Posts Tagged ‘meiway’

À Toulouse, un hommage dansant à DJ Arafat

octobre 24, 2019

Hommage du chorégraphe camerounais James Carlès au chanteur ivoirien. © DR

Une soirée coupé-décalé, avec le chanteur ivoirien Meiway, aura lieu le 29 octobre, lors de la 21e édition du festival pluridisciplinaire Danses et continents noirs à Toulouse, dans le sud de la France.

L’enfant terrible du coupé-décalé continue d’être célébré trois mois après sa mort violente le 12 août dernier à Abidjan. À Toulouse, le festival Danses et continents noirs, qui se tient du 26 octobre au 8 novembre et fête cette année sa 21e édition, a prévu une soirée spéciale en l’honneur de l’artiste ivoirien.

Le 29 octobre, un hommage en danse et en musique sera rendu à DJ Arafat. Une première partie verra intervenir DJ Robert (de DSH Studio), puis la compagnie du chorégraphe James Carlès (fondateur et directeur du festival), avant une deuxième partie « 200 % zoblazo » avec la star ivoirienne Meiway, accompagné d’un DJ et de danseurs.

« J’avais découvert un jeune homme assez timide »

« J’ai reçu très violemment l’annonce du décès de DJ Arafat, confie James Carlès. En 2012, je m’étais rendu à Abidjan pour travailler un spectacle sur le coupé-décalé et interviewer les créateurs locaux, comme Boro Sanguy, Serge Defalet (La Jet Set), et évidemment Arafat. Chez lui, il y avait une impertinence, de la provocation, une manière d’être rebelle. Je me souviens de son côté bling, du 4×4 vert qu’il avait à l’époque. Mais lorsque je lui avais parlé loin de la foule et des concerts, j’avais découvert un jeune homme assez timide, effacé, un peu perdu. »

La star ivoirienne Meiway. © DR

Le travail de terrain, presque de reportage, mené par le chorégraphe d’origine camerounaise, aboutira en 2014 à la création, en collaboration avec la chorégraphe et danseuse sud-africaine Robyn Orlin, du spectacle « Coupé-décalé ». Il en livrera un court extrait durant la soirée du 29 octobre. « Arafat était un bon danseur. Il stimulait ses danseurs autant qu’il était stimulé par eux, il ne pouvait pas concevoir de musique sans danse, son rapport au son et au geste était fusionnel », remarque James Carlès qui observe que les danseurs de l’artiste avaient un niveau souvent quasi-professionnel. Certains, comme Ordinateur, ont d’ailleurs poursuivi leur carrière dans le circuit pro européen.

La saison 2020 déjà quasiment programmée

Le chorégraphe souligne une différence entre danseurs de coupé-décalé français et ivoiriens : « Chez les seconds, il y a peut-être moins de technique, mais il y a une urgence, un geste plus brut et incisif qui est lié au contexte de guerre dans lequel est né le coupé-décalé ». Durant la soirée hommage du 29 octobre, l’artiste Meiway s’est imposé comme une évidence. « Pour moi, il s’agit de l’un des précurseurs de la musique urbaine africaine. Il est très créatif, très inventif, et a maintenant plusieurs dizaines d’années de métier derrière lui. Je le vois comme un parrain d’Arafat, même intellectuel. »

Cette 21e édition du festival, mêlant théâtre, danse et musique, propose évidemment d’autres surprises. Notamment des spectacles de la chorégraphe américaine Carolyn Carlson, avec laquelle James Carlès entretien un rapport « de maître à élève ». Et la saison 2020, déjà quasiment programmée, sera plus étoffée. Meiway reviendra avec un orchestre ; une pièce d’un metteur en scène rwandais narrera l’histoire de l’indépendantiste camerounais Ruben Um Nyobè, tué par l’armée française en 1958, et une star ghanéenne ou nigériane viendra représenter la scène afrobeats.

Jeuneafrique.com par Léo Pajon

Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié victime d’un malaise vagal

mai 1, 2013
Visite
© Abidjan.net par Prisca
Visite de courtoisie : le nouveau Président de l`Assemblée nationale, Guillaume Soro chez Bedié
Mercredi 14 mars 2012. Abidjan. Résidence du Président du PDCI-RDA et du RHDP. Le nouveau Président de l`Assemblée nationale, Guillaume Soro rend une visite de courtoisie au président Henri Konan Bedié (photo)

L’ancien président ivoirien, Aimé Henri Konan Bédié a été victime dans la nuit de mardi à mercredi d’un malaise vagal lors des festivités marquant les 67 ans du Parti démocratique de Côte d’ Ivoire (PDCI, ex parti unique) dont il est le leader.

Les faits se sont déroulés dans un grand hôtel de la capitale économique ivoirienne, suscitant une énorme peur et une réelle inquiétude parmi l’assistance.

Selon le service de communication du PDCI contacté par APA mercredi en début d’après-midi, M. Bédié se porte ‘’très bien » et se trouve ‘’chez lui à sa résidence ».

 »Le président Bédié rencontre demain (jeudi) à 10h30 le comité préparatoire du congrès du PDCI à sa résidence de Cocody » a ajouté la même source.

Le malaise vagal est une forme de trouble courant et généralement sans gravité dû à la chaleur ou à la nourriture, rappelle-t-on.

Les symptômes sont le plus souvent une sensation d’inconfort et d’angoisse avec sentiment de perte de connaissance imminente.

Le président du PDCI a eu néanmoins le temps de délivrer son discours dans lequel, il est revenu sur le ‘’ brillant passé » du parti et ses ‘’sacrifices » consentis pour sauver la nation ivoirienne.

La soirée Gala de l’ex-parti au pouvoir fondé par Félix Houphouët- Boigny s’est poursuivie avec la prestation de l’artiste ivoirien Meiway.

Apanews.net avec Abidjan.net