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Congo: Message de Madame la Ministre Jacqueline Lydia Mikolo aux Mouyondziens et Mouyondziennes

août 2, 2022

Les résultats issus du deuxième tour de l’élection législative sont désormais officiels. Le suffrage universel est notre loi, sa décision s’impose à tous.

Ma grande soeur, la Présidente du MUST, Madame Claudine MUNARI MABONDZOT est déclarée vainqueur. Je réitère les sincères félicitations que je viens de lui adresser ce soir au téléphone. Je souhaite à la députée nouvellement élue de notre circonscription unique de Mouyondzi d’accomplir sa mission avec succès, en préservant ce qui fait l’essentiel de notre Mouyondzi commun : Mbong’ baatu !

Je remercie les mouyondziens et les mouyondziennes, en général, et la jeunesse en particulier, qui, en comptant sur le PCT et sur ma modeste personne, ont réalisé le plus grand rassemblement de notre histoire sur nos idéaux. Je mesure le poids des émotions négatives que vous allez partager à la dimension de l’espoir suscité par ma candidature. Je vous demande de garder foi en l’avenir et dans la cause que nous servons. Grace à vous, une nouvelle ère s’ouvre pour notre localité. Un sage a dit : « l’echec n’existe pas, soit on gagne, soit on apprend » (Nelson Mandela).

Cette formidable synergie des militants et des sympathisants du PCT, des partis et associations alliés, et de nos amis et parents d’horizons diverses qui se sont mobilisés dans cette bataille ne peut demeurer comme une poignée de main sans lendemain. Nous devons continuer à donner une belle image de Mouyondzi, du district à la communauté urbaine. Une localité de Mouyondzi rayonnante, une Mouyondzi qui prône la paix, une Mouyondzi démocratique, une Mouyondzi accueillante et ouverte à tous, une mouyondzi qui travaille et qui ne baisse pas la tête. Notre mission, notre rôle, notre idéal doit être la grandeur de Mouyondzi, de la Bouenza et du Congo. Soyons donc dignes, soyons mouyondziens.

C’est pourquoi, je vous demande de rester unis et de partager ma résolution à continuer d’oeuvrer auprès de tous ceux qui souhaitent LE DEVELOPPEMENT DE MOUYONDZI.


MOUYONDZI D’ABORD!


ENSEMBLE, POURSUIVONS LA MARCHE.

Photo de BrazzaNews.

Avec Brazzanews

Dans son message de Noël, Elizabeth II confie que Philip lui « manque »

décembre 25, 2021
Dans son message de Noel, Elizabeth II confie que Philip lui "manque"
Dans son message de Noël, Elizabeth II confie que Philip lui « manque »© POOL/AFP/Victoria Jones

Son regard « espiègle », son « rire familier », son engagement « pionnier » pour l’environnement… Elizabeth II a confié samedi que son défunt époux Philip lui « manque » dans un touchant hommage rendu lors de sa traditionnelle allocution de Noël, une fête de nouveau assombrie par le Covid-19.

« Bien que ce soit pour beaucoup de gens une période de grand bonheur et de gaieté, Noël peut être difficile pour ceux qui ont perdu des êtres chers. Cette année, je comprends particulièrement pourquoi », a déclaré la souveraine dans ce message, personnel comme rarement, enregistré au château de Windsor.

Elle y apparaît vêtue d’une robe rouge, assise derrière un bureau sur lequel est posée une photographie de Philip et elle se regardant en souriant, prise en 2007 à l’occasion de leurs noces de diamant (60 ans de mariage). Elle porte une broche chrysanthème en saphir qu’elle avait arboré pour sa lune de miel en 1947, bijou qui apparaît aussi sur le cliché de 2007.

La monarque de 95 ans assure avoir « tiré un grand réconfort » des nombreux hommages qu’elle a reçus depuis le décès du duc d’Edimbourg en avril à 99 ans.

Evoquant avec tendresse Philip avec laquelle elle a été mariée 73 ans, elle cite « son sens du devoir, sa curiosité intellectuelle et sa capacité à s’amuser de toute situation ». « L’éclat espiègle et interrogateur (de ses yeux) était aussi brillant à la fin que lorsque j’ai posé les yeux sur lui pour la première fois », poursuit-elle.

« Bien qu’il me manque, et manque à ma famille, je sais qu’il voudrait que nous profitions de Noël », ajoute la reine, assise auprès d’un grand sapin scintillant, insistant sur la « joie » de la fête « malgré le rire familier qui nous manque ».

2021 aura été une difficile pour la souveraine nonagénaire, qui après avoir perdu son époux a dû renoncer à la plupart de ses engagements. Ses médecins l’ont mise au repos après une nuit passée à l’hôpital en octobre pour des raisons jamais précisées.

Et ces premières fêtes de fin d’année sans Philip, qu’elle avait qualifié de « roc », sont assombries par la résurgence fulgurante des cas de Covid-19 au Royaume-Uni. Après avoir annulé le traditionnel déjeuner qu’elle donne avant les fêtes pour une cinquantaine de membres de sa famille, elle a renoncé à se rendre fêter Noël dans à Sandringham, dans l’est de l’Angleterre, restant au château de Windsor près de Londres, désormais sa résidence principale.

Jubilé de platine

Son fils aîné Charles et son épouse Camilla passent Noël à ses côtés mais pas sa fille Anne, qui s’isole depuis que son mari a été testé positif au coronavirus. Le prince William, fils aîné de Charles, son épouse Kate et leur trois enfants passent Noël dans l’Est de l’Angleterre.

Charles et Camilla se sont rendus samedi matin à une messe à Windsor avant de rejoindre la reine, dont l’absence a été présentée par les médias britanniques comme une mesure de précaution.

« Même si en raison du Covid, nous ne pouvons pas célébrer (Noël) tout à fait comme nous l’aurions souhaité, nous pouvons toujours profiter de nombreuses et joyeuses traditions » comme entonner un chant de Noël ou décorer un sapin, a suggéré Elizabeth II dans son allocution.

Evoquant la transmission de traditions et de valeurs, la reine a cité la protection de l’environnement. Elle s’est félicitée que le « travail de pionnier » de Philip ait été « repris » par Charles et William, impliqués dans la conférence sur le climat COP26 en Ecosse alors qu’elle-même avait dû annuler sa venue.

La souveraine ne fait, en revanche, aucune mention du prince Harry et de son épouse Meghan, qui ont pris leur distances avec la famille royale en 2020 et vivent désormais en Californie, même si elle s’est réjouie de la naissance de quatre enfants dans la famille royale en 2021, dont Lilibet, deuxième enfant du couple.

La reine a évoqué les grands rendez-vous de 2022 dont les jeux du Commonwealth l’été prochain, et surtout les célébrations de son jubilé de platine, marquant ses 70 ans de son accession au trône le 6 février 1952.

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire: Message de Madame Simone Ehivet Gbagbo relatif à l’arrivée du Président Laurent Gbagbo ce jeudi 17

juin 17, 2021

Avec IvoireTV5

Élection présidentielle Congo 2021 : Alain Mabankou appelle à un scrutin apaisé

mars 18, 2021

À quelques jours du 1er tour de l’élection présidentielle au Congo, l’écrivain congolais, Alain Mabankou, appelle ses compatriotes au calme et les invite à aller voter le 21 mars.

Capture d'écran, Alain Mabanckou à l'adresse de ses compatriotes à propos de l'élection présidentielle 2021 au Congo

Photo : Capture d’écran, Alain Mabanckou à l’adresse de ses compatriotes à propos de l’élection présidentielle 2021 au Congo

Par un message relayé par Ziana TV, Alain Mabankou, depuis l’étranger, s’est adressé aux Congolais. Contrairement à ses précédentes habilités rhétoriques contre le pouvoir en place, l’auteur de Black Bazar a tenu plutôt des paroles apaisantes à propos de l’élection présidentielle du 21 mars.

En substance, lélection présidentielle est un moment essentiel dans la vie d’une Nation. Il faudrait choisir un des candidats en son âme et conscience. Que ses compatriotes regardent tout autour d’eux. Ils pourront se dire qu’ils n’ont pas le choix face à des candidats tous pareils.

« Vous n’avez pas tort.  Mais il suffit de faire le jeu de la démocratie. Il faut aller voter. Il faut aller dire par l’expression de votre voix ce que vous ressentez« ,exhorte-t-il.

« En ce qui me concerne, j’ai toujours gardé une certaine indépendance et c’est peut-être cela qui pourrait faire notre attraction réciproque« ,confie l’écrivain.

« Je dirai que le constat que j’ai fait de la politique de mon pays est un constat malheureusement triste. Les mêmes personnes et les mêmes histoires qui tournent. La jeunesse qui est verrouillée. La liberté de presse qui n’existe pas. Tout cela constitue de vrais chantiers qui n’ont jamais été entamés. Mais de grâce, si vous allez voter, puisqu’il faut aller voter, faites-le dans le calme, faites-le dans la dignité; parce que le Congo est plus fort que les personnes qui  ne recherchent que le pouvoir. Le Congo restera. Les hommes passeront.« 

Et de conclure : « Merci chers compatriotes, de vous dire, que tout, mais tout sera toujours inférieur par rapport à l’honneur et à la valeur du Congo-Brazzaville.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

 

Pologne : message peu rassurant de Lech Walesa sur sa santé avant une hospitalisation

mars 14, 2021

L’icône de la lutte contre le régime communiste polonais dans les années 1980 a annoncé ce dimanche son admission à l’hôpital.

Lech Walesa, icône de la lutte contre le régime communiste polonais dans les années 1980, a posté ce dimanche un message vidéo préoccupant sur sa santé où il annonce son admission à l’hôpital, sans prévoir une date de sortie. « Je vais entrer à l’hôpital. Ce qui vient ensuite, seul le temps le dira », a déclaré le lauréat du prix Nobel de la paix et ancien président polonais, âgé de 77 ans, dans cette vidéo diffusée sur Facebook.

« Donc, comme je ne sais pas quand nous nous reverrons ou si nous nous reverrons tout court, j’aimerais dire que j’ai tout fait pour bien servir la nation », a-t-il ajouté sans donner de précisions d’ordre médical sur son état de santé. « À la prochaine, si le destin me permet de rester sur cette terre un peu plus longtemps. Sinon, priez pour moi », a conclu l’ancien leader charismatique du mouvement syndical Solidarité qui, en 1989, a mis fin pacifiquement au communisme en Pologne.

Son secrétaire, Marek Kaczmar, a déclaré à l’AFP que Walesa entrait à l’hôpital pour un remplacement programmé de la pile de son pacemaker. « Mais il y a des complications […]. Il s’avère qu’une partie du fil qui se trouve dans le cœur est probablement cassée », a-t-il expliqué. « L’opération est prévue pour demain, à moins que les tests d’aujourd’hui ne montrent qu’il soit nécessaire d’intervenir immédiatement », a-t-il ajouté.

Travaillant comme électricien de chantier naval dans la ville portuaire balte de Gdansk, Lech Walesa avait stupéfié le bloc communiste et le monde entier en prenant la tête d’un mouvement de grève de 17.000 ouvriers de chantiers navals en 1980. Le régime communiste avait été contraint de reconnaître, à contrecœur, Solidarité comme le premier et le seul syndicat indépendant du bloc soviétique, comptant des millions d’adhérents dans toute la Pologne. Walesa avait reçu le prix Nobel de la paix en 1983 avant de devenir le premier président polonais démocratiquement élu de l’après-guerre, en 1990.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire: Message de l’artiste musicien Meiway à Son Excellence monsieur le président de la République Alassane Ouattara

août 7, 2020

 

Congo: le message des évêques commence à produire des résultats

mai 23, 2018
Photo de BrazzaNews.

L’ÉDITO DE JEAN MERCKAERT sur RCF en a fait une tribune spéciale

« Le Congo-B est-il maudit ? »

Je veux vous parler d’un pays dont on parle très peu dans les médias, c’est le Congo-Brazzaville. Si j’en parle aujourd’hui, c’est que les évêques congolais viennent de lancer ce qui s’apparente à un appel au secours : « Nous appelons les Églises sœurs du nord, écrivent-ils, à porter [notre] message auprès de leurs gouvernements respectifs pour que les fonds détournés au Congo soient restitués aux populations congolaises. »[1]

Pour comprendre, il faut rappeler que le Congo est un pays riche : un territoire vaste comme l’Allemagne, des ressources forestières inestimables[2], et un sous-sol riche en minerais, en gaz et en pétrole. Avec toutes ces richesses, les Congolais devraient être prospères, ils ne sont que 5 millions ! Et pourtant, écrivent les évêques, « Notre pays est incapable de payer les salaires des travailleurs, les pensions des retraités, les bourses des étudiants. Nos hôpitaux sont délabrés, la mortalité ne cesse d’augmenter. Dans les familles, même le repas unique apparaît de plus en plus comme un privilège ». Et je vous passe ce qu’ils disent des suicides, du chômage endémique des jeunes et de la dette qui explose.

En résumé : un pays riche, une population pauvre. Les spécialistes ont inventé un concept pour désigner ce type de situation : ils parlent de « malédiction des ressources ». Je voudrais ici tordre le cou à cette expression : quand on parle de « malédiction », on donne l’impression que des forces surnaturelles s’acharnent sur les pays riches en pétrole. Comme s’il s’agissait d’une fatalité. Or les responsables de cette tragédie sont parfaitement identifiés.

Le premier responsable, c’est Denis Sassou Nguesso. L’homme fort de Brazzaville a conquis le pouvoir il y a bientôt quarante ans. Après douze ans à la tête de l’État, il avait déjà fait 3000 morts[3]. Ecarté à la faveur de la seule véritable élection démocratique qu’ait connu le pays, il a reconquis le pouvoir au prix de guerres fratricides, entre 1997 et 1999. On parle de 20 000 à 100 000 morts. Depuis, Sassou s’accroche à son trône à tout prix. En 2015, la Constitution lui interdisait de se représenter : trop vieux, trop de mandats cumulés. Alors les Congolais se sont mis à espérer qu’ils allaient pouvoir « tourner la page »[4]. Mais Sassou est passé en force : il a modifié la Constitution à sa guise, maté les manifestations, envoyé ses troupes semer la terreur dans la région du Pool, sans qu’aucun journaliste ne soit autorisé à s’y rendre[5]. L’Onu parle de 138 000 déplacés. Ce mois-ci, une vingtaine de jeunes militants pro-démocratie ont été jetés en prison[6]. Et le tyran, via une justice aux ordres, règle même ses comptes avec ses alliés d’hier : 20 ans de prison contre le général Mokoko, qui avait osé le défier à la dernière présidentielle, 5 ans contre son ancien chef de la police, Norbert Dabira.

Mais un tyran, aussi cruel soit-il, ne tient pas sans appuis extérieurs. Or qui a financé la reconquête du pouvoir par Sassou, à la fin des années 90 ? C’est l’argent d’Elf (devenue Total), avec le soutien de plusieurs grandes banques françaises.[7] Qui a aidé le régime à berner le FMI, dans les années 2000 ? C’est encore Total, avec l’aide de la BNP Paribas et d’une kyrielle de paradis fiscaux[8]. Qui s’enorgueillit aujourd’hui d’être le premier donateur bilatéral du Congo ? L’Agence française de développement[9]. Pourtant, le Congo n’aurait pas besoin d’être aidé si l’argent du pétrole n’était pas volé !

Alors, pour vaincre la soi-disant malédiction, ce que demandent les évêques congolais est simple : restituer au peuple congolais les fonds détournés. Et il me semble qu’il faut entendre ici, non pas seulement les biens mal acquis du clan Sassou Nguesso, mais aussi les profits mal acquis des groupes français[10].

Message des Évêques du Congo à l’issue de leur Session extraordinaire

mai 12, 2018

 

Réunis à Brazzaville du 8 au 9 mai 2018 en session extraordinaire, Nous, Evêques du Congo, avons examiné la crise socio-politique et économique préoccupante que vit notre pays. Fidèles à la mission de l’Eglise depuis les commencements, qui est d’annoncer la Parole de Dieu à temps et à contretemps (Mt.28,19) et d’accompagner les fidèles chrétiens à être dans le monde, selon le commandement du Seigneur, véritablement et continuellement « sel de la terre et lumière du monde » (Mt.5, 13-14), nous délivrons, au terme de notre rencontre, au Peuple de Dieu ainsi qu’aux femmes et aux hommes de bonne volonté, le message suivant.

  1. Dans le présent message, nous voulons partager notre conviction profonde sur les origines du mal de notre pays et sur les perspectives de sortie de crise. Comme en témoignent nos différents messages antérieurs, notre conviction s’est forgée au fil des années et se trouve confortée par les difficultés que traverse notre pays depuis au moins trois ans. Toutes ces difficultés sont arrivées – c’est notre conviction la plus profonde – parce que le gouvernement et tous ceux à qui il incombait d’en décider, ont ignoré notre message de Noël 2014, à savoir : « en régime démocratique, aucune réforme qui suscite de fortes tensions et oppositions n’a jamais profité au peuple » et par conséquent, «un changement de la Constitution dans la division… mettrait en péril la paix sociale» (N°10). Dans le message de la 44ème Assemblée Plénière, N°31, nous appelions « au futur président de la République de s’engager à sauver la nation en imprimant un nouvel agir », comme déjà dit dans le message de la 41ème Assemblée Plénière sur les Antivaleurs.

 

  1. Et que dire de la crise dans le Pool ? Hélas, le Congo n’en est pas à « sa première guerre du Pool ». Depuis 1998, ce département est régulièrement secoué par des crises et des conflits armés, qui, à chaque fois, sont conclus par des accords de paix et de cessation des hostilités, doublés d’un programme de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants. Mais à chaque fois aussi, les véritables victimes que sont les populations civiles n’ont pas été prises en compte.

 

  1. Nous, Evêques, pensons que, pour conjurer définitivement ce « mal du Pool » des accords de paix sur le papier ne suffiront pas. Il faudra aller plus loin, en intégrant l’exigence de vérité sur les origines de cette crise récurrente. Le peuple a le droit de savoir ce qui s’est passé : les causes et les conséquences, mais surtout les responsabilités des uns et des autres. Les morts et les destructions dans ce département appellent justice et réparation. Une réconciliation véritable n’est qu’à ce prix, pour permettre à notre pays de sortir de la crise multiforme qu’il vit.

 

  1. Comment comprendre, en effet, qu’après des années fastes de boom pétrolier, le Congo soit en récession économique ? Cette situation n’est-elle pas trop vite attribuée à la chute des prix du baril sur le marché international ? Comment s’expliquer notre manque actuel de ressources et notre endettement excessif après dix ans d’embellie au cours desquels le pays avait engrangé des richesses si énormes que même un fonds avait été créé pour les générations futures ? Comment comprendre par exemple qu’au moment où le gouvernement affirmait détenir un compte à Exim Bank de Chine pour le paiement de nos infrastructures que la dette vis-à-vis de la Chine soit aussi colossale : 40% du montant total de la dette ?

 

  1. Et que dire de l’éternelle pratique des préfinancements pétroliers avec les traders, qui a également contribué à alourdir le niveau d’endettement ! Pourquoi avoir recouru à des préfinancements pétroliers à un moment où nous avions suffisamment de revenus disponibles pour financer notre développement ?

 

  1. A quand l’avènement de l’éthique dans le commerce de nos matières premières, mais aussi dans les montages financiers et les dettes qui sont contractés au nom du pays ? N’est-il pas venu aussi pour les gouvernements des pays d’où viennent les entreprises spécialisées dans l’exploitation et le commerce de nos matières premières le temps de surveiller les pratiques de corruption de leurs ressortissants qui ruinent tant notre pays ?

 

  1. A tous les créanciers de la République du Congo, nous adressons ce cri du prophète Amos : « Ecoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : quand donc la fête de la nouvelle lune serait–elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances. Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets de froment ! Le Seigneur le jure par la fierté de Jacob : Non jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » (Amos 8. 4-7).

 

  1. A cause de la corruption, de la concussion et du vol, aujourd’hui notre pays est incapable de payer les salaires des travailleurs, les pensions des retraités, les bourses des étudiants qui sont abandonnés à leur triste sort au pays comme à l’étranger. Nos hôpitaux sont délabrés ou ferment, les malades refoulés, la mortalité ne cesse d’augmenter, les cas de suicide se multiplient, tandis que dans nos écoles l’opération du gouvernement sur les tables-bancs n’a pas eu les effets attendus. Dans les familles, même le repas unique qui était devenu la règle apparait de plus en plus comme un privilège, parce que le prix des denrées alimentaires ne cesse d’augmenter, en dehors de celui de la bière qui ne fait que baisser. Au chômage des jeunes qui était déjà endémique s’ajoute aujourd’hui celui de tous ceux qui perdent leur emploi à cause de la récession.

 

  1. Cette situation sociale dramatique interpelle notre conscience de Pasteurs, d’autant que certains citoyens exhibent leur richesse, acquise « miraculeusement » en un temps record, tandis que la majorité des Congolais croupit dans la misère. Des scandales de corruption, de concussion ont été révélés, mais la justice de notre pays peine à les élucider.

 

10. Nous devons avoir le courage de parler de ces sujets de manière ouverte et sans passion. Les partis de la majorité présidentielle ont jeté un pavé dans la mare, en exigeant le rapatriement des fonds volés au Peuple. Nous nous en réjouissons, mais nous en attendons surtout des résultats concrets. Ceux qui ont pris de l’argent appartenant au Congo doivent, en effet, le rendre au Peuple qui en est le seul propriétaire. Nous en appelons pour cela au courage et à la lucidité du Président de la République, qui peut à cet effet compter sur le soutien des Evêques du Congo et du Peuple. Que le FMI tienne bon pour que la lutte contre la corruption, la concussion et la promotion de la bonne gouvernance demeurent des critères intangibles pour la signature d’un programme éventuel. Que les institutions chargées de lutte contre ce fléau dans notre pays travaillent davantage pour éradiquer ce phénomène.

 

11. Fort de tous ces constats et dans le but de décrisper les tensions dans le pays, en vue de mobiliser la communauté nationale aux efforts de redressement de l’économie et pour promouvoir ainsi le bien-être de tous les fils et filles de notre pays, nous proposons :

 

A-   Au gouvernement et aux Personnes en responsabilités

 

  1. Ouvrir un dialogue politique le plus large possible en vue de discuter du modèle politique et institutionnel que nous voulons dans notre pays, qui s’appuiera sur des valeurs morales susceptibles de fonder une vie politique pérenne et stable, ce qui exige une justice équitable et indépendante. Dans ce cadre, comme déjà dit dans notre message de la 45ème Assemblée Plénière N°27, libérer toutes les personnes en prison à la suite des contentieux politiques.

 

  1. Travailler, avec une société civile vraiment représentative, à l’élaboration d’un nouveau système électoral dans la perspective des futures élections.
  2. Réfléchir sur les voies et moyens de résoudre de manière définitive la crise du Pool, avec une exigence de vérité, de réparation et de réconciliation.

 

  1. Faire un audit de la dette du Congo, de tous les projets réalisés particulièrement dans le cadre de l’accord de coopération avec la Chine et autres pays concernés ainsi que de tous les fonds obtenus grâce aux préfinancements pétroliers et de leur utilisation

 

  1.  A vous tous, qui avez pris et prenez l’argent public, nous vous demandons de le rendre au Congo.

 

  1. Créer un corps indépendant, constitué de magistrats élus par leurs pairs et d’Autorités morales, chargé de réprimer la corruption. Créer également un corps d’auditeurs généraux, dont le dirigeant serait nommé par vote des deux tiers du Parlement pour un mandat de 15 ans non-renouvelable ;

 

  1. g.    Aux gouvernements des pays du Nord, nous disons : Aidez les Congolais à recouvrer l’argent gardé impunément chez vous. Ces fonds pourraient servir ici la cause du développement.

 

B-   A vous fidèles laïcs, aux femmes et aux hommes de bonne volonté, nous lançons cet appel pressant :

 

  1. Engagez-vous par des actions citoyennes pour bâtir et consolider la démocratie et l’état de droit : faites le suivi des politiques publiques, observez les élections, refusez et combattez la corruption ;

 

  1. N’ayez pas peur d’aller à la rencontre des autres, de discuter avec respect et tolérance de l’avenir de notre pays.

 

  1. Nous appelons les Eglises sœurs du Nord à porter ce message auprès de leurs gouvernements respectifs pour que les fonds détournés au Congo soient restitués aux populations congolaises. Ensemble, mutualisons nos efforts pour un monde libre, prospère et juste.

 

C-  Aux jeunes

 

  1. Face à la médiocrité, au laisser-aller et au goût de la facilité, n’attendez pas que tout vous vienne de « l’Etat providence », engagez-vous avec rigueur à vos études, au travail productif.

 

  1. A toutes et à tous, face à la crise, nous vous appelons au sursaut patriotique.

Nous implorons la bénédiction de Dieu sur tout le Congo, sur chacun et chacune de vous, sur nos dirigeants. Que Dieu bénisse notre pays, l’Afrique et le monde entier. Que Notre Dame de la Paix intercède pour nous !

 

Les Evêques du Congo

Congo: Message du général Nianga Mbouala après son limogeage en mbochi

janvier 13, 2018

 

 

Le Général Nianga Mbouala demande à la population d’Ollombo de combattre le président et sa famille. Il dit cette fois ci, ses magouilles et intrigues ne passeront pas.

Nianga Ngatsé Mbouala, le seul grand officier qui leur reste, ne connaitra pas le sort de Marien Ngouabi, de Pierre Anga, Blaise Adoua, Emmanuel Avoukou, de Marcel Ntsourou, Jean-Marie Michel Mokoko, d’André  Okombi Salissa, etc…

Il affirme comme l’aéroport d’Ollombo se trouve chez eux. Il dit: nous allons couper Oyo, le village devenu ville de Sassou du reste du Congo. Oyo sera asphyxié, au point où même le fruit ntondolo et le manioc, ils vont pas avoir ça. On est fatigués des manipulations de Mr sassou. Là Sassou Nguesso en commençant par kiki et son homme de main JDO et les autres, la voie leur sera barrée. Rien ne passera plus, rien ne pourra plus jamais être accepté comme avant: trop c’est trop déclare cet homme.

Moi Nianga Mbouala on m’a limogé comme après tant de services rendus.

Bientôt vous aller assister à la guerre de NTumi made in les Plateaux et la Cuvette.

Traduite du mbochi en français par Cyr Esseh

Congo: Message de Sassou Nguesso à la nation

décembre 30, 2017

 

 

AvecZenga-mambu.com