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France-Covid: le gouvernement évoque de nouvelles mesures en fin de semaine

décembre 15, 2021

Le gouvernement français envisage de prendre de nouvelles mesures de lutte contre le Covid-19 d’ici à la fin de semaine, a annoncé mercredi son porte-parole, Gabriel Attal, prévenant que le nombre de patients en réanimation devrait atteindre 4.000 autour des fêtes.

« Il pourrait y avoir « de nouvelles décisions d’ici la fin de la semaine (…) pour prendre les mesures qui s’imposent », a déclaré M. Attal, à la sortie du Conseil des ministres.

Il a mentionné une accélération de la campagne vaccinale, le renforcement des contrôles aux frontières et la mise en place de recommandations pour les fêtes de famille.

Dans ce contexte, auquel s’ajoute l’arrivée du nouveau variant Omicron a priori très contagieux, le gouvernement devrait réunir un nouveau Conseil de défense sanitaire avant le week-end.

Celui-ci aura lieu « vraisemblablement vendredi », a précisé le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’une audition devant les députés, assurant qu’aucune décision n’était gravée dans le marbre à l’heure actuelle.

Faisant écho aux propos de M. Attal, M. Véran a évoqué plusieurs pistes parmi lesquelles des « mesures d’accompagnement » pour les fêtes ainsi qu’un raccourcissement du délai pour effectuer sa dose de rappel, actuellement fixé à cinq mois après la vaccination initiale.

La France, comme la plupart des pays européens, fait face depuis plusieurs semaines à un envol des contaminations, qui se traduit désormais par de nombreuses hospitalisations.

Le nombre de patients en réanimation qui « devrait dépasser 3.000 très rapidement et atteindre les 4.000 autour des fêtes », a précisé M. Attal.

Olivier Véran s’est projeté au-delà des fêtes, remarquant que les contaminations semblent avoir atteint un pic mais que si elles demeurent à un plateau élevé, les hôpitaux continueront à subir une situation difficile début 2022.

En tout état de cause, les annonces envisagées ne devraient pas concerner dans l’immédiat une ouverture de la vaccination à tous les 5-11 ans, alors qu’elle est désormais accessible aux enfants à risque de forme grave.

Le gouvernement attend l’avis de plusieurs instances: le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) – a priori jeudi, selon M. Véran -, la Haute autorité de santé (HAS) puis en dernier lieu le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) peu avant Noël, a énuméré le ministre.

« Si les feux étaient au vert, (…) on est prêts pour commencer au 20 mais peut être que l’on ne commencera que le 22 ou le 23 », a déclaré M. Véran, selon qui tout est calé sur le plan logistique

Par Le Point avec AFP.

États-Unis : les voyageurs aériens devront avoir été testés dans les 24 heures

décembre 3, 2021
Des personnes regardent l'horaire de départ des vols sur un écran dans un aéroport.

Les voyageurs aériens étrangers qui voudront se rendre aux États-Unis devront subir un test de dépistage dans les 24 heures précédant leur départ. Photo : Reuters / Lindsey Wasson

À compter du début de la semaine prochaine, les voyageurs étrangers, y compris les Canadiens, qui voudront se rendre aux États-Unis par avion devront avoir subi un test de dépistage pas plus de 24 heures avant leur embarquement.

L’actuel délai imposé aux personnes adéquatement vaccinées est de 72 heures, mais le président Joe Biden le réduit à 24 heures, dans le cadre d’un train de mesures de santé publique visant à ralentir la propagation du préoccupant variant Omicron.

Des sources ont indiqué à l’agence Reuters et à CNN que la mesure entrerait en vigueur lundi, dès minuit une, heure normale de l’Est. L’heure fixée correspond à l’heure du décollage des avions, précise CNN.

Nous mettons tout en œuvre pour assurer aux gens une protection maximale contre cette pandémie, a expliqué jeudi la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki, lors d’un point de presse avant l’annonce du président Biden en après-midi. Nous mettons en œuvre un plan solide qui s’appuie sur toutes les mesures que nous avons prises à ce jour – nous ne partons pas de zéro.

Une note explicative de la Maison-Blanche ne fait aucune mention toutefois des frontières terrestres, ni si les Canadiens entièrement vaccinés qui roulent vers le sud seraient tenus de montrer un résultat de test négatif. Aucun test de ce type n’est requis actuellement pour entrer aux États-Unis par voie terrestre.

Certains voyageurs canadiens soulignent que de tels tests abordables sont difficiles à trouver en pharmacie, surtout si l’on veut avoir un résultat en moins de 24 heures. Au privé, un test rapide peut coûter jusqu’à 350 $, plaident des voyageurs.

Interpellée là-dessus jeudi, Mme Psaki a déclaré que la Maison-Blanche prenait la question en considération, mais ne pouvait pas dire immédiatement s’il y aurait des exceptions.

Elle a par ailleurs souligné qu’il y avait encore plus de questions que de réponses sur les dangers du variant Omicron, ce qui rend difficile de prévoir des changements futurs des restrictions de voyage pour les étrangers. Je ne m’attendrais pas à une levée des restrictions avant d’en savoir plus sur ce variant, a déclaré Mme Psaki.

L’apparition du nouveau variant préoccupant ne constitue que le plus récent tournant du long chemin vers un semblant de normalité pour les personnes qui voyagent régulièrement entre les deux pays.

Cela fait moins d’un mois seulement que les États-Unis ont levé leurs restrictions sur les voyageurs non essentiels entièrement vaccinés qui arrivent par voie terrestre depuis le Canada et le Mexique.

Le Canada, quant à lui, a pour l’instant exempté les visiteurs américains de ses nouvelles règles plus strictes, qui obligent tous les autres voyageurs aériens étrangers, qu’ils soient vaccinés ou non, à se faire tester à leur arrivée et à s’isoler en attendant les résultats.

Ottawa n’a pas encore décidé si cette exemption accordée aux voyageurs américains allait rester en place la semaine prochaine. Le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, entend consulter les provinces et les territoires à cet effet, mais son collègue des Transports, Omar Alghabra, a refusé mercredi d’indiquer si une décision était imminente.

Le Canada, qui a commencé à autoriser les citoyens américains entièrement vaccinés à entrer au pays en septembre, continue d’exiger que toute personne pleinement vaccinée, y compris les Canadiens, fournisse également la preuve d’un récent test négatif.

Voici quelques autres éléments de la stratégie américaine en 9 points, décrits mercredi par la Maison-Blanche avant l’annonce de M. Biden :

  • un plan pour étendre l’admissibilité à la troisième dose, avec un vaste effort de sensibilisation pour convaincre près de 100 millions d’Américains;
  • de nouvelles cliniques de vaccination familiale, offrant un guichet unique pour toute la maisonnée;
  • des efforts accrus pour vacciner en toute sécurité les enfants de moins de cinq ans;
  • une plus grande disponibilité des trousses de dépistage à domicile;
  • des équipes d’intervention rapide pour faire face aux éclosions du variant Omicron;
  • 200 millions de nouvelles doses de vaccin données à l’échelle internationale dans les 100 prochains jours.

Avec La Presse canadienne

Tunisie : vers un pass vaccinal obligatoire

novembre 29, 2021
À ce jour, plus de 5 millions de Tunisiens ont un schéma vaccinal complet. © FETHI BELAID/AFP

Malgré un taux de vaccination satisfaisant et une baisse des nouveaux cas de Covid-19, la Tunisie reste en état d’alerte en prévision d’une quatrième vague. Et durcit les conditions d’entrée sur son territoire.

Après avoir accusé des retardsla Tunisie ne craint plus les ruptures de stock de vaccins pour les mois à venir. Elle vient de recevoir de la France, par l’intermédiaire de Covax, près de 400 000 doses de Pfizer/BioNtech.

Ce don porte à plus de 3,7 millions le total de doses reçues par le pays grâce à ce dispositif. Quelque 600 000 doses supplémentaires seraient en cours d’acheminement depuis les États-Unis à travers Covax, ainsi que via des commandes.

« Les hésitations des premiers mois de campagne vaccinale étaient liées à la pénurie de vaccins et aux incertitudes du dispositif Covax, mais nous nous sommes rattrapés à travers des achats directs ou des dons », explique Hechmi Louzir, directeur de l’Institut Pasteur de Tunis, à la tête du comité opérationnel de vaccination.

Objectif atteint

« Le circuit est désormais bien rodé, nous avons réussi à administrer les vaccins dans de bonnes conditions en dépit des difficultés. Rien qu’en août nous sommes ainsi parvenus à réaliser 2,8 millions d’injections dans le cadre de campagnes massives, malgré la chaleur et la nécessité impérative de respecter la chaîne du froid, parfois jusqu’à -20 °C », se félicite-t-il encore.

La Tunisie a dépassé ces dernières semaines son objectif de vaccination initialement fixé pour la fin de l’année : plus de la moitié des personnes éligibles (15 ans et plus) ont été vaccinées. 

L’OBJECTIF DES AUTORITÉS SANITAIRES EST DÉSORMAIS DE TOUCHER CEUX QUI N’ONT REÇU AUCUNE DOSE

Près de 10 millions de doses de vaccins anti-Covid-19 ont été injectées. À ce jour, plus de 5 millions de personnes ont un schéma vaccinal complet (vaccin unidose, à deux doses ou à une dose après avoir contracté la maladie).

Près de 1 million de Tunisiens attendraient encore de compléter leur parcours vaccinal à deux doses. Ils sont par ailleurs plus de 270 000 à avoir déjà reçu une troisième dose. Laquelle peut être administrée aux plus de 50 ans cinq mois après l’inoculation de la deuxième.

L’objectif des autorités sanitaires est désormais de toucher ceux qui n’ont reçu aucune dose, en insistant sur les plus de 40 ans, cible prioritaire. « Dans cette frange de la population, nous pouvons faire face à des formes qui peuvent se compliquer », explique Hechmi Louzir. À terme, l’ambition serait de vacciner 70 % de la population.

Anticiper les nouvelles vagues

« On estime que 80 % à 85 % de la population a développé une immunité, une grande partie d’entre elle ayant été en contact avec le virus, de manière symptomatique ou non, via par exemple le variant Delta, qui a largement circulé, détaille Louzir. Je pense que ce niveau nous place relativement à l’abri de nouvelles vagues importantes qui entraineraient des formes graves. »

Selon les indicateurs épidémiologiques, le nombre de nouveaux cas est à la baisse, mais les courbes sont moins rassurantes à l’étranger, même dans les pays où la population est largement vaccinée.

Au vu de la situation que connaît son voisin algérien et après plus de 25 000 décès des suites du Covid-19 sur son territoire, la Tunisie se prépare à l’éventualité d’une quatrième vague via les campagnes de vaccinations, mais aussi en continuant de mobiliser ses hôpitaux.

LE PASS VACCINAL POURRAIT ÊTRE EXIGÉ DÈS LE 22 DÉCEMBRE DANS LES LIEUX CLOS RECEVANT DU PUBLIC

Ils ont reçu l’instruction de ne pas fermer leurs circuits Covid (les personnes contaminées sont placées dans des structures spécifiques pour éviter les contagions) et de garder ouverts les services et lits supplémentaires réservés à la pandémie en cas de recrudescence des cas graves.

Renforcement des contrôles

Un test PCR de moins de 48 heures sera par ailleurs requis dès le 1er décembre pour entrer sur le territoire tunisien à la suite de la propagation mondiale du variant Omicron, identifié en Afrique du Sud. Les voyageurs non ou partiellement vaccinés seront soumis à un confinement obligatoire de 10 jours. Des tests antigéniques aléatoires sont également prévus aux frontières.

Enfin, un passeport vaccinal est désormais opérationnel dans le pays. Téléchargeable sur l’application e-vax, il sera exigé dès le 22 décembre prochain dans les lieux clos recevant du public (restaurants, cafés) et pour certaines professions, sous peine de sanctions.

Avec Jeune Afrique

Covid-19: la France « en alerte » mais pas de confinement « prévu », dit Attal

novembre 16, 2021
Covid-19: la France "en alerte" mais pas de confinement "prevu", dit Attal
Covid-19: la France « en alerte » mais pas de confinement « prévu », dit Attal© AFP/Archives/Ludovic MARIN

La France est « en état d’alerte » sur le plan sanitaire avec la recrudescence des cas de Covid mais « aucun confinement n’est prévu aujourd’hui », a souligné mardi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

« On est en état d’alerte, il y a une incidence, un nombre de contaminations qui a augmenté très fortement encore la dernière semaine, quasiment +50 % », a rappelé le secrétaire d’Etat sur France Inter.

Même si « on a des raisons d’être confiants », avec un taux élevé de vaccination de la population, et même si « on a une situation qui est moins dégradée que nos voisins », « évidemment qu’il y a une vigilance absolue », a-t-il insisté.

« Il n’y a absolument aucun confinement qui est prévu aujourd’hui, ni de près ni de loin », a néanmoins assuré M. Attal, tout en précisant, comme il l’avait déjà fait samedi, qu’il « ne faut jamais rien exclure par principe » dans cette crise sanitaire.

« Aujourd’hui il n’y a pas de raison de penser » que les fêtes de fin d’année soient ternies par des jauges comme en 2020, mais « il faut que l’immunité conférée par le vaccin se poursuive et donc que les Français éligibles fassent leur rappel de vaccination », a-t-il souligné.

Alors que ce rappel devient possible pour les plus de 50 ans en décembre, le porte-parole a redit que même si, pour l’heure, « il n’y a pas d’intégration dans le pass sanitaire » de cette dose supplémentaire, « il y aurait une logique à ce que, à partir d’un certain moment, ça rentre dans le pass », comme pour les plus de 65 ans à compter du 15 décembre.

« On a érigé une muraille grâce au vaccin, il faut éviter qu’elle se fissure », a-t-il fait valoir.

L’Autriche est devenue lundi le premier pays de l’Union européenne à confiner les personnes non-vaccinées contre le Covid-19 et a commencé à vacciner les enfants dès cinq ans, alors que l’Europe est confrontée à une reprise de l’épidémie.

Par Le Point avec AFP

Les Cubains saluent les mesures annoncées… mais veulent plus

juillet 15, 2021
Les Cubains saluent les mesures annoncees... mais veulent plus
Les Cubains saluent les mesures annoncées… mais veulent plus© AFP/YAMIL LAGE

« Des miettes » pour certains, « de bonnes mesures » pour d’autres: les Cubains accueillaient jeudi plutôt favorablement les premières annonces du gouvernement après les manifestations historiques du 11 juillet, mais les estimaient insuffisantes.

Principal geste concédé par les autorités communistes: l’autorisation donnée aux Cubains, jusqu’à fin décembre, de ramener de voyage aliments, produits d’hygiène et médicaments sans limite de valeur et sans taxes douanières.

Faciliter l’entrée sur l’île de biens de première nécessité était une des revendications de la population cubaine, confrontée à de graves pénuries aggravées par la crise économique qui frappe le pays, la pire en 30 ans.

Dans les rues de La Havane, encore sous forte présence policière et militaire après ces troubles inédits depuis la révolution de 1959, les Cubains, qui ont repris leur vie quotidienne, soufflent un peu à l’idée de pouvoir s’approvisionner à l’étranger.

« On a vraiment besoin actuellement de médicaments, d’aliments et de produits d’hygiène pour pouvoir soulager la situation dans laquelle on se trouve, qui est bien compliquée », réagit Darianna Guivert, 32 ans, qui travaille dans le secteur de la santé.

Même réaction chez Agustin Salas, ingénieur en construction civile de 65 ans, qui estime que ce sont « de très bonnes mesures ». « Elles bénéficient au peuple », souligne-t-il. Mais « il faut encore quelques mesures de plus, nous devons avancer encore dans ce sens ».

« Pas de miettes ! »

Dimanche, quand des milliers de Cubains ont déferlé dans les rues d’une quarantaine de villes et villages du pays, c’était aux cris de « Nous avons faim », mais aussi de « Liberté » et « A bas la dictature ».

Dès mercredi soir, la journaliste cubaine Yoani Sanchez, directrice du média en ligne d’opposition 14yMedio, a tweeté: « Nous ne voulons pas de miettes, nous voulons la liberté et nous la voulons maintenant ! » Un message partagé plus de 3.000 fois.

Pour le dissident Manuel Cuesta Morua, promoteur d’une plateforme réclamant l’autorisation d’autres partis, Cuba en Plural, les annonces du gouvernement sont « une réaction sous la pression, tardive, mais je crois qu’elle est importante ».

Il rappelle que beaucoup avaient réclamé pacifiquement des mesures ces derniers mois pour alléger les difficultés quotidiennes des Cubains… mais il a fallu ces mobilisations, qui ont fait un mort, des dizaines de blessés et une centaine de détenus pour que le gouvernement cède.

Outre l’exemption de taxes pour l’entrée d’aliments et de médicaments, les autorités ont aussi annoncé la fin de la limite imposée aux salaires dans les entreprises d’Etat et l’autorisation provisoire pour les habitants de s’installer dans une autre ville et bénéficier de la libreta, le carnet d’approvisionnement, alors que c’était impossible auparavant.

« Mécontentement »

« Cela ne doit pas masquer la réalité profondément politique des demandes des manifestants du 11 juillet, qui doivent être écoutées par le gouvernement cubain », met en garde le dissident, lui-même arrêté lors des rassemblements et libéré lundi. « Car ce qu’ont demandé tous les manifestants, surtout les plus jeunes, c’était la liberté, la liberté d’expression, le changement démocratique et quelque chose de très important: l’élection directe du président de la République ».

Pour l’économiste Omar Everleny Pérez, ces premières mesures sont « très positives », car elles « soulagent un peu la population », qui doit faire chaque jour des heures de queue pour trouver à manger ou de quoi de soigner, et souffre de coupures d’électricité quotidiennes.

Mais il souligne que dimanche, les manifestants étaient variés: « Il y a des gens désespérés qui sont allés dire au gouvernement +Regardez les coupures de courant, regardez ce qui se passe+, et d’autres groupes qui demandaient la liberté (…) Se sont rassemblés des gens qui avaient d’une manière ou d’une autre un mécontentement et voulaient que ça se sache ».

Sur le plan économique, il recommande d’aller plus loin, par exemple en étendant l’exemption de taxes douanières aux importations commerciales des travailleurs privés, ou en approuvant immédiatement les petites et moyennes entreprises, ce que le gouvernement compte faire d’ici la fin du mois.

« Il faut s’attendre à de nouvelles mesures car les mesures existantes, bien que très positives, sont insuffisantes pour résoudre le niveau de mécontentement », estime-t-il.

Par Le Point avec AFP

Canada: Un premier variant à Québec pourrait compromettre l’allégement des mesures

février 21, 2021

Si elle se confirme, l’apparition d’un premier variant dans la région de Québec pourrait compromettre l’allégement des restrictions sanitaires au retour de la relâche, selon la santé publique de la Capitale-Nationale. Plusieurs épidémiologistes recommandent la prudence devant ses variants plus contagieux dont les effets demeurent nébuleux.

L'apparition des variants, qui se propage de façon plus rapide que la souche originelle du coronavirus, préoccupe grandement les autorités sanitaires.

© PAU BARRENA/AFP via GETTY L’apparition des variants, qui se propage de façon plus rapide que la souche originelle du coronavirus, préoccupe grandement les autorités sanitaires.

«La préoccupation première, c’est d’être extrêmement prudent avec la situation, d’être le plus agressif possible», a martelé le directeur régional de santé publique, le Dr André Dontigny, lors d’un point de presse samedi matin.

La santé publique soupçonne qu’un variant a réussi à s’infiltrer dans l’école primaire Marguerite D’Youville, à Cap-Rouge. Par mesure de prévention, elle ordonne la fermeture de l’établissement jusqu’à nouvel ordre, de même que la mise en isolement de sa cinquantaine d’employés et de ses 283 élèves.

Dimanche matin, 325 personnes avaient subi un test de dépistage en lien l’éclosion à Marguerite d’Youville.

«Bien sûr, […] à titre de directeur de santé publique, c’est une situation qui m’inquiète», souligne le Dr Dontigny. «On veut faire tout ce qu’on peut pour réduire au minimum les risques de propagation.»

«La fermeture d’une école, ce n’est pas une mesure habituelle», indique le directeur régional de santé publique.

Il assure que des discussions auront lieu avec ses homologues pour évaluer la marche à suivre face au danger posé par les variants.

«Une épée de Damoclès»

Caroline Quach, pédiatre microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine.

© /Radio-Canada Caroline Quach, pédiatre microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine.

La microbiologiste-infectiologue Caroline Quach estime que la santé publique de la Capitale-Nationale a raison d’instaurer des mesures musclées pour traquer et limiter la propagation d’un potentiel variant.

«De faire un dépistage à grande échelle pour ensuite isoler les bonnes personnes, c’est tout à fait louable comme exercice», croit celle qui enseigne à l’Université de Montréal. 

En Europe, où le nombre de variants est beaucoup plus important qu’au Canada, elle note que les autorités n’ont pas allégé les restrictions.

«C’est une épée de Damoclès qui nous pend au-dessus de la tête», illustre la pédiatre du CHU Sainte-Justine. «On est à un point de bascule; l’idéal est de rester stable en attendant de vacciner les plus vulnérables.»

Surtout que les nouveaux variants semblent avoir une période d’incubation beaucoup plus courte que la souche originelle. 

«On a moins de temps pour réagir si jamais on a quelqu’un qui est positif», ajoute la Dre Quach.

L'épidémiologiste Nima Machouf

© Laurent Boursier … L’épidémiologiste Nima Machouf

La vitesse de propagation des variants, plus contagieux que le coronavirus d’abord apparu à Wuhan, en Chine, inquiète aussi l’épidémiologiste Nima Machouf. 

Surtout que la deuxième vague a infirmé une croyance tenace voulant que les enfants transmettent moins le virus.

«Avant, dans la première vague, peut-être que les enfants n’étaient pas des transmetteurs», croit la Dre Machouf. «Mais depuis la deuxième vague, on a vu que les enfants étaient des transmetteurs. L’infection qui était acquise à l’école […] les enfants la ramenaient à la maison.»

Le fait qu’un potentiel variant soit apparu dans une école la préoccupe. «L’étendue communautaire d’une éclosion scolaire est importante», ajoute-t-elle.

Un creux de vague fragile

L'Angleterre est sous le coup d'un troisième confinement. À Birmingham, une caricature du coronavirus orne un mur au moment où un variant se propage parmi la population.

© Christopher Furlong/Getty Images L’Angleterre est sous le coup d’un troisième confinement. À Birmingham, une caricature du coronavirus orne un mur au moment où un variant se propage parmi la population.

Le bilan de la Capitale-Nationale est présentement encourageant, alors que le taux de positivité se maintient autour de 1,5 %.

Pourtant, l’apparition d’un variant pourrait rapidement changer la donne, comme cela s’est vu ailleurs dans le monde.

Le 1er décembre, le Royaume-Uni et ses 66 millions d’habitants comptaient environ 13 000 personnes infectées quotidiennement, en moyenne.

Le variant britannique a fait son apparition au cours du mois. Le 1er janvier, les cas quotidiens avaient explosé, atteignant 56 000.

Radio-Canada par Sébastien Tanguay avec les informations de Camille Carpentier

Canada/COVID-19 : les mesures d’isolement pour les voyageurs commenceront le 22 février

février 12, 2021

C’est à compter du 22 février que les voyageurs qui entrent au Canada par avion devront subir un test de dépistage de la COVID-19 et s’isoler au moins trois jours dans un hôtel supervisé.

Les voyageurs arrivant à l’aéroport international Trudeau à Montréal devront être en quarantaine dans un hôtel dès le 22 février.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les voyageurs arrivant à l’aéroport international Trudeau à Montréal devront être en quarantaine dans un hôtel dès le 22 février.

Le premier ministre Justin Trudeau doit faire une annonce détaillée à 11 h 30 ce matin sur l’application des mesures frontalières annoncées à la fin janvier pour tenter d’empêcher la propagation au pays des nouveaux variants du coronavirus en provenance de l’étranger.

Le 29 janvier dernier, le gouvernement Trudeau a annoncé une série de mesures pour resserrer les contrôles sanitaires aux frontières en commençant par la suspension jusqu’au 30 avril des vols vers les destinations soleil des Caraïbes et du Mexique.

Tous les voyageurs en provenance de l’étranger qui arriveront dans les quatre aéroports réservés à ces vols au Canada (Toronto, Montréal, Calgary, Vancouver) devront, à compter du 22 février, être soumis à un test de dépistage de la COVID-19 dès leur descente d’avion.

En attendant le résultat de ce test, ces voyageurs devront être hébergés dans l’un ou l’autre des hôtels désignés par le gouvernement. Le coût du test, qui sera effectué par une entreprise privée, et celui de ces deux ou trois jours d’hébergement seront assumés par les voyageurs. Ils sont estimés à environ 2000 $.

Les voyageurs dont le test sera négatif pourront quitter l’hôtel et poursuivre leur quarantaine obligatoire de 14 jours chez eux, mais seront soumis à une surveillance accrue du gouvernement fédéral en collaboration avec les autorités provinciales.

Ceux dont le test aura été positif devront poursuivre leur quarantaine dans un centre de santé publique, aux frais du gouvernement cette fois, pour s’assurer qu’ils ne sont pas porteurs d’un nouveau variant du virus.

Frontières terrestres

Pour ce qui est des voyageurs qui entrent au Canada par la frontière terrestre avec les États-Unis, ils devront à compter de lundi (15 février) présenter aux agents frontaliers canadiens un résultat de test négatif de COVID-19 remontant au plus à 72 heures. Cette mesure s’appliquera dès lundi prochain dans les cas de voyages dits non essentiels.

Les voyageurs de retour d’un séjour aux États-Unis qui ne seront pas en mesure de présenter un tel résultat de test s’exposeront à des amendes allant jusqu’à 3000 $.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada/Covid-19 : nouveau durcissement des mesures au Québec, en «alerte rouge»

octobre 5, 2020

Le Québec a annoncé lundi l’obligation de porter le masque en classe pour collégiens et lycéens et la fermeture des salles de sport dans les zones «rouges», alors que la province canadienne connaît une flambée de nouveaux cas de Covid-19 depuis plusieurs jours. Le Québec, province la plus durement touchée au Canada, recensait lundi 1.191 nouveaux cas et six nouveaux morts, pour le 4e jour consécutif au-dessus de la barre des 1.000 cas. Les mesures seront en vigueur pendant trois semaines à partir de jeudi.

Les élèves du secondaire (équivalent de la 5e à la 1ère en France) devront porter un masque dès l’arrivée à l’école, y compris dans les salles de classe, pendant cette période. Les lycéens iront à l’école un jour sur deux, en alternance avec un enseignement à distance. Ce fonctionnement hybride «aura un impact important parce que ça va permettre de réduire grosso modo de 20% le nombre d’élèves du secondaire qui sont dans les autobus, sur le terrain de l’école, à la cafeteria» et dans les couloirs, a indiqué le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, lors d’une conférence de presse.

En outre, les salles de sport vont devoir fermer leurs portes. Les sports collectifs, matchs et compétitions ne pourront pas avoir lieu, seule la pratique individuelle ou en duo sera autorisée.

Le Québec, qui compte plus de huit millions d’habitants, est entré «dans la deuxième vague» selon les autorités de la province. Le nombre de nouveaux malades, autour de la centaine fin août, n’a cessé de grimper depuis. Des mesures ont été prises touchant plusieurs secteurs de l’économie : les bars, restaurants, cinémas, musées et bibliothèques notamment sont fermés depuis le 1er et jusqu’au 28 octobre dans plusieurs régions dont la métropole Montréal et la capitale Québec. Les Québécois sont appelés à ne pas recevoir d’invités à leur domicile : en cas d’infraction, les policiers peuvent obtenir rapidement un mandat d’un juge qui leur permet d’entrer chez eux et de verbaliser chaque contrevenant (plus de 1.500 dollars, près de 1.000 euros).

Au total, le Canada recensait lundi 168.015 cas et 9.492 morts

Par Le Figaro avec AFP

D’autres mesures contre le coronavirus en France

mars 23, 2020

Pas de crémation généralisée pour les personnes décédées du coronavirus, rassure l’Élysée

Avec un bilan qui s’alourdit chaque jour et des restrictions de présence lors des obsèques, Emmanuel Macron s’est voulu rassurant sur le fait qu’il n’était pas question que la crémation se généralise pour les personnes décédées du Covid-19.
«Le président a dit qu’aucune directive n’avait été donnée aux préfets en ce sens, il y a eu des maladresses de langage dans quelques situations, le malentendu est dissipé», a indiqué l’Élysée. La crémation ne pouvant devenir une règle pour tous car elle est proscrite dans la tradition musulmane.

Le président a aussi rappelé qu’il appartenait aux maires de prendre les dispositions nécessaires pour les places dans les cimetières.

Saint Laurent, Gucci et Balenciaga vont fabriquer des masques

Les maisons du luxe françaises Saint Laurent et Balenciaga et italienne Gucci vont se lancer dans la fabrication de masques pour combler la pénurie face à la propagation de la pandémie de coronavirus, a annoncé le groupe Kering.

«Les ateliers français des maisons Balenciaga et Yves Saint Laurent se préparent à la fabrication de masques, dans le respect des mesures de protection sanitaire les plus strictes pour leurs collaborateurs, dès que les procédés et matières auront été homologués par les autorités compétentes», a déclaré le groupe du luxe Kering auquel appartiennent les deux maisons.

Coronavirus: décès de deux autres médecins dans l’Est de la France

Deux médecins du Haut-Rhin et de Haute-Saône sont décédés des suites du coronavirus, a-t-on appris lundi auprès de l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est et du maire de la commune où l’un d’eux exerçait, portant à cinq le nombre de médecins morts du virus en France.

Généraliste de 70 ans, Mahen Ramloll, est mort dimanche à l’hôpital de Colmar, selon l’ARS et une source médicale. Olivier-Jacques Schneller, 68 ans, est quant lui décédé ce week-end à l’hôpital de Trévenans (Territoire-de-Belfort), a indiqué le maire de Couthenans, où il avait son cabinet.

37 villes françaises imposent un couvre-feu

De plus en plus de maires décident de prendre des mesures radicales pour faire respecter le confinement imposé par le président de la République mardi dernier pour limiter la propagation du coronavirus. Valence, Colombes, Mulhouse, Perpignan, Cannes ainsi que 30 autres villes, ont emboîté le pas à Nice qui a imposé en premier un couvre-feu dès samedi soir et ce, jusqu’au 31 mars.

Avec Le Figaro

Coronavirus : le Maroc prend de nouvelles mesures drastiques

mars 14, 2020

Au poste frontière de Tarajal à Ceuta, vendredi 13 mars 2020.

Au poste frontière de Tarajal à Ceuta, vendredi 13 mars 2020. © Antonio Sempera/AP/Sipa

 

Le Maroc a annoncé samedi la suspension des liaisons aériennes avec l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Portugal. Tous les rassemblements publics de plus de 50 personnes ont également été interdits.

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a annoncé, samedi 14 mars, « suspendre jusqu’à nouvel ordre, les vols en provenance et à destination de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et du Portugal », peut-on lire sur le site de l’agence officielle MAP.

Le Royaume avait déjà suspendu ses connexions aériennes et maritimes avec l’Italie, l’Espagne et la France.

Le Maroc a néanmoins autorisé des vols pour permettre aux ressortissants français de rentrer chez eux, a annoncé samedi Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française.

Quelques milliers de touristes français sont bloqués, essentiellement à Marrakech et Agadir, depuis la suspension des vols vers la France et d’autres pays européens, selon une source diplomatique à Rabat citée par l’Agence France presse.

Afin de limiter la propagation du coronavirus sur le territoire, le ministère de l’Intérieur marocain a également interdit « tous les rassemblements publics auxquels prennent part plus de 50 personnes », selon la MAP.

Tous les événements et rencontres sportifs, culturels et artistiques ont été annulés jusqu’à nouvel ordre.

Vendredi 13 mars, les autorités sanitaires du pays ont déclaré un huitième cas de coronavirus.  Il s’agit d’une femme arrivée à Taroudant le deux mars dernier, en provenance de France. 

Parmi les cas déclarés au Maroc, on recense cinq ressortissants français, arrivés en ce mois de mars.

Les deux premiers cas de contamination sont des Marocains rentrés d’Italie, fin février, parmi lesquels, on déplore déjà un décès.

Avec Jeune Afrique