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France/ Martinique : le préfet retire une illustration de la distanciation sociale jugée raciste

mai 23, 2020

Le préfet de Martinique, ancien conseiller d’Emmanuel Macron, a dû s’excuser après avoir diffusé une illustration qui a provoqué la colère de députés La France insoumise.

L'illustration a été qualifiée de "honte" par Jean-Luc Mélenchon

L’illustration a été qualifiée de « honte » par Jean-Luc MélenchonCrédit : Capture d’écran

« Un mètre ou cinq ananas. » Le préfet de Martinique a dû s’excuser et retirer une illustration publiée la veille sur les réseaux sociaux de la préfecture. Elle devait illustrer la distanciation physique dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus.

Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette illustration de « honte ». Stanislas Cazelles, ancien conseiller à l’Élysée sur les sujets ultra-marins et nouveau préfet de Martinique a demandé le retrait du dessin.

« Nous présentons nos excuses si elle a pu heurter certains d’entre vous. L’unique objectif était de montrer l’importance de la distanciation face à l’épidémie« , a plaidé le service communication du préfet sur le même réseau social.

On pouvait y voir deux personnages, un noir et un blanc distant de « cinq ananas » soit un mètre. En métropole, des élus de gauche se sont indignés. « Message honteux du préfet de la Martinique. En 2020, encore des images insultantes et racistes ! », a critiqué l’eurodéputée écologiste Karima Delli, tandis que le député France insoumise Éric Coquerel fustigeait « racisme et colonialisme« .

Cinq ananas, 6 cocos, 12 crabes

Au début du mois de mai, le ministère du tourisme de Polynésie avait lancé une campagne similaire pour sensibiliser aux consignes de distanciation, en préconisant un espace de « six cocos » entre deux personnes, tandis que le Conseil économique de Polynésie recommandait une distance de « douze tupa » (crabes, en tahitien).

Par RTL avec Nicolas Schiffer et  AFP

Coronavirus : Un paquebot en quarantaine au large de la Martinique

mars 11, 2020

La Martinique a décidé de placer en quarantaine un navire de croisière de la compagnie Costa Croisières qui doit faire escale jeudi à Fort-de-France, en raison de soupçons de la présence à bord de porteurs du coronavirus, a annoncé la préfecture mercredi dans un communiqué.

«Dans le cadre de son escale prévue en Martinique jeudi, le bateau de croisière Costa Magica (filiale du croisiériste américain Carnival, ndlr), a signalé la présence de plusieurs malades à son bord susceptibles d’être porteurs du coronavirus COVID-19», a indiqué la préfecture. «Cette situation nous conduit à refuser l’escale de ce navire tant que le doute ne sera pas levé», précise la préfecture, qui va le placer «temporairement en quarantaine à 3 milles marins (6 km) des côtes, à l’entrée de la baie de Fort-de-France». «Des prélèvements sur les malades suspects seront réalisés puis transmis au laboratoire du centre hospitalier universitaire pour analyse. Dans l’attente des résultats, tous les passagers, y compris les Martiniquais, seront consignés à bord», ajoute la préfecture.

Le navire Costa Magica, qui compte près de 2.500 passagers, a été refoulé de plusieurs ports de la Caraïbe où il devait faire escale depuis son départ de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 6 mars. Le navire a seulement pu faire escale à La Barbade et à Sint-Marteen, la partie hollandaise de Saint-Martin.

La Martinique compte à l’heure actuelle seulement deux cas de malades du coronavirus. Comme l’ensemble des Outre-mer et contrairement à l’Hexagone, la Martinique est toujours en stade 1 de l’épidémie.

En Outre-mer, La Réunion, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barth et la Guyane sont touchées par le coronavirus.

Depuis le début de l’épidémie, plusieurs navires de croisière ont été bloqués dans le monde pour des cas suspects ou avérés de contamination au nouveau coronavirus. D’autres ont été refoulés par peur d’une contagion.

Par Le Figaro avec AFP

Ouragans: Guadeloupe et Martinique craignent « l’amalgame » avec Saint-Martin

septembre 27, 2017

L’ouragan Maria et ses vents de 260 km/h ont ravagé 100% des bananeraies de Guadeloupe, ici le 22 septembre 2017 à Capesterre-Belle-Eau, et 70% de celles de Martinique. / © AFP/Archives / Helene Valenzuela

Bien moins touchées que Saint-Martin par les récents ouragans, les îles de Guadeloupe et Martinique craignent un « amalgame » et veulent rassurer les touristes dont les réservations sont en repli dans toute la zone caraïbe.

« Juste après Irma, on a eu un arrêt immédiat des réservations, et ça ne reprend pas. C’est totalement irrationnel, car il y a eu peu de dégâts en Guadeloupe », déplore à l’AFP Yves Brossard, gérant de deux résidences de tourisme dans l’archipel.

« Les vacanciers peuvent venir dès demain, tout est opérationnel! Mais les gens n’ont souvent pas conscience de la grande distance entre les îles des Caraïbes. Et du fait qu’à 50 km près, un cyclone peut vous épargner », souligne-t-il sur son stand au Salon du tourisme Top Resa (26-29 septembre).

Les images diffusées en boucle d’une île de Saint-Martin en grande partie détruite par Irma et en proie aux pillages a eu un effet dévastateur.

« Le choc de l’info a généré un attentisme total, ce qui est normal », estime le président du Seto (tour-opérateurs français) René-Marc Chikli.

« La couverture médiatique a été très forte et très négative », renchérit Pascal de Izaguirre, patron de TUI France (Marmara, Nouvelles Frontières, Lookea) qui fait état d’un « impact sur les réservations dans toute la zone », mais se dit « optimiste » pour la saison.

« On a déjà nettoyé et tout est fonctionnel, il faut rétablir la vérité », souligne le président de la région Guadeloupe Ary Chalus.

« Il y a eu amalgame, confusion, et donc un vrai décalage qui a créé un ralentissement » des réservations. « Il faut rassurer les gens », ajoute Willy Rozier, directeur du comité du tourisme de l’archipel qui vise le million de touristes en 2020.

A destination des Antilles, c’est une baisse « de l’ordre de 10 à 20% » dans les réservations de septembre pour les fêtes de fin d’année constatée par le géant européen du voyage en ligne Odigéo (Opodo, Go Voyages, eDreams).

– Rattrapage –

Il rappelle que « la majorité des réservations a habituellement lieu en octobre-novembre pour cette période », et qu’un « phénomène de rattrapage dans les prochaines semaines » est donc possible pour cette destination-phare de l’hiver.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin s’est rendue sur le salon en fin de journée, sur les stands des îles touchées par les ouragans: « je suis là pour dire que l’Etat est aux côtés des Territoires en matière de politique touristique et encore plus quand ils sont frappés par un cyclone », a-t-elle dit à l’AFP.

« Je crois beaucoup au tourisme solidaire; quand l’ouragan Luis a frappé Saint-Martin (en 1995), j’y suis allée en vacances », a ajouté là ministre.

La « vraie » saison touristique aux Antilles démarre le 15 décembre, rappelle la compagnie Air Caraïbes selon laquelle « le frein vers les destinations » Cuba, Saint Domingue, Punta Cana et Guadeloupe « devrait durer jusqu’à la Toussaint ».

En Martinique (près de 900.000 touristes en 2016), « l’île la moins touchée », on constate un petit ralentissement [des réservations] mais on pense que ce sera vraiment de courte durée, il faut qu’on fasse une belle saison car s’il y a un amalgame, ce sera catastrophique pour toute la zone », prévient Karine Mousseau, présidente du Comité martiniquais du tourisme.

« Ce ne devrait pas être une année sinistrée pour la Guadeloupe et la Martinique qui étaient jusqu’à présent en très forte progression », tempère Jean-Pierre Mas, qui représente les agences de voyage françaises.

Reste encore à savoir dans quelle mesure les croisiéristes, très présents dans la zone, changeront d’itinéraires: le président de Costa Croisières France, Georges Azouze, a « confirmé » mercredi à l’AFP « la programmation de ses deux paquebots au départ de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France », même si de « légères modifications » de parcours sont à l’étude, mais qui ne concernent ni Guadeloupe ni Martinique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2017 19h30)                

Maria, ouragan « potentiellement catastrophique », touche les Caraïbes

septembre 18, 2017

Image satellite de l’ouragan Maria, le 18 septembre 2017 / © NOAA/RAMMB/AFP / HO

Maria, désormais ouragan de catégorie maximale 5, a commencé à toucher la Martinique lundi, placée comme la Guadeloupe en alerte violette cyclonique, une dizaine de jours après le passage ravageur d’Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

L’ouragan Maria s’est renforcé lundi en catégorie 5, devenant « potentiellement catastrophique », selon le Centre national des ouragans (NHC) américain.

En Martinique, 33.000 foyers ont été privés d’électricité à 18H00 locales (minuit à Paris), selon la préfecture, qui n’a pas relevé de dégât significatif à ce stade avec une quarantaine d’interventions des pompiers.

Selon Christian Massip, prévisionniste à Météo-France, l’oeil du cyclone est passé à 50 km des côtes du nord de la Martinique et le mur de l’oeil du cyclone, qui concentre des vents très forts, est passé à 25 km et n’a pas touché l’île.

L’ensemble des services de sécurité et de secours est « prêt à intervenir », a assuré la préfecture. L’activité économique a été « stoppée », les transports en commun « interrompus ». Les établissements scolaires et les crèches ont été fermés.

« J’ai des bougies, des lampes et à manger. J’ai des légumes en boîte et du gaz. S’il n’y a plus d’électricité, ça ira. Les fenêtres sont fermées, tout est cloué déjà », a témoigné à l’AFP Anne-Marie, 84 ans, habitante de Rivière-Salée, au sud de la Martinique.

Maria devait se diriger vers la Guadeloupe, placée comme la Martinique en alerte maximale violette, entraînant le confinement des populations dans l’attente de l’arrivée de Maria. Le préfet de région a ordonné l’évacuation des zones à risque.

– Du scotch sur les vitres –

« Les cyclones, ça fait toujours un peu peur, même si, quand on a connu Hugo (ouragan qui avait fait plus d’une dizaine de morts en Guadeloupe en 1989, ndlr), rien ne peut être pire », a souligné Eric, la quarantaine, habitant du Gosier, en Guadeloupe.

« On va mettre du scotch sur les vitres, ranger la terrasse. Je ne sais pas si nous allons devoir évacuer, mais j’ai lu qu’une montée des eaux est probable jusqu’à 4 mètres, ce qui pourrait inonder mon appartement », a précisé Elodie Corté, 37 ans, cheffe d’entreprise d’une société de menuiserie alu, au Gosier.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy, les deux îles où Irma a fait 11 morts et des centaines de millions d’euros de dégâts, ont été placés en alerte rouge.

Le gouvernement, accusé par une partie de l’opposition et des habitants sur place d’avoir tardé à envoyer secours et renforts policiers.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a déclaré depuis la Guyane qu’elle restait « en lien permanent » avec les élus des Antilles qui « sont aujourd’hui satisfaits des moyens qui ont été mis en place ».

« Il ne nous reste malheureusement qu’à attendre le passage pour espérer que les dégâts soient le moins possibles importants », a ajouté la ministre qui a assuré que « toutes les mesures de sécurité sont au rendez-vous ».

En Guadeloupe, l’oeil de l’ouragan devrait passer à moins de 50 km du sud de la Basse-Terre et encore plus près des Saintes, qui devraient être les régions les plus exposées, selon Météo France qui prévoit « des conditions de vent beaucoup plus sévères que ce qui était anticipé » avec des vents moyens de 150 km/h et des rafales à 200 km/h. « Les précipitations cumulées sur 24 heures pourraient être comprises entre 200 et 400 mm et la houle approcher les 8 à 10 mètres », a précisé le ministère de l’Intérieur.

Le préfet a là aussi ordonné la fermeture des écoles et des administrations et entreprises.

– Vols annulés –

Air France, Air Caraïbes et Corsair ont reporté des vols à destination ou en provenance de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France lundi. Tous les vols sont annulés dans les deux aéroports de Guadeloupe et Martinique.

« Nous aurons des difficultés importantes », a reconnu le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, rappelant que « la Guadeloupe était le centre logistique à partir duquel nous pouvions alimenter l’île de Saint-Martin et organiser l’ensemble des rotations aériennes et des approvisionnements ».

Le ministère de l’Intérieur a précisé que 668 personnels de la sécurité civile et près de 3.000, tous services confondus, étaient déployés dans la zone Antilles.

Des alertes ouragan ont également été déclenchées dimanche dans les îles de Saint Kitts et Nevis et Montserrat (Royaume-Uni) et à la Dominique.

Ont également été placées en état d’alerte les Iles Vierges britanniques et américaines, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, ainsi que Saint-Eustache et Saba (Antilles néerlandaises).

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2017 03h16)                

Ouragan Maria: la Martinique et la Guadeloupe en alerte rouge

septembre 18, 2017

Pluie à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 5 septembre 2017 / © AFP/Archives / Helene Valenzuela

La Martinique est passée lundi en alerte rouge cyclonique et la Guadeloupe s’apprêtait à l’être à la mi-journée (18H00 à Paris), en prévision de l’arrivée de l’ouragan Maria, une dizaine de jours après le passage ravageur d’Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Le gouvernement, accusé par une partie de l’opposition et des habitants sur place d’avoir tardé à envoyer secours et renforts policiers dans les deux îles où Irma a fait 11 morts et des centaines de millions d’euros de dégâts, a annoncé l’envoi de 110 militaires de la protection civile en Guadeloupe.

Saint-Martin et Saint-Barthélemy, qui devraient voir passer Maria entre 100 et 150 km au sud de leurs côtes « dans la nuit de mardi à mercredi », selon Météo France, ont été placées en vigilance jaune.

A 05H00 heure locale (11h00 de Paris), l’ouragan, de catégorie 1 sur une échelle de 5, se trouvait à 161 km de la Martinique, et 286 km de la Guadeloupe. Il « devrait passer plus près de la Martinique à la mi-journée ou en début d’après-midi de lundi » (heure locale), et « à proximité de la Guadeloupe dans la nuit de lundi à mardi ».

Météo France a placé la Martinique en vigilance rouge cyclone lundi matin. « Maria sera au plus près de nos côtes vers la mi-journée », a indiqué la préfecture, précisant que « l’activité économique doit être stoppée », les transports en commun « interrompus », et les grands rassemblements « annulés ». Elle avait déjà décidé la fermeture de tous les établissements d’enseignement (dont l’université) et des crèches lundi.

Maria pourrait se renforcer à l’approche des terres et atteindre « la catégorie 3 à son passage au plus près de la Guadeloupe », a alerté Météo France qui prend cette menace « très au sérieux ».

Pour la Guadeloupe, l’organisme prévoit « des creux pouvant aller jusqu’à 10 mètres, des vents violents de 150 km/h à 180 km/h, avec des rafales jusqu’à 200 km/h, de fortes pluies pouvant aller jusqu’à 400 mm par endroit et qui se poursuivront sur toute la journée de mardi », a prévenu la préfecture.

Le préfet a aussi ordonné la fermeture des écoles à partir de lundi matin et des administrations et des entreprises à partir de 12H00. Il a demandé « à chacun de ne plus se déplacer, de se mettre à l’abri, soit dans son habitation, soit dans un abri sûr ». A cela s’ajoutent des consignes usuelles d’autonomie pour plusieurs jours: préparer des réserves d’eau, de nourriture…

– vols reportés –

Air France, Air Caraïbes et Corsair ont reporté des vols à destination ou en provenance de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France prévus lundi. A l’aéroport de Pointe-à-Pitre, tous les vols sont suspendus au départ ou à l’arrivée de lundi 14H00 (heure locale) jusqu’à mardi 14H00 « au plus tôt ».

Depuis la Guyane, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s’est dite dans un tweet « inquiète et vigilante ».

« Nous aurons des difficultés importantes », a reconnu le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, rappelant que « la Guadeloupe était le centre logistique à partir duquel nous pouvions alimenter l’île de Saint-Martin et organiser l’ensemble des rotations aériennes et des approvisionnements ».

« De nouveaux moyens de la protection civile » sont partis samedi et dimanche soir, « 110 militaires de la protection civile » sont partis sur zone, a annoncé M. Collomb, rappelant qu' »environ 3.000″ renforts se trouvaient déjà sur place.

« Dans les prochaines heures nous projetons de pouvoir envoyer jusqu’à 400 à 500 personnes pour venir encore en renfort » si besoin, a-t-il ajouté.

Une cellule interministérielle de crise est prévue lundi et une réunion interministérielle mercredi.

« Nous sommes rodés à la préparation », a déclaré la présidente du conseil départemental de la Guadeloupe, Josette Borel-Lincertin. « Nous avons une culture du risque, nous savons ce qu’il y a à faire. »

Des alertes ouragan ont également été déclenchées dimanche dans les îles de Saint Kitts et Nevis et Montserrat (Royaume-Uni), et à la Dominique.

Ont également été placées en état d’alerte les Iles Vierges britanniques et américaines, Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, ainsi que Saint-Eustache et Saba dans les Antilles néerlandaises.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2017 14h09)                

Martinique/tempête: un mort électrocuté

août 3, 2011

La tempête tropicale Emily, qui balaie les Caraïbes, a fait une victime par électrocution mardi sur l’île de la Martinique. Les pompiers ont découvert un homme de 62 ans gisant dans l’eau, une rallonge électrique à la main, à son domicile du quartier populaire Volga de Fort-de-France. La Martinique, en vigilance rouge pour fortes pluies, orages et inondations depuis 7h30 locales (13h30 à Paris), s’est en effet retrouvée les pieds dans l’eau, soumises aux effets périphériques de la tempête. De fortes précipitations ont entraîné nombreuses inondations.

« L’ensemble du réseau routier est perturbé au niveau des ponts et guets », a affirmé Edouard Comlan, chef du service des routes au conseil général. « La rivière Lézarde est en passe d’atteindre sa cote d’alerte et de débordement, risquant de couper l’autoroute dans les deux sens, au niveau de l’aéroport », a déclaré le chef du service de Météo France. Pour autant, les compagnies aériennes desservant l’île depuis la métropole (Air France, Corsair et Air Caraïbes) ont maintenu leurs vols dans les deux sens.

Glissement de terrain

La production locale d’électricité a été fortement perturbée. « 1000 foyers étaient privés d’électricité à la mi-journée dans la zone du Vauclin et du Marin, dans le sud-est de l’île », a annoncé EDF Martinique. A Fort-de-France, un important glissement de terrain à Morne Calebasse a entraîné la mise en place d’un périmètre de sécurité et l’évacuation de ce quartier (une quarantaine de maisons), réputé sensible et déjà en proie à des mouvements de sols il y a deux mois, selon un responsable du Codis.

« Le gros de la tempête s’évacue au nord de la mer Caraïbes et la situation devrait s’améliorer dans l’après-midi (heure local) », a confié le chef du service Météo France. Quelques heures auparavant, Emily avait balayé sans gros dégâts l’archipel guadeloupéen.

C’est maintenant au tour d’Haïti d’attendre avec anxiété l’arrivée de la tempête qui devrait atteindre ses côtes par le sud mercredi soir : des centaines de milliers de personnes vivent toujours dans des conditions précaires dans des camps, 18 mois après le séisme qui a ravagé le pays en janvier 2010.

Lefigaro.fr avec AFP