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France/Covid-19 : le masque redevient obligatoire en extérieur dans certaines villes

juillet 9, 2021

Face au variant Delta, le maire de Nice s’apprête à rendre le masque de nouveau obligatoire à l’extérieur, suivant l’exemple de plusieurs communes.

Face au variant Delta, le port du masque en exterieur redevient obligatoire localement.
Face au variant Delta, le port du masque en extérieur redevient obligatoire localement.© Richard BRUNEL / MAXPPP / PHOTOPQR/LA MONTAGNE/MAXPPP

La crainte de la quatrième vague, portée par le variant Delta, se fait sentir en France avec la hausse de certains indicateurs de l’épidémie. Plusieurs élus locaux ont d’ores et déjà décidé de renforcer les mesures sanitaires, notamment le port du masque obligatoire en extérieur, abandonné à l’échelle nationale mi-juin. Ce sont notamment des stations balnéaires qui sévissent, note Le Figaro, alors que certains craignent que le Covid-19 gâche la saison touristique.

À Nice, Christian Estrosi est « en train de regarder quels sont les secteurs qui nécessitent qu’il soit imposé. Mais nous allons l’imposer. Nous renforçons aussi nos caméras de vidéosurveillance en y intégrant des haut-parleurs. Les plages sont interdites à partir de 21 heures », a prévenu l’édile sur Europe 1. « Je ne me fais plus d’illusions, il y aura dans notre pays une quatrième vague », a-t-il déploré.

Le Touquet, Saint-Malo, Dax et Mont-de-Marsan

D’autres communes ont déjà sauté le pas comme Le Touquet qui a imposé le masque en extérieur pour les plus de 11 ans jusqu’au 31 août et dans les quartiers les plus fréquentés. À Saint-Malo, où le port du masque n’a jamais été totalement abandonné, il restera obligatoire en ville de 11 heures à 21 heures ainsi que dans les lieux à forte densité de population, comme les marchés. Dans les Landes, département particulièrement frappé par le variant Delta, le port du masque redevient obligatoire, notamment dans certaines rues de Dax et de Mont-de-Marsan le week-end.

Dans son dernier point, Santé publique France note une « dégradation de la situation, après plusieurs semaines d’amélioration des indicateurs » avec une hausse de 70 % des contaminations en une semaine. Le variant Delta est jugé 60 % plus contagieux. Par ailleurs, les vaccins sont nettement plus efficaces contre lui après la deuxième dose. Or, seuls 25,8 millions de Français étaient complètement vaccinés (soit 38,3 % de la population totale) au 7 juillet.

Par le Point

France: plus de masque en extérieur dès jeudi, levée du couvre feu dimanche

juin 16, 2021
France: plus de masque en exterieur des jeudi, levee du couvre feu dimanche
France: plus de masque en extérieur dès jeudi, levée du couvre feu dimanche© AFP/Thomas COEX

Le port du masque à l’extérieur ne sera plus obligatoire dès jeudi 17 juin en France, sauf certaines exceptions, et le couvre-feu sera levé dès dimanche, a annoncé Jean Castex mecredi, au vu de la baisse des contaminations.

Le masque en extérieur ne restera de rigueur que dans des situations de promiscuité (file d’attente, transports, lieux bondés, tribune de stade), a-t-il précisé.

La levée du couvre-feu n’empêchera pas le maintien des protocoles sanitaires pour les lieux publics et la fête de la musique du 21 juin et autres événements jusqu’au 30 juin (organisation de concerts seulement en extérieur avec gestes barrière et pas sur la voie publique, règles de jauges pour les bars restaurants et lieux de spectacles…), a-t-il ajouté à l’issue du Conseil de ministres et du conseil de défense présidé par Emmanuel Macron.

Les supporteurs du match France-Portugal de l’Euro de football pourront également profiter de cette levée le 23 juin.

L’objectif a été fixé à 35 millions de Français complètement vaccinés fin août, a-t-il poursuivi, en se félicitant que les contaminations aient baissé à 3.200 cas quotidiens en moyenne sur 7 jours.

La France était l’un des trois derniers pays en Europe à imposer un couvre-feu. Il était entré en vigueur le 30 octobre à 21H00 dans toute la métropole, puis avait été avancé à 20H00 pour la période des fêtes de fin d’année avec dérogation pour Noël. Il avait ensuite été avancé à 18H00 pour toute la métropole le 16 janvier, puis repoussé à 19H00 le 20 mars, puis à 21H00 le 19 mai et enfin à 23H00 le 9 juin.

Cet allègement est le plus important depuis le 2e confinement.

Par Le Point avec AFP

Enlever le masque ? Des Américains confus face aux nouvelles règles

mai 15, 2021

WASHINGTON/LUBBOCK, Texas (Reuters) – Les nouvelles règles aux Etats-Unis permettant à la population de se déplacer sans masque dans de nombreux endroits sont devenues un nouveau sujet de débat entre des Américains que la pandémie a souvent divisés.

ENLEVER LE MASQUE ? DES AMÉRICAINS CONFUS FACE AUX NOUVELLES RÈGLES

© Reuters/KEVIN LAMARQUE 

Certains se sont dits perplexes, d’autres, qui portaient déjà rarement le masque, ont simplement levé les yeux au ciel lorsque les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé jeudi que les personnes entièrement vaccinées contre le COVID-19 n’avaient pas besoin de porter de masque à l’extérieur et pouvaient éviter d’en porter à l’intérieur dans la plupart des lieux.

Ces consignes ne s’appliquent pas à certains endroits comme les transports en commun ou les prisons.

Les CDC ont expliqué que ces recommandations avaient pour but de favoriser un début de retour à la vie normale et de convaincre davantage de personnes de se faire vacciner contre un virus qui a tué plus d’un demi-million d’Américains.

« Ca me rend nerveuse », expliqué Alisson Douma, 24 ans, qui promène, masquée, ses chiens à Washington. Elle a reçu sa dernière dose de vaccin le mois dernier.

« Je ne me sens pas en sécurité parce que le rythme des vaccinations ralentit et je m’inquiète des variants ».

A plus de 2.575 kilomètres de distance, à Lubbock dans l’Etat du Texas où le gouverneur républicain Greg Abbott a levé en mars l’obligation de porter un masque, les recommandations des CDC ont été accueillies avec indifférence.

« Je ne pense pas que les masques ont fonctionné aussi bien que ce que les médias pensaient pour stopper le virus. Les gens ne les portaient pas correctement déjà pour commencer », explique Riker Beauchamp, 20 ans, qui travaille dans une pizzeria.

Dans de nombreux endroits des Etats-Unis, la population ne porte plus de masque depuis des mois. Une enquête menée en janvier par le Centre Dornsife de recherche économique et sociale de l’Université de Californie du Sud a montré que même au pic des contaminations, la moitié des Américains ne portaient pas de masques en se rendant dans des endroits publics.

Davantage d’Etats américains ont assoupli les règles sur le port du masque ces dernières semaines face à la baisse du nombre de nouveaux cas.

A New York, Maggie Cantrick, 39 ans, qui travaille dans un centre artistique, explique qu’elle n’est pas prête à tomber le masque dans des endroits tels que des supérettes. « Je suis totalement vaccinée. Je peux juste enlever le masque ? C’est fou ! ».

TROP TÔT ?

La chaîne de supermarchés Kroger Co a annoncé qu’elle continuerait de demander à ses clients de porter le masque, le temps qu’elle étudie les nouvelles recommandations des CDC.

Une autre chaîne, Trader Joe’s, a déclaré de son côté qu’elle cesserait avec effet immédiat d’imposer le port du masque pour ses clients qui sont vaccinés.

Avec ses nouvelles règles, il reviendra à chacun de déterminer comment se protéger, les vaccins étant désormais facilement accessibles, a expliqué la responsable des CDC, le docteur Rochelle Walensky.

« Si vous êtes vaccinés et que vous décidez d’enlever le masque (…) vous êtes protégé. Si vous n’êtes pas vacciné, alors vous décidez de prendre ce risque », a-t-elle dit.

Les personnes non-vaccinées restent encouragées à recevoir leurs doses pour se protéger et protéger les autres du coronavirus qui continue de circuler dans le pays, a-t-elle dit.

Chuck Schutte, un homme de 60 ans à la retraite, qui boit un verre dans un pub de Ridgefield dans le Connecticut, explique ne pas avoir l’intention de se faire vacciner.

« Je pense que cela a été précipité et je vois que des gens ont des effets secondaires », a-t-il dit. « Je ne dis pas que je ne me ferai pas vacciner mais je ne le ferai sûrement pas tout de suite. Je porterai un masque ».

Jeri Kelly, qui est en déplacement à Washington, s’inquiète, elle, de ne pas savoir comment identifier ceux qui sont vaccinés de ceux qui ne le sont pas.

« Pour aller dans un endroit public, être à moins de deux mètres de distance, parce que je suis vaccinée, je suis juste préoccupée parce que l’autre personne, est-elle vraiment honnête ? », s’interroge-t-elle.

Le docteur Walid Gellad, professeur à l’école de médecine à l’université de Pittsburgh, estime que les recommandations des CDC sont arrivées deux à trois semaines trop tôt.

« Le problème c’est qu’il n’y a pas de mécanisme pour identifier qui est vacciné. Personne ne va porter de masque et certains ne seront pas vaccinés, c’est la réalité ».

Avec Reuters par (Susan Heavey, Caroline Humer, Tim Reid, JuliaHarte, Maria Caspani, Jeff Mason, Brad Brooks, Lisa Baertlein, Nathan Layne, Deborah Lutterbeck, Gershon Peaks, Julio-Cesar Chavez, Aishwarya Venugopal, Hilary Russ, David Shepardson et Michael Erman, version française Gwénaëlle Barzic)

Canada-Québec: Le port du masque obligatoire dès la maternelle au Collège Saint-Bernard

août 10, 2020
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville
© Jean-François Dumas/Radio-Canada Le Collège Saint-Bernard de Drummondville
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville n’a pas attendu le plan révisé de Québec avant de trancher : tous ses élèves, de la maternelle à la cinquième secondaire, devront porter un masque lors du retour à l’école.

À l’instar des mesures adoptées et présentées lundi par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, les élèves et le personnel du Collège Saint-Bernard devront porter leur masque dans les déplacements et dans les aires communes. Ils n’auront pas à le porter en classe.

La direction de l’établissement a pris cette décision au printemps dernier. «C’était dans la liste de matériel scolaire, qui a été envoyée à la fin juin», a expliqué le directeur général du Collège, Dominique Guévin, au micro de Facteur matinal.

L’école privée de Drummondville avait déjà adopté le port du masque obligatoire lors de la rentrée provisoire des élèves de niveau primaire au printemps dernier.

«Le port du masque était presque marginal quand il est devenu obligatoire au Collège», a rappelé Dominique Guévin.

«Les jeunes se sont super bien adaptés», a-t-il assuré. Pour les tout-petits de la maternelle, l’établissement avait mis les parents dans le coup pour valider l’application des mesures sanitaires comme le lavage des mains et la manipulation du masque.

La rentrée de septembre se fera donc de la même manière, à la différence que les élèves de niveau secondaire seront eux aussi de retour en classe et dans les corridors.

Le Collège Saint-Bernard a même choisi d’imposer le port du masque dans le transport scolaire, pour être conséquent avec l’obligation du port du masque dans le transport en commun. «On va aller au-delà», a expliqué le directeur de l’école privée.

 

Avec CBC/Radio-Canada

Saint-Malo, Tours, Bayonne, Lille… Les villes qui imposent le masque en extérieur se multiplient

août 2, 2020

Pour lutter contre la propagation du virus en cette période estivale, près d’une centaine de communes n’hésitent pas à limiter l’accès des centres-villes.

«Les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire», a annoncé Olivier Véran, vendredi 30 juillet, dix jours après l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos.

Dès le lendemain de l’annonce du ministre de la Santé, le préfet du Nord a délimité «un certain nombre de zones» de la métropole européenne de Lille où le port du masque sera obligatoire, en extérieur. Très rapidement, une centaine de communes ont rapidement suivi.

Pourtant déclaré comme «inutile» dans les rues par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, le masque en extérieur est devenu «recommandé» par le ministre de la Santé, jeudi dernier lors d’un déplacement dans les Yvelines. «Si vous êtes dans une rue où il y a plusieurs personnes qui vont se balader et vous n’êtes pas sûr de pouvoir garder la distance, je le recommande.»

Craintifs d’une nouvelle vague, les élus locaux ont préféré prévenir que guérir. Territoire en «vulnérabilité élevée», le département de la Mayenne, a rendu le port du masque obligatoire dans 69 de ses villes dès le lundi 3 août, pour limiter la propagation du virus et faire face à la résurgence du nombre de contaminations.

«Au cours des dernières semaines», «plusieurs foyers épidémiques ont été recensés», a alerté le préfet. La vigilance est donc accrue pour les autorités qui craignent une flambée de l’épidémie avec l’arrivée des aoûtiens et «circulation encore active du virus». Jusque-là, seules les villes principales du département étaient concernées mais avec la nouvelle mesure, 30% des communes et 70% de la population mayennaise devront porter un masque en extérieur.

Centres-villes, marchés ou zones touristiques concernés

Biarritz, Bayonne, Saint-Malo, Le Touquet, Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ont elles aussi rendu leurs centres-villes et zones touristiques uniquement praticables par des piétons masqués. Une mesure «nécessaire pour protéger les estivants et les Biarrots», a justifié Maider Arosteguy, maire de Biarritz. «La fréquentation du mois du juillet a été très forte et nous craignons un mois d’août encore plus difficile à gérer face à la crise sanitaire.»

De son côté, le maire de Tours, Emmanuel Denis, pourtant sceptique quelques jours plus tôt, s’est ravisé le 2 août en rendant le masque obligatoire dans «l’hypocentre» de la ville. Décision prise et élargie aux bords de la Loire pour éviter que «la situation n’empire» et «stopper cette progression», d’après la préfète d’Indre-et-Loire, interrogée par la Nouvelle République.

À Nice, seules les rues les plus fréquentées sont soumises à cette restriction. La mairie a par ailleurs mis en place des haut-parleurs pour rappeler aux Niçois et aux touristes l’importance de respecter les distanciations sociales et l’interdiction de consommer de l’alcool aux bords des plages.

D’autres édiles ont fait le choix de limiter les mesures restrictives à quelques heures de la journée. À l’instar des plages des Sables d’Olonne fermées lors de la marée haute, les pavés à Orléans ne peuvent être foulés que par des promeneurs masqués de 21h à 6h du matin.

Les marchés en extérieur sont aussi dans la ligne de mire des élus. Autorisés à tous rouvrir le 11 mai, beaucoup sont de nouveau soumis à des mesures sanitaires strictes dont le port du masque. À Blanquefort, Caen, Cannes, Carpentras, Lorient, les promeneurs pourront acheter fruits et légumes à condition d’être masqués afin de limiter la propagation de l’épidémie.

Jusqu’à 3750 euros d’amende

Si un piéton ne respecte pas le port du masque obligatoire en extérieur, il doit s’acquitter d’une amende de 135 euros, même montant que s’il ne le portait pas dans un lieu clos ou dans les transports en commun. S’il récidive, l’amende passe à 1 500 euros. La loi se durcit pour les indociles. En cas de triple récidive en moins de trente jours, le promeneur risque six mois de prison et 3 750 euros d’amende.

La France n’est pas le seul pays à imposer le port du masque. Au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, aux Pays-Bas et en Italie, il est obligatoire dans tous les lieux clos. En cas de non-respect, le citoyen risque entre 110 euros pour les Anglais, entre 300 et 4000 euros pour les Italiens, 350 euros pour les Portugais.

Les Belges quant à eux sont contraints de porter un masque en intérieur comme en extérieur si le mètre de distanciation sanitaire ne peut pas être respecté. L’amende a été fixée à 250 euros par le ministère de l’Intérieur. Même régime pour les Espagnols qui risquent généralement une sanction de 100 euros. Toutefois, l’autonomie dont jouissent les régions permet à certaines d’imposer des tarifications plus élevées comme dans l’Estrémadure, au sud-ouest du pays, qui promet une amende allant jusqu’à 6 000 euros !

Circulation soutenue de l’épidémie

Les vacances accompagnées des températures estivales encouragent les Français à diminuer leur prudence mais «la circulation du virus reste soutenue», précise vendredi 31 juillet, la Direction générale de la Santé dans son bilan hebdomadaire.

La veille, l’agence sanitaire Santé publique France relevait également une augmentation des nouveaux cas de 54% par rapport à la semaine précédente, «particulièrement chez les 20-30 ans». Les scientifiques restent donc très vigilants et surveillent de près les chiffres pouvant indiquer une reprise de l’épidémie. Les autorités appellent, quant à elles, les Français à faire preuve de responsabilité en veillant aux gestes barrières, seules capables pour l’instant de faire front au virus.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

Canada-Québec: Possible remontée des cas de COVID-19 d’ici quelques semaines, une première personne infectée à La Tuque

juillet 31, 2020
Une clinique de dépistage de la COVID-19 se trouve à côté de l’hôpital de Shawinigan.
© SYLVAIN MAYER Une clinique de dépistage de la COVID-19 se trouve à côté de l’hôpital de Shawinigan.
TROIS-RIVIÈRES — Le relâchement dans l’application des consignes sanitaires observé au sein de la population pourrait engendrer une remontée des cas de COVID-19 d’ici quelques semaines.

La période des vacances de la construction prend fin dans quelques heures. Cette période est propice à de nombreux déplacements. Des gens provenant de régions plus touchées par la COVID-19 peuvent aller passer du temps dans des secteurs moins concernés par le coronavirus.

Des rassemblements privés peuvent aussi être le théâtre de comportements plus ou moins en respect des règles de distanciation physique, ce qui peut favoriser la contamination de plusieurs personnes par un seul invité.

Il faut compter entre cinq et sept jours pour ressentir des symptômes de la COVID-19. Le temps de se faire dépister et d’obtenir les résultats fait en sorte qu’il faudra patienter deux ou trois semaines avant de savoir si les vacances de la construction joueront un rôle ou non dans une éventuelle recrudescence des cas de coronavirus.

Mais selon le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, les prochaines semaines n’annoncent rien de rassurant.

«Au cours des dernières semaines, nous avons en effet constaté que deux agrégats de personnes (des personnes liées par une source d’infection) atteintes de la COVID-19 dans notre région étaient liés à des déplacements à l’extérieur de la région. Les gens baissent la garde. Avec ce qu’on voit, ça laisse présager que les répercussions seront importantes. C’est préoccupant», indique Kellie Forand, agente d’information du CIUSSS.

La région affiche 22 cas de coronavirus de plus depuis le début de la période des vacances de la construction. Une telle hausse en deux semaines peut paraître limitée, mais le fait que les gens sont moins prudents que lors de la période de confinement et au début du déconfinement est source d’inquiétude.

«Ce qu’on observe est que les gens ont de nombreux contacts sans respecter les consignes, souligne Mme Forand. On n’a pas d’hospitalisation au CHAUR (l’hôpital de Trois-Rivières) ni à Drummondville. On est prêt à un redéploiement rapidement si on en a besoin. Notre personnel a acquis de l’expérience. Mais si tout le monde collabore, on va éviter de retourner à un niveau difficile.»

Mme Forand rappelle l’importance d’appliquer les mesures de protection comme le port du masque et le respect de l’espacement physique.

Le CIUSSS poursuit ses efforts pour augmenter le volume de dépistage, lui qui en a réalisé près de 7500 au cours des deux dernières semaines, dont 1100 dans la seule journée de jeudi. Le CIUSSS indique être à compléter de nouvelles équipes de dépistage afin de mettre sur pied de nouvelles stratégies, dont une formule sans rendez-vous.

Un premier cas à La Tuque

Le dernier bilan quotidien du CIUSSS fait état de trois nouveaux cas dans la région, soit un à Drummondville, un à Victoriaville et finalement un premier cas à La Tuque depuis le début de la pandémie. Le CIUSSS mentionne que cette personne a contracté le virus par un contact avec une personne qui s’était déplacée à l’extérieur de la région. Aussitôt jointe par la santé publique à titre de contact significatif, la personne s’est placée en isolement préventif. Elle a subi un test de dépistage et se trouve actuellement en isolement à son domicile.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, reconnaît que la présence d’un cas de coronavirus sur le territoire était inévitable.

«Ce que j’en comprends, ce n’est pas une éclosion. L’enquête de la santé publique a passé du temps à Shawinigan. Est-ce que c’est une personne de La Tuque qui est allée à Shawinigan? Des gens de Shawinigan qui sont venus à La Tuque? Je ne sais pas. Mais je ne suis pas inquiet. La personne s’est prise en main dès le départ. Si ça avait été dans un centre de personnes âgées, j’aurais été plus inquiet.»

Ce dernier croit que ce premier cas de COVID-19 aura l’effet d’un rappel des consignes à respecter.

«La population a fait un bon travail, collectivement. Mais on se rend compte que la menace est constante. Ça nous incite à la prudence et ça nous fait réaliser qu’il ne faut pas baisser la garde. Il faut continuer de se protéger.»

Relâchement dans les CHSLD

Le relâchement dans l’application des consignes comme le port du masque et la distanciation physique est aussi constaté au sein des différents établissements du CIUSSS. Des visiteurs des centres hospitaliers et même de CHSLD ne suivent plus les règles à la lettre. Certains d’entre eux ont été expulsés des lieux, car ils manifestaient de l’agressivité à l’endroit des employés.

De nombreux CHSLD de la région ont été frappés durement par des éclosions de COVID-19. Malgré cette réalité d’il y a à peine quelques semaines, des gens portent leur masque sous le nez ou suspendu à une oreille et collent d’un peu trop près leur parent vivant en CHSLD.

«On constate que des personnes qui viennent visiter leurs proches ont perdu ce point de référence, dit Mme Forand. On est heureux d’accueillir les familles des résidents dans les CHSLD. Mais ce privilège est encadré par des mesures importantes. Personne ne veut retourner à une éclosion. Les gens sont contents de revoir leurs proches. Oui, on veut les serrer dans nos bras, mais ce n’est pas le moment.»

Selon Mme Forand, le CIUSSS obtient la collaboration de la très grande majorité des visiteurs. Pour ceux qui contreviennent aux règlements, un simple rappel suffit bien souvent à les ramener dans le droit chemin.

La porte-parole rappelle toutefois que le CIUSSS ne tolère aucune manifestation d’agressivité à l’égard de son personnel.

Martin Lafrenière – Le Nouvelliste

Australie: masque obligatoire à Melbourne contre le coronavirus

juillet 19, 2020

 

Le port du masque sera obligatoire à compter de jeudi prochain dans les lieux publics à Melbourne, ont annoncé ce dimanche 19 juillet les autorités locales à l’heure où la deuxième ville d’Australie tente de freiner la propagation du virus.

L’Etat de Victoria (sud-est), dont Melbourne est la capitale, compte plus de 3000 cas actifs de Covid-19, dont 363 nouvelles contaminations recensées au cours des dernières 24 heures, et ce en dépit du confinement en vigueur depuis 10 jours.

Pour tenter d’endiguer la progression du virus apparu en Chine en décembre avant de se propager dans le reste du monde, le premier ministre de l’Etat Daniel Andrews a annoncé que le port du masque deviendrait obligatoire dans les lieux publics – une première dans le pays.

Cette mesure, qui entrera en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi, concernera au total plus de cinq millions de personnes à Melbourne et dans la localité voisine de Mitchell Shire, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

L’absence du port de masque sera passible d’une amende de 200 dollars australiens (122 euros), et les bandanas et écharpes seront autorisés le temps que l’Etat soit en mesure de répondre à la demande de masques, a ajouté Daniel Andrews.

Depuis le début de l’épidémie, près de 12.000 cas de contamination au coronavirus et 122 décès ont été recensés en Australie sur les 25 millions d’habitants de l’île-continent.

Au niveau national, le taux de reproduction effectif du virus (ou «R effectif», basé sur les tests virologiques positifs) est repassé légèrement au-dessus de 1 depuis la première semaine de juillet, et se situe actuellement à environ 1,20, selon Santé publique France. Cela signifie que chaque malade du Covid-19 contamine en moyenne 1,2 autre personne, ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus.

Par Le Figaro avec AFP

France: Masque obligatoire dès lundi dans toutes les grandes enseignes alimentaires

juillet 19, 2020

 

L’obligation de porter un masque devait entrer en vigueur le 1er août, mais la date a été rapidement avancée.

Le port du masque sera obligatoire dans l’ensemble des magasins des grandes enseignes alimentaires à partir de ce lundi 20 juillet, conformément aux directives gouvernementales destinées à casser une reprise de l’épidémie de Covid-19, a-t-on appris ce dimanche auprès de la Fédération du secteur (FCD).

Cette décision concerne les magasins des enseignes Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U, précise la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) dans un communiqué.

«Cela concerne les commerces, établissements recevant du public, marchés couverts, banques… Gestes barrières et dépistage restent essentiels pour lutter efficacement contre le virus», a signalé le ministre de la Santé Olivier Véran dans un tweet. Le décret rendant obligatoire le port du masque dans tous les établissements clos recevant du public entrera en vigueur «la semaine prochaine», avait indiqué jeudi dernier devant le Sénat le premier ministre Jean Castex.

Le président Emmanuel Macron avait annoncé le 14 juillet que l’obligation de porter un masque entrerait en vigueur le 1er août, mais la date a été rapidement avancée, face aux critiques des médecins qui alertent sur des «signaux faibles» de reprise de l’épidémie de Covid-19 et le relâchement des mesures barrière.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Donald Trump porte un masque en public pour la première fois

juillet 12, 2020

 

Le président, qui minimise la gravité de la pandémie de coronavirus, était jusqu’à présent rétif au port du masque.

Donald Trump a été vu pour la première fois samedi portant un masque de protection en public, le président américain étant sous pression depuis des semaines pour donner l’exemple face à l’explosion de la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis.

Donald Trump et un groupe de conseillers ont porté des masques noirs au cours d’une visite à l’hôpital militaire Walter Reed de Washington, où ils ont rencontré des anciens combattants blessés, selon des images de la chaîne de télévision CNN.

Selon des informations des médias, les conseillers de M. Trump le supplient depuis des semaines de porter un masque en public, comme le recommandent les experts, et de montrer ainsi l’exemple alors que l’épidémie de coronavirus est hors de contrôle dans plusieurs Etats américains. Le président, qui minimise la gravité de la pandémie, était jusqu’à présent rétif au port du masque, à l’instar d’un grand nombre de ses partisans.

Donald Trump avait expliqué le 1er juillet qu’il ne voyait pas l’utilité d’adopter cette mesure préventive, toutes les personnes qu’il rencontre étant selon lui testées à l’avance. Il avait toutefois affirmé que porter le masque ne lui poserait «aucun problème» s’il était «dans une situation de proximité avec les gens».

Par Le Figaro avec AFP

Indonésie: un responsable impose le voile au lieu du masque contre le virus

juillet 10, 2020

 

Un responsable indonésien a demandé aux femmes fonctionnaires de sa région de porter un voile sur le visage au lieu d’un masque pour se protéger du coronavirus, déclenchant une controverse dans l’archipel.

Des défenseurs des droits des femmes ont souligné qu’un voile cachant le nez et le bas du visage, appelé aussi niqab, n’offrait pas de protection suffisante et apparaissait comme une nouvelle tentative d’imposer un code vestimentaire conservateur aux femmes dans le pays qui compte la plus grande population musulmane au monde.

«Pour être sûr que les fonctionnaires couvrent leur bouche et leur nez»

«C’est uniquement pour la prévention du Covid-19. Ce n’est pas fondé sur les enseignements religieux radicaux ou le fanatisme», s’est défendu Mohammad Suhaili Fadhil Thohir, régent du district central de Lombok, île indonésienne voisine de Bali. Il a souligné à l’AFP que la règle n’était imposée que le vendredi, aux seules musulmanes et qu’aucune sanction n’était prévue pour celles qui ne s’y plieraient pas.

Cette décision a été prise le mois dernier après que des fonctionnaires se sont plaintes de devoir porter un masque lors des exercices sportifs organisés chaque vendredi, a-t-il noté. «Pour être sûr que les fonctionnaires couvrent leur bouche et leur nez, nous leur avons demandé de porter un voile».

Ce type de voile sur le visage est courant dans certains pays du Golfe mais pas en Indonésie où la majorité des musulmanes portent un hidjab, un voile qui couvre les cheveux. Même si la règle n’est obligatoire que le vendredi, de nombreuses employées de l’administration locale ont commencé à porter un voile sur le visage les autres jours de la semaine, a constaté un journaliste de l’AFP.

90% des femmes employées par Lombok centre sont musulmanes

Environ 90% des quelque 4000 femmes employées par l’administration de Lombok centre sont musulmanes. Yayuh, une fonctionnaire interrogée par l’AFP, a indiqué s’attendre à ce que la mesure devienne de rigueur tout au long de la semaine. «Mais ça ne me dérange pas, c’est une façon d’apprendre quels sont les vêtements recommandés par les enseignements de l’islam», a-t-elle observé. Les défenseurs des droits ont protesté contre cette mesure.

«Un masque doit remplir certains critères pour éviter la contamination», a relevé Andy Yentriyani, membre de la Commission contre les violences faites aux femmes. «Cette politique doit être révoquée parce qu’elle menace le droit des femmes à protéger leur santé».

Andreas Harsono, collaborateur de l’ONG Human Rights Watch en Indonésie a observé que cette mesure était «de toute évidence une extension» de la politique qui a rendu le hidjab obligatoire pour les filles musulmanes dans les quelque 300.000 écoles publiques de l’archipel. Certaines régions parmi les plus conservatrices, comme Aceh sur l’île de Sumatra ont imposé le hidjab à toutes les femmes, tandis qu’à Lombok il est obligatoire pour les fonctionnaires.

Dans un communiqué, HRW a appelé le gouvernement indonésien à réagir pour préserver la liberté des femmes, faute de quoi cette mesure «pourrait déboucher sur une nouvelle régulation locale demandant à toutes les femmes de porter le niqab» à Lombok. L’Indonésie, qui a eu longtemps la réputation de pratiquer un islam très tolérant, a vu les courants musulmans conservateurs gagner du terrain ces dernières décennies.

Par Le Figaro avec AFP