Posts Tagged ‘masque’

États-Unis: Donald Trump porte un masque en public pour la première fois

juillet 12, 2020

 

Le président, qui minimise la gravité de la pandémie de coronavirus, était jusqu’à présent rétif au port du masque.

Donald Trump a été vu pour la première fois samedi portant un masque de protection en public, le président américain étant sous pression depuis des semaines pour donner l’exemple face à l’explosion de la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis.

Donald Trump et un groupe de conseillers ont porté des masques noirs au cours d’une visite à l’hôpital militaire Walter Reed de Washington, où ils ont rencontré des anciens combattants blessés, selon des images de la chaîne de télévision CNN.

Selon des informations des médias, les conseillers de M. Trump le supplient depuis des semaines de porter un masque en public, comme le recommandent les experts, et de montrer ainsi l’exemple alors que l’épidémie de coronavirus est hors de contrôle dans plusieurs Etats américains. Le président, qui minimise la gravité de la pandémie, était jusqu’à présent rétif au port du masque, à l’instar d’un grand nombre de ses partisans.

Donald Trump avait expliqué le 1er juillet qu’il ne voyait pas l’utilité d’adopter cette mesure préventive, toutes les personnes qu’il rencontre étant selon lui testées à l’avance. Il avait toutefois affirmé que porter le masque ne lui poserait «aucun problème» s’il était «dans une situation de proximité avec les gens».

Par Le Figaro avec AFP

Indonésie: un responsable impose le voile au lieu du masque contre le virus

juillet 10, 2020

 

Un responsable indonésien a demandé aux femmes fonctionnaires de sa région de porter un voile sur le visage au lieu d’un masque pour se protéger du coronavirus, déclenchant une controverse dans l’archipel.

Des défenseurs des droits des femmes ont souligné qu’un voile cachant le nez et le bas du visage, appelé aussi niqab, n’offrait pas de protection suffisante et apparaissait comme une nouvelle tentative d’imposer un code vestimentaire conservateur aux femmes dans le pays qui compte la plus grande population musulmane au monde.

«Pour être sûr que les fonctionnaires couvrent leur bouche et leur nez»

«C’est uniquement pour la prévention du Covid-19. Ce n’est pas fondé sur les enseignements religieux radicaux ou le fanatisme», s’est défendu Mohammad Suhaili Fadhil Thohir, régent du district central de Lombok, île indonésienne voisine de Bali. Il a souligné à l’AFP que la règle n’était imposée que le vendredi, aux seules musulmanes et qu’aucune sanction n’était prévue pour celles qui ne s’y plieraient pas.

Cette décision a été prise le mois dernier après que des fonctionnaires se sont plaintes de devoir porter un masque lors des exercices sportifs organisés chaque vendredi, a-t-il noté. «Pour être sûr que les fonctionnaires couvrent leur bouche et leur nez, nous leur avons demandé de porter un voile».

Ce type de voile sur le visage est courant dans certains pays du Golfe mais pas en Indonésie où la majorité des musulmanes portent un hidjab, un voile qui couvre les cheveux. Même si la règle n’est obligatoire que le vendredi, de nombreuses employées de l’administration locale ont commencé à porter un voile sur le visage les autres jours de la semaine, a constaté un journaliste de l’AFP.

90% des femmes employées par Lombok centre sont musulmanes

Environ 90% des quelque 4000 femmes employées par l’administration de Lombok centre sont musulmanes. Yayuh, une fonctionnaire interrogée par l’AFP, a indiqué s’attendre à ce que la mesure devienne de rigueur tout au long de la semaine. «Mais ça ne me dérange pas, c’est une façon d’apprendre quels sont les vêtements recommandés par les enseignements de l’islam», a-t-elle observé. Les défenseurs des droits ont protesté contre cette mesure.

«Un masque doit remplir certains critères pour éviter la contamination», a relevé Andy Yentriyani, membre de la Commission contre les violences faites aux femmes. «Cette politique doit être révoquée parce qu’elle menace le droit des femmes à protéger leur santé».

Andreas Harsono, collaborateur de l’ONG Human Rights Watch en Indonésie a observé que cette mesure était «de toute évidence une extension» de la politique qui a rendu le hidjab obligatoire pour les filles musulmanes dans les quelque 300.000 écoles publiques de l’archipel. Certaines régions parmi les plus conservatrices, comme Aceh sur l’île de Sumatra ont imposé le hidjab à toutes les femmes, tandis qu’à Lombok il est obligatoire pour les fonctionnaires.

Dans un communiqué, HRW a appelé le gouvernement indonésien à réagir pour préserver la liberté des femmes, faute de quoi cette mesure «pourrait déboucher sur une nouvelle régulation locale demandant à toutes les femmes de porter le niqab» à Lombok. L’Indonésie, qui a eu longtemps la réputation de pratiquer un islam très tolérant, a vu les courants musulmans conservateurs gagner du terrain ces dernières décennies.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19: refuser le masque équivaut à conduire en état d’ébriété, selon un prix Nobel

juillet 7, 2020

Refuser de porter un masque pour aider à lutter contre l’épidémie de Covid-19, c’est aussi antisocial que de conduire après avoir bu de l’alcool, selon le président de la Royal Society de Londres et prix Nobel de chimie.

Les propos de Venki Ramakrishnan interviennent alors que deux nouveaux rapports soulignent que le port du masque peut contribuer à réduire considérablement la propagation de virus comme celui du Covid-19.

«Avant, il était tout à fait normal de prendre quelques verres et de rentrer à la maison, et il était également normal de conduire sans ceinture de sécurité», rappelle-t-il mardi dans un communiqué. «Aujourd’hui, ces deux comportements seraient considérés comme antisociaux et le fait de ne pas porter de masque en public devrait être considéré de la même manière». «Si nous en portons tous un, nous nous protégeons les uns les autres et ainsi nous-mêmes», a-t-il poursuivi, rappelant que «le virus n’a pas été éliminé».

L’adoption du port du masque très faible en Grande-Bretagne, très forte en Italie

Le masque a un rôle à jouer, avec le fréquent lavage des mains et la distance physique, car il n’y a pas de «solution miracle» contre ce virus, selon lui. Les masques en tissu réduisent de 50 à 100% la dispersion des particules orales, en fonction d’un certain nombre de facteurs, relèvent des chercheurs des universités de Pennsylvanie et de Cambridge, rédacteurs d’un des deux rapports. «Il y a même aujourd’hui des preuves que les masques pourraient bénéficier directement au porteur», assure Paul Edelstein, professeur émérite de pathologie et de médecine de laboratoire de l’université de Pennsylvanie.

Le deuxième rapport publiée par la Royal Society relève de grandes différences dans les taux de port du masque parmi les pays riches: fin avril, l’adoption du port du masque était de 25% en Grande-Bretagne contre 83,4% en Italie, 65,8% aux États-Unis et 63,8% en Espagne. «Dans des pays comme l’Italie, les États-Unis et l’Espagne, les gens ont rapidement adopté des masques faciaux», notamment car «les autorités leur ont fourni des directives claires», estime Melinda Mills de l’Université d’Oxford, principal auteur de ce document.

Le mois dernier, l’Organisation mondiale de la santé et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis ont publié des directives actualisées recommandant à tout le monde de porter des masques dans les zones publiques où existe un risque de transmission du Covid-19.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec/COVID-19: Le masque est désormais fortement recommandé, mais pas obligatoire

mai 12, 2020
© THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
QUÉBEC — Le port du masque est désormais fortement recommandé au Québec, mais il demeure un accessoire de protection facultatif.

Le gouvernement Legault a donc choisi de ne pas rendre l’usage du masque obligatoire, même dans les transports publics, contrairement à des villes comme Paris ou New York.

C’est ce qu’a indiqué le premier ministre François Legault, mardi, en conférence de presse, en compagnie du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, et de la ministre de la Santé, Danielle McCann. Le trio a choisi de faire une entrée spectaculaire dans la salle de presse en se présentant le visage masqué, une première depuis le début de la pandémie il y a deux mois.

© Fournis par La Presse canadienne
Une certaine confusion s’est installée sur les motifs du gouvernement de renoncer à rendre l’accessoire obligatoire.

M. Legault a dit que sur le plan légal, le terrain ne semblait pas sûr pour favoriser l’approche coercitive. Pour rendre le port obligatoire, il faudrait démontrer l’efficacité du masque à se protéger contre le virus, ce qui n’est «pas évident», selon lui.

Mais le Dr Arruda a tenu un discours fort différent par la suite, laissant entendre qu’au contraire le Québec avait le pouvoir de forcer les gens à le porter, s’il en décidait ainsi. Il a d’ailleurs affirmé qu’il irait en ce sens, en adoptant une approche coercitive, si les gens ne suivaient pas la recommandation du gouvernement.

«S’il faut le rendre obligatoire, on va le rendre obligatoire», a soutenu le Dr Arruda, se disant prêt à défier s’il le fallait les chartes des droits et libertés, québécoise et canadienne, grâce aux pouvoirs conférés par la loi québécoise de santé publique.

«Au-delà des droits et libertés» reconnus dans les chartes, le Québec pourrait donc éventuellement imposer le port du masque à la population, a soutenu le Dr Arruda, qui attend de voir si les gens vont se plier à la consigne, avant de sortir le bâton.

«Quand on brime les droits individuels, sur la perspective d’un droit collectif, il faut avoir de « bonnes argumentaires » pour le faire», a-t-il dit.

Le Québec a enregistré 118 décès attribuables à la COVID-19 de lundi à mardi, pour un total de 3131 décès depuis le début de la pandémie.

Quoi qu’il en soit, le masque fait désormais partie des «bonnes habitudes» à prendre, a fait valoir le premier ministre.

«Quand vous sortez de chez vous, mettez-vous un masque», surtout dans le métro et l’autobus, a lancé le premier ministre aux Québécois, en espérant que cette nouvelle consigne sera observée.

Pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, le premier ministre Legault se rendra à Montréal jeudi et vendredi rencontrer les principaux acteurs de la lutte au virus, qui frappe durement la métropole, devenue l’épicentre de la pandémie au Canada.

Il doit s’entretenir notamment avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et avec divers gestionnaires de la santé publique.

Il faudra s’armer de patience au cours des prochains mois, car la lutte contre «le maudit virus» de la COVID-19 s’annonce longue et difficile, a prédit M. Legault, qui ne s’attend pas à voir couler «un long fleuve tranquille».

Déficit de 15 milliards $

Pendant ce temps, il y a quelques mois à peine, le Québec, en pleine croissance économique et au bord du plein emploi, se demandait comment utiliser judicieusement les milliards de dollars de surplus entassés dans ses coffres.

Avec la COVID-19, le portrait a changé radicalement en quelques semaines. Le taux de chômage atteint maintenant 17 pour cent, les gens, confinés, ont moins consommé, et les rentrées d’argent se font plus rares.

Bref, le Québec se dirige vers un déficit astronomique, qui pourrait atteindre les 15 milliards $ cette année, a calculé le premier ministre.

«L’économie est très affectée», a-t-il constaté, après deux mois de confinement des entreprises et des commerces.

En deux mois à peine, l’impact sur les finances publiques est colossal.

En santé, les dépenses supplémentaires occasionnées par la lutte au virus atteignent déjà 3 milliards $. En économie, on a injecté 2 milliards $ de plus que prévu. Différentes mesures ont grugé 15 milliards $ de fonds publics. Et c’est sans compter le manque à gagner dû à une baisse de revenus.

Le déficit de l’année 2020 devrait se donc se situer entre 12 et 15 milliards $, prévoit le premier ministre.

Dans un autre ordre d’idées, malgré l’approche de la saison estivale et des vacances, le premier ministre croit qu’il est encore prématuré de faire des réservations d’hébergement.

«Pour l’instant, on pense qu’il faut limiter les déplacements entre les régions», a dit M. Legault, en espérant que la situation évolue positivement dans les prochaines semaines.

Enfin, à la demande du premier ministre, le drapeau du Québec sera mis en berne sur la tour centrale de l’hôtel du Parlement, mercredi, à la mémoire des victimes de la pandémie de la COVID-19.

Avec La Presse Canadienne par Jocelyne Richer

France/Déconfinement: le point sur les transports en commun pour le lundi 11 mai

mai 10, 2020

En Île-de-France, une attestation sera exigée aux heures de pointe. 60 stations resteront fermées à Paris. Au niveau national, 50% des trains devraient circuler.

En Île-de-France, 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête.

En Île-de-France, 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête. BENOIT TESSIER/REUTERS

Fini l’assignation à résidence. À partir du 11 mai, les Français vont retrouver la liberté de se déplacer… mais de façon limitée. D’abord parce que les transports en commun, qui avaient réduit leur offre à 30%, ne vont pas repasser à 100%. La SNCF, la RATP, Transdev ou Keolis ne pourraient pas y arriver, entre les personnels absents (garde d’enfants ou malades du Covid-19) et la maintenance à réassurer pour un matériel qui n’a parfois pas suffisamment roulé depuis deux mois.

«L’offre de transports de proximité sera au minimum de 50% dès lundi, avec l’objectif d’un retour à un service normal début juin», affirme la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne. Il y aura donc au moins un TER (train régional) sur deux. A Toulouse, 75% des tramways et des bus circuleront ; à Lyon, 85% des métros. Mais c’est bien en région parisienne que l’enjeu est crucial. 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête. Le Figaro fait le point sur les conditions de circulation.

RATP: 75% des métros à Paris

Pour répondre à la demande, la RATP assurera 75% de son trafic habituel, contre 30% aujourd’hui. Côté métro, sur la ligne 13, le service sera assuré à 85%. Le trafic sera normal sur les lignes une et 14. En outre, 60 stations sur 302 resteront fermées, a annoncé vendredi 8 mai Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat aux transports. On y trouve notamment des arrêts des lignes 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10, dont certains centres névralgiques comme Opéra, République ou Place de Clichy. Le service ne fonctionnera que de 6h à 22h.

Le réseau RER ne fonctionnera que de 6h à 22h également, avec 75% de l’offre en moyenne sur le RER A et 65% sur le RER B. Toutes les gares sont ouvertes, contrairement au métro.

Pour le tramway, 85% de l’offre sera assurée en moyenne: 80% sur les lignes 1, 3a et 3b, contre 85% sur la 2 et la 8, 90% sur la 5 et 92% sur la 6. Le trafic sera «normal» sur la 7.

Enfin, pour les bus, 75% de l’offre sera proposée en moyenne et le trafic sera normal sur le réseau Noctilien.

SNCF: un trafic progressivement renforcé

De son côté, la SNCF va remuscler peu à peu son offre. En Île-de-France, le réseau Transilien fonctionnera à 60% de la normale, entre 6h et 22h. Les lignes H, J, K, L, N, P et R circuleront à 60%, de même que les RER C, D et E, contre 33% seulement pour la ligne U.

Le réseau TER assurera «55% de l’offre habituelle». En parallèle, les TGV assureront «35% de l’offre habituelle», l’axe nord voyant cette proportion monter à 50%. Le trafic Intercité reste limité à 25% de la normale, dont aucun train de nuit. A l’international, les trains vers l’Allemagne, la Suisse et l’Italie «reprennent progressivement», sans dépasser les 20% de la normale, mais les liaisons avec l’Espagne restent suspendues. De même, les lignes Eurostar et Thalys «restent perturbées»: 8% des trains seulement circuleront.

Une reprise progressive et encadrée

En réaugmentant leur capacité, les opérateurs de transport veulent permettre à ceux qui en ont absolument besoin de prendre un bus, un métro ou un tramway avec le minimum de risques d’être infectés par le virus. Avec plus d’offre, il sera peut-être faisable de faire respecter la distance d’un mètre entre tous les passagers, même si le défi s’avère redoutable à relever à tout moment et partout sur les réseaux.

Pour y parvenir, la RATP, comme la SNCF, ont condamné un siège sur deux. Que ce soit sur les quais ou dans les métros, trains, tramways ou bus.

Mesure particulière à l’Île-de-France où la circulation du virus reste très intense, l’accès aux transports en commun aux heures de pointe sera réservé à ceux qui disposeront d’une attestation de leur employeur certifiant qu’ils doivent arriver à leur travail dans ce créneau. Cette attestation sera contrôlée entre 06h30 et 09h30 puis entre 16h et 19h. Pourront aussi circuler dans ces horaires ceux qui ont un motif personnel impérieux de le faire (convocation de la justice, rendez-vous médical…).

«Il y aura une tolérance dans les premiers jours, l’objectif n’est pas la verbalisation mais de donner priorité à ceux qui ont absolument besoin des transports en commun, ceux qui vont travailler», a précisé la présidente d’Ile-de-France Valérie Pécresse.

Partout en France, la consigne reste la même: ceux qui peuvent télétravailler doivent continuer à le faire pour ne pas emboliser les transports en commun. Par ailleurs, pour éviter la surfréquentation, les opérateurs de transport vont réguler les flux de passagers. La SNCF opérera un filtrage à l’entrée des gares. La RATP va déployer 3000 agents qui veilleront sur les quais, les couloirs du métro, dans les stations de tram. Et jusqu’à 20.000 policier seront déployés pour aider les entreprises dans cette tâche qui s’apparente à un véritable casse-tête.

Par ailleurs, les passagers devront obligatoirement porter un masque dans les transports en commun. On en trouve dans les hypermarchés ou les pharmacies. De façon disparate, les mairies et les régions (par exemple l’Île-de-France) ont commencé à en distribuer. Ceux qui n’en ont pas s’en verront proposer à l’entrée des gares les premiers jours pour amorcer la pompe. Les clients de la RATP et des Transiliens titulaires d’un Pass Navigo pourront aussi en récupérer un gratuitement. Enfin, on en vendra dans les distributeurs automatiques situés sur les quais de gares ou de stations de métro. Mais attention à celui qui n’en porte pas: il risque une amende de 135 euros.

Concernant les trains grande ligne, l’approche est différente. L’offre va remonter mais plus lentement. À la fin du mois, on sera à 40% de TGV seulement. Tout simplement parce que les déplacements au-delà de 100 km ne sont pas autorisés, à de rares exceptions. Dans ces trains, une place sur deux sera aussi condamnée. Et, désormais, il faudra obligatoirement réserver son billet. Celui qui montera sans réservation risquera une amende de 135 euros.

Avec Le Figaro par Jean-Yves Guérin et Wladimir Garcin-Berson

L’évadé de Wuhan

avril 23, 2020

D’un laboratoire réputé du Soleil levant

L’infatigable  coronavereux s’est évadé

Et le nom du laboratoire de Wuhan

Sur toutes les bouches du monde a volé

Sa puanteur insoutenable s’est répandue

Dans l’univers totalement suspendu

A ses lèvres mensongères Tel un chat huant

Dans la nuit profonde du plombé occident

Zorro à ses trousses oublie son célèbre masque

Sa splendide épée flamboyante se détraque

Son beau cheval emporte sa cape détale et craque

Et dans la forêt voisine Robin-des-Bois aux abois

Répondant à son cousin d’Amérique Blek le Roc

Ne cesse de crier haro aux horribles cachotiers chinois

Imposteurs impénitents devant l’Éternel qui la vérité

Aux autres paires scientifiques ont prudemment caché

Voulant étouffer le virulent virus dans l’œuf

Laissant sur le carreau un consciencieux médecin-chef

Jugé trop bavard avant le temps Tel un diable sortant de sa boîte

Coronavereux vers l’occident technique se taille

Bravant polices des airs des frontières sans visa sans détail

Qui rassure Arrêtez emprisonnez ce voleur de vies

Pinocchio chinois a gobé tout son gras riz

Sur les rives épouvantées de la blafarde Italie

La Seine ceinture-nitouche défend sa nivaquine

Aux populations en détresse et dans la frousse

Pas une petite goutte d’amère chloroquine

Pour la maman le papa la famille qui toussent

Les états-majors débordés s’en vont en guerre

Se revêtent comme toujours d’un cœur de pierre

Jetant bien au loin et à jamais tout cœur de chair

Pour soulager les délicats poumons et gorges d’Afrique

À coup de fric de trique de vaccin de matraque

Arrêtez saisissez-moi ce voleur de vies russes

Dépecez déchiquetez-moi cet horrible évadé-virus

La diplomatie impuissante ses limites a exposé

Le prix de la rançon –Wanted !- n’est pas encore annoncé

Le coronavereux ses méthodes opaques a caché

Invisible à l’aisément il parcourt le monde entier

Sur les frêles ailes mutantes des chauves-souris

Le labo de Wuhan a-t-il bouffé tous ses cobayes et souris

Et coronavereux défie Spider Man qui ne l’a pas encore détrôné!

Par Marie-Leontine Bilombo Tsibinda

Le masque devient obligatoire dans plusieurs pays d’Afrique centrale

avril 15, 2020

Dans plusieurs pays d’Afrique centrale, le port du masque est devenu obligatoire dans l’espace public afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus, ont annoncé ces derniers jours leurs gouvernements. Au Gabon, le masque est obligatoire depuis mercredi matin, tout comme en Guinée équatoriale, qui demande aussi à ses citoyens de porter des gants lors de leur sortie.

Conscient de la difficulté des Gabonais à se procurer des masques médicaux, Libreville a recommandé à ses citoyens le port «du masque alternatif». De nombreux ateliers de couture au Gabon et ailleurs se sont mis à produire des masques en tissu, moins efficaces mais qui limitent toutefois la propagation du virus.

Lundi, le gouvernement tchadien avait également décrété le port obligatoire du masque sur son territoire avant de revenir sur sa décision le lendemain à cause du manque d’offre sur le marché. Le Cameroun – l’un des pays les plus touchés par le virus en Afrique avec 855 cas déclarés officiellement mercredi – avait déjà adopté cette mesure jeudi dernier.

Dans ces pays d’Afrique centrale, ces dispositions s’ajoutent à celles déjà prises, comme l’instauration de couvre-feux nocturnes, la fermeture des écoles, des frontières et des lieux de culte ainsi que les restrictions sur les rassemblements

Par Le Figaro avec AFP

Maroc: le port du masque devient «obligatoire»

avril 7, 2020

Le port du masque devient obligatoire «à partir de mardi pour l’ensemble des personnes autorisées à se déplacer» pendant le confinement décrété par le Maroc, a annoncé un communiqué officiel publié lundi soir. La décision a été annoncée à l’issue d’une réunion du conseil du gouvernement pour un meilleur contrôle de l’épidémie.

Le Maroc a instauré le 19 mars un «état d’urgence sanitaire», avec un confinement total et obligatoire pour tous, sauf pour ceux disposant d’un permis de circuler dérogatoire pour se rendre à leur travail. Des policiers, des agents de sécurité et des militaires appuyés par des blindés ont été déployées partout dans tout le pays, avec de fréquents barrages de contrôles sur les routes et dans les villes. Mais la consigne est difficilement appliquées dans les quartiers populaires et pauvres, très densément peuplés où les familles s’entassent dans des surfaces réduites.

Le nombre de cas officiellement déclarés au Maroc a doublé en moins d’une semaine, à 1.120 lundi après midi, dont 80 décès et 81 rémissions. Ces chiffres doivent être analysés en tenant compte du faible nombre de tests menés -un peu moins de 4.000 depuis le début de la pandémie. Les autorités ont annoncé la semaine dernière avoir commandé 100.000 tests de «dépistage rapides» pour élargir la détection précoce, conformément aux conseils de l’OMS.

Ceux qui ne portent pas de masques sont soumis aux mêmes sanctions prévues pour les infractions aux mesures exceptionnelles: un à trois mois de prison, amende de 1300 DH (115 euros). Depuis le 19 mars, un total de 8.612 personnes ont été arrêtées et poursuivies pour défaut de permis, transport clandestin de personnes, violation du confinement ou vente de produits frauduleux, selon un récent bilan officiel.

Les masques sanitaires qui sont produits par des industriels locaux qui ont adapté leur production à la crise sanitaire seront vendus 80 cts l’unité (environ 7 cts d’euros), avec des subventions du Fonds spécial d’urgence abondé par l’Etat et par des donations, précise le communiqué. Des supermarchés ont commencé à en vendre dimanche mais les stocks étaient déjà épuisés lundi après-midi dans certains magasins de Rabat.

Le Maroc, qui compte 35 millions d’habitants, dispose d’une capacité d’accueil des malades potentiels de «1.642 lits de réanimation» dans le public et le privé.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : la France commande des millions de masques de protection

février 24, 2020

Depuis fin janvier, les pharmacies font face à un afflux de clients désireux de se procurer des masques davantage destinés aux professionnels de santé.

Les masques de protection FFP2 sont équipés d'un dispositif de filtration des poussières et des agents pathogènes.
Les masques de protection FFP2 sont équipés d’un dispositif de filtration des poussières et des agents pathogènes. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Depuis la fin janvier, les pharmacies font face à un afflux de clients désireux de se procurer des masques.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé dimanche une commande massive de plusieurs dizaines de millions de masques de protection de type FFP2. Ces derniers sont équipés d’un dispositif de filtration des poussières et des agents pathogènes, et destinés aux personnels en contact avec des personnes malades. Ils ne fonctionnent pleinement que pendant trois heures.

Les masques chirurgicaux, en papier, n’offrent pour leur part pas une protection suffisamment efficace en cas de contact prolongé avec une personne contaminée, notamment parce qu’ils laissent passer de l’air non filtré. Si leur port est essentiel pour les personnes malades et peut être recommandé dans les régions fortement touchées par l’épidémie, ils ne sont ni utiles ni efficaces pour le reste de la population, précisent les autorités sanitaires.

Avec Le Figaro

Chine-Coronavirus : l’épidémie reste «très grave» selon Xi Jinping, qui veut «des mesures plus fortes»

février 10, 2020

 

Xi Jinping, le 10 février 2020.

Xi Jinping, le 10 février 2020. Reuters

Le président Xi Jinping est apparu lundi pour la première fois avec le visage recouvert d’un masque de protection. L’homme fort du régime communiste s’était gardé jusqu’à présent d’imiter ses compatriotes en public. Selon des images diffusées par la télévision nationale sur les réseaux sociaux, M. Xi apparaît avec un masque bleu clair sur le visage et se laisse prendre la température de l’avant-bras à l’aide d’un thermomètre électronique, un rituel désormais courant dans le pays à l’entrée des lieux publics.

Alors que le congé du Nouvel an chinois s’achève ce lundi 10 février, malgré l’épidémie de coronavirus, les salariés sont censés reprendre le travail. Mais le pays reste largement paralysé et le peu de courageux qui se rendent sur leur lieu de travail semblent le faire la peur au ventre, en témoigne la fréquentation du métro pékinois.

27 étrangers infectés en Chine, dont deux morts

27 étrangers ont été infectés par le coronavirus en Chine au 10 février 2020, parmi lesquels deux sont décédés, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères à Reuters ce lundi. Un Américain est mort le 6 février et un Japonais est décédé le 8 février, a précisé un porte-parole du ministère lors d’un point presse à Pékin lundi

Airbnb suspend ses réservations pour Pékin jusqu’à fin février

Airbnb a annoncé ce lundi avoir suspendu toutes ses réservations pour Pékin jusqu’au 29 février, alors que l’épidémie de nouveau coronavirus a atteint le nombre de 910 morts. «En raison de l’épidémie du nouveau coronavirus et sur les conseils des autorités locales pour la rentabilité à court terme de l’industrie pendant cette urgence de santé publique, toutes les réservations à Pékin du 7 février au 29 février 2020 ont été suspendues», a annoncé la plateforme de locations de logements touristiques dans une déclaration par email.

La décision ne concerne que Pékin, a précisé à Reuters un porte-parole de Airbnb en Chine, ajoutant que l’entreprise évaluait la situation conjointement avec les autorités locales.

Une Fondation de Hongkong envoie 12,9 millions de dollars à Wuhan

La Li Ka-Shing Foundation, une organisation caritative fondée par l’homme d’affaires milliardaire hongkongais Li Ka-Shing, a fait une donation de 12,9 millions de dollars à la ville de Wuhan, épicentre chinois du nouveau coronavirus, rapporte Reuters ce lundi matin.

Le bilan grimpe à 910 morts

Le coronavirus a fait 910 victimes depuis le début de l’épidémie, dont 908 en Chine continentale, où le nombre de personnes infectées dépasse les 40.000. Ce bilan dépasse celui du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 774 morts dans le monde en 2002-2003.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de contaminations relevées quotidiennement en Chine se stabilise, mais il est trop tôt pour conclure que l’épidémie a dépassé son pic.

Le Figaro.fr par Bénédicte Lutaud