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Les rebelles syriens s’emparent de dépôts d’armes dans la province d’Alep

mars 17, 2013
BEYROUTH – Les rebelles se sont emparés de plusieurs dépôts d’armes à Khan Toman, dans la province d’Alep, après plusieurs jours de violents combats, a affirmé dimanche à l’AFP une source militaire syrienne.

Les insurgés ont pris le contrôle de dépôts d’armes et de munitions à Khan Toman, dans le sud de la province d’Alep (nord), à la suite de trois jours de violents combats, a déclaré cette source selon qui il s’agit de petites quantités de caisses de munitions, la majeure partie du stock ayant été transférée ces quatre derniers mois.

Mais il s’agit selon des militants, de très importantes quantités d’armes et munitions, une vidéo sur internet montrant des combattants examinant des dizaines de caisses pleines d’armes et des munitions à l’intérieur d’un dépôt.

C’est ce qui appartenait à Bachar al-Assad, déclare le caméraman alors que les combattants vont d’une caisse à l’autre en lui demandant de les filmer.

Des roquettes, filme ces roquettes. Tiens ce sont des obus de 107 mm fabriquées en Iran. Ce sont les roquettes que Bachar (al-Assad, le président syrien) utilisaient pour nous frapper, disent-ils.

Selon la vidéo, la prise des dépôts avait été l’oeuvre des brigades rebelles des Martyrs de Syrie et Hittin, du nom de la grande victoire remportée par Saladin contre les Croisés en 1187.

La capture des dépôts d’armes a été confirmée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), selon qui la majeure partie avait été saisie par des combattants jihadistes, notamment des roquettes de type Grad, des obus de 120 mm et des roquettes antichars ainsi que des munitions russes, des mitrailleuses et des grenades à main outre trois chars et des véhicules militaires.

L’OSDH fait état d’autre part de violents combats entre les forces régulières et les brigades rebelles dans le secteur de la localité de Khan Toman, indiquant que les insurgés avaient pris le contrôle d’une école proche des dépôts d’armes.

Dans la ville d’Alep (nord), des accrochages ont opposé des combattants islamistes à des rebelles dans le quartier de Sakhour, tuant trois civils, quatre combattants islamistes et un autre membre non combattant de leur groupe, selon l’Observatoire. Les violences ont éclaté quand des membres d’une force de police créée par les islamistes a voulu capturer un combattant rebelle.

Dans la province de Soueida (sud) jusqu’ici relativement épargnée par le conflit, des accrochages ont opposé des hommes des comités populaires armés pro-régime à Dama (nord-ouest) à des Bédouins combattant aux côtés des rebelles qui avaient attaqué des points de contrôle des comités populaires dans le village.

Trois membres des comités populaires au moins ont été tués ainsi que huit rebelles et combattants bédouins dans ces affrontements qui ont duré plusieurs heures, selon cette ONG qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

Dans la province de Damas, les forces loyalistes ont bombardé Hajar al-Aswad (sud-ouest) et les combats se sont poursuivis à Barzé, un quartier nord de la capitale que fuyaient les habitants, selon l’OSDH. Des combats ont également eu lieu dans les quartiers de Joubar (est), Qaboun (nord) et les abords du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk (sud).

L’Observatoire fait également état de bombardements contre le village de Qoussair, dans le centre de la Syrie et des habitants des villages libanais frontaliers ont fait état d’explosions et de tirs d’armes automatiques.

Les violences ont fait 96 morts dimanche à travers la Syrie selon un bilan provisoire de l’OSDH.

Romandie.com avec (©AFP / 17 mars 2013 18h57)

Une roquette de Gaza est tombée en Israël

février 26, 2013

Une roquette tirée de la bande de Gaza a explosé mardi matin près d’Ashkelon (sud d’Israël), sans faire de blessé, a indiqué la police, soulignant qu’il s’agissait du premier tir depuis l’opération israélienne de novembre dans le territoire palestinien.

La roquette est tombée tôt dans la matinée près d’Ashkelon et a provoqué quelques dégâts sur une route, sans faire de victime, a précisé à l’AFP Micky Rosenfeld, porte-parole de la police. Il s’agit du premier tir de ce genre depuis la fin de l’opération ++ Pilier de Défense++, le 21 novembre, a-t-il souligné.

Selon la radio publique israélienne, citant des responsables militaires, il s’agit d’une roquette améliorée de type Grad M75, utilisée pour la première fois.

Un groupe armé issu du mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, a revendiqué le tir, affirmant qu’il s’agissait de représailles à la mort samedi d’un Palestinien détenu par Israël à la suite de tortures, selon l’Autorité palestinienne.

A titre de première riposte à l’assassinat du prisonnier héroïque Arafat Jaradat, nous revendiquons le tir d’une roquette Grad sur Ashkelon mardi à 06H00 (04H00 GMT), ont affirmé dans un communiqué les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, qui l’avaient salué comme un de leurs membres et promis de le venger.

Un porte-parole du Hamas, au pouvoir à Gaza, Sami Abou Zouhri, a néanmoins affirmé à l’AFP qu’il n’y avait pas de confirmation de tir de roquette du côté palestinien, ajoutant que l’occupant portait la responsabilité du meurtre d’Arafat Jaradat et de toutes les conséquences qui en découlent.

Ce décès a déclenché des affrontements en Cisjordanie entre manifestants palestiniens et militaires israéliens qui ont fait des dizaines de blessés palestiniens.

A la suite du tir de roquette, Israël a fermé le terminal de Kerem Shalom, seul point de transit pour les marchandises avec la bande de Gaza, et partiellement celui d’Erez, destiné aux personnes, a indiqué à l’AFP un responsable palestinien en charge de la coordination avec Israël, Maher Abou Al-Ouf.

Le président israélien Shimon Peres a pour sa part affirmé qu’Israël trouverait les moyens de répliquer de façon adéquat aux tirs de roquettes. L’Autorité palestinienne comprend que revenir à la violence constituerait une catastrophe c’est d’ailleurs ce que disent ses dirigeants, nous devons agir ensemble pour ramener le calme, a déclaré M. Peres à la radio publique.

Le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry s’est pour sa part déclaré dans un communiqué profondément troublé par la reprise des tirs indiscriminés de roquette à partir de Gaza, qui sont totalement inacceptables, relevant l’importance des efforts déployés par l’Egypte pour consolider la trêve conclue en novembre.

Israël et le Hamas ont conclu par l’intermédiaire de l’Egypte un cessez-le-feu entré en vigueur le 21 novembre.

Les hostilités entre l’armée israélienne et les groupes palestiniens de Gaza, du 14 au 21 novembre, ont coûté la vie à 177 Palestiniens, dont plus d’une centaine de civils, ainsi qu’à six Israéliens, quatre civils et deux militaires, selon les bilans des deux camps.

Romandie. com avec (©AFP / 26 février 2013 13h11)

Le sang de l’histoire

février 22, 2013

 

Sang d’enfants

Sang d’innocents

Sang d’adolescents

Sang des parents

 

Sang des méchants du pouvoir

Sang qui a séché sur le trottoir

Sang gravé dans la mémoire

Sang inscrit à la première page de l’histoire

 

Sang de l’enfance sacrifiée

Sang de la jeunesse décapitée

Sang du peuple châtié et versé

 

Ô sang des martyrs :

Qui vous colle sur la peau

Qui inonde vos narines

Qui drape vos lits

Qui occupe vos sièges

Qui brûle dans vos entrailles

 

Le sang de mon fils

Le sang de ma mère

Le sang de mon père

Vous suit partout.

Bernard NKOUNKOU

La Libye marque le 2e anniversaire de sa révolte avec une sécurité renforcée

février 17, 2013
La Libye marque le 2e anniversaire de sa révolte avec une sécurité renforcée La Libye marque le 2e anniversaire de sa révolte avec une sécurité renforcée © AFP

La Libye marque dimanche le deuxième anniversaire du début de la révolte qui a renversé le dictateur Mouammar Kadhafi, avec des mesures de sécurité draconiennes pour prévenir toute violence dans un pays en proie à l’insécurité.

Les autorités ont prévenu contre des tentatives de partisans de l’ancien régime de profiter de l’occasion pour « semer le chaos ». Elles ont fermé les frontières terrestres alors que plusieurs vols internationaux ont été suspendus.

Plusieurs groupes et organisations de la société civile, dont des partisans du fédéralisme dans l’est du pays, ont décidé de reporter leurs mouvements de protestation, initialement prévus à partir du 15 février, de crainte de violences.

Les festivités ont commencé dès vendredi à Tripoli et à Benghazi (est), deuxième ville du pays, où des milliers de personnes ont défilé à pied ou en voiture, brandissant des drapeaux libyens et scandant des slogans à la gloire des « martyrs de la révolution ».

Cette ambiance festive spontanée n’a pas empêché des manifestants à Benghazi, berceau de la révolte, de critiquer les nouvelles autorités, en réclamant en particulier plus de décentralisation du pouvoir et l’activation de l’armée et des services de sécurité.

Aucun programme officiel n’est prévu pour ce deuxième anniversaire de la révolte, a affirmé le Premier ministre, Ali Zeidan, précisant que les « autorités préféraient laisser à la population le soin de fêter cette occasion à sa manière ».

Mais le président de l’Assemblée nationale, Mohamed al-Megaryef, est attendu dimanche à Benghazi où il doit prendre part aux festivités, selon une source à l’Assemblée.

Malgré les mesures draconiennes mises en place par les autorités qui ont mobilisé les services de sécurité ainsi que les ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi, « la situation reste toujours imprévisible », a indiqué à l’AFP un diplomate en poste à Benghazi.

« On prend toutes nos précautions. On ne sait jamais ce que pourrait arriver », a-t-il dit sous couvert de l’anonymat.

Berceau de la révolte de 2011, Benghazi a connu une série d’attaques contre des intérêts occidentaux, des postes de police et des assassinats de responsables de la sécurité ou d’anciens rebelles et est devenue un repère pour les groupes jihadistes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : un imam salafiste appelle au jihad contre le gouvernement

novembre 2, 2012
Nasreddine Aloui tenant des propos d'incitation au merutre sur Ettounsiya, jeudi 1er novembre. Nasreddine Aloui tenant des propos d’incitation au merutre sur Ettounsiya, jeudi 1er novembre. © DR

L’émotion est vive en Tunisie, où la violence est encore montée d’un cran, jeudi 1er novembre au soir. Sur la chaîne Ettounsiya, l’imam salafiste de la mosquée Ennour, dans la banlieue de la Manouba à Tunis, Nasreddine Aloui, a appelé la jeunesse à mourir en martyr pour lutter contre le gouvernement.

En Tunisie, c’est un choc. Jeudi 1er novembre au soir, au cours d’une émission télévisée de la chaine Ettounsiya et devant deux ministres, l’imam salafiste Nasreddine Aloui n’a pas hésité à appeler les jeunes tunisiens à se préparer à mourir pour lutter contre le pouvoir. « J’ai préparé mon linceul après la mort de deux martyrs et j’appelle les jeunes du réveil islamique à faire de même car le mouvement Ennahdha et d’autres partis politiques veulent des élections sur les ruines et les cadavres du mouvement salafiste », a lancé le nouvel imam de la mosquée Ennour, dans la banlieue de la Manouba, à Tunis, en brandissant un drap blanc à la caméra.

Son prédécesseur est l’un des deux militants salafistes tués par les forces de l’ordre mardi, en riposte à une attaque contre deux postes de la garde nationale. « Je vais faire la guerre à ces gens là, a-t-il poursuivi, car le ministre de l’Intérieur et les dirigeants d’Ennahdha ont choisi les États-Unis comme leur bon dieu, ce sont [les Américains, NDLR] qui écrivent les lois et préparent la nouvelle Constitution », a-t-il martelé, toujours lors de son passage en direct à l’antenne.

« Des mots comme des balles »

« Ce genre de discours est en partie responsable du sang versé, tu ne réalises pas que tes mots sont comme des balles. Je suis surpris de ton refus de l’autre », a riposté Ali Larayedh, le ministre tunisien de l’Intérieur. Également présent sur le plateau, Samir Dilou, ministre tunisien des droits de l’Homme, a  surenchéri : « Tu n’es pas digne d’être un imam, ce discours est de l’incitation à la haine ».

Le porte-parole d’« Ansar al-charia », dont le leader est recherché pour avoir appelé à prendre d’assaut l’ambassade américaine, le 14 septembre dernier, a cependant essayé d’éteindre l’incendie provoqué par les paroles de l’imam Alaoui. « La Tunisie est une terre de prédication et non de jihad », a déclaré Abou Iyed, sur l’antenne d’Express-FM. Et de souligner que, selon lui, « le mouvement salafiste est victime d’une répression systématique. (…) On doit prendre en compte la situation psychologique de nos frères [comme l’imam de la mosquée Ennour, NDLR] parce qu’ils ont eu deux martyrs », a-t-il essayé de relativiser.

Selon le ministre des Affaires religieuses, Noureddine El Khadmi, une centaine de mosquées tunisiennes sont sous le contrôle d’islamistes radicaux. Il a rejeté l’appel à la violence de Nasreddine Aloui, tout en soulignant l’irresponsabilité de ce dernier, dont la nomination n’a pas relevé de son ministère, a-t-il souligné. Une enquête a été ouverte par les autorités tunisiennes contre l’imam de la mosquée Ennour pour incitation à la haine.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali: les islamistes détruisent le « monument des martyrs » de Tombouctou

mai 23, 2012

Les islamistes qui contrôlent Tombouctou (nord du Mali), ont détruit mercredi le « monument des martyrs » de la ville rendant hommage aux victimes de la lutte contre la dictature du général Moussa Traoré en 1991, et fouetté de jeunes fumeurs, ont rapporté des témoins à l’AFP.

« Ils ont tenté d’abord de briser le monument avec des outils, ça n’a pas marché », a raconté un enseignant de Tombouctou au téléphone. « Ensuite, ils ont attaché une corde autour du monument rattachée à un véhicule qui a roulé doucement pour le faire tomber », a-t-il ajouté.

L’information a été confirmée par d’autres habitants de la ville qui ont affirmé que ce sont des membres d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui se sont attaqués à ce monument.

« Le monument est tombé. Les combattants d’Aqmi et d’Ansar Dine avaient l’air très contents », a témoigné l’un d’eux.

Dans presque toutes les grandes villes maliennes, un « monument des martyrs » a été construit pour honorer la mémoire des Maliens morts le 26 mars 1991, lors de manifestations organisées à Bamako et qui ont entraîné la chute du général Moussa Traoré.

Les islamistes avaient déjà détruit le monument El Farouk, un cheval symbole de la ville de Tombouctou, prise il y a près de deux mois avec les deux autres grandes villes et régions administratives du nord, Gao et Kidal, à la faveur d’un coup d’Etat ayant renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré.

Ils ont également profané récemment un mausolée et l’Unesco a fait part de son inquiétude concernant les célèbres manuscrits de la ville dont beaucoup datent de l’âge d’or de Tombouctou, entre le XIIème et le XVème siècle. Inestimables, ils traitent de théologie, mathématiques, médecine, astronomie, musique.

Imprimant de plus en plus sa marque à la ville, l’alliance Ansar Dine/Aqmi a par ailleurs confisqué dans des boutiques de très nombreux cartons de cigarettes.

« Ils ont brûlé les cartons, fouetté des jeunes qui fumaient », a rapporté un témoin.

Ces faits sont intervenus avant une rencontre prévue à Tombouctou entre Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Dine, avec des responsables d’autres mouvements islamistes présents dans le nord du Mali, dont Aqmi, a appris l’AFP de sources concordantes.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : une « Journée des martyrs » sous les matraques et les gaz lacrymogènes

avril 9, 2012

Sur l’avenue Bourguiba de Tunis, où tout rassemblement était  interdit par le gouvernement, la commémoration de la « Journée des martyrs » a  tourné à la confrontation violente avec les forces de l’ordre.

La commémoration de la « Journée des martyrs » – en souvenir de la  répression sanglante par les troupes françaises d’une manifestation à Tunis le 9 avril 1938 – devait être pacifique. Mais la  capitale tunisienne a connu des scènes de violences comme elle n’en a pas vu  depuis plusieurs mois.

C’est vers 10 heures que tout a commencé avec un rassemblement sur  l’emblématique avenue Bourguiba de plusieurs centaines de personnes, alors que  toute manifestation y est interdite depuis le 28 mars par le ministère de  l’Intérieur. Objectif des manifestants : réclamer la levée de cette décision en  profitant d’une date symbolique.

Des jeunes gens, enroulés dans des drapeaux tunisiens ont remonté l’avenue en  courant et criant : « Ni peur, ni terreur, l’avenue appartient au  peuple ». La foule comptait des manifestants de tous âges. « C’est  nous qui avons libéré la Tunisie, ils n’ont pas le droit d’interdire des marches  pacifiques », a déclaré un septuagénaire, Mohsen Ben Henda. Puis les tirs  nourris de lacrymogènes ont commencé à pleuvoir. Après des mouvements de  panique, des groupes se sont rapidement reformés et la répression est encore  montée d’un cran.

« Dégage! Dégage! »

« Dégage! Dégage! », ont alors scandé les manifestants en colère. « C’est affreux ce qui se passe aujourd’hui », s’est offusqué une  avocate, Yamina. « Nous sommes pacifiques, et ils nous interdisent l’avenue  Bourguiba alors qu’ils l’ont livrée aux salafistes », a-t-elle déclaré, au  bords des larmes, en faisant référence aux récentes manifestations islamistes,  dont les incidents ont justement conduit à l’interdiction des rassemblements sur  l’avenue Bourguiba. Samedi déjà, une manifestation de diplômés chômeurs avait été  violemment dispersée.

« Je suis consterné. Les gens que la révolution a amenés au pouvoir sont  aujourd’hui ceux qui nous empêchent de manifester. C’est une journée vraiment  triste », a ajouté de son côté l’ancien président de la Ligue tunisienne  des droits de l’Homme, Mokhtar Trifi. « Regardez, c’est ça la Tunisie de la  liberté, la Tunisie d’Ennahdha », lâchait un manifestant,  dégoûté.

Journalistes molestés

Fumées de lacrymogènes, charges à moto ou en camion de policiers casqués et  armés de matraques, manifestants interpellés brutalement, voire frappés… Deux  journalistes, la correspondante de l’hebdomadaire français Le Point et  la rédactrice en chef du site tunisien Kapitalis, ont été elles-aussi  molestées par des policiers.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche, a  paradoxalement invoqué la menace de troubles pour justifier l’interdiction de  manifester. « On ne va pas laisser s’installer le chaos. Les gens ont la  possibilité de manifester ailleurs que sur l’avenue Bourguiba », a-t-il  dit. Selon lui, en tirant des lacrymogènes, les forces de l’ordre « voulaient éviter de pires affrontements ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Peuple sans assistance

février 22, 2012

Dans les griffes sales du jeune tyran

Le peuple est décapité sans pardon

Hommes, femmes, enfants éventrés

Comme du poisson au grand marché

 

Dans la gueule méchante du dictateur

Coule à flots le sang chaud des martyrs

Pauvres victimes de ces canons à tirs

Montés sur les chars du persécuteur

 

Au cœur de chauds débats politiques

Les enjeux sont trop diplomatiques

Face aux réels intérêts bien majeurs

Qui occultent l’assistance de l’heure

 

Que tonnent les canons dans la ville

Tombant et détruisant les immeubles

Les cœurs blocs de pierres insensibles

Regardent avec une amertume méprisable

 

Citoyens de la triste et sale guerre

Votre mort fond comme du beurre

Dans l’insouciance sans compassion

Malgré les images d’une brève attention

 

Ô peuple qui pleure à tue-tête au secours

Le cri de tes lamentations est plus que sourd

Dans ce grand monde ingrat des amis véreux

Assis sur la table ronde stylée des gens vicieux.

Bernard NKOUNKOU

Yémen: après la révolution, l’élection

février 21, 2012

Après trente-trois ans de règne et un soulèvement populaire, le président Saleh cède la place. Seul candidat, Abd Rabbo Mansour Hadi sera élu ce mardi. Les jeunes révolutionnaires se sentent volés.

«Place du changement» à Sanaa, des centaines de toiles de tente arborent encore les portraits des martyrs de la révolution, lancée il y a tout juste un an dans la foulée de la Tunisie et de l’Égypte. Comme celui d’Anas, ce bébé de 10 mois tué dans une voiture, alors qu’il attendait son père. Le quartier général de la contestation contre le régime d’Ali Abdallah Saleh est devenu une véritable ville de toiles avec ses étals, ses cabanes pour dormir et ses estrades pour écouter les prêches des uns et des autres.Pourtant, les apparences sont trompeuses. À deux pas de l’université, la «place du Changement» n’est plus le cœur battant de la révolution. Ce mardi, de nombreux jeunes, qui y campent toujours, vont voter sans enthousiasme. «C’est la seule façon d’extraire le Yémen de ses problèmes», résume Arslan, un étudiant de 21 ans. Un seul candidat est en lice: le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui aura la redoutable tâche de mener à bien la délicate transition jusqu’à la véritable élection présidentielle prévue en 2014.

Amertume

Même sans autre enjeu que la participation, le scrutin de mardi est un passage obligé important vers plus de démocratie, espèrent de nombreux Yéménites. Mais il n’est pas sûr du tout que le vote tournera la page de l’ère Saleh, le président de la République qui a dû quitter le pouvoir en novembre, mais dont les proches trustent encore les principaux leviers de la sécurité et de l’armée. «Si le président Hadi évince la clique Saleh du pouvoir, on le soutiendra. Sinon, nous resterons là, sous nos tentes», assure Nasser, un autre étudiant, assis sous une bicoque en brique, ornée du drapeau yéménite, tandis qu’un groupe de jeunes défile en scandant un appel au boycott de la présidentielle.

En fait, un an après, les insurgés sont amers. «C’est vrai qu’on s’est fait voler notre révolution», reconnaît Nasser. Il ne dit pas par qui. Mais on le devine aisément en entrant sur la «place du Changement», où un militant du parti islamiste al-Islah fouille au corps les visiteurs.

«Rusés, les islamistes ont laissé les jeunes s’exprimer pendant deux mois, décrypte un diplomate, puis ils sont venus installer des comités de la santé, des médias, un comité militaire. Ils ont nourri les jeunes, ils ont transformé leur mosquée en hôpital, et à l’automne ils leur ont dit: “Puisque nous dirigeons le mouvement, et bien c’est nous qui allons maintenant négocier avec le pouvoir”».

Pour les jeunes, la trahison est intervenue le 23 novembre lorsque, constatant qu’aucun camp ne pouvait vaincre l’autre militairement, al-Islah, rejoint par les déserteurs de la 1re division blindée – en gros la moitié de l’armée – a conclu un accord sur la transition du pouvoir avec Saleh, sous l’égide des monarchies du Golfe, inquiètes de voir la crise déborder. Aux termes de cet arrangement, chaque camp dispose de 17 ministres dans un gouvernement d’entente nationale, et l’immunité est garantie pour Saleh et ses proches. «Impossible, il doit être jugé, insiste Nasser. Nous ne céderons pas aux pressions du Golfe.»

Même s’ils sont soutenus par la Prix Nobel de la paix, Tawakel Karman, les jeunes ont cruellement manqué de maturité politique. «Ils ont été incapables de se structurer, de former un parti, et enfin de présenter un candidat à la présidentielle», regrette un ambassadeur, actif en coulisses pour régler la crise. «La période n’est pas claire, répond Mohsen, nous préférons attendre la présidentielle de 2014». Certes, ils seront invités à participer au dialogue national prévu après le scrutin, mais ils n’ont encore aucun contact avec le futur président.

Ils ont perdu la main au profit du bloc constitué par les islamistes et les soldats de la 1re Division du général Ali Mohsen, un ancien proche de Saleh qui a fait défection en mars dernier pour protéger ensuite les révolutionnaires «place du Changement». Une alliance improbable dont la solidité va être testée au cours du dialogue national. «C’est un simple mariage d’intérêts, on ne sait pas qui tient qui», regrette Douraish, un indépendant de 50 ans, sous sa tente lui aussi, aux côtés de 48 autres groupes, sans programme politique pour la plupart. En revanche, l’agenda islamiste de la coalition al-Islah Ali Mohsen inquiète de nombreux jeunes, qui côtoient les fils d’apparatchiks du parti intégriste, envoyés «place du Changement» pour faire bonne mesure. D’autant qu’ils se souviennent qu’en 1994, les «barbus» avaient combattu avec le régime de Saleh contre les séparatistes du Yémen du Sud.

Une transition unique

Quant à la protection que leur offrent les troupes d’Ali Mohsen – qui restent payées par le pouvoir – elle est jugée pesante. «Ils nous empêchent parfois de sortir manifester devant le palais présidentiel», déplore Arslan, qui a perdu plusieurs amis pendant les mois de violences. Et une fois encore, les jeunes se souviennent qu’Ali Mohsen a longtemps été allié avec Saleh et qu’il est loin d’être le moins corrompu des seigneurs de guerres locaux.

Le Yémen n’est ni la Tunisie ni l’Égypte. En assurant une sortie du pouvoir honorable pour Saleh, la transition en cours est unique à ce jour dans la chaîne des révolutions arabes. «Il ne s’agissait pas d’une révolution, corrige Mohy al-Dhabi, vice-ministre des Affaires étrangères, mais plus d’une recomposition des équilibres, avec certes un peu de violence car chaque camp est armé, mais pas assez pour que l’un écrase l’autre. Et puis au Yémen, les partis politiques existaient déjà, cela facilite la transition. Nous avons l’habitude des compromis.» Voire même des retournements de vestes qui pourraient plonger de nouveau le pays dans le chaos.

Lefigaro.fr par Georges Malbrunot

Appel à la messe des Martyrs du Pool massacrés entre 1997-2009‏

juillet 17, 2011

Il y a jour pour jour quatorze ans que débuta au Congo-Brazzaville dans le Pool, l’extermination des originaires de ce département pour des raisons d’intolérance politiques que François-Xavier Verschave qualifie « d’ethnocide (génocide ethnique) « dans son livre « Qui arrêtera la françafrique ? ». Communiqué par Brice Nkéoua.

Communiqué et Invitation.

Le Pool, ce petit département du Congo-Brazzaville a payé et continu de payer un lourd tribut de sang pour son amour aux valeurs divines, à la démocratie et aux droits de l’homme. Il est le seul département du Congo-Brazzaville à avoir le plus gros pourcentage de martyrs politiques dans ce pays.

Pourtant, pendant que les autres départements de ce pays organisent des messes et honorent leurs martyrs ; le Pool, qui totalise environ plus de 90 % des martyrs politiques que compte le Congo, continue de les oublier et de quelles façons ! C’est comme ci un sort sur l’émotion et sur l’esprit lui a été jeté. Il est donc temps que le Pool s’organise et pense à ses martyrs pour nous débarrasser de cette malédiction.

En effet, les fils du Pool (Balari, Bakongo Ba Boko, Basoundi, Bahângala, Badondo, Baminguéngué, Batéké, Bapygmée …) baissent chaque jour leurs visages encore tachés de sang et posent un regard plein de remords sur les montagnes de corps de leurs martyrs. Il y a eu trop de sang versé par intolérance politique, trop de larmes versées, trop de vie arrachées, trop de viols commis sur des femmes, trop d’exécutions sommaires, trop de maisons brûlées et trop de villages détruits dans le Pool. Bien sûr, nous savons que la fin de toute vie c’est la mort, mais perdre autant de vie comme cela est inadmissible.

Les fils du Pool se souviennent d’eux, c’est pourquoi, une messe interreligieuse en mémoire de nos martyrs massacrés de 1997 à 2009 sera organisée le 30 juillet 2011 en l’église « Notre-Dame de Fatima », ce 30 juillet 2011 à 14 heures 00 au :
48 bis, Boulevard Sérurier 75019-Paris
Téléphone : 01-40-40-22-32
Métro : Porte des Lilas, ligne : 11
Bus : PC 2 OU PC 3 arrêt Robert DEBRE.

Enfin, cette messe est une occasion de faire honneur à nos martyrs, se souvenir d’eux et démontrer à leur bourreaux que lorsque la mort étend son voile de deuil sur un fils du Pool, il est important qu’ils sachent, ce dernier n’est pas effacé de la mémoire de ceux qui restent, comme s’il n’avait simplement pas existé. Chaque vie a du prix et compte dans le Pool et, il n’est pas nécessaire d’être un personnage célèbre pour avoir de la valeur. Comme dit la bible Siracide 11.28 : « … c’est à sa mort qu’on reconnaît une personne ».

Fait à Paris, le 09 juillet 2011
Pour le Comité d’organisation
Brice Nkéoua