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RDC: trois morts dans une attaque près de l’aéroport de Lubumbashi

décembre 21, 2012

Trois personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi lors d’une attaque d’hommes armés non identifiés près de l’aéroport de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi auprès d’un ONG locale.

« Il y a eu une attaque ce matin, vers 02h00 (00h00 GMT) tout près de l’aéroport par un groupe qu’on n’a pas encore pu identifier. Pour l’instant, nous avons connaissance de trois morts », a déclaré à l’AFP Timothée Mbuya, de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

« Nos patrouilleurs se sont affrontés cette nuit avec des hommes armés non autrement identifiés. Lors des échanges de tirs, il y a eu trois morts: deux côté assaillants et un côté FARDC (Forces armées). Trois assaillants ont été capturés », a précisé à l’AFP un officier supérieur de l’armée.

Selon lui, pour le moment, la situation est « sous contrôle ». Timothée Mbuya a confirmé l’information, indiquant que le calme était revenu dans la zone aéroportuaire. Cependant, les membres du gouvernement provincial sont en conseil de sécurité suite à cet incident, d’après un journaliste de l’AFP.

« Nous sommes infiltrés depuis quelques jours par des diabos (ex-gendarmes katangais en exil en Angola), et ils avaient promis de nous attaquer prochainement », a pour sa part indiqué un haut responsable de l’armée au Katanga, qui reproche aux autorités d’avoir négligé cette menace.

Début août, plusieurs sources avaient affirmé que des hommes armés non identifiés avaient tué au moins deux soldats lors de l' »attaque » de l’aéroport de Lubumbashi, capitale de la riche province minière du Katanga et deuxième ville de la RDC.

« Il n’y a pas eu une attaque mais plutôt des échanges de tirs entre des éléments indisciplinés de la garde républicaine », avait ensuite démenti le vice-gouverneur de la province Gilbert Yav Tshibal.

Début février 2011, un agent de sécurité avait été tué dans ce même aéroport par des rebelles présumés de la Coordination pour le référendum de l’autodétermination du Katanga (Corak), qui avaient été repoussés par les forces armées après trois heures d’affrontements.

Le Katanga est régulièrement secoué par des velléités sécessionnistes depuis juillet 1960, où un de ses dirigeants politiques, Moïse Tshombé, avait proclamé son indépendance, quelques semaines après l’accession du Congo, une colonie belge, à l’indépendance le 30 juin 1960.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: Messe de requiem du Nonce apostolique Mgr Ambrose Madtha

décembre 14, 2012

Avant son inhumation aujourd’hui en Inde son pays d’origine : l’Église catholique et la nation ont rendu hier un vibrant hommage au Nonce apostolique Mgr Ambrose Madtha.

Le chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara a assisté à la messe de requiem du Nonce apostolique, Mgr Ambrose Madtha.

Jeudi 13 décembre 2012. Abidjan. Cathédrale Saint-Paul, Plateau. Levée de corps du Nonce apostolique, Mgr Ambrose Matha, en présence du chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara.

L’hommage de l’église et de la nation à Mgr Madtha

Le Nonce apostolique, Mgr Ambrose Madtha, est désormais commandeur dans l’ordre du mérite national à titre posthume. Celui que le peuple abbey a baptisé ‘’Viagnon’’ qui signifie ‘’l’Agneau’’, a reçu hier l’hommage de l’église et de la nation à la cathédrale Saint-Paul du Plateau.

Avant que la Grande chancelière, Henriette Dagri-Diabaté, ne l’élève à ce rang, le chef de l’Etat Alassane Ouattara et la première Dame, Dominique Ouattara, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, les membres du gouvernement, les présidents d’institutions, les représentants du corps diplomatique, l’archevêque d’Accra, les évêques, les prêtres et les responsables des autres confessions religieuses, se sont tous inclinés devant la dépouille du disparu.

Les fidèles ont accouru de toutes les paroisses pour pleurer leur guide de proximité. La chancelière retient de lui, un homme de paix : «c’était un privilège d’avoir un doyen du corps diplomatique jeune et dynamique. Que son martyre mette fin aux souffrances des peuples de l’Ouest». Pour la vice-doyenne du corps diplomatique, Isabelle Iboula N’Gangueli, ambassadeur de la République du Congo, le représentant du Saint Siège était «un homme d’une grande simplicité et d’humilité. C’était un homme gai plein d’humour aussi. Il a contribué à la réconciliation et il a posé de nombreuses actions sociales.»

L’inhumation du regretté a lieu aujourd’hui en Inde, son pays d’origine, toujours en présence de membres du gouvernement et des représentants de l’Église catholique de Côte d’Ivoire.

Dans son homélie au cours de la messe de requiem, Mgr Jean-Pierre Kutwa, archevêque d’Abidjan, a invité à la réconciliation pour laquelle le défunt a toujours œuvré. « Décidons, en mémoire de celui que nous pleurons, de nous mettre ensemble, d’accepter nos différences, de regarder plutôt ce qui peut nous unir et d’ignorer ce qui pourrait mettre à mal notre cohésion», a exhorté le responsable du diocèse d’Abidjan. Aux fidèles, il a recommandé de ne pas se laisser abattre car, a-t-il argumenté, Jésus est la résurrection et la vie ; celui qui croit en lui vivra, même s’il meurt. «Nous croyons que notre frère Ambrose Madtha ressuscitera. Qu’il repose auprès de Dieu, là où il n’y a ni pleurs, ni douleurs, ni souffrance », est convaincu Mgr Jean-Pierre Kutwa.

Les pères Norbert Abékan, curé de la paroisse Notre Dame de la Tendresse de la Riviera et Jérémie Alofa, secrétaire général de la conférence épiscopale, de même que Martial Eba, un laïc engagé, ont rendu, la veille, un témoignage rempli d’émotions sur la disponibilité du prélat. Les obsèques du chauffeur, Oussény Compaoré, qui a aussi péri au cours de l’accident ayant emporté le Nonce samedi dernier, ont lieu ce matin à Treichville.

Nord-Sud

Mali : fête de l’indépendance réduite au stricte minimum et placée sous haute surveillance

septembre 22, 2012
Dioncouda Traoré devant le Monument de l'Indépendance, le 22 septembre 2012, à Bamako. Dioncouda Traoré devant le Monument de l’Indépendance, le 22 septembre 2012, à Bamako. © Habibou Kouyate/AFP

Le Mali, pour moitié occupé par des islamistes qui contrôlent le Nord, a célébré samedi le 52e anniversaire de son indépendance dans le désarroi, au moment où le président par intérim Dioncouda Traoré prône « la négociation » avec les groupes armés, tout en préparant le pays à « la guerre ».

Encadrée par un grand nombre de militaires, gendarmes, policiers et gardes, une cérémonie brève et très simple a commémoré l’indépendance de l’ex-colonie française (1895-1960) à Bamako.

Le président Dioncounda Traoré a déposé des fleurs sur la place de l’Indépendance, en présence d’ambassadeurs étrangers et de tous les membres du gouvernement, à l’exception du Premier ministre Cheikh Modibo Diarra, en mission à New York auprès de l’ONU.

Le chef d’état-major général adjoint, le Colonel-major Adama Dembélé, représentait la direction de l’armée. Puis une simple prise d’armes symbolique et un petit défilé ont été organisés à l’intérieur même du camp du génie militaire à Bamako, en présence du ministre de la Sécurité intérieure, le général Tiéfing Konaté.

Le chef de l’ex-junte, le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo, basé dans la ville-garnison de Kati (à 15 km de Bamako), n’était présent à aucune des cérémonies.

Un an déjà…

Il y a un an, pour le 51e anniversaire de l’indépendance du Mali, le président Amadou Toumani Touré, au pouvoir depuis dix ans, inaugurait le troisième pont de Bamako, financé par la Chine.

Six mois plus tard, le 22 mars, il était renversé par des militaires dirigé par le capitaine Sanogo, l’accusant d' »incompétence » dans la lutte contre la rébellion touareg et les islamistes dans le Nord. Dans la foulée de ce putsch, le Nord du Mali était passé sous le contrôle des islamistes de la branche maghrébine d’Al-Qaïda et des groupes Ansar Dine et Mujao.

« Ce n’est pas logique de parler d’indépendance quand nos frères et soeurs du Nord vivent sous occupation », commente à Bamako Bintou Maïga, étudiante en droit originaire de Gao. « Mais j’ai confiance en notre armée, même défaite. Elle doit se ressaisir, dépasser ses querelles pour se mettre état de combattre les forces obscures qui occupent les deux-tiers du pays », assure-t-elle.

Vendredi soir, le discours du président malien à la Nation a été double : d’une part, il a appelé les groupes armés qui occupent le Nord à entamer « des négociations sincères, dans le respect strict de l’intégrité territoriale et de la laïcité de la République »; d’autre part, il a demandé à la Nation malienne « l’union sacrée » autour de l’armée, en se présentant comme « le président d’un pays en guerre ».

Une libération du Nord par « la négociation ou par la force »: le président n’a pas tranché. « Puisque nous la préparons, nous ferons la guerre s’il ne nous reste plus d’autre choix », a-t-il déclaré, comme s’il s’y n’était pas du tout résolu.

Perturbations et tergiversations

Samedi, un responsable local à Gao, ville du nord sous contrôle des djihadistes du Mujao et d’Aqmi, a affirmé à l’AFP sur place: « Nous acceptons la main tendue de M. Traoré à une seule condition : que le Mali applique la charia, la loi de Dieu« .

« Si les gens du sud (du Mali) veulent la négociation avec l’application de la charia, nous sommes d’accord. Mais si c’est la guerre qu’ils veulent, nous sommes aussi d’accord. Dieu est le plus fort », a ajouté Alioune Touré, ancien chef de la police islamique de Gao, aujourd’hui chargé de la sécurité, côté sud de la ville.

A Bamako, le colonel Youssouf Traoré, membre du Front anti-putsch (Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la république, FDR), a rejeté devant la presse l’option de la négociation: « Ce qu’il faut, c’est libérer le pays par la guerre », a-t-il affirmé, demandant à la Cédéao de « laisser les armes bloquées dans les ports de Dakar et Conakry revenir au Mali ». Il a par ailleurs évoqué « des perturbations déplorables au sommet de l’Etat ».

Dans un communiqué, le FDR a ensuite fustigé « les tergiversations des pouvoirs publics, consécutives à celles de la junte » et a invité les autorités à satisfaire les demandes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) « afin que la communauté internationale puisse aider l’armée et le pays à libérer le Nord ».

 Jeuneafrique.com

Congo/Cour constitutionnelle : Le président Gérard Bitsindou repose, désormais, au cimetière familial de Madibou

septembre 7, 2012
 
 

Le cercueil posé sur un camion, pour le départ au cimetière.

Décédé dans la nuit du dimanche du 26 août dernier, à Paris, en France, à l’âge de 71 ans, des suites d’une longue maladie, Gérard Bitsindou, président de la cour constitutionnelle, a été inhumé, jeudi 6 septembre 2012, au cimetière familial de Madibou, le 8ème arrondissement de Brazzaville, en présence du président de la République, Denis Sassou Nguesso, et de son épouse, Mme Antoinette, des membres du gouvernement, du corps diplomatique, des corps constitués nationaux, de la famille et d’une grande foule d’amis, de connaissances, de militants et sympathisants, etc.
La dépouille mortelle du président de la Cour constitutionnelle, Gérard Bitsindou, est arrivée à Brazzaville par le régulier d’Air France, mercredi 5 septembre. Elle a été accueillie par le chef de l’Etat et son épouse, les membres du gouvernement, du commandement de la force publique, des institutions de la République et une foule de militants de son parti, des partis alliés et des sympathisants. Le long cortège qui l’a accompagnée s’est dirigée à la résidence où vivait l’illustre disparu, au centre-ville. Les membres de la famille, les amis, etc., se sont ainsi recueillis devant la dépouille installée dans la maison, avant qu’elle ne soit transportée au hall de la préfecture de Brazzaville, pour une veillée funèbre qui a commencé en présence du couple présidentiel et des officiels de la République. Dans la cour de la préfecture, chorales, orchestres et autres groupes de musique traditionnelle ont assuré l’animation, à tour de rôle, toute la nuit.
La journée du jeudi 6 septembre a commencé par un hommage de ses collaborateurs, au siège de la Cour constitutionnelle où la dépouille était installée. Puis, il y a eu la grande cérémonie au hall du palais des congrès, à partir de 11h30. Tour à tour, les différentes autorités nationales (présidents des institutions de la République, membres du gouvernement, membres de la cour constitutionnelle, officiers du commandement de la force publique, membres du cabinet du chef de l’Etat, préfet et maire de Brazzaville, administrateurs-maires, etc) se sont recueillies devant le défunt.
Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, entouré de nombreux prêtres, a célébré la messe animée par la chorale Tanga-Ni-Tanga de la paroisse Saint-Pierre Claver de Bacongo où Gérard Bitsindou priait. Après l’absoute et la bénédiction finale, est intervenu l’hommage de la République dont l’oraison funèbre a été prononcée par Placide Lenga, premier président de la cour suprême, qui a retracé, dans un ton emprunt d’émotion, le parcours de l’illustre disparu, les liens qui les unissaient, et ses qualités d’homme d’Etat qui a rendu de grands services à la République. Sous la musique militaire, le président de la République, accompagné de son épouse, a déposé une gerbe de fleurs devant la dépouille mortelle, avant de s’y recueillir. L’hymne national a, ensuite, retenti, symbolisant ainsi l’hommage de la République à celui qui a présidé aux destinées de la cour constitutionnelle, pendant près de dix ans. Il venait de commencer son deuxième mandat de neuf ans, quand la mort l’a fauché, après des années de souffrances dues à la maladie.
Il faut dire que les obsèques de Gérard Bitsindou ont mobilisé un grand monde que le hall du palais des congrès ne pouvait contenir. Son inhumation a eu lieu à Madibou, suivant la volonté de sa famille, particulièrement de sa mère. Au-delà des obligations républicaines, le couple présidentiel a aussi rendu hommage à un frère, un ami fidèle de longue date. C’est ce qui explique, d’ailleurs, sa présence jusqu’au cimetière familial, à Madibou. 

Lasemaineafricaine.com par J. M.

Guinée: l’opposition se retire des institutions pour protester contre les violences

août 27, 2012

Guinée: l'opposition se retire des institutions pour protester contre les violences Guinée: l’opposition se retire des institutions pour protester contre les violences © AFP

Plusieurs partis de l’opposition guinéenne ont décidé lundi de retirer leurs représentants des institutions du pays, dont le gouvernement et la commission électorale, pour protester contre des violences à l’encontre de leurs militants, a annoncé à l’AFP un des opposants.

« Nous retirons nos représentants du gouvernement, du CNT (Conseil national de la transition, faisant actuellement office de parlement) et de la Céni (Commission électorale nationale indépendante), a déclaré à l’AFP l’ex-Premier ministre Lansana Kouyaté.

Selon lui, l’objectif est de « protester contre les violences perpétrées sur les militants de l’opposition et dénoncer la dérive dictatoriale du nouveau pouvoir de M. Alpha Condé », élu président et investi en décembre 2010.

La décision a été prise par les responsables des principaux partis de l’opposition regroupés au sein de deux coalitions : l’Alliance pour la démocratie et le développement (ADP) et le Collectif des partis pour la finalisation de la transition, qui avaient appelé à une marche lundi matin.

Cette manifestation a été empêchée par les forces de l’ordre, arguant qu’elle n’était pas autorisée. Les opposants qui ont tenté de se rassembler ont été dispersés, donnant lieu à des heurts entre autorités, manifestants et contre-manifestants, selon un communiqué de la direction générale de la police. Il y a eu 20 gendarmes blessés et 38 manifestants interpellés, a précisé à l’AFP un responsable de la police.

La décision de retrait de l’opposition concernera deux ministres sur la quarantaine de membres du gouvernement actuel : ceux du Plan, Souleymane Cissé, et du Contrôle économique et financier, Aboubacar Sidiki Koulibaly (tous deux du PEDN).

L’UFDG et l’UFR ont des représentants à la Céni et au CNT. L’opposition dans son ensemble compte entre trois et quatre membres à la Céni (25 membres au total), et six au CNT (150 membres au total).

Selon l’opposition, la marche prévue lundi et non autorisée par la police visait à réclamer des élections législatives libres et transparentes.

Des législatives devaient initialement se tenir au premier semestre 2011 mais ont été sans cesse reportées pour diverses raisons.

Jeuneafrique.com

Tunisie: le ministre des Finances claque la porte du gouvernement islamiste

juillet 27, 2012

Tunisie: le ministre des Finances claque la porte du gouvernement islamiste 

Tunisie: le ministre des Finances claque la porte du gouvernement islamiste © AFP

Le ministre tunisien des Finances, Houcine Dimassi, a présenté sa démission en raison de divergences politiques avec le gouvernement dirigé par l’islamiste Hamadi Jebali, a-t-on appris vendredi de sources officielles.

« Je confirme cette démission qui a été acceptée », a indiqué à l’AFP Ridha Kazdaghli, membre du cabinet du chef du gouvernement.

Il s’agit du deuxième ministre à claquer la porte du gouvernement depuis l’entrée en fonction fin 2011 de l’équipe au pouvoir composée par le parti islamiste Ennahda et deux partis de centre gauche, Ettakatol et le Congrès pour la république (CPR).

Dans une déclaration écrite dont l’AFP a obtenu copie, M. Dimassi, qui était l’un des rares indépendants à siéger au gouvernement, a expliqué sa démission par des « désaccords grandissants » avec le gouvernement en matière de politiques économique, monétaire et sociale.

M. Dimassi a dénoncé la « politique électoraliste de la plupart des membres du gouvernement » qui a pour conséquence, selon lui, de faire « exploser les dépenses de l’Etat ».

Ces « dérapages » ont, d’après lui, pour « objectif de gagner la sympathie de certaines catégories sociales dans la perspective des prochaines élections ».

M. Dimassi explique également sa décision par son opposition à un projet de loi soumis à l’Assemblée nationale constituante en vue de la réhabilitation et de l’indemnistation de Tunisiens ayant été notamment injustement incarcérés sous l’ancien régime.

Le parti islamiste Ennahda, auquel appartient M. Jebali, a soulevé la controverse en réclamant une indemnisation pour ses partisans et dirigeants opprimés sous l’ancien président Ben Ali, au même titre que les « martyrs de la révolution » qui a chassé ce dernier du pouvoir en janvier 2011.

« Ce projet nécessite des dépenses supplémentaires considérables, compte tenu du nombre important de bénéficiaires potentiels », et ce « au détriment de la situation économique et financière difficile », écrit le ministre démissionnaire.

Dans sa déclaration, cet économiste a aussi dénoncé la manière « arbitraire » et « injuste » avec laquelle le gouverneur de la Banque centrale Mustapha Kamel Nabli avait été limogé et remplacé cette semaine par Chedly Ayari.

En juin dernier, le ministre de la Réforme administrative (Congrès pour la République), Mohamed Abbou, avait démissionné pour protester contre des entraves présumées dans la lutte contre la corruption dans l’administration.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : plusieurs milliards de dollars en biens miniers détournés, selon une ONG

mai 30, 2012
'La perte totale pour le peuple de la RDC dépasse 5,5 milliards de dollars', selon Free Fair DRC. « La perte totale pour le peuple de la RDC dépasse 5,5 milliards de dollars », selon Free Fair DRC. © Gwenn Dubourthoumieu/AFP

D’importants biens miniers ont été vendus à des prix dérisoires à des sociétés fictives étrangères, assure l’ONG britannique Free Fair DRC dans un rapport rendu publique lundi 28 mai, à Kinshasa. L’ONG appelle la classe politique congolaise à œuvrer pour la transparence du secteur minier.

« Des membres du gouvernement de la RDC, en particulier le président actuel, Joseph Kabila, ont vendu d’importants biens miniers à des prix dérisoires à diverses sociétés fictives étrangères » installées pour la plupart aux Îles vierges, a estimé l’ONG britannique Free Fair DRC dans un rapport rendu public lundi 28 mai, à Kinshasa. En mai dernier, la RDC avait pourtant annoncé la publication de tous les contrats miniers.

« La perte totale pour le peuple de la RDC, au titre des biens perdus ou du manque à gagner, dépasse 5,5 milliards de dollars », a ajouté le parlementaire britannique et président de l’ONG, Eric Joyce, qui a recensé 59 entreprises fictives. Dans une lettre au président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, le représentant à Kinshasa de Free Fair DRC, Herman Nzeza, a appelé les parlementaires à œuvrer pour la transparence du secteur minier. « Vous êtes la voix du peuple congolais. Assurez-vous qu’à l’avenir toutes les ressources soient vendues par un appel d’offres public et mettez fin aux cambriolages », écrit-il.

Le rôle du Parlement

« Le processus de milliards de dollars d’aide qui entrent par la porte officielle pour simplement être perdus en milliards de dollars dans des traités miniers secrets ne fait rien pour aider le peuple congolais », souligne la lettre d’Herman Nzeza.

Pour prévenir les abus, il appelle à la « mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les personnalités congolaises et étrangères impliquées dans cette prédation » des ressources minières et recommande notamment la création d’un « organisme indépendant de lutte contre la corruption ».

Accueil favorable de l’opposition

« J’ai rencontré les parlementaires de l’opposition et de la majorité pour leur parler de ce problème, mais certains avaient peur des représailles éventuelles s’ils s’impliquaient dans ce sujet sensible. Alors j’ai décidé d’écrire une lettre au président de l’Assemblée pour ouvrir le débat publiquement, a précisé Herman Nzeza. Nous voulons qu’en RDC le Parlement se saisisse du dossier et qu’il enquête aussi sur les personnalités congolaises derrière ces transactions, parce que les citoyens britanniques derrière les entreprises fictives ne le sont pas sans l’aide des Congolais qui sont ici », a-t-il ajouté.

L’initiative de Free Fair a reçu un accueil favorable au sein de l’opposition congolaise. Jason Luneno, député de l’opposition élu à Goma, l’a jugé « très bonne car on se demande pourquoi nous ne sortons pas du bourbier de la pauvreté dans lequel nous sommes plongés depuis plusieurs années, et qui est l’oeuvre de Congolais en train de s’enrichir par des contrats erronés ».

Jeuneafrique.com avec AFP