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Canada: La santé publique du Québec n’exclut pas un resserrement des mesures sanitaires

mars 31, 2022

Le Dr Luc Boileau s’attend à ce que le mois d’avril soit «difficile» sur le front de la COVID-19 au Québec. (Archives) Photo: Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Luc Boileau, n’exclut pas un resserrement des mesures sanitaires pour faire face à la sixième vague de COVID-19.

Toutes les options sont sur la table [mais] ce n’est pas celle que nous privilégions actuellement , a déclaré le Dr Boileau jeudi matin en entrevue à l’émission Première Heure.

Le médecin a laissé entendre qu’au lieu de recommander un resserrement des règles sanitaires, la santé publique pourrait d’abord conseiller au gouvernement Legault de retarder le retrait de l’obligation du port du masque dans les lieux publics, prévu à la mi-avril.

Geste barrière important

Nous allons faire nos recommandations au gouvernement la semaine prochaine pour vérifier si nous souhaitons ou encourageons le maintien de cette activité-là, de ce geste-là, qui est un geste barrière important. Il n’est pas le seul qui peut être pris, a-t-il précisé.

Québec prévoit de mettre fin à l’obligation de porter un masque dans les lieux publics à la mi-avril. (Archives) Photo: Getty Images/Istockphoto/Skodonnel

Luc Boileau a indiqué que la stratégie des autorités sanitaires allait dépendre de la capacité de la population à modifier ses habitudes pour tenir compte de la grande contagiosité du sous-variant BA.2.

« On va passer au travers de cette vague si les gens respectent ce principe de ne pas contaminer les autres et de ne pas chercher à se contaminer soi-même lorsqu’on est à risque. »— Une citation de  Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique du Québec

Le numéro un de la santé publique a rapporté que le nombre de nouveaux patients hospitalisés pour soigner la COVID-19 avait pratiquement doublé au Québec par rapport à la semaine dernière.

Limiter les contacts

Il a rappelé que les personnes infectées demeurent contagieuses durant 10 jours, d’où l’importance d’éviter les grands rassemblements après la fin de la période d’isolation obligatoire de 5 jours.

Le sous-variant BA.2 est désormais dominant au Québec. Photo : Istock

Restons encourageants pour l’instant. Si on est capable d’assister à ce changement de comportements et d’attitudes dans cette vague-ci, ça va aider tout le monde, a mentionné le médecin.

Pour prévenir une nouvelle fragilisation du système de santé, le Dr Boileau a également insisté sur l’importance de réduire au minimum le nombre de professionnels de soins infectés par la COVID-19.

Celui-ci aurait déjà pratiquement atteint le niveau maximum observé durant la cinquième vague.

Dubé exclut un resserrement

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a mentionné qu’il s’attendait à ce que le relâchement des mesures sanitaires ait un impact sur le nombre d’infections et d’hospitalisations liées à la COVID-19. Malgré l’apparition de la sixième vague, il a indiqué que son gouvernement n’avait pas l’intention de modifier sa stratégie.

Oui, on est préoccupé, mais en même temps, c’était prévu, puis je demande aux gens de continuer à se protéger. Mais il n’y a aucune raison, pour le moment, de changer la stratégie qu’on a parce que les gens doivent apprendre à vivre avec le virus et continuer à se protéger, a déclaré le ministre lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

« Je pense qu’il n’y a personne qui veut revenir à des mesures sanitaires. Je pense qu’on s’entend tous là-dessus. »— Une citation de  Christian Dubé, ministre de la Santé

Christian Dubé exclut pour l’instant tout resserrement des mesures sanitaires au Québec. Photo : Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Christian Dubé a expliqué que l’augmentation des cas de COVID-19 était davantage observée dans les régions qui ont été les moins frappées par le variant Omicron. C’est le cas, notamment, de l’Abitibi, de la Côte-Nord et de la zone allant de la région de Québec jusqu’à la Gaspésie.

Protection immunitaire

Puisque la région de Montréal, où réside environ la moitié de la population québécoise, est relativement épargnée, l’impact sur les hospitalisations et la capacité du système de santé à maintenir la prestation de services risque d’être moins important que lors de la vague précédente, selon le ministre.

On a eu une protection immunitaire de la population énorme avec Omicron, et on le voit en ce moment, ce n’est pas à Montréal que ça frappe, ça frappe dans des régions qui n’ont pas été touchées. Et dans ces régions-là, bien, il y a moins de gens, a fait remarquer M. Dubé.

À l’instar du Dr Luc Boileau, il a insisté sur l’importance de continuer à se protéger et de faire particulièrement attention aux personnes plus vulnérables, notamment celles vivant dans les résidences privées pour aînés.

Radio-Canada par Louis Gagné avec la collaboration d’Alexandre Duval et de Martin Boucher

Canada: Un nouveau convoi prépare son arrivée au centre-ville d’Ottawa samedi

mars 26, 2022

Le centre-ville d’Ottawa sera une fois de plus le théâtre d’une manifestation alors qu’un nouveau convoi prépare son arrivée (archives). Photo : The Canadian Press/Adrian Wyld

Un nouveau convoi en provenance de Québec fera son entrée à Ottawa samedi après-midi. Les organisateurs du convoi dit « pour les générations futures » ont donné leur itinéraire au Service de police d’Ottawa.

Les organisateurs réclament la fin des mesures sanitaires en plus de s’opposer au nouvel ordre mondial.

Patrick Tremblay, l’un des membres actifs du groupe Facebook, a confirmé qu’un convoi prendrait la route en direction du centre-ville d’Ottawa samedi. Il sera d’ailleurs présent.

Selon l’estimation des organisateurs, le convoi réunirait de 1000 à 2000 participants. Les manifestants doivent rentrer à la maison dimanche.

Sur la page Facebook du groupe, une carte a été publiée. Sur celle-ci, on retrouve une section quadrillée en orange dans laquelle il sera interdit de klaxonner, à la demande des organisateurs.

Dans les commentaires, les participants ne semblent toutefois pas très favorables à cette interdiction, car ils soulignent qu’ils se déplacent expressément pour déranger.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a confirmé être entré en contact avec les organisateurs du convoi. C’est une manifestation qui est considérée comme planifiée, ont indiqué les relations médias.

« C’est sur notre radar ainsi que sur celui de plusieurs autres corps policiers. »— Une citation de  Relations médias du SPO

Le Service de police d’OttawaSPO prévoit tenir la population au courant de possibles problèmes de circulation sur Twitter.

Le Centre des opérations du gouvernement a écrit, par courriel, qu’il ne prévoyait aucune incidence majeure sur les infrastructures essentielles.

L’itinéraire préapprouvé pour la manifestation comprend les rues Elgin, Rideau et Laurier, a-t-on également écrit. L’organisateur du convoi a indiqué que les manifestants n’avaient pas l’intention de passer devant le parlement.

La Gendarmerie royale du Canada, le Service de police d’Ottawa et le Service de protection parlementaire sont au courant et surveillent la situation, et disposent de ressources suffisantes pour intervenir si l’incident a une incidence sur les infrastructures essentielles, a-t-on précisé.

Radio-Canada avec les informations de Camille Boutin

COVID-19: entrée en vigueur de nouveaux assouplissements sanitaires lundi au Québec

février 21, 2022

MONTRÉAL — Le calendrier québécois des assouplissements des restrictions sanitaires liées à la COVID-19 prévoit qu’à compter de ce lundi, tous les établissements de commerce au détail peuvent rouvrir ouvrir à 100 % de leur capacité.  

© Fournis par La Presse Canadienne

Les salles de spectacles, quant à elles, peuvent accueillir des spectateurs à 50 % de leur capacité et la limite de 500 personnes est retirée, notamment pour les amphithéâtres comme le Centre Bell, à Montréal, ou le Centre Vidéotron, à Québec. Les amphithéâtres devront toutefois se restreindre à 50 % de leur capacité jusqu’au 14 mars prochain.   

Les salles de quilles, les arcades de jeux et les autres centres récréatifs ont maintenant le droit de rouvrir leurs portes au public.  

Le passeport vaccinal n’est désormais plus exigé pour avoir accès à des lieux de culte et pour assister à des funérailles et la limite au nombre de personnes autorisées à faire des visites dans les résidences privées pour personnes âgées est assouplie. Le gouvernement du Québec considère que parce qu’environ 25 % de la population a contracté la COVID-19, dont une forte proportion de personnes non-vaccinées, et que la capacité du réseau de la santé s’améliore, l’usage du passeport vaccinal n’apparaît plus requis à ce stade-ci.   

Le 28 février, les tournois sportifs pourront recommencer et le télétravail ne sera plus obligatoire. Les lieux de culte et salles de spectacles pourront ouvrir à 100 % de leur capacité, sauf le Centre Bell et le Centre Vidéotron. Les bars et casinos pourront ouvrir à 50 % de leur capacité, mais la danse et le karaoké demeureront interdits jusqu’au 14 mars.  

Ce jour-là, les restaurants, bars, et les grandes salles comme le Centre Bell et le Centre Vidéotron pourront ouvrir à 100 % de capacité.

Avec La Presse Canadienne

Canada: Les contre-manifestants plus nombreux cette fin de semaine à Ottawa

février 13, 2022

« Notre ville a été complètement abandonnée », déclare un contre-manifestant

Des manifestants marchent avec des pancartes.

Une coalition de syndicats locaux, d’organisations communautaires et de résidents a organisé un rassemblement, le 12 février 2022, en solidarité avec les travailleurs de première ligne et les résidents d’Ottawa touchés par la manifestation des camionneurs depuis le 28 janvier 2022. Photo: Radio-Canada/Julie Ireton

Alors que la manifestation en cours contre les mesures de santé publique liées à la COVID-19 en est à sa troisième fin de semaine, la réaction des résidents d’Ottawa semble s’accroître.

Environ 500 personnes se sont rassemblées, samedi, au parc Lansdowne, à moins de cinq kilomètres de la colline du Parlement, pour manifester contre les centaines de camions et autres véhicules qui sont installés au centre-ville depuis le 28 janvier.

La fin de semaine dernière déjà, un rassemblement similaire, bien plus petit, a eu lieu à l’hôtel de ville d’Ottawa.

Nous devions faire quelque chose pour montrer que nous ne sommes pas contents de la situation actuelle et de la façon dont notre ville a été complètement abandonnée par la police, l’administration municipale et la province. C’est choquant, lance un des contre-manifestants, Greg Morrow.

Résident de longue date d’Ottawa, M. Morrow rappelle que les résidents sont habitués aux manifestations, mais pas comme celle-ci.

Nous sommes habitués à ce que la police agisse, et c’est ça, pour moi, l’élément le plus choquant, ajoute-t-il, expliquant que les réponses des forces de police dans d’autres villes – où les manifestants n’ont pas réussi à s’installer pour de longs séjours – génèrent encore plus de frustration.

C’est très difficile de voir à quel point il aurait été simple d’empêcher tout cela de se produire. Donc, à l’avenir, j’espère qu’il y aura une sérieuse conversation sur le maintien de l’ordre et la façon d’éviter que de telles choses se reproduisent, dit-il.Une personne avec un masque porte une pancarte dans une manifestation sur laquelle on peut lire "Community care is freedom".

Ruva Gwekwerere était l’une des centaines de résidents d’Ottawa ayant pris part à une contre-manifestation contre le mouvement en cours au centre-ville, le 12 février 2022. Photo: Radio-Canada/Natalia Goodwin

Une autre contre-manifestante, Ruva Gwekwerere, raconte qu’elle voulait vraiment faire quelque chose.

Il est évident que notre communauté ne se sent plus en sécurité, a déclaré Mme Gwekerere. Je suis présente, ici, avec beaucoup de groupes différents, de tous les âges, qui disent : ‘Assez, c’est assez’.

Grève de la faim

Deux rassemblements ont en fait uni leurs forces, samedi, l’un organisé par des résidents, l’autre par des syndicats mécontents de la gestion par le gouvernement des mesures de soutien à la pandémie. Ils ont défilé dans le Glebe, sur la rue Bank.

Le contre-manifestant Nazim Khan est arrivé au Canada depuis le Pakistan, il y a 23 ans, en tant que réfugié politique. Il a décidé de ne plus manger tant que les manifestants n’auront pas quitté la ville. Un groupe de manifestants lui a récemment lancé de retourner dans [son] foutu pays, sur la rue Elgin, raconte-t-il.

Je préfère mourir que de voir cette anarchie s’installer dans la capitale de ce grand pays, dit M. Khan, ajoutant ne pas avoir mangé depuis vendredi soir.

Le Canada m’a donné une nouvelle vie, le Canada m’a accueilli et aujourd’hui, ces gens-là déshonorent ce même Canada, qui est devenu mon chez-moi.

Avec Radio-Canada

Canada: Québec présente son calendrier de déconfinement

février 8, 2022
Luc Boileau (flou, à gauche), François Legault avec un léger sourire au centre et Christian Dubé (flou, à droite), à la table de la conférence de presse.

En compagnie de Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim (à gauche), et Christian Dubé, ministre de la Santé (à droite), le premier ministre François Legault a annoncé un retour à une « vie plus normale » le 14 mars. Photo : Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

À l’heure où les signes d’impatience pandémique se multiplient, le gouvernement du Québec a dévoilé mardi un calendrier de déconfinement qui doit mener les Québécois à une « vie plus normale » à compter du 14 mars. « Il va falloir apprendre à vivre avec le virus », a résumé le premier ministre François Legault.

Le plan présenté par le premier ministre Legault s’articule autour de cinq dates en février et mars qui doivent conduire à une levée complète des restrictions imposées aux restaurants, bars, salles de spectacle, casinos, lieux de culte, gymnases et spas de la province, pour ne nommer que ces derniers.

Le calendrier de déconfinement en bref :

À compter du 12 février

  • Abolition de la limite légale pour le nombre de personnes permises dans les rassemblements dans les résidences privées. Par contre, la santé publique recommande un maximum de 10 personnes ou un groupe provenant d’un maximum de trois adresses différentes;
  • Le nombre maximum de personnes permises à la même table dans les restaurants et les salles à manger passe à 10 personnes par table ou un groupe provenant de trois adresses différentes;
  • Levée des restrictions sur les visiteurs dans les CHSLD et les RPA. Toutes les personnes qui possèdent un passeport vaccinal valide pourront désormais aller visiter leurs proches et leurs amis dans les milieux de vie pour aînés.

  • À compter du 14 février
  • Réouverture des salles de sport et des spas à 50 % de leur capacité et reprise de la pratique des sports pour les adultes;
  • La tenue de parties dans les sports d’équipe sera désormais permise;
  • La limite des spectacles extérieurs passe à un maximum de 5000 personnes.


À compter du 21 février

  • Tous les commerces pourront ouvrir à 100 % de leur capacité;
  • Retrait de la limite de 500 personnes imposée aux salles de spectacle qui ne pourront cependant remplir leurs salles qu’à 50 % de leur capacité.


À compter du 28 février

  • Les tournois et les compétitions sportives pourront recommencer à avoir lieu;
  • Le télétravail ne sera plus obligatoire, mais seulement recommandé par la santé publique;
  • Les lieux de culte et les salles de spectacle pourront rouvrir à 100 % de leur capacité à l’exception du Centre Bell et du Centre Vidéotron;
  • Réouverture des bars et des casinos à 50 % de leur capacité d’accueil, mais sans danse ni karaoké.
  • Les restaurants et les bars devront fermer à 1 h, et le dernier service sera offert à minuit.


À compter du 14 mars

  • Retour de la danse et du karaoké dans les bars et les casinos.
  • Les restaurants, les bars et les grandes salles – comme le Centre Bell – vont pouvoir rouvrir à 100 % de leur capacité d’accueil.

« Ça veut dire que le 14 mars, l’essentiel des mesures sanitaires va être levé, donc on va revenir à une vie plus normale. »— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

« Il va falloir apprendre à vivre avec le virus », dit François Legault

« Il va falloir apprendre à vivre avec le virus », dit François Legault

Le masque et le passeport maintenus partout

Aucune mesure de protection personnelle contre le virus, comme le port du masque, la désinfection et la distanciation sociale, n’est modifiée dans ce plan de déconfinement présenté par Québec. Toutes, y compris le passeport vaccinal, demeurent en place jusqu’à nouvel ordre.

Ce qui nous permet de faire le déconfinement, beaucoup, c’est l’espace dans les hôpitaux qu’on a créé, mais aussi le fait d’avoir un passeport vaccinal et le masque, a expliqué le ministre de la Santé, Christian Dubé, aux côtés du premier ministre Legault et du directeur national de santé publique par intérim, Luc Boileau.

M. Dubé ne s’est cependant pas avancé sur la possibilité que le passeport nécessite trois doses de vaccin.

« Nous ne prévoyons pas lever le port du masque actuellement, ça demeure une mesure très efficace pour réduire la contagion. […] Et nous souhaitons qu’il reste ainsi au moins jusqu’au 14 mars. On verra par la suite. »— Une citation de  Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du QuébecUne grande table avec des étudiantes assises, elles portent un masque.

Le masque et les autres mesures individuelles seront maintenus au moins jusqu’à la mi-mars, assure le gouvernement Legault. Photo : Radio-Canada

Levée prochaine de l’urgence sanitaire

En ce qui a trait à l’état d’urgence sanitaire qui est maintenu depuis des mois au Québec par le gouvernement, François Legault a annoncé que son gouvernement prévoyait le lever en mars prochain.

Le ministre Dubé travaille actuellement au dépôt d’un projet de loi qui mettrait fin à cet état d’urgence, tout en maintenant certaines mesures toujours nécessaires.

Dépendamment de ce qu’on fait avec les masques, le passeport vaccinal, les primes aux infirmières… il va rester des raisons d’utiliser l’urgence sanitaire, a expliqué le premier ministre. Ce qu’on regarde, c’est pour déposer en mars un projet de loi qui viendrait encadrer ce besoin d’avoir des règles exceptionnelles.

« Ce n’est pas notre objectif de continuer à garder indéfiniment l’urgence sanitaire. »— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Rappelons que l’article 119 de la Loi sur la santé publique autorise le gouvernement à renouveler l’état d’urgence sans obtenir l’accord de l’Assemblée nationale. Une situation qui irrite l’opposition et plusieurs organismes qui accusent le gouvernement de profiter de la crise sanitaire depuis des mois pour gouverner par décrets et imposer des mesures plus politiques que sanitaires en contournant les mécanismes démocratiques en place.

Augmentation des hospitalisations à prévoir

Conscient de l’éventualité d’un rebond important du nombre de cas et d’hospitalisations à la faveur des mesures de déconfinement qui s’additionneront jusqu’à la mi-mars en cette fin de vague Omicron, le Dr Luc Boileau a reconnu qu’il y a beaucoup d’incertitude de ce côté-là.

Pour l’instant, nos calculs montrent que c’est un risque qui est réel d’avoir une augmentation, mais qui ne nous inviterait pas à reculer sur les mesures qui sont là, a-t-il soutenu.

Ce qu’on estime, c’est qu’avec la levée de plusieurs mesures qui ont eu lieu déjà depuis quelques semaines et celles qui sont annoncées aujourd’hui, on devrait avoir soit un plateau qui devrait s’installer pour les hospitalisations et peut-être une remontée. Mais nous calculons que la remontée ne devrait pas être à la hauteur de ce que nous avons connu, a ajouté le chef de la santé publique québécoise par intérim.

Plus de prévisibilité

L’annonce de ce calendrier de déconfinement était très attendue des Québécois, notamment des milieux d’affairestouristiques, hôteliersmunicipaux et culturels, où l’on réclame depuis des semaines plus de prévisibilité de la part du gouvernement dans sa gestion de la situation sanitaire.

Au Conseil du patronat, on a soupiré de soulagement dès la présentation du calendrier mardi après-midi, heureux que le gouvernement commence à faire confiance aux citoyens et aux employeurs.

« On nous donne enfin le plan détaillé, étape par étape, qu’on réclamait. La fermeture de l’économie ne doit plus être le premier réflexe après deux ans de pandémie. »— Une citation de  Conseil du patronat du Québec

Le Conseil se réjouit également de la fin annoncée du télétravail obligatoire à compter du 28 février. Les employeurs auront la flexibilité nécessaire afin de s’adapter à la situation, se félicite le Conseil du patronat du QuébecCPQ.

À Québec, les réactions ne se sont pas fait attendre dans les rangs de l’opposition où la cheffe libérale, Dominique Anglade, a déploré l’absence d’un plan à plus long terme.

Le PM commence à s’ouvrir les yeux, mais nous n’avons toujours pas de plan à long terme. À la prochaine vague, on va encore gérer à la petite semaine, s’est désolée Mme Anglade sur son compte Twitter.

Chez Québec solidaire, le chef parlementaire du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, a déploré pour sa part que le gouvernement Legault annonce aux Québécois qu’ils devront désormais vivre avec le virus sans toutefois leur donner les outils pour le faire.

Rien n’a été annoncé pour améliorer la ventilation dans les écoles, pour distribuer massivement des masques N95 et pour relancer le dépistage PCR, a-t-il rappelé.

Avec Radio-Canada par Stéphane Bordeleau

Canada: La manifestation des camionneurs à Ottawa est chaotique, décrit la police

février 5, 2022

Plus de 5000 manifestants se sont présentés au centre-ville d’Ottawa, samedi, selon les estimations de la police. Photo HOTO : The Canadian Press/Adrian Wyld

La police d’Ottawa évalue qu’au moins 5000 manifestants se sont présentés au centre-ville d’Ottawa, samedi. Plus de 1000 véhicules se sont stationnés illégalement dans les rues et environ 300 contre-manifestants ont tenté de se faire entendre.

C’est le bilan qu’a dressé le chef de police, Peter Sloly, aux membres de la Commission des services de police d’Ottawa, lors d’une réunion urgente tenue en après-midi.

Ottawa est en état de siège, a dit le chef de police.

Tous les agents du Service de police d’OttawaSPO ont été déployés pour contenir la manifestation, a déclaré le chef de police. Aucun policier n’est en congé, tout le monde travaille. La plupart sont affectés au centre-ville.

Nous avons ajouté 150 policiers seulement pour gérer les comportements qui ne sont pas corrects au centre-ville, a-t-il expliqué, en ajoutant aussi que 250 policiers de plus de la Gendarmerie royale du Canada allait être dépêché. Il y a entre 20 et 25 agents dans chaque quartier, en tout temps, 24 heures par jour. Ils vont demeurés là jusqu’à lundi. On avisera par la suite.

Lors de son intervention, le chef de police a paru quelques fois dépassé par les événements.Peter Sloly dans une mêlée de presse.

Le chef du Service de police d’Ottawa (SPO), Peter Sloly. Photo : Radio-Canada/Lorian Bélanger

« C’est vraiment un temps difficile. »— Une citation de  Peter Sloly, chef de la police d’Ottawa

On fait tout ce qu’on peut avec les pouvoirs en notre possession pour assurer la sécurité des résidents d’Ottawa, a-t-il poursuivi. On veut faire mieux. On fait des ajustements chaque jour, chaque heure […] mais on ne peut pas fermer toute la ville, sinon ce serait encore pire.

Au centre-ville, le déroulement de la manifestation est quelque peu chaotique, mais l’atmosphère demeure relativement calme comparée à ce qui a été observé la fin de semaine dernière. Les camionneurs et leurs sympathisants sont nombreux à se présenter devant la colline du Parlement, le principal lieu de rassemblement.

Peter Sloly soutient que le périmètre de sécurité a été élargi, des contraventions ont été données, des barricades ont été érigées et que de nombreuses enquêtes ont été ouvertes.

De son côté, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) dit avoir remis plus de 105 constats d’infraction à des automobilistes pour une variété d’infractions au Code de la sécurité routière, dont une vingtaine pour avoir utilisé leur avertisseur sonore sans nécessité.

Le Service paramédic d’Ottawa n’a pas voulu indiquer le nombre de patients ayant requis ses services, mais rapporte qu’il a procédé à moins d’interventions que lors des dernières fêtes du Canada.Des policiers en alerte et des manifestants.

La manifestation des camionneurs s’intensifie au centre-ville d’Ottawa. Photo : Radio-Canada/Natalia Goodwin

Certains sympathisants déjà sur place ne manquent pas d’imagination pour apporter leur soutien. À défaut de pouvoir se présenter au centre-ville en voiture, certains ont opté pour des chevaux. C’est le cas d’un résident de Bradford qui se promène depuis le matin sur son cheval de course noir, nommé Homer.

« Nous avons conduit cinq heures et nous sommes restés la nuit. Nous sommes juste ici pour profiter du spectacle. C’est juste spectaculaire! », a-t-il déclaré. « Il est temps que le gouvernement écoute à nouveau les gens. Il est temps d’arrêter de fuir toutes nos valeurs. »Deux manifestants montent à cheval devant des camions stationnés devant la colline du Parlement lors d'une manifestation contre les restrictions liées à la COVID-19, à Ottawa.

Ce résident de Bradford en Ontario se promène sur son cheval, lors de la manifestation des camionneurs, à Ottawa. Photo : The Canadian Press/Adrian Wyld

L’Association pour la protection des animaux à Ottawa a été vite à réagir en voyant les images de ces manifestants à chevaux circulées sur les réseaux sociaux.

« Une exposition prolongée à des températures glaciales, des bruits forts, du sel de voirie sur les pattes ou les sabots et un accès inadéquat à la nourriture et à l’eau peuvent menacer le bien-être d’un animal », a-t-elle rappelé, tout en dénonçant l’utilisation d’animaux dans de telles circonstances.

La Ville d’Ottawa rappelle que le Règlement sur le contrôle et le soin des animaux interdit la présence de chevaux dans les régions non zonées pour élever du bétail.

Ottawa sur un pied d’alerte

La Ville d’Ottawa s’est placée sur un pied d’alerte très tôt samedi matin pour une deuxième fin de semaine consécutive. Les camionneurs ont promis de manifester bruyamment, ce qui a poussé le chef de police d’Ottawa, Peter Sloly, à qualifier le mouvement de protestation d’imprévisible et de dangereux .

Le chef de police a promis d’intensifier ses opérations en faisant l’ajout de 150 policiers. Ces derniers seront déployés sur le terrain 24 heures par jour pour les quatre prochains jours. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a aussi été appelée en renfort, a affirmé le ministre de la Sécurité publique du Canada, Marco Mendicino, vendredi.

Le périmètre de sécurité élargi au centre-ville signifie que de nouvelles routes seront bloquées, au grand dam des résidents du centre-ville d’Ottawa, pour qui les déplacements sont déjà difficiles.

Ainsi, des artères importantes dans le marché By et au sud du périmètre actuel pourraient être interdites à la circulation. Des barricades, des blocs de béton et de la machinerie lourde seront déployés pour assurer une barrière physique.

La manifestation – désormais considérée comme une occupation par le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, ainsi que par la police et d’autres élus – cause bien des maux de tête. Des citoyens, ainsi que divers organismes de la région, notamment ceux du secteur touristique, ont lancé un cri du cœur au cours de la semaine afin de demander aux autorités de mettre fin à la manifestation.

Les manifestants sont bien déterminés à ne pas quitter OttawaUn homme avec trois bidons d'essence parle à un policier.

Les manifestants sont bien déterminés à ne pas quitter Ottawa Photo: La PresseRESSE Canadienne/Justin Tang

Les manifestants prennent racine à Ottawa

Les organisateurs se disent déterminés à rester au centre-ville, et ce, autant et aussi longtemps que le gouvernement fédéral ne donnera pas suite à leurs revendications, comme la fin des mesures sanitaires. C’est d’ailleurs ce qu’ils ont réitéré dans la seule et unique conférence de presse qu’ils ont donnée cette semaine.Un homme devant une cabane en bois.

Les structures installées par les manifestants suscitent la colère de plusieurs élus à Ottawa. Photo : Radio-Canada/Alexandre Behne

Par ailleurs, des structures ont été installées par les manifestants dans les derniers jours au parc de la Confédération, ce qui a suscité la colère des résidents d’Ottawa et de certaines Premières Nations après qu’un drapeau mohawk eut été brandi par les militants.Un homme avec du bois.

Un homme apporte du bois au campement de manifestants à Ottawa. Photo: Radio-Canada/Alexandre Behne

Du côté du gouvernement fédéral, on assure qu’aucune demande des manifestants ne sera satisfaite.

La police a soutenu que les canaux de communication avec les manifestants étaient ouverts, mais qu’une intervention plus musclée sera nécessaire pour venir à bout de cette occupation.

Les manifestants ne veulent pas parler à la police, ils veulent parler au premier ministre, a soutenu la chef adjointe du Service de police d’OttawaSPO, Patricia Ferguson.Des étagères avec des sacs de plastique.

Du matériel a été entreposé par les manifestants à leur campement. Photo : Radio-Canada

Étant donné que l’accès au centre-ville d’Ottawa est proscrit, la police a indiqué que les véhicules qui souhaiteront se joindre à la manifestation en fin de semaine seront dirigés vers des stationnements hors de la zone rouge.

La contre-manifestation est annulée

Une contre-manifestation qui devait rassembler plus de 1000 personnes samedi a été annulée.

Les organisateurs, le groupe Reclaim Ottawa, en ont fait l’annonce sur leur page Instagram, en citant des problèmes de sécurité.Un message sur une pancarte demande la fin de l'occupation à Ottawa.

Des résidents d’Ottawa sont sortis dans la rue pour exiger la fin de la manifestation des camionneurs qui paralyse le centre-ville depuis plus d’une semaine. Photo : Radio-Canada

Leur décision porte sur le fait que la police a révélé que des manifestants mal intentionnés auraient annoncé qu’ils envisageaient d’avoir des armes en leur possession.

Reclaim Ottawa encourage plutôt les résidents à concentrer leurs efforts pour veiller les uns sur les autres et s’entraider.

Par Radio-Canada

Canada: Un premier convoi de camionneurs arrive à Québec

février 3, 2022
Des voitures et des picks aux abords de la colline Parlementaire à Québec. Des policiers sont présents sur le trottoir.

Le convoi de manifestants est arrivé en début de soirée jeudi aux abords de la colline Parlementaire à Québec. Photo : Radio-Canada/Pierre-Alexandre Bolduc

Un premier convoi de camionneurs opposés aux mesures sanitaires est arrivé à Québec, jeudi soir, en prévision de la manifestation prévue pour samedi aux abords de l’Assemblée nationale.

Parti de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, en matinée, le convoi composé d’une centaine de véhicules a rejoint le secteur de la colline Parlementaire vers 18 h 30.

Après des arrêts successifs à Port-Cartier, Baie-Comeau, Forestville et Saguenay, les manifestants avaient fait escale à Stoneham-et-Tewkesbury, près de Québec, vers 17 h.Début du widget . Passer le widget?

19h15, les poids lourds sont arrivés au pied de l’Assemblée Nationale. Ils avaient un comité d’accueil ; des manifestants et beaucoup de policiers #rcqc pic.twitter.com/e7zJPlPOhn— Pierre-Alexandre Bolduc (@p_abolduc) February 4, 2022

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Sur place, ils ont été accueillis par des supporteurs du mouvement de contestation. Certains sont eux-mêmes des camionneurs, alors que d’autres veulent tout simplement exprimer leur ras-le-bol face aux mesures sanitaires.

On est tannés. On n’est pas [des] antivax […] Moi, je suis doublement vacciné […] Je travaille dans la restauration. Ça fait quatre fois qu’on est fermé en deux ans. Je pense qu’il est peut-être temps qu’on parte vers l’avant, a confié l’un d’eux en entrevue à Radio-Canada.

On ne peut plus rien faire

[On est ici] pour venir appuyer tout le monde. On est tous tannés […] Moi, je ne suis pas un antivaccin, je suis juste un non-vacciné. Tsé, je respecte les gens, mais il faut que les gens, aussi, nous respectent. Là, on ne peut plus rien faire, a renchéri un autre.Des camions à benne dans le stationnement d'une halte routière en hiver.

Le convoi a fait escale à Stoneham-et-Tewkesbury vers 17 h avant de prendre la direction du centre-ville de Québec. Photo : Radio-Canada

Les policiers comptent s’assurer que les camions n’empêchent pas les véhicules d’urgence de circuler. Les participants à la manifestation seront invités à stationner leur camion aux endroits déterminés par les forces de l’ordre.

Il est encore difficile d’évaluer le nombre de personnes qui répondront à l’invitation lancée par différents organisateurs, dont le syndicaliste Bernard Rambo Gauthier.

On ignore également si, à l’instar de ce qui s’est produit à Ottawa, des manifestants prévoient demeurer à Québec après la journée de samedi.Début du widget . Passer le widget?

(2/2) – intervenir et de rétablir la paix lorsque la violence éclate et que des lois sont enfreintes.— Service de police de la Ville de Québec (@SPVQ_police) February 3, 2022

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Des camionneurs en provenance du Bas-Saint-Laurent sont également attendus à Québec. Le gros du contingent devrait toutefois arriver samedi.

Il sera entre autres composé d’un convoi partant de la Beauce et piloté par Kevin Bilodeau, l’un des organisateurs du Festival gaulois, un événement contre les mesures sanitaires qui a eu lieu en août dernier.Des véhicules de police stationnés aux abords du parlement.

La surveillance policière a été renforcée dans le secteur de la colline Parlementaire. Photo: Radio-Canada/Hadi Hassin

Jammer Québec

Plus tôt cette semaine, il a annoncé son intention de jammer Québec. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux mercredi, il a demandé aux sympathisants de déplacer leurs poids lourds inutilisés devant l’édifice de l’Assemblée nationale.

Il va y avoir des vans, des trucks, des pickups, des autos. On va faire un convoi tout tissé serré, puis on va monter à Québec, a indiqué M. Bilodeau.Des camions-citernes stationnés devant la fontaine de Tourny.

Des camions-citernes de la Ville de Québec ont été stationnés sur l’avenue Honoré-Mercier pour bloquer l’accès au parlement. Photo: Radio-Canada/Hadi Hassin

Pendant ce temps, les forces policières poursuivent leurs préparatifs en vue de la manifestation prévue pour samedi.

Les mesures de sécurité aux abords de l’Assemblée nationale ont été renforcées. Des camions-citernes ont été déployés à certains endroits stratégiques afin de bloquer l’accès au parlement.

Des portions de la Grande-Allée et de l’avenue Honoré-Mercier avaient déjà été fermées à la circulation en prévision du Carnaval de Québec, qui débute vendredi.

La présence policière a été accrue au cours des dernières heures. De nombreux véhicules de la Sûreté du Québec et du Service de police de la Ville de Québec sont visibles dans le secteur de la colline Parlementaire.

Par Radio-Canada avec la collaboration de Pierre-Alexandre Bolduc, d’Hadi Hassin, de Pascal Poinlane et de Pascale Lacombe

Canada: « On restera aussi longtemps qu’il le faudra », disent les manifestants à Ottawa

février 2, 2022

Le centre-ville d’Ottawa est toujours occupé par des manifestants qui s’opposent aux mesures sanitaires, après six jours de mobilisation. Photo : Radio-Canada/Christian MiIette

Les organisateurs du « Freedom Convoy 2022 », ou « Convoi de la liberté », entendent poursuivre leur manifestation à Ottawa « aussi longtemps qu’il le faudra », soit d’ici jusqu’à ce que « les gouvernements à travers le Canada mettent fin à tous les mandats associés à la COVID-19 », écrivent-ils dans un communiqué de presse.

La manifestation, qui rassemble entre autres des camionneurs et des sympathisants opposés aux mesures sanitaires contre la COVID-19, prend place au centre-ville de la capitale fédérale depuis maintenant six jours.

Plus tôt cette semaine, le maire d’Ottawa, Jim Watson, et le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, ont tous deux invité les manifestants à rentrer chez eux.

Chez plusieurs résidents d’Ottawa, la patience s’effrite face à la manifestation et un ras-le-bol se fait sentir, notamment en raison du bruit des klaxons, de fermetures causées par la mobilisation et du comportement de certains manifestants.

Dans leur communiqué de presse, les organisateurs du convoi disent regretter que les Ottaviens doivent subir des inconvénients en raison de la manifestation.

Notre message aux citoyens d’Ottawa en est un d’empathie. Nous comprenons votre frustration et nous aimerions sincèrement qu’il y ait une autre façon pour nous de faire passer notre message, dit Chris Barber, chef principal de convoi, dans le communiqué envoyé par les organisateurs de la manifestation.

La façon la plus rapide de nous sortir de la capitale nationale est d’appeler vos représentants élus et de mettre fin à tous les mandats [liées à la] C-19 (sic) , poursuit-il.Des barricades bloquent des intersections de la rue Wellington, en face du Parlement, à Ottawa.

Des intersections sur la rue Wellington, près du Parlement, à Ottawa, étaient toujours bloquées à la circulation au cinquième jour la manifestation mardi. Photo: Radio-Canada/Alexandre Behne

Au sixième jour de mobilisation, mercredi, plusieurs services et commerces étaient toujours fermés aux citoyens en raison de la manifestation.

Le Ottawa Board of Trade, l’organisme porte-voix des commerçants et des entreprises de la capitale fédérale, demande une résolution pacifique de la situation au centre-ville, par le biais d’un communiqué de presse publié mardi.

Le Ottawa Board of Trade demande au gouvernement du Canada, à la Ville d’Ottawa et aux manifestants qui occupent le centre-ville d’Ottawa de trouver immédiatement une solution pacifique; de mettre fin aux manifestations et de libérer les entreprises, les employés et les résidents qui ont subi des préjudices au cours des [cinq] derniers jours, a déclaré la présidente-directrice générale de l’organisme, Sueling Ching.

Le Service de police d’Ottawa prévoit faire le point au sujet de la mobilisation lors d’une conférence de presse virtuelle mercredi à 14 h.

Avec Radio-Canada

Canada: Des Québécois veulent émigrer aux États-Unis pour fuir les mesures sanitaires

janvier 13, 2022
Élodie Leslie et son conjoint sont partis vivre en Floride juste à temps pour Noël 2021.

Élodie Leslie et son conjoint sont partis vivre en Floride juste à temps pour Noël 2021. Photo: Élodie Leslie

De plus en plus de Québécois semblent rêver du doux soleil de la Floride et pas seulement pour y passer l’hiver. Excédés par la gestion de la pandémie par le gouvernement Legault, ils songent carrément à émigrer aux États-Unis. Et contrairement à ce que certains pourraient penser, ils ne sont ni complotistes ni antivaccins.

Dans le confort de sa résidence de Hollywood Beach, au nord de Miami, Élodie Leslie ne regrette pas son choix. Il y a trois semaines, la jeune femme de 31 ans, son conjoint et leurs quatre enfants ont quitté Lac-Beauport et ne comptent pas y revenir de sitôt.

On a décidé de partir juste avant Noël quand on a vu que les mesures allaient se resserrer, explique Mme Leslie. Pleinement vaccinée, tout comme son conjoint, cette bachelière en littérature française ne voulait pas d’un autre confinement pour sa famille.

En Floride, les grands rassemblements extérieurs, la plage, les activités sportives, l’absence de couvre-feu et de passeport vaccinal sont autant d’éléments qui cadrent davantage avec le style de vie que cette jeune famille veut mener.Élodie Leslie, son conjoint et deux de leurs enfants

Élodie Leslie, son conjoint et deux de leurs enfants Photo : Élodie Leslie

Mon chum étant un sportif, mes beaux-fils aussi, mes enfants ont besoin de bouger, c’est sûr que de se retrouver à la maison sans tout ça, c’est quelque chose qui nous faisait peur. C’est quelque chose qu’on n’avait pas le goût de vivre une autre fois.

« Honnêtement, le moral n’y était pas. »— Une citation de  Élodie Leslie, récemment installée à Hollywood Beach

Pour le moment, Mme Leslie et sa famille ne sont que des visiteurs qui disposent de six mois avant de devoir rentrer au Canada. Or, cette semaine, ils rencontrent une avocate spécialisée en droit de l’immigration.

Car la Floride, c’est peut-être pour de bon. Mme Leslie y songeait depuis un certain temps déjà, mais le resserrement des mesures sanitaires au Québec semble lui avoir donné l’élan dont elle avait besoin.

Ayant un jeune qui joue au football […] qui a été approché par des écoles ici en Floride, mais aussi au Minnesota, c’est sûr qu’on va en profiter de ces six mois-là pour voir pour notre plus vieux c’est quoi les possibilités au niveau de son avenir sportif, mais aussi pour nous autres, explique-t-elle.

Un mouvement qui prend de l’ampleur

Sur les réseaux sociaux, Mme Leslie et des milliers d’autres résidents de la Belle Province font partie de groupes tels que Familles en Floride 2.0 ou encore Jeunes familles québécoises en Floride.

Chaque jour, ils partagent leurs expériences, font des publications concernant les règles qui régissent le passage à la frontière canado-américaine, les meilleurs endroits pour poser ses pénates ou encore les différents types de visas pour effectuer de plus longs séjours aux États-Unis.

Maude Bélanger, une jeune entrepreneure et mère de famille de 30 ans qui réside à Lorraine, dans les Basses-Laurentides, est un autre exemple de citoyenne canadienne pleinement vaccinée selon qui le gouvernement Legault va trop loin depuis environ un an.

On est doublement vaccinés et on n’avait quand même pas le droit de voir nos familles, on ne pouvait pas sortir après 20 h, rappelle-t-elle.

« On trouvait que ce n’était pas une vie agréable, disons, surtout avec un petit bébé, on n’aimait pas ça, être coupés de notre cercle social. »— Une citation de  Maude Bélanger, résidente de Lorraine qui souhaite émigrer aux États-Unis

Achat immobilier

Ce confinement lui a fourni l’impulsion dont elle avait besoin pour amorcer la concrétisation d’un rêve qu’elle caressait depuis quelques années. En mai dernier, son conjoint et elle ont acheté une maison en Floride.Une maison en été

Maude Bélanger a acquis cette maison avec son mari en mai dernier aux USA. Photo : Maude Bélanger

Ils y ont passé une bonne partie de l’été et beaucoup de leurs proches sont allés les y rejoindre. On a eu plus de contacts avec notre famille et nos amis à l’étranger qu’ici, chez nous, au Québec!, résume-t-elle.

Depuis, Mme Bélanger a rencontré des avocats spécialisés en droit de l’immigration. Elle et son conjoint analysent présentement le meilleur moyen de quitter le Québec, une bonne fois pour toutes.

« Moi, si je pars, c’est pour le restant de mes jours. C’est vraiment à vie. C’est pour ça que ça fait un petit moment que je me renseigne sur les visas, les procédures. »— Une citation de  Maude Bélanger, résidente de Lorraine qui souhaite émigrer aux États-UnisMaude Bélanger, 30 ans, veut immigrer aux États-Unis avec son conjoint et leur bébé.

Maude Bélanger, 30 ans, veut immigrer aux États-Unis avec son conjoint et leur bébé. Photo: Radio-Canada/Facetime/Capture D’Écran

Des échos jusque dans les bureaux d’avocats

La boîte de courriels de Maxime Lapointe, avocat spécialisé en droit de l’immigration, a récemment été victime de l’attrait des États-Unis auprès des Québécois qui cherchent à fuir les mesures sanitaires.

L’avocat de Québec reçoit normalement trois ou quatre demandes par année de la part de Canadiens qui veulent se renseigner afin de quitter le pays; depuis le début 2022, il dit en avoir reçu plus d’une dizaine.

J’ai une hausse marquée de demandes de gens qui posent des questions sur les processus d’immigration vers les États-Unis, explique Me Lapointe, qui ne s’occupe pourtant pas de cette clientèle puisque son expertise concerne plutôt les étrangers qui veulent s’établir au Canada.

Le caractère unique en Amérique des mesures sanitaires actuelles au Québec semble motiver de plus en plus de gens à quitter la province, analyse-t-il.Me Maxime Lapointe, avocat spécialisé en droit de l'immigration.

Me Maxime Lapointe, avocat spécialisé en droit de l’immigration Photo: Radio-Canada/Alexandre Duval

Explosion sur Facebook

L’administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en Floride sur Facebook, Marie-Claude Plante, constate le même phénomène.

À l’origine, son groupe créé en 2019 visait simplement à mettre en lien des familles québécoises ayant fait le choix de s’établir dans cet État américain.

Or, depuis quelques semaines, le nombre d’abonnés à son groupe a littéralement explosé. On est passé d’environ 1000 membres à 4500, illustre Mme Plante.

« Je vois que c’est directement lié avec les mesures sanitaires au Québec. Les gens sont tannés. Les gens regardent les options pour pouvoir élever leurs enfants dans un autre pays. »— Une citation de  Marie-Claude Plante, administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en FlorideMarie-Claude Plante est administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en Floride sur Facebook.

Marie-Claude Plante est administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en Floride sur Facebook. Photo: Zoom/Capture D’Écran

Mme Plante précise qu’elle n’est pas avocate et qu’elle n’offre pas de conseils aux familles qui souhaitent quitter le Québec. Son groupe Facebook est simplement devenu un espace d’échanges et de partage.

La question qui revient le plus souvent, ces jours-ci, c’est : « Comment déménager aux États-Unis et plus spécifiquement en Floride? », résume-t-elle.

Craintes d’être montrés du doigt

Mme Plante a hésité avant d’accorder une entrevue à Radio-Canada. Les discussions autour des mesures sanitaires sont sensibles et des amalgames peuvent rapidement être faits, déplore-t-elle.

« Les gens ne veulent pas être vus comme des conspirationnistes, comme des « antivax ». Les gens sont juste tannés des mesures. »— Une citation de  Marie-Claude Plante, administratrice du groupe Jeunes familles québécoises en Floride

Élodie Leslie croit aussi que la peur d’être associée aux complotistes habite beaucoup de Québécois qui, comme elle, en ont simplement soupé de la manière dont la pandémie est gérée dans la province.

« Il y a des personnes qui sont doublement vaccinées, triplement vaccinées [sur les groupes Facebook], mais qui ne sont pas d’accord avec le fait que le gouvernement continue à venir nous paterner. »— Une citation de  Élodie Leslie, récemment installée à Hollywood Beach

Honnêtement, pour avoir été étiquetée par rapport à ma couleur de peau depuis que je suis arrivée au Québec quand j’avais 6 mois, je pense que c’est facile de mettre une étiquette sur quelqu’un, explique-t-elle au sujet des craintes que peuvent avoir certaines personnes à s’exposer publiquement.

Des non-vaccinés aussi

Maude Bélanger, qui fréquente également ces groupes Facebook, constate cependant que, ces derniers temps, des Québécois non vaccinés cherchent à savoir s’ils peuvent traverser aux États-Unis, même si une preuve vaccinale est requise à la frontière depuis le 8 novembre dernier.

Mme Bélanger, qui a voyagé aux États-Unis depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure, affirme qu’elle ne semble pas être appliquée avec beaucoup de sérieux, d’après sa propre expérience.

« Les deux fois que je suis passée, c’est moi qui ai fait la proposition au douanier de lui montrer mes vaccins et les deux fois, je me suis fait répondre que non, il n’avait pas besoin de voir mes vaccins. »— Une citation de  Maude Bélanger, résidente de Lorraine qui souhaite émigrer aux États-Unis

Interrogé à ce sujet par Radio-Canada, un porte-parole des douanes et des frontières américaines s’est montré surpris. Par courriel, il a simplement réitéré les règles en vigueur.

Les voyageurs doivent être prêts à démontrer leur statut vaccinal et, sur demande, à en présenter la preuve à un agent de protection des douanes et des frontières, écrit le porte-parole Mike Niezgoda.

Avec Radio-Canada par

Alexandre Duval

Alexandre Duval

Canada: Vers un resserrement des mesures sanitaires au Québec?

décembre 30, 2021
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Les rues du Montréal lors du couvre-feu du printemps 2021. Photo: Radio-Canada/Jean-Claude Taliana

Après les festivités de Noël et devant la flambée de cas causée par le variant Omicron, Québec s’apprêterait à serrer la vis à la veille du jour de l’An. Des discussions sont en cours au sein du gouvernement et une annonce en ce sens pourrait venir en fin de journée.

Le premier ministre François Legault s’adressera aux Québécois à 17 h en compagnie de Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, et d’Horacio Arruda, directeur national de la santé publique.

Les cas de COVID-19 atteignent des records. Radio-Canada a appris que Québec a enregistré plus de 14 000 cas de contamination mercredi, malgré les ratés du système informatique de rendez-vous pour le dépistage qui ont forcé des dizaines de personnes à rentrer chez elles sans se faire tester. Quelque 804 personnes sont hospitalisées en raison de la COVID-19, dont 122 aux soins intensifs.

Pour affronter cette hausse sans précédent, François Legault annoncera probablement une diminution du nombre de personnes pouvant prendre part aux rassemblements privés. Plutôt que deux bulles familiales, ou six personnes, ce seront désormais seulement les membres de la même bulle familiale qui pourront se réunir la veille du jour de l’An.

Par ailleurs, le gouvernement envisage sérieusement la fermeture complète des restaurants, vus comme des lieux potentiels d’éclosions. La date exacte de cette fermeture n’est pas définie. Déjà, ils ne pouvaient ouvrir qu’à 50 % de leur capacité depuis le 20 décembre.

Le retour du couvre-feu, qui fait partie des discussions de la cellule de crise depuis quelques semaines, serait également considéré, mais la décision de l’imposer n’a pas encore été prise. Rappelons qu’un couvre-feu a été en vigueur l’année dernière, du 8 janvier au 28 mai 2021. Le Québec a été la seule province canadienne à imposer une telle mesure.

Enfin, le report de la rentrée scolaire en présentiel fait partie des scénarios examinés. Le gouvernement avait déjà annoncé avant le début des vacances de Noël qu’elle serait reportée au 10 janvier, mais on envisage maintenant la possibilité de la repousser d’une semaine, soit jusqu’au 17 janvier.

Le Québec est la province aux prises avec le plus grand nombre de contaminations à la COVID-19, avec 13 149 cas en date du 29 décembre. L’Ontario, deuxième province la plus touchée, a recensé 13 087 cas le 30 décembre. Cela représente 909 cas actifs pour 100 000 habitants au Québec, contre 585 pour 100 000 en Ontario.

Avec Radio-Canada avec les informations de Véronique Prince