Posts Tagged ‘Menaces’

France/Strasbourg : un couple homosexuel insulté et menacé par plusieurs individus

février 3, 2021

Un mineur a été interpellé et a reconnu les faits en garde à vue.

Un couple homosexuel a été pris à partie en raison de son orientation sexuelle, dimanche 31 janvier, à Strasbourg. Ce jour-là, un couple de deux jeunes hommes, connu sur les réseaux sociaux, se promène sur la place Kléber lorsqu’il est insulté et menacé par un groupe de jeunes, explique au Figaro une source policière.

Présente à proximité des lieux de l’agression, la patrouille de l’Unité Canine de la police nationale du Bas-Rhin a interpellé l’un des agresseurs, tandis que le reste de la bande a pris la fuite.

L’individu interpellé – Mohamed M., né en 2005, de nationalité espagnole -, a reconnu les faits en garde à vue. Il a été déféré et convoqué au mois de mars devant le délégué du procureur de Strasbourg du chef d’injure publique discriminatoire.

Avec Le Figaro par Guillaume Poingt

Canada: Un professeur victime de racisme après avoir critiqué le gouvernement albertain

novembre 29, 2020

Un professeur d’Edmonton dit avoir reçu des messages teintés de racisme après avoir publiquement critiqué la réponse albertaine à la pandémie de COVID-19.

Ubaka Ogbogu est professeur associé en droit spécialisé en politiques en matière de santé à l'Université de l'Alberta.© /Radio-Canada Ubaka Ogbogu est professeur associé en droit spécialisé en politiques en matière de santé à l’Université de l’Alberta.

Dans la dernière semaine, Ubaka Ogbogu a donné une entrevue à CBC en lien avec la publication d’enregistrements réalisés secrètement lors d’une réunion quotidienne du Centre des opérations d’urgence.

Ces enregistrements révélaient que le gouvernement provincial n’a pas suivi toutes les recommandations formulées par la médecin hygiéniste en chef de la province, Deena Hinshaw.

Lors de l’entrevue, le professeur associé en droit et spécialiste en politiques de santé publique à l’Université de l’Alberta a décrit la réponse de la province à la pandémie comme étant «en morceaux».

C’est à la suite de cette entrevue qu’il a reçu un message d’une quarantaine de secondes chargé d’invectives et l’invitant à «retourner dans [son] pays» qu’il a publié sur le réseau Twitter samedi matin.

«Quel intérêt as-tu à t’investir dans notre politique? Tu veux en faire venir d’autres comme toi? Retourne chez toi, [le Canada] n’est pas ton pays», poursuit l’appelant, ornant ses propos d’injures.

Ubaka Ogbogu dit être habitué à recevoir des messages acrimonieux à cause de ses opinions, mais souligne que ce dernier est beaucoup plus haineux que la normale, ce qui l’a incité à demander le retrait de son profil du site Internet de l’Université de l’Alberta.

«Ils ont pris le temps de faire des recherches sur moi. Ce n’est pas qu’une publication sur Facebook ou Twitter. La personne m’a cherché, a trouvé mon numéro de téléphone, a trouvé mon adresse courriel… c’est une menace sérieuse», souligne-t-il.

L’appel a été fait depuis un numéro inconnu, mais le professeur croit que la personne qui l’a appelé est la même que celle qui lui a écrit des courriels haineux après l’entrevue.

L’incident a été rapporté à l’unité des crimes haineux de la police d’Edmonton.

Le rôle de la partisanerie politique

S’il reconnaît que ses propos lors de l’entrevue ont pu heurter les sensibilités de certaines personnes, le professeur Ogbogu croit que la partisanerie politique n’a pas aidé.

Il cite notamment la façon dont certains employés du Parti conservateur uni ont décrit son intervention dans les réseaux sociaux, le décrivant notamment comme un partisan du Nouveau Parti démocratique.

Après la diffusion du reportage de CBC et de Radio-Canada, Steve Buick, le secrétaire de presse du ministre de la Santé, a qualifié Ubaka Ogbogu «d’universitaire le plus frénétiquement biaisé de l’Alberta».

Joint samedi, M. Buick a rappelé que le gouvernement condamne tout geste ou propos haineux à l’endroit d’un Albertain, tout en défendant sa critique.

«C’est normal que le gouvernement réponde lorsque des informations erronées sont publiées sur les réseaux sociaux», soutient-il, ajoutant que «rien, dans la réponse du gouvernement, ne faisait référence à la race ou au pays d’origine» de M. Ogbogu.

Le professeur croit néanmoins que le genre de rhétorique utilisé par Steve Buick peut déclencher le type de réactions auxquelles il a été confronté. Selon lui, ces propos peuvent être perçus par certains comme un encouragement à harceler les universitaires.

«Nous aussi, nous sommes des citoyens. C’est notre droit d’étudier les politiques gouvernementales et de les critiquer lorsque c’est nécessaire.»

Le professeur n’entend toutefois pas se laisser abattre par ce ressac. Il compte continuer d’offrir son opinion en tant qu’expert invité puisque, note-t-il, il est important de débattre vivement des politiques en santé et il croit fermement avoir quelque chose à apporter à la discussion.

Avec CBC/Radio-Canada par Paige Parson

France: L’imam Chalghoumi fait l’objet de milliers de menaces depuis la mort de Samuel Paty

novembre 8, 2020

L’imam à la mosquée de Drancy en Seine-Saint-Denis, dont la représentativité est souvent contestée dans la communauté musulmane, est connu pour ses prises de position contre l’intégrisme.

L’imam Hassen Chalghoumi, un pourfendeur de l’intégrisme islamiste, fait l’objet de «menaces exacerbées» depuis la mort de Samuel Paty, selon son avocat qui a écrit un courrier à Emmanuel Macron et obtenu l’ouverture de trois enquêtes notamment pour «menaces de mort», a appris l’AFP dimanche 8 novembre.

Hassen Chalghoumi, imam à la mosquée de Drancy en Seine-Saint-Denis, dont la représentativité est souvent contestée dans la communauté musulmane, est connu pour ses prises de position contre l’intégrisme et ses rapports d’amitié avec la communauté juive, qui lui valent critiques et menaces, largement relayées sur internet. Selon son avocat Me David-Olivier Kaminski, il fait l’objet d’une menace «complètement exacerbée» depuis la décapitation mi-octobre du professeur d’histoire-géographie au collège de Conflans-Sainte-Honorine. «Il ne s’exprime pas au nom des musulmans mais est une des voix, et défend les valeurs de la République», a souligné son avocat.

Trois enquêtes

Me Kaminski a écrit le 27 octobre un courrier au chef de l’Etat, révélé par Le Parisien et consulté par l’AFP, pour demander un «renfort» de la protection policière autour de son client. Me Kaminski a aussi adressé trois plaintes au parquet de Paris, également consultées par l’AFP, concernant les menaces «par milliers» et la «fatwa» dont Hassen Chalghoumi, âgé de 48 ans, fait l’objet.

Trois enquêtes ont été ouvertes et confiées à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes, a indiqué dimanche à l’AFP le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien. «L’une porte sur des faits d’apologie du terrorisme et de menace de mort, une autre sur des faits de provocation à la commission d’atteinte à l’intégrité physique ou à la vie et la dernière sur des faits de menaces de mort», a précisé le parquet.

Hassen Chalghoumi a notamment été la cible du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, dont le fondateur Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste radical, a été mis en examen dans l’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty. Le collectif avait déclenché en 2010 une cabale contre cet imam, en manifestant pendant des mois devant la mosquée de Drancy. Deux membres de l’organisation avaient même été condamnés à deux mois de prison avec sursis pour avoir tenté de s’introduire au domicile de l’imam.

Par Le Figaro avec AFP

L’économie de la Polynésie française menacée

juin 1, 2020

La Polynésie française, chapelet d’îles au cœur de l’océan Pacifique Sud, s’inquiète d’être économiquement «asphyxiée» par la crise sanitaire de Covid-19 qui a mis à l’arrêt le pilier de son développement: le tourisme haut de gamme. Après plus de deux mois d’arrêt des rotations aériennes internationales, le gouvernement polynésien cherche à relancer au plus vite ce pan essentiel de l’économie locale aujourd’hui atone.
D’autant que le confinement a permis d’éliminer le virus, après 60 cas confirmés et aucun décès.

«Il faut rouvrir nos frontières. Sinon, nous allons nous asphyxier économiquement, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés», s’alarme auprès de l’AFP Nicole Bouteau, la ministre du Tourisme et de l’Emploi de ce territoire de 280.000 habitants environ. «Quinze à vingt mille emplois sont menacés», estime Nicolas Prud’homme, le directeur de l’Institut de la Statistique en Polynésie. La collectivité recensait un total de 67.000 salariés fin 2019 et ne dispose pas de caisse de chômage.

Tous les hôtels sont fermés et deux d’entre eux ont annoncé cette semaine qu’ils ne rouvriraient pas. Le gouvernement a déployé un important dispositif de soutien à l’emploi dans les secteurs touchés. Mais, faute de touristes, les hôtels n’ont aucune activité à proposer à leurs employés, hors gardiennage et entretien. Et surtout aucune recette. Le gouvernement entend donc doper le tourisme intérieur, avec des tarifs attractifs sur les vols inter-îles et les hébergements.

Les vols intérieurs ont partiellement repris le 22 mai, et le nombre d’îles desservies devrait doubler en juin. Air Tahiti compte proposer des offres promotionnelles aux Polynésiens qui souhaitent rendre visite à leur famille, avec «45, voire 50% de réduction» selon son directeur Manate Vivish. Cette stratégie pourrait donner un peu d’air aux pensions de familles et prestataires de services touristiques, alors que les Polynésiens ne peuvent plus se rendre en Californie, à Hawaï ou en Nouvelle-Zélande, destinations proches et prisées.

Par Le Figaro avec AFP

Le concert historique de Fally Ipupa s’est tenu à Paris, malgré les menaces des « combattants »

février 29, 2020

Le chanteur congolais Fally Ipupa, le 20 septembre à Paris.

Le chanteur congolais Fally Ipupa, le 20 septembre à Paris. © Francois Grivelet pour JA/REA 

La star congolaise a pu se produire vendredi soir devant des milliers de spectateurs. Des groupes d’opposants congolais radicaux ont pourtant tout fait pour empêcher le concert de Fally Ipupa, à l’AccorHotels Arena.

Les dernières heures précédant le concert de Fally Ipupa à Paris laissaient craindre le pire. Un incendie spectaculaire, déclenché par des feux de scooters et de poubelles, a d’abord enfumé, dans l’après-midi, le quartier de la gare de Lyon, proche de l’AccorHotels Arena du XIIe arrondissement. Ce n’est que vers 18h30, à un peu plus d’une heure du début théorique de l’événement, que les pompiers ont maîtrisé les flammes.

Vous risquez gros en y allant

Mais les intimidations ne se sont pas arrêtées là. Plusieurs centaines de “combattants”, la plupart des hommes jeunes et déterminés, se sont donnés rendez-vous aux abords de la salle de 20 000 places dans le but d’empêcher le concert. « C’est annulé », « Vous risquez gros en y allant », « Vous êtes fiers de ce que vous faites ? » « Là-haut, Dieu vous voit ! »… Mêlant mensonges et menaces, empoignant parfois des spectateurs ou les bousculant, les combattants ont tenté le tout pour le tout.

C’était sans compter sur un impressionnant dispositif de sécurité. Métros fermés, dizaines de fourgons de gendarmerie, barrières métalliques… Des contrôles de billets ont été mis en place à distance de la salle pour trier spectateurs et agitateurs. Et le parcours menant à l’enceinte de l’AccorHotels n’avait rien à envier à la sécurité des aéroports : boissons et parapluies confisqués, consigne obligatoire pour les sacs, fouilles, passage sous un portique de détection de métal : rien n’a été laissé au hasard.

Faire la fête, loin des querelles politiques

Après cette parenthèse pesante, qui a tout de même réussi à intimider une petite partie du public, on découvrait une ambiance totalement différente. Sapeurs, familles au complet, Africains de tous les pays, s’étaient donné rendez-vous pour chanter et danser. Bref, faire la fête, loin des querelles politiques.

« Bien sûr, on a eu un peu peur en voyant les dernières infos, mais après l’Olympia annulé en 2017, c’était ce soir ou jamais », confiait une maman ivoirienne venue avec sa fille applaudir « l’aigle » depuis la fosse. En regardant le public rire et papoter, on pouvait même penser qu’il s’agissait d’un concert presque comme un autre.

Presque, seulement. La première partie, du spectacle, avec notamment Robinio Mundibu, l’un des protégés de Fally, a commencé avec une quarantaine de minutes de retard du fait des incidents dans une salle à moitié vide. Et ce n’est qu’après un long entracte (sans doute pour attendre que la jauge se remplisse) que la star de la soirée a fait une entrée triomphante.

Après une vidéo montrant un aigle survoler Kinshasa et les grandes métropoles occidentales, le rideau s’est levé sur une gigantesque structure gonflable du rapace qui a lentement elle-même « pris son envol. »

“Jour historique”

Sa Majesté Fally, en peignoir et baskets, une couronne revisitée posée sur la tête, pouvait enfin commencer à chanter… après un long silence dans la capitale française. La chanson inaugurale « La vie est belle », sonnait comme un pied de nez aux combattants.

Le concert, maîtrisé de bout en bout, a été une véritable démonstration de force. Fally, en forme vocalement, était accompagné sur scène par une quarantaine de danseurs, chanteurs et musiciens, dans la grande tradition congolaise. Il a su alterner tubes urbains façon Tokooos et classiques rumba, multipliant les costumes et faisant le show pendant plus de deux heures.

Sur scène, quelques personnalités sont apparues : les chanteurs Mokobé et Bramsito, l’actrice et réalisatrice Angela Bassett… Mais c’est surtout le Franco-Congolais Dadju qui a retenu l’attention avec un tour de chant inspiré et en clamant tout haut ce que beaucoup de spectateurs pensaient tout bas : « Aujourd’hui est un jour historique, c’est une grande victoire pour le Congo ! »

Mais quelques minutes avant 23h30, un agent venait glisser un mot à l’oreille de Fally, visiblement agacé. Le chanteur était contraint de terminer son concert, assez brutalement, à l’heure convenue avec la salle, sans avoir le temps d’interpréter tous les tubes qu’il avait répétés pour la soirée.

Avant de quitter la scène la star congolaise a néanmoins promis de venir rapidement faire à nouveau l’événement en France. On espère le retrouver dans une ambiance plus apaisée.

Avec Jeuneafrique par Léo Pajon

France: Une adolescente harcelée et menacée de mort après avoir critiqué l’islam

janvier 22, 2020

Une lycéenne de 16 ans a reçu plusieurs centaines de menaces en ligne après avoir publié une vidéo dans laquelle elle affirme que «l’islam c’est de la merde».

Mila, 16 ans, adolescente de la région lyonnaise, a reçu de nombreuses menaces après une vidéo dans laquelle elle critiquait l'islam.
Mila, 16 ans, adolescente de la région lyonnaise, a reçu de nombreuses menaces après une vidéo dans laquelle elle critiquait l’islam. Capture d’écran Instagram

Une jeune femme de 16 ans nommée Mila se trouve depuis ce week-end au cœur d’une polémique grandissante après avoir publié le 18 janvier sur Instagram une vidéo dans laquelle elle critique l’islam. Relayés sur les réseaux sociaux, ses propos lui ont valu de nombreuses insultes et menaces de mort.

L’affaire a commencé samedi, après que Mila, adolescente de la région lyonnaise et chanteuse à ses heures, a ouvert un live en ligne pour parler de sa passion avec ses abonnés. D’après le magazine Marianne, un internaute l’aurait alors pris à partie pour la «draguer de manière insistante ». Recadré par l’adolescente ouvertement lesbienne, il réagit en l’insultant et en l’accusant de racisme et d’islamophobie, ce à quoi Mila répond par une diatribe sans pincettes.

«Je déteste la religion, le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde, c’est ce que je pense», affirme-t-elle face caméra. «Je ne suis pas raciste, pas du tout. On ne peut pas être raciste envers une religion. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir.»

Diffusée sur Instagram et reprise sur Twitter, la vidéo déclenche un torrent d’insultes et de menaces à l’encontre de la jeune femme. «Je recevais 200 messages de pure haine à la minute», affirme Mila dans une interview parue sur le site féministe identitaire Bellica. Ses informations personnelles sont diffusées. « Je ne peux plus mettre un pied dans mon lycée», poursuit-elle.

Haine en ligne: comprendre la polémique sur la loi Avia
Alors que le texte de la loi Avia revient à l’Assemblée Nationale, retour sur le contenu et les aspects polémiques de la future loi. Contenus haineux, risque de censure, rôle du CSA…

La campagne de harcèlement a provoqué l’indignation d’une partie des internautes, qui ont rappelé que le blasphème n’était pas illégal en France, et partagé un hashtag de soutien #JeSuisMila, auquel a rapidement répondu un hashtag #JeNeSuisPasMila. Des personnalités politiques, au nombre desquelles Marine Le Pen et Jean Messiha, ont également apporté leur soutien à la jeune femme.

«Les propos de cette jeune fille sont la description orale des caricatures de Charlie, ni plus ni moins», a affirmé sur Twitter la présidente du Rassemblement national. «On peut trouver ça vulgaire, mais on ne peut pas accepter que, pour cela, certains la condamnent à mort, en France, au XXIe siècle.»

Par Le Figaro.fr

«Ne menacez jamais la nation iranienne», répond Rohani à Trump

janvier 6, 2020

«Ne menacez jamais la nation iranienne», a lancé mardi sur Twitter le président iranien Hassan Rohani en réponse aux déclarations martiales du président américain Donald Trump, qui a menacé samedi de viser 52 cibles iraniennes.

«Ceux qui font référence au nombre 52 devraient également se souvenir du nombre 290. #IR655», écrit Rohani dans une référence à la tragédie de l’Airbus du vol Iran Air 655, abattu en juillet 1988 par un navire américain au-dessus du Golfe et ayant coûté la vie à 290 personnes.

Plus de trente ans après les faits, cette catastrophe, pour laquelle l’Iran attend toujours des excuses officielles des Etats-Unis, hante encore la mémoire collective iranienne, tout comme aux Etats-Unis la prise d’otages de 1979 à l’ambassade de Téhéran pendant laquelle 52 diplomates ont été retenus captifs pendant 444 jours. Trump a averti samedi Téhéran que les Etats-Unis avaient identifié 52 sites en Iran et qu’ils les frapperaient «très rapidement et très durement» si la République islamique attaque du personnel ou des objectifs américains. Certains de ces sites iraniens « sont de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne », a précisé M. Trump dans un tweet. «Les Etats-Unis ne veulent plus de menaces!», a-t-il prévenu.

Trump a souligné la valeur symbolique de ce chiffre en faisant un lien avec la crise des otages de 1979. Le président américain multiplie les messages menaçants envers la République islamique depuis l’élimination, vendredi, dans un raid américain à Bagdad, du général iranien Qassem Soleimani. Téhéran a promis de «venger durement» cette mort, au moment opportun, et notamment par une action militaire. Dimanche, Donald Trump a encore menacé Téhéran de «représailles majeures» en cas d’attaque iranienne contre des installations américaines au Moyen-Orient.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Des appels menaçants pour frauder les immigrants

novembre 19, 2019

 

© Alexandre DUVAL
 

Malheureusement, certains tombent dans le panneau. C’est le cas d’Aline Bimenyimana, une jeune mère de famille arrivée de la République démocratique du Congo il y a tout juste un an et qui a utilisé les services du Centre multiethnique.

Au début du mois d’octobre dernier, elle a reçu un appel en anglais. Au bout du fil, l’homme se faisait passer pour un agent d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Quand ils ont commencé à me poser leurs questions, moi, l’idée n’est pas venue dans ma tête que ce sont des fraudeurs, raconte la femme de 33 ans. Devant l’insistance de son interlocuteur, elle a fini par se compromettre.

Aline Bimenyimana retrace l'appel frauduleux dont elle a été victime le 9 octobre.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Aline Bimenyimana retrace l’appel frauduleux dont elle a été victime le 9 octobre.
 

Les choses que je leur ai données, c’était mon numéro d’assurance sociale, mon numéro de carte de crédit, de carte de débit, le montant dans mon compte et l’argent limite de ma carte de crédit, énumère-t-elle, sachant bien qu’elle n’aurait pas dû.

Des menaces

L’appel est ensuite devenu agressif. L’homme l’accusait notamment d’être une consommatrice de drogues et une fraudeuse.

Résidente permanente, Mme Bimenyimana s’est mise à paniquer. Si on t’accuse de choses pareilles, je me suis dit l’immigration va dire : « pourquoi on a emmené une telle chose au Canada »! J’avais tellement peur!

«Ils m’ont dit madame, tu es fraudeur. On va envoyer la police pour te chercher. Si tu ne veux pas que la police t’arrête, il faut que tu nous donnes 1000 $.»

-Aline Bimenyimana

Aline Bimenyimana consulte le registre de ses appels sur son téléphone cellulaire

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Aline Bimenyimana consulte le registre de ses appels sur son téléphone cellulaire
Mme Bimenyimana n’a finalement jamais transféré d’argent. Elle aurait alors demandé le nom et les coordonnées de son interlocuteur pour assurer un suivi. Ils ont coupé [l’appel] directement, dit-elle.

À ce jour, le fait qu’elle ait transmis son numéro d’assurance sociale ne lui a toujours pas causé d’ennui. Elle craint toutefois que cela finisse par rebondir tôt ou tard.

Préoccupant

Aussi inquiétant soit-il, le cas de Mme Bimenyimana n’est pas unique. Le Centre multiethnique de Québec a eu vent d’autres appels semblables, commis au nom de l’Agence de revenu du Canada (ARC) ou d’IRCC.

C’est inquiétant parce qu’on n’a pas d’emprise là-dessus, se désole la directrice, Dominique Lachance.

C’est vraiment la personne [seule] avec son téléphone. On va vraiment chercher la corde sensible : « vous allez perdre votre statut, on va venir vous chercher, les agents d’immigration vont venir chez vous. »

Dominique Lachance, directrice du Centre multiethnique de Québec

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Dominique Lachance, directrice du Centre multiethnique de Québec
Pour contrer ce stratagème, le Centre multiethnique de Québec souhaite adapter rapidement ses activités de prévention. Actuellement, les immigrants sont surtout sensibilisés aux tentatives de fraude qui ont lieu en personne.

«Le contenu était plus pour la fraude faite en mode porte-à-porte. On va actualiser, ça c’est sûr. On va informer les gens dès leur arrivée que le numéro d’assurance sociale ne doit pas être donné à qui que ce soit.»

-Dominique Lachance, directrice du Centre multiethnique de Québec

Selon Dominique Lachance, entre 800 et 1200 nouveaux arrivants utilisent les services du Centre multiethnique de Québec chaque année.

Des stratégies qui évoluent

Depuis 2014, des fraudes totalisant plus de 17 millions de dollars ont été commises au nom de l’ARC et de l’IRCC, selon les données du Centre antifraude du Canada.

C’est une bonne portion des rapports qu’on reçoit à notre bureau, analyse Lisanne Roy-Beauchamp, superviseure des opérations du centre d’appels au Centre antifraude du Canada.

Or, les tentatives de fraude en utilisant l’IRCC et l’ARC semblent à la baisse cette année, par rapport à 2018. Les fraudeurs ont changé leur modus operandi, explique Mme Roy-Beauchamp.

Selon elle, les noms d’autres organismes, comme Service Canada ou le ministère de la Justice du Canada, sont de plus en plus utilisés par les fraudeurs.

Mme Roy-Beauchamp explique également que les fraudeurs savent désormais comment usurper les vrais numéros de téléphone de ces organismes, ce qui rend leurs manœuvres encore plus crédibles.

«Le numéro de téléphone que vous voyez sur votre afficheur, à ce point-ci, vous ne pouvez plus lui faire confiance.»

-Lisanne Roy-Beauchamp, superviseure des opérations du centre d’appels au Centre antifraude du Canada

Pour éviter de se retrouver pris au piège, Mme Roy-Beauchamp suggère carrément de ne pas répondre aux appels non sollicités. Si vous répondez et qu’on vous demande de donner des renseignements personnels, raccrochez la ligne, dit-elle.

Pour joindre le Centre antifraude du Canada : 1-888-495-8501

Par Alexandre Duval

France: Menacé de ne «plus voir» ses enfants, il s’attaque aux yeux de son ex-compagne

juillet 1, 2019

 

Un homme de 35 ans a été mis en examen pour tentative d’assassinat et écroué après avoir tenté de crever avec un couteau les yeux de son ex-compagne, qui l’avait selon lui menacé de ne «plus voir» ses enfants, ont indiqué ce lundi les parquets de Mont-de-Marsan et Dax. Opérée en urgence à Bordeaux, la jeune femme de 27 ans, mère de leurs trois enfants, aurait perdu son œil droit, le pronostic restant réservé concernant son œil gauche, a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Dax Jean-Luc Puyo.

Les faits ont eu lieu vendredi soir vers 22h30 dans la commune de Lit-et-Mixe dans les Landes, au domicile de la jeune femme, où l’homme a asséné une dizaine de coups de couteau à la victime. «Lors de ses auditions en garde à vue, a détaillé Jean-Luc Puyo, l’homme a expliqué que la jeune femme l’avait appelé pour l’injurier et lui dire qu’il ne verrait plus ses enfants. Il s’est rendu sur place et le ton est monté. Il a fait tomber la victime et il a expliqué que c’est à ce moment là qu’il a songé à lui crever les yeux, comme ça elle non plus ne pourrait plus voir ses enfants».

Au moment des faits, l’homme qui n’a pas pris la fuite et a été arrêté sur place par la gendarmerie à 2h30, était sous le coup d’un contrôle judiciaire après une altercation avec son ex-compagne quelques jours avant, qui lui avait valu une garde à vue. Écroué à Mont-de-Marsan, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité s’il est renvoyé aux assises sur le chef d’accusation de tentative d’assassinat. La jeune femme, séparée de son ex-conjoint depuis quelques semaines, n’a pas encore pu donner sa version des faits en raison de son état de santé.

Selon Sud-Ouest , l’homme avait déjà été placé en garde à vue et sous contrôle judiciaire par un juge des libertés plus tôt dans la semaine après deux altercations houleuses. Il avait interdiction de rentrer en contact avec la mère de ses enfants âgés de 3, 5 et 7 ans.

Chaque année en France, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. En 2017, 109 femmes et 16 hommes sont morts victimes de la violence de leur partenaire ou de leur ex-partenaire, selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement. La page Facebook «Féminicides par compagnons ou ex» a recensé 70 décès de ce type depuis le début de l’année 2019. Un collectif de familles et proches de victimes de féminicides appelle à un rassemblement le 6 juillet à Paris pour «demander solennellement au président de la République d’être le premier homme politique français à mettre fin à ce massacre».

Par Le Figaro.fr avec AFP

La CPI dit n’être pas « dissuadée » par les menaces de Washington

septembre 11, 2018

La Haye – La Cour pénale internationale (CPI) a expliqué mardi ne pas être « dissuadée » par les déclarations de Washington qui a menacé de sanctions ses juges et procureurs s’ils s’en prenaient à des Américains ou à Isräel.

« La CPI, en tant que Cour de justice, continuera à faire son travail sans être dissuadée, conformément aux principes et à l’idée générale de la primauté du droit », a déclaré la Cour dans un communiqué envoyé à l’AFP.

Cette réaction intervient au lendemain d’une attaque sans précédent menée par les Etats-Unis contre la Cour basée à La Haye, chargée de juger notamment les crimes de guerre et contre l’humanité.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a dénoncé lundi la possibilité d’une enquête contre des militaires américains ayant servi en Afghanistan, mais aussi d’éventuelles investigations contre Israël à l’instigation de l’Autorité palestinienne.

« Si la Cour s’en prend à nous, à Israël ou à d’autres alliés des Américains, nous n’allons pas rester silencieux », a mis en garde le conseiller du président Donald Trump, annonçant une série de mesures de rétorsion possibles.

M. Bolton a accusé la juridiction internationale d’être « inefficace, irresponsable et carrément dangereuse ». Il a également évoqué des risques de sanctions contre les avoirs de la CPI dans le système financier américain ou encore la possibilité d’interdire aux membres de la Cour l’entrée aux Etats-Unis.

En réponse, la CPI a rappelé être « une institution judiciaire indépendante et impartiale ».

La Cour a aussi insisté sur le fait qu’elle exerce sa compétence uniquement lorsque les Etats impliqués ne sont pas capables ou ne souhaitent pas mener une enquête par eux-mêmes.

La Cour pénale internationale est régie par le Statut de Rome, un traité entré en vigueur en 2002 et ratifié depuis par 123 pays.

Les relations entre Washington et la CPI ont toujours été tumultueuses. Les Etats-Unis ont refusé d’y adhérer et ont tout fait pour éviter que des Américains puissent être visés par ses enquêtes.

Romandie.com avec(©AFP / 11 septembre 2018 11h54)