Posts Tagged ‘Menace’

France: Un homme nu et menaçant interpellé dans un TGV près de Reims

novembre 5, 2019

 

Un homme nu et menaçant dans un TGV reliant Stuttgart à Paris a été interpellé mardi matin à la gare de Champagne-Ardenne, et le train a été brièvement évacué, a appris l’AFP appris auprès du parquet.

«La police a été requise suite à un individu qui, semble-t-il, s’était enfermé dans les toilettes après s’être dévêtu», a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, confirmant une information de RTL. «Il aurait été prononcé les mots  »Allah Akbar ». Cela a été rapporté dans un premier temps, mais on nous indique également d’autres termes, différents, donc je suis extrêmement prudent», a-t-il souligné. Plusieurs témoins, des voyageurs ou des membres du personnel présents à bord du train, ont été auditionnés.

Le suspect, dont les enquêteurs ne disposent pour l’heure d’«aucun élément d’état civil» d’après le parquet, a été placé en garde à vue pour apologie du terrorisme et exhibition sexuelle. Il y a lieu d’«être prudent sur la notion d’apologie du terrorisme», a insisté Matthieu Bourrette. Il a précisé que le suspect «ne dispose pas de toutes ses facultés». Selon une source proche de l’enquête, l’homme se dit marocain et serait âgé de 22 ou 23 ans. La visite d’un médecin est attendue ainsi qu’une «levée de doutes» sur la nature éventuellement terroriste de l’incident.

Le TGV, qui reliait Stuttgart à Paris, ne devait pas s’arrêter initialement en gare de Champagne-Ardenne, située à 5 kilomètres de Reims. Ce sont les agents à bord du train qui ont sollicité un «arrêt forcé», a précisé un porte-parole de la SNCF. Le train a été évacué afin qu’une fouille puisse être menée et il est reparti vers 11h15, soit 1h15 plus tard, «une fois que toutes les garanties de sécurité» avaient été réunies.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le déclin des populations d’abeilles menace la sécurité alimentaire mondiale, selon la FAO

mai 20, 2019

Abeilles Apiculteur

Fotolia AFP

PARIS | Le déclin des populations d’abeilles représente une «menace sérieuse» pour les plantes, a averti lundi l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), en demandant aux pays «de faire davantage» pour «protéger ces alliés indispensables dans la lutte contre la faim et la malnutrition».

«Les abeilles sont grandement menacées par les effets combinés du changement climatique, de l’agriculture intensive, de l’usage de pesticides, de la perte en biodiversité et de la pollution», a déclaré lundi M. José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, dans un communiqué diffusé à l’occasion de la Journée mondiale des abeilles.

Selon lui, «l’absence d’abeilles et d’autres pollinisateurs» qui participent, avec la pollinisation, à la fécondation et donc à la reproduction des plantes, «reviendrait à anéantir les cultures de café, pommes, amandes, tomates ou cacao» notamment.

Si la tendance au déclin des insectes pollinisateurs comme les abeilles se poursuivait, «les fruits, les noix et autres légumes» pourraient se voir remplacer «par des cultures vivrières comme le riz, le maïs et les pommes de terre» qui sont moins liées à la pollinisation, «favorisant ainsi les régimes alimentaires déséquilibrés», souligne la FAO.

M. Graziano da Silva a appelé les pays membres à «s’orienter vers des politiques alimentaires et des systèmes durables en faveur des pollinisateurs».

«Le fait même de faire pousser des fleurs chez soi contribue à cet effort en donnant à manger aux abeilles», a-t-il expliqué.

La journée mondiale des abeilles, célébrée pour la deuxième fois, a été créée à l’initiative de la Slovénie, petit pays européen où l’apiculture est une activité agricole importante, et de la Fédération internationale de l’association des apiculteurs, dans une résolution de l’assemblée générale de l’ONU en 2017.

La date a été choisie en raison de la date de naissance de Anton Jansa, pionnier de l’apiculture moderne, né le 20 mai 1734 au sein d’une famille d’apiculteurs en Slovénie, et auteur en 1771 d’un livre, Discussion sur l’apiculture, en allemand.

Avec Le Journal de Montréal

Khashoggi: Londres menace Ryad de « conséquences » si les accusations sont fondées

octobre 11, 2018

Londres – Le ministre des Affaires étrangères britannique a prévenu jeudi les autorités saoudiennes qu’elles s’exposeraient à de « graves conséquences » en cas de responsabilité dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

L’éditorialiste critique du pouvoir de Ryad et collaborateur du Washington Post n’a plus donné de signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul, où il s’était rendu pour obtenir un document en vue de son mariage avec une Turque.

Des responsables turcs ont affirmé samedi que, selon les premiers éléments de l’enquête, M. Khashoggi a été assassiné à l’intérieur du consulat.

« Si ces allégations sont vraies, il y aura de graves conséquences car notre amitié et nos partenariats sont fondés sur des valeurs communes », a déclaré Jeremy Hunt à l’AFP.

« Si les Saoudiens veulent parvenir à une conclusion satisfaisante (dans cette affaire), nous devons trouver M. Khashoggi. Ils disent que ces accusations ne sont pas vraies, alors où est M. Khashoggi? », a poursuivi le ministre.

Ankara affirme que Jamal Khashoggi n’est jamais ressorti du bâtiment, mais Ryad assure le contraire.

« Nous sommes extrêmement inquiets », a déclaré Jeremy Hunt, expliquant avoir transmis sa « vive préoccupation » à l’ambassadeur saoudien à Londres et au ministre des Affaires étrangères saoudien.

« Les gens qui se considèrent comme les amis de longue date de l’Arabie saoudite estiment qu’il s’agit d’un sujet très très grave », a-t-il déclaré, faisant notamment référence aux Etats-Unis qui ont demandé des explications à Ryad.

Le président américain a déclaré mercredi s’être entretenu « au plus haut niveau » avec les Saoudiens, et ce « plus d’une fois », au sujet du journaliste.

« Nous sommes très déçus de voir ce qui se passe. Nous n’aimons pas ça » et « nous voulons savoir ce qui se passe là-bas », a assuré Donald Trump.

Selon le Washington Post, les services de renseignement américains avaient connaissance d’un projet saoudien, impliquant le prince héritier Mohammed Ben Salmane, consistant à attirer le journaliste de 59 ans dans un piège pour l’arrêter.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti jeudi que son pays ne resterait pas silencieux au sujet de cette disparition.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 12h49)                                                        

Mauritanie: le président Aziz menace le parti islamiste de « mesures »

septembre 21, 2018

Nouakchott – Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a menacé de prendre des « mesures » contre le principal parti islamiste du pays et affirmé qu’il ne modifierait pas la Constitution qui l’empêche de briguer un troisième mandat, tout en restant vague sur son avenir politique.

« Il n’est pas normal qu’un seul parti utilise et s’accapare l’islam, ce n’est pas acceptable et ce ne sera plus accepté dans l’avenir », a déclaré M. Aziz en commentant tard jeudi les résultats des élections législatives, régionales et communales des 1er et 15 septembre, largement remportées par sa coalition devant les islamistes de Tewassoul.

Interrogé lors d’une longue conférence de presse retransmise en toute fin de soirée à la télévision, le chef de l’Etat a fait allusion à des « mesures qui seront prises le moment venu », sans plus de précisions.

« L’islam politique est dangereux », a jugé le chef de la République islamique de Mauritanie, alors que Tewassoul a remporté 14 sièges sur 157 à l’Assemblée nationale, loin derrière l’UPR de M. Aziz et ses alliés (120 députés).

L’islam politique « a détruit des nations entières et rendu les meilleurs services aux Israéliens qui, au regard des conséquences de son activisme, sont d’ailleurs plus cléments que lui vis-à-vis du monde arabe », a ajouté Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2008 puis élu en 2009 et réélu en 2014.

« Les attaques répétées du président contre notre parti entrent dans le cadre du processus devant conduire à un troisième mandat (du président), que nous refusons et qui ne passera pas », a réagi vendredi devant la presse le chef de Tewassoul, Mohamed Mahmoud Ould Seyidi.

« Nous n’acceptons pas de marchander nos principes », a-t-il ajouté. Une éventuelle dissolution du parti « ne nous fait pas peur », a-t-il assuré.

M. Ould Seyidi a également rejeté les « accusations d’extrémisme et de terrorisme », appelant à « juger le parti (Tewassoul) sur ses actes et ses positions, et non sur les expériences (de partis islamistes) ailleurs ».

« Personnellement, je ne toucherai pas à la Constitution, je l’ai dit et répété à plusieurs reprises », avait déclaré jeudi soir le président Aziz, qui n’a jusqu’ici jamais apaisé les soupçons de l’opposition sur ses intentions pour la présidentielle de 2019, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres et de ses partisans.

« Comme partout dans le monde, toute la Constitution, non pas seulement un article du texte fondamental, peut être changée », a-t-il toutefois ajouté. « Si je quittais le pouvoir, je ne baliserai pas une autoroute pour les gens qui ont détruit la Mauritanie et qui l’ont déstabilisée », a-t-il prévenu.

Refusant de « dévoiler » plus précisément ses plans pour l’avenir, M. Aziz a estimé que la victoire de son camp aux élections avait « montré l’attachement des Mauritaniens aux options et choix de (son) régime, qui donc sont assurés de continuité ».

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2018 16h05)                                                        

Washington menace de sanctions les juges de la CPI s’ils poursuivent les Américains

septembre 10, 2018

Washington – Les Etats-Unis ont menacé lundi de sanctions les juges et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) s’ils s’en prennent à des Américains, à Israël ou à d’autres alliés de Washington.

« Nous allons interdire à ces juges et procureurs l’entrée aux Etats-Unis. Nous allons prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain, et nous allons engager des poursuites contre eux dans notre système judiciaire », a mis en garde le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, dans une attaque sans précédent contre la CPI.

Devant la Federalist Society, une organisation conservatrice de Washington, il a accusé la juridiction internationale chargée de juger notamment les crimes de guerre et contre l’humanité, dont Washington n’est pas membre, d’être « inefficace, irresponsable et carrément dangereuse ».

Il a dénoncé la possibilité d’une enquête contre des militaires ayant servi en Afghanistan.

Début novembre 2017, la procureure de la CPI Fatou Bensouda avait annoncé qu’elle allait demander aux juges l’autorisation d’ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l’armée américaine. En Afghanistan, les Etats-Unis sont toujours à la tête d’une coalition militaire qui a renversé le régime des talibans fin 2001.

« A tout moment, la CPI pourrait annoncer l’ouverture d’une enquête formelle contre ces patriotes américains », a expliqué le conseiller de Donald Trump.

« Aujourd’hui, à la veille du 11 septembre » et de l’anniversaire des attentats de 2001 qui avaient déclenché l’opération en Afghanistan, « je veux adresser un message clair et sans ambiguïté de la part du président des Etats-Unis: les Etats-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger nos concitoyens et ceux de nos alliés de poursuites injustes de la part de cette cour illégitime », a-t-il martelé.

« Nous n’allons pas coopérer avec la CPI, nous n’allons pas lui fournir d’assistance, nous n’allons pas adhérer à la CPI. Nous allons laisser la CPI mourir de sa belle mort » car « pour nous, la CPI est déjà morte », a-t-il insisté.

Il a aussi mis en garde contre d’éventuelles enquêtes visant Israël à l’instigation de l’Autorité palestinienne.

« Si la Cour s’en prend à nous, à Israël ou à d’autres alliés des Américains, nous n’allons pas rester silencieux », a prévenu John Bolton, annonçant une série de mesures de rétorsion possibles, dont les sanctions contre le personnel de la CPI.

Romandie.com avec(©AFP / 10 septembre 2018 17h07)                                                        

États-Unis: Trump menace de se retirer de l’OMC en l’absence de progrès dans les réformes

août 31, 2018

Le président américain Donald Trump s’en était déjà pris dans le passé aux organes de réglement des différends de l’OMC / © AFP/Archives / Nicholas Kamm

Le président américain Donald Trump a menacé de retirer les Etats-Unis de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en cas d’absence de progrès dans les réformes.

Ses propos, tenus jeudi dans une interview à l’agence Bloomberg News, sont les derniers d’une série de critiques adressées aux institutions internationales, que les Etats-Unis ont contribué à mettre sur pied après la Seconde guerre mondiale.

« S’ils ne font pas de progrès, je me retirerai de l’OMC », a averti Trump en qualifiant l’accord portant création de l’organisation « du pire accord commercial jamais conclu ».

Trump, qui s’en était déjà pris dans le passé aux organes de réglement des différends de l’OMC les accusant d’être défavorables aux Etats-Unis, a souligné que Washington avait « rarement gagné un recours » auprès de cette organisation bien que les choses aient commencé à changer l’an dernier.

« Au cours de l’année dernière, nous avons commencé à gagner beaucoup », a-t-il dit. « Vous savez pourquoi? Parce qu’ils savaient que si nous ne gagnions pas, je me retirerai », a-t-il poursuivi.

La Chine, engagée dans une guerre commerciale avec les Etats-Unis, a rejoint l’OMC en 2001, une adhésion qualifiée d »erreur » par le Représentant américain au Commerce Robert Lighthizer.

La menace de Trump intervient alors que son administration fait face à des pressions au sein de l’OMC de la part de ses partenaires commerciaux qui ont saisi l’organisation pour contester les nouveaux droits de douane imposés par Washington sur leurs importations.

Romandie.com avec(©AFP / (31 août 2018 11h10)

L’Italie menace de faire capoter le sommet européen sur les migrations

juin 28, 2018

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte à Bruxelles, le 28 juin 2018 / © AFP / Ben STANSALL

L’Italie a menacé de bloquer l’adoption d’un texte commun lors d’un sommet réuni jeudi à Bruxelles, si elle n’obtenait pas plus de solidarité des autres pays de l’UE face au défi migratoire, qui conditionne le « destin » de l’Europe selon Angela Merkel.

Les déclarations du Premier ministre italien Giuseppe Conte à son arrivée à Bruxelles ont d’emblée accentué la pression, après plus de deux semaines de bras de fer diplomatiques autour de navires transportant des migrants secourus en Méditerranée, auxquels Rome avait refusé l’accostage.

« L’Italie n’a plus besoin de signes verbaux, nous attendons des actes » de solidarité, a déclaré le chef du nouveau gouvernement populiste italien. Si le texte final sur lequel doivent s’entendre les dirigeants européens ne satisfait pas Rome, a-t-il averti, il n’y aura « pas de conclusions partagées » à la fin du sommet.

Ce Conseil européen est aussi marqué par la fragilité inédite de la chancelière allemande, dont l’autorité est défiée sur la question migratoire. Son ministre de l’Intérieur menace ainsi de refouler aux frontières les migrants déjà enregistrés ailleurs, de manière unilatérale, faute de mesures européennes contre les déplacements de migrants dans l’UE.

« L’Europe a beaucoup de défis mais celui lié à la question migratoire pourrait décider du destin de l’Union européenne », a prévenu jeudi Angela Merkel, appelant à des solutions « multilatérales » et non « unilatérales ».

Le président français Emmanuel Macron est allé dans le même sens, écartant les « solutions nationales » à la question migratoire. « Je défendrai des solutions européennes de coopération dans l’UE », a-t-il plaidé à son arrivée à Bruxelles.

– Débat « enflammé » –

« Le débat sur les migrations s’enflamme de plus en plus », a pour sa part souligné le président du Conseil européen, Donald Tusk, craignant que l’absence de solution européenne fournisse « un nombre croissant d’arguments » à des mouvements populistes et anti-européens « avec une tendance à l’autoritarisme manifeste ».

Arrivées par la mer en Europe du Sud / © AFP / Gillian HANDYSIDE

« Les enjeux sont très élevés. Et le temps est court », a-t-il mis en garde dans sa lettre d’invitation aux dirigeants des 28, où il rappelle pourtant que les arrivées sur les côtes européennes ont chuté de manière spectaculaire comparé au pic enregistré à l’automne 2015.

Le sommet devait initialement permettre de débloquer la réforme du régime d’asile européen, enlisé depuis deux ans. Mais cet objectif a été abandonné, les divergences étant trop fortes sur la réforme du Règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l’UE la responsabilité des demandes d’asile.

La Commission propose de déroger à ce principe ponctuellement en période de crise, avec une répartition des demandeurs d’asile dans l’UE. Mais des pays comme la Hongrie et la Pologne, soutenus par l’Autriche, s’y opposent frontalement.

L’Italie, elle, exige au contraire un système permanent de répartition des demandeurs d’asile arrivant sur les côtes européennes, et souhaite l’abandon pur et simple du principe de la responsabilité du pays d’arrivée.

– « Plateformes de débarquement » –

Face à cette impasse, Donald Tusk proposera jeudi aux dirigeants des pays de l’UE de se concentrer sur un objectif consensuel: la poursuite de la lutte contre les arrivées irrégulières.

Il mettra ainsi sur la table une proposition nouvelle, la création de « plateformes de débarquement hors de l’Europe » pour les migrants secourus en mer, qui « mettrait fin au modèle économique des passeurs », selon le projet de conclusions du sommet.

Macron et Merkel arrivent à Bruxelles pour un sommet clé / © EBS/AFP / –

Débarquer les migrants hors de l’UE épargnerait aux Européens de se quereller pour la prise en charge de navires. Mais les contours du projet restent encore très flous, et il suscite de nombreuses questions sur sa compatibilité avec le droit international.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont apporté jeudi leur soutien à la quête d’une « nouvelle approche collaborative pour rendre le débarquement des personnes secourues en mer plus prévisible et gérable ».

« Les personnes secourues dans les eaux internationales devraient être rapidement ramenées à terre dans des lieux sûrs dans l’UE, et potentiellement ailleurs également », ont-ils plaidé, ajoutant toutefois que les Européens devraient en contrepartie offrir davantage de places d’accueil de réfugiés depuis des pays tiers.

Le texte sur lequel tenteront de s’accorder jeudi les dirigeants européens pourrait aussi appeler les Etats membres à prendre des mesures contre les « mouvements secondaires » de migrants se déplaçant dans l’UE, y compris par des accords entre eux comme le souhaite Angela Merkel.

Ce sujet est au cœur du débat politique en Allemagne, où cherchent à se rendre de nombreux migrants arrivés par la Méditerranée. C’est pour y faire face que la CSU, l’aile droite de la coalition au pouvoir, met Angela Merkel sous pression.

Vendredi, au deuxième jour du sommet, la chancelière défendra avec Emmanuel Macron leur feuille de route commune pour la zone euro.

Mais leur proposition d’un budget pour la zone euro, modeste en comparaison de l’ambition initiale de la France, rencontre de fortes résistances parmi les Etats membres, Pays-Bas en tête, et ne devrait être mentionnée qu’implicitement dans les conclusions finales du sommet.

Ce débat à 27, sans la Première ministre britannique Theresa May, sera précédé plus tôt dans la matinée de vendredi d’une discussion sur la difficile négociation du Brexit, l’un des rares sujets qui cimente les pays qui resteront dans l’Union après le départ britannique fin mars 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juin 2018 15h54)

Ébola en RDC: mobilisation renforcée face à la menace

mai 18, 2018

Photo fournie par l’Unicef le 13 mai 2018 montrant du personnel sanitaire à l’hôpital de Bikoro en RDC / © UNICEF/AFP/Archives / MARK NAFTALIN

Les agences d’aide internationales et pays voisins de la Républi

que démocratique du Congo étaient mobilisés vendredi contre l’épidémie de la fiévre hémorragique Ebola alors que le bilan des victimes s’alourdit.

Selon un nouveau bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de morts dus à Ebola en RDC s’élève à 25 morts, sur un total de 45 cas confirmés ou suspectés.

L’épidémie est apparue au début du mois de mai dans une zone rurale du nord-ouest de la RDC, avant de se propager à Mbandaka, ville d’environ 1,5 million d’habitants située sur le fleuve Congo et reliée à Kinshasa par de nombreuses liaisons fluviales. Ce cas « augmente le risque de propagation en RDC et dans les pays voisins », selon l’OMS.

Plus de trois cents personnes auraient eu des contacts directs ou indirects avec des malades d’Ebola à Mbandaka, capitale de la province de l’Equateur, a-t-on appris de source médicale.

Un Comité d’urgence de l’OMS doit décider vendredi à Genève si la situation constitue « une urgence de santé publique de portée mondiale ».

La décision finale sur l’état d’urgence revient au directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui doit s’exprimer devant les médias à Genève.

– « haute alerte » –

Face à la menace, des pays voisins de la RDC se sont déclarés vendredi en état de « haute alerte ».

« Cinq des six États membres de l’EAC (Communauté d’Afrique de l’Est) partagent une frontière avec la RDC et tous entretiennent des échanges commerciaux avec d’importants trafics transfrontaliers », a rappelé cette organisation sous-régionale, soulignant qu’aucun cas d’Ebola « n’a encore été identifié dans la région ».

« Les États membres ont mis en place une série de mesures de sécurité », incluant l’examen rapide de personnes arrivant de la RDC, la mobilisation des personnels de santé, la mise en place et le renforcement des capacités de centres ad hoc, ainsi que la sensibilisation des populations.

L’EAC regroupe le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Rwanda et le Burundi. Seul le Kenya n’a pas de frontière avec la RDC.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé vendredi le déploiement d’épidémiologistes et de personnel médical à Kinshasa et sur seize points d’entrée aux frontières de la RDC pour tenter d’empêcher la propagation d’Ebola.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi avoir aussi mobilisé plus de 200 volontaires dans la lutte contre la propagation d’Ebola.

– « les autorités n’ont rien fait » –

Après l’apparition d’Ebola à Mbandaka, les habitants de cette ville de l’ouest de la RDC exprimaient leur colère contre l’inaction des autorités.

« Je viens de Bikoro (épicentre de la nouvelle épidémie à une centaine de km de Mbandaka), il n’y a que deux points de contrôle sur plus de 100 km de route dans les villages Kalamba et Ndenga. Ce n’est pas efficace parce que de nombreuses personnes qui voyagent par moto et à pied échappent à ce contrôle », a déclaré à l’AFP un Congolais inquiet, Abraham.

« Les autorités n’ont rien fait pour éviter qu’Ebola n’arrive à Mbandaka », a estimé de son côté Claude, un habitant de la ville.

Contactées par l’AFP, les autorités congolaises n’ont pas réagi dans l’immédiat.

« Ici au port fluvial de Mbandaka, nous avons reçu instruction des autorités pour fermer toutes les issues sauf une seule afin de contraindre tout le monde à passer au contrôle », a déclaré à l’AFP un responsable provincial de la société de transport fluvial public.

Au port de Menge, un port fluvial privé, des agents du ministère de la Santé prenaient vendredi systématiquement la température des voyageurs à l’aide de thermomètres laser.

« Mais, les thermomètres ne sont pas en nombre suffisant, d’où l’énervement et des attroupements », a regretté Joseph Dangbele, un agent du port.

Dans les ports, le dispositif de contrôle est constitué des thermomètres laser, de bassines d’eau et de savon liquide, d’un registre sur lesquels les noms et adresses des voyageurs à l’arrivée sont inscrits, a constaté un correspondant de l’AFP.

Face à l’épidémie d’Ebola, de nombreux Congolais se tournent aussi vers les Eglises.

– « Risque très élevé » –

Le pays fait face à sa neuvième épidémie depuis son apparition sur le sol congolais en 1976.

La dernière épidémie en RDC remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

Dans l’épidémie actuelle, les cas avaient jusqu’à présent été uniquement recensés dans la région de Bikoro, zone rurale très difficile d’accès à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

L’OMS a révisé son évaluation du risque de propagation de l’épidémie, désormais considéré « très élevé » au niveau national et « élevé » pour les pays voisins. Au niveau mondial, le risque de propagation est jusqu’à présent classé « faible ».

L’agence est en train d’envoyer 7.540 doses d’un vaccin expérimental. 4.300 doses sont déjà arrivées à Kinshasa.

L’épidémie d’Ebola la plus violente de l’histoire a frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. L’OMS avait alors été vivement critiquée pour la lenteur de sa réaction.

Romanhdie.com avec (©AFP / 18 mai 2018 13h52)                

Niger: le gouvernement menace de fermer tous les restaurants et cités universitaires

avril 29, 2018

Le pont sur le fleuve Niger à Niamey. © Vincent Fournier/J.A.

Le gouvernement du Niger a menacé dimanche de fermer les cités et restaurants de toutes les universités du pays à partir de lundi 18h00 (heure locale), si la crise en cours depuis des mois à l’université de Niamey se poursuit.

« Les cours reprennent progressivement dans les lycées et collèges » mais « le gouvernement constate avec regret la persistance du boycott des activités académiques » à l’université de Niamey, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Assoumana Malam Issa, lisant un communiqué officiel à la télévision d’État.

« Le gouvernement appelle avec insistance les étudiants à la reprise des activités académiques au plus tard le lundi 30 avril 2018, faute de quoi les cités et restaurants universitaires de toutes les universités (du pays) seront fermés à partir de (lundi) 18h00 », a prévenu M. Malam Issa, également ministre de la Culture.
Ils resteront fermés « jusqu’à la reprise effective des activités académiques » mais les transports et les facultés « resteront ouverts », a-t-il précisé.

Le Niger compte huit universités (une par région) totalisant plus de 37.000 étudiants. Celle de Niamey est la plus importante avec 23.000 étudiants.

« Grève illimitée »

L’Union des scolaires nigériens (USN), qui recrute du primaire jusqu’à l’université, a lancé « une grève illimitée » le 20 avril pour exiger l’annulation de l’exclusion en mars de cinq étudiants, la réouverture du campus de Niamey, fermé depuis le 18 avril, et « l’abrogation » d’une décision du rectorat autorisant les forces de l’ordre à assurer la sécurité de l’université.

Les étudiants exigent également l’apurement de « plusieurs mois d’arriérés de bourses ».

L’université de Niamey avait été paralysée par une grève d’un mois des enseignants qui protestaient contre « l’agression » le 7 février d’un des leurs par des étudiants. Les enseignants avaient mis fin à leur mouvement le 17 mars, après avoir obtenu l’exclusion de cinq responsables syndicaux étudiants et le recours aux forces de l’ordre pour sécuriser le campus.

Évoquant une « altercation mineure » et non une agression, les étudiants avaient jugé ces exclusions « disproportionnées, illégales et arbitraires » et entamé un mouvement de grève.

Le campus de Niamey a été fermé le 18 avril après des heurts violents entre étudiants et forces de l’ordre faisant des blessés des deux côtés. De nombreux étudiants ont été arrêtés, selon l’USN.

Jeuneafrique.com

Conchita Wurst révèle sa séropositivité, menacé par un ex

avril 16, 2018

L’artiste a pris la parole sur les réseaux sociaux

Victime de menaces de la part de son ex-compa­gnon, la star autri­chienne Conchita Wurst a préféré prendre les devants, et révé­ler sa séro­po­si­ti­vité au grand public.

«  Je suis séro­po­si­tif depuis plusieurs années ». Voici ce qu’à déclaré Thomas Neuwirth alias Conchita Wurst dimanche soir sur son compte Insta­gram. La drag queen, célèbre pour avoir remporté l’Eu­ro­vi­sion pour l’Au­triche en 2014, s’est confiée dans un long post sur les réseaux sociaux, révé­lant son statut séro­lo­gique. L’ar­tiste esti­mait que l’in­for­ma­tion ne concer­nait en aucun cas le grand public, mais a cepen­dant été obligé de faire cette révé­la­tion. Pour cause : l’un de ses exs menaçait de rendre l’in­for­ma­tion publique.

La star autri­chienne a donc décidé de prendre les devants, refu­sant à cette personne d’avoir une quel­conque influence sur sa vie et sa répu­ta­tion. Elle a donc pris la parole dans un long message très touchant, dans lequel elle explique : « Cette infor­ma­tion ne regarde pas le public, mais mon ex menace de la révé­ler. Maisje ne donne­rai à personne le droit de m’ef­frayer, de me mena­cer et d’in­fluer sur ma vie. » Ambas­sa­deur de la cause homo­sexuelle, Thomas Neuwirth s’est confié en toute honnê­teté, coupant l’herbe sous le pied de son ancien compa­gnon.

« Le jour est venu de me libé­rer pour le reste de ma vie d’une épée de Damo­clès : oui, je suis posi­tif au VIH », affirme-t-il, préci­sant : « Je suis en bonne santé, et je suis plus forte, plus moti­vée et plus libé­rée que jamais« . Il explique que la mala­die est présente dans son orga­nisme  »depuis plusieurs années, et sans inter­rup­tion sous le seuil de détec­tion ». Avec ce message, la diva à barbe espère « donner du courage et faire un geste contre la stig­ma­ti­sa­tion des gens«  porteurs du HIV. Sa famille, qui connaît sa situa­tion « depuis le premier jour », la soutient depuis le début dans cette épreuve.

Gala.fr par Laetitia Reboulleau