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Covid-19 : le masque bientôt obligatoire à l’extérieur dans presque toute l’Ile-de-France et à Lyon

décembre 30, 2021

Après Paris hier soir, les autres départements de la région francilienne ont à leur tour décrété la mesure, qui s’appliquera à toutes les personnes âgées de plus de 11 ans.

Après Paris, en fin de journée mercredi, puis d’autres départements d’Ile-de-France, les préfectures de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône ont annoncé, jeudi 30 décembre, l’obligation du port du masque en extérieur à Lyon et Villeurbanne. Cette mesure s’applique désormais :

  • à Paris ;
  • dans le Val-d’Oise ;
  • dans les Hauts-de-Seine ;
  • en Seine-Saint-Denis ;
  • dans le Val-de-Marne ;
  • en Seine-et-Marne ;
  • dans les agglomérations de l’Essonne ;
  • dans les centres-villes des agglomérations des Yvelines ;
  • à Lyon et à Villeurbanne.

Mercredi soir, la Préfecture de police de la capitale avait précisé que le port du masque dans les rues concernerait toutes les personnes de 11 ans et plus, « à l’exception des personnes circulant à l’intérieur de véhicules, des cyclistes et des usagers des deux-roues » ou des « personnes pratiquant une activité sportive ». Le port du masque sera également exigé dans les lieux ouverts au public à Paris, « à l’exclusion des bois de Boulogne et de Vincennes, et sur les emprises des aéroports de Paris – Charles-de-Gaulle, du Bourget et de Paris-Orly »selon le communiqué.

Ces annonces surviennent alors que les taux d’incidence s’envolent en Ile-de-France pour toucher des niveaux jusque-là jamais atteints depuis le début de l’épidémie, en mars 2020. Le record est atteint à Paris, où on compte plus de 2 000 nouvelles contaminations pour 100 000 habitants en une semaine.

L’obligation du port du masque en extérieur, imposée progressivement sur tout le territoire à partir du mois d’août 2020, avait été levée le 17 juin 2021, trois jours avant la fin du couvre-feu. C’était un symbole fort du ralentissement de la dynamique épidémique à la faveur de l’été. Mais l’arrivée fulgurante du variant Omicron en cette fin d’année, qualifiée mercredi de « raz de marée » par le ministre de la santé, Olivier Véran, rebat les cartes.

« Vertu pédagogique »

Pour de nombreux épidémiologistes, ces mesures paraissent insuffisantes, compte tenu de la très forte circulation virale, mais aussi du caractère aéroporté du virus. « Il peut y avoir des contaminations en extérieur, surtout avec une incidence aussi élevée qu’elle l’est actuellement à Paris, donc c’est une mesure un peu utile, explique Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines. Mais les vrais lieux de contamination publics sont en intérieur, comme les restaurants et les bars. » C’est pourquoi, selon l’épidémiologiste, « on ne s’attaque pas aux vraies causes de la transmission, puisque c’est un virus qui contamine sous forme avant tout d’aérosol ». « Imposer le port du masque en extérieur, c’est surtout la mesure la plus simple à afficher et à mettre en place pour les autorités », ajoute-t-il.

Selon la plupart des études, la part des contaminations en extérieur est résiduelle par rapport à celles en intérieur. En février, des épidémiologistes de l’université de Californie ont compilé différentes études menées sur le sujet : cinq d’entre elles ont conclu que moins de 10 % des infections par le SARS-CoV-2 se produisaient à l’extérieur. « Les probabilités de transmission à l’intérieur étaient très élevées par rapport à l’extérieur (18,7 fois) », ajoutent les auteurs dans cette méta-analyse publiée dans The Journal of Infectious Diseases. En France, en mars, l’étude ComCor menée par l’équipe de l’Institut Pasteur révélait que les contacts à l’origine d’une infection avaient « lieu à l’intérieur fenêtres fermées dans 80 % des cas, à l’intérieur fenêtres ouvertes dans 15 % des cas, et à l’extérieur dans 5 % des cas ».

S’il ne s’agit donc pas d’une mesure majeure, « elle peut avoir son utilité, car il ne faut se priver d’aucun moyen de lutter contre la circulation du virus », concède de son côté Yves Buisson, président de la cellule Covid-19 de l’Académie nationale de médecine. « Cette mesure a une vertu pédagogique, car beaucoup de gens ont perdu la conscience de l’importance de porter le masque pour protéger les gens autour de soi », affirme-t-il.

Néanmoins, ces annonces ne s’accompagnent pas de recommandations claires sur le type de masque à privilégier. « La doctrine initiale précise bien que porter un masque chirurgical évite les projections et protège son entourage, mais le masque FFP2 protège mieux la personne qui le porte », rappelle M. Buisson. « Dans les zones avec contact prolongé, comme les transports, le virus est si transmissible qu’il faut se protéger avec un masque FFP2 ; il faudrait plus communiquer sur ce point », selon l’expert. Les masques FFP2 sont mieux ajustés sur le visage et laissent donc passer moins de particules virales. Si leur usage s’est répandu dans de nombreux pays, comme l’Allemagne et l’Italie, la France ne l’a jamais imposé.

Avec Le Monde par Delphine Roucaute

États-Unis: Un passager portant un string en guise de masque débarqué de l’avion

décembre 17, 2021

Se comparant à l’icône Rosa Parks, un Américain de 38 ans a été expulsé d’un vol en Floride après avoir dénoncé « l’absurdité » des mesures anti-Covid.

Contestant les mesures sanitaires dans l'avion, un homme a ete debarque pour avoir porte un string en guise de masque.
Contestant les mesures sanitaires dans l’avion, un homme a été débarqué pour avoir porté un string en guise de masque. © Capture Twitter

C’est une histoire improbable dont se sont fait l’écho les médias américains. Un passager d’un vol United Airlines, « couvert » par un string rouge sur le visage en guise de masque, a été contraint de débarquer avant le décollage à l’aéroport de Fort Lauderdale, en Floride.

Cet homme de 38 ans a expliqué à la chaîne locale NBC2 avoir ainsi voulu démontrer « l’absurdité » de la règle obligeant à porter un masque pour se protéger contre le Covid-19 à bord des avions tout en autorisant les passagers à les retirer pour boire et manger. Une vidéo de l’incident survenu mercredi, filmée par un autre passager, montre l’équipage l’informer qu’il ne pourra pas rester à bord de l’appareil s’il conserve son string sur le visage. Après discussion, l’homme finit par quitter son siège, résigné.

Une comparaison avec… Rosa Parks

Lors de son entretien à NBC2, le principal intéressé s’est ensuite comparé à l’Afro-Américaine Rosa Parks, icône de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis qui a refusé en 1955 de céder son siège à un homme blanc dans un bus, remettant en cause les lois discriminatoires en vigueur à l’époque. « Dans ce pays, chaque changement a été provoqué par des gens ordinaires », a-t-il expliqué avec sérieux. Et d’ajouter : « Rosa Parks n’était pas célèbre. Elle a changé le cours de l’Histoire. »

United Airlines a réagi dans un communiqué transmis à la presse locale. « Le client ne respectait clairement pas l’obligation fédérale de porter un masque et nous sommes reconnaissant à notre équipage de s’être occupé du problème au sol avant le décollage, évitant une quelconque interruption potentielle dans les airs », a fait savoir la compagnie aérienne.

Par Le Point avec AFP

France/Covid-19 : le masque de retour à l’école dans 39 départements

novembre 3, 2021

La majorité des élèves n’étaient plus contraints au port du masque en classe. À l’approche de la rentrée, le protocole va, de nouveau, être durci.

C’est une valse du port du masque qui pourrait mettre la patience des élèves et de leurs professeurs à rude épreuve… Le protocole de la rentrée de septembre – décliné selon quatre niveaux de gravité – l’imposait à ces premiers dès le CP dans tous les établissements scolaires situés dans des départements où le virus circulait activement – soit ceux ayant un taux d’incidence supérieur à 50 cas pour 100 000 habitants.

Signe d’une amélioration de la situation épidémique, le décret prescrivant les mesures de gestion de la crise, en date du 1er juin, avait, depuis, fait l’objet de trois évolutions, dispensant du masque les élèves de 77 des 96 départements de la métropole à partir de début octobreDerniers en date, une semaine avant les vacances de la Toussaint : l’Ain, l’Ariège, la Charente, le Cher, la Drôme, le Gard, l’Hérault, la Moselle, le Haut-Rhin, le Var, la Haute-Vienne et la Seine-et-Marne.

39 départements concernés

Mais, alors que la rentrée approche, l’enthousiasme des élèves ainsi débarrassés du masque sera de courte durée. Déjà, la Lozère – où le nombre de cas avait bondi de 268 % en seulement une semaine – était, le 13 octobre dernier, contrainte de resserrer la vis et de l’imposer à nouveau aux enfants de plus de six ans de son département.

Et 39 départements, dont les indicateurs de taux d’incidence sont à la hausse (Santé publique France) et dépassent à ce jour le seuil de 50 ou s’en approchent, vont de nouveau imposer le port du masque en classe, annonce le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ce mercredi 3 novembre. La liste des territoires concernés sera communiquée plus tard dans la journée par le ministère de l’Éducation nationale.

« Les changements de niveau de protocole ne sont pas des plus faciles à gérer… appréhende déjà Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat enseignant SE-Unsa, à l’observation de ces chiffres. Les remontées sur le rétropédalage, en Lozère, ont montré qu’il n’avait pas été simple à faire accepter aux familles dont les enfants venaient de renouer avec une part de leur liberté. » Des allers-retours symboliquement délicats.

« Une erreur » ?

Mais aussi « déraisonnables », selon l’épidémiologiste Catherine Hill, pour qui « l’ajustement permanent du protocole au taux d’incidence par département », s’il montre que l’on « peut vivre avec le virus », est avant tout « une erreur ». « On sait que le virus circule, surtout chez les gens non vaccinés. Or, la France compte plus de neuf millions d’enfants de moins de douze ans qui ne le sont pas [chiffres Santé publique France, NDLR] et se contamineront entre eux, puis leur nounou, leurs grands-parents… » alerte-t-elle.

Dans cette situation marquée par l’instabilité, Stéphane Cochet tente d’être conciliant, « comme le fait l’école depuis le début », souligne-t-il. « Ces mesures pèsent sur l’école et sur le moral dans l’école, mais s’il nous faut renouer avec le masque le temps de voir si cette reprise épidémique est exponentielle ou maîtrisée, exprime-t-il, ce ne sera pas de gaieté de cœur, mais nous le ferons. » 

Avec Le Point par Thibault Déléaz et Alice Pairo-Vasseur

Canada-Québec; Une rentrée avec masque dans les aires communes, mais pas en classe

août 11, 2021

 

Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, a fait savoir mercredi lors de la présentation du plan du gouvernement en vue de la rentrée scolaire 2021-2022 qu’en raison des risques que fait peser le variant Delta, le masque devra être porté par les élèves du primaire et secondaire en certaines circonstances.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, à l'école du Campanile.

© Guillaume Croteau-Langevin /Radio-Canada Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, à l’école du Campanile.

En fait, les élèves pourront évoluer sans masque pour la plus grande partie de leur présence à l’école. Celui-ci sera cependant requis dans les autobus scolaires et dans les aires communes.

Quant aux enseignants, ils ne seront pas obligés de porter le masque en classe si une distance de deux mètres avec les élèves est respectée.

Malgré la crainte d’une résurgence d’éclosions de COVID-19, le ministre Roberge a aussi fait savoir que les bulles-classes ne seront pas de mise cette année, ce qui permettra le retour des cours à option au secondaire, ainsi que les programmes de sport-étude, d’art-étude et les activités parascolaires.

Le passeport vaccinal sera cependant obligatoire au secondaire pour les activités parascolaires jugées à haut risque de transmission. Les modalités exactes de cette nouvelle règle seront précisés sous peu et concorderont avec les obligations que l’on retrouvera dans « la vie civile ».

Le ministère de l’Éducation compte donner la possibilité à tous les jeunes du secondaire d’avoir accès aux activités parascolaires cette année. Selon la ministre déléguée à l’Éducation Isabelle Charest, « toutes les écoles secondaires auront la capacité d’offrir une heure d’activité parascolaire gratuite chaque jour à tous les élèves ».

Cette initiative se veut une réponse aux préoccupations des adolescents, dont beaucoup ont affirmé avoir vu leur motivation baisser en raison de l’arrêt des activités parascolaires cette année.

Situation changeante, plan changeant

Jean-François Roberge prévient toutefois que le plan qu’il annonce pourrait changer en fonction de la situation épidémiologique, ou que des mesures spécifiques à certaines écoles soient adoptées si des éclosions s’y développaient.

Le ministre insiste sur le fait que ce plan est possible en raison de « l’effort vaccinal » et demande à tous les jeunes qui ne sont pas vaccinés de le faire le plus tôt possible.

Il annonce d’ailleurs que des initiatives de vaccination» seront mises en branle dès la semaine prochaine dans les quartiers où le taux de vaccination est faible. La campagne de vaccination reprendra pour sa part à la rentrée dans les écoles.

M. Roberge indique que presque 83 % des jeunes de 12 à 17 ans ont maintenant reçu ou ont pris rendez-vous pour recevoir une première dose de vaccin contre la COVID-19. Cette proportion passe à 77 % pour la deuxième dose. La rentrée scolaire aura lieu dans moins de trois semaines.

Avec CBC/Radio-Canada

France/Covid-19 : le masque redevient obligatoire en extérieur dans certaines villes

juillet 9, 2021

Face au variant Delta, le maire de Nice s’apprête à rendre le masque de nouveau obligatoire à l’extérieur, suivant l’exemple de plusieurs communes.

Face au variant Delta, le port du masque en exterieur redevient obligatoire localement.
Face au variant Delta, le port du masque en extérieur redevient obligatoire localement.© Richard BRUNEL / MAXPPP / PHOTOPQR/LA MONTAGNE/MAXPPP

La crainte de la quatrième vague, portée par le variant Delta, se fait sentir en France avec la hausse de certains indicateurs de l’épidémie. Plusieurs élus locaux ont d’ores et déjà décidé de renforcer les mesures sanitaires, notamment le port du masque obligatoire en extérieur, abandonné à l’échelle nationale mi-juin. Ce sont notamment des stations balnéaires qui sévissent, note Le Figaro, alors que certains craignent que le Covid-19 gâche la saison touristique.

À Nice, Christian Estrosi est « en train de regarder quels sont les secteurs qui nécessitent qu’il soit imposé. Mais nous allons l’imposer. Nous renforçons aussi nos caméras de vidéosurveillance en y intégrant des haut-parleurs. Les plages sont interdites à partir de 21 heures », a prévenu l’édile sur Europe 1. « Je ne me fais plus d’illusions, il y aura dans notre pays une quatrième vague », a-t-il déploré.

Le Touquet, Saint-Malo, Dax et Mont-de-Marsan

D’autres communes ont déjà sauté le pas comme Le Touquet qui a imposé le masque en extérieur pour les plus de 11 ans jusqu’au 31 août et dans les quartiers les plus fréquentés. À Saint-Malo, où le port du masque n’a jamais été totalement abandonné, il restera obligatoire en ville de 11 heures à 21 heures ainsi que dans les lieux à forte densité de population, comme les marchés. Dans les Landes, département particulièrement frappé par le variant Delta, le port du masque redevient obligatoire, notamment dans certaines rues de Dax et de Mont-de-Marsan le week-end.

Dans son dernier point, Santé publique France note une « dégradation de la situation, après plusieurs semaines d’amélioration des indicateurs » avec une hausse de 70 % des contaminations en une semaine. Le variant Delta est jugé 60 % plus contagieux. Par ailleurs, les vaccins sont nettement plus efficaces contre lui après la deuxième dose. Or, seuls 25,8 millions de Français étaient complètement vaccinés (soit 38,3 % de la population totale) au 7 juillet.

Par le Point

France: plus de masque en extérieur dès jeudi, levée du couvre feu dimanche

juin 16, 2021
France: plus de masque en exterieur des jeudi, levee du couvre feu dimanche
France: plus de masque en extérieur dès jeudi, levée du couvre feu dimanche© AFP/Thomas COEX

Le port du masque à l’extérieur ne sera plus obligatoire dès jeudi 17 juin en France, sauf certaines exceptions, et le couvre-feu sera levé dès dimanche, a annoncé Jean Castex mecredi, au vu de la baisse des contaminations.

Le masque en extérieur ne restera de rigueur que dans des situations de promiscuité (file d’attente, transports, lieux bondés, tribune de stade), a-t-il précisé.

La levée du couvre-feu n’empêchera pas le maintien des protocoles sanitaires pour les lieux publics et la fête de la musique du 21 juin et autres événements jusqu’au 30 juin (organisation de concerts seulement en extérieur avec gestes barrière et pas sur la voie publique, règles de jauges pour les bars restaurants et lieux de spectacles…), a-t-il ajouté à l’issue du Conseil de ministres et du conseil de défense présidé par Emmanuel Macron.

Les supporteurs du match France-Portugal de l’Euro de football pourront également profiter de cette levée le 23 juin.

L’objectif a été fixé à 35 millions de Français complètement vaccinés fin août, a-t-il poursuivi, en se félicitant que les contaminations aient baissé à 3.200 cas quotidiens en moyenne sur 7 jours.

La France était l’un des trois derniers pays en Europe à imposer un couvre-feu. Il était entré en vigueur le 30 octobre à 21H00 dans toute la métropole, puis avait été avancé à 20H00 pour la période des fêtes de fin d’année avec dérogation pour Noël. Il avait ensuite été avancé à 18H00 pour toute la métropole le 16 janvier, puis repoussé à 19H00 le 20 mars, puis à 21H00 le 19 mai et enfin à 23H00 le 9 juin.

Cet allègement est le plus important depuis le 2e confinement.

Par Le Point avec AFP

Enlever le masque ? Des Américains confus face aux nouvelles règles

mai 15, 2021

WASHINGTON/LUBBOCK, Texas (Reuters) – Les nouvelles règles aux Etats-Unis permettant à la population de se déplacer sans masque dans de nombreux endroits sont devenues un nouveau sujet de débat entre des Américains que la pandémie a souvent divisés.

ENLEVER LE MASQUE ? DES AMÉRICAINS CONFUS FACE AUX NOUVELLES RÈGLES

© Reuters/KEVIN LAMARQUE 

Certains se sont dits perplexes, d’autres, qui portaient déjà rarement le masque, ont simplement levé les yeux au ciel lorsque les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé jeudi que les personnes entièrement vaccinées contre le COVID-19 n’avaient pas besoin de porter de masque à l’extérieur et pouvaient éviter d’en porter à l’intérieur dans la plupart des lieux.

Ces consignes ne s’appliquent pas à certains endroits comme les transports en commun ou les prisons.

Les CDC ont expliqué que ces recommandations avaient pour but de favoriser un début de retour à la vie normale et de convaincre davantage de personnes de se faire vacciner contre un virus qui a tué plus d’un demi-million d’Américains.

« Ca me rend nerveuse », expliqué Alisson Douma, 24 ans, qui promène, masquée, ses chiens à Washington. Elle a reçu sa dernière dose de vaccin le mois dernier.

« Je ne me sens pas en sécurité parce que le rythme des vaccinations ralentit et je m’inquiète des variants ».

A plus de 2.575 kilomètres de distance, à Lubbock dans l’Etat du Texas où le gouverneur républicain Greg Abbott a levé en mars l’obligation de porter un masque, les recommandations des CDC ont été accueillies avec indifférence.

« Je ne pense pas que les masques ont fonctionné aussi bien que ce que les médias pensaient pour stopper le virus. Les gens ne les portaient pas correctement déjà pour commencer », explique Riker Beauchamp, 20 ans, qui travaille dans une pizzeria.

Dans de nombreux endroits des Etats-Unis, la population ne porte plus de masque depuis des mois. Une enquête menée en janvier par le Centre Dornsife de recherche économique et sociale de l’Université de Californie du Sud a montré que même au pic des contaminations, la moitié des Américains ne portaient pas de masques en se rendant dans des endroits publics.

Davantage d’Etats américains ont assoupli les règles sur le port du masque ces dernières semaines face à la baisse du nombre de nouveaux cas.

A New York, Maggie Cantrick, 39 ans, qui travaille dans un centre artistique, explique qu’elle n’est pas prête à tomber le masque dans des endroits tels que des supérettes. « Je suis totalement vaccinée. Je peux juste enlever le masque ? C’est fou ! ».

TROP TÔT ?

La chaîne de supermarchés Kroger Co a annoncé qu’elle continuerait de demander à ses clients de porter le masque, le temps qu’elle étudie les nouvelles recommandations des CDC.

Une autre chaîne, Trader Joe’s, a déclaré de son côté qu’elle cesserait avec effet immédiat d’imposer le port du masque pour ses clients qui sont vaccinés.

Avec ses nouvelles règles, il reviendra à chacun de déterminer comment se protéger, les vaccins étant désormais facilement accessibles, a expliqué la responsable des CDC, le docteur Rochelle Walensky.

« Si vous êtes vaccinés et que vous décidez d’enlever le masque (…) vous êtes protégé. Si vous n’êtes pas vacciné, alors vous décidez de prendre ce risque », a-t-elle dit.

Les personnes non-vaccinées restent encouragées à recevoir leurs doses pour se protéger et protéger les autres du coronavirus qui continue de circuler dans le pays, a-t-elle dit.

Chuck Schutte, un homme de 60 ans à la retraite, qui boit un verre dans un pub de Ridgefield dans le Connecticut, explique ne pas avoir l’intention de se faire vacciner.

« Je pense que cela a été précipité et je vois que des gens ont des effets secondaires », a-t-il dit. « Je ne dis pas que je ne me ferai pas vacciner mais je ne le ferai sûrement pas tout de suite. Je porterai un masque ».

Jeri Kelly, qui est en déplacement à Washington, s’inquiète, elle, de ne pas savoir comment identifier ceux qui sont vaccinés de ceux qui ne le sont pas.

« Pour aller dans un endroit public, être à moins de deux mètres de distance, parce que je suis vaccinée, je suis juste préoccupée parce que l’autre personne, est-elle vraiment honnête ? », s’interroge-t-elle.

Le docteur Walid Gellad, professeur à l’école de médecine à l’université de Pittsburgh, estime que les recommandations des CDC sont arrivées deux à trois semaines trop tôt.

« Le problème c’est qu’il n’y a pas de mécanisme pour identifier qui est vacciné. Personne ne va porter de masque et certains ne seront pas vaccinés, c’est la réalité ».

Avec Reuters par (Susan Heavey, Caroline Humer, Tim Reid, JuliaHarte, Maria Caspani, Jeff Mason, Brad Brooks, Lisa Baertlein, Nathan Layne, Deborah Lutterbeck, Gershon Peaks, Julio-Cesar Chavez, Aishwarya Venugopal, Hilary Russ, David Shepardson et Michael Erman, version française Gwénaëlle Barzic)

Canada-Québec: Le port du masque obligatoire dès la maternelle au Collège Saint-Bernard

août 10, 2020
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville
© Jean-François Dumas/Radio-Canada Le Collège Saint-Bernard de Drummondville
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville n’a pas attendu le plan révisé de Québec avant de trancher : tous ses élèves, de la maternelle à la cinquième secondaire, devront porter un masque lors du retour à l’école.

À l’instar des mesures adoptées et présentées lundi par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, les élèves et le personnel du Collège Saint-Bernard devront porter leur masque dans les déplacements et dans les aires communes. Ils n’auront pas à le porter en classe.

La direction de l’établissement a pris cette décision au printemps dernier. «C’était dans la liste de matériel scolaire, qui a été envoyée à la fin juin», a expliqué le directeur général du Collège, Dominique Guévin, au micro de Facteur matinal.

L’école privée de Drummondville avait déjà adopté le port du masque obligatoire lors de la rentrée provisoire des élèves de niveau primaire au printemps dernier.

«Le port du masque était presque marginal quand il est devenu obligatoire au Collège», a rappelé Dominique Guévin.

«Les jeunes se sont super bien adaptés», a-t-il assuré. Pour les tout-petits de la maternelle, l’établissement avait mis les parents dans le coup pour valider l’application des mesures sanitaires comme le lavage des mains et la manipulation du masque.

La rentrée de septembre se fera donc de la même manière, à la différence que les élèves de niveau secondaire seront eux aussi de retour en classe et dans les corridors.

Le Collège Saint-Bernard a même choisi d’imposer le port du masque dans le transport scolaire, pour être conséquent avec l’obligation du port du masque dans le transport en commun. «On va aller au-delà», a expliqué le directeur de l’école privée.

 

Avec CBC/Radio-Canada

Saint-Malo, Tours, Bayonne, Lille… Les villes qui imposent le masque en extérieur se multiplient

août 2, 2020

Pour lutter contre la propagation du virus en cette période estivale, près d’une centaine de communes n’hésitent pas à limiter l’accès des centres-villes.

«Les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire», a annoncé Olivier Véran, vendredi 30 juillet, dix jours après l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos.

Dès le lendemain de l’annonce du ministre de la Santé, le préfet du Nord a délimité «un certain nombre de zones» de la métropole européenne de Lille où le port du masque sera obligatoire, en extérieur. Très rapidement, une centaine de communes ont rapidement suivi.

Pourtant déclaré comme «inutile» dans les rues par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, le masque en extérieur est devenu «recommandé» par le ministre de la Santé, jeudi dernier lors d’un déplacement dans les Yvelines. «Si vous êtes dans une rue où il y a plusieurs personnes qui vont se balader et vous n’êtes pas sûr de pouvoir garder la distance, je le recommande.»

Craintifs d’une nouvelle vague, les élus locaux ont préféré prévenir que guérir. Territoire en «vulnérabilité élevée», le département de la Mayenne, a rendu le port du masque obligatoire dans 69 de ses villes dès le lundi 3 août, pour limiter la propagation du virus et faire face à la résurgence du nombre de contaminations.

«Au cours des dernières semaines», «plusieurs foyers épidémiques ont été recensés», a alerté le préfet. La vigilance est donc accrue pour les autorités qui craignent une flambée de l’épidémie avec l’arrivée des aoûtiens et «circulation encore active du virus». Jusque-là, seules les villes principales du département étaient concernées mais avec la nouvelle mesure, 30% des communes et 70% de la population mayennaise devront porter un masque en extérieur.

Centres-villes, marchés ou zones touristiques concernés

Biarritz, Bayonne, Saint-Malo, Le Touquet, Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ont elles aussi rendu leurs centres-villes et zones touristiques uniquement praticables par des piétons masqués. Une mesure «nécessaire pour protéger les estivants et les Biarrots», a justifié Maider Arosteguy, maire de Biarritz. «La fréquentation du mois du juillet a été très forte et nous craignons un mois d’août encore plus difficile à gérer face à la crise sanitaire.»

De son côté, le maire de Tours, Emmanuel Denis, pourtant sceptique quelques jours plus tôt, s’est ravisé le 2 août en rendant le masque obligatoire dans «l’hypocentre» de la ville. Décision prise et élargie aux bords de la Loire pour éviter que «la situation n’empire» et «stopper cette progression», d’après la préfète d’Indre-et-Loire, interrogée par la Nouvelle République.

À Nice, seules les rues les plus fréquentées sont soumises à cette restriction. La mairie a par ailleurs mis en place des haut-parleurs pour rappeler aux Niçois et aux touristes l’importance de respecter les distanciations sociales et l’interdiction de consommer de l’alcool aux bords des plages.

D’autres édiles ont fait le choix de limiter les mesures restrictives à quelques heures de la journée. À l’instar des plages des Sables d’Olonne fermées lors de la marée haute, les pavés à Orléans ne peuvent être foulés que par des promeneurs masqués de 21h à 6h du matin.

Les marchés en extérieur sont aussi dans la ligne de mire des élus. Autorisés à tous rouvrir le 11 mai, beaucoup sont de nouveau soumis à des mesures sanitaires strictes dont le port du masque. À Blanquefort, Caen, Cannes, Carpentras, Lorient, les promeneurs pourront acheter fruits et légumes à condition d’être masqués afin de limiter la propagation de l’épidémie.

Jusqu’à 3750 euros d’amende

Si un piéton ne respecte pas le port du masque obligatoire en extérieur, il doit s’acquitter d’une amende de 135 euros, même montant que s’il ne le portait pas dans un lieu clos ou dans les transports en commun. S’il récidive, l’amende passe à 1 500 euros. La loi se durcit pour les indociles. En cas de triple récidive en moins de trente jours, le promeneur risque six mois de prison et 3 750 euros d’amende.

La France n’est pas le seul pays à imposer le port du masque. Au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, aux Pays-Bas et en Italie, il est obligatoire dans tous les lieux clos. En cas de non-respect, le citoyen risque entre 110 euros pour les Anglais, entre 300 et 4000 euros pour les Italiens, 350 euros pour les Portugais.

Les Belges quant à eux sont contraints de porter un masque en intérieur comme en extérieur si le mètre de distanciation sanitaire ne peut pas être respecté. L’amende a été fixée à 250 euros par le ministère de l’Intérieur. Même régime pour les Espagnols qui risquent généralement une sanction de 100 euros. Toutefois, l’autonomie dont jouissent les régions permet à certaines d’imposer des tarifications plus élevées comme dans l’Estrémadure, au sud-ouest du pays, qui promet une amende allant jusqu’à 6 000 euros !

Circulation soutenue de l’épidémie

Les vacances accompagnées des températures estivales encouragent les Français à diminuer leur prudence mais «la circulation du virus reste soutenue», précise vendredi 31 juillet, la Direction générale de la Santé dans son bilan hebdomadaire.

La veille, l’agence sanitaire Santé publique France relevait également une augmentation des nouveaux cas de 54% par rapport à la semaine précédente, «particulièrement chez les 20-30 ans». Les scientifiques restent donc très vigilants et surveillent de près les chiffres pouvant indiquer une reprise de l’épidémie. Les autorités appellent, quant à elles, les Français à faire preuve de responsabilité en veillant aux gestes barrières, seules capables pour l’instant de faire front au virus.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

Canada-Québec: Possible remontée des cas de COVID-19 d’ici quelques semaines, une première personne infectée à La Tuque

juillet 31, 2020
Une clinique de dépistage de la COVID-19 se trouve à côté de l’hôpital de Shawinigan.
© SYLVAIN MAYER Une clinique de dépistage de la COVID-19 se trouve à côté de l’hôpital de Shawinigan.
TROIS-RIVIÈRES — Le relâchement dans l’application des consignes sanitaires observé au sein de la population pourrait engendrer une remontée des cas de COVID-19 d’ici quelques semaines.

La période des vacances de la construction prend fin dans quelques heures. Cette période est propice à de nombreux déplacements. Des gens provenant de régions plus touchées par la COVID-19 peuvent aller passer du temps dans des secteurs moins concernés par le coronavirus.

Des rassemblements privés peuvent aussi être le théâtre de comportements plus ou moins en respect des règles de distanciation physique, ce qui peut favoriser la contamination de plusieurs personnes par un seul invité.

Il faut compter entre cinq et sept jours pour ressentir des symptômes de la COVID-19. Le temps de se faire dépister et d’obtenir les résultats fait en sorte qu’il faudra patienter deux ou trois semaines avant de savoir si les vacances de la construction joueront un rôle ou non dans une éventuelle recrudescence des cas de coronavirus.

Mais selon le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, les prochaines semaines n’annoncent rien de rassurant.

«Au cours des dernières semaines, nous avons en effet constaté que deux agrégats de personnes (des personnes liées par une source d’infection) atteintes de la COVID-19 dans notre région étaient liés à des déplacements à l’extérieur de la région. Les gens baissent la garde. Avec ce qu’on voit, ça laisse présager que les répercussions seront importantes. C’est préoccupant», indique Kellie Forand, agente d’information du CIUSSS.

La région affiche 22 cas de coronavirus de plus depuis le début de la période des vacances de la construction. Une telle hausse en deux semaines peut paraître limitée, mais le fait que les gens sont moins prudents que lors de la période de confinement et au début du déconfinement est source d’inquiétude.

«Ce qu’on observe est que les gens ont de nombreux contacts sans respecter les consignes, souligne Mme Forand. On n’a pas d’hospitalisation au CHAUR (l’hôpital de Trois-Rivières) ni à Drummondville. On est prêt à un redéploiement rapidement si on en a besoin. Notre personnel a acquis de l’expérience. Mais si tout le monde collabore, on va éviter de retourner à un niveau difficile.»

Mme Forand rappelle l’importance d’appliquer les mesures de protection comme le port du masque et le respect de l’espacement physique.

Le CIUSSS poursuit ses efforts pour augmenter le volume de dépistage, lui qui en a réalisé près de 7500 au cours des deux dernières semaines, dont 1100 dans la seule journée de jeudi. Le CIUSSS indique être à compléter de nouvelles équipes de dépistage afin de mettre sur pied de nouvelles stratégies, dont une formule sans rendez-vous.

Un premier cas à La Tuque

Le dernier bilan quotidien du CIUSSS fait état de trois nouveaux cas dans la région, soit un à Drummondville, un à Victoriaville et finalement un premier cas à La Tuque depuis le début de la pandémie. Le CIUSSS mentionne que cette personne a contracté le virus par un contact avec une personne qui s’était déplacée à l’extérieur de la région. Aussitôt jointe par la santé publique à titre de contact significatif, la personne s’est placée en isolement préventif. Elle a subi un test de dépistage et se trouve actuellement en isolement à son domicile.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, reconnaît que la présence d’un cas de coronavirus sur le territoire était inévitable.

«Ce que j’en comprends, ce n’est pas une éclosion. L’enquête de la santé publique a passé du temps à Shawinigan. Est-ce que c’est une personne de La Tuque qui est allée à Shawinigan? Des gens de Shawinigan qui sont venus à La Tuque? Je ne sais pas. Mais je ne suis pas inquiet. La personne s’est prise en main dès le départ. Si ça avait été dans un centre de personnes âgées, j’aurais été plus inquiet.»

Ce dernier croit que ce premier cas de COVID-19 aura l’effet d’un rappel des consignes à respecter.

«La population a fait un bon travail, collectivement. Mais on se rend compte que la menace est constante. Ça nous incite à la prudence et ça nous fait réaliser qu’il ne faut pas baisser la garde. Il faut continuer de se protéger.»

Relâchement dans les CHSLD

Le relâchement dans l’application des consignes comme le port du masque et la distanciation physique est aussi constaté au sein des différents établissements du CIUSSS. Des visiteurs des centres hospitaliers et même de CHSLD ne suivent plus les règles à la lettre. Certains d’entre eux ont été expulsés des lieux, car ils manifestaient de l’agressivité à l’endroit des employés.

De nombreux CHSLD de la région ont été frappés durement par des éclosions de COVID-19. Malgré cette réalité d’il y a à peine quelques semaines, des gens portent leur masque sous le nez ou suspendu à une oreille et collent d’un peu trop près leur parent vivant en CHSLD.

«On constate que des personnes qui viennent visiter leurs proches ont perdu ce point de référence, dit Mme Forand. On est heureux d’accueillir les familles des résidents dans les CHSLD. Mais ce privilège est encadré par des mesures importantes. Personne ne veut retourner à une éclosion. Les gens sont contents de revoir leurs proches. Oui, on veut les serrer dans nos bras, mais ce n’est pas le moment.»

Selon Mme Forand, le CIUSSS obtient la collaboration de la très grande majorité des visiteurs. Pour ceux qui contreviennent aux règlements, un simple rappel suffit bien souvent à les ramener dans le droit chemin.

La porte-parole rappelle toutefois que le CIUSSS ne tolère aucune manifestation d’agressivité à l’égard de son personnel.

Martin Lafrenière – Le Nouvelliste