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RDC : plusieurs Casques bleus tués dans une embuscade dans l’est

mai 5, 2015

KINSHASA – Plusieurs soldats de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco) ont été tués mardi dans une embuscade tendue dans le territoire de Beni, dans l’est du pays, a annoncé le chef de la Monusco, Martin Kobler.

C’est avec tristesse et colère que je viens d’apprendre le décès de Casques bleus dans une embuscade près de Béni, un grand carrefour commercial situé dans le nord de la province troublée du Nord-Kivu, a annoncé M. Kobler sur son compte Twitter, sans préciser le nombre de soldats tués.

Interrogé par l’AFP, M. Kobler a expliqué à l’AFP qu’il condamnait fermement ces attaques contre les Casques bleus. Il a exprimé son soutien aux familles des victimes – mortes et blessées – mais n’a pas pu donner un bilan précis. On est en train d’investiguer maintenant, a-t-il simplement indiqué.

L’administrateur du territoire de Beni, Amisi Kalonda, a indiqué qu’il n’avait pas de bilan mais a précisé que l’attaque a ciblé un convoi de soldats tanzaniens tombé dans une embuscade tendue par l’ennemi, l’ADF, les rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées.

Selon lui, l’attaque s’est déroulée dans la région d’Oicha, à une vingtaine de kilomètres au nord de Beni. A une vingtaine de kilomètres plus loin dans la zone de Kokola l’armée affronte des rebelles de l’ADF depuis dimanche dans des combats à l’arme lourde et légère, a signalé l’armée.

L’armée a fait état de 16 morts côté rebelles et de 4 morts et deux blessés côté FARDC (armée). La société civile du territoire de Beni n’a pas de chiffre quant aux pertes chez les rebelles, mais affirme que l’armée a essuyé de lourdes pertes: 28 morts parmi les FARDC, 22 blessés, 8 capturés.

Lundi soir dans un communiqué, M. Kobler avait condamné fermement le fait que l’on ait tiré sur l’un de nos hélicoptères dans le territoire de Beni. Le communiqué précisait que l’attaque avait été perpétrée par des hommes armés non identifiés dans la région d’Oicha.

D’octobre à décembre, plus de 260 personnes, pour l’essentiel des civils (hommes, femmes et enfants), ont été tuées, pour la plupart à l’arme blanche, dans la ville de Beni et ses environs dans une succession de massacres attribués aux rebelles musulmans ougandais de l’ADF.

En décembre, une opération conjointe de l’armée congolaise et de la Monusco avait contribué à ramener le calme mais les tueries n’ont pas cessé totalement et se sont étendues à des zones limitrophes de la Province-Orientale au tournant de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2015 00h00)

RDC : les Nations unies prêtes à soutenir des élections « libres »

février 14, 2015

Martin Kobler (g) et des officiers à Beni, le 23 octobre 2014.
Martin Kobler (g) et des officiers à Beni, le 23 octobre 2014. © AFP

Les Nations unies ont dit vendredi leur « engagement » à soutenir financièrement des élections « libres » en République démocratique du Congo au lendemain de la publication d’un calendrier électoral fixant à novembre 2016 la date de la prochaine présidentielle.

« Je réitère l’engagement des Nations unies à soutenir la RDC pour la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes », déclare Martin Kobler, chef de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) dans un communiqué. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a publié jeudi un « calendrier électoral global » très attendu dans un contexte d’intense crispation politique, qui fixe la date de la prochaine présidentielle au 27 novembre 2016.

Ce scrutin, s’il a lieu, pourrait marquer la première transition démocratique du pouvoir depuis que la RDC a pris son indépendance de la Belgique en 1960. M. Kobler « encourage l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux impliqués dans le processus électoral à tout mettre en oeuvre pour [permettre] l’exécution dudit calendrier ».

Plusieurs « contraintes »

La Céni a averti que la tenue de la présidentielle et des scrutins prévus avant elle dépendait de plusieurs « contraintes » liées notamment au décaissement des quelque 1,1 milliard de dollars dont elle estime avoir besoin pour organiser pas moins de sept élections (dont trois au scrutin indirect) en moins de deux ans. Après les violences meurtrières provoquées en janvier par l’examen de la nouvelle loi électorale – finalement adoptée le 25 janvier – la mise en oeuvre effective du calendrier de la Céni sera au coeur des enjeux politiques des mois à venir.

La RDC traverse une crise politique depuis la réélection du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à l’issue d’un scrutin marqué par des irrégularités massives. Aucune élection n’a eu lieu depuis lors. L’opposition soupçonne M. Kabila, âgé de 43 ans et à qui la Constitution interdit de se représenter en 2016, de chercher à retarder la présidentielle pour rester à son poste au-delà du terme de son mandat, et accuse la Céni d’être inféodée au pouvoir.

Calendrier « irréaliste »

Pour Samy Badibanga, chef du groupe parlementaire UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social, premier parti de l’opposition à l’Assemblée nationale), le calendrier de la Céni est tout simplement « irréaliste » compte tenue du temps imparti pour organiser les élection prévues et des moyens financiers du pays. Pour 2015, le budget de l’Etat s’établit à environ 9 milliards de dollars.

Le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, a assuré au contraire jeudi que le « calendrier était [faisable], pourvu que les fonds soient libérés » à temps, et a appelé la communauté des donateurs étrangers à jouer « aussi sa part ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Expulsions vers la RDC : Brazzaville s’indigne des remontrances de l’ONU

mai 28, 2014

Brazzaville – Les autorités de Brazzaville se sont indignées mercredi des remontrances de l’ONU, qui a sévèrement critiqué la façon dont elles ont expulsé des dizaines de milliers de ressortissants de la République démocratique du Congo voisine.

La République du Congo est surprise par ces déclarations grossières, a déclaré le ministre de la Communication, Bienvenu Okiemy, en réponse aux critiques du chef de la Mission de l’ONU en RDC, Martin Kobler, et de la représentante spéciale des Nations unies sur la violence sexuelle dans les conflits armés, Zainab Bangura.

M. Kobler, qui n’est ni coordonnateur des institutions de l’ONU, ni proconsul au Congo, aurait été inspiré de vérifier ses allégations auprès de ses collègues accrédités à Brazzaville, lesquels ont été associés aux opérations d’assistance humanitaire organisées à Brazzaville, a-t-il ajouté dans une déclaration à la télévision nationale.

Dans un communiqué publié lundi, M. Kobler et Mme Bangura, ont exigé des autorités de Brazzaville qu’elles cessent immédiatement les expulsions de ressortissants de la RDC.

Ces expulsions, estime l’ONU, sont à l’origine d’une grave crise humanitaire. Relevant des allégations selon lesquelles elles se seraient accompagnées de violences physiques, mauvais traitements et violences sexuelles,

M. Kobler et Mme Bangura ont exhorté Brazzaville à enquêter sur ces incidents.

Brazzaville a commencé à expulser des ressortissants de RDC avec le lancement, le 4 avril, d’une grande opération policière destinée à combattre une montée du banditisme imputée aux étrangers en situation irrégulière.

Mais selon plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme et témoignages recueillis par l’AFP, l’opération a rapidement dégénéré en une chasse violente aux Zaïrois (le Zaïre est l’ancien nom de la RDC), en règle ou pas, parfois avec le concours ou le soutien de la population locale.

Face à la violence de la police et à la montée d’une hostilité manifeste de la population brazzavilloise, des dizaines de milliers de ressortissants de RDC sont rentrés dans leur pays d’origine en urgence, abandonnant souvent tout sur place.

Brazzaville affirme avoir interpellé et renvoyé 2.000 ressortissants de la RDC et argue que les autres ont traversé volontairement le fleuve Congo, frontière naturelle entre Brazzaville et Kinshasa.

Les deux capitales s’accordent pour dire qu’au total environ 130.000 citoyens de RDC sont rentrés au pays depuis le début du mois d’avril. Selon Kinshasa, le flux des retours a nettement diminué depuis une dizaine de jours.

Selon M. Okiemy, plus de 400.000 ressortissants de la RDC vivent encore au Congo. La plupart exercent des métiers peu qualifiés.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mai 2014 19h57)