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Un Irakien soupçonné de meurtre en Allemagne reconnaît son crime au Kurdistan

juin 9, 2018

/ © dpa/AFP / Boris Roessler

Un Irakien soupçonné du meurtre d’une adolescente en Allemagne et arrêté vendredi au Kurdistan irakien a avoué son crime, a affirmé samedi un haut responsable de la police de la région autonome.

« Quand nous l’avons interrogé, le jeune homme originaire du Kurdistan a avoué avoir tué la jeune Allemande », a déclaré à l’AFP Tariq Ahmad, le chef de la police de Dohouk, dans le nord-ouest de l’Irak.

Plus tard, lors d’une conférence de presse, le même responsable a dit que l’Irakien, âgé de 20 ans, avait reconnu l’avoir étranglée.

Ali Bashar, arrivé en Allemagne en octobre 2015 au « pic » de la crise des réfugiés, est soupçonné d’avoir violé et étranglé entre les 22 et 23 mai Susanna Feldman, une jeune fille de 14 ans, à Wiesbaden (centre), selon la police allemande.

L’Irakien « a affirmé que tous les deux étaient amis mais qu’ils avaient eu un différend, et qu’il l’avait tuée lorsque la jeune fille l’avait menacé d’appeler la police », a déclaré samedi le général Ahmad.

Il aurait été alcoolisé au moment des faits, au point de ne pas se rappeler ses agissements le lendemain, a prétendu la mère de M. Bashar, interviewée par la Deutsche Welle.

Le jeune homme, dont la demande d’asile avait été rejetée en décembre 2016, avait quitté l’Allemagne le 2 juin avec toute sa famille alors qu’il n’était pas encore soupçonné et que le corps n’avait pas été découvert.

Les circonstances de son départ ont soulevé des questions en Allemagne sur l’efficacité de la police.

Le chef de la police de Dohouk a expliqué avoir été informé par le ministère de l’Intérieur du Kurdistan « qu’une famille était arrivée et qu’un de ses membres était suspecté de meurtre ».

Le jeune homme a été arrêté vendredi « à deux heures du matin dans un hôtel de Zakho », une ville de la province de Dohouk, a-t-il ajouté.

Vendredi, un haut responsable kurde irakien avait affirmé à l’AFP que des dispositions avaient été prises pour que le suspect soit transféré « au plus vite » en Allemagne afin d’y être jugé.

Selon plusieurs médias allemands, il aurait décollé dans l’après-midi d’Erbil dans un vol Lufthansa à destination de Francfort. L’appareil devait atterrir aux alentours de 20h30 (18H30 GMT). M. Bashar sera ensuite présenté à un juge d’application des peines avant une probable mise en détention préventive.

Plusieurs marches de soutien, ponctuées d’une minute de silence, ont eu lieu samedi à travers l’Allemagne, notamment à Mayence, ville voisine de Wiesbaden, où résidait la jeune fille.

A la suite de la montée en puissance de l’extrême droite, Berlin a mis un sérieux tour de vis à sa politique d’accueil des demandeurs d’asile. Sur décision de la chancelière Angela Merkel, le pays s’était ouvert à plus d’un million de migrants en 2015 et 2016.

Romandie.com avec (©AFP / 09 juin 2018 17h54)                  

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Toronto: le chauffeur de la camionnette inculpé de dix meurtres avec préméditation

avril 24, 2018

Toronto (Canada) – Le chauffeur de la camionnette qui a foncé dans la foule lundi à Toronto, a été formellement inculpé mardi au tribunal de 10 meurtres avec préméditation pour autant de morts dénombrés sur les trottoirs de la métropole canadienne.

La comparution d’Alek Minassian, 25 ans, a duré quelques minutes dans un petit tribunal du quartier North York de Toronto. Elle n’a pas apporté d’élément pouvant expliquer le geste du jeune homme.

Debout dans le box des accusés les mains menottées, la tête rasée et vêtu d’une combinaison blanche, Alek Minassian s’est également vu signifier 13 chefs d’inculpation de tentative de meurtre par le procureur Joe Callaghan.

Il a ensuite été escorté par un important cordon de police, sans protestation, en dehors de la petite salle d’audience du palais de justice. Sa prochaine comparution a été fixée au 10 mai par le procureur.

Au volant d’une camionnette de location, Alek Minassian a fauché « délibérément » des piétons sur une des artères les plus fréquentées de Toronto, avait souligné le chef de la police Mark Saunders lundi soir quelques heures après le drame.

Sur près d’un kilomètre, il a heurté des dizaines de personnes, faisant 10 morts et 15 blessés au total, passant à vive allure sur les trottoirs et empruntant même à contresens les voies de circulation de la rue Yonge.

Les chefs d’inculpation de meurtre avec préméditation n’identifient pas les personnes décédées. Deux Coréens et une Canadienne employée de la société d’investissements Invesco Canada sont parmi les morts.

En revanche, Alek Minassian est accusé de tentative de meurtre de 13 personnes identifiées, dont une majorité d’origine étrangère.

Alek Minassian était jusqu’ici inconnu des services de police et absent des fichiers des services de renseignement ce qui permet, à priori selon le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, d’écarter la piste d’un acte de terrorisme comme cela a pu être le cas dans le même type d’attaque à la voiture-bélier comme à Londres ou à Nice.

« Les informations disponibles à ce stade indiquent que cet événement ne semble aucunement lié à la sécurité nationale », a assuré Ralph Goodale.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2018 15h01)                                            

A son procès, le Danois Peter Madsen nie le meurtre de la journaliste Kim Wall

mars 8, 2018

Croquis d’audience, réalisé par Anne Gyrite Schuett, du Danois Peter Madsen (g), accusé du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, et du procureur Jakob Buch-Jepsen (debout, le 8 mars 2018 au tribunal de Copenhague / © Ritzau SCANPIX/AFP / Anne Gyrite SCHUETT

« Je plaide non-coupable »: le Danois Peter Madsen a nié avoir tué à bord de son sous-marin la journaliste suédoise Kim Wall en août 2017, au premier jour de son procès retentissant jeudi à Copenhague où l’accusation a dressé le portrait d’un « pervers polymorphe » adepte de vidéos de décapitation.

Le procès a débuté à 09H30 (08H30 GMT) au tribunal de Copenhague, en présence de proches de la victime, dont ses parents, et de nombreux journalistes danois et étrangers.

Lunettes de vue à monture noire, t-shirt sombre, Peter Madsen a pris place dans une salle d’audience exiguë au côté de son conseil, Betina Hald Engmark.

Après l’exposé des faits par le procureur Jakob Buch-Jepsen, dont l’avocate a dénoncé le « manque de preuves », Peter Madsen a pris la parole, maintenant sa ligne de défense selon laquelle Kim Wall est morte accidentellement le 10 août 2017 à bord du Nautilus, le sous-marin artisanal construit par le Danois sur lequel elle avait embarqué quelques heures plus tôt pour l’interviewer.

« Je maintiens que je n’ai pas tué Kim Wall intentionnellement », a-t-il déclaré d’une voix assurée. Il a expliqué avoir changé de versions à plusieurs reprises pour « épargner » aux proches de la jeune femme les circonstances « terribles » de sa mort, qu’il continue de dire accidentelles sans les préciser.

L’homme paraît souvent irrité, apostrophe le procureur par son prénom, s’attarde dans de longues digressions.

Le procureur avait auparavant fait lecture de l’acte d’accusation et présenté les pièces matérielles à charge: le corps décapité, mutilé, démembré et lesté de pièces de métal de Kim Wall retrouvé après sa disparition en plusieurs endroits dans la baie de Køge séparant le Danemark de la Suède, son sang dans le sous-marin et sur le nez de Peter Madsen, la scie à bois retrouvée elle aussi en mer et qui aurait servi à découper le cadavre.

– ‘Je suis encore vivante’ –

L’avocate de la défense lui a répondu en ironisant sur les « défaillances » de l’accusation.

« Si ces déclarations telles que présentées par le procureur peuvent être prouvées, ce serait très incriminant pour mon client, mais il n’y a pas assez de preuves » du meurtre, moins encore de la préméditation, a-t-elle déclaré au tribunal.

Le parquet danois va requérir la prison à vie à l’issue du procès qui doit se terminer le 25 avril. Peter Madsen, 47 ans, également poursuivi pour atteinte à l’intégrité d’un cadavre et agression sexuelle, reconnaît avoir découpé le corps et l’avoir jeté à la mer, mais nie le reste en bloc.

Les derniers échanges de SMS entre Kim Wall et son petit ami, resté à terre fêter avec des amis le proche départ du couple qui avait décidé de s’installer en Chine, ont été projetés sur grand écran.

« Je suis encore vivante », plaisante-t-elle à 20h15 le soir du 10 août. « Mais nous allons plonger maintenant. Je t’aime ». Et puis elle envoie un dernier message une minute plus tard: « Il a même amené du café et des petits gâteaux ».

L’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes de la mort de Kim Wall, dont le petit ami avait déclaré la disparition dans la nuit du 10 au 11 août.

Peter Madsen, secouru le 11 par un plaisancier avant le naufrage de son bâtiment, est soupçonné de l’avoir sabordé.

– Vidéos de décapitation –

L’accusation soutient que M. Madsen a torturé et tué la journaliste afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu’il nie. Aucun mobile n’apparaît cependant clairement.

L’analyse psychologique de Madsen, citée jeudi par le procureur, le décrit comme « très peu fiable, pervers polymorphe et sexuellement déviant ».

« Il a des traits narcissiques et psychopathiques, il manipule avec un manque d’empathie et de remords », a ajouté Jakob Buch-Jepsen.

Des témoins, dont plusieurs ex-liaisons, décrivent un homme nourrissant de multiples perversions sexuelles, adepte de scénarios sado-masochistes, pratiquant des simulacres d’étranglement.

L’étude du disque dur saisi dans son atelier – il nie qu’il s’agisse du sien – a révélé des vidéos de femmes – apparemment réelles selon l’accusation – violées, assassinées, brûlées.

Les enquêteurs n’ont jamais retrouvé les téléphones de Kim Wall, ni de Madsen, mais ils sont parvenus à retracer certaines recherches effectuées par le suspect.

Dans la matinée du 10 août, quelques heures avant le drame, Madsen a fait des recherches sur des décapitations de femmes. Le 26 juillet, il a également recherché des « décapitations de femmes » et a regardé des vidéos.

Pourquoi, lui a demandé le procureur.

« Ce n’est pas sexuel. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions », a répondu Peter Madsen.

Romandie.com avec (©AFP / 08 mars 2018 14h46)                

Un Libanais arrêté pour le meurtre d’une domestique philippine au Koweït

février 24, 2018

Manille – L’un des deux principaux suspects du meurtre d’une domestique philippine dont le corps a été retrouvé dans un congélateur au Koweït a été arrêté et est détenu au Liban, ont annoncé les autorités philippines.

Le corps de Joanna Demafelis, qui présenterait des signes de torture, avait été découvert début février alors que ses employeurs, un Libanais et son épouse syrienne, avaient disparu en 2016.

A Beyrouth, un responsable judiciaire a confirmé samedi l’arrestation du Libanais mais aussi de son épouse.

Le meurtre, devenu un symbole des sévices parfois infligés aux domestiques philippines à l’étranger, a contribué à une crise diplomatique entre le Koweït et Manille qui a décidé une interdiction totale de signer de nouveaux contrats de domestiques dans le petit Etat du Golfe d’où quelque 1.700 Philippins ont été rapatriés à leur demande.

Le ministère philippin des Affaires étrangères a indiqué vendredi soir que Manille avait été averti par le Koweït la veille de la détention au Liban du Libanais Nader Essam Assaf accusé du meurtre de la jeune femme.

Le couple était recherché par Interpol depuis la découverte du corps de la domestique, selon le ministère.

« Le président (Rodrigo Duterte) se félicite des informations selon lesquelles Nader Essam Assaf se trouve actuellement aux mains des autorités au Liban », selon un communiqué du ministre philippin des Affaires étrangères Alan Cayetano.

Cette arrestation « constitue une première étape essentielle dans notre quête de justice pour Joanna et nous sommes reconnaissants à nos amis au Koweït et au Liban pour leur aide », a-t-il ajouté.

De son côté, le responsable judiciaire libanais a précisé que le couple avait été arrêté dans la capitale syrienne Damas où il s’était rendu après avoir fui le Koweït.

« Les autorités syriennes ont livré le mari au Liban (…). La Syrie a gardé l’épouse en détention, car il s’agit d’une ressortissante syrienne », a précisé ce responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Le corps de Joanna Demafelis, 29 ans, avait été découvert plus d’un an après que sa famille eut signalé sa disparition.

Selon les chiffres officiels, quelque 252.000 Philippins travaillent au Koweït –sur plus de 2 millions dans la région–, une bonne partie en tant que domestiques. Les récits de sévices et de surexploitation abondent dans les médias.

M. Duterte a accusé les employeurs de l’émirat de régulièrement violer leurs domestiques, de les forcer à travailler 21 heures par jour et leur donner les restes à manger.

Environ dix millions de Philippins au total travaillent à l’étranger et leurs envois de fonds constituent une contribution essentielle à l’économie du pays où la manière dont ils sont traités dans les pays où ils se trouvent fait souvent l’objet de débats politiques.

M. Duterte, qui envisage d’étendre à d’autres pays l’interdiction décrétée pour le Koweït, a envoyé cette semaine une équipe dans l’émirat pour négocier une meilleure protection des travailleurs philippins émigrés.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2018 11h23)                                            

Espagne: 17 arrestations chez les Hells Angels après un meurtre

février 7, 2018

Barcelone – Dix-sept personnes ont été arrêtées mercredi en Espagne au cours d’une opération de police au sein de la bande de motards Hells Angels, dans le cadre d’investigations pour assassinat et trafic de drogue, ont annoncé les autorités.

Ces arrestations sont intervenues notamment à Barcelone, la ville voisine de Sabadell et dans d’autres villes de Catalogne (nord-est), où une série de perquisitions ont eu lieu au petit matin, ont indiqué les Mossos d’Esquadra, la police régionale catalane.

« Plusieurs des personnes arrêtées sont impliquées dans un assassinat en 2017 à Sabadell et aussi pour trafic de drogue », a déclaré à l’AFP un porte-parole des Mossos d’Esquadra, sans fournir plus de précisions.

Selon le quotidien barcelonais La Vanguardia, l’homme assassiné appartenait à une bande de motards rivale des Hells Angels. Tabassé à coups de batte de baseball en septembre 2017, il avait succombé à ses blessures trois mois plus tard.

Le « chapitre » des Hells Angels à Barcelone a assuré à l’AFP que « les seuls membres des Hells Angels arrêtés appartiennent en fait au chapitre … à Sabadell. »

« La majorité des personnes arrêtées ne sont même pas membres du club », a-t-il ajouté.

Connus pour leurs motos Harley Davidson et leurs tenues de cuir, les Hells Angels ont été fondés aux Etats-Unis en 1948 et comptent des branches, ou « chapitres », dans 56 pays.

Romnandie.com avec(©AFP / 07 février 2018 17h00)                                            

Mexique: 30 meurtres en 48 heures liés au trafic de drogue

janvier 6, 2018

Des policiers et enquêteurs sur une scène de crime après une fusillade dans laquelle 6 personnes ont été tuées à Ciudad Juarez, dans l’Etat de Chihuahua, le 6 décembre 2017 / © AFP/Archives / HERIKA MARTINEZ

Une trentaine de personnes ont été tuées ces dernières 48 heures à Chihuahua, un Etat du nord du Mexique frontalier des Etats-Unis, qui connaît une nouvelle vague de violence lié au trafic de drogue, a indiqué samedi le parquet.

Sept personnes ont également été blessées par balles jeudi et vendredi, selon la même source. Samedi, une autre personne est décédée des suites de ses blessures.

Sur les 31 morts, figurent quatre femmes et trois adolescents de 14, 15 et 17 ans.

Ce bain de sang est la conséquence de règlements de comptes entre groupes rivaux de trafiquants de drogues qui appartiennent aux cartels de Juarez et de Sinaloa, a déclaré à l’AFP un porte-parole du parquet, Carlos Huerta.

L’Etat de Chihuahua, qui partage une large frontière avec les États-Unis, est l’un des Etats mexicains les plus touchés par les violences liées au trafic de drogue et où opère le cartel de Juárez, rival d’autres groupes criminels comme le cartel de Sinaloa.

Les autorités ont déployé samedi plus de 250 agents de la police fédérale dans la région.

Peu avant cette vague d’assassinats, le gouverneur Javier Corral avait assuré lors d’une réunion consacrée à la sécurité, que l’année 2018 serait « l’année de la sécurité publique à Chihuahua ».

La ville de Juarez, proche de la ville texane de El Paso, a été entre 2008 et 2012 l’une des villes les plus dangereuses au monde avec plus de 11.000 personnes assassinées, meurtres pour la plupart liés au crime organisé.

Une vague de violence frappe le Mexique depuis 2006, et a fait plus de 200.000 morts et des milliers de disparus. A la fin novembre, 23.101 homicides avaient été recensés dans le pays, un chiffre record depuis la mise en place des statistiques en 1997.

Des experts estiment que cette violence est la conséquence de la guerre contre le narcotrafic, lancée en 2006 par le gouvernement avec l’aide de l’armée, qui a abouti à fragmenter les cartels en cellules plus petites et plus violentes.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 23h53)                

Brésil: un adolescent tue par balles deux enfants de son collège (police)

octobre 20, 2017

Brasilia – Un collégien brésilien a tiré vendredi sur des élèves de son établissement scolaire de l’Etat de Goias, proche de Brasilia, faisant au moins deux morts et quatre blessés, a annoncé la police.

Le tireur, âgé de 14 ans « appartenait au collège et a été arrêté », a expliqué à l’AFP un porte-parole de la police scientifique de la ville de Goiania, située à quelque 200 km de la capitale fédérale.

Les victimes pourraient avoir « de 11 à 16 ans », selon cette même source.

En fin de matinée, « un élève a tiré à plusieurs reprises avec un pistolet dans une salle de classe. Malheureusement, six personnes ont été atteintes et deux d’entre elles sont mortes sur le coup », a expliqué un porte-parole de la police à TV Globo.

Il a ajouté que le tireur était le fils d’un policier et que l’arme utilisée appartenait à un agent des forces de l’ordre.

Les enquêteurs cherchaient à établir comment l’adolescent avait eu accès à cette arme et plusieurs élèves de ce collège privé ont été interrogés par la police.

« Il a sorti le pistolet de son sac à dos et a commencé à tirer, sans vraiment choisir de cible. Alors tout le monde s’est mis à courir », a expliqué au site G1 un témoin ayant préféré garder l’anonymat.

D’autres témoins ont raconté à la presse locale que le tireur était persécuté par certains camarades de classe, qui l’appelaient « le gars qui pue, parce qu’il ne mettait pas de déodorant ».

Ce genre de persécution « est un facteur qui peut amener à la violence, y compris des situations extrêmes comme celle qui est arrivée aujourd’hui », a expliqué à l’AFP Cássio Almeida de Rosa, membre du Forum brésilien de sécurité publique, qui publie régulièrement des études sur la violence au Brésil.

« Ce qui attire notre attention, c’est comment il a pu obtenir cette arme et l’introduire dans un collège privé », a ajouté cet expert.

En 2011, un Brésilien de 23 ans avait fait irruption dans son ancien collège, un établissement public, et tué 12 élèves âgés de 13 à 16 ans avant de se donner la mort, à Realengo, quartier populaire du nord de Rio de Janeiro.

Les tirs dans des établissements scolaires, communs aux Etats-Unis, restent toutefois rares au Brésil en dépit du taux très élevé d’homicides dans ce pays latino-américain.

Mais le drame de Goiania va alimenter le débat, au moment où un projet visant à faciliter l’accès aux armes est en cours d’examen au Parlement.

Romandie.com avec(©AFP / 20 octobre 2017 21h25)                                            

Kenya: manifestation après le meurtre d’un responsable électoral

août 1, 2017

Nairobi – Quelques dizaines de militants des droits de l’homme sont descendus mardi dans les rues de Nairobi pour dénoncer le meurtre d’un haut responsable de la Commission électorale qui a stupéfait le pays à une semaine des élections générales du 8 août.

Le corps de Chris Msando, un responsable chargé de superviser le système informatique de la Commission électorale kényane (IEBC), a été retrouvé samedi avec des marques de torture au cours du week-end, en bordure d’une forêt dans les environs de la capitale.

« C’est une source de très, très profonde inquiétude et nous voulons dire à l’IEBC qu’il y a beaucoup de gens qui sont préoccupés par ce meurtre », a déclaré George Kegoro, le directeur de la Commission kényane des droits de l’homme, qui a mené la marche vers les locaux de la Commission.

« Le Kenya a une malheureuse histoire d’assassinats par opportunisme politique et il y a une effrayante similarité dans la séquence d’événements (entourant la mort de M. Msando) qui laisse le sentiment que nous avons déjà vu ça auparavant », a-t-il ajouté.

M. Msando était chargé de superviser le système électronique d’identification des électeurs et de comptage des voix, considéré comme essentiel pour éviter un éventuel trucage du scrutin.

Son assassinat a entraîné des condamnations unanimes de la part des défenseurs des droits de l’homme et dans la communauté internationale.

Dans un communiqué conjoint, les ambassadeurs des États-Unis et de la Grande-Bretagne se sont dits « gravement préoccupés » et ont offert l’aide de leurs pays pour mener l’enquête.

La semaine dernière, M. Msando était apparu à la télévision pour rassurer sur la fiabilité du système électronique. Celui-ci avait failli lors de l’élection de 2013, ce qui avait poussé l’opposition à contester devant la Cour suprême, en vain, la victoire dès le premier tour d’Uhuru Kenyatta à la présidentielle.

Le président de l’IEBC, Wafula Chebukati, a demandé mardi que la sécurité des membres de la Commission soit assurée, mais a aussi relativisé la possibilité que des informations sensibles liées à l’élection aient été obtenues de M. Msando.

« Qui que ce soit qui l’ait torturé, je ne pense pas qu’il ait obtenu quelque chose », a-t-il déclaré à la presse. « Nous avons des fournisseurs de service et, pour l’instant, aucun employé de la commission n’a les mots de passe, donc ne spéculons pas. »

L’opposition, qui n’a cessé tout au long de la campagne de mettre en garde contre de possibles fraudes, a réclamé mardi que l’IEBC fasse appel à un expert étranger du Commonwealth ou de l’ONU, pour garantir la fiabilité du système électronique.

L’IEBC estime que la reconnaissance biométrique des 19,6 millions d’électeurs inscrits garantira la régularité du scrutin.

Resté silencieux depuis l’identification du corps de M. Msando lundi, le gouvernement a réagi tardivement mardi après-midi. Le président Kenyatta s’est déclaré « profondément choqué et attristé » par ce meurtre.

L’IEBC est en charge de l’organisation des élections du 8 août, où les Kényans sont appelés à désigner leurs président, gouverneurs, députés, sénateurs, élus locaux et représentantes des femmes à l’assemblée.

Après une campagne acrimonieuse, l’élection présidentielle, réédition du duel de 2013, s’annonce serrée entre le sortant Uhuru Kenyatta et son rival Raila Odinga.

Romandie.com ave(©AFP / 01 août 2017 16h12)                   

Congo/Brazzaville: Meurtre au domicile d’Oba Apounou

mai 8, 2017

 

Un élève de terminale à l’école militaire préparatoire général Leclerc, au nom de EMOUENGUE, a trouvé la mort hier au domicile de Gabriel Oba Apounou. Une balle a été tirée sur sa tête. OBA Apounou le parent de Denis Sassou Nguesso dans les crimes, membre influent du PCT ( Parti Congolais du Travail).

Qu’est-ce qui se passé chez OBA Apounou ? Qui a exécuté ce jeune homme dans le salon de Mr OBA Apounou ? Pourquoi la ( famille Oba Apounou) cache l’information ?

Rappelons aussi aux Congolais que c’est le fils de OBA Apounou qui est directeur de la maison d’arrêt centrale de Brazzaville. Il est parmi la bande qui torture les prisonniers et qui a tué le Colonel Marcel NTSOUROU.

 

Photo de BrazzaNews.
Ref-Image : EMOUENGUE, assassiné au domicile de OBA Apounou
Avec Brazzanews.fr

Thaïlande: un homme tue un bébé et se suicide en direct sur Facebook

avril 25, 2017

Bangkok – Un Thaïlandais a tué un bébé de 11 mois avant de se suicider en direct sur Facebook Live, a indiqué mardi la police locale, quelques jours après la diffusion d’un meurtre aux Etats-Unis sur le même réseau social.

Ce sont des amis de l’homme qui ont alerté la police de Phuket (île touristique du sud du pays), qui s’est immédiatement rendue sur place. « Ils étaient déjà morts quand je suis arrivé » lundi après-midi, a déclaré à l’AFP le lieutenant Jullaus Suvannin, l’un des premiers sur les lieux du drame, ajoutant qu’un smartphone avait été retrouvé posé contre un mur.

La police a expliqué que l’homme en question, Wuttisan Wongtalay, s’était disputé avec la mère de la petite fille, sans être en mesure de préciser s’il en était le père ou non.

Facebook a qualifié la vidéo « d’épouvantable ». « Il n’y a pas de place pour des contenus de ce genre sur Facebook et elle a été retirée », a indiqué Facebook à l’AFP.

La chaîne de télévision thaïlandaise Channel 3 a diffusé des images de la mère désespérée, entourée de ses proches, lorsqu’elle est venue récupérer mardi à l’hôpital les corps de son enfant et de Wuttisan Wongtalay.

Ce meurtre survient quelques jours après celui de Cleveland, au nord des Etats-Unis, quand un homme de 37 ans avait tué un retraité, un homme pris au hasard dans la rue, et diffusé la vidéo sur Facebook. Après trois jours de traque, le tueur s’était suicidé.

Dans la foulée, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, avait assuré que son groupe ferait tout son possible pour empêcher la répétition de telles tragédies. Mercredi, il a reconnu lors d’un discours que Facebook avait encore « beaucoup de travail » à faire dans ce domaine.

Facebook dispose d’une équipe de modérateurs opérant 24 heures sur 24 qui peuvent décider de retirer des contenus qui leur sont signalés. Les suicides et crimes sont traités en priorité, mais la rapidité de sa réaction est limitée par l’énorme quantité de contenus postés en ligne chaque jour.

Facebook note aussi que des vidéos de tentatives de suicide ont permis aux forces de l’ordre de sauver des vies, comme par exemple en janvier en Thaïlande.

Ces meurtres ne sont pas les premiers diffusés en direct sur internet. Cela a déjà été le cas en février pour un double meurtre perpétré à Chicago, au nord des Etats-Unis.

Le gouverneur de Phuket a appelé les Thaïlandais à ne pas partager le clip de quatre minutes du meurtre et du suicide, qui était toujours visible mardi après-midi sur le compte d’internautes thaïlandais.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2017 20h18)