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France: un différend familial, tourne au massacre, cinq morts

juillet 10, 2018

Pau – La piste du « drame familial » était privilégiée mardi par les enquêteurs français après la découverte, dans un appartement à Pau (sud-ouest), des corps de quatre adultes et d’un enfant, membres de la même famille franco-espagnole, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

La mère de l’enfant a été retrouvée ligotée et bâillonnée et le père les veines tailladées.

Ce sont les pompiers, appelés pour des fumées se dégageant d’un appartement situé au premier étage d’une résidence du centre-ville, qui ont fait la macabre découverte.

Lorsqu’ils ont pénétré dans l’appartement, où « un canapé se consumait », ils y ont découvert les corps de quatre adultes et d’un enfant.

« Il s’agit de deux couples et d’un enfant. Le drame s’est déroulé à l’intérieur (de l’appartement). Il y a des traces de violences sur un couple » et sur la femme dans l’autre couple, « Tout laisse penser qu’on est sur la piste d’un drame familial », a dit à l’AFP une source proche de l’enquête.

« La jeune femme a été trouvée ligotée et bâillonnée avec de l’adhésif autour du cou » dans la salle de bains, a précisé cette source, et son mari « se serait tailladé les veines ». Quant aux parents de la jeune femme, présents dans l’appartement, « ils portent des traces de violences par objets contondants », a ajouté cette source.

Selon la même source, il n’y a « pas de traces de violences apparentes sur l’enfant, qui serait mort des suites de l’incendie », probablement intoxiqué par les fumées.

« Il semblerait qu’il y avait un différend familial qui a tourné au massacre », a ajouté à l’AFP Jean-Paul Brin, premier adjoint à la mairie de Pau.

Des voisins interrogés par le quotidien régional Sud Ouest ont affirmé que « les disputes étaient fréquentes au sein du couple ». Un collègue de l’épouse affirme même qu’elle a récemment porté plainte pour violences contre son mari.

Selon une voisine habitant l’immeuble, l’appartement était occupé par un couple franco-espagnol et leur enfant de deux ans. L’homme était français. Sa femme, une Espagnole d’une trentaine d’années, était professeur stagiaire.

Les parents de la jeune femme, des Espagnols de Saragosse (nord-est de l’Espagne), étaient allés leur rendre visite à Pau. « Une grosse dispute a éclaté à 05H00 (03H00 GMT) du matin, j’ai entendu des cris d’enfant », a-t-elle témoigné.

Des autopsies devraient avoir lieu dans les prochains jours.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2018 15h13)                                                        

Les présidents polonais et ukrainien commémorent séparément les massacres de Volhynie

juillet 8, 2018

Kiev – Le président polonais a commémoré dimanche dans l’ouest de l’Ukraine les massacres de Polonais en Volhynie par des Ukrainiens, son homologue ukrainien se rendant de son côté en Pologne pour saluer la mémoire des Ukrainiens tués en représailles pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ces célébrations séparées constituent une nouvelle illustration des tensions entre les deux pays concernant leur histoire douloureuse.

Le président polonais Andrzej Duda s’est rendu à Loutsk, ville de l’ouest de l’Ukraine à l’époque située en Pologne, assister à une messe en hommage aux victimes des massacres de Volhynie au cours desquels quelque 100.000 Polonais ont été tués entre 1943 et 1945 par des militants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA).

« C’était du nettoyage ethnique, c’est comme cela nous nous l’appellerions aujourd’hui », a déclaré le président Duda cité par l’agence de presse polonaise PAP.

Le président ukrainien Petro Porochenko s’est pour sa part rendu côté polonais, à 125 kilomètres de là, dans le village de Sahryn pour inaugurer un mémorial en hommage aux 20.000 Ukrainiens tués par les partisans polonais.

« Nos nations ont le droit de connaître la vérité, mais ce n’est pas le travail des hommes politiques », a-t-il déclaré aux membres de la communauté ukrainienne en Pologne.

Selon Piotr Tymon, responsable de l’Union des Ukrainiens de Pologne, les discussions entre les deux pays sur ce sujet sensible sont dans l’impasse depuis l’élection en 2015 de M. Duda, candidat du parti conservateur Droit et Justice (PiS).

« Les discussions ne portent que sur les victimes polonaises de Volhynie. Le dialogue sur la commémoration des victimes ukrainiennes a été suspendu », a-t-il ajouté interrogé au téléphone par l’AFP.

Il n’était pas prévu que les deux chefs d’Etat se rencontrent et les deux hommes ont fait savoir qu’ils n’avaient pas invité leur homologue dans leur pays.

Le président Duda a été convié en Ukraine par l’évêque de Loutsk selon Varsovie, tandis que Petro Porochenko a été invité en Pologne par la communauté ukrainienne, a fait savoir Kiev.

Selon des médias ukrainiens s’appuyant sur des sources anonymes, Varsovie a refusé une offre ukrainienne de commémorer ensemble les massacres de Volhynie.

La Pologne reproche à l’Ukraine de n’avoir pas explicitement condamné les massacres. Le Parlement polonais les a qualifiés de « génocide » dans une résolution de 2016.

Aux yeux des historiens ukrainiens, les représailles polonaises justifient qu’on mette sur le même plan les actes commis par les deux parties et donc l’absence d’excuses de Kiev. Le président Petro Porochenko a prononcé à plusieurs reprises la phrase « nous pardonnons et demandons pardon », et a déposé en juin 2016 à Varsovie une gerbe de fleurs devant le monument aux victimes polonaises en Volhynie.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juillet 2018 14h56)                                                        

Casamance: ;a rébellion condamne le massacre dans un Sénégal en deuil

janvier 8, 2018

Une personne hospitalisée, le 7 janvier 2018 dans un hôpital de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal / © AFP / SEYLLOU

La rébellion indépendantiste de Casamance a condamné lundi le massacre de 13 jeunes dans une forêt de cette région du sud du Sénégal en deuil, prônant la poursuite du dialogue pour trouver une « issue heureuse » à un conflit vieux de 35 ans.

Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), qui lutte depuis 1982 pour l’indépendance de la Casamance, « condamne fermement cet acte », a-t-il indiqué lundi sur son site.

Soupçonnés par certains observateurs d’être à l’origine de ce regain de violence dans une région qui a connu plusieurs années d’accalmie, le mouvement rebelle demande « aux autorités sénégalaises d’orienter leurs enquêtes vers » des responsables administratifs et militaires locaux « à la tête d’un vaste réseau de coupe clandestine et de vente illicite du bois de teck », selon le texte.

Le teck est un arbre tropical qui produit un bois précieux très recherché notamment pour la fabrication de ponts de bateaux et de meubles de jardin. Il pousse en Casamance, une des régions les plus boisées du Sénégal, voisine de la Guinée-Bissau et de la Gambie, et fait l’objet de nombreuses convoitises et de trafics.

La rébellion lie plus précisément le massacre de samedi, qui s’est déroulé près de Ziguinchor, la principale ville de la région, à un conflit entre des scieries locales, dont la « forte concurrence a fini par instaurer une atmosphère d’animosité entre les employés ».

– ‘Fossoyeurs de la paix’ –

« Le MFDC continue dans sa dynamique d’ouverture au dialogue en faveur d’une issue heureuse au conflit casamançais. Le mouvement « ne se laissera pas distraire ni désorienter par les fossoyeurs de la paix » et des acteurs locaux « qui ne visent rien d’autre que de casser la dynamique de paix afin de pouvoir mieux vivre du conflit », poursuit le texte.

Un responsable local de la rébellion, Oumar Ampaye Bodian, a également condamné le massacre de samedi, « un acte odieux (qui) ne peut rester impuni au moment où le président de la république a tendu la main » au MFDC, a affirmé M. Bodian sur la radio privée Sud FM.

« Nous restons déterminés » dans la recherche de paix parce que « la question de la Casamance doit être réglée autour d’une table », a-t-il poursuivi.

« L’aile politique intérieure et extérieure du MFDC se démarquent de cet acte odieux. Nous allons descendre dans le maquis pour situer les responsabilités », a t-il ajouté, en n’indiquant pas si des membres de la rébellion étaient ou non impliqués dans la tuerie.

Alors que l’armée continue à ratisser la région pour rechercher ses auteurs, le président sénégalais Macky Sall a décrété un deuil national de deux jours, qui a commencé lundi, pour « honorer la mémoire des victimes de l’attaque armée ».

– ‘Réjouissances interdites’ –

« Pendant cette période, le drapeau national est en berne et des minutes de silence sont observées durant toutes les cérémonies officielles. Les rassemblements et autres cérémonies de réjouissance sont interdits sur l’étendue du territoire national », indique un communiqué du gouvernement.

L’attaque s’est produite dans la forêt de Borofaye, dans la commune de Boutoupa-Camaracounda, lorsque des jeunes, qui affirment être partis chercher du bois de chauffage, ont été surpris par une bande d’hommes armés.

« Ils nous ont fait coucher à plat ventre et ont commencé à tirer », a raconté à l’AFP un rescapé, Ayib Ly.

Cette attaque a causé « la mort de treize jeunes hommes, dont dix par balle, deux par arme blanche et un brûlé » et une demi-douzaine de blessés, selon les autorités.

Ce massacre met à l’épreuve le processus de paix en Casamance, relancé en octobre lors d’une réunion à Rome entre le gouvernement et une faction du MFDC mandatée par l’un de ses chefs, Salif Sadio.

Cette médiation se fait sous l’égide de la communauté catholique de Sant’Egidio, médiatrice dans ce conflit qui a fait des milliers de victimes civiles et militaires, ravagé l’économie de la région et poussé de nombreux habitants à fuir.

Les tractations de paix se sont multipliées depuis l’arrivée au pouvoir de Macky Sall en 2012.

Evoquant dimanche de « possibles règlement de comptes », une source sénégalaise proche de la médiation avait affirmé à l’AFP: « Je ne pense pas qu’il y ait une remise en cause du processus de paix ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 janvier 2018 13h44)                

Congo/Arrêt sur image : L’ampleur des tueries dans le Pool

avril 21, 2017

 

Un véritable massacre est en cours en ce moment dans le département du Pool. L’emploi de façon disproportionné de la force par les miliciens du régime prouve bien que le régime de Brazzaville a lancé une opération de purification ethnique.

Au lendemain du massacre de civils, division et colère en RDC

août 15, 2016

Le massacre de dizaines de civils dans la nuit de samedi à dimanche à Beni dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) attisait lundi la contestation contre le président Joseph Kabila. Le climat politique est tendu à quelques mois de la fin de son mandat.

Dimanche, un porte-parole de l’armée a imputé cette tuerie aux rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces derniers sont accusés d’être les principaux responsables d’une série de massacres qui ont fait plus de 650 morts dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Joseph Kabila était lundi à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, où se tient une réunion de sécurité. Il devait ensuite se rendre à Beni. Le Premier ministre Augustin Matata devait faire de même, accompagné d’une délégation d’officiers militaires.

Selon un nouveau bilan donné lundi par la société civile de Beni, ville de la province du Nord-Kivu, ce sont 51 civils qui ont été « tués à la machette ». Un bilan contesté par les autorités.

Dimanche, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende avait annoncé un bilan officiel de 36 morts. Quelques heures plus tard, le maire de Beni évoquait 42 victimes. Interrogé lundi par l’AFP, M. Mende estimait que la société civile avançait un bilan qui « n’est pas objectivement vérifiable ».

Amers
Lundi, au premier des trois jours de deuil national décrété par le gouvernement, alors que les drapeaux étaient mis en berne, les Congolais se montraient amers.

Dès dimanche, une centaine d’habitants de Beni avaient exprimé leur colère en scandant des slogans hostiles au gouvernement et au président Kabila qui avait promis, 72 heures plus tôt, de tout mettre en oeuvre pour « imposer » la paix et la sécurité à Beni.

Signe de défiance ultime, certaines familles ont même refusé de placer leurs défunts à la morgue, préférant « organiser leur deuil en privé et refus(ant) que le gouvernement les enterre alors qu’il ne les avait pas sécurisés de leur vivant », déclarait lundi à l’AFP Teddy Kataliko, membre de la coordination de la société civile de Beni.

« Il est temps d’agir »
Côté politique, l’ambiance n’était pas meilleure lundi, certains opposants réclamant la démission du pouvoir en place. Le Front citoyen 2016, une plate-forme opposée à tout report de la présidentielle – censée se tenir cette année, mais devenue hautement improbable – note « avec regret que le président Kabila et son gouvernement ont totalement échoué à ramener la paix dans cette région ». Par conséquent, conclut-il, le chef de l’État doit « démissionner ».

La plate-forme va encore plus loin. Elle suggère que M. Kabila « pourrait être le véritable responsable de l’insécurité » à Beni, afin de « pérenniser une terreur quasi-généralisée dans plusieurs coins du pays » alors que les « Congolais attendent la fin de son régime, et l’avènement de la première alternance démocratique au sommet de l’État ».

L’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, dénonce de son côté l' »inaction coupable de nos dirigeants », ajoutant sur Twitter: « Il est temps d’agir ».

Exilé à l’étranger depuis mai, officiellement pour s’y faire soigner, M. Katumbi, poursuivi par la justice congolaise, craint surtout pour sa sécurité. Les autorités congolaises ayant promis de l’arrêter dès son retour au pays.

Dans le clan présidentiel, on proteste contre ces mises en cause. « Instrumentaliser à des fins politiciennes la plaie fraîche que porte encore Beni est tout simplement déplorable », a déclaré sur Twitter le président de l’Assemblée nationale et chef de la Majorité présidentielle (MP), Aubin Minaku.

Condamnation
Les Etats-Unis condamnent « dans les termes les plus forts cette horrible attaque et (continueront) de soutenir tous les efforts pour mettre un terme aux violences en cours dans l’est du Congo », a déclaré lundi Elizabeth Trudeau, porte-parole du département d’Etat.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition le soupçonne de manoeuvrer pour s’accrocher à son poste, quitte à reporter la présidentielle.

Le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) attribuent la succession de massacres de la région de Beni aux rebelles des ADF. Une thèse partiellement remise en cause par un récent rapport de l’Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité, mais au côté d’autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

Romandie.com avec(ats / 16.08.2016 03h12)

RDC: une trentaine de civils tués dans un massacre attribué aux rebelles ougandais

août 14, 2016

Goma (RD Congo) – Une trentaine de civils au moins ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche par des rebelles ougandais à Beni, ville de l’est de la République démocratique du Congo théâtre de nombreux massacres depuis octobre 2014, a déclaré l’armée congolaise.

De présumés rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué une trentaine de personnes. On vient de retrouver leurs corps dans le quartier de Rwangoma, a déclaré à l’AFP le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l’armée.

Rebelles musulmans ougandais opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents dans l’est de la RDC depuis 1995.

La recherche de corps continue, a ajouté le porte-parole, joint au téléphone de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

Rwangoma est un quartier périphérique de Beni, une ville frontalière du parc des Virunga, où s’abritent des groupes armés, dans le nord du Nord-Kivu.

Cette attaque a eu lieu 72 heures après une visite du président congolais Joseph Kabila dans la région où il a promis de tout mettre en oeuvre pour imposer la paix et la sécurité.

Il y a déjà 35 corps ramenés à la morgue de l’hôpital de Beni, a déclaré de son côté Gilbert Kambale, président de la société civile de la ville de Beni.

C’est de la consternation parce que le président de la République est passé par ici et voilà que nous sommes massacrés, a-t-il regretté, indiquant que l’attaque avait eu lieu entre 19h00 et 23h00 (17h00 et 21h00 GMT).

Pour le lieutenant Hazukay, les ADF ont contourné les positions de l’armée pour venir massacrer la population en guise des représailles aux opérations militaire en cours dans la zone.

La ville et le territoire de Beni ont été endeuillés depuis octobre 2014 par une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 600 civils. Le gouvernement congolais et la Monusco accusent les ADF d’être responsables de ces tueries.

Cette version a été remise en cause par un récent rapport du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces massacres, mais au côté d’autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l’armée régulière.

Romandie.cm avec(©AFP / 14 août 2016 12h09)

Le président rwandais Paul Kagame accuse les dirigeants burundais de massacrer leur population

novembre 8, 2015

Kigali – Le président rwandais Paul Kagame s’est inquiété de la situation au Burundi voisin, englué depuis six mois dans une grave crise politique, accusant ses dirigeants de massacrer du matin au soir leur population, dans un discours prononcé vendredi dont l’AFP a eu connaissance dimanche.

Les gens meurent tous les jours, les cadavres jonchent les rues (…) Comment des dirigeants peuvent-ils s’autoriser à massacrer leur population du matin au soir ?, a déclaré M. Kagame lors de ce discours prononcé à l’occasion d’un dîner de remise de prix de l’Unity Club à Kigali.

M. Kagame s’exprimait 24h avant l’expiration de l’ultimatum lancé par le président burundais Pierre Nkurunziza à ses opposants pour qu’ils déposent les armes, et alors que les relations entre les deux pays voisins sont au plus bas.

Bujumbura accuse Kigali de soutenir ses opposants, voire de servir de base arrière à une rébellion naissante.

Le Rwanda s’inquiète du retour depuis plusieurs mois d’une possible présence de rebelles hutu des FDLR au Burundi, dont certains membres sont accusés d’avoir activement pris part au génocide au Rwanda en 1994 et d’éventuels massacres ethniques à grande échelle chez son voisin.

Les violences au Burundi inquiètent fortement la communauté internationale – dont Washington et l’ONU – qui redoute des violences ethniques à grande échelle, provoquées par les propos incendiaires du camp du président Pierre Nkurunziza, désireux de mettre fin à la contestation agitant son pays.

En outre, le président rwandais a estimé que la situation au Burundi rappelle un peu celle qui a prévalu ici au Rwanda en 1994 lors du génocide, qui en à peine 100 jours à partir d’avril 1994 a fait environ 800.000 morts essentiellement parmi la minorité tutsi.

Ils (les Burundais) auraient dû tirer les leçons de ce qui s’est passé ici, a-t-il déclaré. Il a également vivement critiqué son homologue burundais, Pierre Nkurunziza qui selon lui s’enferme et se cache.

Personne ne peut l’atteindre pour lui parler, comment peut-il prétendre diriger le pays ?, a-t-il critiqué. Les dirigeants du Burundi se targuent d’être des hommes de Dieu, certains sont même pasteurs, a poursuivi M. Kagame.

Le président burundais est pasteur évangéliste convaincu d’être au pouvoir de par la volonté divine.

Mais en quel Dieu croient-ils’ (…) Y-a-t il un endroit dans la Bible où les dirigeants sont appelés à massacrer leur peuple?, a ajouté le président rwandais.

Paul Kagame faisait allusion aux accusations d’ingérence pesant sur le Rwanda et renvoyé le Burundi à ses propres problèmes : Ce sont les Burundais eux mêmes qui sont responsables de leur situation, évoquant ces mauvais dirigeants qui font du mal à leur peuple.

Romandie.com avec(©AFP / 08 novembre 2015 12h22)

Massacre du 28 septembre en Guinée : Dadis Camara entendu à Ouagadougou

juillet 8, 2015

L’ancien chef de la junte guinéenne est entendu depuis mercredi matin par des juges guinéens à Ouagadougou, où il vit en exil depuis 2010. Il pourrait être inculpé d’ici la fin de la semaine.

Près de six ans après les faits, l’enquête sur le massacre du 28 septembre 2009, dans laquelle 400 victimes ont déjà été entendues et 15 personnes mises en examen, semble soudainement s’accélérer. Si l’ex-chef de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara – qui a toujours nié être impliqué dans l’enchaînement tragique des événements de cette journée et s’est vu offrir un exil doré chez le voisin burkinabè –  semblait jusqu’à présent épargné par la justice de son pays, les choses ont visiblement changé.

Entendu une première fois, il y a un an, par des juges burkinabè sur commission rogatoire de la justice guinéenne, Moussa Dadis Camara est interrogé depuis 9h00 ce mercredi 8 juillet par deux juges et un procureur guinéens au palais de Justice de Ouagadougou. Selon plusieurs sources, ces magistrats, arrivés spécialement au Burkina lundi 6 juillet pour procéder à cette audition, pourraient inculper « Dadis » dès la fin de cette semaine. Une information que le ministre guinéen de la Justice, Me Cheick Sako, s’est refusé de commenter. « Il est très serein par rapport à cette audition », glisse pour sa part un proche de l’ancien putschiste.

L’opposition dénonce une « justice au pas »

Au lendemain de la visite de Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), à Conakry et surtout moins de dix jours après l’annonce d’une alliance entre Moussa Dadis Camara et le leader de l’opposition Cellou Dalein Diallo (UFDG) pour la présidentielle d’octobre, cette accélération judiciaire étonne en Guinée. Y compris au sein de la majorité.  “Il est vrai que l’image de la justice guinéenne peut en prendre un coup, compte tenu de la séquence politique que nous vivons, déclare un membre du gouvernement. Mais il serait aussi paradoxal de se plaindre des avancées de la justice, alors même que de nombreuses victimes attendent depuis plusieurs années qu’il y ait enfin un procès.”

Du côté de l’opposition, on dénonce déjà “une justice au pas” et une manœuvre destinée à écarter un « Dadis » devenu trop encombrant. “Moussa Dadis Camara a toujours dit qu’il était prêt à répondre à la justice guinéenne et à rentrer au pays. Dire que ce déplacement des juges n’a pas de lien avec cette alliance naissante entre notre parti et celui de Dadis serait un peu gros”, déclare Ousmane Gaoual Diallo, député UFDG.

Mais selon une source judiciaire burkinabè, « les Guinéens ont formulé une demande d’audition par leurs juges via le canal diplomatique il y a un certain temps », soit bien avant l’annonce du rapprochement entre Moussa Dadis Camara et Cellou Dalein Diallo.

Jeuneafrique.com

Syrie: six morts dans une apparente attaque au gaz de l’armée

mars 17, 2015

Beyrouth – Six membres d’une même famille, dont trois enfants, ont été tués dans une supposée attaque au gaz menée par les forces du régime dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté mardi une ONG syrienne.

Amnesty International a dénoncé dans un communiqué un crime de guerre du régime, en faisant aussi état de six morts et d’une centaine de personnes, en majorité des civils, exposées à des degrés toxiques de chlore après deux attaques menées lundi par des hélicoptères.

Trois enfants, leur mère, leur père et leur grand-mère sont morts asphyxiés après une attaque aux barils d’explosifs menée par le régime contre leur village de Sarmine, au sud-est d’Idleb, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Selon l’ONG, les médecins sur place ont indiqué que la cause du décès était l’émission d’un gaz, peut-être du chlore, contenu dans les barils d’explosifs.

Un groupe de militants locaux a parlé d’un massacre au gaz de chlore et a publié des photos d’un hôpital de campagne où des victimes désorientées toussaient, en tenant des masques à gaz sur leurs visages.

Les militants ont posté aussi des vidéos des corps des trois enfants qui paraissaient avoir moins de trois ans. Les photos de leurs corps frêles enveloppés dans un drap blanc ont été largement partagées sur les réseaux sociaux.

Ibrahim al-Idlebi, un militant, a confirmé que six civils étaient morts asphyxiés après deux bombardements aux barils d’explosifs à Sarmine. Lors du deuxième bombardement, des volontaires de la défense civile ont tenté de protéger les civils en les aspergeant d’eau.

Le régime syrien a déjà été accusé d’utiliser le chlore, un agent toxique qui peut être considéré comme une arme chimique, contre des zones civiles.

Amnesty International a dit se baser sur des témoignages pour rapporter ce drame. Des attaques horribles, dans lesquelles des civils, dont de jeunes enfants, subissent une mort atroce, constituent une fois de plus une preuve que les forces gouvernementales syriennes commettent des crimes de guerre en toute impunité, a dénoncé Philip Luther, le directeur du programme Moyen-Orient.

La situation en Syrie doit être soumise d’urgence à la Cour pénale internationale, a-t-il ajouté.

La Coalition nationale syrienne (opposition en exil) a affirmé que le recours au chlore par le régime violait une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée en mars, qui condamne l’usage du gaz de chlore dans le conflit et menace de prendre des mesures en cas de non respect.

Son chef, Khaled Khoja, a condamné l’attaque de lundi sur Twitter: Le dictateur psychopathe (le président syrien Bachar al-Assad, ndlr) continue de tuer par les armes chimiques, défiant les lois internationales.

En janvier, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avait assuré, avec un fort degré de certitude, que du gaz de chlore avait été utilisé en 2014 dans des attaques contre trois villages (au moins 13 morts).

L’OIAC n’avait pas désigné les coupables mais citait des témoins affirmant avoir entendu des hélicoptères -dont seul le régime dispose- avant les attaques.

Damas, qui a signé la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, dément avoir utilisé du chlore à des fins militaires et affirme avoir détruit toutes ses armes chimiques. Mais le recensement des armes chimiques ne concerne pas le chlore, produit très répandu qui a aussi des usages domestiques et industriels.

Les organisations de défense des droits de l’Homme critiquent régulièrement le régime syrien pour l’emploi de barils remplis d’explosifs, largués sur des zones civiles depuis ses hélicoptères.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mars 2015 19h04)