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Canada-Québec: Jim Girard, le père de la boxe en Mauricie, s’éteint à 83 ans

juin 18, 2021

Un monument de la boxe au Québec a rendu l’âme. Jim Girard est mort à l’âge de 83 ans des suites de problèmes de santé persistants.

Jim Girard à l'émission Plan de match en 2009.

© /Radio-Canada Jim Girard à l’émission Plan de match en 2009.

Considéré par plusieurs comme le père de la boxe en Mauricie, d’autres iront même jusqu’à dire que c’est lui qui a relancé le sport au Québec. Boxeur, promoteur et entraîneur, il a initié des ténors du sport, comme Régis Lévesque, Yvon Michel et Bernard Barré.

Né en 1938, Jean-Paul Girard, surnommé Jim, tombe dans la marmite de la boxe à l’âge de 16 ans. Il passera 12 ans dans le ring, dont quatre chez les professionnels.

Près de deux décennies après ses débuts, il ouvre son école de boxe à Trois-Rivières où des milliers d’athlètes suivront ses conseils au fil des ans.

Yvon Michel est maintenant président-directeur général du Groupe Yvon Michel (GYM).

© /Radio-Canada Yvon Michel est maintenant président-directeur général du Groupe Yvon Michel (GYM).

Comme entraîneur, il voyage partout au Canada, aux États-Unis et en Europe. Un de ses poulains, Jean-Guy Mongrain, devait même participer aux Jeux olympiques de Moscou en 1980, mais le Canada a décidé de boycotter la Grand-Messe du sport amateur.

Plus tard, Monsieur boxe» prend sous son aile le défunt boxeur Patrice L’Heureux. Ce dernier perd son titre de champion canadien des poids lourds chez les professionnels en mai 2006, alors opposé à David Cadieux lors d’un combat qui se tient à l’aréna Jacques-Plante de Shawinigan.

C’est dans la misère qu’on devient champion et je veux qu’il redevienne champion», disait Jim Girard, retenant ses larmes, après l’affrontement. L’issue sera la même quelques mois plus tard au Colisée de Trois-Rivières.

La boxe tatouée sur le cœur

Même à l’extérieur du ring, Jim Girard reste impliqué dans l’univers de la boxe. En 1984, il organise le premier Championnat canadien senior de boxe olympique à Trois-Rivières, à la Bâtisse industrielle. En 2003, l’événement a lieu dans le secteur Cap-de-la-Madeleine à l’initiative de Claude Rivard. M. Girard en est président d’honneur en 2009, lorsque le Championnat revient au parc de l’Exposition.

Jim Girard a été impliqué dans son sport bien après avoir accroché ses gants. Il a notamment gravité autour du groupe InterBox. Le voici lors d'un gala de boxe au Centre Molson en 1999.

© /Radio-Canada Jim Girard a été impliqué dans son sport bien après avoir accroché ses gants. Il a notamment gravité autour du groupe InterBox. Le voici lors d’un gala de boxe au Centre Molson en 1999.

Au tournant des années 2000, il est de tous les grands événements des débuts du groupe InterBox, où il retrouve Yvon Michel. Sa réputation dépassait largement les frontières de la Mauricie.

Élu entraîneur de l’année au Québec, il a aussi été intronisé au Temple de la renommée sportive de la Mauricie en plus d’avoir été récompensé au Gala Sport-Hommage Desjardins.

Jim Girard lors du Gala Sport-Hommage Desjardins en 2009.

© /Radio-Canada Jim Girard lors du Gala Sport-Hommage Desjardins en 2009.

Près de 35 ans après l’ouverture de son école de boxe, M. Girard passe le flambeau en 2008 aux frères Tommy et Jimmy Boisvert qui opèrent maintenant le Club Performance à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières.

Se décrivant comme un batailleur alors qu’il était jeune, Monsieur boxe» n’a jamais arrêté de se battre pour son sport, même après avoir accroché ses gants.

Avec Radio-Canada par

Canada-Québec: La Mauricie affiche la meilleure amélioration économique en cinq ans

juin 17, 2021

En cinq ans, la Mauricie affiche la meilleure amélioration économique de toutes les régions administratives du Québec et occupe le premier rang de l’indice de transformation et d’adaptation des entreprises à la crise pandémique.

Au Québec, c’est la région de la Mauricie qui affiche la meilleure amélioration économique en cinq ans.

© STÉPHANE LESSARD Au Québec, c’est la région de la Mauricie qui affiche la meilleure amélioration économique en cinq ans.

Voilà les bonnes nouvelles que le professeur en économie de l’UQTR, Frédéric Laurin, avait en réserve pour tous les participants à sa conférence, mercredi, marquant les cinq ans d’existence de GROUPÉ Mauricie + Rive Sud.

Ce regroupement avait d’ailleurs pris forme en réaction aux statistiques économiques de 2013-2014 qui plaçaient la Mauricie au dernier rang, avec la Gaspésie, «alors que nous sommes pourtant en plein coeur du Québec et qu’on a tout pour réussir», a souligné le conférencier du jour.

Le professeur en économie de l’UQTR, Frédéric Laurin.

© FRANÇOIS GERVAIS Le professeur en économie de l’UQTR, Frédéric Laurin.

«On était en processus de diversification économique et par fierté régionale, les entrepreneurs ont voulu réagir par rapport à cet indicateur-là en travaillant ensemble pour essayer de changer quelque chose», a-t-il rappelé.

«Ce n’est pas vrai qu’on allait garder une telle position poche. Ce fut un élément déclencheur», a raconté Chantal Trépanier, coprésidente de GROUPÉ. «Un véritable écosystème d’affaires influent est alors né pour donner une impulsion aux secteurs clés de la région», a renchéri la femme d’affaires.

Et aujourd’hui, la Mauricie a quitté le bas du classement pour se hisser au 13e rang. Et les améliorations ont été nombreuses à plusieurs égards.

En effet, concernant la croissance annuelle moyenne du PIB, la Mauricie occupait le dernier rang en 2013 (0,74 %). Or, la région occupe maintenant le 11e rang (3,76 %).

Par ailleurs, le taux d’activité de la région en 2013 était de 53,3 % ce qui correspondait au 14e rang, tandis qu’en 2019, il était de 64 % pour placer la région en neuvième position.

De plus, le taux de chômage en 2013 était de 9,3 % et la région était au 13e rang. En 2019, il était de 4,9 % et la région était au 9e rang.

Par contre, le taux d’assistance sociale garde la Mauricie en queue de peloton tandis que la région passe du 16e au 17e rang en ce qui a trait au revenu disponible par habitant. Et si le solde migratoire s’est passablement amélioré, cette progression est moins spectaculaire du côté de l’entrepreneuriat alors que la région reste sous la moyenne québécoise.

Le professeur Laurin se souvient qu’à l’époque, il y avait une absence de cohérence régionale et intégrée et très peu de coopération entre les entreprises. En 2021, il relève plusieurs belles initiatives régionales comme, par exemple, les créneaux d’excellence, le regroupement des chambres de commerce et les Manufacturiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Quant à GROUPÉ Mauricie + Rive Sud, «des leaders d’affaires ont décidé de prendre les choses en main en créant un organisme de développement pour les six secteurs les plus structurants de la région», s’est plu à soulever le directeur général, Alexandre Ollive.

Rappelons que le regroupement intervient dans les secteurs des technologies de l’information, les services industriels, la transformation alimentaire, les technologies vertes, le transport ainsi que le design d’ameublement.

«En cinq ans, GROUPÉ a coordonné plus de 50 projets structurants, six missions commerciales dont deux à l’international, plus de 70 rencontres de tables sectorielles et plus de 20 événements régionaux tels que, entre autres, la Vitrine sur les technologies vertes, le panel TI et un colloque sur la main-d’oeuvre. Et plus de 1,5 million de dollars ont été directement investis pour dynamiser des secteurs clés de l’économie régionale», a-t-il fièrement énuméré.

Avec plus de 200 leaders d’affaires actifs et une cinquantaine de partenaires, GROUPÉ a su, dit-il, se positionner d’une façon unique en travaillant étroitement avec tous les acteurs de la région.

Avec un tout nouveau site Internet et une plateforme de collaboration, GROUPÉ vise maintenant le rapprochement des secteurs clés en créant encore plus de collaborations et d’occasions de maillage.

«Chez GROUPÉ, notre vision s’étendra maintenant à notre 10e anniversaire. L’objectif sera alors de ramener la Mauricie au même niveau que la moyenne québécoise et nous croyons fortement que c’est possible», a conclu Jean-Luc Bellemare, coprésident de GROUPÉ.

Avec  Marc Rochette – Le Nouvelliste 

Canada/Mauricie et Centre-du-Québec: en zone verte lundi prochain

juin 15, 2021

Les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec ne seront finalement pas restées bien longtemps au palier d’alerte jaune puisque les deux régions passeront au palier vert dès lundi le 21 juin. C’est du moins ce qui est possible de lire sur le  site du gouvernement du Québec. L’information a également été confirmée mardi lors du point de presse de 13h par le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Après une semaine en zone jaune, la Mauricie et le Centre-du-Québec passeront en zone verte.

© Olivier Croteau Après une semaine en zone jaune, la Mauricie et le Centre-du-Québec passeront en zone verte.

Il s’agit encore une fois d’une bonne nouvelle que tout le monde espérait depuis quelques semaines puisque le nombre de nouveaux cas quotidiens reste stable dans la région.  En effet, le nombre de cas quotidien a poursuivi sa baisse, passant d’une moyenne de 7 cas par jour à 3 cas par jour. Les éclosions sont aussi à la baisse alors que 7 éclosions sont en cours, comparativement à 12 la semaine dernière. De plus, en date de lundi, la région recensait seulement 53 cas actifs sur son territoire. 

«Les efforts soutenus de la population de notre région nous ont une nouvelle fois permis de devancer le calendrier de déconfinement qui avait été proposé par le gouvernement, ce qui constitue une excellente nouvelle. Néanmoins, il faut se rappeler que le virus circule toujours. Il est donc important que les gens continuent d’appliquer les mesures préventives de base même si nous pourrons profiter d’un allègement des mesures avec le passage au palier vert dès la semaine prochaine», souligne Dre Marie Josée Godi, directrice régionale de santé publique.

Ainsi, un retour en zone verte signifie entre autres que les rassemblements d’un maximum de 10 personnes ou des occupants de trois résidences seront permis dans les domiciles privés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Du côté de la restauration, un maximum de 10 personnes par table ou les occupants de 3 résidences seront désormais permis dans les restaurants et bars en zone verte.

De plus, un maximum de 250 personnes pourra se rassembler dans les lieux de culte.

Concernant les funérailles et les mariages, un maximum de 50 personnes, excluant les travailleurs de l’entreprise de services funéraires et les bénévoles dans le bâtiment ou à l’extérieur de celui-ci peuvent se rassembler simultanément. 

Rappelons que dans son plan de déconfinement, le gouvernement du Québec avait prévu que la majorité des régions passent en zone verte d’ici le 28 juin.

Avec Amélie Houle – Le Nouvelliste

Québec-Mauricie: La région se maintient dans des indicateurs de zone verte

juin 6, 2021

Au moment où la Mauricie-Centre-du-Québec s’apprête à basculer en zone jaune, lundi, les indicateurs démontrent toujours qu’elle se maintient aux portes de la zone verte.

Seulement un nouveau cas de COVID-19 a été confirmé en Mauricie, dimanche.

© ARCHIVES Seulement un nouveau cas de COVID-19 a été confirmé en Mauricie, dimanche.

Le bilan rendu public par le CIUSSS MCQ, dimanche, indiquait en effet que seulement cinq nouveaux cas de COVID-19 avaient été enregistrés dans la région, soit un en Mauricie et quatre au Centre-du-Québec.

Depuis l’annonce d’un passage en zone jaune plus tôt que prévu, mardi, le nombre de cas quotidiens s’est maintenu entre cinq et dix. Ce qui sera la cible à maintenir pour que la région passe en zone verte, avait précisé la directrice régionale de la santé publique, Dre Marie-Josée Godi.

Celle-ci souhaitera maintenant s’assurer que les assouplissements qui entreront en vigueur à partir de lundi n’entraîneront pas une détérioration de la situation épidémiologique au cours des deux prochaines semaines.

Le nombre de cas actifs a également continué de diminuer. Avec 10 personnes rétablies, la région compte maintenant 80 cas actifs, soit 31 en Mauricie et 49 au Centre-du-Québec. C’est une diminution constante depuis une semaine, alors que la région a passé sous la barre des 100 cas actifs, lors du bilan hebdomadaire de mercredi dernier.

Le proportion de variants est également en baisse dans la région. Dimanche, ce sont 72,5% des nouveaux cas des sept derniers jours qui avaient été testés positifs au criblage. Ce qui est sous la moyenne provinciale de 91,1%. Le total de variants confirmés par séquençage n’avait toutefois pas augmenté. On en comptait toujours un cumulatif de 95, soit 94 du Royaume-Uni et un de l’Inde.

Le nombre d’hospitalisations a connu une diminution au cours des derniers jours, alors qu’il tournait autour d’une dizaine depuis plusieurs semaines. On comptait seulement quatre personnes à l’unité COVID du CHAUR de Trois-Rivières, en fin de semaine. Il y avait toutefois deux personnes qui étaient aux soins intensifs.

Début de la deuxième dose

Pour ce qui est de la vaccination, il y a 373 429 doses qui ont été administrées en Mauricie-Centre-du-Québec selon les données rendues publicques dimanche par le gouvernement du Québec. Il s’agit d’une augmentation de près de 12 000 doses depuis le dernier bilan détaillé publié par le CIUSSS MCQ, vendredi.

Dans le but de rejoindre davantage de jeunes adultes, dont les taux de vaccination oscillaient vendredi entre 49,5% (18-29 ans), 58% (30-39 ans) et 70,1% (40-49 ans), le CIUSSS MCQ a pris des moyens pour diversifier son offre vaccinale au cours des derniers jours.

Des cliniques sans rendez-vous pour recevoir la première dose du vaccin de Pfizer ont été offertes dans les différents sites de vaccination de la région. La clinique mobile s’est aussi arrêtée au coin des Forges et Badeaux, à Trois-Rivières, vendredi, et au parc Woodhyatt, de Drummondville, samedi.

C’est à partir de cette semaine qu’il sera possible de devancer son rendez-vous pour recevoir la deuxième dose du vaccin. Le délai entre les deux doses a effectivement été réduit de 16 à 8 semaines. Comme annoncé la semaine dernière, les 80 ans et plus pourront prendre rendez-vous, lundi, sur le site de Clic Santé. Ce sera ensuite le tour des 75 ans et plus, mardi, des 70 ans et plus, mercredi, des 65 ans et plus, jeudi, et des 60 ans et plus, vendredi.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Mauricie/COVID-19: diminution des cas actifs et un nouveau décès dans la région

juin 6, 2021

La tendance se maintient dans la région, alors que le nombre de cas actifs de COVID-19 continue à diminuer. Alors que la Mauricie et le Centre-du-Québec s’apprêtent à passer en zone jaune, lundi, le CIUSSS rapporte cependant un nouveau décès lié à la pandémie.

La clinique de vaccination mobile sera à Drummondville jusqu'à 17h, samedi.

© Sylvain Mayer, Le Nouvelliste La clinique de vaccination mobile sera à Drummondville jusqu’à 17h, samedi.

Ce décès est survenu à domicile, comme la majorité des décès survenus depuis le début de la troisième vague. Il remonte au 3 juin, selon les informations disponibles sur le site internet du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Il s’agit du 15e décès depuis le début de la troisième vague et du 531e depuis le début de la pandémie, l’an dernier, dans la région.

Malgré cette ombre au tableau, la diminution du nombre de cas actifs s’est poursuivie, samedi. On ne compte plus que 85 cas actifs dans la région, soit 10 de moins que la veille. La Mauricie compte donc désormais 32 cas actifs et le Centre-du-Québec, 53.

Quant aux nouveaux cas de COVID-19, ils étaient au nombre de 10, dans le bilan publié samedi par le CIUSSS. On en recense quatre à Trois-Rivières, quatre dans la MRC de Drummond et deux dans la MRC d’Arthabaska.

On compte par ailleurs une hospitalisation de moins que vendredi, pour un total de quatre. Deux des personnes hospitalisées sont toujours aux soins intensifs. Dix-neuf personnes de plus sont considérées comme rétablies.

Jusqu’à présent, 367 797 doses de vaccin contre la COVID-19 ont été distribuées dans la région. Après avoir passé l’après-midi et la soirée de vendredi à Trois-Rivières, la clinique de vaccination mobile du CIUSSS a passé la journée à Drummondville, samedi. Vendredi, près de la moitié des 200 doses disponibles a été écoulée à Trois-Rivières, selon le CIUSSS. La clinique mobile sera de retour à Trois-Rivières, de midi à 20h.

La vaccination mobile, sans rendez-vous, est une des manières par lesquelles le CIUSSS espère rejoindre davantage de jeunes, puisque la couverture vaccinale chez les 18 à 39 ans est encore très faible à son goût.

En plus de la clinique mobile, la vaccination sans rendez-vous pour une première dose se poursuivra dimanche pour les personnes de 12 ans et plus, dans les centres de vaccination de Shawinigan (Aréna Gilles Bourassa), de 8h30 à 15h30, et à Victoriaville (Complexe sportif Sani Marc), de 8h30 à 16h.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du CIUSSS MCQ.

Rappelons qu’à partir de lundi, les personnes âgées de 85 ans et plus pourront devancer leur rendez-vous pour obtenir une seconde dose. Mardi, ce sera au tour des personnes de 80 ans et plus, mercredi, à celles de 75 ans et plus, et ainsi de suite, jusqu’au 23 juin. À ce moment-là, toutes les personnes de 18 ans et plus pourront devancer leur rendez-vous.

La campagne de vaccination en milieu scolaire devrait par ailleurs débuter au cours de la semaine prochaine.  

Avec  Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste 

Canada-Québec: Un réseau de trafic de stupéfiants démantelé en Mauricie

juin 3, 2021

Un réseau de trafic de stupéfiants qui opérait dans les secteurs de Trois-Rivières et Shawinigan a été démantelé tôt jeudi matin par l’Escouade régionale mixte (ERM) Mauricie qui a procédé à des perquisitions et des arrestations en la matière. Résultat de l’opération d’envergure, 40 perquisitions, ainsi que 12 arrestations de personnes qui seraient impliquées dans un réseau de trafic de stupéfiants ont été effectuées.

40 perquisitions et 12 arrestations ont été effectuées tôt jeudi matin afin de démanteler un réseau de trafic de stupéfiants, notamment sur le boulevard Sainte-Madeleine, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

© François Gervais 40 perquisitions et 12 arrestations ont été effectuées tôt jeudi matin afin de démanteler un réseau de trafic de stupéfiants, notamment sur le boulevard Sainte-Madeleine, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

L’opération qui a mobilisé 150 policiers de différentes unités de la Sûreté du Québec et de la Direction de la police de Trois-Rivières s’est déroulée dans les secteurs de Trois-Rivières, Shawinigan, Saint-Tite, Saint-Boniface et Batiscan.

Selon La Presse, la résidence du Hells Angels de Trois-Rivières, René Monfette, à Saint-Boniface, et celle de l’aspirant membre Jean-Claude Binet, à Trois-Rivières, font partie des habitations visitées par les policiers. L’arrestation des deux motards ne serait toutefois pas prévue.

Il s’agit d’une opération majeure qui fait suite à une perquisition qui avait été réalisée en février 2021. À ce moment, plusieurs éléments de preuve avaient été saisis.

Cependant, cette vaste opération de démantèlement survenue jeudi matin découle d’une enquête amorcée en 2019 grâce à des informations du public.

Un poste de commandement a été érigé jeudi sur la rue P.-Dizy-Montplaisir, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

© François Gervais Un poste de commandement a été érigé jeudi sur la rue P.-Dizy-Montplaisir, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Selon les informations obtenues en matinée jeudi, le réseau semblait opérer avec un modus operandi bien précis.

«Concernant le trafic de stupéfiants, on parle de trafic lié à certaines drogues et pour conserver l’exclusivité du trafic et du territoire, les têtes dirigeantes remettaient une taxe à un prospect des Hells Angels et lui la remettait ensuite à un membre en règle du chapitre de Trois-Rivières», explique la porte-parole de la SQ, Catherine Bernard.

À cet effet, bien que l’Escouade régionale mixte Mauricie procède régulièrement à des perquisitions en matière de stupéfiants, la sergente Bernard confirme qu’une opération d’une telle ampleur est somme tout assez rare dans la région.

«C’est en effet une opération d’une bonne ampleur pour la région, étant donné que les opérations du réseau se déroulaient spécifiquement à Trois-Rivières et Shawinigan et surtout qu’ils avaient l’exclusivité du territoire.»

Les perquisitions du jour qui se sont somme toute bien déroulées dans le contexte visent entre autres la consolidation de la preuve et la saisie d’éléments utiles à démontrer l’implication de ces suspects dans une organisation criminelle.

La Sûreté du Québec mentionne que toutes les personnes concernées ont été arrêtées lors de l’opération matinale.

Un bilan complet de l’opération sera d’ailleurs transmis par la SQ en fin de journée, jeudi.

Toute information sur des actes criminels ou des événements suspects peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Avec Le Nouvelliste par Amélie Houle

Maurice, Centre-du-Québec et Trois-Rivières: Très bientôt en jaune?

mai 29, 2021

Malgré quelques petits soubresauts qui ont fait craindre de nouvelles flambées de la pandémie, la Mauricie et le Centre-du-Québec connaissent depuis plusieurs semaines une baisse du nombre moyen de nouveaux cas quotidiens. Si bien qu’en ce début de déconfinement, la région a toutes les chances de passer au palier d’alerte jaune avant l’objectif du 14 juin fixé par Québec, estime la directrice régionale de la Santé publique, la Dre Marie-Josée Godi.

«La tendance est favorable en ce sens. La courbe est à la baisse. C’est très positif comme données et évolution», affirme-t-elle.

«Nous espérons vraiment que le changement de palier puisse se faire avant le 14 juin, si cette baisse se poursuit ou se maintien. Je crois que la région sera favorable à passer à un autre palier, car nous sommes à l’orange depuis longtemps.»

Au cours des dernières semaines, la population de la région a su rapidement s’adapter, croit la Dre Godi, lorsque le nombre de nouveaux cas était en progression d’abord au Centre-du-Québec puis en Mauricie.

«Les messages qui ont été adressés à la population ont quand même été bien reçus. Il faut se rappeler que oui nous avons eu des données plus préoccupantes, mais la région est tout de même restée au palier orange pendant plus de dix semaines. Nous avons évité à notre région le yoyo», indique la directrice régionale de la Santé publique.

La directrice régionale de la Santé publique, la Dre Marie-Josée Godi.

© FRANÇOIS GERVAIS La directrice régionale de la Santé publique, la Dre Marie-Josée Godi.

«L’objectif d’aller vers un retour un peu à la période précovid fait en sorte que la population collabore. Et on espère que ça va se poursuivre.»

Vendredi, le bilan quotidien de la Santé publique régionale rapportait 16 nouveaux cas de COVID-19 dans la région, dont 4 en Mauricie et 12 au Centre-du-Québec. Les territoires les plus touchés sont la MRC de Drummond (7), la MRC d’Arthabaska (5) et Trois-Rivières (3). Le nombre de cas actifs dans la région poursuit donc sa diminution, pour s’établir à 180.[object Object]

Le nombre d’hospitalisations demeure stable avec 12. De ce nombre, trois personnes sont admises aux soins intensifs.

Un déconfinement progressif

Tout le Québec a entrepris une étape importante dans son déconfinement vendredi, avec la fin du couvre-feu et la possibilité de se réunir à huit personnes (ou les occupants de deux résidences) à l’extérieur.

«La prudence et le fait d’y aller progressivement sont bénéfiques pour tous. Ce n’est pas comme une liberté qu’on va nous enlever du jour au lendemain», indique la Dre Godi qui souhaite que la population respecte ce plan progressif de déconfinement proposé par la Santé publique.

«S’il y a une remontée des cas, c’est un retour en arrière et on ne le souhaite pas. Malgré le déconfinement, on peut se retrouver à devoir encore refermer. Mais ce n’est vraiment pas ce que nous souhaitons tous.»

© Infographie Le Nouvelliste

Les stades et les grandes salles intérieures ont aussi la possibilité de faire plusieurs zones de 250 personnes et d’accueillir un maximum de 2500 personnes.

Si la région atteint la zone jaune prochainement, les occupants de deux résidences pourront se voir à l’intérieur. À condition qu’ils portent un masque et qu’ils respectent la distanciation. De plus, le télétravail obligatoire prendra fin.

De nombreux jeunes se rendent ces jours-ci dans les centres de vaccination, comme celui de la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières.

© STÉPHANE LESSARD De nombreux jeunes se rendent ces jours-ci dans les centres de vaccination, comme celui de la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières.

Vaccination: le cap des 60 % atteint ce week-end

Vendredi, 58,7 % de la population de la région avait reçu sa première dose de vaccin. Considérant les rendez-vous du week-end, le cap des 60 % devrait être franchi. Et à la lumière des données obtenues par Le Nouvelliste, les effets de la vaccination pour contrer la propagation du coronavirus dans la région sont probants. Les personnes vaccinées sont sous-représentées dans les statistiques de nouveaux cas d’infection.

En effet, sur les 293 078 personnes qui avaient eu une première dose jeudi, seulement 404 personnes ont contracté la COVID-19, selon les données transmises par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ). Cela signifie donc que seulement 0,13 % des personnes vaccinées ont été infectées.

Plus précisément, 267 personnes, soit 0,11 % des personnes vaccinées dans la région, ont contracté la COVID-19 moins de 21 jours après avoir reçu le vaccin. Sur ces 267 personnes, 20 ont dû être hospitalisées et trois de celles-ci ont succombé à la maladie.

«La protection n’était soit pas optimale ou bien les personnes avaient déjà la COVID-19 lorsqu’ils ont passé le test de dépistage. Chez une personne plus âgée, ça peut prendre quatre semaines avant de développer une certaine protection», explique la Dre Godi.

De plus, 137 personnes (0,05 %) ont eu la COVID-19 plus de 22 jours après avoir été vaccinées. De ce nombre, 15 personnes ont été hospitalisées et quatre d’entre elles sont mortes. Ces personnes avaient plusieurs facteurs de risques, note CIUSSS MCQ.

«La première dose n’offre pas une protection totale. De plus, on constate que la première dose offre une protection qui varie en fonction de l’âge de la personne», précise la directrice régionale de la Santé publique qui rappelle l’importance des deux doses des vaccins.

On apprenait cette semaine que les personnes qui ont reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca avant le 3 avril pourront dès samedi recevoir leur seconde dose lors de journée de vaccination sans rendez-vous à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières, à l’aréna Gilles-Bourassa de Shawinigan, au Centrexpo Cogeco de Drummondville et au Complexe sportif Sani Marc de Victoriaville.

Les horaires précis des centres de vaccination sont affichés sur le site internet du CIUSSS MCQ. Un peu plus de 3600 doses d’AstraZeneca sont disponibles dans la région.

Ceux qui ont reçu une première dose d’AstraZeneca et qui préfèrent recevoir une dose d’un vaccin ARNm de Pfizer ou de Moderna pourront le faire. Ils doivent toutefois attendre les 112 jours initialement prévus.

© Infographie Le Nouvelliste

Une 1re clinique de vaccination mobile en Mauricie et au Centre-du-Québec

mai 18, 2021

Une clinique de vaccination contre la COVID-19 sillonnera le territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Les autorités régionales de la santé dévoilent cet avant-midi le véhicule choisi pour cette première clinique de vaccination mobile dans la région sociosanitaire.

Archives

© CBC/Evan Mitsui Archives

Il s’agit d’un modèle créé en collaboration avec nos partenaires, notamment la société Kruger et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)», indique le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) par voie de communiqué.

La clinique de vaccination mobile permettra d’offrir de la vaccination de proximité dans plusieurs milieux», ajoute le CIUSSS MCQ. 

Le dévoilement de cette clinique a lieu à l’usine Kruger Wayagamack, près de l’île Saint-Quentin, à Trois-Rivières.

Avec CBC/Radio-Canada 

Québec/COVID-19 : le nombre de cas repart à la hausse en Mauricie

mai 9, 2021

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est reparti quelque peu à la hausse en Mauricie, dimanche. Contrairement aux dernières semaines, la différence était effectivement moins importante qu’avec le Centre-du-Québec.

La Mauricie a enregistré 18 nouveaux cas, dimanche, dont 10 à Trois-Rivières.

© STÉPHANE LESSARD La Mauricie a enregistré 18 nouveaux cas, dimanche, dont 10 à Trois-Rivières.

Sur les 44 nouveaux cas confirmés par le CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec, dimanche, la Mauricie en comptait effectivement 18 contre 26 pour le Centre-du-Québec.

Une tendance qui s’observe depuis quelques jours en Mauricie, avec 11 cas samedi et 15 vendredi, alors que la région avait été sous-représentée pendant plusieurs jours dans les bilans de la santé publique.

C’est tout de même la MRC de Drummond qui était la plus problématique, dimanche, avec 15 nouvelles infections. Dans les MRC d’Arthabaska et de l’Érable, où la situation est considérée comme étant «préoccupante», le CIUSSS MCQ a recensé respectivement sept et trois nouveaux cas.

Les autres nouveaux cas de COVID-19 confirmés dimanche étaient répartis à Trois-Rivières (10), dans la MRC de Maskinongé (6), des Chenaux (2) et de Bécancour (1).

Avec 55 nouvelles guérisons, le nombre de cas actifs est reparti à la baisse dans la région et s’établissait à 357, dimanche. Le nombre de cas actifs en Mauricie a toutefois continué de grimper (+14) et il était de 76, dimanche. Au Centre-du-Québec, le nombre de cas actifs a diminué de 25 pour un total de 281.

La différence est toujours importante entre les deux, mais l’écart est moins grand qu’il y a environ une semaine alors qu’il y avait près de six fois plus de cas actifs au Centre-du-Québec qu’en Mauricie. On en compte désormais 3,7 fois plus au sud de la région.

La région n’a pas enregistré de nouveaux cas de variants sous surveillance rehaussée par séquençage. On en comptait toujours 39 de souche britannique en Mauricie-Centre-du-Québec selon les données rendues publiques par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), dimanche avant-midi. Le taux de positivité au criblage indique que plus de 9 cas sur 10 ont été des variants au cours des sept derniers jours.

Le nombre d’hospitalisations a été légèrement en hausse, dimanche, alors que le CIUSSS MCQ rapportait trois patients de plus à l’unité COVID du CHAUR de Trois-Rivières. Il y avait effectivement douze patients pris en charge, dont quatre aux soins intensifs.

Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, la police de Trois-Rivières indique avoir remis 18 constats d’infraction en lien avec les restrictions liées à la COVID-19, dont cinq pour le non-respect du couvre-feu. Les policiers sont aussi intervenus à deux endroits pour des rassemblements. À l’un d’entre eux, il y avait huit mineurs qui s’étaient réunis et à l’autre il y avait cinq adultes.

Près de 10 000 doses en deux jours

La vaccination a continué de s’accélérer en fin de semaine. Le nombre de doses administrées en Mauricie-Centre-du-Québec s’élevait à 235 979, dimanche en fin d’avant-midi, selon les données publiées par le gouvernement du Québec.

Ce sont 9855 doses de plus que dans le dernier bilan rendu public par le CIUSSS MCQ, vendredi, qui comprend le nombre de deuxièmes doses qui ont été administrées et le pourcentage de la population de la région qui a reçu au moins une dose. Ces données ne sont pas mises à jour durant la fin de semaine.

Rappelons que depuis vendredi, les 35-39 ans peuvent d’inscrire pour prendre rendez-vous pour se faire vacciner. Au cours de la prochaine semaine, trois nouveaux groupes d’âge vont s’ajouter. Il s’agit de 30-34 ans, lundi, des 25-29 ans, mercredi, et de 18-24 ans, vendredi.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Les vignobles d’ici s’épanouissent malgré le gel et la pandémie

avril 24, 2021

Le gel et la neige qui se sont abattus sur la région, au cours des derniers jours, n’ont pas eu d’effet dramatique sur les vignobles de la Mauricie et du Centre-du-Québec comme ce fut récemment le cas en Estrie et en France.

Les ventes des vins régionaux ont connu du succès depuis le début de la pandémie.

© LA PRESSE Les ventes des vins régionaux ont connu du succès depuis le début de la pandémie.

Comme l’explique Dany Bergeron du Vignoble Prémont, à Sainte-Angèle-de-Prémont, c’est que les vignes «n’ont pas encore débourré. Elles sont encore en dormance.» Elles en sont toujours à un stade de développement qui leur permet de tolérer environ — 6⁰C, ajoute Luc Beauchemin du Vignoble et Domaine Beauchemin de Yamachiche.

Dany Bergeron estime que le coup de chaleur inhabituel qui est survenu il y a environ deux semaines a eu quelque chose de positif. «On a pu démarrer plut tôt les travaux de viticulture. On aime ça», dit-il.

Luc Beauchemin était toutefois soulagé, lui, de voir les conditions plus normales du mois d’avril revenir à la charge, dans les derniers jours. «Ça allait trop vite», dit-il en parlant de la hausse précédente des températures parce qu’en mai, «on a souvent un gel», rappelle-t-il. «Ça, ça me fait beaucoup plus peur que des –3⁰C, ou –4⁰C à ce temps-ci», assure-t-il.

Si pareil gel était survenu en mai, ça aurait été une tout autre chose pour les vignes. Et ça arrive, malheureusement. Au mois de mai, durant la période de la peine lune, «si le ciel est découvert, on a des risques de gel au sol», indique M. Beauchemin.

Les vignobles de la région n’ont pas souffert non plus de la pandémie si l’on en croit Daniel Harrisson du Vignoble du Clos de l’Isle, à Bécancour. La dernière année a été une bonne année, affirme celui qui prévoit encore une saison fructueuse. «On est en train de faire la taille. Le bois est très, très beau. On prévoit une grosse saison, cette année. Le vin sera au rendez-vous. Il n’y a pas de problème», assure celui qui a gagné de nombreux prix à la Coupe des Nations.

À cause de la pandémie, «les gens voyagent au Québec», rappelle-t-il. «Nous avons eu une excellente année», dit-il.

Le Vignoble Prémont et le Clos de l’Isle sont tous deux membres de Terego (anciennement Terroir en VR). L’organisme recrute des emplacements exceptionnels, comme les vignobles par exemple, afin de permettre à ses membres d’aller y faire du camping. Du même coup, «ils sont invités à acheter nos produits», raconte M. Harrisson.

«L’an passé, on a eu des campeurs presque tous les soirs», dit-il en précisant que trois emplacements, dans son domaine, ont été réservés à cette fin. «La première année, ça a été assez tranquille, mais l’an dernier, avec la COVID, les gens ont acheté des campeurs et voyagent beaucoup au Québec», constate-t-il.

Les voyageurs en VR qui ont visité le Domaine du Clos de l’Isle ont confié qu’ils étaient portés à aller aux États-Unis, habituellement, mais qu’ils se réjouissaient maintenant de découvrir le Québec.

Le Domaine Beauchemin, lui, n’est pas ouvert au public. Toutes ses bouteilles sont vendues dans les restaurants et dans les épiceries spécialisées. Dans son cas, les périodes de confinement qui ont forcé la fermeture des restaurants ont affecté un peu plus son entreprise par rapport à d’autres vignobles. «Toutefois, nous sommes dans des épiceries spécialisées et ça continue de bien fonctionner. En 2019, on avait fini les ventes à la mi-octobre. Nous produisons à peu près 10 000 bouteilles. En 2020, ça a été au 1er novembre», précise-t-il.

L’autorisation gouvernementale, en 2016, de vendre leurs vins produits au Québec dans les épiceries avait déjà été bénéfique pour les vignobles. La pandémie, elle, semble avoir donné un coup de pouce supplémentaire, selon Daniel Harrisson. «Depuis l’an passé, on a vu une augmentation d’environ 70 % des ventes en épicerie», constate-t-il. «On n’a pas besoin d’aller vers les épiceries, c’est elles qui nous contactent pour pouvoir vendre notre vin.»

On ne parle pas d’une bouteille de temps en temps, précise-t-il. Certains de ces commerces, notamment à Trois-Rivières, «répètent de grosses commandes de vin aux 4 à 6 semaines», constate-t-il.

Selon lui, la pandémie a «beaucoup aidé» à faire connaître au Québec les vins produits ici.

Le Vignoble Prémont écoule également une partie de sa production dans les épiceries de la région. Récemment, M. Bergeron a été approché par des commerces d’alimentation des Laurentides. Chez lui aussi, la pandémie a créé un accroissement des ventes surtout parce que les vignobles, classés parmi les commerces essentiels, faisaient partie des très rares endroits agrotouristiques encore accessibles.

M. Harrisson rappelle que «sur la scène internationale, les vins du Québec compétitionnent avec les plus grands vins de partout sur la planète.» C’est le cas tout particulièrement du côté des vins blancs, précise-t-il. Du côté des vins rouges, «il ne faut pas s’attendre à des vins extrêmement corsés, mais dans les vins semi-corsés et corsés, on a des produits excellents», assure-t-il.

Luc Beauchemin s’est fait lui aussi dire par des connaisseurs européens que les vins québécois se sont énormément améliorés depuis dix ans. «Des Suisses ont comparé, dans le blanc, les vins que je fais ici à ce qu’ils font là-bas», souligne-t-il.

Avec  Brigitte Trahan – Le Nouvelliste