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Angola: Lourenço prend des mesures surprises contre la famille Dos Santos

octobre 28, 2017
LUANDA (Reuters) – Le nouveau président angolais, João Lourenço, tente rapidement d’arracher le pouvoir à son prédécesseur, José Eduardo dos Santos, en repoussant certains de ses principaux alliés et jurant de combattre les monopoles de la famille de l’ancien président sur l’Angola depuis quatre décennies.

Angola: la démocratie attendra

João  Lourenço, l’actuel président d’Angola

Dos Santos, 75 ans, a choisi Lourenço, 63 ans, pour lui succéder quand il a démissionné le mois dernier après 38 ans au pouvoir, ce qui a poussé les critiques à suggérer que le nouveau venu serait une marionnette de la famille dominante dos Santos.

Mais les analystes, les diplomates et les politiciens ont été surpris par la vitesse à laquelle Lourenço a tenté de s’attaquer à certains des intérêts établis qui contrôlent la troisième plus grande économie de l’Afrique subsaharienne et le deuxième plus grand exportateur de pétrole.

Les poids lourds de l’administration précédente, tels que le vice-président Manuel Vicente et le ministre d’État Manuel « Kopelipa » Hélder Vieira Dias Jr, se sont retrouvés sans emploi.

Dos Santos conserve encore d’importants pouvoirs à la tête du parti au pouvoir, le MPLA, et des postes clés tels que le ministre des finances et le gouverneur de la banque centrale n’ont pas encore été touchés.

Mais dans le secteur pétrolier vital, responsable de 75% des revenus du gouvernement, Lourenço a réduit le contrôle de la fille de dos Santos, Isabel, qui dirige la compagnie pétrolière nationale Sonangol.

Ce mois-ci, Lourenço a nommé Carlos Saturnino, qui a été limogé par Isabel dos Santos l’année dernière, en tant que secrétaire d’État au pétrole, un rôle techniquement plus important que celui de son ancien patron.

« C’était inattendu à ce stade précoce », a déclaré Marcolino Moco, ancien Premier ministre angolais et critique de José Eduardo dos Santos.

« C’est très tôt, mais Lourenço envoie un signe que les excès de l’ère dos Santos ne vont pas continuer. »

Isabel dos Santos, la femme la plus riche d’Afrique, a nié toute tension avec Lourenço, déclarant à Reuters la semaine dernière que leurs points de vue étaient en « plein alignement ».

 

Isabel dos Santos et Sindika Dokolo avec le Président et la Première Dame de l’Angola. CREDIT FB

Dans son discours sur l’état de la nation le 16 octobre, Lourenço a promis de briser les monopoles dans l’économie, en mentionnant directement l’industrie du ciment dans laquelle Isabel et son mari, l’homme d’affaires et activiste congolais Sindika Dokolo, ont de grandes participations.

Il a également aboli le département des communications du gouvernement GRECIMA, avec lequel une société détenue en copropriété par une autre fille de dos Santos, Welwitschia, avait des contrats lucratifs.

« Briser les monopoles dont jouit la famille dos Santos, c’est aller à la jugulaire », a déclaré Ricardo Soares de Oliveira, un auteur et expert sur l’Angola qui enseigne à l’Université d’Oxford.

« Mais il y a un risque de confondre une vendetta contre dos Santos avec un véritable programme de réformes », a déclaré Oliveira.

Une réforme majeure est désespérément nécessaire. Bien que le boom pétrolier ait fait de l’Angola l’un des pays les plus riches d’Afrique par habitant, il est également l’un des plus inégaux du monde, la grande majorité de la population partageant peu de sa richesse.

L’économie angolaise est entrée en récession l’an dernier et le taux de chômage est d’au moins 25%. Le manque de devises a contraint les entreprises, telles que les compagnies aériennes et les compagnies pétrolières, à retirer leurs opérations. Un dollar récupère trois fois le taux officiel sur le marché noir.

L’agence de notation Moody’s a dégradé la note de crédit de l’Angola la semaine dernière, affirmant que l’économie restait contrainte par les pénuries de devises étrangères, l’inflation élevée, la faiblesse des dépenses publiques et la faiblesse du système bancaire.

Selon les premières indications, Lourenço pourrait placer des technocrates compétents dans des rôles pour résoudre certains de ces problèmes.

Ricardo Viegas de Abreu, un directeur bancaire et ancien vice-gouverneur de la banque centrale, a été nommé la semaine dernière secrétaire présidentiel pour les affaires économiques.

José Massano, ancien gouverneur de la banque centrale populaire auprès des investisseurs internationaux, pourrait retrouver son ancien emploi, ont rapporté mercredi les médias locaux. Un porte-parole de la banque centrale a refusé de commenter.

Un article de Reuters, traduit de l’anglais par POLITICO.CD.

Politico.cd/actualite/grands-lacs/2017/10/27

France: le gouvernement annonce des mesures pour l’insertion des jeunes, après des manifestations

avril 11, 2016

Paris – Le Premier ministre français Manuel Valls a annoncé lundi une série de mesures destinées à favoriser l’insertion des jeunes sur le marché du travail pour tenter d’apaiser la contestation contre une réforme du droit du travail qui a provoqué heurts et manifestations.

La France se doit d’écouter la jeunesse, a déclaré M. Valls lors d’une conférence de presse après avoir présenté ces mesures, qui se montent à entre 400 et 500 millions d’euros par an, aux huit organisations lycéennes et étudiantes.

La principale organisation syndicale étudiante, l’Unef, s’est dit satisfaite de ces mesures qui répondent à des revendications des jeunes mais elle ne renonce pas pour autant à la mobilisation contre le projet de loi et entend manifester de nouveau le 28 avril.

Depuis l’annonce d’un projet de réforme visant à limiter les freins à l’embauche pour tenter de réduire un chômage de masse, des milliers de personnes, dont de nombreux jeunes, sont descendus dans la rue pour dénoncer un texte trop libéral. Une fronde qui inquiète le gouvernement socialiste, à un an de la prochaine élection présidentielle.

Parmi les mesures annoncées lundi, les jeunes d’origine modeste titulaires d’une bourse pourront demander sa prolongation, après avoir décroché leur diplôme et en attendant de décrocher un emploi — mais pour quatre mois maximum. Quelque 126.000 jeunes pourraient être concernés, selon le gouvernement.

Pour lutter contre la précarité qui touche particulièrement les jeunes et encourager les embauches en contrat à durée interminée, le Premier ministre a également annoncé que les contrats courts seraient désormais davantage taxés.

Après plus d’un mois de mobilisation, il est temps que le gouvernement entende nos revendications, avait affirmé dimanche à l’AFP le président de l’Unef, William Martinet.

Le rendez-vous de lundi était stratégique pour le gouvernement alors que les organisations de jeunesse sont très actives dans la mobilisation, dans la rue et via des blocages de lycées ou d’universités.

Un mois jour pour jour après une première manifestation, environ 120.000 personnes ont défilé samedi dans toute la France, selon le ministère de l’Intérieur. Ils étaient 224.000 le 9 mars et 390.000 le 31 mars lors de manifestations similaires.

Les manifestations ont été émaillées de violences et de dégradations, avec des centaines d’interpellations par les forces de l’ordre.

Les jeunes sont en outre nombreux dans les rassemblements citoyens Nuit debout, nés il y a une dizaine de jours place de la République à Paris et qui ont essaimé dans plusieurs dizaines de villes, bien au-delà de la seule contestation de la loi travail.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2016 12h39)

L’ONU menace de renforcer ses sanctions contre Pyongyang

janvier 6, 2016

Le Conseil de sécurité de l’ONU a « condamné fermement » mercredi le nouvel essai nucléaire nord-coréen. Les 15 pays membres ont dans la foulée décidé de préparer des « mesures supplémentaires » contre Pyongyang, un euphémisme pour désigner des sanctions.

Dans une déclaration adoptée à l’unanimité – y compris par la Chine, allié traditionnel de Pyongyang – les 15 pays membres indiquent qu’ils vont « commencer à travailler immédiatement sur de telles mesures ». Elles seront contenues « dans une nouvelle résolution du Conseil de sécurité ». La négociation de ce texte devrait prendre plusieurs jours.

La déclaration ne précise pas quelles seront ces « mesures supplémentaires » et ne parle pas explicitement de sanctions. Mais des diplomates de l’ONU ont indiqué que le Conseil allait envisager de renforcer les sanctions internationales dont Pyongyang fait déjà l’objet depuis ses trois premiers essais nucléaires.

Une des possibilités est d’ajouter des noms à une liste d’individus et d’entreprises sanctionnés pour leurs liens avec le programme nucléaire nord-coréen. Cette liste tenue à jour par un Comité des sanctions contient déjà les noms de 20 entités et douze individus.

« Une violation flagrante »
Chacun des trois précédents essais nucléaires nord-coréens, en octobre 2006, mai 2009 et février 2013, a conduit à un alourdissement de ces sanctions internationales.

Dans sa déclaration, lue par l’ambassadeur d’Uruguay Elbio Rosselli, qui préside le Conseil en janvier, les 15 pays membres soulignent que le quatrième essai nord-coréen est « une violation flagrante des résolutions » précédentes de l’ONU et mettent l’accent sur « la gravité de cette violation ». Les résolutions de l’ONU interdisent à la Corée du Nord toute activité nucléaire ou balistique sous peine de sanctions.

Les 15 pays rappellent « qu’ils avaient exprimé dans le passé leur détermination à prendre des mesures supplémentaires significatives dans l’éventualité d’un nouvel essai nucléaire » nord-coréen.

La Corée du Nord a affirmé tôt mercredi avoir réussi son premier essai de bombe à hydrogène, bien plus puissante que la bombe atomique ordinaire, illustrant la détermination de l’Etat « paria » à faire avancer son programme nucléaire envers et contre tous. Les condamnations se sont multipliées à travers le monde, alors que les experts se sont montrés sceptiques sur la thèse d’une bombe H.

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