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Covid-19 : les variants qui menacent de changer la donne en Afrique

juillet 4, 2021
Un médecin ougandais reçoit la première injection du vaccin AstraZeneca à l’hôpital de Mulago à Kampala, le 10 mars 2021.

Faut-il avoir peur des nouveaux variants du Covid-19 ? Oui, répondent en cœur les autorités sanitaires du continent, qui pointent la hausse spectaculaire des contaminations observée en juin dans de nombreux pays. Le point sur ces nouvelles menaces et ce que l’on en sait.

La troisième vague du coronavirus en Afrique sera-t-elle la plus dévastatrice ? À écouter, jour après jours, les médecins et les autorités sanitaires qui recensent les cas de contamination et les décès, égrènent la liste des pays touchés par une forte augmentation des cas, beaucoup commencent à le redouter.

« La propagation galopante de variants plus contagieux modifie considérablement la nature de la menace qui pèse sur l’Afrique », a martelé le 1er juillet Matshidiso Moeti, la directrice Afrique de l’OMS, qui estime que la troisième vague « ne ressemble en rien à ce que nous avons connu jusqu’à présent. »

La nouveauté, chacun l’aura compris, tient principalement à la multiplication des fameux « variants ». Le virus mute, les scientifiques nous l’expliquent depuis maintenant dix-huit mois, et des formes nouvelles apparaissent, dotées de caractéristiques parfois inédites.

Mutations en tout genre

Toutes les mutations ne rendent pas le virus plus dangereux, loin de là, mais c’est parfois le cas, particulièrement pour la déjà célèbre version « Delta », dont le taux de transmissibilité est de 30 à 60 % supérieur à celui des autres formes du Covid.

Plus transmissible, le Delta est aussi plus agressif et dangereux : en Ouganda, l’un des pays du continent les plus durement frappés par la troisième vague en cours, 66 % des formes graves de Covid détectées chez les 45 ans et plus sont dues au Delta. Et les variants les plus virulents ont souvent, pour ne rien arranger, tendance à prendre le pas sur les autres.

LE DELTA REPRÉSENTE 97 % DES TESTS POSITIFS EN OUGANDA

Dans les dernières statistiques, le Delta représentait 97 % des tests positifs effectués en Ouganda, 79 % en RDC. Il est en passe de devenir la forme majoritaire de la maladie sur le continent, avec des conséquences déjà observables : + 25 % de cas lors de la dernière semaine du mois de juin, et une mortalité en hausse de 15 % dans 38 pays durant la même période.

Il faut aussi préciser que les appellations de type « Alpha » ou « Delta » sont apparues tout récemment et à l’initiative de l’OMS. Jusqu’au printemps 2021, les nouvelles versions du coronavirus SRAS-CoV-2 étaient baptisées en fonction du premier pays où elles avaient été détectées, avec des appellations du type « variant sud-africain » ou « variant breton ».

Appellations stigmatisantes

Appellations jugées – à juste titre – stigmatisantes par les autorités sanitaires. L’OMS a donc décidé à la fin du mois de mai de renommer tous les variants avec des lettres grecques. On recense à ce jour des variants Alpha, Beta, Gamma, Delta, Eta, Kappa, Iota, Lambda, Theta et la liste risque, hélas, de continuer à s’allonger.

Ces différentes formes sont, de plus, classées en trois catégories distinctes selon leur niveau de gravité. On sépare donc les « variants préoccupants » (VOC, « variant of concern »), les « variants d’intérêt » (VOI, « variant of interest » ou variant à suivre) et les « variants en cours d’évaluation », les plus récemment détectés (VUM, « variant under monitoring »).

Chaque catégorie a en commun le fait d’alimenter une crainte : celle de voir apparaître des formes du Covid résistantes aux vaccins actuellement disponibles. Pour tenter d’y voir plus clair, nous vous proposons la liste des principaux variants présents sur le continent à ce jour, leurs caractéristiques connues à ce stade et les pays dans lesquels ils ont déjà été détectés.

Les trois variants les plus préoccupants

Le variant « anglais » Alpha

• Identifié en septembre 2020 au Royaume-Uni
• Actuellement détecté au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Libye, en Égypte, au Cap Vert, au Sénégal, en Gambie, en Mauritanie, en Guinée Bissau, en Guinée, au Liberia, au Tchad, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, au Nigeria, au Gabon, au Cameroun, en République du Congo, en Centrafrique, en RDC, en Guinée équatoriale, en Ouganda, au Rwanda, en Ethiopie, en Somalie, au Kenya, en Angola, au Malawi, à Madagascar et en Afrique du Sud
• Caractéristiques connues : 50 à 75 % plus contagieux que les souches habituelles, touche plus facilement les enfants mais n’entraîne généralement pas de formes graves de la maladie.

Le variant « sud-africain » Beta

• Identifié en août 2020 en Afrique du Sud
• Actuellement détecté en Tunisie, en Libye, au Sénégal, en Guinée Bissau, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, en République du Congo, en Guinée équatoriale, au Gabon, en RDC, en Ouganda, au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie, en Angola, en Malawi, au Mozambique, en Zambie, au Zimbabwe, en Namibie, au Botswana, en Afrique du Sud, au Lesotho, en Eswatini, à Madagascar, aux Comores, aux Seychelles et à Maurice
• Caractéristiques connues : se répand plus rapidement que les souches habituelles et se fixe plus facilement dans l’organisme, touche plus fréquemment les jeunes sans forcément provoquer de symptômes, formes parfois plus graves de la maladie et risques de réinfection plus élevés.

Le variant « indien » Delta

• Identifié en octobre 2020 en Inde
• Actuellement détecté au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Mauritanie, en Gambie, au Ghana, au Nigeria, au Gabon, en RDC, en Ouganda, au Kenya, en Angola, en Zambie, au Zimbabwe, au Botswana, en Afrique du Sud et à Maurice
• Caractéristiques connues : ce variant a subi une mutation qui semble le rendre plus résistant aux anticorps, il serait plus contagieux et provoquerait des symptômes nouveaux comme des saignements de nez. Classé « préoccupant » par l’OMS en mai 2021, il semble générer des formes plus graves de la maladie.

Les nouvelles formes qui inquiètent

Le variant Eta

• Identifié en décembre 2020 au Royaume-Uni et au Nigeria
• Actuellement détecté au Nigeria, au Gabon, au Cameroun, en Angola, en Ouganda et en Tanzanie
• Caractéristiques connues : peu de données disponibles à ce jour pour ce variant détecté aussi aux États-Unis et en Europe. Comme d’autres formes préoccupantes, il modifie la protéine Spike qui joue un rôle important dans la contamination des cellules par le virus, ce qui le rend inquiétant.

Le variant « nigérian » B.1.1.207

• Identifié en août 2020 au Nigeria
• Peu de données à ce stade, ce variant reste très minoritaire parmi les cas positifs. Il est toutefois considéré comme une forme « notable » et à surveiller par les autorités sanitaires.

On recense sur le continent deux autres variants identifiés mais dont la dangerosité n’est pas encore évaluée : les B.1.1.318 et B.1.620, respectivement détectés en janvier et février 2021.

Avec Jeune Afrique par Olivier Marbot

Macron menace de retirer les soldats français si le Mali « va dans le sens » de l’islamisme radical

mai 30, 2021

Avec France24

Guerre des visas : Pékin menace Washington de représailles

décembre 22, 2020

La Chine a averti mardi 22 décembre qu’elle prendrait des représailles contre les États-Unis après que ce pays a annoncé qu’il ne remettrait pas de visas aux responsables chinois soupçonnés de violations des droits de l’Homme.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé lundi une interdiction d’entrée à tous les responsables du Parti communiste chinois (PCC) impliqués dans «des activités répressives». M. Pompeo a évoqué la «répression des pratiques religieuses», des «minorités ethniques», des «dissidents», des «défenseurs des droits de l’Homme», des «journalistes», des «syndicalistes», des militants de la société civile ou des «manifestants pacifiques». Les membres de la famille de chaque responsable visé seront aussi privés de visa américain.

En réponse, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a indiqué que son pays condamnait «fermement» la décision de l’administration Trump. La Chine «continuera à prendre des mesures légitimes et nécessaires pour défendre résolument ses intérêts», a-t-il averti.

Washington a déjà multiplié les restrictions de visas ces derniers mois contre des responsables ou étudiants chinois, de manière souvent plus ciblée, dans le cadre de son offensive contre la Chine, érigée en adversaire stratégique numéro un de la première puissance mondiale. Le département d’État américain a ainsi annulé les visas de plus d’un millier d’étudiants et chercheurs chinois soupçonnés d’espionnage, et interdit l’entrée aux États-Unis aux responsables impliqués dans des violations des droits des musulmans ouïghours ou dans la répression à Hong Kong. Il a aussi limité drastiquement l’entrée des membres du PCC.

De son côté, Pékin a annoncé début décembre qu’il sanctionnerait les responsables américains qui se sont «mal comportés» dans le dossier hongkongais.

Par Le Figaro avec AFP

Brésil/Coronavirus : Bolsonaro menace de quitter l’Organisation mondiale de la santé

juin 6, 2020

 

Le président brésilien accuse l’OMS de «parti pris idéologique».

Le président brésilien Jair Bolsonaro a menacé vendredi 5 juin de quitter l’Organisation mondiale de la santé (OMS) après que l’agence des nations unies a averti les gouvernements latino-américains du risque que représente la levée des mesures de confinement avant d’avoir réussi à ralentir la propagation de l’épidémie de coronavirus dans la région.

«Je vous le dis ici, les Etats-Unis sont partis de l’OMS, nous y songeons, à l’avenir (…). Soit l’OMS travaille sans parti pris idéologique, soit nous la quittons aussi. Nous n’avons pas besoin de gens de l’extérieur pour donner leur sentiment sur la santé ici», a-t-il déclaré à la presse à Brasilia. «Trump leur a retiré l’argent et ils sont revenus sur tout», a commenté Bolsonaro. «La chloroquine est de retour», a-t-il ajouté.

Jeudi, un nouveau record de décès a fait passer le Brésil devant l’Italie en terme de nombre de morts. Cependant, Bolsonaro continue de demander une levée rapide des mesures d’isolement ordonnées, affirmant que le coût économique de l’épidémie est supérieur aux risque sanitaire.

Dans un éditorial publié en une du journal de Sao Paulo, Folha, le quotidien soulignait que seulement 100 jours se sont écoulés depuis que Bolsonaro a décrit le virus qui «tue un brésilien par minute» comme «une légère grippe». «Tandis que vous lisiez cela, un brésilien est mort du coronavirus», déclare le journal.

Les deux pays les plus peuplés d’Amérique latine, le Brésil et le Mexique, voient leurs taux d’infections au coronavirus être bien supérieur à ceux des autres pays de la région.

Vendredi soir, le Brésil a fait état de 1005 morts supplémentaires et le Mexique en a recensé 625.

Par Le Figaro avec Reuters

Coronavirus : l’OMS porte la menace internationale à «très élevée»

février 28, 2020

Des femmes portant des masques quittent l'hôpital de Creil, jeudi.

Des femmes portant des masques quittent l’hôpital de Creil, jeudi. Yves Herman/REUTERS

Plus de 2000 cas de Covid-19 sont désormais recensés en Corée du Sud et un premier cas a été détecté en Afrique subsaharienne, dans l’État de Lagos, au Nigeria.

Une partie de l’Hôtel de police de Toulouse placé sous confinement

Un homme interpellé dans le quartier Bagatelle, à Toulouse, a semé la panique au commissariat central de la ville. Cet individu, interpellé par une unité de la BST, présente plusieurs symptômes inquiétants : il tousse et souffre de fièvre, selon une source policière au Figaro, confirmant une information de La Dépêche du Midi. Il revient d’un séjour en Italie, pays européen le plus touché par l’épidémie de Covid-19.

Une équipe du Samu s’est rendu sur place pour «évaluer» ce suspect. En attendant les résultats des tests, une partie du commissariat central est placé sous confinement. Les policiers ayant été en contact avec lui sont dans l’obligation de porter un masque.

Par Yohan Blavignat

Un sixième pays touché aujourd’hui : l’Islande annonce son premier cas

Les autorités islandaises ont déclaré qu’il s’agissait d’un homme de retour d’Italie mais ayant séjourné « hors d’une zone à risque ». Ce quadragénaire originaire d’Islande, « n’est pas gravement malade mais présente des symptômes typiques de la maladie Covid-19 », a indiqué le département de la protection civile dans un communiqué.

Avant dans la journée, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, la Biélorussie, le Nigéria et la Lituanie avaient annoncé leur premier cas.

«Aujourd’hui, il n’y a rien d’annulé», dit Bernard Laporte, patron du rugby français

Le président de la Fédération française de rugby n’et pas inquiet face au coronavirus. « Nous sommes en relation directe avec le ministère des Sports. C’est le ministère des Sports qui nous informe. L’Etat joue vraiment son rôle: il y a une conférence de presse tous les jours, on est ravis de ça parce que tout le monde s’inquiète. On suit les instructions et jusqu’à présent, tout se passe bien », a expliqué Bernard Laporte. « Les consignes, c’est de ne pas s’affoler. Ils nous donneront dans la plus grande transparence les infos à prendre mais aujourd’hui, il n’y a rien d’annulé. C’est surtout ‘ne nous affolons pas’. Nous sommes prévoyants, méfiants », a-t-il ajouté.
L’OMS porte la menace internationale à «très élevée»

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d’annoncer qu’elle portait à « très élevé » le niveau de la menace liée au nouveau coronavirus. « Nous avons maintenant augmenté notre évaluation du risque de propagation et du risque d’impact du Covid-19 à un niveau très élevé au niveau mondial », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse.
Un premier cas confirmé en Normandie

Citée par plusieurs médias, l’Agence régionale de santé de Normandie a confirmé jeudi soir un premier cas dans la région. Selon Ouest-France, il s’agirait d’un professionnel de santé au CHU de Rouen. Celui-ci aurait séjourné en «Allemagne, à Munich, du mardi 18 au samedi 22 février». Ne nécessitant pas d’hospitalisation, il serait resté confiné chez lui.

Contactée par Le Figaro, l’ARS Normandie n’a pas souhaité confirmé l’information, affirmant que c’était le ministère de la Santé qui communiquait à ce sujet.

Le patient hospitalisé à Brest dans un «état stable», selon l’ARS

Le patient de 72 ans infecté par le coronavirus et pris en charge en réanimation médicale au CHRU de Brest est dans un « état stable », a indiqué l’Agence régionale de Santé (ARS) de Bretagne. Cet homme qui a séjourné en Egypte a été « diagnostiqué (jeudi) après-midi » et « est hospitalisé au CHRU de Brest depuis (mercredi) », a déclaré Stéphane Mulliez, directeur général de l’ARS, lors d’une conférence de presse.

L’ARS a précisé que l’épouse de ce patient, qui a voyagé avec lui, est également prise en charge au CHRU de Brest. Le service des maladies infectieuses doit « procéder au diagnostic de cette personne par rapport au CoVid-19 », a précisé le directeur général de l’ARS.

Décès du premier britannique sur le paquebot Diamond Princess

À bord du Diamond Princess, paquebot placé en quarantaine au Japon, un Britannique est décédé des suites du coronavirus, ont rapporté plusieurs médias anglais, citant le ministère de la Santé japonais. C’est le sixième mort sur le bateau.
Agnès B annule son défilé le 2 mars à Paris

Agnès B a annoncé l’annulation d’un défilé le 2 mars à Paris en raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus. Six créateurs chinois ont déjà annulé leur défilé à Paris pour les mêmes raisons. Agnès B devait présenter lundi ses collections de prêt-à-porter pour l’hiver prochain.
Les deux dernières étapes de l’UAE Tour annulées, un Français en quarantaine témoigne

Les deux dernières étapes du Tour des Émirats cycliste (UAE Tour) prévues vendredi et samedi ont été annulées après la découverte de la contamination au coronavirus de deux membres de l’encadrement d’une équipe. «Cette décision a été prise pour assurer la protection de tous les participants de la course», ont expliqué les organisateurs. Ils ont également indiqué que l’ensemble des concurrents allaient être testés afin de déterminer s’ils ont également contracté le virus.

Les coureurs, le staff et les journalistes ont été mis, par précaution, en quarantaine dans les hôtels où ils logeaient. Parmi eux, Vincent Delzescaux, qui couvrait le tour des Émirats arabes unis pour La Chaîne L’Équipe. Ce trentenaire est confiné dans sa chambre, à l’hôtel Crowne Plaza d’Abu Dabi. «L’équipe d’organisation de l’épreuve nous a averti hier, presque avant minuit, que nous ne devions plus quitter l’hôtel», confie-t-il au Figaro. Quatre autres journalistes français seraient dans le même cas (L’Équipe, Eurosport…). «Ce matin, nous avons pu descendre prendre le petit-déjeuner, mais peu après on nous a informé que nous devions désormais rester dans nos chambres. Nous ne sommes pas vraiment fliqués pour autant. Ce midi, on a eu droit à une lunch box. Moi je n’ai aucun symptôme du coronavirus.» Tout le monde a dû aller faire un test. «C’est un prélèvement nasal très rapide. On ne sait pas quand nous aurons les résultats», poursuit le journaliste, s’interrogeant sur son retour en France. «Je ne sais pas si je pourrai avoir mon vol, prévu dans la nuit de samedi à dimanche. J’espère que si les tests sont négatifs, on pourra rentrer», conclut-il.

À ce jour, les Émirats arabes unis ont enregistré 19 cas de contamination, dont cinq ont guéri.

Par Paul Carcenac

Le Mexique annonce ses premiers cas

Le sous-secrétaire d’Etat à la Santé, Hugo Lopez-Gatell, a confirmé l’existence d’un premier cas de contamination au Covid-19 au Mexique, identifié dans la capitale. Il s’agit d’un homme de 35 ans qui avait voyagé récemment dans le nord de l’Italie. D’autres cas sont par ailleurs en cours d’étude. Dans l’Etat du Sinaloa, un homme de 41 ans a ainsi été identifié comme infecté lors d’un premier test. Les résultats d’un second test sont en attente pour confirmer sa contamination.
Le virus circulait «inaperçu depuis des semaines» en Italie

Des chercheurs d’un hôpital spécialisé de Milan (nord) sont parvenus à isoler la version italienne du nouveau coronavirus. « L’épidémie n’est pas récente dans le pays et le virus a circulé inaperçu pendant plusieurs semaines, avant les premiers cas avérés de la maladie », a expliqué vendredi le professeur Massimo Galli, dont l’équipe a isolé la souche italienne du virus en seulement quatre jours, sur la chaîne publique Rainews 24.

« Ce n’est pas une découverte incroyable », plutôt « normale pour un laboratoire comme le nôtre », mais cela va « donner une contribution à la recherche sur la dynamique de l’épidémie en Italie », a poursuivi le professeur Galli, directeur de l’hôpital Sacco de Milan, spécialisé dans les maladies infectieuses. Il s’est dit convaincu qu’étudier la version italienne du virus « aidera à mieux comprendre cette épidémie et à la circonscrire ».
Avec Le Figaro par Aude Bariéty et Caroline Piquet

La sépulture de Johnny à Saint-Barthélemy est menacée par le sable et les crabes

décembre 26, 2019

Cette annonce donne des arguments à la femme de Johnny dans la bataille autour du transfert du cercueil qui l’oppose à Laura Smet.

A Saint-Barth, la tombe de Johnny est menacée.
A Saint-Barth, la tombe de Johnny est menacée. Valentine AUTRUFFE / AFP

La sépulture de Johnny Hallyday à Saint-Barth est menacée par «le sable de mer, très corrosif» et par les nombreux «crabes de terre» du cimetière, alerte l’avocat de la veuve du chanteur qui demande l’autorisation de déplacer le cercueil dans un caveau adjacent.

Dans une lettre adressée ce jeudi au président de la collectivité Bruno Magras, Maître Gilles Gauer rappelle que Johnny Hallyday, décédé le 5 décembre 2017, «avait demandé à reposer au cimetière marin de Lorient à Saint-Barthélemy, dans un caveau à construire». Il réclame que le transfert du cercueil dans le caveau que Laeticia Hallyday a fait construire à moins d’un mètre ait enfin lieu au nom du «respect de la volonté de Johnny», mais aussi de «l’impératif de la protection de la dignité de sa sépulture et de son corps». Depuis son inhumation le 11 décembre 2017 sur la petite île antillaise, le rockeur repose dans un cercueil qui «a été de manière provisoire enseveli directement dans le sable, dans l’attente de son déplacement».

Mais le 18 décembre, le fossoyeur en chef des cimetières de Saint-Barthélemy a écrit à la veuve pour avertir des « »risques de laisser (le cercueil) plus longtemps à même le sable ». En effet, le sable de mer, très agressif et très corrosif (…) pourrait altérer de façon significative le bois du cercueil, ce à quoi nous pouvons ajouter le danger des gros crabes de terre très nombreux dans le cimetière de Lorient», explique l’avocat, citant le fossoyeur. «Il existe à ce jour une obligation juridique et une urgence éthique à ce que ce déplacement puisse être autorisé et accompli sans délai», insiste Maître Gauer, évoquant une «urgence absolue».

Le chanteur avait demandé à reposer au cimetière marin de Lorient à Saint-Barthélemy.

Le chanteur avait demandé à reposer au cimetière marin de Lorient à Saint-Barthélemy. Helene Valenzuela / AFP

Laeticia Hallyday a fait construire un caveau familial depuis plusieurs mois juste à côté de la première tombe. Mais l’exhumation et le transfert du cercueil ont été suspendus par la Collectivité début octobre à la demande de la fille du chanteur, Laura Smet, qui estimait n’avoir pas été préalablement consultée sur ce transfert. La veuve de Johnny, dont les relations avec les enfants aînés du chanteur, David Hallyday et Laura Smet, sont tendues depuis le décès de l’icône, s’était alors engagée à les tenir informés sur la construction de ce caveau. Elle a partagé «toutes les informations dont elle avait connaissance» et «a immédiatement reçu l’approbation» de David Hallyday, ajoute l’avocat. «Deux ans après l’inhumation provisoire de Johnny, l’opposition individuelle de Madame Laura Smet ne peut bloquer ce que le droit et la dignité imposent», ajoute le conseil.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Un homme nu et menaçant interpellé dans un TGV près de Reims

novembre 5, 2019

 

Un homme nu et menaçant dans un TGV reliant Stuttgart à Paris a été interpellé mardi matin à la gare de Champagne-Ardenne, et le train a été brièvement évacué, a appris l’AFP appris auprès du parquet.

«La police a été requise suite à un individu qui, semble-t-il, s’était enfermé dans les toilettes après s’être dévêtu», a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, confirmant une information de RTL. «Il aurait été prononcé les mots  »Allah Akbar ». Cela a été rapporté dans un premier temps, mais on nous indique également d’autres termes, différents, donc je suis extrêmement prudent», a-t-il souligné. Plusieurs témoins, des voyageurs ou des membres du personnel présents à bord du train, ont été auditionnés.

Le suspect, dont les enquêteurs ne disposent pour l’heure d’«aucun élément d’état civil» d’après le parquet, a été placé en garde à vue pour apologie du terrorisme et exhibition sexuelle. Il y a lieu d’«être prudent sur la notion d’apologie du terrorisme», a insisté Matthieu Bourrette. Il a précisé que le suspect «ne dispose pas de toutes ses facultés». Selon une source proche de l’enquête, l’homme se dit marocain et serait âgé de 22 ou 23 ans. La visite d’un médecin est attendue ainsi qu’une «levée de doutes» sur la nature éventuellement terroriste de l’incident.

Le TGV, qui reliait Stuttgart à Paris, ne devait pas s’arrêter initialement en gare de Champagne-Ardenne, située à 5 kilomètres de Reims. Ce sont les agents à bord du train qui ont sollicité un «arrêt forcé», a précisé un porte-parole de la SNCF. Le train a été évacué afin qu’une fouille puisse être menée et il est reparti vers 11h15, soit 1h15 plus tard, «une fois que toutes les garanties de sécurité» avaient été réunies.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le déclin des populations d’abeilles menace la sécurité alimentaire mondiale, selon la FAO

mai 20, 2019

Abeilles Apiculteur

Fotolia AFP

PARIS | Le déclin des populations d’abeilles représente une «menace sérieuse» pour les plantes, a averti lundi l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), en demandant aux pays «de faire davantage» pour «protéger ces alliés indispensables dans la lutte contre la faim et la malnutrition».

«Les abeilles sont grandement menacées par les effets combinés du changement climatique, de l’agriculture intensive, de l’usage de pesticides, de la perte en biodiversité et de la pollution», a déclaré lundi M. José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, dans un communiqué diffusé à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles.

Selon lui, «l’absence d’abeilles et d’autres pollinisateurs» qui participent, avec la pollinisation, à la fécondation et donc à la reproduction des plantes, «reviendrait à anéantir les cultures de café, pommes, amandes, tomates ou cacao» notamment.

Si la tendance au déclin des insectes pollinisateurs comme les abeilles se poursuivait, «les fruits, les noix et autres légumes» pourraient se voir remplacer «par des cultures vivrières comme le riz, le maïs et les pommes de terre» qui sont moins liées à la pollinisation, «favorisant ainsi les régimes alimentaires déséquilibrés», souligne la FAO.

M. Graziano da Silva a appelé les pays membres à «s’orienter vers des politiques alimentaires et des systèmes durables en faveur des pollinisateurs».

«Le fait même de faire pousser des fleurs chez soi contribue à cet effort en donnant à manger aux abeilles», a-t-il expliqué.

La journée mondiale des abeilles, célébrée pour la deuxième fois, a été créée à l’initiative de la Slovénie, petit pays européen où l’apiculture est une activité agricole importante, et de la Fédération internationale de l’association des apiculteurs, dans une résolution de l’assemblée générale de l’ONU en 2017.

La date a été choisie en raison de la date de naissance de Anton Jansa, pionnier de l’apiculture moderne, né le 20 mai 1734 au sein d’une famille d’apiculteurs en Slovénie, et auteur en 1771 d’un livre, Discussion sur l’apiculture, en allemand.

Avec Le Journal de Montréal

Khashoggi: Londres menace Ryad de « conséquences » si les accusations sont fondées

octobre 11, 2018

Londres – Le ministre des Affaires étrangères britannique a prévenu jeudi les autorités saoudiennes qu’elles s’exposeraient à de « graves conséquences » en cas de responsabilité dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

L’éditorialiste critique du pouvoir de Ryad et collaborateur du Washington Post n’a plus donné de signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul, où il s’était rendu pour obtenir un document en vue de son mariage avec une Turque.

Des responsables turcs ont affirmé samedi que, selon les premiers éléments de l’enquête, M. Khashoggi a été assassiné à l’intérieur du consulat.

« Si ces allégations sont vraies, il y aura de graves conséquences car notre amitié et nos partenariats sont fondés sur des valeurs communes », a déclaré Jeremy Hunt à l’AFP.

« Si les Saoudiens veulent parvenir à une conclusion satisfaisante (dans cette affaire), nous devons trouver M. Khashoggi. Ils disent que ces accusations ne sont pas vraies, alors où est M. Khashoggi? », a poursuivi le ministre.

Ankara affirme que Jamal Khashoggi n’est jamais ressorti du bâtiment, mais Ryad assure le contraire.

« Nous sommes extrêmement inquiets », a déclaré Jeremy Hunt, expliquant avoir transmis sa « vive préoccupation » à l’ambassadeur saoudien à Londres et au ministre des Affaires étrangères saoudien.

« Les gens qui se considèrent comme les amis de longue date de l’Arabie saoudite estiment qu’il s’agit d’un sujet très très grave », a-t-il déclaré, faisant notamment référence aux Etats-Unis qui ont demandé des explications à Ryad.

Le président américain a déclaré mercredi s’être entretenu « au plus haut niveau » avec les Saoudiens, et ce « plus d’une fois », au sujet du journaliste.

« Nous sommes très déçus de voir ce qui se passe. Nous n’aimons pas ça » et « nous voulons savoir ce qui se passe là-bas », a assuré Donald Trump.

Selon le Washington Post, les services de renseignement américains avaient connaissance d’un projet saoudien, impliquant le prince héritier Mohammed Ben Salmane, consistant à attirer le journaliste de 59 ans dans un piège pour l’arrêter.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti jeudi que son pays ne resterait pas silencieux au sujet de cette disparition.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 12h49)                                                        

Mauritanie: le président Aziz menace le parti islamiste de « mesures »

septembre 21, 2018

Nouakchott – Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a menacé de prendre des « mesures » contre le principal parti islamiste du pays et affirmé qu’il ne modifierait pas la Constitution qui l’empêche de briguer un troisième mandat, tout en restant vague sur son avenir politique.

« Il n’est pas normal qu’un seul parti utilise et s’accapare l’islam, ce n’est pas acceptable et ce ne sera plus accepté dans l’avenir », a déclaré M. Aziz en commentant tard jeudi les résultats des élections législatives, régionales et communales des 1er et 15 septembre, largement remportées par sa coalition devant les islamistes de Tewassoul.

Interrogé lors d’une longue conférence de presse retransmise en toute fin de soirée à la télévision, le chef de l’Etat a fait allusion à des « mesures qui seront prises le moment venu », sans plus de précisions.

« L’islam politique est dangereux », a jugé le chef de la République islamique de Mauritanie, alors que Tewassoul a remporté 14 sièges sur 157 à l’Assemblée nationale, loin derrière l’UPR de M. Aziz et ses alliés (120 députés).

L’islam politique « a détruit des nations entières et rendu les meilleurs services aux Israéliens qui, au regard des conséquences de son activisme, sont d’ailleurs plus cléments que lui vis-à-vis du monde arabe », a ajouté Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2008 puis élu en 2009 et réélu en 2014.

« Les attaques répétées du président contre notre parti entrent dans le cadre du processus devant conduire à un troisième mandat (du président), que nous refusons et qui ne passera pas », a réagi vendredi devant la presse le chef de Tewassoul, Mohamed Mahmoud Ould Seyidi.

« Nous n’acceptons pas de marchander nos principes », a-t-il ajouté. Une éventuelle dissolution du parti « ne nous fait pas peur », a-t-il assuré.

M. Ould Seyidi a également rejeté les « accusations d’extrémisme et de terrorisme », appelant à « juger le parti (Tewassoul) sur ses actes et ses positions, et non sur les expériences (de partis islamistes) ailleurs ».

« Personnellement, je ne toucherai pas à la Constitution, je l’ai dit et répété à plusieurs reprises », avait déclaré jeudi soir le président Aziz, qui n’a jusqu’ici jamais apaisé les soupçons de l’opposition sur ses intentions pour la présidentielle de 2019, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres et de ses partisans.

« Comme partout dans le monde, toute la Constitution, non pas seulement un article du texte fondamental, peut être changée », a-t-il toutefois ajouté. « Si je quittais le pouvoir, je ne baliserai pas une autoroute pour les gens qui ont détruit la Mauritanie et qui l’ont déstabilisée », a-t-il prévenu.

Refusant de « dévoiler » plus précisément ses plans pour l’avenir, M. Aziz a estimé que la victoire de son camp aux élections avait « montré l’attachement des Mauritaniens aux options et choix de (son) régime, qui donc sont assurés de continuité ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2018 16h05)