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Du matériel médical et des médicaments du Québec en route vers l’Ukraine

avril 17, 2022

Jacques Paradis et Michel Riou de Collaboration santé internationale Photo : Radio-Canada

La guerre en Ukraine place l’organisme Collaboration santé internationale en mode « urgence » pour envoyer rapidement du matériel médical et des médicaments dans le corridor humanitaire vers ce pays bombardé par les Russes.

Depuis le jour 1, on reçoit des messages de citoyens, de membres de la diaspora au Québec, de nos collaborateurs pour envoyer des dons en Ukraine. Pour accélérer le processus, nous faisons maintenant des envois aériens, plutôt que maritimes, lance d’un ton enthousiaste et déterminé, Jacques Paradis, directeur général de Collaboration santé internationale (CSI).

Cet organisme, né en 1968, a développé son expertise pour devenir le seul groupe à récupérer et revaloriser du matériel et des médicaments des hôpitaux du système de santé québécois.

Et contrairement à la croyance populaire, nous n’envoyons pas de médicament périmé, poursuit à son tour Michel Riou, un pharmacien à la retraite et bénévole pour l’organisme de Québec.

Ce dernier nous montre une boîte de pilules d’acétaminophène. Tous les médicaments doivent avoir au moins 18 mois avant la date d’expiration, précise-t-il.

Une bouteille de comprimés à envoyer en Ukraine et ailleurs. Photo : Radio-Canada

Une garantie

L’expertise de CSI se situe dans la cueillette, l’emballage et l’envoi du matériel, qui provient à 90 % des hôpitaux du Québec, ainsi que des dons des partenaires comme les compagnies pharmaceutiques.

Mais nous avons les bons contacts. Ainsi, le matériel arrive au bon moment, au bon endroit et à la bonne personne. C’est primordial dans le domaine de l’aide humanitaire, explique Jacques Paradis.

Le directeur général donne comme exemple le fait qu’ils reçoivent des messages dès que le matériel est arrivé sur place, parfois même des photos. Nous parlons régulièrement avec des gens sur le terrain. Récemment, un collaborateur nous a parlé alors qu’il partait pour Boutcha, et c’est un désastre total, mais on a cette chance d’avoir un lien direct avec le terrain, illustre-t-il.

Une palette de produits médicaux prête à partir pour l’Ukraine. Le matériel sera d’abord acheminé en Pologne où un organisme ukrainien prendra possession du matériel à l’aéroport. Photo : Radio-Canada

Il est difficile pour le directeur général de quantifier le matériel et les médicaments envoyés seulement en Ukraine. Mais pour vous donner une idée, cette semaine on envoie environ huit palettes de matériel, indique-t-il.

Dans l’entrepôt de Collaboration santé internationale, il est possible de voir ces palettes, avec une cinquantaine de boîtes de médicament, qui iront vers la capitale ukrainienne en passant par la Pologne.

Jacques Paradis tient à mentionner que l’organisme poursuit ses démarches d’aide dans d’autres pays, en Afrique entre autres, en même temps qu’il planifie les envois en zone de guerre.

800 trousses de premiers soins

Prochainement, ce sont 800 trousses de premiers soins qui seront envoyées en Ukraine. Il s’agit d’un don d’Hydro-Québec qui devait se départir de ces trousses puisqu’elles ne respectaient plus les nouvelles normes québécoises en santé et sécurité au travail.

Vous y trouverez tout le matériel de première ligne, précise le pharmacien et bénévole Michel Riou. C’est ce qu’on fait avec CSI, on cible où sont les besoins, on reçoit des dons des partenaires, et on envoie le produit au bon endroit et dans la bonne quantité.

Une des 800 trousses remises par Hydro-Québec pour un envoi en Ukraine. Photo : Radio-Canada

Comme autres médicaments, le pharmacien bénévole ajoute que l’organisme transmet des antibiotiques et des corticoïdes entre autres. On envoie des médicaments d’urgence, moins de médicaments pour le système nerveux central, mentionne-t-il.

Celui qui a pratiqué en pharmacie durant une trentaine d’années se dit heureux de pouvoir collaborer à cet effort d’aide. Mon métier m’a beaucoup apporté financièrement et psychologiquement, et donc, je veux redonner sans rétribution.

Les citoyens aussi peuvent aider

Les membres de la diaspora de divers pays, dont l’Ukraine, font aussi partie des démarches de l’organisme. Les Ukrainiens d’ici nous ont appelés aussi pour demander comment ils peuvent aider, raconte le directeur général de CSI.

En partenariat avec Collaboration santé internationale, Jacques Fadous et Marie Anne Dayé organisent une collecte de fonds pour faire parvenir un conteneur de matériel médical et de médicaments au Liban.

Nous sommes d’origine libanaise et on voulait aider à la suite de l’explosion dans le port de Beyrouth en août 2020. Notre pays vit une des prises crises de son histoire, souligne Jacques Fadous.

La pâtisserie Denis Tannous dans Sainte-Foy remettra 1 $ au Projet Liban pour chaque boîte de baklavas vendue. Photo : Radio-Canada

Leur objectif est d’amasser 15 200 dollars pour payer les frais de livraison du conteneur et le dédouanement, entre autres. Il y a un certain malaise à demander de l’aide à la population avec ce qu’il se passe en Ukraine, ça vient nous chercher, mais on a décidé de concentrer nos efforts pour notre pays d’origine, ajoute-t-il.

Les gens sont invités à donner au Projet Liban. Collaboration santé internationale aide aussi les organisateurs à faire connaître la campagne de financement.

Nous avons un onglet sur notre site et nous en parlons sur nos réseaux sociaux. Les gens qui donnent savent aussi que l’argent ira directement dans ce projet spécifique, dit Jacques Paradis de CSI.

C’est un projet pour lequel il faut toutefois être patient. Nous avons eu l’idée en septembre 2021. Puis nous avons trouvé l’organisme à qui nous voulions faire le don au Liban. Et maintenant, nous faisons le financement, illustre Jacques Fadous.

Ce dernier ne ferme pas la porte à l’idée d’organiser une autre campagne de ce genre dans le futur.

Radio-Canada par Audrey Paris

Burundi : Bientôt, plus de médicaments dans les hôpitaux. Le pays s’enfonce dans la crise

août 9, 2016

Tant que la paix et la stabilité ne seront pas revenues au Burundi, on se posera, toujours, la question de savoir, pourquoi, malgré les sages conseils de ses amis, bailleurs de fonds et partenaires au développement, Pierre Nkurunziza avait choisi, contre l’avis de la grande majorité de son peuple et même de son propre parti politique, le CNDD-FDD, de faire un troisième mandat ? Aujourd’hui, c’est le Burundi qui n’est plus un pays, et qui est en train de s’écrouler littéralement : dans les hôpitaux, même les médicaments commencent à manquer, ce qui montre que les difficultés du pays franchissent un nouveau seuil.

En effet, la pénurie des devises causée par la crise politique et sécuritaire a, incontestablement, entraîné une pénurie de médicaments. D’ores et déjà, les hôpitaux alertent sur un possible désastre sanitaire. Sans réaction du petit despote de Bujumbura (Pierre Nkurunziza).

La raison de cette situation est très simple : ce que le Burundi importe est de loin supérieur à ses recettes d’exportation, essentiellement, composées du café et du thé. Les aides bilatérales et multilatérales dont l’aide européenne était la plus grande composante, ayant été supprimées à cause de l’entêtement du régime à refuser un dialogue inclusif, sous l’égide de la communauté internationale, le Burundi ne fait que s’enfoncer dans la crise.

Cette crise a de sérieuses conséquences sur l’économie du pays. Certaines denrées de première nécessité comme l’huile ou le riz et autres produits alimentaires connaissent une flambée des prix. Certains hôpitaux commencent, aussi, à accuser le matériel de première nécessité comme l’alcool, les seringues, du coton, etc. Dans un avenir très proche, ils ne pourront plus dispenser les soins les plus élémentaires aux patients. D’ores et déjà, les professionnels de la santé parlent d’un désastre sanitaire à venir.

Dans un courrier envoyé en février dernier, le président français, François Hollande (sur notre photo en train d’accueillir Pierre Nkurunziza à l’Elysée en 2013), avait exhorté son homologue, Pierre Nkurunziza, à changer de fusil d’épaule, en acceptant la convocation d’un dialogue inclusif, à l’étranger, sous l’égide de la communauté internationale. En guise de réponse, le petit despote de Bujumbura s’est, tout simplement, bouché les oreilles, en prenant le soin de bien fermer les yeux. Le refus d’accueillir les policiers estampillés « Nations-Unies », à la demande de la France, afin d’accompagner le processus de dégel et du retour à la confiance, a montré à Hollande qu’il se faisait de fausses idées sur Nkurunziza : il n’est qu’un petit despote qui a opté de s’accrocher au pouvoir, quel qu’en soit le prix à payer.

Afriqueeducation.com

Prince est mort d’une overdose de médicaments opiacés

juin 2, 2016

New York – Le chanteur américain Prince est mort des suites d’une overdose de médicaments à base d’opiacés, a révélé jeudi le quotidien Minneapolis Star Tribune, citant une source proche de l’enquête.

L’hypothèse d’un abus de ces médicaments anti-douleur avait été évoquée quelques heures après le décès de l’artiste, le 21 avril, et plusieurs éléments et témoignages avaient, depuis, pointé vers ce scénario.

Le quotidien de Minneapolis, ville natale du chanteur, n’indique pas si cette conclusion est appuyée ou non sur les résultats de l’autopsie, pratiquée au lendemain de la mort de Prince.

Interrogés par l’AFP, la police du comté de Carver, responsable de l’enquête, et l’institut médicolégal se sont refusés à tout commentaire et ont indiqué qu’il n’était pas prévu de publier jeudi les résultats de l’autopsie.

Fin mai, le Minneapolis Star Tribune avait indiqué que le chanteur suivait un traitement de sevrage prescrit par un médecin du Minnesota, entamé lors des semaines précédent son décès.

Un spécialiste californien des addictions, le docteur californien Howard Kornfeld, a, par ailleurs, révélé avoir été contacté par l’entourage de Prince la veille du décès, pour solliciter ses services.

Dans l’impossibilité de se rendre immédiatement à Chanhassen, où se trouve Paisley Park, résidence du musicien, il avait dépêché son fils sur place.

Ce dernier est arrivé sur place le 21 avril au matin et a découvert, avec des membres de l’entourage du chanteur, Prince mort dans un ascenseur de la résidence.

Les opiacés, médicaments antidouleurs qui contiennent un dérivé de l’opium, sont responsables d’une vague d’overdoses qui frappe les Etats-Unis depuis plusieurs années.

En 2014, 14.000 personnes sont mortes d’une overdose impliquant ces médicaments, selon les données du Centre américain de prévention et de contrôle des maladies (CDC).

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2016 19h36)

Venezuela: au moins 13 détenus morts et 145 intoxiqués par des médicaments

novembre 27, 2014

Caracas – Au moins 13 détenus sont morts mercredi au Venezuela et 145 se sont intoxiqués avec des médicaments, alors qu’ils protestaient pour de meilleures conditions dans la prison d’Uribana (sud-ouest), ont annoncé les autorités.

Un précédent bilan de l’Observatoire vénézuélien des prisons (OVP), une ONG de défense des droits des détenus, faisait état d’au moins 21 morts.

Selon le ministère des Établissements pénitentiaires, les détenus, qui avaient entamé une grève de la faim, ont pris d’assaut l’infirmerie de la prison et ont ingéré de nombreux médicaments, notamment des antibiotiques et des cachets contre l’épilepsie et l’hypertension.

La protestation, commencée le lundi, visait à dénoncer les traitements inhumains et les violations des droits de l’Homme dont ils disent être victimes de la part du personnel pénitentiaire de cette prison de l’État de Lara.

Une équipe d’experts a été désignée par les autorités pour enquêter sur la mort des 13 détenus.

Les services de la justice ont par ailleurs indiqué qu’au même moment, dans un centre de détention provisoire près de Caracas, 41 détenus ont pris la fuite après avoir percé un trou dans le mur.

Le système pénitentiaire au Venezuela se caractérise par une forte surpopulation, et les détenus dénoncent régulièrement les atteintes aux droits de l’Homme, les cas de corruption et de violence, tandis que les trafics d’armes et de drogues par les mafias et bandes criminelles sont courants au sein-même des prisons.

Dans ce pays, il y a presque trois fois plus de détenus que de places, selon l’OVP, qui a recensé en quinze ans plus de 16.000 détenus tués derrière les barreaux. Au premier semestre 2014, 150 prisonniers ont perdu la vie.

Selon la même source, à la fin juin on comptait 55.007 prisonniers sur le territoire, pour une capacité théorique de 19.000 places. Parmi les détenus, près des deux tiers étaient en attente de procès. Le Venezuela compte 30 millions d’habitants.

Romandie.com avec(©AFP / 27 novembre 2014 14h07)

RDC : 50 tonnes de médicaments partent en fumée à Kinshasa

août 19, 2011

Un incendie a détruit mercredi un stock d’environ cinquante tonnes de médicaments à Kinshasa. Un accident qui risque de perturber l’approvisionnement de certaines provinces de la République démocratique du Congo (RDC).

La Fédération des centrales d’approvisionnement et médicaments essentiels (Fedecam) a pris feu mercredi à l’aube à Barumbu, une commune du nord de Kinshasa. Un court-circuit serait à l’origine de l’incendie.

« La Fedecam stockait des médicaments de type essentiel, qui répondent à toutes les maladies répandues en RDC » a fait savoir Jean-Claude Deka, secrétaire-général de la Fédération. « Il y avait notamment des antibiotiques, des anti diarrhéiques… Toute une gamme de produits qu’on peut trouver dans un dépôt pharmaceutique », a-t-il ajouté.

Quelque 525 000 dollars de pertes

Le pharmacien responsable de la Fedecam, Jean-Pierre Umba, a indiqué qu’ils avaient « près de 50 tonnes de médicaments, soit l’équivalent de 5 containers d’environs 60 mètres cubes ». Les pertes sont estimées à 350 000 dollars pour les médicaments et à 175 000 dollars pour les équipements. « L’Association de santé familiale nous avait par ailleurs confié 22 millions de préservatifs qui devaient être distribués en provinces mais ils ont aussi brûlé », a expliqué M. Deka.

Minimisant l’impact de l’incendie, l’attaché de presse du ministère de la Santé Kinshasa, Saint-Augustin Sengwa, a fait savoir que la Fedecam n’était pas « l’unique structure où l’on stocke les médicaments. En province, il y a des structures parallèles (…). Il n’y aura pas tellement d’impact négatif ».

Nouveaux arrivages

La Fedecam a quant à elle estimé que l’incendie allait affecter « certaines centrales d’achat en provinces qui n’avaient pas encore reçu leur stock ». Des médicaments contre le paludisme destiné aux Kasaï occidental et oriental ont notamment été détruits.

La fédération doit cependant recevoir à partir de la semaine prochaine de nouveaux arrivages. Mais le problème est de savoir ou les entreposer. « Nous attendons sept containers qui viennent des partenaires. Nous ne seront pas en mesure de les garder » a précisé le secrétaire général de la fédération. « On cherche un endroit approprié pour entreposer ces médicaments (…). Cette solution sera provisoire, a expliqué l’attaché de presse du ministère de la Santé, qui a précisé que les locaux de la Fedecam allaient être « réhabilités ».

Jeuneafrique.com avec AFP