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Mercenaire, barbouze ou agent de sécurité : qui est le Français arrêté à Bangui ?

mai 11, 2021
Le Français Juan Rémy Quignolot a été arrêté à Bangui le 10 mai 2021, en possession de nombreuses armes et munitions.

L’arrestation d’un ressortissant français détenteur d’un important stock d’armes et soupçonné « d’activités subversives » par les autorités centrafricaines met Bangui en émoi.

Coupe militaire impeccable, mâchoire carrée et visage fermé. Juan Rémy Quignolot, la cinquantaine visiblement sportive, campe son regard dans celui des policiers qui l’interrogent, et ses deux pieds dans la poussière, devant les locaux de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), une unité spéciale de la police centrafricaine. A l’exception notable de la chemisette à fleur, l’homme a tout du militaire « en civil ». Et à ses pieds sont étalés, placés bien en évidence pour les besoins d’une présentation à la presse convoquée pour l’occasion, les nombreuses pièces d’un véritable arsenal de guerre. Fusils mitrailleurs, pistolets, fusil à lunettes, munitions diverses en grand nombre… Il y a là de quoi équiper une petite escouade. Du matériel de bivouac, aussi, des lampes électriques aux sacs de couchage en passant par les rangers et autres capes de pluie couleur kaki, que l’on imagine fort utile dans les forêts centrafricaines, où la saison des pluies a démarré il y a quelques semaines.

Arsenal militaire

Autour de lui, des hommes de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), une unité spéciale de la police centrafricaine, qui l’ont arrêté à Bangui le lundi 10 mai. Ces images ont fait le tour des réseaux sociaux. La photographie de son passeport aussi. Un document délivré le 1er février 2017 par l’ambassade de France à Bangui, au nom de Juan Rémy Quignolot, né le 17 janvier 1966 à Tunis. Sur un autre de ces clichés très largement partagés, on peut voir un visa pour le Mali – à entrées multiples – valable du 11 novembre 2020 au 11 mai 2021.

Depuis l’arrestation de ce ressortissant français, la capitale est en émoi. A en croire une source au sein de la hiérarchie policière, l’homme avait été placé sous surveillance « depuis deux mois » et était « soupçonné d’activités subversives », ajoute ce gradé, qui refuse de s’étendre d’avantage. Il était « connu des services », assure le service de communication du ministère centrafricain de la Sécurité publique et de l’Intérieur, qui précise que du matériel informatique a également été saisi.

Juan Rémy Quignolot, le Français arrêté à Bangui le 10 mai dernier;

A en croire le récit qu’en livre notre source au sein de la police, il a été arrêté aux alentours de 13h, alors qu’il circulait sur l’avenue Boganda à bord d’un Toyota Rav-4. A l’intérieur, les policiers ont découvert « des armes et des caméras GoPro d’espionnage ». Ils l’emmènent alors jusqu’à son domicile banguissois, dans le quartier Sica 1, tout proche du centre-ville, qu’ils fouillent de fond en comble.

C’est là que l’arsenal décrit plus haut a été saisi, avant d’être ramené en même temps que Juan Rémy Quignolot jusqu’au siège de l’OCRB, a expliqué à la presse le procureur général près la cour d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo, qui a également précisé que du matériel informatique, des cartes de la capitale et plusieurs téléphones avaient été saisis. Des francs CFA , des dollars et des euros ont également été saisis, sans que l’on sache l’ampleur des sommes concernées.

Sociétés de sécurité privée

Présenté comme un « militaire à la retraite » par le procureur Tambo, Quignolot serait « à Bangui depuis 2013 ». « Il semble qu’en 2013, il faisait partie des encadreurs de la Séléka, a assuré le procureur. Il était là avec Bernard Cousin et Renautau », a ajouté le magistrat, affirmant que ces deux derniers « en 2019, activaient les extrémistes de PK5 », le quartier musulman de Bangui. Christophe Renauteau est un chef d’entreprise français, qui se décrit comme un « expert en géopolitique africaine et en sécurisation des zones hostiles » chez Caméli Diamonds sur son compte LikedIn.

Cet ancien conseiller de François Bozizé – Renauteau revendique notamment d’avoir été décoré de la médaille du mérite Centrafricain pour « services à la nation » par ce dernier en 2004 – affirme avoir travaillé dans plusieurs pays du continent au cours des vingt dernières années. Il dit notamment avoir « collaboré avec la cellule Afrique de l’Élysée sous la présidence Chirac » et avoir été le « conseiller » de « cinq ministres africains en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Congo », qu’il ne nomme pas. Président de la société Aruba Inc., il assure avoir collaboré avec des sociétés occidentales « dans le cadre de la sécurisation des hommes et des investissements en zone hostile ».

Ce n’est pas la première fois que Christophe Renauteau est ainsi publiquement indexé par les autorités centrafricaines, qui l’ont déjà décrit comme une « barbouze » par le passé. En 2018, déjà, dans un entretien accordé à France 24, Faustin Archange Touadéra avait évoqué un « agent », dont « le nom de code est Alpha » qui aurait « envoyé des messages de mobilisation de tous les groupes armés et de certains hommes politiques pour créer une plateforme de déstabilisation de l’État centrafricain ». Cet Alpha, « de son vrai nom Christophe Reneauteau » travaillait avec « un certain Bernard Cousin », affirmait alors le chef de l’État.

Un « coup médiatique » ?

Juan Rémy Quignolot est « un ancien militaire qui a quitté l’armée à la fin des années 1980 », mais il « n’a pas le profil d’un soldat d’élite », tempère une source diplomatique à Bangui, qui confirme qu’il évolue à Bangui depuis 2013. Selon notre source, Quignolot a notamment travaillé comme garde du corps à la Minsuca. Il a aussi exercé ses talents d’anciens militaires au sein de Powers Sécurité, une société privée de sécurité dirigée par David Moisan, un ancien parachutiste français. Il a également travaillé pour Ecofaune, un programme de préservation des espaces naturels notamment financé par l’Union européenne. « Mais cela s’est mal passé avec certains de ses employeurs », assure notre diplomate, qui met cette mauvaise réputation sur le compte « de problème d’égo et de mythomanie ».

Cette spectaculaire arrestation intervient dans un contexte de tensions entre la France et la Russie sur l’échiquier politico-militaire centrafricain. L’un des premiers à avoir annoncé l’arrestation de Français a d’ailleurs été Valery Zakharov, conseiller de Fauston Archange Touadéré « pour la sécurité nationale », qui est à la tête du dispositif déployé par Moscou à Bangui. Selon une source sécuritaire, l’arrestation de Juan Rémy Quignolot serait un contre-feu, « un coup médiatique pour détourner l’attention des accusations contre les mercenaires russes ». Après la publication, le lundi 3 mai dernier, d’une enquête de RFI sur des exactions présumées attribuées aux « instructeurs » russes qui combattent aux côtés des forces gouvernementales, les autorités centrafricaines ont en effet annoncé l’ouverture d’une commission d’enquête pour « faire la lumière sur les présumés crimes graves ».

Avec Jeune Afrique par Mathieu Millecamps et Pacôme Pabandji

Libye : le Conseil de sécurité de l’ONU réclame « le retrait des forces étrangères et des mercenaires »

mars 13, 2021
Les forces loyales au gouvernement d’accord national libyen (GNA) reconnu par l’ONU font défiler un camion de système de défense aérienne Pantsir de fabrication russe dans la capitale Tripoli le 20 mai 2020, après sa capture à la base aérienne d’Al-Watiya (base aérienne d’Okba Ibn Nafa) par les forces loyales à l’homme fort libyen Khalifa Haftar, basé dans l’est du pays.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé vendredi dans une déclaration approuvée à l’unanimité « le retrait sans plus tarder de toutes les forces étrangères et des mercenaires de Libye », en saluant la validation mercredi par le Parlement du nouveau gouvernement unifié.

« Le Conseil de sécurité appelle toutes les parties à appliquer pleinement l’accord de cessez-le-feu (du 23 octobre) et exhorte les États membres à respecter et à soutenir la pleine application de l’accord », précise cette déclaration.

Selon l’ONU, environ 20 000 militaires et mercenaires se trouvaient encore fin 2020 en Libye et aucun mouvement de retrait n’a été constaté à ce jour. « Le Conseil de sécurité appelle au plein respect de l’embargo des Nations unies sur les armes par tous les États membres, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité », indique aussi le texte.

Embargo violé

Cet embargo imposé depuis 2011 est violé régulièrement depuis des années selon les experts de l’ONU chargés de son contrôle. Leur prochain rapport annuel est attendu dans les jours à venir. Dans le passé, ces experts ont notamment dénoncé la présence en Libye de mercenaires russes, de troupes turques, et de groupes armés composés de Syriens, Tchadiens ou de Soudanais.

« Le Conseil de sécurité reconnaît la nécessité de planifier le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés, la réforme du secteur de la sécurité et de mettre en place une architecture de sécurité inclusive et dirigée par des civils pour l’ensemble de la Libye », ajoute la déclaration.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: Sassou a renforcé sa sécurité avec 60 mercenaires burundo-soudanais

mai 11, 2018

  

60 mercenaires originaires du Burundi et Soudan ont atterri à l’aéroport d’Ollombo jeudi 10 mai, à bord d’un vol spécial, affrété par la présidence de la république. Ce contingent, dont les éléments sont formés à la protection dans les conditions adverses des hommes politiques, débarque à Oyo quand à Brazzaville, l’ex chef d’état major des forces armées congolaises a été jugé et condamné à 20 ans de prison, pour atteinte à la sûreté intérieure.

Denis Sassou Nguesso a toujours redouté être victime d’un putsch, et pour ce faire, il a consacré depuis son retour aux affaires, un budget colossale à sa sécurité. Après les explosions de Mpila, le numéro un congolais avait fait appel à un contingent des forces spéciales angolaises pour assurer sa sécurité.

La débandade de ses éléments pendant les explosions, lui faisait craindre une intervention d’une partie de l’armée pour le renverser. Il a eu recours aux mercenaires de différents pays dans la traque stérile du pasteur Ntumi. Alors que s’est déroulé à Brazzaville le procès du général Jean Marie Michel Moukoko, ex chef d’état major et candidat à la présidentielle de mars 2016, Denis Sassou Nguesso qui se trouve hors de Brazzaville, comme à chaque événement, a fait venir une soixantaine de mercenaires originaires du Burundi et Soudanais pour renforcer sa sécurité.

Un bruit de mécontentement court au sein des forces armées congolaises sur le traitement infligé au général Jean Marie Michel Moukoko, ainsi qu’à Norbert Dabira et probablement prochainement Nianga Mbouala. Ces 60 mercenaires devraient rejoindre prochainement la capitale Brazzaville et prendre discrètement position autour du palais présidentiel.

Sacer-infos-com par Stany Franck

Guinée équatoriale: affrontements entre « mercenaires » et armée, un mort(télévision d’État)

janvier 3, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – Les forces de sécurité de Guinée équatoriale ont tué mercredi un « mercenaire » au cours d’affrontements dans une forêt équato-guinéenne aux frontières avec le Cameroun et le Gabon entre des « mercenaires » et l’armée, a indiqué la télévision d’Etat.

« Les forces de sécurité de Guinée équatoriale ont abattu un mercenaire lors d’affrontements. Avec les tirs, (les mercenaires) se sont dispersés dans les forêts frontalières de la Guinée équatoriale », a rapporté la TVGE, la télévision d’Etat de Guinée équatoriale.

Il n’a pas été mentionné combien de « mercenaires » étaient présents dans la forêt autour de la ville d’Ebibeyin, au carrefour des frontières entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale, ni combien de temps ont duré les affrontements.

Mercredi, Malabo a dit avoir déjoué un « coup d’Etat » préparé fin décembre par un groupe de « mercenaires » étrangers pour le compte de « partis de l’opposition radicale » de Guinée équatoriale.

Le 27 décembre, une trentaine d’hommes armés avaient été arrêtés par la police camerounaise au Cameroun, à la frontière avec la Guinée équatoriale, non loin d’où ont eu lieu les affrontements mercredi, selon des sources camerounaises et diplomatique équato-guinéenne.

Mercredi, l’AFP a en outre appris que l’ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesom, en villégiature à Ebibeyin pour les fêtes de fin d’année, avait été arrêté le 30 décembre « pour des raisons d’enquête concernant les hommes interpellés », selon un de ses cousins et un haut responsable policier s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

La Guinée équatoriale a de même fermé ses frontières à Ebibeyin, et envoyé des renforts militaires sur place, a appris l’AFP dimanche de sources locales.

Ni l’arrestation de M. Nsue Anguesom, ni la fermeture des frontières ou l’envoi de renforts n’ont pu être confirmés par l’AFP de source officielle.

Le principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) s’est défendu de toute implication dans les troubles présumés, selon son dirigeant Gabriel Nse Obiang joint par l’AFP mercredi.

Depuis les élections générales du 12 novembre, où le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement, le parti CI -qui dispose d’un unique siège- dénonce des « dizaines » d’arrestations de ses militants, dans les capitales politique Malabo et économique Bata.

Le président Obiang avait dénoncé samedi dernier une « guerre » en préparation contre lui « car ils disent que j’ai passé beaucoup de temps au pouvoir ». Il était resté vague sur les instigateurs présumés.

Dirigeant son pays pétrolier d’Afrique centrale d’une main de fer depuis son accession à la présidence en 1979 par un coup d’État, Teodoro Obiang, âgé de 75 ans et doyen des chefs d’État africains pour la longévité au pouvoir, a été réélu en avril 2016 avec plus de 90% des suffrages.

Romandie.com avec(©AFP / 03 janvier 2018 22h36)

Centrafrique: La paix passe par l’élimination des mercenaires dans le pays

octobre 21, 2016

« Nous avons reçu des informations selon lesquelles des mercenaires et des combattants étrangers (notre photo) en provenance de pays voisins, notamment, du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Soudan, ont rejoint des groupes armés, principalement, les Séléka, provoquant chaos et destruction », a déclaré l’expert des droits de l’homme, Anton Katz, à l’issue de la visite du groupe de travail en RCA.

« Plus de 500 mercenaires et combattants étrangers demeurent en RCA aujourd’hui et ont profité de la fragilité actuelle du pays pour s’enrichir à travers des activités criminelles», a noté Anton Katz. «La présence continue de ces acteurs compromet gravement le droit des Centrafricains à l’autodétermination et menace la stabilité du pays », a-t-il alerté.

Le Groupe de travail a rappelé que le conflit de 2013 a eu pour conséquences plus de 5.000 morts, 380.000 personnes déplacées, 450.000 réfugiés dans les pays voisins, environ, 6.000 femmes victimes de violences sexuelles et près de 10.000 enfants recrutés de force comme enfants soldats. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population du pays a un besoin urgent d’aide humanitaire.

Les frontières poreuses ont rendu facile l’entrée dans le pays des groupes armés étrangers. Les richesses naturelles telles que le diamant, l’or, l’uranium et le pétrole représentent une motivation pour ces combattants. La perception des taxes illégales prélevées à la population, ainsi que, le vol, le pillage, le trafic et la contrebande de marchandises, sont devenus une source de revenus pour ces acteurs.

Le Groupe de travail a, également, exprimé des inquiétudes au sujet de la présence de l’Armée résistance du Seigneur (LRA), qui a provoqué une recrudescence de la violence dans le Sud-Est du pays ces derniers mois. La LRA, principalement, composée d’Ougandais, comprend, également, des membres provenant du Soudan, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Niger. A ce jour, la LRA a enlevé des centaines personnes, en particulier, des enfants pour les utiliser comme soldats et soumis de nombreuses femmes à la violence sexuelle et à l’esclavage, entre autres, atrocités. Leur présence a aggravé la situation sécuritaire dans le pays.

Malgré les énormes défis sécuritaires, le groupe de travail a salué les mesures positives initiées par les autorités. « Nous félicitons le gouvernement et le peuple de la RCA pour l’élection pacifique organisée plus tôt cette année, les efforts déployés pour la réconciliation nationale et la lutte contre l’impunité concernant les violations des droits de l’homme commises pendant ces dernières années de conflit », a déclaré Patricia Arias, membre du groupe d’experts.

D’autres initiatives positives ont été l’adoption d’une nouvelle Constitution qui reconnaît la menace des mercenaires ; le suivi des recommandations du Forum Bangui, qui comprend le désarmement, la démobilisation, la réinsertion et le rapatriement des anciens combattants (DDRR), ainsi que, les efforts visant à établir une Cour pénale spéciale pour enquêter sur les violations graves des droits de l’homme et poursuivre les auteurs des crimes commis depuis 2003.

« Nous demandons au gouvernement de donner la priorité à la protection des civils contre les groupes armés», a déclaré Patricia Arias. « Nous l’exhortons à poursuivre le renforcement des forces de sécurité nationales et le renforcement des mécanismes judiciaires pour lutter contre les menaces des groupes armés ainsi que contre le problème de l’impunité qui prévaut. »

Les experts de l’ONU ont, également, exhorté le gouvernement à assurer la protection des témoins et des victimes, qui souhaitent participer aux procédures judiciaires contre les auteurs de violations des droits de l’homme et à faire en sorte qu’ils bénéficient d’une protection totale et de garanties contre des représailles.

« Les victimes de violations des droits de l’homme doivent également avoir accès à une réparation effective. Sans ces garanties, une réconciliation durable ne peut avoir lieu », a déclaré l’experte. «Le renforcement et la participation de la société civile, y compris les plateformes religieuses dans toutes les étapes du processus de réconciliation est également critique. »

En ce qui concerne les activités des sociétés militaires et de sécurité privées (SMSP) et leur impact sur les droits de l’homme, le Groupe de travail a recommandé l’adoption d’une législation solide pour réglementer l’industrie des SMSP et permettre aux victimes d’avoir accès à des voies de recours en cas de violations des droits de l’homme.

« Etant donné que l’exploitation des ressources naturelles attire souvent des acteurs armés étrangers, il est essentiel que le gouvernement mette en place un système pour sécuriser ces sites et un mécanisme transparent pour gérer ces ressources », a dit Anton Katz notant qu’ils avaient reçu des informations d’une entreprise, qui a embauché d’anciens membres Séléka pour un salaire élevé afin de protéger un site pétrolier dans le Nord du pays.

La délégation a visité Bangui, la capitale de la RCA et Bria, à l’Est du pays et a rencontré des représentants du gouvernement, des membres du pouvoir judiciaire et de la société civile, des membres des groupes armés, des victimes de violations des droits de l’homme et le personnel de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA). Elle a, également, visité le Camp M’poko pour les personnes déplacées, intérieurement, et le Centre de détention pour femmes de Bimbo.

Le Groupe de travail présentera son rapport de visite au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies lors de sa 36e session en septembre 2017.

Afriqueeducation.com

Congo: Des mercenaires pour Sassou Nguesso

juin 21, 2016

Le Général ancien rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine à Brazzaville. 

A la tête de plus de 250 rebelles maliens, ivoiriens, guinéens et nigériens, le Général Abdoulaye Miskine est actuellement au Congo pour porter main forte aux miliciens de Sassou Nguesso.

Ce Général est hébergé dans une villa proche de l’église Fatima près de la résidence de Mpila de Sassou. Une vingtaine de ces rebelles sont hébergés au quartier Tsinguidi (Potopoto) au domicile d’un certain Charles qui a combattu en 1997. Tous ces rebelles sont habillés aux tenues de la Garde présidentielle de Sassou Nguesso. Ils atterrissent par vols spéciaux à Ollombo ou Owando. Une centaine sont prévus le 5 juillet.

Avec Congomfoa.com 21/06/2016 15:05:09:

Urgent/Congo: La traque contre le révérend pasteur Ntumi s’accentue

mai 26, 2016

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Un convoi militaire de 926 éléments est en route pour le Pool.

Objectif: ramener NTUMI mort ou vif. Ce convoi a quitté Brazzaville aujourd’hui aux environs de 12heures avec des militaires et des mercenaires armés jusqu’aux dents. Il est appuyé de quatre (04) chiens renifleurs pour pouvoir localiser le périmètre où se trouve NTUMI afin de le capturer ou le tuer tout simplement.

Malgré des missions de bons offices – ou de pourparlers – qui sont envoyées dans les deux sens: finalement elles sont dénuées de toute substance véritable pour trouver un compromis et une solution paisible.

Le pouvoir de Brazzaville reste tricheur en tout, pour tout et surtout après la grande et éloquente sanction électorale du peuple congolais contre Sassou Nguesso à la présidentielle du 20 mars; il courre maintenant derrière toute reconnaissance de légitimité auprès des opposants et de la communauté internationales. Mais avec ses propres chiens aux abois, il se fera mordre par cette traque qu’il vient d’engager contre le Pasteur Ntumi dans le Pool.

Quand les faits sont têtus, on fini par perdre la tête. A vouloir traqué, l’on fini par être traqué.

 

Avec Brazzanews.fr

RDC: enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers proches de l’opposant Katumbi

mai 4, 2016

Kinshasa – Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers, dont des Américains, liés selon lui à l’opposant Moïse Katumbi, probable candidat à la présidentielle.

J’ai donné injonction au PGR (Procureur général de la République, ndlr) d’ouvrir un dossier judiciaire dans l’ex-province du Katanga (…) nous avons la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi, a déclaré à Kinshasa le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.

Il existe un réseau avec une société basée en Virginie aux États-Unis qui assure le recrutement des mercenaires spécialisés dans la formation, le maniement des armes, comme agent de sécurité, ou garde du corps, a poursuivi M. Thambwe.

Le 24 avril, quatre proches de M. Katumbi, dont un Américain, avaient été arrêtés à Lubumbashi et transférés dans la capitale Kinshasa.

M. Katumbi, ancien gouverneur de l’ex-Katanga (sud-est), est un potentiel candidat à la présidentielle prévue théoriquement avant la fin de l’année.

Manifestement, par rapport aux échéances (électorales) à venir, il y a probablement une démarche qui se prépare, a affirmé le ministre de la Justice, égrenant les noms et les spécialités de sept autres ex-militaires américains et d’au moins deux ex-militaires sud-africains ayant séjourné à Lubumbashi dans des résidences appartenant à M. Katumbi, et précisant que 658 Américains étaient entrés récemment au Katanga.

Moïse Katumbi avait déjà accusé vendredi le pouvoir congolais de chercher à lui nuire, dénonçant des allégations mensongères, faisant état de supposés recrutements de mercenaires étrangers dans l’ex-province du Katanga et de l’existence de camps d’entraînements relayées en boucle jeudi par Télé 50, un média proche du pouvoir.

Passé dans l’opposition en septembre après avoir démissionné de ses fonctions de gouverneur et quitté le parti présidentiel, M. Katumbi, 51 ans, est l’une des grandes figures de la politique au Katanga.

Depuis des mois, le climat politique est très tendu en RDC en raison de l’incertitude liée au très probable report de la présidentielle censée avoir lieu fin novembre.

L’opposition accuse le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manoeuvrer pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat en décembre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2016 17h36)

Des mercenaires sud-africains protègent Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi

octobre 27, 2011

Un groupe de mercenaires sud-africains se trouve toujours en Libye et tente d’exfiltrer Saïf al-Islam, le fils de Mouammar Kadhafi, affirme le quotidien sud-africain Beeld jeudi.

Un autre journal sud-africain de langue Afrikaans, Rapport, citant des sources non identifiées, avait annoncé dimanche que 19 mercenaires d’Afrique du sud avaient été recrutés par une ou des sociétés sud-africaines liées à Kadhafi, pour participer à la protection du colonel et de ses proches.

Saïf al-Islam, que Kadhafi avait désigné comme son successeur, avait fui Tripoli avec son père et son frère Mouatassim durant la bataille, et s’était réfugié à Syrte. L’ancien leader libyen et Mouatassim ont été tués, mais Saïf al-Islam a échappé aux troupes du Conseil national de transition.

Selon un responsable touareg, il se serait rendus mardi à la frontière du Niger pour y chercher refuge.

Beeld rapporte jeudi que des avions sont positionnés à Johannesburg et à Sharjah, dans les Emirats arabes, pour aller rechercher les mercenaires — et éventuellement Saïf al-Islam — dès que la situation le permettra.

Fin août, des informations de presse avaient également indiqué qu’un groupe de Sud-africains avaient convoyé de Tripoli vers Niamey de l’or, des devises étrangères et des diamants pour le compte de Kadhafi.

Un mois plus tard, des mercenaires sud-africains auraient également aidé l’épouse de Kadhafi, Safia, sa soeur Aisha et deux de ses fils, Hannibal et Mohammed, à fuir devant l’avancée de troupes rebelles, rapporte Beeld.

Dimanche, Rapport a affirmé qu’au moins deux mercenaires sud-africains avaient été tués dans l’attaque du convoi de Kadhafi par l’aviation de l’OTAN. D’autres seraient blessés et toujours cachés en Libye.

Le ministère sud-africain des Affaires étrangères n’a pas voulu commenter ces informations.

Jeuneafrique.com

La Libye a fait du Sahel « une poudrière »

septembre 7, 2011

La crise libyenne a fait du Sahel « une poudrière » avec l’arrivée massive d’armes, le retour de milliers de travailleurs migrants, de mercenaires dans une région déjà otage du terrorisme et de la contrebande, ont averti mercredi à Alger les participants à une conférence internationale sur cette région.

Ces quelque 8 millions de kilomètres carrés répartis notamment entre l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, vont être l’objet de deux jours de discussions entre 38 délégations dans la capitale algérienne axées sur une stratégie de pacification par le développement et la sécurité.

Pour le ministre nigérien des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum, avec la crise libyenne « la région a été transformée en poudrière », alors qu’elle était déjà touchée par le terrorisme, toutes sortes de trafics transnationaux favorisés par la difficulté d’assurer la sécurité et une pauvreté endémique.

Une pauvreté pire aujourd’hui puisque l’une des maigres ressources économiques de la région, le tourisme, a disparu en raison de la présence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) responsable de nombreux enlèvements d’étrangers, et celle des trafiquants de drogue, d’armes et d’être humains -l’immigration clandestine en direction de l’Europe- dans cet immense désert.

La circulation des armes a augmenté, « des petites armes de petit calibre mais on a aussi saisi en juin au Niger, a rappelé M. Bazoum, quelque 500 kg de Semtex un explosif extrêmement puissant.

« Il n’est pas impossible qu’il y ait eu davantage d’explosifs et éventuellement des missiles sol-air » dont il faut aussi savoir se servir et les maintenir en état de marche, a-t-il néanmoins souligné.

Les trafiquants en tout genre et terroristes ont récupéré des centaines de Toyota 4X4 qui écument cette immense région difficile à sécuriser, a-t-il ajouté.

Son collègue malien, Soumeylou Boubeye Maïga, redoute en plus le retour massif de migrants dans des zones déjà précaires. « Quelque 20. 000 travailleurs maliens sont déjà revenus et maintenant c’est la seconde vague avec ceux qui étaient impliqués dans les combats et qui reviennent avec des armes ».

Ils seront « très difficiles à intégrer ou réintégrer » dans des zones aussi pauvres, souligne M. Bazoum.

En clair, résume leur confrère de Mauritanie, Hamadi Ould Hamadi: le Sahel est « menacé par le terrorisme, la pauvreté et l’immigration clandestine ». Il est important à ses yeux de « préserver les jeunes de la région » qui peuvent être incités à rejoindre les groupes terroristes.

Shira Villarosa, la représentante américaine à cette réunion, membre du bureau de coordination anti-terrorisme du département d’Etat, estime que les terroristes d »Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) « ont aujourd’hui moins de mille membres ».

La menace est « globale » et bien présente, ont souligné nombre de participants, mais les membres du Conseil de sécurité tout comme l’Union européenne présents ont souligné avec Mme Villarosa que l’effort de lutte contre Aqmi « doit être dirigé par les gouvernements de la région ».

« La responsabilité de maintenir la sécurité est d’abord fondamentalement du ressort des pays voisins », a aussi souligné le ministre malien, se faisant l’écho des Algériens, très chatouilleux sur la nécessité de maintenir hors de la région des troupes étrangères.

Les Algériens insistent cependant sur le fait que « la lutte contre ces menaces d’envergure appelle nécessairement la conjugaison des efforts et la convergence de toutes les bonnes volontés ». L’Algérie connaît actuellement une recrudescence des attentats terroristes dont le plus meurtrier de l’année a fait le 26 août 18 morts à l’académie miliaire de Cherchell proche d’Alger.

Les programmes d’aide à la région, bilatéraux ou multilatéraux, sont nombreux. L’Union européenne a chiffré son aide globale pour la région à 650 millions d’euros tant pour des programmes de développement que pour la formation et l’aide militaires.

Jeuneafrique.com avec AFP