparues ou pourraient être présentes, comme l’Afrique du Sud et le Portugal.

Le Premier ministre a déclaré que de nouvelles mesures seraient mises en place pour ceux qui sont encore autorisés à venir de ces pays et qui résident en Grande-Bretagne.

« Nous allons exiger de tous ces arrivants qui ne peuvent pas se voir refuser l’entrée qu’ils s’isolent dans des logements fournis par le gouvernement, comme des hôtels, pendant 10 jours sans exception », a-t-il déclaré. « Ils seront accueillis à l’aéroport et mis directement en quarantaine ».

La Grande-Bretagne est le cinquième pays le plus endeuillé au monde.

Interrogé à plusieurs reprises par le chef de file du parti travailliste, Keir Starmer, sur les raisons de la mauvaise santé du pays, Boris Johnson a déclaré qu’il y aurait un temps pour tirer des leçons.

« Il n’y a pas de réponses faciles, le confinement perpétuel n’est pas une réponse », a déclaré le premier ministre britannique.

Reuters par Andy Bruce et Michael Holden (Avec William James et Elizabeth Piper, version française Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot)

France/Coronavirus : Macron va rencontrer le professeur Didier Raoult à Marseille

avril 9, 2020

Lors d’une visite dans la cité phocéenne, ce jeudi après-midi, le chef de l’Etat doit s’entretenir avec le directeur de l’IHU-Méditerranée, qui publie une étude sur l’usage de l’hydroxychloroquine.

Emmanuel Macron rencontre Didier Raoult ce jeudi à Marseille.
Emmanuel Macron rencontre Didier Raoult ce jeudi à Marseille. AFP

C’est une rencontre très symbolique qui doit avoir lieu cet après-midi à Marseille. Selon nos informations, confirmant celles de BFM-TV, le chef de l’État va profiter d’un déplacement dans la cité phocéenne pour s’entretenir avec le professeur Didier Raoult. Le directeur de l’IHU-Méditerranée continue de promouvoir l’usage de l’hydroxychloroquine pour soigner les malades atteints du coronavirus. Avec ses équipes, il finalise ce jeudi une étude réalisée sur 1000 patients traités dans son service. «On est en train de finir l’analyse. Les choses sont très rassurantes sur ce traitement sur lequel on n’a pas eu d’ennui», assurait mercredi Didier Raoult dans une vidéo postée sur Youtube.

Dans la matinée, Emmanuel Macron s’est rendu CHU du Kremlin-Bicêtre pour «rencontrer les équipes hospitalo-universitaires impliquées dans la recherche clinique contre le Covid-19», a indiqué l’Élysée. Le chef de l’Etat y a découvert les «différents essais cliniques conduits pour identifier des traitements contre le virus». «En particulier les études thérapeutiques menées sous l’égide du programme Discovery (INSERM) et l’étude Corrimuno, développée par l’APHP en lien avec le réseau REACTing», explique l’Élysée, sans évoquer la question de la chloroquine.

Didier Raoult, soutenu par de nombreux politiques, notamment au sein de LR, entretient des rapports plus ambigus avec l’exécutif. Comme Le Figaro le relatait la semaine dernière, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a longtemps boudé les avis du médecin, qui a choisi de se mettre en retrait du conseil scientifique. En s’entretenant avec le professeur Raoult, Emmanuel Macron espère le réintégrer dans la chaîne de décision et montrer que l’exécutif ne néglige aucune piste pour combattre le coronavirus.

Avec Le Figaro

Coronavirus: près de 640 passagers débarqués d’un bateau de croisière à Marseille

mars 19, 2020

 

Près de 640 passagers d’un bateau de la compagnie Costa Croisières vont commencer à débarquer jeudi à Marseille, après que plusieurs passagers et membres d’équipage ont été touchés par le Covid-19, a-t-on appris auprès du port de la cité phocéenne.

«Nous allons débarquer 639 passagers, au fur et à mesure, selon leur destination», a confirmé à l’AFP la porte-parole du Grand Port Maritime de Marseille-Fos, en soulignant que cette opération devait débuter vers 18h00. La durée de cette opération n’est par contre pas précisée. «Il s’agit d’une opération de rapatriement organisée par le croisiériste», expliquait-on de même source, en soulignant qu’au total le navire, qui a accosté à Marseille jeudi dans la matinée, comptait encore 1.421 passagers et 850 membres d’équipage.

Avant de descendre, les personnes présentant des symptômes laissant supposer qu’elles pourraient être touchées par le nouveau coronavirus seront testées, a-t-on expliqué du côté de l’Agence régionale de santé. Cette opération de débarquement sera menée avec le concours du bataillon des marins-pompiers de Marseille, notamment pour l’évaluation sanitaire des passagers, précisait-on à la Préfecture maritime de Toulon.

Plusieurs passagers testés positifs au coronavirus avaient déjà été débarqués, lors de différentes escales depuis le départ du bateau de Floride, début mars. Les derniers passagers encore à bord devraient quitter le navire vendredi dans le port italien de Savone.

Les croisiéristes dans la tourmente

Costa Croisières, une compagnie du groupe américain Carnival, a interrompu l’ensemble de ses croisières parties des Etats-Unis suite à la mesure de suspension prise par le président américain Donald Trump vendredi.

Princess Cruises, une autre compagnie du groupe Carnival, avait été particulièrement touchée par la crise du coronavirus, en février, avec la mise en quarantaine du Diamond Princess à Yokohama au

France: Bernard Tapie soigne son cancer à Marseille grâce à une machine unique

août 20, 2019

 

L’ancien homme d’affaires est soigné pour son double cancer à l’Institut Paoli-Calmettes grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne.

L’histoire d’amour se poursuit entre Marseille et Bernard Tapie. L’homme d’affaires et ancien président de l’OM, âgé de 76 ans, a expliqué dans une interview à La Provence, dont il est l’actionnaire, se faire soigner d’un double cancer de l’œsophage et de l’estomac à l’Institut Paoli-Calmettes, dans le 9e arrondissement de Marseille.

Le choix de cet établissement n’est pas le fruit du hasard : il est le seul en France à posséder une nouvelle technologie potentiellement capable de détruire ses cellules cancéreuses. La «chimiothérapie très dure» qu’il subit depuis le début de l’été pour détruire les métastases sur sa gorge et son œsophage n’est en effet possible que grâce à une machine ultra-précise que l’on ne trouve que dans la cité phocéenne. «Quand il (le professeur Spano, son médecin, NDLR) m’a dit que la seule en service était à Marseille, je me suis mis à pleurer», déclare-t-il à La Provence. «L’idée que tu vas avoir ta vie sauvée grâce à Marseille, quand tu vois ce que les Marseillais m’ont donné ces deux dernières années encore, ça m’a bouleversé», poursuit-il.

Dans une interview à RTL, la cancérologue Laurence Moureau-Zabotto, qui s’occupe du traitement de Bernard Tapie, précise que la technologie «unique» dont va profiter l’ancien ministre est «une machine de radiothérapie, couplée à une IRM. On fait le contour de la tumeur à traiter sur l’IRM et non sur un scanner ce qui, pour beaucoup de tumeurs, augmente la précision des traitements». «Il part battant, il est plein d’espoirs», poursuit-elle sur BFMTV.

«Marseille, ce n’est pas que l’OM»

Cette innovation coûte 9 millions d’euros et seuls 60 patients ont pu en bénéficier depuis sa mise en service à Marseille il y a environ six mois. Bernard Tapie entend bien faire connaître l’excellence médicale de Marseille, comme il le confie à La Provence : «J’ai été député de Marseille et je n’avais pas réalisé à quel point la ville excelle dans le domaine médical (…) Les gens ne se rendent pas compte de l’état d’avancement, de la compétence qu’il y a ici. Il y a à Marseille des labos que seuls des labos américains pourraient concurrencer. Cela doit se savoir! Marseille, ce n’est pas que l’OM, les quartiers Nord et des immeubles insalubres! Autant vous dire que ma passion pour Marseille, qui était déjà immense, l’est encore plus !», a-t-il confié.

En septembre 2017, la famille de l’homme d’affaires avait confirmé qu’il souffrait d’un cancer de l’estomac. Âgé de 74 ans, il était alors soigné à l’hôpital Saint-Louis, à Paris.

Le 9 juillet dernier, il a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris alors qu’il était jugé pour «escroquerie» et «détournement de fonds publics» dans l’affaire de l’arbitrage controversé qui l’oppose au Crédit Lyonnais. «Combattre une injustice m’a donné de la force. Maintenant, reconnaître qu’on n’avait pas tort m’a redonné de la force aussi», indique-t-il à Franceinfo. Et d’ajouter : «Le cancer, il ne faut jamais oublier que ce sont vos cellules malades qui combattent vos cellules saines. C’est un combat intérieur. Plus vous mettez de l’acharnement, de la volonté pour vous battre, plus vous donnez de la force à vos cellules saines».

Par Lefigaro.fr

Marseille: un jeune homme de 17 ans tué par balle

août 4, 2019

 

Un jeune homme de 17 ans a été tué par balles dans les quartiers nord de Marseille dimanche soir, a-t-on appris auprès des pompiers, confirmant une information de La Provence.

Le mineur a été abattu alors qu’il se trouvait sur une place connue pour abriter un trafic de stupéfiants située dans le 15e arrondissement.

Les pompiers ont tenté de ranimer la victime qui était en arrêt cardio-respiratoire à leur arrivée.

Cinq hommes sont décédés depuis le début de l’année dans des règlements de compte liés au trafic de drogue dans la région marseillaise.

Le 11 avril, dans la nuit, un jeune homme de 19 ans avait été tué de deux balles dans le 3e arrondissement de Marseille par deux hommes cagoulés qui se sont enfuis à pied.

Par Le Figaro.fr

Un navire de sauvetage de migrants quitte le port français de Marseille

août 4, 2019

 

Un nouveau bateau affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières, l’Ocean Viking, a quitté dimanche soir le port français de Marseille pour sa première mission de sauvetage de migrants au large de la Libye, ont constaté des journalistes de l’AFP.

À 22 heures, l’Ocean Viking, précédemment baptisé Aquarius, a appareillé du port de Marseille, salué sur le quai par le personnel de SOS Méditerranée qui reste sur place. Ces derniers, émus, ont applaudi le départ de leur collègues à bord du navire qui a pris le couleurs de son nouveau drapeau, norvégien- a pris le relais de l’Aquarius qui, privé de pavillon, avait dû abandonner ses missions en décembre 2018.

Le bâtiment de 69 m de long devrait atteindre la principale zone de naufrage, la Méditerranée centrale, en deux à trois jours.

Au total, 31 personnes sont à bord de l’Ocean Viking pour porter secours aux naufragés prêts à tout pour fuir la Libye: 13 personnes pour SOS Méditerranée, dont neuf marins secouristes et neuf pour MSF dont un médecin, une sage-femme, un médiateur culturel, plus l’équipage.

Par Le Figaro.fr avec AFP