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Mauricie/Trois-Rivières: Malgré une hausse du dépistage, le nombre de cas demeure bas dans la région

mars 29, 2021

Malgré les augmentations de cas un peu partout dans la province et les déclarations du ministre de la Santé à l’effet que la troisième vague est bel et bien commencée, la Mauricie et le Centre-du-Québec affichent encore un bon bilan lundi, et ce, malgré le fait qu’on enregistre une recrudescence du dépistage.

Environ 1600 à 1700 tests de dépistage se font chaque jour dans la région depuis environ deux semaines.

© FRANÇOIS GERVAIS Environ 1600 à 1700 tests de dépistage se font chaque jour dans la région depuis environ deux semaines.

Ce sont en effet seulement 11 nouveaux cas de COVID-19 qui ont été déclarés par la Santé publique dans la région. De ce nombre, on en compte neuf au Centre-du-Québec, dont cinq dans la MRC d’Arthabaska, et seulement deux en Mauricie.

Avec huit personnes qui se sont rétablies dans la région, le nombre de cas actifs est toujours quelque peu à la hausse (+3). On en compte 60 en Mauricie et 112 au Centre-du-Québec, selon le dernier bilan du CIUSSS MCQ. Le taux de cas actifs par 100 000 habitants de la région (28,2) est toujours l’un des plus bas parmi celles qui sont en zone orange.

Pour ce qui est des variants, se sont six autres cas présomptifs qui se sont ajoutés en Mauricie-Centre-du-Québec, lundi, pour un total de 63 qui ont été positifs au criblage. Un seul est toujours confirmé comme étant de souche britannique. «La menace est réelle. C’est quelque chose qui pourrait faire rapidement changer le portrait de notre région», rappelle l’agente d’information du CIUSSS MCQ, Kellie Forand.

La région est toutefois l’une des moins touchées par les variants actuellement avec un taux de 12,0 par 100 000 habitants. Une situation qui peut s’expliquer par le fait qu’au moment où ils sont apparus, la transmission communautaire avait diminué dans la région.

Celle-ci est toujours faible dans la région, puisque le taux de positivité des tests de dépistage se situe à environ 1%. Ce qui est très bas par rapport à ce qui avait été enregistré au cours des derniers mois, alors qu’il avait monté jusqu’à 9%, en janvier, avant de redescendre autour de 3% à 4% dans les semaines précédent le passage en zone orange.

La menace des variants a possiblement fait en sorte d’inciter les gens à se faire dépister dans la région puisque le CIUSSS observe une hausse du nombre de tests au cours des derniers jours. Lundi, ce sont 100% des rendez-vous disponibles qui avaient d’ailleurs été comblés à la clinique de Trois-Rivières. Depuis environ deux semaines, il se fait environ 1600 à 1700 tests par jour dans la région, alors que le nombre avait redescendu à environ 1200.

Pour ce qui est du nombre d’hospitalisations, il demeure toujours bas dans la région. On comptait sept patients, lundi, soit une hausse de deux personnes qui ont été admises à l’unité COVID du CHAUR de Trois-Rivières. Une seule se trouvait aux soins intensifs.

Vaccination: encore un bon rythme

D’ici dimanche prochain, ce sont plus de 15 000 personnes qui auront été vaccinées en Mauricie et au Centre-du-Québec. De lundi à dimanche, ce sont en effet 15 663 rendez-vous qui ont été donnés dans les différents sites de vaccination de la région. Selon les dernières données, 67 395 doses ont été administrées dans la région.

Pour le moment, le CIUSSS MCQ n’avait toujours pas eu de nouvelles concernant des arrivages additionnels en lien avec les 3,3 millions de doses supplémentaires qui sont attendues au Canada cette semaine, ce qui pourrait permettre d’ajouter des plages de rendez-vous.

Pour ce qui est de la consigne concernant le fait que le vaccin d’AstraZeneca ne devra pas être administré aux personnes de moins de 55 ans, ça ne devrait pas poser trop de problèmes pour le moment. Quelques plages de rendez-vous pourraient être touchées chez les travailleurs du réseau la santé et des résidences privées pour aînés. «L’attention sera surtout portée sur ceux qui l’ont déjà reçu», nous a fait savoir Kellie Forand.

Avec  Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Pluie : l’eau monte dans le sous-sol de résidents du Cap-de-la-Madeleine

mars 28, 2021

D’ici lundi matin, jusqu’à 40 millimètres de pluie seront tombés sur la Mauricie. Bien que les impacts sur les cours d’eau ne se fassent pas encore beaucoup sentir, des résidents du secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, ont vu l’eau monter dans leur sous-sol.

Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol.

© /Radio-Canada Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol.

Ces résidents de la rue Beauchemin vivent cette situation depuis le mois de décembre. Ils estiment que la Ville en est responsable après avoir effectué des travaux. Mais depuis vendredi, la situation s’est aggravée.

Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol. Elle a passé la fin de semaine à déplacer ses meubles et ses biens.

«On est pas mal inquiété par ça. On va voir ça en allant se coucher, en se levant le matin, la nuit des fois on se réveille on va voir de quoi ça a l’air et on ne peut pas laisser fonctionner la pompe parce que le moteur va brûler. Ce n’est pas une sump pump, c’est une pompe de surface», dit-elle.

Son propriétaire lui fournira un petit entrepôt temporaire pour s’assurer que ses effets personnels puissent rester au sec. Cependant, elle sent que la situation commence à inquiéter les parents des enfants de sa garderie en milieu familial.Dans sa maison où elle tient une garderie familiale, Andréanne Deslauriers accueille plusieurs jeunes enfants.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada Dans sa maison où elle tient une garderie familiale, Andréanne Deslauriers accueille plusieurs jeunes enfants.

Pour sa part, le voisin immédiat d’Andréanne Deslauriers, Maxime Bouchard, craint pour la santé de ses enfants, notamment de sa fille de 4 ans qui est asthmatique, puisqu’il dit que des odeurs commencent à émaner dans son sous-sol.

Il précise qu’en quatre ans dans ce logement, il n’avait jamais vu une goutte d’eau, avant les travaux de la Ville. Maxime Bouchard craint que la situation ne soit pas réglée avant la fin de l’été.

Selon des résidents, c'est à la suite de travaux effectués sur le réseau d'égouts de la Ville que de l'eau a commencé à s'infiltrer dans leur sous-sol.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada Selon des résidents, c’est à la suite de travaux effectués sur le réseau d’égouts de la Ville que de l’eau a commencé à s’infiltrer dans leur sous-sol.

Ils estiment être huit familles touchées par ce problème. Les locataires et les propriétaires sont toujours en attente d’une réponse de la Ville. Pour le moment, les autorités municipales n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

La sécurité civile aux aguets

Le niveau de plusieurs cours d’eau et du fleuve Saint-Laurent continue de monter, alors que le plus fort des précipitations est toujours à venir. La sécurité civile s’attend à ce que le niveau de l’eau grimpe au cours des 24 à 48 prochaines heures.

«On n’est pas vraiment en alerte, on a connu pire vraiment en 2017 et 2019. Mais quand même, il ne faut pas baisser les bras, il ne faut pas dire qu’il n’y aura rien. Il faut vraiment vérifier et vraiment être vigilants et vérifier à l’heure près, si on peut dire. Mais pour ce soir et cette nuit, on n’est pas vraiment inquiets», indique le conseiller en sécurité civile, Bernard Létourneau.

Le lac Saint-Pierre a dépassé 2,4 mètres en fin de journée dimanche, ce qui représente le seuil de surveillance du ministère de la Sécurité publique. Ce dernier prévoit que le niveau de l’eau franchira le seuil d’inondation mineure entre lundi et mardi.

Il est toujours possible de suivre le niveau des différents cours d’eau de la région sur le site du ministère.

Par Radio-Canada avec les informations de Pascale Langlois

Place aux Journées internationales de la Francophonie en Mauricie

mars 19, 2021

 

Trois-Rivières — Le coup d’envoi des Journées internationales de la Francophonie (JIF) en Mauricie a été donné, jeudi, avec le gala d’ouverture virtuel sous le thème «Fiers au cœur de la francophonie». L’événement a réuni des dizaines de personnes d’un peu partout dans le monde, dont les artistes Fred Pellerin, David Goudreault et Zachary Richard à titre d’invités d’honneur.undefined

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«Au-delà de la langue partagée par 300 millions de francophones, la francophonie c’est un partage de valeur humaniste, de paix, de solidarité, d’inclusion, d’équité et de promotion de la diversité dans tous les sens du terme», a souligné Sylvain Benoît, président du comité JIF en Mauricie.

Poésie, chants et témoignages de francophones d’un peu partout dans le monde étaient au programme de ce gala virtuel. Le conteur, écrivain et chanteur de Saint-Élie-de-Caxton, Fred Pellerin, a profité de l’occasion pour partager son amour de la langue française.

«C’est une belle occasion de se rappeler la fierté et le plaisir qu’il peut y avoir à la parler et à partager cette langue-là», a affirmé Fred Pellerin.

«Cette langue-là s’est moulé sur notre réalité, nos façons de faire, nos manières de voir le paysage qu’on regarde, c’est encore la meilleure langue pour dire ce que l’on est», a-t-il ajouté.

L’auteur, slameur et poète, David Goudreault, figurait également au tableau des invités d’honneur avec le chanteur Zachary Richard.

«Moi je l’aime mon français d’ici, mon français d’icitte, qu’il soit pur ou joual qu’il flirte avec le chiac ou qu’il soit soutenu dans nos grandes œuvres. On a un beau français. On a des choses à se dire, des choses à s’écrire, des choses à partager en performance scénique, cinéma, littérature… Alors, mangez-en du français», a lancé David Goudreault.

D’ailleurs, la trentaine de témoignages vidéo présentés sont disponibles sur le site web des Journées internationales de la Francophonie(JIF) en Mauricie.

«Ce sont plus de 35 vidéos provenant de 10 pays que nous avons reçus pour souligner les célébrations de la francophonie. La Mauricie rayonne à travers le monde», a dévoilé Sylvain Benoît.

En 2019, plus d’une trentaine d’activités avaient eu lieu dans huit municipalités de la région.

«L’année dernière, nous avons été freinés in extremis dans un élan créatif avec une programmation remarquable que nous avons dû annuler. Qu’à cela ne tienne, cette année comme vous tous, nous avons dû nous réinventer pour tout faire à distance et nous avons choisi de relever le défi», a indiqué Sylvain Benoît.

Au total 18 événements à distance sont prévus jusqu’au 28 mars.

Avec Audrey Tremblay – Le Nouvelliste 

Canada-Québec: 17 refus du vaccin d’AstraZeneca en Mauricie et au Centre-du-Québec

mars 16, 2021

Alors que plusieurs pays européens ont suspendu la distribution du vaccin d’AstraZeneca après des cas de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées, 17 Mauriciens et Centricois ont refusé de le recevoir.

Le vaccin d'AstraZeneca n'est pas le plus populaire. Mais pour l'instant, les Canadiens ne peuvent pas encore choisir le vaccin qui leur sera administré.

© Jens Schlueter/Getty Images Le vaccin d’AstraZeneca n’est pas le plus populaire. Mais pour l’instant, les Canadiens ne peuvent pas encore choisir le vaccin qui leur sera administré.

C’est ce qu’a dévoilé le président-directeur général du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (MCQ), Gilles Hudon, au micro de Marie-Claude Julien à l’émission Toujours le matin. Il précise toutefois que ce nombre correspond à moins de 5 % des personnes vaccinées, une proportion moins élevée que ce qui a été observé ailleurs au Québec.

Gilles Hudon rappelle que nos deux paliers de gouvernement ont réitéré leur confiance envers le vaccin d’AstraZeneca. Il indique d’ailleurs que ceux qui le refusent sont priés de reprendre rendez-vous, puisqu’ils ne peuvent demander un vaccin d’une autre compagnie à moins d’une contre-indication médicale, par exemple.

Lors de l’entrevue, Gilles Hudon a également annoncé que les personnes de 65 ans et plus de la Mauricie et du Centre-du-Québec devraient pouvoir s’inscrire sur la liste de vaccination dès la semaine prochaine.

File d’attente devant la clinique vaccination

Le président-directeur général adjoint du CIUSSS MCQ a tenu à rappeler à la population l’importance de se présenter à la clinique de vaccination seulement cinq minutes avant l’heure d’un rendez-vous.

Une longue file d’attente a notamment été constatée lundi à Trois-Rivières.

Pour remédier à la situation, des infirmières ont été ajoutées au niveau de l’évaluation clinique.

Déplacement de la clinique de vaccination pour le GP3R?

Questionné sur la possibilité de déménager la clinique de vaccination, qui occupe actuellement la bâtisse industrielle utilisée l’été par le Grand Prix de Trois-Rivières, Gilles Hudon a souligné que la vaccination était une priorité nationale et québécoise. En principe, les lieux seront occupés pour vacciner la population jusqu’en octobre 2021.

Toutefois, il a précisé que si les locaux étaient requis, le CIUSSS MCQ pourrait envisager d’autres emplacements, décision qui doit être d’abord entérinée par la direction de la santé publique.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada: Commémorations des victimes de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec

mars 10, 2021

Des cérémonies auront lieu le jeudi 11 mars dans la région pour souligner la Journée de commémoration nationale en mémoire des victimes de la COVID-19.

516 personnes sont décédés de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec.

© Yoann Dénécé/Radio-Canada 516 personnes sont décédés de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Cérémonie à l’hôtel de ville de Shawinigan

Le conseil municipal de Shawinigan tiendra une courte cérémonie en mémoire des victimes de la COVID-19.

Le public est invité à se rendre à 12 h 30 devant l’hôtel de ville, jeudi. Le port du couvre-visage est demandé.

«Les familles et les proches des victimes sont tout particulièrement invitées à y participer», indique la Ville par voie de communiqué.

Les conseillers municipaux souhaitent aussi saisir l’occasion pour rendre hommage «à toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont conjugué leurs efforts pour lutter contre cette pandémie».

Minute de silence à Drummondville et Nicolet

Les élus de Drummondville ont prévu tenir une minute de silence devant l’hôtel de ville à 13 h le 11 mars. Ils invitent le public à se joindre à eux.

À Nicolet, les citoyens sont conviés à une cérémonie des roses qui aura lieu à 12 h 50 devant l’oeuvre CovidArt dans le parc Marguerite-d’Youville.

Les villes de Bécancour et de Trois-Rivières mettront quant à elles leurs drapeaux en berne.

Commémorations religieuses

Les églises du diocèse de Trois-Rivières et du reste du Québec feront sonner leurs cloches à 13 h 02 le jeudi 11 mars.

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine ouvrira ses portes de 10 h 30 à 18 h et les gens sont invités à déposer des fleurs ou une rose blanche à la basilique. Un organiste sera sur place pour accompagner les gens qui iront se recueillir.

À Shawinigan, la paroisse regroupée Notre-Dame-de-la-Joie dévoilera quant à elle une plaque en souvenir des personnes décédées de la Covid-19, à 13 h 15, à la croix du Calvaire au coin de la 105e avenue et de la 125e rue dans le secteur Shawinigan-Sud.

Une cérémonie se tiendra aussi à l’église Saint-Paul dans le secteur Grand-Mère entre 12 h 30 et 13 h 30. Les clochers et les églises du secteur de Shawinigan-Sud seront aussi illuminés entre 19 h et 19 h 30.

Avec CBC/Radio-Canada

Québec/COVID-19: une première éclosion dans un CHSLD de la Mauricie

décembre 14, 2020

Trois-Rivières — Le bilan de la Santé publique fait état de 57 nouveaux cas en Mauricie-Centre-du-Québec ainsi que deux décès supplémentaires liés aux éclosions dans les résidences privées pour aînés. La région retient également son souffle alors qu’une première éclosion en Maurice depuis le début de la deuxième vague s’est déclarée en fin de semaine au CHSLD Saint-Maurice de Shawinigan.Une éclosion s’est déclarée au CHSLD Saint-Maurice, à Shawinigan.

© SYLVAIN MAYER Une éclosion s’est déclarée au CHSLD Saint-Maurice, à Shawinigan.

Les secteurs les plus touchés sont encore une fois la MRC d’Arthabaska, qui a enregistré une augmentation de 20 nouveaux cas, et la MRC de Drummond, en hausse de 15. Trois-Rivières suit avec 10, l’agglomération de La Tuque avec trois, les MRC de Mékinac et de Nicolet-Yamaska avec deux et la MRC de Bécancour avec une nouvelle personne infectée.

On note également 53 nouvelles guérisons dans la région. Le nombre de cas actifs a quant à lui augmenté de trois et se situe actuellement à 779 en Mauricie et au Centre-du-Québec.

La pression sur les hospitalisations est une fois de plus à la baisse, alors que cinq places se sont libérées dans les unités COVID de Trois-Rivières et de Drummondville. Il y a également deux personnes qui ont quitté les soins intensifs. Lundi, 46 personnes atteintes du coronavirus étaient hospitalisées dans la région. Ce qui représente un taux d’occupation de 67%.

Des éclosions à surveiller

La Mauricie a enregistré sa première éclosion en CHSLD, en fin de semaine, alors qu’un employé et deux usagers du Centre d’hébergement Saint-Maurice ont été déclarés positifs à la suite d’un dépistage massif.

Du côté du CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec, on assure qu’on a appris des leçons du printemps dernier, où plusieurs personnes avaient perdu la vie à la suite d’éclosions dans les CHSLD.

«Au cours de l’été, il y a eu beaucoup de formations. Le personnel est beaucoup plus au courant. L’équipement de protection est complètement différent de ce qu’on avait connu au printemps. Toutes les précautions sont prises au niveau de la protection de contrôle des infections. On avait fait aussi l’élaboration de plans pour l’élaboration de zones chaudes en centre d’hébergement. On avait fait des simulations», énumère Guillaume Cliche, agent d’information du CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec.

La zone chaude a donc été déployée très rapidement, autant au CHSLD Saint-Maurice qu’au CHSLD Frederic-George-Heriot, de Drummondville, où une éclosion s’est déclarée la semaine dernière. Une zone qui est plus efficiente que celle qui avait été implantée au printemps, assure l’agent d’information du CIUSSS.

La situation est un peu différente au CHSLD Saint-Maurice, puisque l’éclosion s’est produite dans une unité prothétique où se trouvent des personnes qui peuvent présenter des problématiques d’errance et qui ne comprennent pas les règles à suivre.

L’aile prothétique, où se trouvaient sept résidents, a donc été circonscrite du reste du CHSLD. Une surveillance plus importante y est apportée pour éviter les contacts avec les autres usagers. Les deux personnes infectées ont quant à elle été transférées dans la zone chaude.

Advenant que des cas se déclarent au sein du reste des usagers, une autre zone chaude devrait être implantée pour éviter le contact avec les personnes qui peuvent faire de l’errance.

De son côté, l’éclosion au CHSLD Frederic-George-Heriot a causé huit nouveaux cas, lundi, dont sept résidents et un employé. Il y a actuellement 19 personnes infectées par la COVID-19, dont 16 résidents.

Dans les résidences privées pour aînés, deux autres résidences se sont ajoutées du côté de Victoriaville pour porter le nombre de milieux en éclosion à 14 dans la région.

À Trois-Rivières, on rapporte six nouveaux cas, dont cinq à la Résidence Laliberté (4 employés, 1 résident) et un résident de la résidence Myosotis. La situation est toujours stable au Centre l’Assomption de Saint-Léonard-d’Aston, à la résidence Laveault de Louiseville, chez Johanne et Gilles, à Shawinigan, et aux Jardins les Becquets de Saint-Pierre-les-Becquets.

Pour ce qui est des éclosions au CHAUR, trois employés de l’unité COVID de Trois-Rivières ont été déclarés positifs, tout comme un usager de l’unité de neurologie (2J).

Dans les écoles, le dernier bilan publié vendredi fait état de nouveaux cas qui ont été rapportés dans une quinzaine d’établissements de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Une manifestation contre le recours à l’arrêté ministériel

Par ailleurs, une manifestation s’est produite du côté de Victoriaville, lundi midi, afin de dénoncer l’utilisation abusive des arrêtés ministériels du gouvernement Legault. Ce qui permet notamment aux gestionnaires d’imposer des horaires de travail sans le consentement des salariés, et ce, sans aucune justification. Ce qui a mené des milliers de travailleuses et de travailleurs à démissionner au cours des derniers mois, fait valoir le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Pascal Bastarache.

«Monsieur Legault doit revoir ses priorités, il doit arrêter de miser sur l’imposition et les menaces pour arriver à ses fins», a-t-il fait valoir.

Avec Sébastien Lacroix – Le Nouvelliste

Canada-Québec/Mauricie: Une première bordée de neige sur la région

novembre 23, 2020

La Tuque — Les citoyens se sont réveillés avec un décor hivernal, lundi matin, alors que quelques centimètres de neige se sont abattus sur la région. Les accumulations ont varié d’un bout à l’autre de la région entre 9 et 15 centimètres.

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C’est au nord que les citoyens ont pelleté la plus grande quantité de neige, alors que la Haute-Mauricie a reçu une quinzaine de centimètres. À Shawinigan, il est tombé entre 10 et 15 centimètres selon les secteurs et un peu moins de 10 centimètres à Trois-Rivières.

«D’avoir une dizaine de centimètres n’a rien d’exceptionnel (à ce temps-ci de l’année)», affirme Alexandre Parent, météorologue chez Environnement Canada.

La région reçoit habituellement entre 20 et 30 centimètres de neige durant le mois de novembre. À Trois-Rivières, à la fin du mois il reste en moyenne une couverture de 7 centimètres de neige au sol.

«Il ne restera possiblement pas ça à la fin du mois. Il restera probablement uniquement une trace. On risque même de demeurer sous ce que l’on a en moyenne pour un mois de novembre en termes d’accumulation et de neige au sol», note M. Parent.

© FRANÇOIS GERVAIS

Selon ce dernier, il y a peu de chance que la neige du début de semaine soit là pour rester dans le secteur de Trois-Rivières, mais c’est possible dans les secteurs plus au nord.

Au ministère des Transports (MTQ), c’était un coup d’envoi pour cette première bordée significative. Les 150 camions du MTQ ont été déployés sur le terrain dès dimanche.

«Les équipes du ministère étaient à pied d’œuvre avant le début des précipitations dimanche soir. Elles ont travaillé toute la nuit et fait leur parcours en continu pour limiter les accumulations de neige. Il y a eu par la suite les activités d’épandage de fondant», confirme Roxanne Pellerin, porte-parole régionale du MTQ.

«C’est une expertise qu’on a au ministère. Ça revient chaque année et on est toujours très prêt. Il y a une certaine fébrilité avant la première tempête, c’est certain, mais il y a toute une préparation de fait en amont. C’est important de mentionner que chaque tempête est différente. C’est complexe l’entretien hivernal parce qu’on travaille avec de l’anticipation et des prévisions. Il faut s’adapter très rapidement sur le terrain surtout dans une tempête comme celle-ci où ça peut changer de neige à eau à pluie verglaçante», ajoute-t-elle.

Le MTQ entretient plus de 3000 kilomètres de route en Mauricie et au Centre-du-Québec. Près de 30 millions de dollars sont dépensés annuellement pour l’entretien hivernal.

Les citoyens auront une semaine de répit au niveau des précipitations selon Environnement Canada, mais ils devront conjuguer avec des températures plus froides pouvant aller jusqu’à -12 mardi. Par ailleurs, le mercure sera à la hausse à compter du milieu de semaine. Vendredi, les experts prévoient même une température de 7 degrés partout dans la région.

«Ce sera surtout un mode d’averse, des précipitations de façon intermittente, mais il n’y aura pas vraiment d’accumulation. Ce sera une semaine assez tranquille, même en incluant le prochain week-end. Le prochain système d’importance à surveiller semble être probablement pour le début de la semaine prochaine», a conclu Alexandre Parent, météorologue chez Environnement Canada.

Avec Le Nouvelliste par  Audrey Tremblay

Canada-Québec: Plus de 300 nouvelles places subventionnées en garderie en Mauricie

octobre 5, 2020
Trois-Rivières — La Mauricie bénéficiera prochainement de 313 supplémentaires subventionnées en CPE et en garderies. C’est ce que doit annoncer lundi le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, selon ce qu’a appris Le Nouvelliste.
Le ministère de la Famille doit annoncer lundi la création de 313 nouvelles places subventionnées en garderie ou en CPE en Mauricie.
© ÉTIENNE RANGER, LE DROIT Le ministère de la Famille doit annoncer lundi la création de 313 nouvelles places subventionnées en garderie ou en CPE en Mauricie. À Trois-Rivières, 151 places subventionnées seront créées, soit 106 sur le territoire du CLSC Trois-Rivières, excluant la municipalité de Saint-Étienne-des-Grès, et 45 sur le territoire du CLSC Cap-de-la-Madeleine.

Dans le reste de la région, notons que 72 places seront créées dans la MRC des Chenaux, 58 à Shawinigan et 32 dans la MRC de Maskinongé.

Ces places peuvent venir de nouvelles installations ou de l’agrandissement de CPE ou de garderies déjà existants.

Les promoteurs auront jusqu’au 15 janvier prochain pour faire parvenir leur projet au ministère de la Famille. Les projets seront évalués et une sélection se fera ensuite. Le choix des projets et l’octroi du financement devraient avoir lieu l’été prochain.

Ces places subventionnées devraient être rendues disponibles en 2023.

L’appel de projets qui sera lancé par le ministère cible les régions qui ont un déficit particulièrement élevé de nombre de places, au lieu de l’ouvrir à l’ensemble du Québec. La région de Québec recevra de son côté 1132 places, l’Outaouis, 496, et l’Estrie, 350.

Au total, 4359 nouvelles places seront mises en chantier dans les garderies subventionnées et les centres de la petite enfance (CPE) de 13 régions, d’après TVA. Pour la première fois, le ministère de la Famille adopte une approche ciblée pour attribuer les places où les besoins se font le plus sentir. Par exemple, aucune place de plus cette fois-ci à Montréal, où l’on ne dénote pas de manque.

En date du 31 mars 2019, la province comptait 305 083 places existantes dans tous types de services de garde éducatifs à l’enfance reconnus. Autour de 46 000 petits Québécois attendent une place en ce moment.

429 places en chantier

On compte par ailleurs 429 places subventionnées en installation en Mauricie en chantier en ce moment dans la région. Ces places résultent pour la plupart d’anciens appels de projets remontant à 2011, 2013 et 2018. L’ancien gouvernement libéral avait été accusé par la Coalition avenir Québec d’avoir coupé le financement pour l’attribution de ces places.

Le ministre Lacombe avait annoncé leur mise en chantier par le biais de son Plan d’accélération et d’accessibilité des places, en février 2019. Les promoteurs bénéficiaient d’un délai de 24 mois, après l’obtention du financement, pour que leurs projets voient le jour.

Plus récemment, en février 2020, le ministre Lacombe avait également annoncé la création de 2500 places au Québec, principalement destinées aux parents étudiants. La Mauricie devait récolter 239 places et le Centre-du-Québec, 93. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et député de Trois-Rivières, Jean Boulet, avait alors confirmé que la Mauricie était l’une des régions de la province où le déficit de places était le plus élevé.

Par Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste avec Le Soleil, Le Droit et La Tribune

Canada: Quitter Montréal pour venir s’installer en Mauricie

octobre 4, 2020

Avec le télétravail et le confinement, plusieurs Montréalais quittent la métropole pour les régions et Trois-Rivières ne fait pas exception.

Patrick Noita et sa conjointe Aurélia Di Meo ont habité quatre ans à Montréal avant de s'installer en Mauricie.

© /Radio-Canada Patrick Noita et sa conjointe Aurélia Di Meo ont habité quatre ans à Montréal avant de s’installer en Mauricie.

Après quatre années à Montréal, Patrick Noita et sa conjointe Aurélia Di Meo ont eu besoin de changement et ont fait le choix de s’installer dans la région.

Près de la nature, ils ont trouvé un appartement pour tester la vie en région. Puis la pandémie est venue consolider leur choix.

«On a un grand espace autour de nous, on a une belle vue, on une grande terrasse. Donc on a pu profiter tout l’été, même si on était confinés, de l’espace qu’on avait autour de nous. Ça, c’est vraiment vraiment très appréciable. C’est vrai que c’est là où on mesure la différence en fait», se réjouit Aurélia Di Meo.

Aurélia Di Meo et son conjoint Patrick Noita sur le terrain de leur nouvelle résidence en Mauricie.

© /Radio-Canada Aurélia Di Meo et son conjoint Patrick Noita sur le terrain de leur nouvelle résidence en Mauricie.

Selon l’entreprise immobilière duProprio, les résidences se vendent en moyenne 11 jours plus rapidement qu’à la même période l’année dernière. Elle observe aussi plus de surenchères sur les propriétés.

Des jeunes séduits par la région

Le Carrefour Jeunesse Emploi (CJE) de Trois-Rivières, qui accompagne les jeunes dans leur projet de s’établir en région, remarque une hausse des demandes.

«En fait, entre le mois de mars et aujourd’hui, j’ai une cinquantaine de demandes de plus qu’à l’habitude, donc pour un total de 280 quelques personnes qui veulent venir s’établir à Trois-Rivières», explique Anie Lapointe, agente au CJE.

Les effets sur le marché immobilier

Ces nouveaux résidents viennent principalement de Montréal, Québec et Sherbrooke. Conséquence du jeu de l’offre et de la demande, leur arrivée à Trois-Rivières a un effet sur le marché immobilier de la ville et exerce une pression à la hausse sur les prix.

L'entreprise duProprio constate que les résidences se vendent en moyenne 11 jours plus rapidement qu'à la même période l'année dernière.

© /Radio-Canada 
L’entreprise duProprio constate que les résidences se vendent en moyenne 11 jours plus rapidement qu’à la même période l’année dernière.

«Les ventes ont explosé après le déconfinement. Si on regarde du premier juin au 30 d’août, c’est plus de 70% de plus de transactions. Il y a aussi une diminution du nombre de jours nécessaires pour vendre les propriétés. Un délai de vente qui a diminué d’à peu près 11 jours» affirme Martin Desfossés, coach en immobilier chez duProprio.

Avec CBC/Radio-Canada d’après le reportage de Pascale Langlois.

Québec/COVID-19 : la rentrée scolaire repoussée de deux semaines à Wemotaci en Haute-Mauricie

août 8, 2020

 

La rentrée se fera deux semaines plus tard que prévu, soit le 31 août, dans les écoles Seskitin et Nikanik de Wemotaci.
© Audrey Tremblay La rentrée se fera deux semaines plus tard que prévu, soit le 31 août, dans les écoles Seskitin et Nikanik de Wemotaci
WEMOTACI — La rentrée scolaire des écoles primaires Seskitin et Nikanik, à Wemotaci, sera repoussée de deux semaines. Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci a annoncé avoir pris cette décision en raison de la présence d’un premier cas confirmé de COVID-19 au sein de sa population.Les cours débuteront donc le 31 août pour les écoliers de Wemotaci. Selon une communication sur la page Facebook du Conseil, ce report va lui permettre, ainsi qu’au Comité restreint des mesures d’urgence et aux directions du secteur Éducation et formation et des deux écoles «d’évaluer la situation à la suite de nombreux tests de dépistage de la COVID-19 réalisés dans la communauté et de mettre en place des mesures de protection afin d’assurer la sécurité des élèves et du personnel». Le personnel venant de l’extérieur devra par ailleurs obligatoirement passer un test de dépistage avant d’arriver dans la communauté.

Le Conseil ajoute que le report de la rentrée aura comme conséquence le retrait d’une semaine culturelle ou de la semaine de relâche. «Pour le personnel qui recevrait un résultat positif, l’accès à la communauté et/ou l’école seront interdits et le protocole de la santé publique s’appliquera», est-il indiqué dans la communication.

La situation sera réévaluée la semaine prochaine. Si d’autres changements devaient affecter davantage la rentrée scolaire, la population sera avisée, promet le Conseil.

Rappelons qu’un premier cas de COVID-19 à Wemotaci a été confirmé le 2 août dernier par le Conseil. Il s’agissait du second cas enregistré en Haute-Mauricie, le premier ayant été enregistré à La Tuque, le 31 juillet. Depuis, le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec n’a recensé aucun autre cas dans ce secteur, selon son plus récent bilan.

Vendredi, on comptait 2103 cas de COVID-19 dans la région, dont 1669 en Mauricie et 434 au Centre-du-Québec.

Avec Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local – Le Nouvelliste