Posts Tagged ‘Martinique’

Covid-19 : après la Martinique, un « confinement strict » décrété en Guadeloupe

août 11, 2021

Mercredi matin, Emmanuel Macron a insisté sur la situation « dramatique » aux Antilles, où « l’augmentation des contaminations se traduit par une explosion des formes graves » de Covid-19.

En Guadeloupe, la situation sanitaire nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, mardi 10 août.
En Guadeloupe, la situation sanitaire nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, mardi 10 août. CEDRICK ISHAM CALVADOS / AFP

En France, la quatrième vague de Covid-19 frappe particulièrement les territoires d’outre-mer. En Guadeloupe et en Martinique, à peine 20 % de la population est complètement vaccinée, contre plus de 55 % en métropole, selon les derniers chiffres de Santé publique France.

  • Un confinement strict décrété en Guadeloupe

Comme c’est déjà le cas en Martinique, la Guadeloupe va connaître un « confinement strict » pour lutter contre l’épidémie, a annoncé, mercredi 11 août, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Ce dernier a rappelé qu’en Martinique le préfet avait pris mardi un arrêté « qui ferm[ait] les restaurants, les bars, l’accès aux plages et certains commerces, et allonge[ait] le couvre-feu »« Lors du conseil de défense de ce matin, nous avons décidé d’étendre ces mesures à la Guadeloupe », a-t-il poursuivi, précisant qu’il s’agissait de « mesures fortes mais nécessaires ».

« C’est une nécessité vitale [pour] stopper au plus vite la circulation du virus. [Aux Antilles] la situation est critique, jamais sur le territoire français nous n’avons atteint un tel taux d’incidence. »

Les chiffres sont en forte augmentation en Guadeloupe, avec un taux d’incidence de plus de 1 700 cas pour 100 000 habitants et quatorze morts la semaine dernière. La situation épidémique nécessite d’ouvrir « 100 lits de réanimation », a estimé le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, à son arrivée mardi soir dans l’île.

  • Situation « dramatique » aux Antilles, des soignants et pompiers en renfort

A l’ouverture du conseil de défense sanitaire, Emmanuel Macron a alerté, mercredi, sur la « situation dramatique » de l’épidémie aux Antilles, où « l’augmentation des contaminations se traduit par une explosion des formes graves » de Covid-19 et une saturation des hôpitaux.

« Un scénario d’urgence est aujourd’hui devant nous », a encore souligné le chef de l’Etat, selon qui la situation aux Antilles « implique la solidarité inconditionnelle de la nation » et offre « la démonstration cruelle » que « la vaccination est le moyen le plus efficace » face au virus.

« Si la situation est si inquiétante aux Antilles, c’est parce que la couverture vaccinale n’est pas suffisante », a insisté M. Attal après le conseil, appelant la population à se faire vacciner.

Quelque « 274 soignants et 60 pompiers » venus de la métropole sont arrivés pour « prêter main-forte aux équipes médicales » des deux îles, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, sur Twitter :

En Martinique, un nouveau confinement strict a été mis en place, avec fermeture des commerces non essentiels, des locations saisonnières, des hôtels et des plages, alors que les touristes ont été invités à quitter l’île, lundi.

  • En Guyane, remise en place du couvre-feu le week-end

En Guyane, pour lutter contre la progression du variant Delta, des mesures de protection renforcées ont également été décidées. A compter du 11 août, le couvre-feu est remis en place « du samedi 20 heures au lundi 5 heures [dans les communes] les plus touchées par la hausse du nombre de contaminations : Cayenne, Macouria, Matoury, Rémire-Montjoly et Kourou », a annoncé la préfecture dans un communiqué. Ces communes étaient déjà soumises à un couvre-feu en semaine dont les horaires restent « inchangés » (de 20 heures à 5 heures).

En outre, « tout voyageur non vacciné » en provenance de la Martinique et de la Guadeloupe « devra disposer d’un motif impérieux, présenter avant l’embarquement un test PCR négatif (de moins de soixante-douze heures) ou antigénique négatif (de moins de quarante-huit heures) et attester sur l’honneur qu’il accepte de se soumettre à un test antigénique à l’arrivée ». En cas de résultat positif, le voyageur devra observer une période d’isolement de dix jours, prolongeable si le test est toujours positif au bout de sept jours. « Cette mesure ne concerne pas les voyageurs dont le schéma vaccinal est complet », précise la préfecture.

Le taux d’incidence y est en hausse avec 259 cas pour 100 000 habitants, contre 213 cas la semaine précédente. « L’impact sur les hospitalisations est à craindre d’ici une ou deux semaines », s’alarme la préfecture, qui ajoute que le variant Delta, plus contagieux, représente désormais « plus de 60 % des tests PCR » réalisés en Guyane.

  • Nouveau couvre-feu en Polynésie

Le haut-commissaire de Polynésie, Dominique Sorain, a annoncé, lundi, le rétablissement d’un couvre-feu, de 21 heures à 4 heures, sur tout le territoire à partir de mercredi. Compte tenu de la flambée de l’épidémie, il n’a pas exclu d’étendre « très rapidement » les heures de ce couvre-feu, voire de mettre en place un reconfinement. « Le 16 juillet, nous avions un taux d’incidence inférieur à 10, aujourd’hui, on est à plus de 1 000 », a regretté M. Sorain.

Après plusieurs mois d’une circulation très faible du virus, l’épidémie a connu un regain soudain au début d’août. Plus aucun Polynésien n’était hospitalisé pour cause de Covid-19 à la mi-juillet ; ils sont désormais 159 à l’être, dont 27 en réanimation.

Les autorités avaient déjà instauré, depuis la fin du mois de juillet, plusieurs restrictions : limitation des rassemblements publics à vingt personnes et interdiction de tout événement réunissant plus de 500 personnes, interdiction des concerts, expositions, fêtes foraines, des mariages et des anniversaires dans les établissements publics, discothèques et salles de bal fermées, compétitions sportives à huis clos.

Avec Le Monde avec AFP

France: Covid-19: la Martinique de nouveau confinée

juillet 28, 2021
Covid-19: la Martinique de nouveau confinee
Covid-19: la Martinique de nouveau confinée© AFP/Sameer Al-DOUMY

Le préfet de Martinique, Stanislas Cazelles, a annoncé mercredi un nouveau confinement de l’île à partir de vendredi 19h pour une durée d’au moins trois semaines.

« Nous sommes inquiets, la situation sanitaire s’aggrave et les chiffres de la Covid-19 explosent », ont assuré lors d’une conférence de presse Olivier Coudin, le directeur adjoint de l’Agence régionale de santé (ARS), et Stanislas Cazelles.

« Cette hausse se répercute sur le nombre de d’accueils aux urgences, en hospitalisation et en réanimation: le CHUM (Centre hositalier universitaire de Martinique) a atteint un niveau de saturation », précise par ailleurs un communiqué de la préfecture de Martinique.

En conséquence, le couvre-feu en vigueur en Martinique à partir de 21 heures sera ramené à 19 heures jusqu’à 5 heures du matin avec des conditions de circulation plus strictes, selon le préfet qui rappelle que « les premiers confinements avaient permis de baisser considérablement les taux de contamination: 45 % en moyenne ».

Stanislas Cazelles a précisé qu’il faudrait se munir d’une attestation pour se déplacer au-delà d’un rayon de plus de 10 km du domicile.

Il a également indiqué que tous les commerces resteraient ouverts, le port du masque étant globalement respecté, mais que les restaurants seraient en revanche fermés. Pour ces derniers, ainsi que les salles de sports et lieux sportifs couverts, le chômage partiel spécial Covid et le fonds de solidarité seront maintenus, précise la préfecture.

La Martinique est passée de 2.241 cas positifs la semaine dernière à 3.537 cas, selon la préfecture qui précise que la tendance à la hausse se confirme avec 1.100 cas positifs déjà enregistrés sur les deux premiers jours de la semaine.

Le taux d’incidence du Covid-19 passe de 280 cas à 995 pour 100.000 habitants, selon la préfecture.

« Freiner le virus apparaît d’autant plus urgent, que la population martiniquaise est moins immunisée, globalement plus âgée, et donc plus fragile, que celles des régions où le Covid-19 a davantage circulé et où le taux de vaccination est plus important », souligne encore la préfecture.

Par Le Point avec AFP

Guadeloupe et Martinique : l’état de catastrophe naturelle décrété pour plusieurs communes

novembre 17, 2020

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a annoncé mardi 17 novembre que l’état de catastrophe naturelle serait décrété pour plusieurs communes de Martinique et de la Guadeloupe, frappées par de fortes intempéries ces derniers jours.

«La solidarité nationale sera évidemment au rendez-vous pour cette catastrophe très douloureuse pour la Martinique, la Guadeloupe, pour l’ensemble de la Nation française», a affirmé le ministre à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député de Martinique Serge Letchimy (apparenté PS). «Votre question est précise, ma réponse le sera tout autant», a affirmé Sébastien Lecornu. «Est-ce que nous allons prendre la procédure dite de catastrophe naturelle ? La réponse est oui», a-t-il assuré.

Le ministre a d’ailleurs précisé que l’examen des dossiers déposés par les communes touchées par les intempéries se ferait «cet après-midi par la direction générale de la sécurité civile». Pour la Martinique, il a détaillé les noms des communes qui avaient déjà déposé les dossiers. Il s’agit de Gros Morne, Sainte-Marie, Le Marigot Le Robert et La Trinité. Pour la Guadeloupe, il a précisé que sept communes avaient entrepris la même démarche sans en donner les noms.

Sébastien Lecornu a précisé que «le fonds de solidarité pour l’Outremer, qui dépend de mon ministère, pourra être sollicité pour les différents biens qui ne sont pas assurés». Les intempéries ont provoqué à la Martinique des montées des eaux impressionnantes et des affaissements de sols, endommageant une partie du réseau routier. Le préfet Stanislas Cazelle avait lancé dès jeudi la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. A la Guadeloupe, le passage d’une onde tropicale a également provoqué des inondations, avec des dégâts matériels.

Par Le Figaro avec AFP

Sur la branche de l’amour

août 1, 2020

 

Je suis perché sur la branche de l’amour

En te cherchant chaque nuit et chaque jour

Le regard triste comme une colombe mouillée

Voulant de toi que pour mieux se réchauffer

 

Égarée en route en criant ton nom

Malgré le rendez-vous dans ta maison

Je me suis retrouvée face à ta porte fermée

Tu étais injoignable comme un pigeon émigré

 

Comme une Madinina des tropiques

Debout sur le sol arable de Martinique

J’aimerais te partager mes émotions

Dans la tonalité amoureuse de ma dévotion

 

Bernard NKOUNKOU

 

Des médecins cubains sont arrivés en renfort en Martinique, une première

juin 27, 2020

Ces 15 médecins vont aider en pneumologie, en infectiologie, en radiologie ou encore en médecine d’urgence. Ils pourront aussi intervenir dans la lutte contre le coronavirus.

Quinze médecins cubains sont arrivés vendredi 26 juin en Martinique pour aider le territoire face à l’épidémie de coronavirus et pallier la pénurie de médecins, une première pour la France, a constaté l’AFP. Les médecins, tous en blouse blanche et masqués, sont arrivés en début d’après-midi (début de soirée pour Paris) à l’aéroport du Lamentin, avec un drapeau cubain, par un vol spécial.

Cette «brigade» compte un pneumologue, deux spécialistes en médecine interne, un infectiologue, deux anesthésistes, trois radiologues, deux néphrologues, un hématologue, un urgentiste, un chef de brigade et un directeur administratif. Leur mission en Martinique, qui durera trois mois, servira à couvrir certaines spécialités dont la pneumologie, l’infectiologie, la radiologie ou encore la médecine d’urgence, selon les autorités martiniquaises. Ces médecins pourront aussi aider à lutter contre l’épidémie de coronavirus.

La France devient donc le troisième Etat européen après l’Italie et Andorre, à recevoir l’aide directe de professionnels de santé cubains. L’île socialiste a mis en place de longue date l’exportation de services médicaux, qui constitue l’un des moteurs de son économie.

«Moment historique»

Les médecins ont effectué un contrôle de température avant d’être accueillis notamment par le président de la collectivité territoriale Alfred Marie-Jeanne. «Nous vivons un moment historique», a déclaré ce dernier. «La venue en Martinique pour la première fois d’une brigade médicale de Cuba symbolise ce que la Caraïbe a de plus grand en fraternité… Saint-Martin et la Guyane nous ont déjà contactés pour s’inscrire dans la même démarche que nous».

L’épidémie de coronavirus est pour l’instant stabilisée dans l’île, qui comptait jeudi 240 personnes infectées depuis le début de l’épidémie et 14 décès. «L’épidémie a bien été maîtrisée», se félicitent des médecins du CHU de Martinique, mais ils redoutent une nouvelle propagation du virus. La brigade cubaine «est aussi vécue comme un soulagement pour l’équipe médicale du CHUM», disent-ils.

Les médecins seront confinés pendant une semaine, avant de pouvoir prendre leur poste. Il leur sera ensuite dispensé des cours intensifs de langue française.

Au total, près de 30.000 médecins cubains sont déployés à l’année dans une soixantaine de pays, où ils aident à compléter le maillage sanitaire. Ce programme, lancé dans les années 1960 par Fidel Castro, a connu un véritable regain à l’occasion de la pandémie de coronavirus : Cuba a envoyé près de 2000 professionnels de santé en mission temporaire dans 27 pays. Mais il est durement critiqué par les Etats-Unis et le Brésil, qui dénoncent notamment les conditions de travail de ces professionnels, dont une grande partie du salaire revient à l’Etat. Jeudi, deux soignants cubains en Andorre ont demandé l’asile politique en Europe.

Par Le Figaro avec AFP

France/ Martinique : le préfet retire une illustration de la distanciation sociale jugée raciste

mai 23, 2020

Le préfet de Martinique, ancien conseiller d’Emmanuel Macron, a dû s’excuser après avoir diffusé une illustration qui a provoqué la colère de députés La France insoumise.

L'illustration a été qualifiée de "honte" par Jean-Luc Mélenchon

L’illustration a été qualifiée de « honte » par Jean-Luc MélenchonCrédit : Capture d’écran

« Un mètre ou cinq ananas. » Le préfet de Martinique a dû s’excuser et retirer une illustration publiée la veille sur les réseaux sociaux de la préfecture. Elle devait illustrer la distanciation physique dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus.

Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette illustration de « honte ». Stanislas Cazelles, ancien conseiller à l’Élysée sur les sujets ultra-marins et nouveau préfet de Martinique a demandé le retrait du dessin.

« Nous présentons nos excuses si elle a pu heurter certains d’entre vous. L’unique objectif était de montrer l’importance de la distanciation face à l’épidémie« , a plaidé le service communication du préfet sur le même réseau social.

On pouvait y voir deux personnages, un noir et un blanc distant de « cinq ananas » soit un mètre. En métropole, des élus de gauche se sont indignés. « Message honteux du préfet de la Martinique. En 2020, encore des images insultantes et racistes ! », a critiqué l’eurodéputée écologiste Karima Delli, tandis que le député France insoumise Éric Coquerel fustigeait « racisme et colonialisme« .

Cinq ananas, 6 cocos, 12 crabes

Au début du mois de mai, le ministère du tourisme de Polynésie avait lancé une campagne similaire pour sensibiliser aux consignes de distanciation, en préconisant un espace de « six cocos » entre deux personnes, tandis que le Conseil économique de Polynésie recommandait une distance de « douze tupa » (crabes, en tahitien).

Par RTL avec Nicolas Schiffer et  AFP

Coronavirus : Un paquebot en quarantaine au large de la Martinique

mars 11, 2020

La Martinique a décidé de placer en quarantaine un navire de croisière de la compagnie Costa Croisières qui doit faire escale jeudi à Fort-de-France, en raison de soupçons de la présence à bord de porteurs du coronavirus, a annoncé la préfecture mercredi dans un communiqué.

«Dans le cadre de son escale prévue en Martinique jeudi, le bateau de croisière Costa Magica (filiale du croisiériste américain Carnival, ndlr), a signalé la présence de plusieurs malades à son bord susceptibles d’être porteurs du coronavirus COVID-19», a indiqué la préfecture. «Cette situation nous conduit à refuser l’escale de ce navire tant que le doute ne sera pas levé», précise la préfecture, qui va le placer «temporairement en quarantaine à 3 milles marins (6 km) des côtes, à l’entrée de la baie de Fort-de-France». «Des prélèvements sur les malades suspects seront réalisés puis transmis au laboratoire du centre hospitalier universitaire pour analyse. Dans l’attente des résultats, tous les passagers, y compris les Martiniquais, seront consignés à bord», ajoute la préfecture.

Le navire Costa Magica, qui compte près de 2.500 passagers, a été refoulé de plusieurs ports de la Caraïbe où il devait faire escale depuis son départ de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 6 mars. Le navire a seulement pu faire escale à La Barbade et à Sint-Marteen, la partie hollandaise de Saint-Martin.

La Martinique compte à l’heure actuelle seulement deux cas de malades du coronavirus. Comme l’ensemble des Outre-mer et contrairement à l’Hexagone, la Martinique est toujours en stade 1 de l’épidémie.

En Outre-mer, La Réunion, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barth et la Guyane sont touchées par le coronavirus.

Depuis le début de l’épidémie, plusieurs navires de croisière ont été bloqués dans le monde pour des cas suspects ou avérés de contamination au nouveau coronavirus. D’autres ont été refoulés par peur d’une contagion.

Par Le Figaro avec AFP

Ouragans: Guadeloupe et Martinique craignent « l’amalgame » avec Saint-Martin

septembre 27, 2017

L’ouragan Maria et ses vents de 260 km/h ont ravagé 100% des bananeraies de Guadeloupe, ici le 22 septembre 2017 à Capesterre-Belle-Eau, et 70% de celles de Martinique. / © AFP/Archives / Helene Valenzuela

Bien moins touchées que Saint-Martin par les récents ouragans, les îles de Guadeloupe et Martinique craignent un « amalgame » et veulent rassurer les touristes dont les réservations sont en repli dans toute la zone caraïbe.

« Juste après Irma, on a eu un arrêt immédiat des réservations, et ça ne reprend pas. C’est totalement irrationnel, car il y a eu peu de dégâts en Guadeloupe », déplore à l’AFP Yves Brossard, gérant de deux résidences de tourisme dans l’archipel.

« Les vacanciers peuvent venir dès demain, tout est opérationnel! Mais les gens n’ont souvent pas conscience de la grande distance entre les îles des Caraïbes. Et du fait qu’à 50 km près, un cyclone peut vous épargner », souligne-t-il sur son stand au Salon du tourisme Top Resa (26-29 septembre).

Les images diffusées en boucle d’une île de Saint-Martin en grande partie détruite par Irma et en proie aux pillages a eu un effet dévastateur.

« Le choc de l’info a généré un attentisme total, ce qui est normal », estime le président du Seto (tour-opérateurs français) René-Marc Chikli.

« La couverture médiatique a été très forte et très négative », renchérit Pascal de Izaguirre, patron de TUI France (Marmara, Nouvelles Frontières, Lookea) qui fait état d’un « impact sur les réservations dans toute la zone », mais se dit « optimiste » pour la saison.

« On a déjà nettoyé et tout est fonctionnel, il faut rétablir la vérité », souligne le président de la région Guadeloupe Ary Chalus.

« Il y a eu amalgame, confusion, et donc un vrai décalage qui a créé un ralentissement » des réservations. « Il faut rassurer les gens », ajoute Willy Rozier, directeur du comité du tourisme de l’archipel qui vise le million de touristes en 2020.

A destination des Antilles, c’est une baisse « de l’ordre de 10 à 20% » dans les réservations de septembre pour les fêtes de fin d’année constatée par le géant européen du voyage en ligne Odigéo (Opodo, Go Voyages, eDreams).

– Rattrapage –

Il rappelle que « la majorité des réservations a habituellement lieu en octobre-novembre pour cette période », et qu’un « phénomène de rattrapage dans les prochaines semaines » est donc possible pour cette destination-phare de l’hiver.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin s’est rendue sur le salon en fin de journée, sur les stands des îles touchées par les ouragans: « je suis là pour dire que l’Etat est aux côtés des Territoires en matière de politique touristique et encore plus quand ils sont frappés par un cyclone », a-t-elle dit à l’AFP.

« Je crois beaucoup au tourisme solidaire; quand l’ouragan Luis a frappé Saint-Martin (en 1995), j’y suis allée en vacances », a ajouté là ministre.

La « vraie » saison touristique aux Antilles démarre le 15 décembre, rappelle la compagnie Air Caraïbes selon laquelle « le frein vers les destinations » Cuba, Saint Domingue, Punta Cana et Guadeloupe « devrait durer jusqu’à la Toussaint ».

En Martinique (près de 900.000 touristes en 2016), « l’île la moins touchée », on constate un petit ralentissement [des réservations] mais on pense que ce sera vraiment de courte durée, il faut qu’on fasse une belle saison car s’il y a un amalgame, ce sera catastrophique pour toute la zone », prévient Karine Mousseau, présidente du Comité martiniquais du tourisme.

« Ce ne devrait pas être une année sinistrée pour la Guadeloupe et la Martinique qui étaient jusqu’à présent en très forte progression », tempère Jean-Pierre Mas, qui représente les agences de voyage françaises.

Reste encore à savoir dans quelle mesure les croisiéristes, très présents dans la zone, changeront d’itinéraires: le président de Costa Croisières France, Georges Azouze, a « confirmé » mercredi à l’AFP « la programmation de ses deux paquebots au départ de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France », même si de « légères modifications » de parcours sont à l’étude, mais qui ne concernent ni Guadeloupe ni Martinique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2017 19h30)                

Maria, ouragan « potentiellement catastrophique », touche les Caraïbes

septembre 18, 2017

Image satellite de l’ouragan Maria, le 18 septembre 2017 / © NOAA/RAMMB/AFP / HO

Maria, désormais ouragan de catégorie maximale 5, a commencé à toucher la Martinique lundi, placée comme la Guadeloupe en alerte violette cyclonique, une dizaine de jours après le passage ravageur d’Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

L’ouragan Maria s’est renforcé lundi en catégorie 5, devenant « potentiellement catastrophique », selon le Centre national des ouragans (NHC) américain.

En Martinique, 33.000 foyers ont été privés d’électricité à 18H00 locales (minuit à Paris), selon la préfecture, qui n’a pas relevé de dégât significatif à ce stade avec une quarantaine d’interventions des pompiers.

Selon Christian Massip, prévisionniste à Météo-France, l’oeil du cyclone est passé à 50 km des côtes du nord de la Martinique et le mur de l’oeil du cyclone, qui concentre des vents très forts, est passé à 25 km et n’a pas touché l’île.

L’ensemble des services de sécurité et de secours est « prêt à intervenir », a assuré la préfecture. L’activité économique a été « stoppée », les transports en commun « interrompus ». Les établissements scolaires et les crèches ont été fermés.

« J’ai des bougies, des lampes et à manger. J’ai des légumes en boîte et du gaz. S’il n’y a plus d’électricité, ça ira. Les fenêtres sont fermées, tout est cloué déjà », a témoigné à l’AFP Anne-Marie, 84 ans, habitante de Rivière-Salée, au sud de la Martinique.

Maria devait se diriger vers la Guadeloupe, placée comme la Martinique en alerte maximale violette, entraînant le confinement des populations dans l’attente de l’arrivée de Maria. Le préfet de région a ordonné l’évacuation des zones à risque.

– Du scotch sur les vitres –

« Les cyclones, ça fait toujours un peu peur, même si, quand on a connu Hugo (ouragan qui avait fait plus d’une dizaine de morts en Guadeloupe en 1989, ndlr), rien ne peut être pire », a souligné Eric, la quarantaine, habitant du Gosier, en Guadeloupe.

« On va mettre du scotch sur les vitres, ranger la terrasse. Je ne sais pas si nous allons devoir évacuer, mais j’ai lu qu’une montée des eaux est probable jusqu’à 4 mètres, ce qui pourrait inonder mon appartement », a précisé Elodie Corté, 37 ans, cheffe d’entreprise d’une société de menuiserie alu, au Gosier.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy, les deux îles où Irma a fait 11 morts et des centaines de millions d’euros de dégâts, ont été placés en alerte rouge.

Le gouvernement, accusé par une partie de l’opposition et des habitants sur place d’avoir tardé à envoyer secours et renforts policiers.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a déclaré depuis la Guyane qu’elle restait « en lien permanent » avec les élus des Antilles qui « sont aujourd’hui satisfaits des moyens qui ont été mis en place ».

« Il ne nous reste malheureusement qu’à attendre le passage pour espérer que les dégâts soient le moins possibles importants », a ajouté la ministre qui a assuré que « toutes les mesures de sécurité sont au rendez-vous ».

En Guadeloupe, l’oeil de l’ouragan devrait passer à moins de 50 km du sud de la Basse-Terre et encore plus près des Saintes, qui devraient être les régions les plus exposées, selon Météo France qui prévoit « des conditions de vent beaucoup plus sévères que ce qui était anticipé » avec des vents moyens de 150 km/h et des rafales à 200 km/h. « Les précipitations cumulées sur 24 heures pourraient être comprises entre 200 et 400 mm et la houle approcher les 8 à 10 mètres », a précisé le ministère de l’Intérieur.

Le préfet a là aussi ordonné la fermeture des écoles et des administrations et entreprises.

– Vols annulés –

Air France, Air Caraïbes et Corsair ont reporté des vols à destination ou en provenance de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France lundi. Tous les vols sont annulés dans les deux aéroports de Guadeloupe et Martinique.

« Nous aurons des difficultés importantes », a reconnu le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, rappelant que « la Guadeloupe était le centre logistique à partir duquel nous pouvions alimenter l’île de Saint-Martin et organiser l’ensemble des rotations aériennes et des approvisionnements ».

Le ministère de l’Intérieur a précisé que 668 personnels de la sécurité civile et près de 3.000, tous services confondus, étaient déployés dans la zone Antilles.

Des alertes ouragan ont également été déclenchées dimanche dans les îles de Saint Kitts et Nevis et Montserrat (Royaume-Uni) et à la Dominique.

Ont également été placées en état d’alerte les Iles Vierges britanniques et américaines, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, ainsi que Saint-Eustache et Saba (Antilles néerlandaises).

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2017 03h16)                

Ouragan Maria: la Martinique et la Guadeloupe en alerte rouge

septembre 18, 2017

Pluie à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 5 septembre 2017 / © AFP/Archives / Helene Valenzuela

La Martinique est passée lundi en alerte rouge cyclonique et la Guadeloupe s’apprêtait à l’être à la mi-journée (18H00 à Paris), en prévision de l’arrivée de l’ouragan Maria, une dizaine de jours après le passage ravageur d’Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Le gouvernement, accusé par une partie de l’opposition et des habitants sur place d’avoir tardé à envoyer secours et renforts policiers dans les deux îles où Irma a fait 11 morts et des centaines de millions d’euros de dégâts, a annoncé l’envoi de 110 militaires de la protection civile en Guadeloupe.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy, qui devraient voir passer Maria entre 100 et 150 km au sud de leurs côtes « dans la nuit de mardi à mercredi », selon Météo France, ont été placées en vigilance jaune.

A 05H00 heure locale (11h00 de Paris), l’ouragan, de catégorie 1 sur une échelle de 5, se trouvait à 161 km de la Martinique, et 286 km de la Guadeloupe. Il « devrait passer plus près de la Martinique à la mi-journée ou en début d’après-midi de lundi » (heure locale), et « à proximité de la Guadeloupe dans la nuit de lundi à mardi ».

Météo France a placé la Martinique en vigilance rouge cyclone lundi matin. « Maria sera au plus près de nos côtes vers la mi-journée », a indiqué la préfecture, précisant que « l’activité économique doit être stoppée », les transports en commun « interrompus », et les grands rassemblements « annulés ». Elle avait déjà décidé la fermeture de tous les établissements d’enseignement (dont l’université) et des crèches lundi.

Maria pourrait se renforcer à l’approche des terres et atteindre « la catégorie 3 à son passage au plus près de la Guadeloupe », a alerté Météo France qui prend cette menace « très au sérieux ».

Pour la Guadeloupe, l’organisme prévoit « des creux pouvant aller jusqu’à 10 mètres, des vents violents de 150 km/h à 180 km/h, avec des rafales jusqu’à 200 km/h, de fortes pluies pouvant aller jusqu’à 400 mm par endroit et qui se poursuivront sur toute la journée de mardi », a prévenu la préfecture.

Le préfet a aussi ordonné la fermeture des écoles à partir de lundi matin et des administrations et des entreprises à partir de 12H00. Il a demandé « à chacun de ne plus se déplacer, de se mettre à l’abri, soit dans son habitation, soit dans un abri sûr ». A cela s’ajoutent des consignes usuelles d’autonomie pour plusieurs jours: préparer des réserves d’eau, de nourriture…

– vols reportés –

Air France, Air Caraïbes et Corsair ont reporté des vols à destination ou en provenance de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France prévus lundi. A l’aéroport de Pointe-à-Pitre, tous les vols sont suspendus au départ ou à l’arrivée de lundi 14H00 (heure locale) jusqu’à mardi 14H00 « au plus tôt ».

Depuis la Guyane, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s’est dite dans un tweet « inquiète et vigilante ».

« Nous aurons des difficultés importantes », a reconnu le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, rappelant que « la Guadeloupe était le centre logistique à partir duquel nous pouvions alimenter l’île de Saint-Martin et organiser l’ensemble des rotations aériennes et des approvisionnements ».

« De nouveaux moyens de la protection civile » sont partis samedi et dimanche soir, « 110 militaires de la protection civile » sont partis sur zone, a annoncé M. Collomb, rappelant qu' »environ 3.000″ renforts se trouvaient déjà sur place.

« Dans les prochaines heures nous projetons de pouvoir envoyer jusqu’à 400 à 500 personnes pour venir encore en renfort » si besoin, a-t-il ajouté.

Une cellule interministérielle de crise est prévue lundi et une réunion interministérielle mercredi.

« Nous sommes rodés à la préparation », a déclaré la présidente du conseil départemental de la Guadeloupe, Josette Borel-Lincertin. « Nous avons une culture du risque, nous savons ce qu’il y a à faire. »

Des alertes ouragan ont également été déclenchées dimanche dans les îles de Saint Kitts et Nevis et Montserrat (Royaume-Uni), et à la Dominique.

Ont également été placées en état d’alerte les Iles Vierges britanniques et américaines, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, ainsi que Saint-Eustache et Saba dans les Antilles néerlandaises.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2017 14h09)