Posts Tagged ‘Masques’

Prague envoie à Rome 110.000 masques pour remplacer un contingent saisi par la police

mars 23, 2020

Les autorités tchèques ont annoncé ce lundi avoir envoyé 110.000 masques en Italie, pour compenser un contingent saisi récemment par la police auprès de trafiquants présumés, qui s’est avéré faire partie d’un don de la Chine à l’Italie.

Les autorités tchèques ont saisi le 17 mars 680.000 masques et des appareils respiratoires dans un entrepôt d’une entreprise privée de Lovosice, au nord de Prague, présentant l’opération comme un grand succès contre le trafic de cette marchandise. Mais le gouvernement a dû concéder ultérieurement que « malheureusement, après des investigations plus poussées, il s’est avéré qu’une plus petite partie de cette saisie était un don chinois pour l’Italie« . Décrite comme un « vol » par des médias, la saisie a provoqué la colère en Italie, actuellement l’épicentre mondial de la pandémie de Covid-19 avec près de 5500 morts et des hôpitaux au point de rupture des stocks.

Par Le Figaro avec AFP

Au Yémen, des femmes fabriquent des masques contre le coronavirus

mars 18, 2020

 

Une ouvrière yéménite coud des masques de protection dans une usine de textile à Sanaa, au Yémen, le 16 mars 2020
© Mohammed HUWAIS Une ouvrière yéménite coud des masques de protection dans une usine de textile à Sanaa, au Yémen, le 16 mars 2020
Derrière des rangées de machines à coudre, des couturières yéménites redonnent vie à la plus ancienne usine textile du pays pour confectionner des masques de protection, craignant la propagation du nouveau coronavirus dans ce pays en guerre, déjà confronté à une grave crise humanitaire.

Une ouvrière yéménite coud des masques de protection dans une usine de textile à Sanaa, au Yémen, le 16 mars 2020

© Mohammed HUWAIS Une ouvrière yéménite coud des masques de protection dans une usine de textile à Sanaa, au Yémen, le 16 mars 2020
En niqab noir et gants blancs, des employées font défiler le tissu sous leurs machines à coudre, tandis qu’à l’autre bout de l’usine, d’autres rassemblent les masques dans des sacs en plastique, soigneusement désinfectés au préalable.

Une ouvrière yéménite coud des masques de protection dans une usine de Sanaa, au Yémen, le 16 mars 2020

© Mohammed HUWAIS Une ouvrière yéménite coud des masques de protection dans une usine de Sanaa, au Yémen, le 16 mars 2020
« Je suis prête à travailler gratuitement ici pour la santé de nos enfants, nos nourrissons et nos femmes », assure Faten al-Masoudi, l’une des vingt travailleuses de cette usine, située dans l’est de Sanaa.

La capitale du Yémen est sous le contrôle depuis 2014 des rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Leur guerre contre le gouvernement a dégénéré en la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU, depuis l’intervention en 2015 d’une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour appuyer le régime.

Depuis six ans, la guerre au Yémen a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, selon des organisations humanitaires. Trois millions de Yéménites vivent entassés dans des camps de déplacés et environ 24 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, estime l’ONU.

Une ouvrière yéménite coud des masques de protection dans une usine de Sanaa, au Yémen, le 16 mars 2020

© Mohammed HUWAIS Une ouvrière yéménite coud des masques de protection dans une usine de Sanaa, au Yémen, le 16 mars 2020
Le Yémen est menacé par la famine, frappé par des épidémies de la dengue et du choléra et souffre d’un système de santé en déliquescence.

Mais, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), aucun cas de nouveau coronavirus n’a été enregistré dans ce pays qui vit déjà presque entièrement isolé, sous le blocus aérien imposé par la coalition menée par Ryad.

« Nous fabriquons les masques depuis (lundi) et, Dieu merci, nous avons commencé avant que la maladie ne nous atteigne », se réjouit Faten al-Masoudi, payée comme ses collègues au nombre de pièces cousues.

– « Forte demande » –

Construite en 1967 avec l’aide de la Chine, l’usine textile a joué un rôle important dans la culture du coton, un secteur-clé pour l’économie du Yémen dans les années 1970. Son propriétaire, l’Etat yéménite, ferme l’établissement en 2005 pour « rénovation ».

Après l’intervention de la coalition, des frappes aériennes endommagent l’usine. En 2018, elle rouvre partiellement ses portes pour produire principalement des vêtements de travail destinés au personnel médical.

Depuis mars, « nous avons transformé une partie du département de confection des vêtements en une section dédiée à la production des masques », explique son directeur, Abdallah Chaïban, en chemise et veste.

Il espère que la manufacture atteindra son « plein potentiel » rapidement, avec davantage d’embauches pour « produire entre 8.000 et 10.000 masques par jour », contre environ 2.000 à l’heure actuelle.

« Il y a une forte demande », explique-t-il.

Cette hausse de la demande a conduit des commerçants au gros appétit à majorer les prix des masques, généralement importés, ce qui exaspère le directeur.

« Ce n’est pas quelque chose que nous acceptons. Il doit y avoir de l’éthique, de la morale, du religieux et de l’humain », réprimande M. Chaïban.

– « Rester unis » –

Face à l’épidémie dont l’épicentre est désormais l’Europe, l’OMS dit travailler en étroite collaboration avec les autorités de Sanaa comme celles d’Aden (sud), que le gouvernement a instauré comme capitale temporaire et où il s’est retranché.

« Le virus ne respecte pas les frontières, il ne fait pas de différence entre les individus de l’est, ouest, nord ou sud » du pays, a insisté le représentant du Yémen à l’OMS, Altaf Musani, lors d’une visioconférence depuis Sanaa.

« Il n’y a pas assez de tests (…) nous sommes sur le point d’augmenter ce nombre », a-t-il ajouté, précisant que l’OMS avait fourni des équipements de protection, tels que des masques et des gants, mais pas « suffisamment », et s’efforçait d’en obtenir davantage.

A Sanaa, les rebelles ont fermé les écoles et l’aéroport –qui servait uniquement aux vols de l’ONU et à acheminer de l’aide humanitaire– alors que les riches pays voisins du Golfe ont annoncé environ 1.000 cas de personnes infectées par la maladie du Covid-19, imposant de strictes mesures de précaution.

« Nous avons survécu à la guerre, nous affronterons cette maladie », promet Abdelbasit al-Gharbani, directeur de la section couture dans l’usine de Sanaa. « Pour la combattre, nous devons rester unis », plaide-t-il.

Par AFP ave str-dm-mah/aem/all

Coronavirus : des milliers de masques volés dans des hôpitaux

mars 6, 2020

L’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) fait état de plus de 11.000 masques volés ainsi que des flacons de gels hydroalcooliques. Dans un hôpital marseillais, 2000 masques ont été subtilisés.

Photo d'illustration
Photo d’illustration Adobe Stock

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) fait face au vol de milliers de masques de protection.

Sont concernés en particulier les masques chirurgicaux (ceux qu’un malade doit porter pour éviter de contaminer d’autres personnes) et de type FFP2, réputés pour leur très haut niveau de filtration des bactéries (plus de 95%). Au total, plus de 11.000 masques ainsi que 1400 flacons de solutions hydroalcooliques ont été dérobés dans des établissements de l’AP-HP.

Parmi ce bilan, 2000 masques chirurgicaux et FFP2 ont été subtilisés « entre ce week-end et lundi » à l’hôpital Bichat révèle l’Assistance publique, confirmant une information du Canard enchaîné. À l’hôpital de la Conception de Marseille, ce sont plus de 2000 masques qui ont disparu, rapporte l’AFP.

Ces derniers jours, des syndicats de médecins libéraux ont réclamé que des masques FFP2 soient fournis d’urgence aux soignants. Ils font valoir que les masques chirurgicaux ne suffisent pas à protéger les médecins.

Le gouvernement a pris des mesures pour éviter une pénurie. Mercredi 4 mars, un décret sur les réquisitions des stocks de masques de protection contre la diffusion du coronavirus, a été publié au Journal officiel. Le texte vise à assurer un accès prioritaire à ces équipements aux professionnels de santé et aux patients atteints par la maladie.

Jusqu’au 31 mai, les stocks de masques de protection respiratoire de type FFP2 détenus par « toute personne morale de droit public ou de droit privé » et les stocks de masques anti-projections détenus par les entreprises qui en assurent la fabrication ou la distribution sont désormais réquisitionnés.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: Emmanuel Macron annonce la réquisition des stocks et de la production des masques de protection

mars 3, 2020

Les masques de protection seront distribués aux professionnels de santé et aux Français contaminés, a indiqué le président de la république.

Emmanuel Macron a annoncé la réquisition de tous les stocks et la production de masques de protection.
Emmanuel Macron a annoncé la réquisition de tous les stocks et la production de masques de protection. PHILIPPE DESMAZES / AFP

Emmanuel Macron a annoncé ce mardi que l’État français réquisitionnait «tous les stocks et la production de masques de protection» pour les distribuer aux soignants et aux personnes atteintes du coronavirus.

«Nous réquisitionnons tous les stocks et la production de masques de protection. Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le coronavirus», a indiqué le président de la République dans un tweet.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: La peur s’installe au Québec, malgré les messages rassurants des autorités

janvier 28, 2020

 

Les autorités sanitaires du Canada ont confirmé qu’à Toronto, un homme arrivant de Chine a été contaminé par le coronavirus. Un test préliminaire réalisé sur sa conjointe, qui était du voyage, s’est révélé positif. Sur notre photo, deux personnes d’origine asiatique marchent au centre-ville de Toronto.
© Nicolas Asfouri Agence France-Presse
Les autorités sanitaires du Canada ont confirmé qu’à Toronto, un homme arrivant de Chine a été contaminé par le coronavirus. Un test préliminaire réalisé sur sa conjointe, qui était du voyage, s’est révélé positif. Sur notre photo, deux personnes d’origine asiatique marchent au centre-ville de Toronto.
Propriétaire de quatre garderies sur la Rive-Sud, Bianca Michetti a passé la journée de lundi à répondre à des messages d’inquiétude : la peur du coronavirus s’est emparée des parents et de son personnel, qui craignent une infection pourtant improbable à cette maladie venue de Chine. L’inquiétude subsiste même si les autorités sanitaires réitèrent chaque jour leur message rassurant.

« Depuis 7 h ce matin, je reçois des appels et des courriels de gens inquiets », raconte la propriétaire des garderies Biamel, situées à Longueuil et à Brossard, où vit une importante communauté chinoise.

Son installation de Brossard, au Quartier DIX30, accueille 80 enfants, dont environ 65 sont d’origine asiatique. Pour se protéger d’une contagion — et non parce qu’ils sont contaminés —, des parents viennent reconduire leurs enfants en portant un masque depuis quelques jours.

Le masque a fait peur aux gens, raconte Bianca Michetti. Une de ses éducatrices a même annoncé qu’elle s’absenterait du travail pour les deux prochaines semaines. Et elle gardera ses enfants à la maison par crainte qu’ils attrapent le virus à l’école.

« Les gens ont peur. J’aimerais les rassurer », dit la propriétaire de garderie. Elle a mis une bouteille de savon désinfectant à l’entrée de son établissement. Tout le monde doit se laver les mains en entrant.

Bianca Michetti a pris la bonne décision pour protéger les enfants, les parents et le personnel : la meilleure chose à faire pour empêcher les infections au coronavirus, c’est de se laver les mains, a rappelé lundi l’Agence de la santé publique du Canada. Deux cas d’infection à ce virus ont été confirmés au Canada, et 25 autres font l’objet d’une enquête, dont trois au Québec.

« Il ne serait pas étonnant qu’il y ait d’autres cas au Canada dans les prochains jours, mais le risque est bas pour la population canadienne », a indiqué lundi la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique, lors d’une conférence téléphonique.

« Pour empêcher la propagation du virus, on recommande de se laver les mains avec de l’eau et du savon et d’éternuer dans votre manche », a précisé le Dr Howard Njoo, sous-administrateur en chef de la santé publique.

Il n’existe aucun vaccin contre le coronavirus. Les symptômes ressemblent à ceux d’une grippe, selon l’Agence de la santé publique du Canada : écoulement nasal, maux de tête, toux, maux de gorge, fièvre et sentiment de mauvais état général.

Contact prolongé
Ce virus se transmet par un contact sur une période prolongée, a rappelé le Dr Njoo. Les autorités canadiennes cherchent ainsi à localiser les passagers qui se trouvaient dans un rayon de deux mètres des deux personnes contaminées à bord du vol 311 de la société China Southern entre Guangzhou et Toronto, le 22 janvier. L’homme et la femme ayant voyagé ensemble à Wuhan, un couple dans la cinquantaine, sont les deux premiers cas confirmés d’infection au coronavirus au Canada.

L’homme a déclaré aux services frontaliers canadiens, à l’aéroport Pearson de Toronto, qu’il était allé à Wuhan, d’où provient le virus. Il toussait et avait les symptômes d’un rhume. Des tests ont révélé qu’il était porteur du virus. Sa femme, qui voyageait avec lui, a aussi contracté le virus, d’après un test préliminaire.

L’homme est hospitalisé à l’hôpital Sunnybrook de Toronto. La femme, qui n’a aucun symptôme, est en isolement chez elle, a précisé lundi le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l’Ontario.

Ruée vers les masques
Les Canadiens n’ont rien à craindre, ont répété lundi les responsables de la santé publique. La panique qui s’est emparée de la garderie de Mme Michetti à Brossard, à la suite de la présence de gens portant des masques, a sans doute été causée par un malentendu culturel, estime Étienne Girouard, spécialiste de la Chine qui termine son doctorat à l’Université du Québec à Montréal.

« C’est un problème de perception. Au Québec, tu mets un masque quand tu es malade, pour empêcher les autres d’être contaminés. Mais les Chinois portent un masque quand ils ne sont pas malades. Ils croient que ça va les empêcher d’attraper le virus. »

Le port d’un masque ne figure dans aucune recommandation de la santé publique pour se protéger d’un virus. Il s’agit toutefois d’une tradition solidement implantée dans des pays comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud, rappelle Étienne Girouard.

Les Québécois d’origine asiatique se sont rués sur les masques et sur le savon désinfectant pour les mains depuis l’éclosion du coronavirus. Plusieurs envoient ces produits à des proches à Wuhan ou ailleurs en Chine, explique M. Girouard. D’autres ont acheté un masque pour eux-mêmes. Le spécialiste de la Chine a parlé lundi à un chauffeur de taxi effrayé après avoir embarqué des passagers qui portaient un masque. Il était convaincu, à tort, d’avoir côtoyé des gens malades.

La Commission scolaire Marie-Victorin, qui couvre le territoire de Longueuil et de Brossard, indique n’avoir reçu aucune plainte reliée au coronavirus. La Commission scolaire de Montréal, de son côté, dit faire une « vigie sur l’ensemble de ses établissements » et surveiller les mises à jour de la santé publique.

La communauté chinoise, elle, a participé en grand nombre aux festivités du Nouvel An lunaire, au cours du week-end dernier. Les bons restaurants étaient bondés, mais les établissements moins cotés avaient moins de clients qu’en temps normal, a raconté une habituée.

Avec Le Devoir.com par Marco Fortier