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Des mercenaires sud-africains protègent Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi

octobre 27, 2011

Un groupe de mercenaires sud-africains se trouve toujours en Libye et tente d’exfiltrer Saïf al-Islam, le fils de Mouammar Kadhafi, affirme le quotidien sud-africain Beeld jeudi.

Un autre journal sud-africain de langue Afrikaans, Rapport, citant des sources non identifiées, avait annoncé dimanche que 19 mercenaires d’Afrique du sud avaient été recrutés par une ou des sociétés sud-africaines liées à Kadhafi, pour participer à la protection du colonel et de ses proches.

Saïf al-Islam, que Kadhafi avait désigné comme son successeur, avait fui Tripoli avec son père et son frère Mouatassim durant la bataille, et s’était réfugié à Syrte. L’ancien leader libyen et Mouatassim ont été tués, mais Saïf al-Islam a échappé aux troupes du Conseil national de transition.

Selon un responsable touareg, il se serait rendus mardi à la frontière du Niger pour y chercher refuge.

Beeld rapporte jeudi que des avions sont positionnés à Johannesburg et à Sharjah, dans les Emirats arabes, pour aller rechercher les mercenaires — et éventuellement Saïf al-Islam — dès que la situation le permettra.

Fin août, des informations de presse avaient également indiqué qu’un groupe de Sud-africains avaient convoyé de Tripoli vers Niamey de l’or, des devises étrangères et des diamants pour le compte de Kadhafi.

Un mois plus tard, des mercenaires sud-africains auraient également aidé l’épouse de Kadhafi, Safia, sa soeur Aisha et deux de ses fils, Hannibal et Mohammed, à fuir devant l’avancée de troupes rebelles, rapporte Beeld.

Dimanche, Rapport a affirmé qu’au moins deux mercenaires sud-africains avaient été tués dans l’attaque du convoi de Kadhafi par l’aviation de l’OTAN. D’autres seraient blessés et toujours cachés en Libye.

Le ministère sud-africain des Affaires étrangères n’a pas voulu commenter ces informations.

Jeuneafrique.com

La Libye a fait du Sahel « une poudrière »

septembre 7, 2011

La crise libyenne a fait du Sahel « une poudrière » avec l’arrivée massive d’armes, le retour de milliers de travailleurs migrants, de mercenaires dans une région déjà otage du terrorisme et de la contrebande, ont averti mercredi à Alger les participants à une conférence internationale sur cette région.

Ces quelque 8 millions de kilomètres carrés répartis notamment entre l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, vont être l’objet de deux jours de discussions entre 38 délégations dans la capitale algérienne axées sur une stratégie de pacification par le développement et la sécurité.

Pour le ministre nigérien des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum, avec la crise libyenne « la région a été transformée en poudrière », alors qu’elle était déjà touchée par le terrorisme, toutes sortes de trafics transnationaux favorisés par la difficulté d’assurer la sécurité et une pauvreté endémique.

Une pauvreté pire aujourd’hui puisque l’une des maigres ressources économiques de la région, le tourisme, a disparu en raison de la présence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) responsable de nombreux enlèvements d’étrangers, et celle des trafiquants de drogue, d’armes et d’être humains -l’immigration clandestine en direction de l’Europe- dans cet immense désert.

La circulation des armes a augmenté, « des petites armes de petit calibre mais on a aussi saisi en juin au Niger, a rappelé M. Bazoum, quelque 500 kg de Semtex un explosif extrêmement puissant.

« Il n’est pas impossible qu’il y ait eu davantage d’explosifs et éventuellement des missiles sol-air » dont il faut aussi savoir se servir et les maintenir en état de marche, a-t-il néanmoins souligné.

Les trafiquants en tout genre et terroristes ont récupéré des centaines de Toyota 4X4 qui écument cette immense région difficile à sécuriser, a-t-il ajouté.

Son collègue malien, Soumeylou Boubeye Maïga, redoute en plus le retour massif de migrants dans des zones déjà précaires. « Quelque 20. 000 travailleurs maliens sont déjà revenus et maintenant c’est la seconde vague avec ceux qui étaient impliqués dans les combats et qui reviennent avec des armes ».

Ils seront « très difficiles à intégrer ou réintégrer » dans des zones aussi pauvres, souligne M. Bazoum.

En clair, résume leur confrère de Mauritanie, Hamadi Ould Hamadi: le Sahel est « menacé par le terrorisme, la pauvreté et l’immigration clandestine ». Il est important à ses yeux de « préserver les jeunes de la région » qui peuvent être incités à rejoindre les groupes terroristes.

Shira Villarosa, la représentante américaine à cette réunion, membre du bureau de coordination anti-terrorisme du département d’Etat, estime que les terroristes d »Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) « ont aujourd’hui moins de mille membres ».

La menace est « globale » et bien présente, ont souligné nombre de participants, mais les membres du Conseil de sécurité tout comme l’Union européenne présents ont souligné avec Mme Villarosa que l’effort de lutte contre Aqmi « doit être dirigé par les gouvernements de la région ».

« La responsabilité de maintenir la sécurité est d’abord fondamentalement du ressort des pays voisins », a aussi souligné le ministre malien, se faisant l’écho des Algériens, très chatouilleux sur la nécessité de maintenir hors de la région des troupes étrangères.

Les Algériens insistent cependant sur le fait que « la lutte contre ces menaces d’envergure appelle nécessairement la conjugaison des efforts et la convergence de toutes les bonnes volontés ». L’Algérie connaît actuellement une recrudescence des attentats terroristes dont le plus meurtrier de l’année a fait le 26 août 18 morts à l’académie miliaire de Cherchell proche d’Alger.

Les programmes d’aide à la région, bilatéraux ou multilatéraux, sont nombreux. L’Union européenne a chiffré son aide globale pour la région à 650 millions d’euros tant pour des programmes de développement que pour la formation et l’aide militaires.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal: un opposant accuse le pouvoir de recruter des mercenaires

juillet 1, 2011

DAKAR – Un des leaders de l`opposition sénégalaise, l`ancien Premier ministre Macky Sall, a accusé vendredi le pouvoir du président Abdoulaye Wade de « recruter des mercenaires » venant notamment de Côte d`Ivoire pour s`en prendre à l`opposition.

Le pouvoir a fait « recruter des mercenaires aux mains tâchées de sang venus de Côte d`Ivoire », mais aussi « de Guinée et du Nigeria » dans le but de commettre « des rapts d`opposants et de membres de la société civile », a dit M. Sall lors d`une rencontre avec la presse étrangère à Dakar.

« Quatre cent sont entrés sur le territoire national en passant par la frontière du sud » du Sénégal qui le sépare de la Guinée et de la Guinée-Bissau, a-t-il ajouté en précisant qu`il était en train « d`approfondir » ses investigations.

« Le pouvoir n`a plus que la terreur pour se maintenir », a affirmé M. Sall, président de l`Alliance pour la République (APR) qui ne cache pas qu`il sera candidat à la prochaine présidentielle de 2012.

« On ne peut pas terroriser tout un peuple, on le paye fatalement », a-t-il ajouté.

Interrogé par l`AFP, Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a catégoriquement démenti ces accusations.

« Ce sont des déclarations très irresponsables et très dangereuses venant d`un ancien chef du gouvernement et d`un responsable politique » qui « déshonorent les Sénégalais », a-t-il dit.

Il a affirmé que le président Wade a « connu un parcours exceptionnel d`opposant » au cours duquel il disait qu`il ne « marcherait pas sur des cadavres pour accéder au pouvoir ». « Il ne saurait être question pour lui de recruter des mercenaires », selon M. Guirassy.

Macky Sall a par ailleurs affirmé que le gouvernement sénégalais « a fait appel à la France pour avoir des armes, du matériel de maintien de l`ordre ». « C`est la panique » au sein du régime, selon lui.

Le président Wade, âgé de 85 ans, au pouvoir depuis 2000 et candidat à sa
propre succession en 2012, a été confronté le 23 juin à de violentes manifestations contre son projet de loi visant à faire élire en même temps l`an prochain un président et un vice-président avec 25% des voix au premier tour.

Face à la pression de la rue, le projet de loi a été retiré, mais selon Macky Sall, cette affaire « a ridiculisé le Sénégal ».

Il a affirmé que le chef de l`Etat « a fini son temps et son oeuvre » après « une vie bien remplie » dans l`opposition et au pouvoir et qu`il doit partir en 2012, sa candidature étant selon lui anticonstitutionnelle, puisqu`il a déjà effectué deux mandats.

Selon lui, les marches de protestation contre une nouvelle candidature de Wade, à l`initiative d`une soixantaine de partis d`opposition et d`organisations de la société civile regroupés au sein du Mouvement du 23 juin, ne vont « pas s`arrêter ».

Le droit de manifester est « un droit fondamental », a-t-il rappelé.

AFP