Posts Tagged ‘membre du gouvernement’

La Gambie se retire du Commonwealth

octobre 2, 2013

BANJUL (Gambie) – La Gambie, ex-colonie britannique, a annoncé mercredi soir son retrait avec effet immédiat du Commonwealth, organisation anglophone, sans fournir d’explication.

L’opinion publique est informée que le gouvernement de Gambie a quitté les Nations du Commonwealth avec effet immédiat, a affirmé Banjul dans un communiqué.

Le gouvernement se retire du Commonwealth en tant que membre et décide que la Gambie ne sera jamais membre d’une institution néo-coloniale, et ne fera jamais partie d’une institution qui représente un prolongement du colonialisme, a-t-il conclu, sans plus de détails.

Aucun membre du gouvernement n’avait pu être joint mercredi soir pour avoir une explication à cette décision.

Mais un responsable au ministère gambien des Affaires étrangères interrogé par l’AFP sur le sujet a indiqué que cette décision suivait la lancée du gouvernement qui, en avril 2012, a rejeté un accord proposé par le Commonwealth pour la création à Banjul de commissions pour les droits de l’Homme, les médias et la lutte contre la corruption.

Il s’exprimait sous couvert d’anonymat.

En avril 2012, le secrétaire général du Commonwealth s’était rendu en visite à Banjul, où il avait rencontré le président gambien Yahya Jammeh et d’autres responsables gouvernementaux.

Romandie.com avec (©AFP / 02 octobre 2013 23h51)

Côte d’Ivoire : lendemains difficiles après les élections locales

mai 1, 2013
Électeurs mécontents à Koumassi, le 22 avril. Électeurs mécontents à Koumassi, le 22 avril. © Issouf Sanogo/AFP

Résultats contestés, partisans déchaînés, alliés divisés… Les élections municipales et régionales n’ont pas été un franc succès pour le RDR, le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire. L’opposition, elle, se frotte les mains.

Des urnes subtilisées et des affrontements sanglants, des ministres qui ne reconnaissent pas leur défaite, des alliés politiques qui s’écharpent publiquement… Les élections municipales et régionales du 21 avril ont donné lieu à un triste spectacle et à de multiples contestations.

C’est à Abidjan que les tensions ont été les plus vives. À Treichville, les urnes ont été volées lors de la nuit postélectorale. À Koumassi, Ibrahim Cissé Bacongo, le ministre de l’Enseignement supérieur, conteste les chiffres devant la Cour suprême. Ses partisans ont affronté les forces de sécurité, des coups de feu ont été tirés. À Yopougon, le candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, de l’ex-président Henri Konan Bédié) accuse de fraude son concurrent du Rassemblement des républicains (RDR, d’Alassane Ouattara). Dans le Cavally (ouest du pays), deux poids lourds de la politique, Anne Ouloto, membre du gouvernement, et l’ex-ministre Dagobert Banzio, crient chacun victoire…

En l’absence du Front populaire ivoirien (FPI, de Laurent Gbagbo), qui a boycotté un scrutin qu’il qualifie de « mascarade », le RDR et le PDCI ont remporté 23 des 31 régions.

Trompe l’oeil

Mais aux municipales, les deux grandes formations nationales sont arrivées derrière les indépendants, qui créent la surprise en raflant 70 postes de maire (189 résultats disponibles sur 197 communes). Le RDR, quant à lui, remporte 64 municipalités, soit une de plus que lors du dernier scrutin. Une victoire en trompe-l’oeil : en dépit de moyens de campagne très importants, la formation au pouvoir n’est pas parvenue à mobiliser les électeurs (30 % de participation, contre près de 40 % en 2001). Amadou Soumahoro, le secrétaire général par intérim du parti, a connu une grande désillusion en perdant contre un indépendant à Séguéla. Des figures du RDR comme Adama Bictogo ou Sidiki Konaté ont également subi un revers. Mais ce n’est rien comparé au PDCI, qui connaît une nouvelle débâcle avec 46 communes remportées, soit 16 de moins qu’en 2001.

La bagarre entre ces deux grands partis houphouétistes devrait laisser des traces. Depuis des mois, les cadres du PDCI manifestent leur mécontentement envers un allié accusé de vouloir « truster » tous les postes. De leur côté, leurs homologues du RDR veulent s’affranchir de partenaires « jamais contents ». L’opposition se frotte les mains. « Le FPI ne reconnaîtra pas les résultats de ce vote et lance un appel à tous les démocrates et à toutes les forces de progrès afin qu’ils s’unissent sur une plateforme de lutte contre le régime liberticide d’Alassane Ouattara », a expliqué Richard Kodjo, son porte-parole.

Le FPI multiplie les appels du pied aux cadres du PDCI pour constituer une nouvelle alliance. En ligne de mire, la présidentielle de 2015. 

Jeuneafrique.com par Pascal Airault

Nigeria: 19 morts et 4.500 déplacés dans des violences ethniques

avril 2, 2013
Nigeria: 19 morts et 4.500 déplacés dans des violences ethniques Nigeria: 19 morts et 4.500 déplacés dans des violences ethniques © AFP

Des attaques d’éleveurs fulani contre trois communautés du centre-nord du Nigeria ce week-end ont fait 19 morts et 4. 500 déplacés, a déclaré mardi un responsable local.

« Selon le bilan que nous avons établi, 19 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées par des hommes armés, dont on pense qu’il s’agit d’éleveurs fulani, dans des attaques contre trois communautés dans la nuit de samedi à dimanche », a déclaré à l’AFP Kumai Badu, un membre du gouvernement local, précisant que l’incident a eu lieu dans le district de Kaura, dans l’Etat de Kaduna.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire : l’autorité de régulation suspend un marché public attribué par la ministre Ouloto

février 7, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlFait rarissime, l’autorité de régulation des marchés publics  (ANRMP) en Côte d’Ivoire a suspendu un marché attribué par un membre du  gouvernement, en l’occurence Anne Ouloto, ministre de la Salubrité urbaine. La  décision n’a pour l’heure pas été motivée.

L’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP) en Côte d’Ivoire a suspendu le 6 février le marché octroyé par Anne Désirée Ouloto, ministre de la Salubrité urbaine, à  l’entreprise Satarem Greensol. Une première depuis l’avènement d’Alassane  Ouattara, qui a imposé à ses ministres un code de bonne conduite.

La décision a été prise par la Cellule recours et sanctions de l’ANRMP. Dans  un communiqué publié sur son site Internet, lundi soir, celle-ci a annoncé  qu’elle avait suspendu provisoirement le même jour, « les opérations de  passation, d’approbation, d’exécution ou de contrôle de l’appel d’offres  restreint relatif à la concession pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un  schéma de gestion intégrée des déchets solides ménagers et assimilés du district  d’Abidjan ».

Camouflet pour Ouloto

En clair, même si l’ANRMP ne donne pas les raisons qui ont motivé sa  décision, il s’agit d’un camouflet pour Anne Désirée Ouloto. Surnommée Maman  Bulldozer après avoir lancé de spectaculaires opérations de « déguerpissement » dans le pays deux mois après sa nomination, la  ministre de la Salubrité urbaine semblait pourtant sûre de son fait. Réagissant  à une série d’articles publiés dans la presse ivoirienne sur ce marché dont le  montant n’a pas été rendu public, elle avait déclaré que le processus qui avait  abouti au choix de l’entreprise avait été des plus transparents.

« Satarem Greensol, avait-elle souligné, a participé à toutes les étapes  procédurales exigées par le code des marchés publics. Dans le choix de cet  opérateur, il a été privilégié un élément fondamental : la compétence ». Ouloto a voulu jouer la transparence dans ce dossier, comme le demande Alassane  Ouattara qui a fait adopter un code de bonne conduite au gouvernement et a  soumis ses ministres à un code d’éthique.

Cette affaire tombe au moment où Ouloto, l’une des plus célèbres ministres du  gouvernement de Guillaume Soro, compte relancer l’opération « Pays  propre », qui a notamment vu la destruction partielle de la mythique Rue Princesse de  Yopougon à Abidjan avant d’être suspendue.

Pour l’heure, au ministère de la Salubrité urbaine, on refuse de commenter la  décision de l’ANRMP. Il ne fait cependant pas l’ombre d’un doute que la « compétence » de l’entreprise adjudicatrice du marché dans ce  secteur très juteux des déchets ménagers a été appréciée par l’ANRMP d’une autre  façon que la ministre.

Zones d’ombre

Société anonyme au capital de 10 millions FCFA (environ 15 000 euros),  Satarem Greensol a pour président du conseil d’administration Salif Bictogo,  frère d’Adama Bictogo, ministre de l’Intégration africaine. Ce dernier est cité  dans un autre affaire, celle des passeports biométriques, un marché attribué  sous Laurent Gbagbo.

Beaucoup de zones d’ombres subsistent. D’abord, Ouloto a présenté  publiquement Satarem Greensol comme une entreprise française, avant que la  presse de l’opposition ne prouve le contraire. Ensuite, elle a déclaré que  celle-ci avait été choisie parce qu’elle a « présenté les meilleurs  arguments techniques, économiques et financiers et un savoir-faire dans la  gestion intégrée des ordures dans le monde », avant que l’on ne découvre  qu’elle venait juste d’être créée à Abidjan, le 10 novembre 2011. Trois semaines  après que le ministère eut déclaré infructueux le premier appel d’offres lancé  le 20 octobre… Délit d’initié ? La décision définitive de l’ANRMP donnera  sans doute des éléments de réponse.

Jeuneafrique.com par André Silver Konan, à Abidjan