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Les Cubains saluent les mesures annoncées… mais veulent plus

juillet 15, 2021
Les Cubains saluent les mesures annoncees... mais veulent plus
Les Cubains saluent les mesures annoncées… mais veulent plus© AFP/YAMIL LAGE

« Des miettes » pour certains, « de bonnes mesures » pour d’autres: les Cubains accueillaient jeudi plutôt favorablement les premières annonces du gouvernement après les manifestations historiques du 11 juillet, mais les estimaient insuffisantes.

Principal geste concédé par les autorités communistes: l’autorisation donnée aux Cubains, jusqu’à fin décembre, de ramener de voyage aliments, produits d’hygiène et médicaments sans limite de valeur et sans taxes douanières.

Faciliter l’entrée sur l’île de biens de première nécessité était une des revendications de la population cubaine, confrontée à de graves pénuries aggravées par la crise économique qui frappe le pays, la pire en 30 ans.

Dans les rues de La Havane, encore sous forte présence policière et militaire après ces troubles inédits depuis la révolution de 1959, les Cubains, qui ont repris leur vie quotidienne, soufflent un peu à l’idée de pouvoir s’approvisionner à l’étranger.

« On a vraiment besoin actuellement de médicaments, d’aliments et de produits d’hygiène pour pouvoir soulager la situation dans laquelle on se trouve, qui est bien compliquée », réagit Darianna Guivert, 32 ans, qui travaille dans le secteur de la santé.

Même réaction chez Agustin Salas, ingénieur en construction civile de 65 ans, qui estime que ce sont « de très bonnes mesures ». « Elles bénéficient au peuple », souligne-t-il. Mais « il faut encore quelques mesures de plus, nous devons avancer encore dans ce sens ».

« Pas de miettes ! »

Dimanche, quand des milliers de Cubains ont déferlé dans les rues d’une quarantaine de villes et villages du pays, c’était aux cris de « Nous avons faim », mais aussi de « Liberté » et « A bas la dictature ».

Dès mercredi soir, la journaliste cubaine Yoani Sanchez, directrice du média en ligne d’opposition 14yMedio, a tweeté: « Nous ne voulons pas de miettes, nous voulons la liberté et nous la voulons maintenant ! » Un message partagé plus de 3.000 fois.

Pour le dissident Manuel Cuesta Morua, promoteur d’une plateforme réclamant l’autorisation d’autres partis, Cuba en Plural, les annonces du gouvernement sont « une réaction sous la pression, tardive, mais je crois qu’elle est importante ».

Il rappelle que beaucoup avaient réclamé pacifiquement des mesures ces derniers mois pour alléger les difficultés quotidiennes des Cubains… mais il a fallu ces mobilisations, qui ont fait un mort, des dizaines de blessés et une centaine de détenus pour que le gouvernement cède.

Outre l’exemption de taxes pour l’entrée d’aliments et de médicaments, les autorités ont aussi annoncé la fin de la limite imposée aux salaires dans les entreprises d’Etat et l’autorisation provisoire pour les habitants de s’installer dans une autre ville et bénéficier de la libreta, le carnet d’approvisionnement, alors que c’était impossible auparavant.

« Mécontentement »

« Cela ne doit pas masquer la réalité profondément politique des demandes des manifestants du 11 juillet, qui doivent être écoutées par le gouvernement cubain », met en garde le dissident, lui-même arrêté lors des rassemblements et libéré lundi. « Car ce qu’ont demandé tous les manifestants, surtout les plus jeunes, c’était la liberté, la liberté d’expression, le changement démocratique et quelque chose de très important: l’élection directe du président de la République ».

Pour l’économiste Omar Everleny Pérez, ces premières mesures sont « très positives », car elles « soulagent un peu la population », qui doit faire chaque jour des heures de queue pour trouver à manger ou de quoi de soigner, et souffre de coupures d’électricité quotidiennes.

Mais il souligne que dimanche, les manifestants étaient variés: « Il y a des gens désespérés qui sont allés dire au gouvernement +Regardez les coupures de courant, regardez ce qui se passe+, et d’autres groupes qui demandaient la liberté (…) Se sont rassemblés des gens qui avaient d’une manière ou d’une autre un mécontentement et voulaient que ça se sache ».

Sur le plan économique, il recommande d’aller plus loin, par exemple en étendant l’exemption de taxes douanières aux importations commerciales des travailleurs privés, ou en approuvant immédiatement les petites et moyennes entreprises, ce que le gouvernement compte faire d’ici la fin du mois.

« Il faut s’attendre à de nouvelles mesures car les mesures existantes, bien que très positives, sont insuffisantes pour résoudre le niveau de mécontentement », estime-t-il.

Par Le Point avec AFP

Canada: Un premier variant à Québec pourrait compromettre l’allégement des mesures

février 21, 2021

Si elle se confirme, l’apparition d’un premier variant dans la région de Québec pourrait compromettre l’allégement des restrictions sanitaires au retour de la relâche, selon la santé publique de la Capitale-Nationale. Plusieurs épidémiologistes recommandent la prudence devant ses variants plus contagieux dont les effets demeurent nébuleux.

L'apparition des variants, qui se propage de façon plus rapide que la souche originelle du coronavirus, préoccupe grandement les autorités sanitaires.

© PAU BARRENA/AFP via GETTY L’apparition des variants, qui se propage de façon plus rapide que la souche originelle du coronavirus, préoccupe grandement les autorités sanitaires.

«La préoccupation première, c’est d’être extrêmement prudent avec la situation, d’être le plus agressif possible», a martelé le directeur régional de santé publique, le Dr André Dontigny, lors d’un point de presse samedi matin.

La santé publique soupçonne qu’un variant a réussi à s’infiltrer dans l’école primaire Marguerite D’Youville, à Cap-Rouge. Par mesure de prévention, elle ordonne la fermeture de l’établissement jusqu’à nouvel ordre, de même que la mise en isolement de sa cinquantaine d’employés et de ses 283 élèves.

Dimanche matin, 325 personnes avaient subi un test de dépistage en lien l’éclosion à Marguerite d’Youville.

«Bien sûr, […] à titre de directeur de santé publique, c’est une situation qui m’inquiète», souligne le Dr Dontigny. «On veut faire tout ce qu’on peut pour réduire au minimum les risques de propagation.»

«La fermeture d’une école, ce n’est pas une mesure habituelle», indique le directeur régional de santé publique.

Il assure que des discussions auront lieu avec ses homologues pour évaluer la marche à suivre face au danger posé par les variants.

«Une épée de Damoclès»

Caroline Quach, pédiatre microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine.

© /Radio-Canada Caroline Quach, pédiatre microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine.

La microbiologiste-infectiologue Caroline Quach estime que la santé publique de la Capitale-Nationale a raison d’instaurer des mesures musclées pour traquer et limiter la propagation d’un potentiel variant.

«De faire un dépistage à grande échelle pour ensuite isoler les bonnes personnes, c’est tout à fait louable comme exercice», croit celle qui enseigne à l’Université de Montréal. 

En Europe, où le nombre de variants est beaucoup plus important qu’au Canada, elle note que les autorités n’ont pas allégé les restrictions.

«C’est une épée de Damoclès qui nous pend au-dessus de la tête», illustre la pédiatre du CHU Sainte-Justine. «On est à un point de bascule; l’idéal est de rester stable en attendant de vacciner les plus vulnérables.»

Surtout que les nouveaux variants semblent avoir une période d’incubation beaucoup plus courte que la souche originelle. 

«On a moins de temps pour réagir si jamais on a quelqu’un qui est positif», ajoute la Dre Quach.

L'épidémiologiste Nima Machouf

© Laurent Boursier … L’épidémiologiste Nima Machouf

La vitesse de propagation des variants, plus contagieux que le coronavirus d’abord apparu à Wuhan, en Chine, inquiète aussi l’épidémiologiste Nima Machouf. 

Surtout que la deuxième vague a infirmé une croyance tenace voulant que les enfants transmettent moins le virus.

«Avant, dans la première vague, peut-être que les enfants n’étaient pas des transmetteurs», croit la Dre Machouf. «Mais depuis la deuxième vague, on a vu que les enfants étaient des transmetteurs. L’infection qui était acquise à l’école […] les enfants la ramenaient à la maison.»

Le fait qu’un potentiel variant soit apparu dans une école la préoccupe. «L’étendue communautaire d’une éclosion scolaire est importante», ajoute-t-elle.

Un creux de vague fragile

L'Angleterre est sous le coup d'un troisième confinement. À Birmingham, une caricature du coronavirus orne un mur au moment où un variant se propage parmi la population.

© Christopher Furlong/Getty Images L’Angleterre est sous le coup d’un troisième confinement. À Birmingham, une caricature du coronavirus orne un mur au moment où un variant se propage parmi la population.

Le bilan de la Capitale-Nationale est présentement encourageant, alors que le taux de positivité se maintient autour de 1,5 %.

Pourtant, l’apparition d’un variant pourrait rapidement changer la donne, comme cela s’est vu ailleurs dans le monde.

Le 1er décembre, le Royaume-Uni et ses 66 millions d’habitants comptaient environ 13 000 personnes infectées quotidiennement, en moyenne.

Le variant britannique a fait son apparition au cours du mois. Le 1er janvier, les cas quotidiens avaient explosé, atteignant 56 000.

Radio-Canada par Sébastien Tanguay avec les informations de Camille Carpentier

Canada/COVID-19 : les mesures d’isolement pour les voyageurs commenceront le 22 février

février 12, 2021

C’est à compter du 22 février que les voyageurs qui entrent au Canada par avion devront subir un test de dépistage de la COVID-19 et s’isoler au moins trois jours dans un hôtel supervisé.

Les voyageurs arrivant à l’aéroport international Trudeau à Montréal devront être en quarantaine dans un hôtel dès le 22 février.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les voyageurs arrivant à l’aéroport international Trudeau à Montréal devront être en quarantaine dans un hôtel dès le 22 février.

Le premier ministre Justin Trudeau doit faire une annonce détaillée à 11 h 30 ce matin sur l’application des mesures frontalières annoncées à la fin janvier pour tenter d’empêcher la propagation au pays des nouveaux variants du coronavirus en provenance de l’étranger.

Le 29 janvier dernier, le gouvernement Trudeau a annoncé une série de mesures pour resserrer les contrôles sanitaires aux frontières en commençant par la suspension jusqu’au 30 avril des vols vers les destinations soleil des Caraïbes et du Mexique.

Tous les voyageurs en provenance de l’étranger qui arriveront dans les quatre aéroports réservés à ces vols au Canada (Toronto, Montréal, Calgary, Vancouver) devront, à compter du 22 février, être soumis à un test de dépistage de la COVID-19 dès leur descente d’avion.

En attendant le résultat de ce test, ces voyageurs devront être hébergés dans l’un ou l’autre des hôtels désignés par le gouvernement. Le coût du test, qui sera effectué par une entreprise privée, et celui de ces deux ou trois jours d’hébergement seront assumés par les voyageurs. Ils sont estimés à environ 2000 $.

Les voyageurs dont le test sera négatif pourront quitter l’hôtel et poursuivre leur quarantaine obligatoire de 14 jours chez eux, mais seront soumis à une surveillance accrue du gouvernement fédéral en collaboration avec les autorités provinciales.

Ceux dont le test aura été positif devront poursuivre leur quarantaine dans un centre de santé publique, aux frais du gouvernement cette fois, pour s’assurer qu’ils ne sont pas porteurs d’un nouveau variant du virus.

Frontières terrestres

Pour ce qui est des voyageurs qui entrent au Canada par la frontière terrestre avec les États-Unis, ils devront à compter de lundi (15 février) présenter aux agents frontaliers canadiens un résultat de test négatif de COVID-19 remontant au plus à 72 heures. Cette mesure s’appliquera dès lundi prochain dans les cas de voyages dits non essentiels.

Les voyageurs de retour d’un séjour aux États-Unis qui ne seront pas en mesure de présenter un tel résultat de test s’exposeront à des amendes allant jusqu’à 3000 $.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada/Covid-19 : nouveau durcissement des mesures au Québec, en «alerte rouge»

octobre 5, 2020

Le Québec a annoncé lundi l’obligation de porter le masque en classe pour collégiens et lycéens et la fermeture des salles de sport dans les zones «rouges», alors que la province canadienne connaît une flambée de nouveaux cas de Covid-19 depuis plusieurs jours. Le Québec, province la plus durement touchée au Canada, recensait lundi 1.191 nouveaux cas et six nouveaux morts, pour le 4e jour consécutif au-dessus de la barre des 1.000 cas. Les mesures seront en vigueur pendant trois semaines à partir de jeudi.

Les élèves du secondaire (équivalent de la 5e à la 1ère en France) devront porter un masque dès l’arrivée à l’école, y compris dans les salles de classe, pendant cette période. Les lycéens iront à l’école un jour sur deux, en alternance avec un enseignement à distance. Ce fonctionnement hybride «aura un impact important parce que ça va permettre de réduire grosso modo de 20% le nombre d’élèves du secondaire qui sont dans les autobus, sur le terrain de l’école, à la cafeteria» et dans les couloirs, a indiqué le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, lors d’une conférence de presse.

En outre, les salles de sport vont devoir fermer leurs portes. Les sports collectifs, matchs et compétitions ne pourront pas avoir lieu, seule la pratique individuelle ou en duo sera autorisée.

Le Québec, qui compte plus de huit millions d’habitants, est entré «dans la deuxième vague» selon les autorités de la province. Le nombre de nouveaux malades, autour de la centaine fin août, n’a cessé de grimper depuis. Des mesures ont été prises touchant plusieurs secteurs de l’économie : les bars, restaurants, cinémas, musées et bibliothèques notamment sont fermés depuis le 1er et jusqu’au 28 octobre dans plusieurs régions dont la métropole Montréal et la capitale Québec. Les Québécois sont appelés à ne pas recevoir d’invités à leur domicile : en cas d’infraction, les policiers peuvent obtenir rapidement un mandat d’un juge qui leur permet d’entrer chez eux et de verbaliser chaque contrevenant (plus de 1.500 dollars, près de 1.000 euros).

Au total, le Canada recensait lundi 168.015 cas et 9.492 morts

Par Le Figaro avec AFP

D’autres mesures contre le coronavirus en France

mars 23, 2020

Pas de crémation généralisée pour les personnes décédées du coronavirus, rassure l’Élysée

Avec un bilan qui s’alourdit chaque jour et des restrictions de présence lors des obsèques, Emmanuel Macron s’est voulu rassurant sur le fait qu’il n’était pas question que la crémation se généralise pour les personnes décédées du Covid-19.
«Le président a dit qu’aucune directive n’avait été donnée aux préfets en ce sens, il y a eu des maladresses de langage dans quelques situations, le malentendu est dissipé», a indiqué l’Élysée. La crémation ne pouvant devenir une règle pour tous car elle est proscrite dans la tradition musulmane.

Le président a aussi rappelé qu’il appartenait aux maires de prendre les dispositions nécessaires pour les places dans les cimetières.

Saint Laurent, Gucci et Balenciaga vont fabriquer des masques

Les maisons du luxe françaises Saint Laurent et Balenciaga et italienne Gucci vont se lancer dans la fabrication de masques pour combler la pénurie face à la propagation de la pandémie de coronavirus, a annoncé le groupe Kering.

«Les ateliers français des maisons Balenciaga et Yves Saint Laurent se préparent à la fabrication de masques, dans le respect des mesures de protection sanitaire les plus strictes pour leurs collaborateurs, dès que les procédés et matières auront été homologués par les autorités compétentes», a déclaré le groupe du luxe Kering auquel appartiennent les deux maisons.

Coronavirus: décès de deux autres médecins dans l’Est de la France

Deux médecins du Haut-Rhin et de Haute-Saône sont décédés des suites du coronavirus, a-t-on appris lundi auprès de l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est et du maire de la commune où l’un d’eux exerçait, portant à cinq le nombre de médecins morts du virus en France.

Généraliste de 70 ans, Mahen Ramloll, est mort dimanche à l’hôpital de Colmar, selon l’ARS et une source médicale. Olivier-Jacques Schneller, 68 ans, est quant lui décédé ce week-end à l’hôpital de Trévenans (Territoire-de-Belfort), a indiqué le maire de Couthenans, où il avait son cabinet.

37 villes françaises imposent un couvre-feu

De plus en plus de maires décident de prendre des mesures radicales pour faire respecter le confinement imposé par le président de la République mardi dernier pour limiter la propagation du coronavirus. Valence, Colombes, Mulhouse, Perpignan, Cannes ainsi que 30 autres villes, ont emboîté le pas à Nice qui a imposé en premier un couvre-feu dès samedi soir et ce, jusqu’au 31 mars.

Avec Le Figaro

Coronavirus : le Maroc prend de nouvelles mesures drastiques

mars 14, 2020

Au poste frontière de Tarajal à Ceuta, vendredi 13 mars 2020.

Au poste frontière de Tarajal à Ceuta, vendredi 13 mars 2020. © Antonio Sempera/AP/Sipa

 

Le Maroc a annoncé samedi la suspension des liaisons aériennes avec l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Portugal. Tous les rassemblements publics de plus de 50 personnes ont également été interdits.

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a annoncé, samedi 14 mars, « suspendre jusqu’à nouvel ordre, les vols en provenance et à destination de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et du Portugal », peut-on lire sur le site de l’agence officielle MAP.

Le Royaume avait déjà suspendu ses connexions aériennes et maritimes avec l’Italie, l’Espagne et la France.

Le Maroc a néanmoins autorisé des vols pour permettre aux ressortissants français de rentrer chez eux, a annoncé samedi Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française.

Quelques milliers de touristes français sont bloqués, essentiellement à Marrakech et Agadir, depuis la suspension des vols vers la France et d’autres pays européens, selon une source diplomatique à Rabat citée par l’Agence France presse.

Afin de limiter la propagation du coronavirus sur le territoire, le ministère de l’Intérieur marocain a également interdit « tous les rassemblements publics auxquels prennent part plus de 50 personnes », selon la MAP.

Tous les événements et rencontres sportifs, culturels et artistiques ont été annulés jusqu’à nouvel ordre.

Vendredi 13 mars, les autorités sanitaires du pays ont déclaré un huitième cas de coronavirus.  Il s’agit d’une femme arrivée à Taroudant le deux mars dernier, en provenance de France. 

Parmi les cas déclarés au Maroc, on recense cinq ressortissants français, arrivés en ce mois de mars.

Les deux premiers cas de contamination sont des Marocains rentrés d’Italie, fin février, parmi lesquels, on déplore déjà un décès.

Avec Jeune Afrique

Facebook annonce encore des mesures avant l’audition de son PDG par le Congrès

avril 6, 2018

Facebook annonce de nouvelles mesures pour calmer la tempête avant l’audition de son patron Mark Zuckerberg au Congrès / © AFP/Archives /

En pleine tourmente, Facebook a promis vendredi de nouvelles mesures pour lutter contre la manipulation politique à quelques jours de l’audition de son patron Mark Zuckerberg par les parlementaires américains, très remontés contre le réseau social.

Face à une accumulation de polémiques, Facebook multiplie ces derniers jours les excuses sur ses « erreurs passées » et les promesses de faire mieux, une manière de préparer le terrain aux questions de plusieurs commissions du Congrès prévues mardi et mercredi à Washington.

Sénateurs et représentants souhaitent lui demander des comptes sur la lutte contre la manipulation politique mais aussi sur le retentissant scandale concernant la fuite de données personnelles vers la firme Cambridge Analytica, qui a mis la main sur les informations de plusieurs dizaines de millions de membres, jusqu’à 87 millions selon le réseau social, à leur insu.

Après une série de prises de parole sur la question des données privées, Facebook a annoncé vendredi des mesures sur la manipulation politique, qui se répand souvent sur le réseau via des annonces publicitaires électorales ou politiques ou au travers de « Pages », consacrées à des entreprises, organisations, marques, personnalités ou causes et auxquelles on peut s’abonner.

– Ingérences électorales –

« A l’approche d’élections importantes aux Etats-Unis, au Mexique, au Brésil, en Inde, au Pakistan (…), une de mes priorités pour 2018 est de m’assurer que nous soutenons un débat positif et parons aux ingérences dans ces élections », a écrit Mark Zuckerberg sur sa propre Page, qui est suivie par plus de 100 millions de personnes.

« A partir de maintenant, chaque annonceur qui veut passer une annonce politique ou abordant un sujet important devra être vérifié. Pour être vérifié, les annonceurs devront confirmer leur identité et leur localisation », a poursuivi le jeune milliardaire.

Le groupe dit travailler « avec des organisations extérieures » à une « liste » de « sujets » importants et polémiques répondant à cette définition. Il a aussi annoncé « embaucher des milliers de personnes supplémentaires » pour mettre en œuvre ces différentes mesures, promises pour être déployées immédiatement pour certaines, progressivement pour d’autres, mais à temps pour les échéances électorales de 2018, en novembre.

Facebook avait déjà annoncé en octobre son intention d’authentifier les annonceurs passant des messages électoraux, c’est-à-dire, évoquant directement un candidat et diffusées peu avant un scrutin, selon la définition aux Etats-Unis. Le groupe dit cette fois aller plus loin en étendant ces vérifications aux annonceurs de messages abordant des sujets politiques importants.

– Huile sur le feu –

En outre, les messages à caractère politique seront signalés comme tels sur le réseau, qui indiquera aussi qui les a financés.

Facebook va aussi soumettre aux mêmes vérifications les administrateurs de Pages Facebook « ayant un grand nombre » d’abonnés, pour limiter l’utilisation de faux comptes, soupçonnés d’avoir été notamment utilisés pour une vaste opération de désinformation lancée depuis la Russie pour déstabiliser la présidentielle de 2016 et favoriser l’élection de Donald Trump. Des affirmations niées par le Kremlin.

La justice américaine comme le réseau social ont en effet déterminé que cette opération consistait surtout à semer la discorde dans la société américaine en jetant de l’huile sur le feu via des messages publicitaires ou des Pages abordant des sujets polémiques, comme les armes, l’immigration etc…

Mardi, Mark Zuckerberg avait annoncé la suppression de 270 pages et comptes Facebook et Instagram gérés par la société russe Internet Research Agency (IRA), que le renseignement américain accuse d’être un faux-nez de Moscou.

Outre la question de la protection des données personnelles, le scandale Cambridge Analytica a aussi un aspect très politique puisque la firme britannique a travaillé pour la campagne de Donald Trump en 2016. Elle nie avoir usé des données Facebook dans ce cadre.

Vendredi, la numéro deux de Facebook Sheryl Sandberg a répété « ne pas avoir fait assez pour protéger les données » affirmant avoir péché par « idéalisme » en sous-estimant largement les mauvais usages possibles du réseau, y compris à des fins politiques.

Facebook fait déjà face à des enquêtes et plaintes tous azimuts dans le cadre de ces différents scandales et de plus en plus de voix, des deux côtés de l’Atlantique, appellent à un plus strict encadrement des réseaux sociaux.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 22h51)                

Ce que le FMI réserve au Congo en 2018

janvier 4, 2018

 

Il n’y aura pas d’ordonnance des produits made in China pour guérir le grand malade qu’est le Congo. Les congolais vont donc devoir avaler la potion trop amère du FMI.

D’abord, la bourse des étudiants et étudiantes va disparaître. Ce sont plutôt les étudiants qui vont devoir payer leurs frais de scolarité à 50.000 fcfa par an à l’université Marien Ngouabi. Les salaires des agents civils et militaires devront subir une cure d’amaigrissement en même temps que les effets financiers seront bloqués.

En réduisant de moitié les salaires des fonctionnaires, Sassou va aussi s’en d’autres. Une autre mesure qui va faire mal sur le plan social est le relèvement du prix à la pompe du litre de carburant( gasoil et essence ). Reste que le Congo et le FMI s’accordent sur le pourcentage à appliquer.

Gare à l’inflation occasionnée par l’augmentation des produits pétroliers. Les ministres congolais, habitués à l’embourgeoisement illimité sans punition, avec 15 millions de salaire mensuel non imposable( sans compter les gratuités de logement, eau et électricité) devaient se contenter de 5 millions de salaire mensuel.

Tandis que les députés et sénateurs subiront les mêmes coupes sombres en gagnant désormais 1.500.000 fcfa contre 5 ou 6 auparavant.

Autre décision qui ne sera pas du goût des congolais, c’est l’imposition obligatoire des maisons habitables, à travers la taxe foncière. Les petits débrouillards, « pousse pousseur », mécaniciens, menuisiers, vendeurs et vendeuses de cacahuètes, laveurs de voitures…vont désormais payer un impôt dit forfaitaire.

Les journaux locaux ne sont pas en reste. Leurs menues recettes doivent aussi être imposables. Bref, des mesures qui donnent froid dans le dos, lorsque l’on sait que le congolais est un homme bon vivant, aimant prendre sa petite bière, en compagnie de son épouse ou de sa « makangu « ( maîtresse ), ayant le sens de l’humour et souvent bien habillé à la française.

Supporteront-ils les conséquences d’une crise financière, certes internationale, mais aggravée par la gabegie de Sassou lui-même, Denis Christel Sassou-Nguesso, Gilbert Ondongo, Jean Jacques Bouya et autres? Eux qui ont gardé l’argent volé au peuple congolais dans les paradis fiscaux?

En 2013, je disais, après analyse, que Sassou Nguesso va réussir son maintien au pouvoir contre vents et marrées . Et qu’en 2015, il va réussir son coup d’État constitutionnel et organiser une élection à l’issue de laquelle il va museler l’opposition. Nous y sommes. Mais qu’il sera balayé par un tsunami social causé par la crise économique.

Avec les mesures du FMI, Sassou, qui ne peut se débiner, fait son dernier baroud d’honneur. Car le congolais est prêt à se sacrifier pour tout, sauf pour perdre son honneur et sa dignité. À moins que Sassou fasse à nouveau insérer dans le circuit financier tout l’argent que les siens et lui-même ont volé au peuple congolais.

Chose difficile car ils craignent de perdre et l’argent volé et le pouvoir quelque temps après. Qui vivra verra! C’est le temps de Dieu! Celui des fétiches est passé. Même un grand sacrifice dans la famille du style Claudia,Kiki, Edgar, Antoinette ou Maurice Nguesso. ..ne changera pas la volonté de Dieu.

 

Photo de BrazzaNews.
Jean-Jacques Bouya et Gilbert Odongo
Photo de BrazzaNews.
Denis Christel Sassou-Nguesso
Brazzanews.fr par Elie -Smith

Le FMI appelle Tunis à des « mesures décisives » face aux déficits

décembre 14, 2017

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et le gouverneur de la Banque centrale tunisienne (BCT), Chedly Ayari, lors d’une conférence de presse le 8 septembre 2015 à Tunis / © AFP/Archives / SALAH LAHBIBI

Le gouvernement tunisien a adopté un budget « ambitieux » pour 2018, a estimé le Fonds monétaire international (FMI), tout en exhortant à une « action urgente » et des mesures « décisives » face au creusement inquiétant des déficits.

Sept ans après sa révolution, la Tunisie peine toujours à relancer son économie, et l’unique pays rescapé du Printemps arabe a obtenu en 2016 une nouvelle ligne de crédit auprès du FMI, d’un montant de 2,9 milliards de dollars sur quatre ans, en échange d’un programme de réformes.

L’accord prévoit huit revues du Fonds pour valider son versement graduel.

A la faveur de la relance du tourisme et du rebond de la production de phosphates -deux secteurs vitaux de l’économie–, la croissance en Tunisie « s’est raffermie pour atteindre environ 2% », s’est ainsi félicité le FMI après l’une de ces revues.

Dans un communiqué publié mercredi soir, il a également salué la loi de finances « ambitieuse » 2018 adoptée samedi soir au Parlement, qui prévoit notamment de réduire le déficit budgétaire à moins de 5%, un objectif jugé « ambitieux ».

Malgré cela, l’institution de Bretton Woods a exprimé son inquiétude face à l’accentuation des « vulnérabilités macro-économiques », appellant à une « action urgente ».

La dette publique continue de grimper à 70% du PIB, le déficit commercial va atteindre un niveau record « à deux chiffres », tandis que l’inflation -qui a « dépassé » 6% en novembre- affecte le niveau de vie, a-t-elle prévenu.

Le gouvernement de Youssef Chahed doit prendre « des mesures décisives », a dès lors fait valoir le FMI, en citant particulièrement « la stratégie globale de réforme de la fonction publique » et « la réduction des subventions de l’énergie ».

Ces deux dossiers s’avèrent particulièrement sensibles dans un pays marqué par une grogne sociale persistante.

Adopté à une nette majorité, le budget 2018 a lui-même suscité de vives critiques au moment de sa présentation.

L’objectif de ramener le déficit budgétaire à 4,9%, contre plus de 6% en 2017, se fonde sur une prévision de 3% de croissance mais aussi sur plusieurs hausses d’impôts.

Il instaure notamment une Contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les salaires pour sauver les caisses sociales, et augmente de 1% les taux de TVA, avec une surtaxe sur les boissons alcoolisées ou encore les produits de beauté.

Certains droits d’importations sont par ailleurs revus à la hausse afin de juguler le déficit commercial, qui pèse sur la devise tunisienne (dinar). Une taxe d’un à trois dinars est créée sur les nuitées dans les hôtels de 2 à 5 étoiles.

Romandie.com avec(©AFP / 14 décembre 2017 14h35)                

Twitter a pris « des mesures » après la désactivation du compte de Trump

novembre 3, 2017

San Francisco – Le réseau social Twitter a annoncé vendredi « avoir mis en place des mesures de protection » après que l’un de ses employés a brièvement désactivé jeudi le compte du président américain Donald Trump, très actif sur le réseau.

Ces mesures de prévention doivent « éviter que cela ne se reproduise. Nous ne pourrons pas rendre publics tous les détails de notre enquête interne ou les mises à jour de nos mesures de sécurité mais nous prenons cela sérieusement et nos équipes sont à pied d’oeuvre », indique le groupe sur son compte @Twitter Government.

Vers 19H00 (23H00 GMT) jeudi, les visiteurs du compte @realDonaldTrump ont été accueillis par le message: « Désolé, cette page n’existe pas ». La coupure a duré 11 minutes, selon Twitter.

Dans un premier temps, le réseau social a indiqué sur son propre service que ce compte avait été « désactivé par inadvertance à cause d’une erreur humaine commise par un employé de Twitter ». Avant de rectifier plus tard: cette manoeuvre a été effectuée à dessein par un employé –non identifié– pour son dernier jour de travail.

Le président n’a pas réagi à cette coupure intempestive pendant presque douze heures, tweetant néanmoins sur d’autres sujets dans l’intervalle, avant de tweeter vendredi matin : « Mon compte Twitter a été désactivé pendant 11 minutes par un employé voyou. Je pense que les nouvelles sont enfin en train de se répandre et d’avoir un impact ».

Cette anecdote a enflammé le réseau social, certains qualifiant l’employé de « héros », tandis que d’autres s’inquiétaient.

Le compte personnel @realDonalTrump est le moyen de communication de prédilection du président américain et affiche plus de 41,7 millions d’abonnés. Son compte officiel, @Potus qui a 20,9 millions d’abonnés, est peu utilisé.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2017 19h40)