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États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

Fusillade: le journal d’Annapolis publie une édition d’hommage aux victimes

juin 29, 2018

Les journalistes du Capital Gazette Chase Cook (D) et Joshua McKerrow (G) travaillant le 29 juin sur le journal du lendemain / © AFP / Ivan Couronne

« Nous n’avons pas les mots »: malgré le deuil, le Capital Gazette, journal américain du Maryland cible d’une attaque à l’arme à feu qui a fait cinq morts jeudi, a tenu à publier son édition de vendredi pour rendre hommage à ses journalistes tués.

Les rescapés de la fusillade d’Annapolis ont fait avec les moyens du bord jeudi soir pour boucler leur édition de vendredi. Leur « Une » est simple, factuelle et glaçante, sans adjectif. « Cinq personnes abattues au Capital », est-elle titrée.

A l’arrière de camionnettes, dans un parking situé à quelques centaines de mètres de leur salle de rédaction bouclée par la police, ils ont recréé des bureaux de fortune pour raconter la tragédie dont ils ont été les victimes.

« Je ne sais pas quoi faire d’autre à part ça », a expliqué un journaliste, Chase Cook, jeudi. « On va sortir un journal demain », avait-il dit à l’AFP.

« Je ne peux pas dormir, dont la seule chose que je puisse faire c’est rendre compte des faits », a écrit sur Twitter pendant la nuit un autre journaliste, Phil Davis.

Il a ainsi rapporté que le suspect, Jarrod Ramos, 38 ans, avait été inculpé de cinq chefs d’inculpation de meurtre avec préméditation. Il sera entendu par la justice à 10h30 locales vendredi (14h30 GMT).

Le tireur avait fait irruption jeudi après-midi dans la salle de rédaction, armé d’un fusil. Une fois ses crimes commis, il s’était laissé arrêter sans difficulté. C’est un homme qui entretenait une relation conflictuelle avec le journal qu’il avait, sans succès, attaqué en diffamation.

Quatre des victimes de la fusillade de jeudi sont mortes sur le coup, la cinquième est décédée à l’hôpital. L’attaque a également fait deux blessés légers.

Ce sont quatre journalistes et une employée du marketing qui ont été abattus.

Gerald Fischman, le responsable des éditoriaux, fait partie des personnes tuées. Âgé de 61 ans, il travaillait au journal depuis 26 ans.

Robert Hiaasen, le rédacteur en chef adjoint du journal, journaliste expérimenté et respecté, a également été fauché par les balles du tireur, à 59 ans.

Les noms des victimes sont imprimés à la page habituellement réservée aux éditoriaux, laissée vide. Y figurent aussi les noms de John McNamara et Wendi Winters, deux autres journalistes et celui de Rebecca Smith, une assistante marketing décrite comme gaie et dynamique.

« Demain, cette page reviendra à son but originel, qui est de proposer à nos lecteurs des opinions informées », est-il précisé.

La « Une » du 29 juin du Capital Gazette / © TWITTER ACCOUNT OF THE CAPITAL GAZETTE/AFP / HO

– « Proche de notre communauté » –

Au-delà du monde du journalisme, c’est toute la ville d’Annapolis, paisible bourgade historique à une heure de Washington, qui est endeuillée.

« Le Capital Gazette est le journal d’Annapolis (…) J’avais bien sûr rencontré les cinq victimes, et tous les autres journalistes », a déclaré sur Fox News vendredi matin le chef de police du comté d’Anne Arundel, Timothy Altomare.

De retour à Washington jeudi après-midi, le président Trump, qui critique régulièrement et violemment les journalistes, n’a eu aucun mot pour les victimes lorsqu’il a été interrogé par la presse sur la pelouse de la Maison Blanche.

Quelques minutes après l’annonce de la fusillade, il avait tweeté pour offrir ses « pensées et (ses) prières » aux personnes tuées et à leurs familles

« Les journalistes racontent les histoires de nos communautés, protègent notre démocratie et mettent souvent leur vie en danger dans l’exercice de leurs fonctions. L’attaque d’aujourd’hui à Annapolis est bouleversante », a pour sa part réagi le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le Capital, qui fait partie du groupe Capital Gazette, est un petit journal fondé en 1727. Il employait six reporters, deux photographes et 5 secrétaires de rédaction. Ses locaux sont protégés par une porte fermée en permanence, a expliqué à l’AFP un de ses journalistes.

Les alentours du journal, situé dans une en pleine zone commerciale derrière une banque, étaient toujours bloqués par la police vendredi matin.

Des habitants d’Annapolis sont venus offrir leur respect aux victimes pendant la nuit, en déposant des bouquets de fleurs. Le journal fait partie du quotidien des habitants de la ville qui connaissaient bien souvent personnellement ses reporters.

« La Gazette est proche de notre communauté », a expliqué à l’AFP Kelly O’Brian

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2018 14h41)

Une tempête sur le nord-est des États-Unis provoque annulations et fermetures

mars 2, 2018

New York – Une tempête frappe le nord-est des États-Unis depuis jeudi soir, mêlant importantes chutes de neige, fortes pluies et rafales de vent, et a déjà entraîné l’annulation de centaines de vols ainsi que la fermeture de services administratifs.

Cette tempête hivernale baptisée Riley touche une zone allant du Maryland au Massachusetts, et devait durer jusqu’aux premières heures de la matinée de samedi.

Son intensité a été augmentée par un phénomène dit de « bombe météorologique », caractérisé par une baisse brutale de la pression atmosphérique.

Dans la région de Washington, les conditions climatiques marquées par des rafales de vent annoncées à 120 km/h, ont incité le gouvernement à fermer l’ensemble des services administratifs fédéraux de l’agglomération. Les écoles de la capitale fédérale sont restées fermées, tout comme celles des comtés alentours dans le Maryland et en Virginie.

Inspiré par les images de palissades ou d’arbres abattus autour de la capitale, le surnom « Windmageddon » (combinaison des mots « wind » pour vent et « Armageddon » pour apocalypse) a fleuri sur les réseaux sociaux.

Plus au nord, du New Jersey au Massachusetts, le service de météorologie nationale (NWS) a mis en garde contre des risques de submersion côtière et d’inondations à l’intérieur des terres.

Les fortes précipitations observées depuis la fin de la nuit de jeudi à vendredi, ainsi que des rafales de vent, ont entraîné l’annulation de plus de mille vols au départ ou à destination d’aéroports de la zone.

L’aéroport new-yorkais de LaGuardia était le plus affecté, avec plus de 600 vols supprimés, selon le site spécialisé FlightAware.

Selon la même source, plus d’un tiers des vols étaient annulés vendredi en provenance ou à destination d’un autre aéroport new-yorkais, Newark Liberty, mais aussi de Boston (Logan) et Washington (Reagan).

A JFK, le troisième aéroport de New York, des rafales à plus de 100 km/h ont été constatées et la direction a annoncé, en début d’après-midi, que les départs étaient « très limités ».

Peu après la mi-journée, l’opérateur ferroviaire national Amtrak a annoncé l’annulation de tous les trains circulant entre Washington et Boston.

Sur l’ensemble de la zone frappée par Riley, plus de 100.000 foyers ont été, à un moment ou un autre, privés d’électricité vendredi, selon les différentes companies qui déservent la région.

Dans les régions côtières du New Jersey, de l’Etat de New York et du Massachusetts, la température légèrement supérieure à 0°C donnait un mélange de neige fondue, de grêle et de pluie.

Plus de dix centimètres de précipitations en 30 heures étaient attendues dans certaines parties de Long Island, près de New York.

A Boston, la ville a enregistré vendredi la troisième plus forte marée depuis que des mesures régulières ont commencé à être effectuées, il y a 90 ans.

Plus à l’intérieur des terres, les chutes de neige ont déjà atteint jusqu’à 30 centimètres dans le centre de l’Etat de New York, selon la météorologie nationale, et devaient se poursuivre toute la journée de vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mars 2018 19h39)                                            

Un second juge américain bloque le décret migratoire de Trump

octobre 18, 2017

Une femme couverte d’un voile aux couleurs du drapeau américain participe à une manifestation contre le décret migratoire de l’administration Trump, le 18 octobre 2017 à Washington DC / © AFP / JIM WATSON

Un juge fédéral de l’Etat américain du Maryland a largement suspendu l’application de la troisième version du décret anti-immigration du président américain Donald Trump, quelques heures seulement après un jugement similaire pris mardi par un magistrat de Hawaï.

La décision du juge Theodore Chuang a également une portée nationale et devrait faire l’objet d’un appel rapide du gouvernement, qui entend interdire de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays, musulmans dans leur majorité.

Cette dernière mouture du décret migratoire « est une réanimation difficilement séparable du décret anti-musulmans par deux fois bloqué », a estimé le juge Chuang.

Il a donc interdit aux autorités de bloquer l’arrivée de voyageurs étrangers ayant une « relation valable » avec une personne ou une entité aux Etats-Unis.

Donald Trump a justifié ses trois décrets par des motifs de sécurité nationale. Ses détracteurs lui reprochent au contraire de cibler sans raison et de façon discriminatoire des dizaines de millions de musulmans.

Le président américain avait signé le 25 septembre un troisième et nouveau décret interdisant de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays: Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Corée du Nord et Tchad.

De façon punitive, le nouveau décret suspend également l’entrée aux Etats-Unis de responsables gouvernementaux vénézuéliens.

Les restrictions prévues par ce nouveau décret devaient entrer en vigueur dans leur totalité ce mercredi, alors que plusieurs organisations de défense des réfugiés avaient appelé à manifester dans plusieurs villes des Etats-Unis.

A Washington, la manifestation a rassemblé moins d’un millier de personnes devant la Maison Blanche, aux cris de « non au décret anti-musulman » et « pas de décret, pas de mur, liberté pour tous », en référence au mur que M. Trump veut faire construire à la frontière mexicaine. Les organisateurs avaient prévu ensuite de défiler vers l’hôtel Trump International, situé à quelques rues de là.

Le femme de Fathi al-Huthaifi, un manifestant yéménite de 41 ans, est actuellement bloquée en Arabie saoudite à cause de ce décret. « Elle attend son visa, mais son rendez-vous est reporté, et encore reporté », a témoigné à l’AFP ce père de cinq enfants, qui ont tous la nationalité américaine. Il espère que les dernières décisions de justice permettront à son épouse de le rejoindre.

« Si on permet à un groupe d’être interdit d’entrée (aux Etats-Unis) alors on permet à d’autres groupes d’être interdits », a mis en garde l’activiste palestino-américaine Linda Sarsour, responsable de la plateforme MPowerchange.org.

Le décret migratoire « fait partie d’une campagne mise en place par cette administration » a-t-elle dénoncé, allant jusqu’à qualifier le texte de « programme de suprémacistes blancs ».

Isra Chaker, conseillère auprès d’Oxfam America, a pour sa part critiqué une décision « qui affecte la vie de vrais gens ». « Personne ne choisit de devenir un réfugié », a-t-elle ajouté.

Le dernier décret migratoire reste « un affront aux traditions américaines » dans un pays qui « s’est construit par les immigrants et les réfugiés », a-t-elle également proclamé, soulignant que les demandeurs d’asile acceptés aux Etats-Unis subissaient des vérifications de sécurité très poussées.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 21h08)

Etats-Unis: des sites gouvernementaux piratés par des messages pro-EI

juin 26, 2017

Le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, le 13 mai 2017 à New York / © AFP/Archives / KENA BETANCUR

Plusieurs sites internet gouvernementaux des Etats américains de l’Ohio et du Maryland ont dû être fermés dimanche en raison d’un piratage ayant entraîné l’affichage de messages en faveur du groupe Etat islamique.

Le site du gouverneur de l’Ohio, John Kasich, figure parmi les sites affectés.

Un message promettant de se venger du président américain Donald Trump a été posté sur ces sites internet par un groupe s’appelant ‘Team System DZ’.

« Trump, vous serez tenu pour responsable, vous et votre peuple, pour chaque goutte de sang versée dans les pays musulmans », disait le message, avant d’ajouter « J’aime l’Etat islamique ».

Ces slogans, écrits en lettres dorées sur fond noir, affichaient également la profession de foi musulmane en lettres blanches en arabe.

Celui posté sur le site du gouverneur Kasich diffusait aussi un appel à la prière.

Un site du comté de Howard, dans le Maryland, situé à plusieurs kilomètres de Washington DC, a aussi été touché.

Certains sites étaient toujours hors service en début de journée lundi, tandis que le site du gouverneur Kasich, http://www.gouvernor.ohio.gov, a été remis en service.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h20)                

États-Unis: Nouvelle plainte contre Trump pour ses revenus provenant de l’étranger

juin 12, 2017

Washington – L’Etat américain du Maryland et la capitale Washington ont assigné lundi en justice le président Donald Trump, lui reprochant d’accepter des paiements de gouvernements étrangers via son empire immobilier.

La plainte déposée lundi se fonde sur la « clause sur les émoluments », une disposition de la Constitution américaine interdisant à toute personne occupant une fonction publique d' »accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un Etat étranger » sans accord du Congrès.

Pour les personnes à l’initiative de cette action judiciaire, le président Trump est coupable de conflits d’intérêt permanents, en n’ayant pas pris suffisamment de distance avec son groupe économique géré par ses fils.

« Jamais dans l’histoire de ce pays n’avons-nous eu un président à ce point engagé dans les affaires. Ou encore un président ne s’étant pas distancié de façon convenable de ses actifs », a dénoncé le procureur général de Washington, Karl Racine.

Son homologue pour l’Etat du Maryland, l’élu démocrate Brian Frosh, a souligné que le président se devait de « placer le pays en premier et non pas ses intérêts personnels en premier ».

« La clause sur les émoluments est un rempart contre la corruption du président », a-t-il déclaré.

En janvier, l’ONG anti-corruption Citizens for Responsibility and Ethics in Washington, appuyée par d’éminents juristes et spécialistes de droit constitutionnel, avait déposé une plainte similaire devant un tribunal fédéral de New York en s’appuyant également sur cette clause. Mais cette nouvelle plainte est la première présentée par des entités gouvernementales.

Cette plainte vient ajouter aux ennuis de M. Trump, déjà aux prises avec des enquêtes du Congrès, du FBI et la nomination d’un procureur spécial Robert Mueller sur une possible « coordination » de son équipe de campagne avec des responsables russes.

M. Trump a par ailleurs essuyé plusieurs revers judiciaires sur son décret anti-immigration, dont un dernier lundi par une cour d’appel de Californie.

Après sa prise de fonction en janvier, Donald Trump a confié à ses fils le contrôle au jour le jour de ses affaires mais a conservé toutes ses parts dans la Trump Organization.

Parmi les éléments-clefs de l’affaire figure le Trump International Hotel ouvert l’an dernier par M. Trump près de la Maison Blanche. Outre la question des paiements étrangers, la nouvelle plainte souligne que cet hôtel pose un problème de concurrence pour les hôtels voisins.

Selon le Washington Post, plusieurs pays étrangers manifestent désormais une préférence pour cet hôtel, comme le Koweit dont l’ambassade a transféré dans l’établissement un événement prévu au départ dans un Four Seasons.

M. Trump est venu lui-même accueillir des invités dans l’hôtel depuis sa prise de fonction, selon le journal.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juin 2017 20h23)