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Canada: Québec paie pour récupérer des masques sans savoir si c’est bon pour l’environnement

janvier 28, 2021

Le gouvernement Legault n’a pas l’intention de vérifier les procédés des entreprises de récupération qui recevront des millions de dollars de fonds publics pour traiter les masques chirurgicaux utilisés dans les écoles du Québec.

Quelque 85 millions de masques de procédure seront distribués aux élèves du secondaire au cours des prochains mois au Québec (archives).

© Harry Wedzinga/getty images/istockphoto Quelque 85 millions de masques de procédure seront distribués aux élèves du secondaire au cours des prochains mois au Québec (archives).

Depuis la rentrée de janvier, chaque élève du secondaire reçoit deux masques chirurgicaux par jour. On évalue à 85 millions le nombre de masques jetables qui seront distribués dans le réseau scolaire d’ici la fin des classes. L’opposition libérale à Québec s’attend à ce que leur récupération coûte environ 30 millions de dollars.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a récemment indiqué que les dépenses encourues par les centres de services scolaires pour récupérer les masques jetables des élèves seraient remboursées. Pour les aider à choisir l’entreprise avec qui ils feront affaire, le Ministère leur a remis une liste des récupérateurs préparée par Recyc-Québec.

Le document répertorie quatre entreprises offrant un service de récupération des masques et autres équipements de protection individuelle (ÉPI). Il est basé sur les informations fournies par les récupérateurs au 16 décembre 2020. Recyc-Québec précise que sa liste «ne constitue pas un avis, une recommandation ou une quelconque garantie de [sa] part».

La compagnie TerraCycle, qui vend des boîtes servant à collecter les masques jetables, fait partie des récupérateurs recensés par Recyc-Québec (archives).

© /Radio-Canada La compagnie TerraCycle, qui vend des boîtes servant à collecter les masques jetables, fait partie des récupérateurs recensés par Recyc-Québec (archives).

Deux entreprises, l’Américaine TerraCycle et la Québécoise MedSup affirment recycler les différents éléments qui composent les masques (élastique, barrette nasale, tissu, etc.). TerraCycle trie les masques à Fergus, en Ontario, et les recycle en Illinois, tandis que MedSup effectue l’ensemble de ses opérations au Québec.

De leur côté, les compagnies Sanexen et Multirecycle, toutes deux québécoises, envoient les masques à Niagara Falls, dans l’État de New York, où ils sont incinérés afin de générer de la vapeur et de l’énergie. Ce mode de récupération, appelé valorisation énergétique, n’est pas considéré comme du recyclage.

Aucune vérification

Les informations fournies par les récupérateurs n’ont fait l’objet d’aucune vérification de la part de Recyc-Québec ou d’un tiers indépendant. Il en va ainsi des procédés qu’ils emploient. Impossible, donc, de connaître leur impact environnemental.

Le directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), Karel Ménard, soutient que certaines méthodes de récupération peuvent avoir des impacts négatifs sur l’environnement. L’incinération de masques, par exemple, peut entraîner le rejet de dioxines et de furanes, des substances «extrêmement nocives pour l’homme et persistantes dans l’environnement ».

«Ce n’est pas parce qu’on récupère l’énergie que c’est bon pour l’environnement […] C’est malheureux à dire, mais souvent, l’enfouissement du masque, purement et simplement, est peut-être la meilleure des options, et certainement la moins chère également », fait valoir M. Ménard.

Selon Karel Ménard (photo) et le FCQGED, le remboursement des coûts liés à la récupération des masques dans les écoles devrait être conditionnel à leur recyclage au Québec.

© /Radio-Canada Selon Karel Ménard (photo) et le FCQGED, le remboursement des coûts liés à la récupération des masques dans les écoles devrait être conditionnel à leur recyclage au Québec.

C’est sans compter l’empreinte carbone associée au transport par camion, sur des centaines de kilomètres, des masques qui sont envoyés en Ontario ou aux États-Unis pour y être traités.

Karel Ménard mentionne qu’il est souvent difficile d’obtenir auprès des entreprises les informations permettant d’assurer la traçabilité des matières récupérées, telles que l’endroit où elles sont envoyées et les procédés utilisés.

Pas dans le mandat de Recyc-Québec

Recyc-Québec affirme qu’elle peut difficilement émettre des recommandations sans analyse du cycle de vie des matières recyclées, un exercice qui «permettrait d’établir un diagnostic complet, scientifique et neutre sur les procédés de ces entreprises ».

«Nous n’avons pas le mandat ni les leviers d’intervention pour auditer les informations des entreprises de récupération. De plus, vu le contexte COVID, aucune visite des installations n’était possible », indique la société d’État dans un courriel à Radio-Canada.

Depuis le retour du congé des Fêtes, les élèves du secondaire reçoivent deux masques chirurgicaux par jour au Québec (archives).

© Josée Ducharme/Radio-Canada Depuis le retour du congé des Fêtes, les élèves du secondaire reçoivent deux masques chirurgicaux par jour au Québec (archives).

Elle maintient les recommandations adoptées au début de la pandémie, soit «d’opter pour des masques réutilisables lorsque cela est permis et recommandé par la santé publique » et de ne jamais déposer les masques et autres ÉPI dans les bacs de récupération ou dans l’environnement.

En se fiant uniquement aux informations fournies par les entreprises, Recyc-Québec risque de partager des renseignements inexacts à la population.

Le quotidien La Voix de l’Est a rapporté le week-end dernier que contrairement à ce qui est écrit dans le guide gouvernemental, MedSup n’est pas encore en mesure de recycler le polypropylène qu’on retrouve dans les masques de procédure.

Confusion

La porte-parole de Québec solidaire en matière d’environnement, Ruba Ghazal, croit que même s’il n’est pas présenté comme un avis ou une recommandation, le guide de Recyc-Québec porte à confusion.

«C’est sûr que n’importe qui qui voit ça dit, bien, le gouvernement nous dit que ces entreprises-là font un bon travail et on les a choisies pour vous », fait valoir la députée de Mercier.

La députée solidaire Ruba Ghazal parraine une pétition demandant au gouvernement de mettre en place une solution écoresponsable pour le recyclage des masques jetables.

© /Radio-Canada La députée solidaire Ruba Ghazal parraine une pétition demandant au gouvernement de mettre en place une solution écoresponsable pour le recyclage des masques jetables.

Elle s’inquiète que des fonds publics soient utilisés pour recourir à des services de récupération qui n’ont pas été validés par Recyc-Québec.

Au lieu de dépenser des dizaines de millions de dollars pour récupérer les masques jetables, le gouvernement devrait investir dans l’homologation d’un masque réutilisable qui serait produit au Québec, croit Ruba Ghazal. Cette solution aurait l’avantage d’être écologique et locale.

Karel Ménard abonde dans le même sens. «Si on avait un masque réutilisable et qu’on en donnait aux étudiants, ce serait un méchant beau message sur le plan environnemental, beaucoup plus que ce qu’on est en train de faire actuellement », avance-t-il.

Pas de compromis sur la santé et la sécurité

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, tient pour sa part à rappeler que «nous sommes dans une crise sanitaire sans précédent » et que l’utilisation des masques chirurgicaux dans différents secteurs, notamment en éducation, découle d’une recommandation de la santé publique.

«C’est une question de santé et de sécurité pour tous, alors on ne peut pas faire de compromis », affirme le ministre dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada.

Il souligne l’attitude «proactive» de Recyc-Québec depuis le début de la pandémie. Le document qui recense les entreprises faisant la récupération de masques «a été fait de bonne foi avec les informations qui ont été transmises lors des vérifications ».

«[Recyc-Québec] a travaillé en collaboration avec le ministère de l’Éducation pour développer des mesures adaptées au milieu scolaire », précise Benoit Charette.

Le ministre ajoute que l’organisme «poursuit ses démarches pour ajouter d’autres éventuelles solutions de récupération à la liste ».

Avec Radio-Canada par  Louis Gagné 

Coronavirus : tour du monde des restrictions qui reprennent de la vigueur

juillet 25, 2020

 

Un exemple parmi d’autres : les quelque 10 millions d’habitants de Tokyo sont invités à rester chez eux depuis jeudi.

Contrôles de voyageurs en Europe, restrictions pour les étudiants étrangers aux Etats-Unis, ports de masques obligatoires : les mesures sanitaires contre l’épidémie de coronavirus reprennent de la vigueur à travers le monde.

Aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé avec 145.000 décès liés au Covid-19, plus de 70.000 nouveaux cas ont encore été dénombrés vendredi 24 juillet, ainsi que 1150 morts, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Le nombre total d’infections diagnostiquées sur le sol américain est de 4,1 millions.

Le gouvernement Donald Trump a ciblé vendredi les étudiants étrangers. Ceux-ci ne pourront plus entrer aux Etats-Unis si leurs cours sont en ligne, ce qui risque d’être le cas dans de multiples universités. Le pays compte près d’un million d’étudiants étrangers.

Dans ce pays, l’imposition du port de masques gagne aussi du terrain: le géant des fast-food McDonalds va obliger tous ses clients à en porter à partir du 1er août.

En Europe, l’épidémie a tué 207.118 personnes pour plus de 3 millions de cas, selon un comptage de l’AFP.

«La récente résurgence de cas de Covid-19 dans certains pays après l’assouplissement des mesures de distanciation est certainement une cause d’inquiétude», a déclaré à l’AFP une porte-parole de la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’organisation a appelé les pays européens à rester réactifs et à lever les restrictions «avec attention» voire à les réintroduire si besoin.

Plusieurs pays de la région ont renforcé les contrôles des voyageurs.

L’Allemagne propose des tests gratuits aux voyageurs de retour dans le pays. Et la France, où la circulation virale est en «nette augmentation» selon les autorités sanitaires, a rendu obligatoires les tests pour les voyageurs arrivant de 16 pays, dont les Etats-Unis et l’Algérie.

En Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, le gouvernement a ordonné vendredi la fermeture des discothèques et bars de nuit face à l’augmentation des infections.

La Norvège a, elle, de nouveau imposé des restrictions sur les voyages avec l’Espagne, où l’épidémie repart à la hausse.

La Belgique a battu vendredi un triste record: une fillette de trois ans est morte des suites du Covid-19 il y a quelques jours, ont annoncé les autorités sanitaires, faisant d’elle la plus jeune victime du virus dans ce pays qui connaît une hausse des contaminations, avec 64.847 cas.

En Angleterre, l’obligation de porter le masque dans les magasins et les supermarchés est entrée en vigueur alors que piscines et salles de sport sont appelées à réouvrir samedi.

En Amérique latine et aux Caraïbes, le seuil des quatre millions de cas a également été franchi. Le Brésil à lui seul compte désormais plus de 2,2 millions de cas.

Sao Paulo a décidé de reporter son carnaval, et Rio de Janeiro réfléchit à cette option.

La Colombie a enregistré jeudi 315 décès, le nombre le plus élevé en une seule journée.

La situation est particulièrement dramatique au Pérou, où le système sanitaire de la deuxième ville du pays, Arequipa, est totalement saturé. Des personnes infectées dorment dans des tentes devant les hôpitaux ou dans leurs voitures, dans l’espoir d’obtenir une place.

Au Nicaragua, les masques seront aussi pour les reines de beauté alors que la compétition pour la couronne de Miss Nicaragua 2020 est maintenue mais à huis clos.

Le Panama a quant à lui annoncé qu’il renonçait à organiser la Coupe du monde féminine de football des moins de 20 ans, qui devait avoir lieu début 2021, ainsi que les Jeux sportifs d’Amérique centrale et des Caraïbes de 2022.

En Inde, 740 nouveaux décès attribués au Covid-19 ont été recensés en 24 heures, selon un bilan officiel vendredi. Avec 30.000 décès, le pays devient le sixième comptant le plus de morts, derrière les Etats-Unis, le Brésil, la Grande-Bretagne, le Mexique et l’Italie.

Plusieurs pays ont eux choisi d’imposer à nouveau des mesures de confinement partiel. Les quelque 10 millions d’habitants de Tokyo ont ainsi été invités à rester chez eux depuis jeudi, premier jour d’un long week-end férié. A Anvers, en Belgique, les réunions de plus de 10 personnes sont interdites à partir de samedi.

Selon la Croix-Rouge, le bilan économique dévastateur de la pandémie risque par ailleurs de déclencher de nouvelles vagues de migrations une fois les frontières rouvertes.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: les masques pourraient être bientôt obligatoires dans les lieux publics fermés au Québec

juillet 13, 2020

 

La province canadienne compte près d’un tiers des décès liés au coronavirus survenus dans le pays.

Le Québec, province canadienne la plus touchée par le coronavirus, va rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés à partir du 18 juillet, rapportent, ce lundi, plusieurs médias.

Le Premier ministre local François Legault doit en faire l’annonce lors de son point presse en début d’après-midi, selon La Presse et Radio-Canada. La mesure devrait concerner aussi bien les commerces et les centres sportifs que les bars ou les restaurants, dans cette province qui compte près des deux tiers des quelque 8800 décès recensés au Canada, selon ces médias.

Les commerçants qui accueilleront des personnes ne portant pas de masque s’exposeront à une amende de 1000 à 6000 dollars canadiens (650 à 3900 euros) mais les citoyens ne seront pas sanctionnés, affirment le journal et la chaîne publique.

Recommandé jusqu’à présent, le port du masque est devenu obligatoire lundi dans les transports en commun de l’ensemble de la province. La semaine dernière, la maire de Montréal Valérie Plante avait annoncé qu’elle rendrait le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés à partir du 27 juillet, emboîtant le pas à Toronto et Ottawa où cette mesure s’applique déjà.

Le Canada se prépare à une seconde vague du virus

En outre, les autorités de la santé de la ville de Montréal ont appelé samedi les personnes ayant fréquenté les bars de la métropole québécoise depuis le début du mois à se faire dépister contre le nouveau coronavirus. Des clients ou employés contagieux ont fréquenté au moins cinq établissements montréalais depuis le 1er juillet, malgré les précautions mises en place.

Cette situation dans les bars intervient alors que la région de Montréal, épicentre de l’épidémie au Canada, connaît une augmentation des cas survenant chez les jeunes de moins de 39 ans ces dernières semaines. Fin juin, le Premier ministre Justin Trudeau avait déclaré que le Canada se préparait pour une deuxième vague de coronavirus, qui pourrait frapper à l’automne.

Par Le Figaro avec AFP

 

Canada-Québec: 90 000 masques destinés au Québec disparaissent à l’aéroport de Toronto

mai 28, 2020
Les masques avaient été commandés par le CHU de Québec, responsable de l'approvisionnement en équipement médical pour l'ensemble du système de santé québécois.©
mihalec/getty images/istockphoto Les masques avaient été commandés par le CHU de Québec, responsable de l’approvisionnement en équipement médical pour l’ensemble du système de santé québécois.
En 32 ans de métier comme fabricant de matériel médical, Pierre Jean Messier n’a jamais vu une situation pareille au Canada. Une demi-tonne de masques médicaux destinée aux hôpitaux du Québec a disparu d’une zone sécurisée de l’aéroport international de Toronto.

Le président et fondateur de I3 Biomédical hésite à parler carrément d’un vol, mais il admet que c’est l’hypothèse la plus probante en ce moment.

«Ça fait maintenant une dizaine de jours et plus qu’une recherche a été faite et tout compte fait, ils se sont vaporisés dans les airs», s’étonne Pierre Jean Messier, un peu perplexe.

Pierre Jean Messier, président et fondateur de I3 Biomédical

© /Radio-Canada Pierre Jean Messier, président et fondateur de I3 Biomédical
Un courriel qu’il a reçu du transporteur aérien – courriel que nous avons pu consulter – confirme que les 90 000 masques en provenance du Mexique ont bel et bien passé les douanes à Toronto le 12 mai pour un transfert vers Montréal.

Le 18 mai, les autorités aéroportuaires ont signalé que le matériel manquait à l’appel. Des recherches ont été effectuées le lendemain aux aéroports de Toronto et Montréal sans que la demi-tonne de masques soit retracée.

Selon Pierre Jean Messier, il est peu probable qu’une telle quantité de masques ait pu être remise à bord d’un avion et quitter le pays. Il soupçonne plutôt une ou plusieurs personnes mal intentionnées de les avoir fait sortir de l’entrepôt.

«Le récipiendaire est clairement identifié comme étant des hôpitaux. Alors prendre du matériel que tout le monde est au courant qu’il est tellement nécessaire, et le faire disparaître comme ça, c’est pas très noble», dénonce l’entrepreneur.

Pas de conséquences pour le CHU de Québec

Les masques qui ont disparu représentent qu’une petite partie d’une commande de deux millions de masques effectués par le CHU de Québec, responsable de l’approvisionnement en matériel médical pour tout le Québec pour la durée de la pandémie.

Le président de I3 Biomédical précise que les masques manquants ont rapidement pu être remplacés, à grands frais, en devançant une autre livraison en provenance du Mexique.

L’incident a néanmoins grandement ébranlé sa confiance quant à la fiabilité des transferts de matériel médical par la métropole canadienne.

«Cette situation à Toronto, elle est particulièrement unique. Sincèrement, je ne me serais pas attendu à ce que ça se passe. […] On ne passera plus par Toronto. C’est déjà implanté au niveau opérationnel.»

Il a aussi mis en place plusieurs mesures de protection additionnelles pour les chargements de matériel médical qui transitent au Canada, des mesures que son entreprise réserve habituellement pour les pays où le matériel est plus à risque de disparaître.

L'aéroport Pearson de Toronto vu des airs

© Francis Ferland/Radio-Canada L’aéroport Pearson de Toronto vu des airs
Fabriqués au Québec, assemblés au Mexique
 

Pierre Jean Messier précise que les masques chirurgicaux qu’il fabrique sont entièrement conçus au Québec, mais que le dernier assemblage se fait au Mexique, pour des raisons de coûts.

Selon lui, il serait très facile de faire l’ensemble de la production au Québec, à condition que les gouvernements renoncent à acheter des produits qui sont trois cents plus bas.

Le dirigeant de I3 Biomédical soutient qu’il n’aurait pas besoin de prêts ou de subventions pour rapatrier l’ensemble de ses opérations au Québec, seulement l’engagement que les hôpitaux vont continuer à acheter des produits canadiens et québécois, pas pour deux ou trois mois, mais pour les années qui viennent.

Pierre Jean Messier se souvient très bien des discours politiques quand le SRAS et la grippe H1N1 menaçaient la planète. «On a toujours dit qu’il fallait cesser d’être dépendants, mais dès que la crise passait on revenait aux achats au plus bas prix.»

Il espère que les conclusions qui seront tirées de la pandémie de COVID-19 seront plus durables.

Par la Radio-Canada avec les informations d’Olivier Lemieux

Congo/Covid-19 : le gouvernement réceptionne plus de 805 mille masques

mai 18, 2020

Les artisans congolais ont livré, le 18 mai, à la ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel, Yvonne Adelaïde Mougany, un dernier lot de 805 mille 949 masques de fabrication locale.

 

La ministre Adélaïde Mougany après avoir reçu l’enveloppe des artisans/Photo Adiac

 

Les couturiers retenus ont tenu le pari en produisant la totalité de la demande du gouvernement. Ils ont livré au total un million cinq cents mille masques. En plus de la commande officielle, ces derniers ont confectionné quatre-vingt-trois mille masques supplémentaires. Ce qui porte le nombre total à un million cinq cent quatre-vingt-trois mille.

« Le gouvernement, par le bien du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, avait donné mission aux artisans de produire 1,5 million de masques. Je suis contente de ce que les artisans ont réussi à couvrir la commande en si peu de temps, avec un surplus de quatre-vingt mille masques », s’est réjouie Yvonne Adélaïde Mougany.

L’objectif du gouvernement est de permettre à chaque Congolais, surtout les plus démunis, de disposer d’un masque afin de se protéger contre la pandémie du coronavirus. La commande des masques fait partie des stratégies adoptées par le gouvernement pour renforcer la riposte à la pandémie et briser la chaîne de contamination.

En vue de contribuer à la riposte à la maladie, les artisans congolais ont collecté trois millions francs CFA et les ont remis à la ministre des Petites et moyennes entreprises qui a promis de transmettre la somme au gouvernement.

« Je vous dis merci pour avoir remis au gouvernement, ce matin, votre contribution d’un montant de trois millions francs CFA, pour soutenir le Fonds national de solidarité mis en place par le président de la République », a souligné la ministre des Petites et moyennes entreprises.

 

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Congo/Covid-19 : la première livraison des masques artisanaux attendue mardi prochain

mai 1, 2020

Le gouvernement congolais a lancé une commande publique d’un million et demi de masques protecteurs auprès des artisans à Brazzaville et Pointe-Noire. Pour accélérer la fabrication, le gymnase Nicole Oba a même été transformé en un gigantesque atelier.

  

Yvonne Adélaïde Mougany observant le travail des couturiers/Adiac

La production locale de masques est l’une des stratégies adoptées par le gouvernement pour stopper la propagation du coronavirus(Covid-19) dans le pays. Dans son message à la nation, le 30 avril, le président Denis Sassou N’Guesso a annoncé que les masques commandés seront distribués gratuitement aux ménages démunis.

Moins de 24 heures après cette annonce, la ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, Yvonne Adélaïde Mougany, est allé visiter quelques ateliers consignés par les autorités. L’objectif de la descente, d’après la tutelle, est de voir si les normes retenues pour la fabrique de ces équipements sont bien respectées. Dans le cadre de ce partenariat, l’État se charge de la fourniture des matériels et tissus dont une partie a déjà été remise aux artisans.

La ministre Yvonne Adélaïde Mougany s’est montrée rassurante sur la qualité des plateaux techniques des ateliers sélectionnés, le respect des dimensions des masques, ainsi que de leurs modèles. « Quant au délai de livraison, la production a commencé effectivement que cette semaine sans compter le temps des installations des ateliers. La moitié de la commande est déjà prête, nous espérons recevoir une première livraison dès le 5 mai. Des moyens ont été mis en œuvre pour que le travail se passe un peu plus vite », a-t-elle déclaré.

En effet, les masques attendus devraient être confectionnés selon des dimensions définies, soit 19 cm de longueur et 8 cm de largeur. Les matériaux de confection ont été minutieusement étudiés, soit un tissu en coton, la doublure légère, l’élastique dont la couleur doit correspondre à celle du tissu et le rouleau en biais.

Le gymnase Nicole Oba transfromé en atelier/Adiac

Plusieurs dizaines d’ateliers de couture ont été sollicités parmi lesquels l’atelier ‘‘Palacio’’ qui a mobilisé 225 artisans dans le gymnase Nicole Oba, à Talangaï, dans le sixième arrondissement de la capitale. Avec une capacité de production journalière de quatre mille masques, l’atelier doit livrer une commande de cinq-cent-mille masques avant le 15 mai.

C’est la même ambiance dans les autres ateliers visités à Brazzaville. Celui d’Hippolyte Diayoka a commencé sa production de masques. Il a déjà mobilisé ses travailleurs et son plateau technique pour une capacité journalière de trois cents masques. Par contre, le promoteur de l’atelier ‘‘Welua’’ attend de nouvelles machines afin d’accélérer sa livraison de quarante mille masques avant le 10 mai.

 

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

Congo/Covid-19 : distribution de masques aux artisans et commerçants de la ville océane

avril 22, 2020

 

La Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers de Pointe-Noire a lancé, le 21 avril, une opération de distribution gratuite de masques artisanaux aux commerçants et artisans, en vue de lutter contre la propagation du Covid-19.

 

L’opération vise à distribuer dix mille masques  et s’inscrit dans l’élan de solidarité visant à lutter contre la propagation à grande échelle de la pandémie dans la ville océane. L’objectif étant de protéger les commerçants et artisans de tous risques de contamination au Covid-19. «Ces artisans et commerçants, très actifs en cette période de confinement, peuvent constituer de vrais vecteurs de propagation de la maladie. Nous leur offrons des masques pour qu’ils se protègent et protègent les autres », a indiqué le président de la Chambre de commerce, Sylvestre Didier Mavouezela. Ces bavettes seront fabriquées par le Groupement interprofessionnel des artisans du Congo, avec qui la Chambre de commerce a signé, le 14 avril, un accord de partenariat.

Par ailleurs, la Chambre de commerce a lancé un appel à contribution aux entreprises et personnalités de la ville océane, ainsi qu’une cagnotte en ligne. Une semaine seulement après le SOS, Sylvestre Didier Mavouezela a annoncé avoir déjà reçu plus de sept mille masques. Cette contribution est venue de quelques entreprises de la place et de la diaspora congolaise de France et des Etats-Unis. Une centaine de cache-nez a été déjà distribuée à quelques commerçants et artisans exerçant dans la zone du marché central de Pointe-Noire.

 

Avec Adiac-Congo par Lucie Prisca Condhet N’Zinga

De Dakar à Lagos, les créateurs africains s’engagent dans la fabrication de masques

avril 21, 2020

Dans l’atelier de Touty Sy, à Dakar, qui propose d’offrir des masques en tissus aux personnes vulnérables, le 20 avril 2020.

Dans l’atelier de Touty Sy, à Dakar, qui propose d’offrir des masques en tissus aux personnes vulnérables, le 20 avril 2020. © Sylvain Cherkaoui pour JA

À Dakar, le collectif de créateurs de mode l’Atelier 221 collabore avec l’association Les Racines de l’espoir pour la confection et la distribution de masques en tissu. Et les initiatives se multiplient sur le continent.

« 1 Sénégalais, 1 Masque ». C’est le nom de la campagne citoyenne de distribution de masques en tissu lancée à Dakar, le 4 avril, par l’Atelier 221, collectif de créateurs fondé en mai 2019 par la styliste Touty Sy. Et ce, en collaboration avec l’association sénégalaise Les Racines de l’espoir, présidée par Sophie Gueye.

« L’idée est d’apporter une réponse sociale et économique dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Non seulement l’association s’occupe de distribuer gracieusement « les masques-barrières » lavables et réutilisables en sensibilisant les populations les plus exposées et vulnérables comme les talibés, mais nous, créateurs, avons la possibilité de redonner du travail aux tailleurs avec lesquels nous collaborons en temps normal », explique Touty Sy. Les différents ateliers des stylistes du collectif Atelier 221, dont font notamment partie By Pathé, Sophie Zinga ou Awa Seck (Les Moussors de Awa), sont mis à contribution.

Mille tailleurs volontaires

La créatrice de mode sénégalaise Touty Sy, en avril 2020.
La créatrice de mode sénégalaise Touty Sy, en avril 2020. © © Sylvain Cherkaoui pour JA

Depuis le début de la campagne, 2 500 masques ont ainsi été distribués dans la capitale. « Pour le moment, cela n’est pas encore possible dans les autres régions, pour des raisons sanitaires. Mais, à terme, c’est notre objectif. Ce sont mille tailleurs, dans tout le pays, qui se sont portés volontaires pour nous rejoindre », s’enthousiasme Touty Sy, qui évoque déjà l’exportation du concept au Tchad ou au Niger et espère le voir se propager ailleurs sur le continent. « Tous les pays africains sont appelés à rejoindre le mouvement !

 

L’initiative est soutenue par des ONG telles qu’ONU-Femmes – qui a déjà commandé 10 000 masques (pour une subvention d’une valeur de 10 millions de F CFA, soit 15 000 euros environ, un masque équivalant à 1 000 F CFA) –, des entreprises du secteur privé, des personnalités comme Mohamed Kagnassy, homme d’affaires malien et, accessoirement, conseiller en agrobusiness du président guinéen Alpha Condé, ainsi que par des artistes.

Elle s’ouvrira également à la fabrication de blouses afin de venir en aide au personnel de santé – à l’image de griffes de mode internationales comme Louis Vuitton.

Dans l’atelier de Touty Sy, à Dakar, le 20 avril 2020.
Dans l’Atelier 221 de Touty Sy, à Dakar, le 20 avril 2020. © Sylvain Cherkaoui pour JA

Mais les créateurs de l’Atelier 221 ne sont pas les seuls à se mobiliser dans la fabrication et la distribution de masques au Sénégal. La styliste Adama Paris a, elle aussi, lancé semblable initiative. Ses masques en coton sont fabriqués dans ses ateliers dakarois puis gracieusement distribués à la population de divers quartiers.

Ailleurs, sur le continent, on peut également évoquer les créateurs ivoiriens Ibrahim Fernandez et Loza Maléombho, qui, respectivement, confectionnent masques en coton et visières de protection.

Au Mali, la designeuse malienne Awa Meite fait fabriquer, quotidiennement, 50 à 80 masques à partir de chutes de tissu. « Nous avons commencé à recycler les chutes de tissus de mon atelier, à les laver et à en faire des cache-nez. Puis, j’ai acheté du coton en gros, afin que l’on puisse en confectionner davantage », a-t-elle expliqué à la plateforme Africa Women Experts.

Awa Meite est par ailleurs à l’initiative d’une campagne de sensibilisation citoyenne baptisée So Kadi. « Nous donnons, en plus des masques, du savon et une bouilloire pour permettre de se laver régulièrement les mains. Nous précisons aussi que l’on doit souvent laver son masque à l’eau chaude avant de le réutiliser. »

Masques ultra-branchés

Au Nigeria, la prévention est au cœur des préoccupations de nombreux créateurs de mode. Cela dit, le style également. Dès la fin du mois de mars, la créatrice Tiannah Toyin Lawani a carrément lancé toute une ligne de masques en tissu ultra-branchés (à paillettes, par exemple), non seulement pour lutter contre la maladie mais aussi parce que porter un masque assorti à ses vêtements, voire à son bikini, c’est mieux… Plus sérieusement, « plusieurs maisons de mode nigérianes consultent d’ores et déjà des médecins et se procurent du matériel pour la fabrication de masques (…), souligne-t-elle. La mode peut sauver des vies ».

C’est ce qu’a assuré Omoyemi Akerele, fondatrice de la Lagos Fashion Week, au Washington Post. Pour prévenir la contamination par le coronavirus, l’efficacité du masque fait maison est loin d’être prouvée. Mais nombreux sont ceux à le voir comme un vecteur de distanciation sociale à l’heure où le masque chirurgical est réservé au personnel soignant, ou est, purement et simplement, devenu une « denrée rare ».

Avec Jeune Afrique par Katia Dansoko Touré

Coronavirus : la Chine a exporté près de quatre milliards de masques

avril 5, 2020

Pékin a annoncé avoir envoyé des masques dans plus de 50 pays, en plus des respirateurs et kits de détections.

Le pays a également exporté 37,5 millions de vêtements de protection.
Le pays a également exporté 37,5 millions de vêtements de protection. THOMAS PAUDELEUX / ECPAD / AFP

La Chine a vendu depuis début mars près de quatre milliards de masques à des pays étrangers luttant contre la pandémie liée au nouveau coronavirus, ont annoncé dimanche les autorités, soucieuses parallèlement de dissiper des craintes à propos de la qualité du matériel médical exporté.

16 000 respirateurs

Malgré le recul du nombre de cas sur son territoire, Pékin a encouragé les usines à accroître leur production d’équipements médicaux au moment où d’autres pays affrontent une pénurie. La pandémie de Covid-19 a tué plus de 65.000 personnes dans le monde.

Depuis le 1er mars, la Chine a exporté vers plus d’une cinquantaine de pays 3,86 milliards de masques, 37,5 millions de vêtements de protection, 16.000 respirateurs et 2,84 millions de kits de détection du Covid-19, a déclaré Jin Hai, une responsable des services douaniers. Au total, ces exportations sont évaluées à 10,2 milliards de yuans, soit 1,33 milliard d’euros.

Certains pays se sont toutefois plaints de la qualité des équipements médicaux importés de Chine. Les Pays-Bas ont ainsi annoncé le 28 mars le rappel de 600.000 masques provenant d’une cargaison de 1,3 million venue de Chine car ils ne correspondaient pas aux normes de qualité, ne se fermaient pas correctement sur le visage et avaient des membranes (filtres) ne fonctionnant pas correctement. La Chine a répondu que le fabricant avait «clairement indiqué que (les masques) n’étaient pas chirurgicaux».

L’Espagne a également renvoyé fin mars des milliers de tests de détection défectueux expédiés par une compagnie chinoise ne bénéficiant pas des autorisations nécessaires. Des responsables chinois ont riposté dimanche aux informations de presse concernant la qualité des équipements médicaux chinois en assurant qu’elles «ne reflètent pas l’intégralité des faits».

Normes différentes

«Il existe en réalité plusieurs facteurs, tels le fait que la Chine a des normes et des habitudes d’utilisation différentes des autres pays. Un usage inapproprié peut susciter des doutes sur la qualité», a observé Jiang Fan, responsable au ministère du Commerce. Ces remarques font écho aux propos tenus la semaine passée par Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, qui à plusieurs reprises a demandé aux médias occidentaux de ne pas «politiser» la question ou «faire de battage» à son propos.

Pékin vient de renforcer les réglementations concernant les exportations d’équipements médicaux liés au coronavirus pour exiger que les produits répondent tant aux normes chinoises qu’à celles des pays destinataires. La Chine a également augmenté ses capacités de production de tests pour le Covid-19 à plus de quatre millions par jour, a indiqué Zhang Qi, un responsable de l’Administration nationale chargée des équipements médicaux.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Donald Trump revient à la charge : « nous avons besoin de ces masques »

avril 4, 2020
Le président Donald Trump prendra toutes les mesures nécessaires pour approvisionner les Américains en masques.
© Patrick Semansky/Associated Press Le président Donald Trump prendra toutes les mesures nécessaires pour approvisionner les Américains en masques.
Le président des États-Unis Donald Trump a réitéré son intention de tout faire pour fournir en masques les Américains, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche samedi.

Vendredi, Donald Trump a imposé le « Defense Production Act » au fabricant 3M pour l’empêcher d’exporter ses masques au Canada ou dans d’autres pays pour les réserver aux États-Unis.

Samedi matin, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que son gouvernement ne songe pas pour le moment à empêcher les exportations de biens et de services vers les États-Unis en manière de rétorsion. Il a ajouté que des discussions sont en cours pour régler le problème et qu’il mise plutôt sur la coopération entre les deux pays.

M. Trump a indiqué que l’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) a ordonné la production de 180 millions de masques de type N95, incluant le fabricant 3M.

«Ceci est un effort de guerre», a-t-il soutenu, poursuivant en disant que le pays n’avait « rien vu de tel depuis 1917 ».

Le président a également annoncé que le pays détient actuellement une réserve de 10 000 respirateurs et qu’il en aura besoin davantage. Il a précisé que les États de New York et du New Jersey seront bientôt approvisionnés.

Il a souligné que du matériel médical est réaffecté aux États-Unis. Par exemple, l’État de Washington a libéré 300 lits qui seront transférés ailleurs et l’Oregon va envoyer 140 respirateurs à New York.

Cependant, le président a vivement critiqué les autorités sanitaires de certains États qui surestiment les besoins en matériel médical, alors qu’elles ne prévoient pas une vaste éclosion du virus. Il a dit que son administration entendait prioriser les demandes.

Des militaires en renfort

De plus, il a mentionné que 1000 militaires spécialisés en médecine seront déployés dans l’État de New York pour aider les équipes locales.

Un soldat du corps médical de l'armée américaine inspecte des lits dans le centre des congrès Jacob K. Javits transformé en centre médical en raison de la pandémie.

© Andrew Kelly/Reuters Un soldat du corps médical de l’armée américaine inspecte des lits dans le centre des congrès Jacob K. Javits transformé en centre médical en raison de la pandémie.
Donald Trump, qui minimisait la gravité de la pandémie jusqu’à récemment, a déclaré qu’il voulait tout faire pour sauver des vies et avoir le moins de morts possible : On va remuer le ciel et la terre pour protéger notre population.

Il a néanmoins admis que le coronavirus s’était répandu dans des régions du pays qu’il n’aurait jamais soupçonnées.

Donald Trump, qui refuse de décréter un ordre de confinement national, s’est fait questionner sur le fait que huit gouverneurs républicains n’ont pas encore obligé leurs concitoyens à adopter des mesures de distanciation sociale et à rester chez eux.

Il a répondu qu’il respectait le vœu des États tel que prescrit par la Constitution et que, selon lui, les gouverneurs en question font un « travail extraordinaire » et qu’ils ont la situation sous contrôle, citant entre autres la Caroline du Nord.

Le Dr Anthony Fauci, conseiller du président Trump et membre de la cellule de crise de la Maison-Blanche, plaide pour sa part pour la mise en place de plus de mesures de distanciation sociale pour freiner la propagation du virus. Il dit se préparer en vue d’une deuxième vague de la COVID-19.

Selon lui, il ne fait plus guère de doute que le nouveau coronavirus est transmis par voie aérienne quand « les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu’ils éternuent ou toussent ».

Le président a déclaré vendredi que les autorités sanitaires conseillent désormais aux Américains de se couvrir le visage hors de chez eux, pour aider à freiner la propagation du coronavirus.

Cette décision des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’autorité de santé nationale aux États-Unis, est « seulement une recommandation, et non une obligation », a-t-il dit.Le président américain n’a pour sa part pas l’intention de suivre cette consigne.

Les experts scientifiques de la Maison-Blanche s’attendent à ce que la maladie tue entre 100 000 et 240 000 Américains même si les ordres de confinement sont respectés.

La propagation s’accélère

Les États-Unis ont franchi samedi la barre des 300 000 cas recensés de coronavirus, selon le plus récent bilan de l’Université Johns Hopkins.

Le cap des 200 000 cas recensés dans le pays avait été franchi mercredi, une accélération rendue visible par la plus grande disponibilité des tests de dépistage aux États-Unis.

La pandémie a fait au moins 8162 morts dans le pays.

Le New York Times rapporte que 3565 personnes sont décédées de la COVID-19 dans l’État de New York, qui demeure l’épicentre du nouveau coronavirus sur le territoire américain. La ville de New York a enregistré 1905 décès à elle seule.

«Les experts ne s’attendent pas à ce que le pic de l’épidémie soit atteint avant au moins une semaine. Le premier cas a été détecté il y a seulement 30 jours. On a l’impression que c’est une vie entière», a dit le gouverneur Andrew Cuomo.

De son côté, la Louisiane a fait état d’une forte hausse du nombre de décès liés au COVID-19 samedi avec 409 morts.

Avec Radio-Canada par Yannick Donahue