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Canada-Québec: Le port du masque obligatoire dès la maternelle au Collège Saint-Bernard

août 10, 2020
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville
© Jean-François Dumas/Radio-Canada Le Collège Saint-Bernard de Drummondville
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville n’a pas attendu le plan révisé de Québec avant de trancher : tous ses élèves, de la maternelle à la cinquième secondaire, devront porter un masque lors du retour à l’école.

À l’instar des mesures adoptées et présentées lundi par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, les élèves et le personnel du Collège Saint-Bernard devront porter leur masque dans les déplacements et dans les aires communes. Ils n’auront pas à le porter en classe.

La direction de l’établissement a pris cette décision au printemps dernier. «C’était dans la liste de matériel scolaire, qui a été envoyée à la fin juin», a expliqué le directeur général du Collège, Dominique Guévin, au micro de Facteur matinal.

L’école privée de Drummondville avait déjà adopté le port du masque obligatoire lors de la rentrée provisoire des élèves de niveau primaire au printemps dernier.

«Le port du masque était presque marginal quand il est devenu obligatoire au Collège», a rappelé Dominique Guévin.

«Les jeunes se sont super bien adaptés», a-t-il assuré. Pour les tout-petits de la maternelle, l’établissement avait mis les parents dans le coup pour valider l’application des mesures sanitaires comme le lavage des mains et la manipulation du masque.

La rentrée de septembre se fera donc de la même manière, à la différence que les élèves de niveau secondaire seront eux aussi de retour en classe et dans les corridors.

Le Collège Saint-Bernard a même choisi d’imposer le port du masque dans le transport scolaire, pour être conséquent avec l’obligation du port du masque dans le transport en commun. «On va aller au-delà», a expliqué le directeur de l’école privée.

 

Avec CBC/Radio-Canada

Saint-Malo, Tours, Bayonne, Lille… Les villes qui imposent le masque en extérieur se multiplient

août 2, 2020

Pour lutter contre la propagation du virus en cette période estivale, près d’une centaine de communes n’hésitent pas à limiter l’accès des centres-villes.

«Les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire», a annoncé Olivier Véran, vendredi 30 juillet, dix jours après l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos.

Dès le lendemain de l’annonce du ministre de la Santé, le préfet du Nord a délimité «un certain nombre de zones» de la métropole européenne de Lille où le port du masque sera obligatoire, en extérieur. Très rapidement, une centaine de communes ont rapidement suivi.

Pourtant déclaré comme «inutile» dans les rues par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, le masque en extérieur est devenu «recommandé» par le ministre de la Santé, jeudi dernier lors d’un déplacement dans les Yvelines. «Si vous êtes dans une rue où il y a plusieurs personnes qui vont se balader et vous n’êtes pas sûr de pouvoir garder la distance, je le recommande.»

Craintifs d’une nouvelle vague, les élus locaux ont préféré prévenir que guérir. Territoire en «vulnérabilité élevée», le département de la Mayenne, a rendu le port du masque obligatoire dans 69 de ses villes dès le lundi 3 août, pour limiter la propagation du virus et faire face à la résurgence du nombre de contaminations.

«Au cours des dernières semaines», «plusieurs foyers épidémiques ont été recensés», a alerté le préfet. La vigilance est donc accrue pour les autorités qui craignent une flambée de l’épidémie avec l’arrivée des aoûtiens et «circulation encore active du virus». Jusque-là, seules les villes principales du département étaient concernées mais avec la nouvelle mesure, 30% des communes et 70% de la population mayennaise devront porter un masque en extérieur.

Centres-villes, marchés ou zones touristiques concernés

Biarritz, Bayonne, Saint-Malo, Le Touquet, Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ont elles aussi rendu leurs centres-villes et zones touristiques uniquement praticables par des piétons masqués. Une mesure «nécessaire pour protéger les estivants et les Biarrots», a justifié Maider Arosteguy, maire de Biarritz. «La fréquentation du mois du juillet a été très forte et nous craignons un mois d’août encore plus difficile à gérer face à la crise sanitaire.»

De son côté, le maire de Tours, Emmanuel Denis, pourtant sceptique quelques jours plus tôt, s’est ravisé le 2 août en rendant le masque obligatoire dans «l’hypocentre» de la ville. Décision prise et élargie aux bords de la Loire pour éviter que «la situation n’empire» et «stopper cette progression», d’après la préfète d’Indre-et-Loire, interrogée par la Nouvelle République.

À Nice, seules les rues les plus fréquentées sont soumises à cette restriction. La mairie a par ailleurs mis en place des haut-parleurs pour rappeler aux Niçois et aux touristes l’importance de respecter les distanciations sociales et l’interdiction de consommer de l’alcool aux bords des plages.

D’autres édiles ont fait le choix de limiter les mesures restrictives à quelques heures de la journée. À l’instar des plages des Sables d’Olonne fermées lors de la marée haute, les pavés à Orléans ne peuvent être foulés que par des promeneurs masqués de 21h à 6h du matin.

Les marchés en extérieur sont aussi dans la ligne de mire des élus. Autorisés à tous rouvrir le 11 mai, beaucoup sont de nouveau soumis à des mesures sanitaires strictes dont le port du masque. À Blanquefort, Caen, Cannes, Carpentras, Lorient, les promeneurs pourront acheter fruits et légumes à condition d’être masqués afin de limiter la propagation de l’épidémie.

Jusqu’à 3750 euros d’amende

Si un piéton ne respecte pas le port du masque obligatoire en extérieur, il doit s’acquitter d’une amende de 135 euros, même montant que s’il ne le portait pas dans un lieu clos ou dans les transports en commun. S’il récidive, l’amende passe à 1 500 euros. La loi se durcit pour les indociles. En cas de triple récidive en moins de trente jours, le promeneur risque six mois de prison et 3 750 euros d’amende.

La France n’est pas le seul pays à imposer le port du masque. Au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, aux Pays-Bas et en Italie, il est obligatoire dans tous les lieux clos. En cas de non-respect, le citoyen risque entre 110 euros pour les Anglais, entre 300 et 4000 euros pour les Italiens, 350 euros pour les Portugais.

Les Belges quant à eux sont contraints de porter un masque en intérieur comme en extérieur si le mètre de distanciation sanitaire ne peut pas être respecté. L’amende a été fixée à 250 euros par le ministère de l’Intérieur. Même régime pour les Espagnols qui risquent généralement une sanction de 100 euros. Toutefois, l’autonomie dont jouissent les régions permet à certaines d’imposer des tarifications plus élevées comme dans l’Estrémadure, au sud-ouest du pays, qui promet une amende allant jusqu’à 6 000 euros !

Circulation soutenue de l’épidémie

Les vacances accompagnées des températures estivales encouragent les Français à diminuer leur prudence mais «la circulation du virus reste soutenue», précise vendredi 31 juillet, la Direction générale de la Santé dans son bilan hebdomadaire.

La veille, l’agence sanitaire Santé publique France relevait également une augmentation des nouveaux cas de 54% par rapport à la semaine précédente, «particulièrement chez les 20-30 ans». Les scientifiques restent donc très vigilants et surveillent de près les chiffres pouvant indiquer une reprise de l’épidémie. Les autorités appellent, quant à elles, les Français à faire preuve de responsabilité en veillant aux gestes barrières, seules capables pour l’instant de faire front au virus.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

Canada-Québec: Possible remontée des cas de COVID-19 d’ici quelques semaines, une première personne infectée à La Tuque

juillet 31, 2020
Une clinique de dépistage de la COVID-19 se trouve à côté de l’hôpital de Shawinigan.
© SYLVAIN MAYER Une clinique de dépistage de la COVID-19 se trouve à côté de l’hôpital de Shawinigan.
TROIS-RIVIÈRES — Le relâchement dans l’application des consignes sanitaires observé au sein de la population pourrait engendrer une remontée des cas de COVID-19 d’ici quelques semaines.

La période des vacances de la construction prend fin dans quelques heures. Cette période est propice à de nombreux déplacements. Des gens provenant de régions plus touchées par la COVID-19 peuvent aller passer du temps dans des secteurs moins concernés par le coronavirus.

Des rassemblements privés peuvent aussi être le théâtre de comportements plus ou moins en respect des règles de distanciation physique, ce qui peut favoriser la contamination de plusieurs personnes par un seul invité.

Il faut compter entre cinq et sept jours pour ressentir des symptômes de la COVID-19. Le temps de se faire dépister et d’obtenir les résultats fait en sorte qu’il faudra patienter deux ou trois semaines avant de savoir si les vacances de la construction joueront un rôle ou non dans une éventuelle recrudescence des cas de coronavirus.

Mais selon le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, les prochaines semaines n’annoncent rien de rassurant.

«Au cours des dernières semaines, nous avons en effet constaté que deux agrégats de personnes (des personnes liées par une source d’infection) atteintes de la COVID-19 dans notre région étaient liés à des déplacements à l’extérieur de la région. Les gens baissent la garde. Avec ce qu’on voit, ça laisse présager que les répercussions seront importantes. C’est préoccupant», indique Kellie Forand, agente d’information du CIUSSS.

La région affiche 22 cas de coronavirus de plus depuis le début de la période des vacances de la construction. Une telle hausse en deux semaines peut paraître limitée, mais le fait que les gens sont moins prudents que lors de la période de confinement et au début du déconfinement est source d’inquiétude.

«Ce qu’on observe est que les gens ont de nombreux contacts sans respecter les consignes, souligne Mme Forand. On n’a pas d’hospitalisation au CHAUR (l’hôpital de Trois-Rivières) ni à Drummondville. On est prêt à un redéploiement rapidement si on en a besoin. Notre personnel a acquis de l’expérience. Mais si tout le monde collabore, on va éviter de retourner à un niveau difficile.»

Mme Forand rappelle l’importance d’appliquer les mesures de protection comme le port du masque et le respect de l’espacement physique.

Le CIUSSS poursuit ses efforts pour augmenter le volume de dépistage, lui qui en a réalisé près de 7500 au cours des deux dernières semaines, dont 1100 dans la seule journée de jeudi. Le CIUSSS indique être à compléter de nouvelles équipes de dépistage afin de mettre sur pied de nouvelles stratégies, dont une formule sans rendez-vous.

Un premier cas à La Tuque

Le dernier bilan quotidien du CIUSSS fait état de trois nouveaux cas dans la région, soit un à Drummondville, un à Victoriaville et finalement un premier cas à La Tuque depuis le début de la pandémie. Le CIUSSS mentionne que cette personne a contracté le virus par un contact avec une personne qui s’était déplacée à l’extérieur de la région. Aussitôt jointe par la santé publique à titre de contact significatif, la personne s’est placée en isolement préventif. Elle a subi un test de dépistage et se trouve actuellement en isolement à son domicile.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, reconnaît que la présence d’un cas de coronavirus sur le territoire était inévitable.

«Ce que j’en comprends, ce n’est pas une éclosion. L’enquête de la santé publique a passé du temps à Shawinigan. Est-ce que c’est une personne de La Tuque qui est allée à Shawinigan? Des gens de Shawinigan qui sont venus à La Tuque? Je ne sais pas. Mais je ne suis pas inquiet. La personne s’est prise en main dès le départ. Si ça avait été dans un centre de personnes âgées, j’aurais été plus inquiet.»

Ce dernier croit que ce premier cas de COVID-19 aura l’effet d’un rappel des consignes à respecter.

«La population a fait un bon travail, collectivement. Mais on se rend compte que la menace est constante. Ça nous incite à la prudence et ça nous fait réaliser qu’il ne faut pas baisser la garde. Il faut continuer de se protéger.»

Relâchement dans les CHSLD

Le relâchement dans l’application des consignes comme le port du masque et la distanciation physique est aussi constaté au sein des différents établissements du CIUSSS. Des visiteurs des centres hospitaliers et même de CHSLD ne suivent plus les règles à la lettre. Certains d’entre eux ont été expulsés des lieux, car ils manifestaient de l’agressivité à l’endroit des employés.

De nombreux CHSLD de la région ont été frappés durement par des éclosions de COVID-19. Malgré cette réalité d’il y a à peine quelques semaines, des gens portent leur masque sous le nez ou suspendu à une oreille et collent d’un peu trop près leur parent vivant en CHSLD.

«On constate que des personnes qui viennent visiter leurs proches ont perdu ce point de référence, dit Mme Forand. On est heureux d’accueillir les familles des résidents dans les CHSLD. Mais ce privilège est encadré par des mesures importantes. Personne ne veut retourner à une éclosion. Les gens sont contents de revoir leurs proches. Oui, on veut les serrer dans nos bras, mais ce n’est pas le moment.»

Selon Mme Forand, le CIUSSS obtient la collaboration de la très grande majorité des visiteurs. Pour ceux qui contreviennent aux règlements, un simple rappel suffit bien souvent à les ramener dans le droit chemin.

La porte-parole rappelle toutefois que le CIUSSS ne tolère aucune manifestation d’agressivité à l’égard de son personnel.

Martin Lafrenière – Le Nouvelliste

Australie: masque obligatoire à Melbourne contre le coronavirus

juillet 19, 2020

 

Le port du masque sera obligatoire à compter de jeudi prochain dans les lieux publics à Melbourne, ont annoncé ce dimanche 19 juillet les autorités locales à l’heure où la deuxième ville d’Australie tente de freiner la propagation du virus.

L’Etat de Victoria (sud-est), dont Melbourne est la capitale, compte plus de 3000 cas actifs de Covid-19, dont 363 nouvelles contaminations recensées au cours des dernières 24 heures, et ce en dépit du confinement en vigueur depuis 10 jours.

Pour tenter d’endiguer la progression du virus apparu en Chine en décembre avant de se propager dans le reste du monde, le premier ministre de l’Etat Daniel Andrews a annoncé que le port du masque deviendrait obligatoire dans les lieux publics – une première dans le pays.

Cette mesure, qui entrera en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi, concernera au total plus de cinq millions de personnes à Melbourne et dans la localité voisine de Mitchell Shire, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

L’absence du port de masque sera passible d’une amende de 200 dollars australiens (122 euros), et les bandanas et écharpes seront autorisés le temps que l’Etat soit en mesure de répondre à la demande de masques, a ajouté Daniel Andrews.

Depuis le début de l’épidémie, près de 12.000 cas de contamination au coronavirus et 122 décès ont été recensés en Australie sur les 25 millions d’habitants de l’île-continent.

Au niveau national, le taux de reproduction effectif du virus (ou «R effectif», basé sur les tests virologiques positifs) est repassé légèrement au-dessus de 1 depuis la première semaine de juillet, et se situe actuellement à environ 1,20, selon Santé publique France. Cela signifie que chaque malade du Covid-19 contamine en moyenne 1,2 autre personne, ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus.

Par Le Figaro avec AFP

France: Masque obligatoire dès lundi dans toutes les grandes enseignes alimentaires

juillet 19, 2020

 

L’obligation de porter un masque devait entrer en vigueur le 1er août, mais la date a été rapidement avancée.

Le port du masque sera obligatoire dans l’ensemble des magasins des grandes enseignes alimentaires à partir de ce lundi 20 juillet, conformément aux directives gouvernementales destinées à casser une reprise de l’épidémie de Covid-19, a-t-on appris ce dimanche auprès de la Fédération du secteur (FCD).

Cette décision concerne les magasins des enseignes Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U, précise la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) dans un communiqué.

«Cela concerne les commerces, établissements recevant du public, marchés couverts, banques… Gestes barrières et dépistage restent essentiels pour lutter efficacement contre le virus», a signalé le ministre de la Santé Olivier Véran dans un tweet. Le décret rendant obligatoire le port du masque dans tous les établissements clos recevant du public entrera en vigueur «la semaine prochaine», avait indiqué jeudi dernier devant le Sénat le premier ministre Jean Castex.

Le président Emmanuel Macron avait annoncé le 14 juillet que l’obligation de porter un masque entrerait en vigueur le 1er août, mais la date a été rapidement avancée, face aux critiques des médecins qui alertent sur des «signaux faibles» de reprise de l’épidémie de Covid-19 et le relâchement des mesures barrière.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Donald Trump porte un masque en public pour la première fois

juillet 12, 2020

 

Le président, qui minimise la gravité de la pandémie de coronavirus, était jusqu’à présent rétif au port du masque.

Donald Trump a été vu pour la première fois samedi portant un masque de protection en public, le président américain étant sous pression depuis des semaines pour donner l’exemple face à l’explosion de la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis.

Donald Trump et un groupe de conseillers ont porté des masques noirs au cours d’une visite à l’hôpital militaire Walter Reed de Washington, où ils ont rencontré des anciens combattants blessés, selon des images de la chaîne de télévision CNN.

Selon des informations des médias, les conseillers de M. Trump le supplient depuis des semaines de porter un masque en public, comme le recommandent les experts, et de montrer ainsi l’exemple alors que l’épidémie de coronavirus est hors de contrôle dans plusieurs Etats américains. Le président, qui minimise la gravité de la pandémie, était jusqu’à présent rétif au port du masque, à l’instar d’un grand nombre de ses partisans.

Donald Trump avait expliqué le 1er juillet qu’il ne voyait pas l’utilité d’adopter cette mesure préventive, toutes les personnes qu’il rencontre étant selon lui testées à l’avance. Il avait toutefois affirmé que porter le masque ne lui poserait «aucun problème» s’il était «dans une situation de proximité avec les gens».

Par Le Figaro avec AFP

Indonésie: un responsable impose le voile au lieu du masque contre le virus

juillet 10, 2020

 

Un responsable indonésien a demandé aux femmes fonctionnaires de sa région de porter un voile sur le visage au lieu d’un masque pour se protéger du coronavirus, déclenchant une controverse dans l’archipel.

Des défenseurs des droits des femmes ont souligné qu’un voile cachant le nez et le bas du visage, appelé aussi niqab, n’offrait pas de protection suffisante et apparaissait comme une nouvelle tentative d’imposer un code vestimentaire conservateur aux femmes dans le pays qui compte la plus grande population musulmane au monde.

«Pour être sûr que les fonctionnaires couvrent leur bouche et leur nez»

«C’est uniquement pour la prévention du Covid-19. Ce n’est pas fondé sur les enseignements religieux radicaux ou le fanatisme», s’est défendu Mohammad Suhaili Fadhil Thohir, régent du district central de Lombok, île indonésienne voisine de Bali. Il a souligné à l’AFP que la règle n’était imposée que le vendredi, aux seules musulmanes et qu’aucune sanction n’était prévue pour celles qui ne s’y plieraient pas.

Cette décision a été prise le mois dernier après que des fonctionnaires se sont plaintes de devoir porter un masque lors des exercices sportifs organisés chaque vendredi, a-t-il noté. «Pour être sûr que les fonctionnaires couvrent leur bouche et leur nez, nous leur avons demandé de porter un voile».

Ce type de voile sur le visage est courant dans certains pays du Golfe mais pas en Indonésie où la majorité des musulmanes portent un hidjab, un voile qui couvre les cheveux. Même si la règle n’est obligatoire que le vendredi, de nombreuses employées de l’administration locale ont commencé à porter un voile sur le visage les autres jours de la semaine, a constaté un journaliste de l’AFP.

90% des femmes employées par Lombok centre sont musulmanes

Environ 90% des quelque 4000 femmes employées par l’administration de Lombok centre sont musulmanes. Yayuh, une fonctionnaire interrogée par l’AFP, a indiqué s’attendre à ce que la mesure devienne de rigueur tout au long de la semaine. «Mais ça ne me dérange pas, c’est une façon d’apprendre quels sont les vêtements recommandés par les enseignements de l’islam», a-t-elle observé. Les défenseurs des droits ont protesté contre cette mesure.

«Un masque doit remplir certains critères pour éviter la contamination», a relevé Andy Yentriyani, membre de la Commission contre les violences faites aux femmes. «Cette politique doit être révoquée parce qu’elle menace le droit des femmes à protéger leur santé».

Andreas Harsono, collaborateur de l’ONG Human Rights Watch en Indonésie a observé que cette mesure était «de toute évidence une extension» de la politique qui a rendu le hidjab obligatoire pour les filles musulmanes dans les quelque 300.000 écoles publiques de l’archipel. Certaines régions parmi les plus conservatrices, comme Aceh sur l’île de Sumatra ont imposé le hidjab à toutes les femmes, tandis qu’à Lombok il est obligatoire pour les fonctionnaires.

Dans un communiqué, HRW a appelé le gouvernement indonésien à réagir pour préserver la liberté des femmes, faute de quoi cette mesure «pourrait déboucher sur une nouvelle régulation locale demandant à toutes les femmes de porter le niqab» à Lombok. L’Indonésie, qui a eu longtemps la réputation de pratiquer un islam très tolérant, a vu les courants musulmans conservateurs gagner du terrain ces dernières décennies.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19: refuser le masque équivaut à conduire en état d’ébriété, selon un prix Nobel

juillet 7, 2020

Refuser de porter un masque pour aider à lutter contre l’épidémie de Covid-19, c’est aussi antisocial que de conduire après avoir bu de l’alcool, selon le président de la Royal Society de Londres et prix Nobel de chimie.

Les propos de Venki Ramakrishnan interviennent alors que deux nouveaux rapports soulignent que le port du masque peut contribuer à réduire considérablement la propagation de virus comme celui du Covid-19.

«Avant, il était tout à fait normal de prendre quelques verres et de rentrer à la maison, et il était également normal de conduire sans ceinture de sécurité», rappelle-t-il mardi dans un communiqué. «Aujourd’hui, ces deux comportements seraient considérés comme antisociaux et le fait de ne pas porter de masque en public devrait être considéré de la même manière». «Si nous en portons tous un, nous nous protégeons les uns les autres et ainsi nous-mêmes», a-t-il poursuivi, rappelant que «le virus n’a pas été éliminé».

L’adoption du port du masque très faible en Grande-Bretagne, très forte en Italie

Le masque a un rôle à jouer, avec le fréquent lavage des mains et la distance physique, car il n’y a pas de «solution miracle» contre ce virus, selon lui. Les masques en tissu réduisent de 50 à 100% la dispersion des particules orales, en fonction d’un certain nombre de facteurs, relèvent des chercheurs des universités de Pennsylvanie et de Cambridge, rédacteurs d’un des deux rapports. «Il y a même aujourd’hui des preuves que les masques pourraient bénéficier directement au porteur», assure Paul Edelstein, professeur émérite de pathologie et de médecine de laboratoire de l’université de Pennsylvanie.

Le deuxième rapport publiée par la Royal Society relève de grandes différences dans les taux de port du masque parmi les pays riches: fin avril, l’adoption du port du masque était de 25% en Grande-Bretagne contre 83,4% en Italie, 65,8% aux États-Unis et 63,8% en Espagne. «Dans des pays comme l’Italie, les États-Unis et l’Espagne, les gens ont rapidement adopté des masques faciaux», notamment car «les autorités leur ont fourni des directives claires», estime Melinda Mills de l’Université d’Oxford, principal auteur de ce document.

Le mois dernier, l’Organisation mondiale de la santé et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis ont publié des directives actualisées recommandant à tout le monde de porter des masques dans les zones publiques où existe un risque de transmission du Covid-19.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec/COVID-19: Le masque est désormais fortement recommandé, mais pas obligatoire

mai 12, 2020
© THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
QUÉBEC — Le port du masque est désormais fortement recommandé au Québec, mais il demeure un accessoire de protection facultatif.

Le gouvernement Legault a donc choisi de ne pas rendre l’usage du masque obligatoire, même dans les transports publics, contrairement à des villes comme Paris ou New York.

C’est ce qu’a indiqué le premier ministre François Legault, mardi, en conférence de presse, en compagnie du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, et de la ministre de la Santé, Danielle McCann. Le trio a choisi de faire une entrée spectaculaire dans la salle de presse en se présentant le visage masqué, une première depuis le début de la pandémie il y a deux mois.

© Fournis par La Presse canadienne
Une certaine confusion s’est installée sur les motifs du gouvernement de renoncer à rendre l’accessoire obligatoire.

M. Legault a dit que sur le plan légal, le terrain ne semblait pas sûr pour favoriser l’approche coercitive. Pour rendre le port obligatoire, il faudrait démontrer l’efficacité du masque à se protéger contre le virus, ce qui n’est «pas évident», selon lui.

Mais le Dr Arruda a tenu un discours fort différent par la suite, laissant entendre qu’au contraire le Québec avait le pouvoir de forcer les gens à le porter, s’il en décidait ainsi. Il a d’ailleurs affirmé qu’il irait en ce sens, en adoptant une approche coercitive, si les gens ne suivaient pas la recommandation du gouvernement.

«S’il faut le rendre obligatoire, on va le rendre obligatoire», a soutenu le Dr Arruda, se disant prêt à défier s’il le fallait les chartes des droits et libertés, québécoise et canadienne, grâce aux pouvoirs conférés par la loi québécoise de santé publique.

«Au-delà des droits et libertés» reconnus dans les chartes, le Québec pourrait donc éventuellement imposer le port du masque à la population, a soutenu le Dr Arruda, qui attend de voir si les gens vont se plier à la consigne, avant de sortir le bâton.

«Quand on brime les droits individuels, sur la perspective d’un droit collectif, il faut avoir de « bonnes argumentaires » pour le faire», a-t-il dit.

Le Québec a enregistré 118 décès attribuables à la COVID-19 de lundi à mardi, pour un total de 3131 décès depuis le début de la pandémie.

Quoi qu’il en soit, le masque fait désormais partie des «bonnes habitudes» à prendre, a fait valoir le premier ministre.

«Quand vous sortez de chez vous, mettez-vous un masque», surtout dans le métro et l’autobus, a lancé le premier ministre aux Québécois, en espérant que cette nouvelle consigne sera observée.

Pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, le premier ministre Legault se rendra à Montréal jeudi et vendredi rencontrer les principaux acteurs de la lutte au virus, qui frappe durement la métropole, devenue l’épicentre de la pandémie au Canada.

Il doit s’entretenir notamment avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et avec divers gestionnaires de la santé publique.

Il faudra s’armer de patience au cours des prochains mois, car la lutte contre «le maudit virus» de la COVID-19 s’annonce longue et difficile, a prédit M. Legault, qui ne s’attend pas à voir couler «un long fleuve tranquille».

Déficit de 15 milliards $

Pendant ce temps, il y a quelques mois à peine, le Québec, en pleine croissance économique et au bord du plein emploi, se demandait comment utiliser judicieusement les milliards de dollars de surplus entassés dans ses coffres.

Avec la COVID-19, le portrait a changé radicalement en quelques semaines. Le taux de chômage atteint maintenant 17 pour cent, les gens, confinés, ont moins consommé, et les rentrées d’argent se font plus rares.

Bref, le Québec se dirige vers un déficit astronomique, qui pourrait atteindre les 15 milliards $ cette année, a calculé le premier ministre.

«L’économie est très affectée», a-t-il constaté, après deux mois de confinement des entreprises et des commerces.

En deux mois à peine, l’impact sur les finances publiques est colossal.

En santé, les dépenses supplémentaires occasionnées par la lutte au virus atteignent déjà 3 milliards $. En économie, on a injecté 2 milliards $ de plus que prévu. Différentes mesures ont grugé 15 milliards $ de fonds publics. Et c’est sans compter le manque à gagner dû à une baisse de revenus.

Le déficit de l’année 2020 devrait se donc se situer entre 12 et 15 milliards $, prévoit le premier ministre.

Dans un autre ordre d’idées, malgré l’approche de la saison estivale et des vacances, le premier ministre croit qu’il est encore prématuré de faire des réservations d’hébergement.

«Pour l’instant, on pense qu’il faut limiter les déplacements entre les régions», a dit M. Legault, en espérant que la situation évolue positivement dans les prochaines semaines.

Enfin, à la demande du premier ministre, le drapeau du Québec sera mis en berne sur la tour centrale de l’hôtel du Parlement, mercredi, à la mémoire des victimes de la pandémie de la COVID-19.

Avec La Presse Canadienne par Jocelyne Richer

France/Déconfinement: le point sur les transports en commun pour le lundi 11 mai

mai 10, 2020

En Île-de-France, une attestation sera exigée aux heures de pointe. 60 stations resteront fermées à Paris. Au niveau national, 50% des trains devraient circuler.

En Île-de-France, 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête.

En Île-de-France, 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête. BENOIT TESSIER/REUTERS

Fini l’assignation à résidence. À partir du 11 mai, les Français vont retrouver la liberté de se déplacer… mais de façon limitée. D’abord parce que les transports en commun, qui avaient réduit leur offre à 30%, ne vont pas repasser à 100%. La SNCF, la RATP, Transdev ou Keolis ne pourraient pas y arriver, entre les personnels absents (garde d’enfants ou malades du Covid-19) et la maintenance à réassurer pour un matériel qui n’a parfois pas suffisamment roulé depuis deux mois.

«L’offre de transports de proximité sera au minimum de 50% dès lundi, avec l’objectif d’un retour à un service normal début juin», affirme la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne. Il y aura donc au moins un TER (train régional) sur deux. A Toulouse, 75% des tramways et des bus circuleront ; à Lyon, 85% des métros. Mais c’est bien en région parisienne que l’enjeu est crucial. 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête. Le Figaro fait le point sur les conditions de circulation.

RATP: 75% des métros à Paris

Pour répondre à la demande, la RATP assurera 75% de son trafic habituel, contre 30% aujourd’hui. Côté métro, sur la ligne 13, le service sera assuré à 85%. Le trafic sera normal sur les lignes une et 14. En outre, 60 stations sur 302 resteront fermées, a annoncé vendredi 8 mai Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat aux transports. On y trouve notamment des arrêts des lignes 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10, dont certains centres névralgiques comme Opéra, République ou Place de Clichy. Le service ne fonctionnera que de 6h à 22h.

Le réseau RER ne fonctionnera que de 6h à 22h également, avec 75% de l’offre en moyenne sur le RER A et 65% sur le RER B. Toutes les gares sont ouvertes, contrairement au métro.

Pour le tramway, 85% de l’offre sera assurée en moyenne: 80% sur les lignes 1, 3a et 3b, contre 85% sur la 2 et la 8, 90% sur la 5 et 92% sur la 6. Le trafic sera «normal» sur la 7.

Enfin, pour les bus, 75% de l’offre sera proposée en moyenne et le trafic sera normal sur le réseau Noctilien.

SNCF: un trafic progressivement renforcé

De son côté, la SNCF va remuscler peu à peu son offre. En Île-de-France, le réseau Transilien fonctionnera à 60% de la normale, entre 6h et 22h. Les lignes H, J, K, L, N, P et R circuleront à 60%, de même que les RER C, D et E, contre 33% seulement pour la ligne U.

Le réseau TER assurera «55% de l’offre habituelle». En parallèle, les TGV assureront «35% de l’offre habituelle», l’axe nord voyant cette proportion monter à 50%. Le trafic Intercité reste limité à 25% de la normale, dont aucun train de nuit. A l’international, les trains vers l’Allemagne, la Suisse et l’Italie «reprennent progressivement», sans dépasser les 20% de la normale, mais les liaisons avec l’Espagne restent suspendues. De même, les lignes Eurostar et Thalys «restent perturbées»: 8% des trains seulement circuleront.

Une reprise progressive et encadrée

En réaugmentant leur capacité, les opérateurs de transport veulent permettre à ceux qui en ont absolument besoin de prendre un bus, un métro ou un tramway avec le minimum de risques d’être infectés par le virus. Avec plus d’offre, il sera peut-être faisable de faire respecter la distance d’un mètre entre tous les passagers, même si le défi s’avère redoutable à relever à tout moment et partout sur les réseaux.

Pour y parvenir, la RATP, comme la SNCF, ont condamné un siège sur deux. Que ce soit sur les quais ou dans les métros, trains, tramways ou bus.

Mesure particulière à l’Île-de-France où la circulation du virus reste très intense, l’accès aux transports en commun aux heures de pointe sera réservé à ceux qui disposeront d’une attestation de leur employeur certifiant qu’ils doivent arriver à leur travail dans ce créneau. Cette attestation sera contrôlée entre 06h30 et 09h30 puis entre 16h et 19h. Pourront aussi circuler dans ces horaires ceux qui ont un motif personnel impérieux de le faire (convocation de la justice, rendez-vous médical…).

«Il y aura une tolérance dans les premiers jours, l’objectif n’est pas la verbalisation mais de donner priorité à ceux qui ont absolument besoin des transports en commun, ceux qui vont travailler», a précisé la présidente d’Ile-de-France Valérie Pécresse.

Partout en France, la consigne reste la même: ceux qui peuvent télétravailler doivent continuer à le faire pour ne pas emboliser les transports en commun. Par ailleurs, pour éviter la surfréquentation, les opérateurs de transport vont réguler les flux de passagers. La SNCF opérera un filtrage à l’entrée des gares. La RATP va déployer 3000 agents qui veilleront sur les quais, les couloirs du métro, dans les stations de tram. Et jusqu’à 20.000 policier seront déployés pour aider les entreprises dans cette tâche qui s’apparente à un véritable casse-tête.

Par ailleurs, les passagers devront obligatoirement porter un masque dans les transports en commun. On en trouve dans les hypermarchés ou les pharmacies. De façon disparate, les mairies et les régions (par exemple l’Île-de-France) ont commencé à en distribuer. Ceux qui n’en ont pas s’en verront proposer à l’entrée des gares les premiers jours pour amorcer la pompe. Les clients de la RATP et des Transiliens titulaires d’un Pass Navigo pourront aussi en récupérer un gratuitement. Enfin, on en vendra dans les distributeurs automatiques situés sur les quais de gares ou de stations de métro. Mais attention à celui qui n’en porte pas: il risque une amende de 135 euros.

Concernant les trains grande ligne, l’approche est différente. L’offre va remonter mais plus lentement. À la fin du mois, on sera à 40% de TGV seulement. Tout simplement parce que les déplacements au-delà de 100 km ne sont pas autorisés, à de rares exceptions. Dans ces trains, une place sur deux sera aussi condamnée. Et, désormais, il faudra obligatoirement réserver son billet. Celui qui montera sans réservation risquera une amende de 135 euros.

Avec Le Figaro par Jean-Yves Guérin et Wladimir Garcin-Berson