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Congo: Pour avoir refusé d’engager des poursuites contre le colonel Oniangue, le procureur Oko mon parquet menacé par JDO

juin 24, 2021

Monsieur mon parquet, le fameux procureur de la république Oko Ngakala aurait decidé de vivre désormais en paix avec sa conscience en évitant d’incriminer des innocents qui finissent à la maison d’arrêt. Son refus catégorique d’engager des poursuites judiciaires contre les colonel Albert Oniangue lui coûte des menaces de la part de Jean Dominique Okemba et son acolyte Jean François Ndenguet. Mais il a décidé de leur tenir tête.

Les deux sécurocrates diaboliques du pouvoir de Brazzaville ont pêché de naïveté et d’amateurisme en envoyant quelques éléments de la police à leurs bottes déposer des armes au domicile du Colonel Oniangue au plateau des 15 ans. Les cameras de surveillance de la résidence avaient tout filmé.

Quelques jours plus tard, dans la continuité de leur idiotie, ils ont ramené des journalistes pour immortaliser la grande découverte des armes qui devraient servir de motif à l’accusation d’atteinte à la sûreté intérieur de l’État contre le colonel Oniangue. Le procureur Oko Ngakala détenait alors tous les éléments pour clouer Oniangue.

Une enveloppe Top secret parvenue au bureau du chef de l’État et ensuite du procureur de la république va tout changer du plan des deux bêtisiers que sont JDO et Ndenguet. On y voit comment les policiers ont déposé les armes et leur conversation a été enregistrée. Un coup de maître du colonel pasteur qui a ridicule ceux qui en voulaient à sa peau. Son unique tort a été de participer à la présidentielle du 21 mars contre son ancien chef, un acte impardonnable pour le clan de l’Alima qui a fait de Sassou leur dieu.

Depuis cette mise en scène stupide, le procureur Oko Ngakala aurait pris la décision de ne plus seconder les sales coups de JDO et Ndenguet. En refusant de faire leur volonté Oko Ngakala fait l’objet des menaces de leur part. Malgré les évidences innocentant Oniangue, JDO et Ndenguet poussaient Ngakala à ouvrir une enquête.

Du reste Oko Ngakala s’est rapproché de Dieu et évite de faire du mal à son prochain. Il a demandé à JDO de le virer si ses agissements de ne leur plaisent plus !

Avec Sacer-infos par Stany Frank

RDC – Vital Kamerhe condamné en appel : l’UNC menace de conséquences politiques

juin 16, 2021
Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, à Paris, dans les locaux de « Jeune Afrique », le 20 août 2013.

Même si sa peine a été réduite, Vital Kamerhe a été reconnu coupable de « détournement » de fonds publics en appel. Dénonçant un « procès politique », son parti menace de « suspendre sa participation aux institutions ». Au risque de provoquer de nouveaux remous au sein de l’Union sacrée.

Le procès en première instance avait tourné au grand spectacle. Mais cette fois, pas de retransmissions en direct des témoignages et déclarations des accusés. Pas d’attroupements devant les écrans de télévision pour écouter les passes d’armes entre avocats et magistrats. Les audiences devant la cour d’appel de Kinshasa-Gombe se sont déroulées sans micro, sans caméra, et sans journaliste, aucun représentant de la presse n’ayant été accrédité.

Les juges d’appel ont confirmé la culpabilité de Vital Kamerhe, 62 ans, mais ont réduit sa peine, qui passe de vingt à treize ans de « travaux forcés » – ce qui, dans les faits, correspond à de la prisonL’homme d’affaires libanais Samih Jammal, 79 ans, a pour sa part vu ses vingt ans de réclusion se muer en six années d’emprisonnement. Quant à Jeannot Muhima Ndoole, troisième coaccusé dans ce procès dit des cent jours, sa condamnation a diminué de moitié, passant de deux à un an d’enfermement.

50 millions de dollars détournés

L’avocat de l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi affirme cependant qu’il persiste un « flou » dans le détail du jugement en appel. Me Jean-Marie Kabengele Ilunga évoque en particulier les dix ans d’inéligibilité auxquels avait été condamné Kamerhe en première instance, et qui doivent s’appliquer à l’issue de sa réclusion. Selon l’avocat, cette peine « ne figurait pas » dans le jugement d’appel, a affirmé l’avocat.

Vital Kamerhe et Samih Jammal ont été reconnus coupables du détournement de plus de 50 millions de dollars de fonds publics engagés dans le programme des cent jours lancé par Félix Tshisekedi dans les mois qui ont suivi son accession au pouvoir. Selon les juges, 48,8 millions de dollars ont été détournés par les deux hommes dans le cadre d’un premier contrat portant sur 1 500 maisons préfabriquées prévues dans le cadre du projet de construction de logements sociaux dans cinq provinces du pays (Kinshasa, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Kongo-Central et Sud-Kivu). Un autre contrat, de 3 000 maisons préfabriquées destinées aux policiers et aux militaires de Kinshasa celui-là, a donné lieu au détournement de 2,1 millions de dollars.

Vital Kamerhe avait en outre été reconnu coupable d’avoir indûment perçu 1,1 million de dollars remis par Jeannot Muhima Ndoole en échange du dédouanement et du transport desdites maisons préfabriquées.

L’UNC vent debout

Sans surprise, la confirmation de la culpabilité de Vital Kamerhe a provoqué de vives réactions au sein de l’Union pour la nation congolaise (UNC), la formation de celui qui fut le principal allié de Félix Tshisekedi lors de la campagne présidentielle qui a amené celui-ci au pouvoir. « C’est une machination politique qui ne passera jamais. Ce jugement en appel confirme ce que nous disions dès le départ : tout cela repose sur un complot », dénonce Billy Kambale, secrétaire général de l’UNC.

Le nouveau patron du parti de Kamerhe a d’ailleurs convoqué ce 16 juin une réunion de toutes les structures décisionnaires de son mouvement. L’UNC pourrait annoncer sa décision de « suspendre sa participation aux institutions », a affirmé Kambale à Jeune Afrique.

L’UNC est membre de l’Union sacrée, la majorité constituée par Félix Tshisekedi après sa rupture avec son prédécesseur, Joseph Kabila. À l’Assemblée nationale, le parti ne dispose que de seize députés, sur 500 au total et alors que l’Union sacrée en compte 391, selon le décompte réalisé par Modeste Bahati Lukwebo lorsqu’il était « informateur ». En revanche, l’UNC pèse lourd au sein du gouvernement, avec cinq ministres, dont ceux du Budget (Aimé Boji Sangara) et des Affaires foncières (Aimé Molendo Sakombi), ainsi qu’avec un vice-ministre à la Justice (Bahibazire Mirindi Amato).

L’UNC est-elle prête à aller jusqu’à se retirer du gouvernement ? Cette option serait synonyme d’un nouveau round de négociations complexes entre les composantes de la très hétérogène majorité constituée autour du chef de l’État, des anciens pro-Kabila ralliés aux partisans de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

France: Victime d’injures racistes, un candidat aux départementales suspend sa campagne

juin 13, 2021

Sur un marché de Limoges, un individu aurait dit à Omar Diawara que sa couleur de peau l’empêchait d’être candidat aux élections départementales.

Le candidat a ete pris a partie en pleine rue, a Limoges.
Le candidat a été pris à partie en pleine rue, à Limoges. © Thomas JOUHANNAUD / MAXPPP / PHOTOPQR/POPULAIRE DU CENTRE/MAX

L’incident semble avoir profondément choqué Omar Diawara, candidat sur la liste de la droite et du centre pour les élections départementales en Haute-Vienne. Il a annoncé son retrait provisoire après avoir été la cible de propos racistes. Une liste concurrente a annoncé également mettre sa campagne entre parenthèses en signe de soutien. Selon France info, ce directeur d’Ehpad a été visé par des insultes et des menaces.

Les faits se sont produits sur le marché de Limoges, samedi 12 juin. « Un individu s’est avancé » et « a tenu des propos racistes jusqu’à des menaces de mort contre Omar », témoigne Muriel Jasniak-Laskar, colistière d’Omar Diawara. L’homme en question aurait demandé ses papiers au candidat, affirmant qu’un homme de couleur ne devrait pas avoir le droit de se présenter. La scène aurait duré de longues minutes au milieu du marché. « Je n’avais jamais assisté à un tel déferlement de haine à l’état le plus brutal, ni à des menaces physiques répétées aussi sordides, violentes », a déclaré Muriel Jasniak-Laskar.

Adversaires solidaires

Au lendemain de l’altercation, Omar Diawara a annoncé se retirer temporairement pour « se ressourcer en famille et pour faire le point sur sa campagne ». La liste rassemblant les écologistes et La France insoumise a annoncé en faire de même. « Nous sommes certes opposés dans ces élections, nous ne partageons pas les mêmes idées et nous pouvons nous affronter dans un débat : c’est la démocratie. Or, ce que vient de subir Omar Diawara est une atteinte grave à la démocratie », a-t-elle fait savoir dans un communiqué.

Les échanges houleux et les agressions ont particulièrement touché le monde politique ces derniers jours, de la baffe reçue par Emmanuel Macron à l’enfarinage de Jean-Luc Mélenchon. Les dénonciations de ces violences à l’égard des individus se sont succédé de la part des responsables politiques des différents partis.

Avec Le Point

France/Strasbourg : un couple homosexuel insulté et menacé par plusieurs individus

février 3, 2021

Un mineur a été interpellé et a reconnu les faits en garde à vue.

Un couple homosexuel a été pris à partie en raison de son orientation sexuelle, dimanche 31 janvier, à Strasbourg. Ce jour-là, un couple de deux jeunes hommes, connu sur les réseaux sociaux, se promène sur la place Kléber lorsqu’il est insulté et menacé par un groupe de jeunes, explique au Figaro une source policière.

Présente à proximité des lieux de l’agression, la patrouille de l’Unité Canine de la police nationale du Bas-Rhin a interpellé l’un des agresseurs, tandis que le reste de la bande a pris la fuite.

L’individu interpellé – Mohamed M., né en 2005, de nationalité espagnole -, a reconnu les faits en garde à vue. Il a été déféré et convoqué au mois de mars devant le délégué du procureur de Strasbourg du chef d’injure publique discriminatoire.

Avec Le Figaro par Guillaume Poingt

Canada: Un professeur victime de racisme après avoir critiqué le gouvernement albertain

novembre 29, 2020

Un professeur d’Edmonton dit avoir reçu des messages teintés de racisme après avoir publiquement critiqué la réponse albertaine à la pandémie de COVID-19.

Ubaka Ogbogu est professeur associé en droit spécialisé en politiques en matière de santé à l'Université de l'Alberta.© /Radio-Canada Ubaka Ogbogu est professeur associé en droit spécialisé en politiques en matière de santé à l’Université de l’Alberta.

Dans la dernière semaine, Ubaka Ogbogu a donné une entrevue à CBC en lien avec la publication d’enregistrements réalisés secrètement lors d’une réunion quotidienne du Centre des opérations d’urgence.

Ces enregistrements révélaient que le gouvernement provincial n’a pas suivi toutes les recommandations formulées par la médecin hygiéniste en chef de la province, Deena Hinshaw.

Lors de l’entrevue, le professeur associé en droit et spécialiste en politiques de santé publique à l’Université de l’Alberta a décrit la réponse de la province à la pandémie comme étant «en morceaux».

C’est à la suite de cette entrevue qu’il a reçu un message d’une quarantaine de secondes chargé d’invectives et l’invitant à «retourner dans [son] pays» qu’il a publié sur le réseau Twitter samedi matin.

«Quel intérêt as-tu à t’investir dans notre politique? Tu veux en faire venir d’autres comme toi? Retourne chez toi, [le Canada] n’est pas ton pays», poursuit l’appelant, ornant ses propos d’injures.

Ubaka Ogbogu dit être habitué à recevoir des messages acrimonieux à cause de ses opinions, mais souligne que ce dernier est beaucoup plus haineux que la normale, ce qui l’a incité à demander le retrait de son profil du site Internet de l’Université de l’Alberta.

«Ils ont pris le temps de faire des recherches sur moi. Ce n’est pas qu’une publication sur Facebook ou Twitter. La personne m’a cherché, a trouvé mon numéro de téléphone, a trouvé mon adresse courriel… c’est une menace sérieuse», souligne-t-il.

L’appel a été fait depuis un numéro inconnu, mais le professeur croit que la personne qui l’a appelé est la même que celle qui lui a écrit des courriels haineux après l’entrevue.

L’incident a été rapporté à l’unité des crimes haineux de la police d’Edmonton.

Le rôle de la partisanerie politique

S’il reconnaît que ses propos lors de l’entrevue ont pu heurter les sensibilités de certaines personnes, le professeur Ogbogu croit que la partisanerie politique n’a pas aidé.

Il cite notamment la façon dont certains employés du Parti conservateur uni ont décrit son intervention dans les réseaux sociaux, le décrivant notamment comme un partisan du Nouveau Parti démocratique.

Après la diffusion du reportage de CBC et de Radio-Canada, Steve Buick, le secrétaire de presse du ministre de la Santé, a qualifié Ubaka Ogbogu «d’universitaire le plus frénétiquement biaisé de l’Alberta».

Joint samedi, M. Buick a rappelé que le gouvernement condamne tout geste ou propos haineux à l’endroit d’un Albertain, tout en défendant sa critique.

«C’est normal que le gouvernement réponde lorsque des informations erronées sont publiées sur les réseaux sociaux», soutient-il, ajoutant que «rien, dans la réponse du gouvernement, ne faisait référence à la race ou au pays d’origine» de M. Ogbogu.

Le professeur croit néanmoins que le genre de rhétorique utilisé par Steve Buick peut déclencher le type de réactions auxquelles il a été confronté. Selon lui, ces propos peuvent être perçus par certains comme un encouragement à harceler les universitaires.

«Nous aussi, nous sommes des citoyens. C’est notre droit d’étudier les politiques gouvernementales et de les critiquer lorsque c’est nécessaire.»

Le professeur n’entend toutefois pas se laisser abattre par ce ressac. Il compte continuer d’offrir son opinion en tant qu’expert invité puisque, note-t-il, il est important de débattre vivement des politiques en santé et il croit fermement avoir quelque chose à apporter à la discussion.

Avec CBC/Radio-Canada par Paige Parson

France: L’imam Chalghoumi fait l’objet de milliers de menaces depuis la mort de Samuel Paty

novembre 8, 2020

L’imam à la mosquée de Drancy en Seine-Saint-Denis, dont la représentativité est souvent contestée dans la communauté musulmane, est connu pour ses prises de position contre l’intégrisme.

L’imam Hassen Chalghoumi, un pourfendeur de l’intégrisme islamiste, fait l’objet de «menaces exacerbées» depuis la mort de Samuel Paty, selon son avocat qui a écrit un courrier à Emmanuel Macron et obtenu l’ouverture de trois enquêtes notamment pour «menaces de mort», a appris l’AFP dimanche 8 novembre.

Hassen Chalghoumi, imam à la mosquée de Drancy en Seine-Saint-Denis, dont la représentativité est souvent contestée dans la communauté musulmane, est connu pour ses prises de position contre l’intégrisme et ses rapports d’amitié avec la communauté juive, qui lui valent critiques et menaces, largement relayées sur internet. Selon son avocat Me David-Olivier Kaminski, il fait l’objet d’une menace «complètement exacerbée» depuis la décapitation mi-octobre du professeur d’histoire-géographie au collège de Conflans-Sainte-Honorine. «Il ne s’exprime pas au nom des musulmans mais est une des voix, et défend les valeurs de la République», a souligné son avocat.

Trois enquêtes

Me Kaminski a écrit le 27 octobre un courrier au chef de l’Etat, révélé par Le Parisien et consulté par l’AFP, pour demander un «renfort» de la protection policière autour de son client. Me Kaminski a aussi adressé trois plaintes au parquet de Paris, également consultées par l’AFP, concernant les menaces «par milliers» et la «fatwa» dont Hassen Chalghoumi, âgé de 48 ans, fait l’objet.

Trois enquêtes ont été ouvertes et confiées à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes, a indiqué dimanche à l’AFP le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien. «L’une porte sur des faits d’apologie du terrorisme et de menace de mort, une autre sur des faits de provocation à la commission d’atteinte à l’intégrité physique ou à la vie et la dernière sur des faits de menaces de mort», a précisé le parquet.

Hassen Chalghoumi a notamment été la cible du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, dont le fondateur Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste radical, a été mis en examen dans l’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty. Le collectif avait déclenché en 2010 une cabale contre cet imam, en manifestant pendant des mois devant la mosquée de Drancy. Deux membres de l’organisation avaient même été condamnés à deux mois de prison avec sursis pour avoir tenté de s’introduire au domicile de l’imam.

Par Le Figaro avec AFP

L’économie de la Polynésie française menacée

juin 1, 2020

La Polynésie française, chapelet d’îles au cœur de l’océan Pacifique Sud, s’inquiète d’être économiquement «asphyxiée» par la crise sanitaire de Covid-19 qui a mis à l’arrêt le pilier de son développement: le tourisme haut de gamme. Après plus de deux mois d’arrêt des rotations aériennes internationales, le gouvernement polynésien cherche à relancer au plus vite ce pan essentiel de l’économie locale aujourd’hui atone.
D’autant que le confinement a permis d’éliminer le virus, après 60 cas confirmés et aucun décès.

«Il faut rouvrir nos frontières. Sinon, nous allons nous asphyxier économiquement, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés», s’alarme auprès de l’AFP Nicole Bouteau, la ministre du Tourisme et de l’Emploi de ce territoire de 280.000 habitants environ. «Quinze à vingt mille emplois sont menacés», estime Nicolas Prud’homme, le directeur de l’Institut de la Statistique en Polynésie. La collectivité recensait un total de 67.000 salariés fin 2019 et ne dispose pas de caisse de chômage.

Tous les hôtels sont fermés et deux d’entre eux ont annoncé cette semaine qu’ils ne rouvriraient pas. Le gouvernement a déployé un important dispositif de soutien à l’emploi dans les secteurs touchés. Mais, faute de touristes, les hôtels n’ont aucune activité à proposer à leurs employés, hors gardiennage et entretien. Et surtout aucune recette. Le gouvernement entend donc doper le tourisme intérieur, avec des tarifs attractifs sur les vols inter-îles et les hébergements.

Les vols intérieurs ont partiellement repris le 22 mai, et le nombre d’îles desservies devrait doubler en juin. Air Tahiti compte proposer des offres promotionnelles aux Polynésiens qui souhaitent rendre visite à leur famille, avec «45, voire 50% de réduction» selon son directeur Manate Vivish. Cette stratégie pourrait donner un peu d’air aux pensions de familles et prestataires de services touristiques, alors que les Polynésiens ne peuvent plus se rendre en Californie, à Hawaï ou en Nouvelle-Zélande, destinations proches et prisées.

Par Le Figaro avec AFP

Le concert historique de Fally Ipupa s’est tenu à Paris, malgré les menaces des « combattants »

février 29, 2020

Le chanteur congolais Fally Ipupa, le 20 septembre à Paris.

Le chanteur congolais Fally Ipupa, le 20 septembre à Paris. © Francois Grivelet pour JA/REA 

La star congolaise a pu se produire vendredi soir devant des milliers de spectateurs. Des groupes d’opposants congolais radicaux ont pourtant tout fait pour empêcher le concert de Fally Ipupa, à l’AccorHotels Arena.

Les dernières heures précédant le concert de Fally Ipupa à Paris laissaient craindre le pire. Un incendie spectaculaire, déclenché par des feux de scooters et de poubelles, a d’abord enfumé, dans l’après-midi, le quartier de la gare de Lyon, proche de l’AccorHotels Arena du XIIe arrondissement. Ce n’est que vers 18h30, à un peu plus d’une heure du début théorique de l’événement, que les pompiers ont maîtrisé les flammes.

Vous risquez gros en y allant

Mais les intimidations ne se sont pas arrêtées là. Plusieurs centaines de “combattants”, la plupart des hommes jeunes et déterminés, se sont donnés rendez-vous aux abords de la salle de 20 000 places dans le but d’empêcher le concert. « C’est annulé », « Vous risquez gros en y allant », « Vous êtes fiers de ce que vous faites ? » « Là-haut, Dieu vous voit ! »… Mêlant mensonges et menaces, empoignant parfois des spectateurs ou les bousculant, les combattants ont tenté le tout pour le tout.

C’était sans compter sur un impressionnant dispositif de sécurité. Métros fermés, dizaines de fourgons de gendarmerie, barrières métalliques… Des contrôles de billets ont été mis en place à distance de la salle pour trier spectateurs et agitateurs. Et le parcours menant à l’enceinte de l’AccorHotels n’avait rien à envier à la sécurité des aéroports : boissons et parapluies confisqués, consigne obligatoire pour les sacs, fouilles, passage sous un portique de détection de métal : rien n’a été laissé au hasard.

Faire la fête, loin des querelles politiques

Après cette parenthèse pesante, qui a tout de même réussi à intimider une petite partie du public, on découvrait une ambiance totalement différente. Sapeurs, familles au complet, Africains de tous les pays, s’étaient donné rendez-vous pour chanter et danser. Bref, faire la fête, loin des querelles politiques.

« Bien sûr, on a eu un peu peur en voyant les dernières infos, mais après l’Olympia annulé en 2017, c’était ce soir ou jamais », confiait une maman ivoirienne venue avec sa fille applaudir « l’aigle » depuis la fosse. En regardant le public rire et papoter, on pouvait même penser qu’il s’agissait d’un concert presque comme un autre.

Presque, seulement. La première partie, du spectacle, avec notamment Robinio Mundibu, l’un des protégés de Fally, a commencé avec une quarantaine de minutes de retard du fait des incidents dans une salle à moitié vide. Et ce n’est qu’après un long entracte (sans doute pour attendre que la jauge se remplisse) que la star de la soirée a fait une entrée triomphante.

Après une vidéo montrant un aigle survoler Kinshasa et les grandes métropoles occidentales, le rideau s’est levé sur une gigantesque structure gonflable du rapace qui a lentement elle-même « pris son envol. »

“Jour historique”

Sa Majesté Fally, en peignoir et baskets, une couronne revisitée posée sur la tête, pouvait enfin commencer à chanter… après un long silence dans la capitale française. La chanson inaugurale « La vie est belle », sonnait comme un pied de nez aux combattants.

Le concert, maîtrisé de bout en bout, a été une véritable démonstration de force. Fally, en forme vocalement, était accompagné sur scène par une quarantaine de danseurs, chanteurs et musiciens, dans la grande tradition congolaise. Il a su alterner tubes urbains façon Tokooos et classiques rumba, multipliant les costumes et faisant le show pendant plus de deux heures.

Sur scène, quelques personnalités sont apparues : les chanteurs Mokobé et Bramsito, l’actrice et réalisatrice Angela Bassett… Mais c’est surtout le Franco-Congolais Dadju qui a retenu l’attention avec un tour de chant inspiré et en clamant tout haut ce que beaucoup de spectateurs pensaient tout bas : « Aujourd’hui est un jour historique, c’est une grande victoire pour le Congo ! »

Mais quelques minutes avant 23h30, un agent venait glisser un mot à l’oreille de Fally, visiblement agacé. Le chanteur était contraint de terminer son concert, assez brutalement, à l’heure convenue avec la salle, sans avoir le temps d’interpréter tous les tubes qu’il avait répétés pour la soirée.

Avant de quitter la scène la star congolaise a néanmoins promis de venir rapidement faire à nouveau l’événement en France. On espère le retrouver dans une ambiance plus apaisée.

Avec Jeuneafrique par Léo Pajon

France: Une adolescente harcelée et menacée de mort après avoir critiqué l’islam

janvier 22, 2020

Une lycéenne de 16 ans a reçu plusieurs centaines de menaces en ligne après avoir publié une vidéo dans laquelle elle affirme que «l’islam c’est de la merde».

Mila, 16 ans, adolescente de la région lyonnaise, a reçu de nombreuses menaces après une vidéo dans laquelle elle critiquait l'islam.
Mila, 16 ans, adolescente de la région lyonnaise, a reçu de nombreuses menaces après une vidéo dans laquelle elle critiquait l’islam. Capture d’écran Instagram

Une jeune femme de 16 ans nommée Mila se trouve depuis ce week-end au cœur d’une polémique grandissante après avoir publié le 18 janvier sur Instagram une vidéo dans laquelle elle critique l’islam. Relayés sur les réseaux sociaux, ses propos lui ont valu de nombreuses insultes et menaces de mort.

L’affaire a commencé samedi, après que Mila, adolescente de la région lyonnaise et chanteuse à ses heures, a ouvert un live en ligne pour parler de sa passion avec ses abonnés. D’après le magazine Marianne, un internaute l’aurait alors pris à partie pour la «draguer de manière insistante ». Recadré par l’adolescente ouvertement lesbienne, il réagit en l’insultant et en l’accusant de racisme et d’islamophobie, ce à quoi Mila répond par une diatribe sans pincettes.

«Je déteste la religion, le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde, c’est ce que je pense», affirme-t-elle face caméra. «Je ne suis pas raciste, pas du tout. On ne peut pas être raciste envers une religion. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir.»

Diffusée sur Instagram et reprise sur Twitter, la vidéo déclenche un torrent d’insultes et de menaces à l’encontre de la jeune femme. «Je recevais 200 messages de pure haine à la minute», affirme Mila dans une interview parue sur le site féministe identitaire Bellica. Ses informations personnelles sont diffusées. « Je ne peux plus mettre un pied dans mon lycée», poursuit-elle.

Haine en ligne: comprendre la polémique sur la loi Avia
Alors que le texte de la loi Avia revient à l’Assemblée Nationale, retour sur le contenu et les aspects polémiques de la future loi. Contenus haineux, risque de censure, rôle du CSA…

La campagne de harcèlement a provoqué l’indignation d’une partie des internautes, qui ont rappelé que le blasphème n’était pas illégal en France, et partagé un hashtag de soutien #JeSuisMila, auquel a rapidement répondu un hashtag #JeNeSuisPasMila. Des personnalités politiques, au nombre desquelles Marine Le Pen et Jean Messiha, ont également apporté leur soutien à la jeune femme.

«Les propos de cette jeune fille sont la description orale des caricatures de Charlie, ni plus ni moins», a affirmé sur Twitter la présidente du Rassemblement national. «On peut trouver ça vulgaire, mais on ne peut pas accepter que, pour cela, certains la condamnent à mort, en France, au XXIe siècle.»

Par Le Figaro.fr

«Ne menacez jamais la nation iranienne», répond Rohani à Trump

janvier 6, 2020

«Ne menacez jamais la nation iranienne», a lancé mardi sur Twitter le président iranien Hassan Rohani en réponse aux déclarations martiales du président américain Donald Trump, qui a menacé samedi de viser 52 cibles iraniennes.

«Ceux qui font référence au nombre 52 devraient également se souvenir du nombre 290. #IR655», écrit Rohani dans une référence à la tragédie de l’Airbus du vol Iran Air 655, abattu en juillet 1988 par un navire américain au-dessus du Golfe et ayant coûté la vie à 290 personnes.

Plus de trente ans après les faits, cette catastrophe, pour laquelle l’Iran attend toujours des excuses officielles des Etats-Unis, hante encore la mémoire collective iranienne, tout comme aux Etats-Unis la prise d’otages de 1979 à l’ambassade de Téhéran pendant laquelle 52 diplomates ont été retenus captifs pendant 444 jours. Trump a averti samedi Téhéran que les Etats-Unis avaient identifié 52 sites en Iran et qu’ils les frapperaient «très rapidement et très durement» si la République islamique attaque du personnel ou des objectifs américains. Certains de ces sites iraniens « sont de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne », a précisé M. Trump dans un tweet. «Les Etats-Unis ne veulent plus de menaces!», a-t-il prévenu.

Trump a souligné la valeur symbolique de ce chiffre en faisant un lien avec la crise des otages de 1979. Le président américain multiplie les messages menaçants envers la République islamique depuis l’élimination, vendredi, dans un raid américain à Bagdad, du général iranien Qassem Soleimani. Téhéran a promis de «venger durement» cette mort, au moment opportun, et notamment par une action militaire. Dimanche, Donald Trump a encore menacé Téhéran de «représailles majeures» en cas d’attaque iranienne contre des installations américaines au Moyen-Orient.

Par Le Figaro avec AFP