Posts Tagged ‘Mer’

Guinée: un hélicoptère de l’armée s’abîme en mer au large de Conakry

août 6, 2019

 

Un hélicoptère militaire avec deux personnes à bord s’est abîmé en mer ce mardi près des côtes de la capitale guinéenne Conakry, ont affirmé plusieurs médias guinéens et un témoin contacté par l’AFP.

Des recherches menées notamment par la marine guinéenne étaient en cours à 13h00 (GMT et locales) pour retrouver l’épave de l’appareil et ses deux occupants, un commandant de l’armée instructeur et un élève pilote, selon plusieurs sites d’informations de Guinée. L’appareil de type «Ecureuil» s’est abîmé en mer à proximité de l’hôtel Onomo, situé sur la presqu’île de Kaloum, quartier administratif de la capitale guinéenne.

Un employé de l’hôtel a confirmé l’accident en précisant «que de nombreux services de secours étaient sur place».

Par Le Figaro.fr avec AFP

B-52 américains en mer de Chine, Pékin dénonce une « provocation »

septembre 27, 2018

Pékin – Le ministère chinois de la Défense a fustigé jeudi le survol jugé « provocateur » par des bombardiers américains des mers disputées de Chine méridionale et orientale, dans un contexte tendu de guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le Pentagone a annoncé mercredi que plusieurs B-52 avaient participé cette semaine à une opération conjointe avec des chasseurs japonais en mer de Chine orientale. D’autres de ces bombardiers ont également traversé « l’espace aérien international » en mer de Chine méridionale.

« Nous nous sommes toujours résolument opposés au comportement provocateur des avions militaires américains en mer de Chine méridionale et nous continuerons à prendre les mesures nécessaires pour y faire face efficacement », a déclaré Ren Guoqiang, porte-parole du ministère chinois de la Défense, lors d’une conférence de presse régulière.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. Des nations riveraines (Philippines, Vietnam, Brunei, Malaisie) ont des prétentions rivales et chaque pays contrôle plusieurs îles. Pour appuyer ses revendications, Pékin a fait renforcer artificiellement plusieurs îlots et récifs et installé des armements sur certains.

En mer de Chine orientale, Pékin revendique les îles Diaoyu (appelées Senkaku par le Japon), actuellement contrôlées par Tokyo. Les questions de souveraineté enveniment régulièrement les relations entre les deux voisins.

Afin d’opposer une résistance à la Chine dans ces mers, Washington et ses alliés font régulièrement croiser des navires de guerre ou voler des bombardiers ou des chasseurs près d’îles contrôlées par Pékin. Des opérations baptisées « liberté de navigation ».

Ces derniers jours, alors que de nouveaux droits de douane américains sont entrés en vigueur lundi sur des biens chinois représentant 200 milliards de dollars, Pékin a fustigé un projet de vente d’armes américaines à Taïwan, annulé une escale de l’US Navy à Hong Kong et rappelé un amiral chinois en visite aux Etats-Unis.

« Nous traversons juste une de ces périodes où il nous faut apprendre à gérer nos divergences », a déclaré le ministre américain de la Défense Jim Mattis à un groupe de journalistes au Pentagone, reconnaissant des « tensions ».

Le chef du Pentagone a une nouvelle fois critiqué le renforcement des positions militaires de la Chine sur des îlots en mer de Chine du sud, à l’appui de ses revendications territoriales.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2018 11h04)                                                        

Des clés USB à la mer: la bataille de l’information des transfuges nord-coréens

mai 1, 2018

Des bouteilles contenant du riz, de l’argent et des clés USB sont jetées dans la mer en Corée du Sud par des transfuges nord-coréens, sur l’île de Gangwha le 1er mai 2018 / © AFP / Ed JONES

Des transfuges nord-coréens ont lâché mardi dans la mer en Corée du Sud des bouteilles contenant des clés USB dans l’espoir que les courants les emportent au Nord, jurant de continuer à contrer la propagande de Pyongyang.

Après des années de montée des tensions sur le nucléaire, la péninsule vit depuis janvier une exceptionnelle détente, illustrée vendredi par le sommet historique entre le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Entre autres mesures d’ouverture, les deux hommes se sont engagés à « cesser complètement tous les actes hostiles » à compter du 1er mai le long de la Zone démilitarisée, y compris les émissions de bulletins de propagande au moyen de haut-parleurs ou les largages de tracts.

Mais certains Nord-Coréens ayant fait défection au Sud ne l’entendent pas de cette oreille. C’est le cas de l’ex-prisonnier politique Jung Gwang-il et d’autres militants qui ont mis mardi des dizaines de bouteilles à la mer depuis une île sud-coréenne, dans l’espoir qu’elles dérivent au Nord.

Pour M. Jung, Séoul a joué le jeu de Pyongyang en faisant taire en début de semaine dernière les haut-parleurs géants qui diffusaient à grands renforts de décibels des messages à destination des soldats nord-coréens déployés à la frontière.

« Quelle est la chose que Kim Jong Un redoute le plus? », interroge-t-il. « C’est que les Nord-Coréens se rendent compte de la réalité. »

– Montrer « ce qu’est la liberté » –

Voilà plus de deux ans que des Nord-Coréens ayant fait défection jettent deux fois par mois à la mer des centaines de bouteilles remplies de nourriture, d’argent, de médicaments et de clés USB.

A en croire Jung-oh, un autre Nord-Coréen ayant fait défection, il faut entre quatre et cinq heures pour que les bouteilles atteignent le rivage nord-coréen le plus proche.

« Nous avons tous vécu pendant au moins 30 ou 40 ans en Corée du Nord et nous savons exactement ce dont les gens là-bas ont envie et besoin », dit M. Park.

« Quand ils verront le contenu de nos clés USB, ils réaliseront qu’ils ont été dupés par leur gouvernement », assure-t-il.

Rien ne permet de vérifier que les bouteilles arrivent à bon port, mais M. Jung assure que les garde-côtes sud-coréens lui ont indiqué qu’elles étaient souvent récupérées par les bateaux de pêche nord-coréens.

Les clés USB contiennent des films, des programmes d’actualité, des clips de musique pop sud-coréenne…

« Elles montrent ce qu’est la liberté », dit-il. « Ce n’est pas un problème en Corée du Sud mais c’est interdit au Nord. Voilà ce que nous voulons montrer. »

Une étude réalisée en 2015 avait laissé entendre que 81% des Nord-Coréens ayant fait défection avaient vu des films étrangers sur ce type de clés USB avant de passer au Sud.

– « Moyen pacifique, non violent » –

Thae Yong Ho, l’ex-numéro deux de l’ambassade nord-coréenne à Londres, et à ce titre l’un des plus hauts diplomates de Corée du Nord à avoir fait défection ces dernières années, avait décrit ces clés USB comme une tactique efficace pour diffuser de l’information au Nord, en dépit des efforts du régime de Pyongyang pour les intercepter.

Propager des informations était une façon d’éduquer les Nord-Coréens à la résistance, avait-il dit.

Alors que les bouteilles étaient jetées à la mer, les autorités militaires sud-coréennes commençaient de leur côté à retirer les haut-parleurs installés le long de la DMZ, dans le cadre de la mise en oeuvre de la Déclaration intercoréenne de Panmunjom signée vendredi dernier.

La Corée du Nord a dans le même temps commencé à retirer ses propres haut-parleurs, a affirmé le ministère sud-coréen de la Défense.

Pour l’activiste américaine Susan Scholte, cesser les émissions de propagande à la frontière est une « erreur énorme ».

« On devrait envoyer davantage d’informations de l’autre côté », a-t-elle dit à l’AFP. « Toute information qui parvient en Corée du Nord est un moyen pacifique, non violent de promouvoir une prise de conscience et le changement. »

En dépit de l’accord intercoréen, M. Jung affirme qu’il n’abandonnera pas le combat: « une clé USB peut favoriser le changement pour une centaine de personnes ».

Romandie.com avec (©AFP / 01 mai 2018 13h08)                  

Du désert à la mer

novembre 25, 2017

 
Du sang sur la mer du sang sur les lames
La mer bleue la mer de sang bleu s’est vêtue
La mer bleue arrimée au rouge qui s’écoule
La mer arrimée à l’âme qui s’envole
Vers l’éternité incontournable des âges
Un corps noir flotte et s’échoue sur le rivage
La mer lourde de rouge bien étrange
La mer bleue rugit d’une voix déchirée
D’une voix déchirante qui s’éteint sur le sable
Je suis la mer porteuse des bruits du désert
La bouche tordue les yeux fous exorbités
Le sang rigoles silencieuses retrace la détresse
D’une chair meurtrie éclatée fourbue brûlée
Scène brutale de l’horrible choquante traversée
La solidarité africaine sonne glas étrange brutal
Quand le vent doux et frais respire le large
Du sang sur la mer du sang sur les lames
Un corps noir flotte et s’échoue sur le rivage
Racine noire des griffes du renard du désert survit
Aux fouets aux coups aux insultes aux flammes
Aux machettes aux bourreaux aux armes
Qui lancent des grains étranges durs tranchants
Qui écharpent les corps qui tombent tombent
Dans le vent qui assèche la pluie qui fait verdir
La rose des vents qui tresse ses fleurs de sable
La solidarité-à-fric se délecte étrange silencieuse
Plus vicieuse que les macoutes de Kunta Kinté dans la brise
Du sud au milieu d’interminables blues douloureux
Des champs blancs de coton gorgés de soleil
Insaisissable Afrique étrange et amère solidarité
Indéfinissable Afrique étrange et amère solidarité
Incomparable Afrique étrange et amère solidarité
Increvable Afrique étrange et amère solidarité!

 
Marie Léontine Tsibinda Bilombo

La gueule agitée du requin

octobre 22, 2017

 

Dans les dents agitées de l’eau

Surgit à la surface des flots

La gueule assoiffée d’un requin

Qui dévore même le dauphin

De ses pointes acérées et crochues

Les poissons et même les barbues

N’ont pas la chance de survie

Comme le surfer à peine surpris

 

Ce démon de la mer est sans pitié

Il vit et respire la méchanceté

Suscitant crainte et méfiance

A chaque mouvement de sa cadence.

 

Bernard NKOUNKOU

300 migrants jetés à la mer en 24h près du Yémen, des dizaines de morts

août 10, 2017

Quelque 300 Africains ont été intentionnellement jetés à la mer en 24 heures par des passeurs au large du Yémen, dont des dizaines sont morts ou portés disparus / © AFP/Archives / ANDREAS SOLARO

Quelque 300 Africains ont été intentionnellement jetés à la mer en 24 heures par des passeurs au large du Yémen, dont des dizaines sont morts ou portés disparus, illustrant le traitement inhumain dont sont victimes des migrants à la recherche d’une vie meilleure.

Jeudi, au moins six migrants sont morts et 13 portés disparus au large de la province de Chabwa dans le sud du Yémen, le deuxième drame du genre depuis mercredi, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Yémen.

Selon l’OIM, au total 180 personnes en provenance d’Ethiopie ont été jetées à la mer jeudi par des passeurs. Les migrants étaient en majorité des adolescents et de jeunes adultes.

« Nous avons envoyé nos équipes dans la zone. Vingt-cinq passagers (blessés) du bateau sont actuellement soignés sur la côte du Yémen », a déclaré la porte-parole de l’OIM.

La veille, 120 migrants en provenance d’Ethiopie et de Somalie ont été jetés à la mer délibérément à l’approche également de la côte de Chabwa, a rappelé l’OIM, en estimant à environ 50 le nombre de victimes dont 29 corps ont été découverts dans des tombes creusées à la hâte sur la plage.

L’organisation a dit travailler étroitement avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour donner une sépulture aux morts et soigner les survivants.

Les migrants en provenance de la Corne de l’Afrique continuent d’affluer au Yémen, qui est pourtant un pays pauvre déchiré par la guerre, avec l’espoir d’atteindre les pays du Golfe plus riches, selon l’OIM.

– ‘Choquant et inhumain’ –

« Les survivants ont dit à nos collègues sur la plage que les passeurs leur avaient demandé de se jeter à la mer après avoir vu ce qui semblait être des représentants des autorités », a indiqué Laurent de Boeck, chef de mission de l’OIM, en parlant de l’incident de jeudi.

« Ils nous ont également raconté que les passeurs avaient repris la route de la Somalie pour continuer le même trafic et emmener plus de migrants au Yémen », a-t-il ajouté.

« C’est choquant et inhumain. La souffrance des migrants sur cette route est immense. Beaucoup de jeunes gens paient les passeurs avec l’espoir d’avoir une vie meilleure », a encore dit le responsable, en estimant à 16 ans la moyenne d’âge des migrants.

Le trafic d’être humains entre la Somalie, où l’autorité de l’Etat est quasi-nulle, et le Yémen, qui connaît le même phénomène, n’a jamais cessé.

L’OIM estime à 55.000 le nombre de migrants -dont un tiers de femmes- arrivés au Yémen en provenance de la Corne de l’Afrique depuis le début de l’année.

Plus de 30.000 de ces nouveaux migrants ont moins de 18 ans.

– Victimes directes du conflit –

L’OIM s’est étonnée du fait que le trafic d’être humains se poursuivait alors que la saison connaît des vents violents dans l’océan Indien.

Déchiré depuis trois ans par une guerre opposant des rebelles accusés de liens avec l’Iran à des forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite, le Yémen, pays sans ressources, compte de nombreux camps où s’entassent des milliers de migrants africains.

La guerre a fait près de 8.400 morts et quelque 48.000 blessés depuis l’intervention en mars 2015 d’une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite, en soutien aux forces gouvernementales, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé.

L’ONU estime que le Yémen –où une épidémie de choléra a déjà fait plus de 1.900 morts– est le théâtre de « la plus grave crise humanitaire dans le monde ».

Certains des migrants africains ont été même des victimes directes du conflit.

En mars dernier, un hélicoptère a tiré sur un bateau de Somaliens au large du Yémen, faisant 42 morts et selon un rapport confidentiel des Nations unies, l’appareil appartenait à la coalition sous commandement saoudien.

L’embarcation transportait 140 personnes, avait précisé l’ONU en dénonçant une violation du droit humanitaire international.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2017 20h08)                

Chine: Liu Xiaobo sans sépulture, ses cendres dispersées en mer

juillet 15, 2017

Liu Xia, veuve du Prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo, prie alors que les cendres de son époux sont dispersées en mer, le 15 juillet 2017 au large de la ville de Dalian en Chine. Photographie fournie par le service de presse de Shenyang. / © Shenyang Municipal Information Office/AFP / STR

Il n’aura pas de sépulture. Les cendres du dissident chinois Liu Xiaobo ont été dispersées en mer samedi, un choix dénoncé par des proches du Nobel de la paix, à l’heure où le sort de sa veuve reste incertain.

Les autorités ont diffusé une vidéo montrant son épouse Liu Xia et d’autres personnes mettant à l’eau une urne blanche, deux jours après le décès de l’opposant de 61 ans des suites d’un cancer du foie.

La dépouille de Liu Xiaobo avait été incinérée à l’aube à Shenyang (nord-est), ville où il était hospitalisé, loin du regard des médias tenus à l’écart de ses proches.

« Les autorités ont peur que si quelqu’un d’aussi emblématique que Liu Xiaobo a une tombe, elle devienne un endroit où ses partisans se réuniront », a déclaré à l’AFP Ye Du, un dissident proche de la famille. « Elles ne pouvaient autoriser qu’il soit enterré. »

« En Chine, on ne trouvera plus aucun endroit où commémorer Liu Xiaobo », a déploré Hu Jia, militant et ami du couple.

Le frère aîné du dissident défunt a cependant défendu la dispersion des cendres samedi lors d’une conférence de presse savamment organisée par les autorités. Louant « le système socialiste », Liu Xiaoguang a remercié le régime communiste pour son « humanité » et assuré qu’il avait agi « selon la volonté des membres de la famille ».

– Sa femme bouleversée –

Des propos dont la sincérité ne pouvait être vérifiée, les autorités verrouillant depuis le début toute information sur Liu Xiaobo et l’accès à ses proches. Les médias n’ont pas pu interroger le frère du dissident à l’issue de sa déclaration.

Ecrivain et professeur, Liu Xiaobo avait été arrêté en décembre 2008 puis condamné un an plus tard pour subversion à 11 ans de prison. Pékin lui reprochait notamment d’avoir corédigé en 2008 un manifeste, la Charte 08, prônant des élections libres. Il avait obtenu en 2010 le prix Nobel de la paix.

Le dissident avait bénéficié d’une liberté conditionnelle et été hospitalisé après la détection de son cancer fin mai. Il est mort jeudi, sans que le régime ne le laisse finir ses jours en liberté à l’étranger. Cela vaut depuis à Pékin une pluie de critiques.

Des photos diffusées par les autorités samedi montraient son épouse en pleurs devant le corps de son mari, ainsi que des proches s’inclinant devant sa dépouille entourée de fleurs.

Vivant depuis 2010 en résidence surveillée sans qu’aucune charge n’ait jamais été portée contre elle, la poétesse et photographe a été autorisée à se rendre au chevet de son mari avant son décès, mais ses contacts avec le monde extérieur restent extrêmement limités.

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont appelé Pékin à la libérer et à la laisser quitter la Chine si elle le souhaite.

– ‘Profondément inquiet’ –

« D’après ce que je sais, Liu Xia est libre », a assuré samedi lors d’une conférence de presse Zhang Qingyang, un responsable de la municipalité de Shenyang.

Une déclaration mise en doute par des proches de la famille, qui restaient sans contact avec Liu Xia. Son beau-frère a laissé entendre qu’elle pourrait à son tour être hospitalisée.

« Il est préférable pour elle qu’elle ne reçoive pas trop de sollicitations extérieures durant cette période de deuil. C’est le souhait de la famille », a affirmé le responsable municipal pour justifier le silence de Mme Liu.

Le comité Nobel norvégien s’est dit vendredi « profondément inquiet » pour elle, appelant Pékin à la laisser quitter le pays.

« Le monde doit se mobiliser pour la sauver, et rapidement », a estimé l’avocat de Liu Xiaobo aux Etats-Unis, Jared Genser. « Elle mérite de vivre le reste de ses jours en dehors de la Chine, conformément à sa volonté, à l’abri de la peur, et dans la paix et la tranquillité ».

Les conditions du décès de M. Liu ont été critiquées par plusieurs pays qui avaient appelé Pékin à ce qu’il puisse être soigné à l’étranger. La Chine a dit avoir protesté officiellement auprès des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la France et des Nations unies.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2017 15h15)

Un bombardier américain survole la disputée mer de Chine méridionale

juillet 7, 2017

Pékin – Au moins un avion militaire américain a survolé la mer de Chine méridionale, a affirmé vendredi l’armée de l’Air américaine, une façon pour les Etats-Unis de contester la souveraineté que revendique Pékin sur ces eaux disputées par plusieurs pays de la région.

Ce survol intervient au moment où le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping assistent à un sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne.

Le bombardier américain à long rayon d’action B1-B, ainsi que deux avions de chasse F-15 des forces japonaises d’autodéfense, ont quitté tard jeudi soir la base aérienne américaine d’Andersen, située dans le Pacifique, pour un exercice conjoint. Les trois aéronefs ont dans un premier temps survolé la mer de Chine orientale, a affirmé l’armée américaine.

A l’issue de l’exercice, le bombardier américain « s’est rendu en mer de Chine méridionale avant de rentrer » sur la base d’Andersen, précise le communiqué. On ne sait pas si cet avion a été rejoint durant ce survol par un autre bombardier américain.

La mission, affirme l’armée américaine, « démontre comment les Etats-Unis continueront d’exercer leur liberté de navigation partout où la loi internationale le permet ».

Elle intervient dans un contexte de refroidissement soudain des relations entre Washington et Pékin, après plusieurs initiatives des Etats-Unis qui ont provoqué la colère de la Chine.

Après une manoeuvre maritime réalisée dimanche par la Marine américaine en mer de Chine méridionale, le ministère chinois des Affaires étrangères avait dénoncé « une grave provocation politique et militaire ». Le navire USS Stethem s’était approché à moins de 12 milles nautiques de l’île Triton (appelée « Zhongjian » par Pékin) dans l’archipel des Paracels, contestant de facto la souveraineté chinoise sur ce territoire également revendiqué par le Vietnam. L’île est administrée par la Chine depuis plusieurs décennies.

Concernant le survol effectué jeudi soir par un avion américain, le major Ryan Simpson, qui supervise les opérations des bombardiers américains dans le Pacifique, a évoqué une manoeuvre « sûre et efficace ». Elle démontre, selon lui, la « solidarité » américano-japonaise pour ce qui est de se « défendre contre les actions provocatrices et déstabilisatrices sur le théâtre du Pacifique ».

Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, où elle dispute la souveraineté d’îlots et récifs à d’autres pays, notamment le Vietnam et les Philippines.

Les libertés de navigation et de survol dans les mers de Chine méridionale et orientale sont « incontestables », a réagi vendredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang lors d’un point presse. « La Chine a toujours respecté la liberté de survol », a-t-il souligné.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2017 15h09)                                            

Un pêcheur philippin raconte son calvaire de près de deux mois

mars 29, 2017

 

Le pêcheur philippin Rolando Omongos, le 29 mars 2017 à Manille / © AFP / NOEL CELIS

Un jeune pêcheur philippin a pu rentrer à Manille mercredi après avoir survécu à un calvaire de 58 jours en mer, donné pour mort, ayant dérivé sans nourriture ni eau sur son petit bateau ayant dérivé jusqu’à l’est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Rolando Omongos, 21 ans, a raconté son incroyable aventure à son retour à Manille – le premier voyage en avion de sa vie -, trois semaines après avoir été secouru par un bateau de pêche japonais.

« J’ai pleuré sans arrêt quand j’ai enfin été sauvé. J’étais trop faible pour me tenir debout : ils ont dû me porter », a dit ce jeune homme chétif aux reporters.

Il a indiqué avoir survécu grâce à l’eau de pluie et à la mousse qui avait poussé sur la coque de son minuscule esquif de 2,5 mètres de long, se protégeant du soleil tropical en se plongeant fréquemment dans l’eau.

Son oncle Reniel Omongos, 31 ans, qui se trouvait sur un deuxième petit bateau, est mort au bout d’un mois.

Rolando a placé son corps sur son propre bateau, mais l’a laissé couler quelques jours plus tard « quand il a commencé à sentir mauvais ».

Il dit avoir alors prié : « Dieu, sil vous plait, prenez soin de mon oncle. Je dois rester en vie pour que quelqu’un puisse apporter la nouvelle » à la famille.

Les deux hommes avaient quitté le 21 décembre, avec d’autres pêcheurs, General Santos, à l’extrémité méridionale des Philippines.

Le pêcheur philippin Rolando Omongos, le 29 mars 2017 à Manille / © AFP / NOEL CELIS

Ce port est situé à plus de 3.200 kilomètres au nord-ouest de l’île de Nouvelle-Bretagne, en Papousie-Nouvelle-Guinée, près de laquelle il a finalement été débarqué par ses sauveteurs.

Une tempête avait séparé Rolando Omongos et son oncle de leur bateau accompagnateur le 10 janvier, et ils étaient tombés à court de carburant cinq jours plus tard.

Ils avaient ensuite jeté leurs moteurs par-dessus bord pour pouvoir mieux flotter et échapper aux grosses vagues.

« Nous voyions passer au moins quatre bateaux par jour, mais aucun ne s’est arrêté », a-t-il raconté.

« Je n’ai jamais perdu espoir. J’ai toujours prié », a-t-il conclu.

Lorsqu’il a été secouru, Rolando Omongos ne pesait plus qu’une vingtaine de kilos. Il a juré de ne plus jamais remettre le pied sur un bateau.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2017 23h05)

Sur le sable de la mort

juin 29, 2015

Sur le sable du désir
Je fumais un fin plaisir
Dans la tendresse du loisir
Loin du rêve d’en mourir

Nos visages collés face à l’océan
Goûtaient à la fraîcheur du moment
Quand soudain crépitèrent des balles
Assassines qui nous coupèrent des ailes

Maculés du sang innocent des touristes
La mer et le sable pleuraient leurs amis
Qui ont rendu brutalement l’âme si vite
Au cœur ou à la fin de la visite de la vie

Bernard NKOUNKOU