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RDC/Meurtre des experts de l’ONU : la Cour militaire autorise la comparution de Sonia Rolley

mars 2, 2021

Cette Cour dit attendre de la journaliste de la Radio France internationale (RFI), d’«aider l’humanité en mettant à la disposition de la justice congolaise des éléments dont elle aurait des preuves » au sujet de cet assassinat.

Sonia Rolley /RFI

La Cour militaire de l’ex-Kasaï-Occidental vient d’autoriser la comparution de la journaliste du service Afrique de RFI, Sonia Rolley, comme renseignant dans le procès des présumés meurtriers des experts de l’ONU au Kasaï. Cette autorisation, note radiookapi.net, a été demandée par le ministère public, qui pense que la journaliste pourrait « éclairer » la Cour militaire sur ce qu’elle sait de ce meurtre.

Dans sa sollicitation, le ministère public, le général Muwau a, en effet, rappelé que le journaliste de RFI, accréditée à Kinshasa au moment du meurtre des deux experts de l’ONU, de Zaida Catalan et Michael Sharp, tués en mars 2017 au Kasaï, avait réalisé beaucoup de reportages relatifs à ce meurtre.

Et de faire savoir que la journaliste avait également discuté avec l’une des personnes accusées d’avoir participé à ce meurtre, Jean Bosco Mukanda. «Sonia Rolley a fait beaucoup de reportages sur ce meurtre. Elle a parlé avec Jean Bosco Mukanda. Au lieu de dire des choses en dehors du prétoire, qu’elle vienne le dire ici », a-t-il argumenté. Pour lui, « ne pas vérifier ce que Sonia Rolley dit, on dira que la justice militaire a évité d’affronter la vérité ».

Accédant à la demande du ministère public, le président de céans a indiqué que la Cour s’était fait le devoir d’inviter la journaliste « afin qu’elle puisse aider l’humanité en mettant à la disposition de la justice congolaise des éléments dont elle aurait des preuves ». La source indique qu’en plus de Sonia Rolley, la Cour a également autorisé la comparution de Gabriel Ilunga et  pasteur Charles Boniface, responsable d’une radio émettant de Kananga.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza 

Canada-Québec/Montréal: Mamadi Camara a eu «très peur», raconte son avocat

février 4, 2021

C’est rongé par la peur et dans une totale incompréhension que Mamadi III Fara Camara a passé plusieurs jours en détention, clamant son innocence, lui qui se serait visiblement trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Faussement accusé de tentative de meurtre, Mamadi III Fara Camara (au centre) a retrouvé sa liberté mercredi à la suite d’un important revirement de situation.

© Marie-France Coallier Le Devoir Faussement accusé de tentative de meurtre, Mamadi III Fara Camara (au centre) a retrouvé sa liberté mercredi à la suite d’un important revirement de situation.

« Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il n’y avait aucune preuve directe, la preuve était circonstancielle. On parle de témoignages de témoins, qui ont décrit une agression, les cheveux du suspect, le manteau », explique Me Cédric Materne, qui représente celui qui a été faussement montré du doigt comme étant l’agresseur du policier Sanjay Vig.

Au lendemain du retrait des accusations de tentative de meurtre contre un agent, M. Camara prend du repos, a indiqué son avocat. Pour le moment, l’homme de 31 ans n’a pas souhaité s’adresser aux médias.

« Il est très content de revoir sa famille. Il va bien en ce moment, mais c’est certain qu’il est choqué. Nous lui avions parlé pendant sa détention et il avait très peur, il ne comprenait pas ce qui se passait », mentionne Me Materne.

Homme sans histoire

L’agent Vig a été sauvagement attaqué le 28 janvier dernier après avoir intercepté un automobiliste sur le boulevard Crémazie, en bordure de l’autoroute Métropolitaine. M. Camara est bel et bien celui qui a été arrêté par le policier, mais contrairement à ce qui a été avancé par les autorités, il n’a pas été l’auteur de l’altercation, mais plutôt un des témoins de celle-ci.

« M. Camara leur a dit qu’il n’était pas la personne qu’ils cherchaient. Ce qu’on lui reprochait ne correspondait pas avec le profil de M. Camara, qui est un homme qui n’a pas d’antécédents judiciaires, une personne au doctorat, une personne calme. Ça ne fonctionnait pas, mais ils l’ont quand même arrêté et accusé », souligne Me Materne.

Vendredi, la version du SPVM voulait qu’un automobiliste intercepté relativement à une infraction au Code de la sécurité routière s’en soit pris physiquement à un policier dans le secteur de Parc-Extension. Le SPVM rapportait « une altercation lors de laquelle le policier aurait été désarmé et blessé », mais ne pouvait préciser s’il avait été atteint par un projectile.

M. Camara a été arrêté après avoir lui-même alerté le 911. Il clamait son innocence depuis le début. C’est finalement l’analyse plus poussée d’une vidéo d’une caméra du ministère des Transports qui a disculpé le Montréalais.

Dans l’immeuble de huit logements où demeure M. Camara, les voisins s’expliquent mal comment ce futur père de famille, étudiant à Polytechnique, a pu vivre ce cauchemar.

« Les policiers sont débarqués ici et ils nous ont tous questionnés. À un certain moment, on m’a même demandé si j’avais vu l’arme », a confié un des voisins de M. Camara, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles.

Avec Le Devoir par  Améli Pineda 

Lesotho : le Premier ministre part en Afrique du Sud à la veille de son inculpation pour meurtre

février 21, 2020

Un officier et le commissaire de police adjoint Paseka Mokete, au centre, avec des gardes de sécurité à l'extérieur de la Cour de justice de Maseru, le 21 février 202.

Un officier et le commissaire de police adjoint Paseka Mokete, au centre, avec des gardes de sécurité à l’extérieur de la Cour de justice de Maseru, le 21 février 202. © AP / Sipa 

Le Premier ministre Thomas Thabane, sur le point d’être inculpé vendredi du meurtre de sa précédente épouse, est « parti » pour l’Afrique du Sud voisine. Ses proches invoquent des « raisons médicales ».

« S’il est établi qu’il a en réalité essayé d’éviter l’inculpation, nous lancerons un mandat d’arrêt » contre le Premier ministre, a prévenu le numéro 2 de la police du Lesotho, Paseka Mokete.

Thomas Thabane devait être officiellement accusé vendredi du meurtre de sa précédente épouse, Lipolelo Thabane, assassinée le 14 juin 2017 alors qu’elle rentrait chez elle en voiture dans la capitale Maseru.

Ce crime est intervenu deux jours seulement avant la prestation de serment de Thomas Thabane au poste de Premier ministre. Le couple était alors en instance de divorce.

Après avoir piétiné pendant plus de deux ans, l’enquête s’est accélérée ces dernières semaines.

« Contrôle médical »

La nouvelle épouse de Thomas Thabane, Maesaiah, âgée de 43 ans, a été inculpée début février du meurtre de sa rivale. Elle est actuellement en liberté sous caution.

Vendredi, le Premier ministre lui-même était convoqué devant un tribunal de Maseru pour se voir notifier formellement son inculpation pour meurtre dans cette même affaire.

« Il ne vient pas au tribunal, il est parti pour un contrôle médical en Afrique du Sud », a cependant annoncé à son secrétaire, Thabo Thakalekoala, précisant que Thomas Thabane, âgé de 80 ans, était arrivé jeudi en Afrique du Sud voisine.

« C’est un contrôle de routine. Il va régulièrement en Afrique du Sud », a ajouté Thabo Thakalekoala. « Quand les médecins estimeront qu’il va bien, ils le laisseront partir », a-t-il encore dit.

« Nous avons été informés qu’il est parti pour un contrôle médical de routine », a confirmé le numéro 2 de la police, Paseka Mokete. « Selon des sources, il est en Afrique du Sud. On attend de parler avec son avocat qui doit nous dire où il se trouve exactement », a-t-il ajouté.

Appel téléphonique suspect

La police a assuré avoir « beaucoup d’éléments contre le Premier ministre ». « Son téléphone n’est pas la seule preuve que vous avons. Il y a beaucoup d’autres preuves », a affirmé Paseka Mokete sans plus de détails.

Un appel téléphonique suspect, passé depuis le téléphone portable du Premier ministre, a été localisé à l’endroit du meurtre le jour du crime, selon la police.

« La réalité est qu’à mon âge, j’ai perdu l’essentiel de mon énergie », a-t-il expliqué.

Avant de prendre ses fonctions de chef de gouvernement en juin 2017, Thomas Thabane avait déjà occupé ce poste de 2012 à 2015. Il avait été contraint momentanément à l’exil en Afrique du Sud après une tentative de coup d’Etat militaire en 2014.

Lors de sa dernière investiture, le 16 juin 2017, deux jours seulement après le meurtre de Lipolelo Thabane, Thomas Thabane avait prêté serment aux côtés de celle qui allait devenir sa nouvelle épouse, Maesaiah.

Le couple a ensuite assisté aux obsèques de Lipolelo Thabane, avant de convoler en justes noces deux mois plus tard.

Par Jeuneafrique avec AFP

États-Unis/ New York: interpellation d’un garçon de 14 ans soupçonné du meurtre d’une étudiante

février 15, 2020

Un adolescent de 14 ans a été interpellé par la police de New York, qui le soupçonne d’avoir poignardé à mort une étudiante de 18 ans, début décembre, dans un parc du quartier de Harlem, meurtre qui avait suscité un vif émoi. Le garçon était recherché depuis plusieurs semaines par la police, qui l’a arrêté vendredi soir, sans incident, a indiqué ce samedi 15 février le chef du NYPD, la police de New York, Dermot Shea, lors d’une conférence.

Etudiante en première année à la prestigieuse université de Barnard, Tessa Majors aurait été attaquée dans le parc Morningside par trois adolescents qui voulaient la voler. Dans ce parc qui sépare le quartier des universités du reste de Harlem, l’incident aurait dégénéré, l’un des assaillants la poignardant avant de s’enfuir. La jeune femme est décédée de ses blessures à l’hôpital peu après.

Rapidement identifié comme principal suspect, l’adolescent devait se présenter aux autorités mi-décembre, mais serait descendu brusquement du taxi qui l’emmenait au commissariat pour être entendu. «Nous sommes confiants dans le fait que la personne se trouvant actuellement en détention est celle qui a poignardé» Tessa Majors, a déclaré Dermot Shea.

L’adolescent a été inculpé ce samedi d’homicide volontaire et de vol, puis placé en détention à la demande du procureur Cyrus Vance, qui a mis en avant le risque de fuite. Il sera présenté mercredi à un juge, a indiqué le procureur Vance. Dans cette procédure, l’adolescent ne sera pas considéré comme mineur sur le plan pénal, comme le permet la loi de l’Etat de New York.

Une affaire particulièrement sensible

Cyrus Vance a indiqué que l’enquête avait permis de réunir une série d’éléments mettant en cause le suspect, dont un enregistrement vidéo, des témoignages et des analyses ADN. Il a également laissé entendre que le suspect s’était lui-même incriminé lors de son audition. Un complice présumé, âgé de 13 ans, a été inculpé mais sera lui jugé devant un tribunal pour enfants.

L’affaire est particulièrement sensible car elle implique une victime blanche et un suspect noir mineur. Elle fait écho au célèbre scandale des «Central Park Five», qui avait vu cinq adolescents issus de minorité condamnés à tort pour le viol à Central Park, en 1989, d’une joggeuse blanche, laissée pour morte dans le parc.

Le procureur Vance a laissé entendre que ce contexte explosif expliquait, en partie, pourquoi l’inculpation du suspect avait pris si longtemps. «Nous avons affaire à un garçon de 14 ans et nous accorderons une grande vigilance à préserver ses droits», a assuré Cyrus Vance. «Je veux que les New-Yorkais sachent que nous prenons un engagement d’équité dans ce dossier.»

Par Le Figaro avec AFP

Inde : colère après un nouveau cas de viol collectif suivi d’un meurtre

novembre 30, 2019

Quatre hommes ont été arrêtés après la mort d’une jeune femme de 27 ans dans le Sud de l’Inde.

Des centaines de personnes ont fait le siège samedi 30 novembre d’un commissariat en Inde où se trouvaient quatre hommes arrêtés pour le viol collectif et le meurtre d’une jeune femme.

Des renforts de police ont dû intervenir pour assurer la sécurité du commissariat d’Hyderabad (sud). Les quatre suspects devaient comparaître devant un magistrat plus tard dans la journée de samedi.

Parallèlement, des policiers ont repoussé à coups de bâtons une foule venue se rassembler devant le bâtiment d’Hyderabad où la jeune vétérinaire âgée de 27 ans aurait été suppliciée et son corps brûlé.

Selon la police, la jeune vétérinaire avait été enlevée mercredi soir au moment où elle reprenait son scooter. Les quatre hommes auraient crevé l’un des pneus de son scooter en son absence puis lui auraient proposé leur aide à son retour.

La victime a appelé sa soeur cadette pour lui expliquer qu’elle était en panne et qu’un groupe d’hommes lui avaient proposé de réparer son scooter, se disant «effrayée» selon le témoignage de cette soeur à la police. La soeur a voulu ensuite la rappeler mais son téléphone était débranché. Selon la police, les restes carbonisés du corps de la jeune femme ont été découverts jeudi matin. Le corps avait été placé dans une couverture puis arrosé d’essence avant d’être incendié.

Malgré l’arrestation rapide des quatre suspects, l’affaire a révulsé le pays où les violences sexuelles font régulièrement la une depuis le viol collectif d’une étudiante à bord d’un autobus à New Delhi en 2012, qui avait suscité une indignation internationale.

Des manifestations de protestation ont été organisées dans plusieurs villes outre Hyderabad et l’affaire a suscité des dizaines de milliers de commentaires sur Twitter.

«Les coupables doivent recevoir le châtiment le plus ferme», a tweeté le premier ministre de l’Etat du Rajasthan, Ashok Gehlot. «Comment peut-on faire subir à un être humain une violence si terrible ?», a commenté l’opposant Rahul Gandhi, ex-président du parti du Congrès.

Un ministre du Telegana, l’Etat où se trouve Hyderabad, a provoqué la colère de groupes féministes en déclarant que la jeune femme aurait pu être sauvée si elle avait appelé la police plutôt que sa soeur. «Maintenant, on fait porter la faute à la victime», s’est insurgée Swati Maliwal, cheffe de la Commission des femmes à Delhi.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Un homme condamné à la prison à vie pour le meurtre violent de son ex-conjointe

novembre 21, 2019
Silva Koshwal est condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 18 ans pour le meurtre de son ex-petite amie, Nadine Skow.

© Service de police d’Edmonton
 

Le père de la victime, Harvey Skow, est satisfait de la sentence et estime que justice a été rendue. Il explique cependant que les circonstances de la mort de sa fille laissent une trace douloureuse : j’aime ma fille et elle me manque beaucoup, ajoute-t-il en ravalant ses larmes.

«On peut tourner la page.» – Harvey Skow, père de la victime

En août 2015, l’Edmontonien a poignardé la femme de 38 ans plus de 100 fois à son domicile, puis a mutilé son corps.

La scène du crime était d’une telle violence que l’un des premiers policiers arrivés sur les lieux a dû prendre un congé pour cause de stress. Silva Koshwal a été reconnu coupable en août 2019.

La procureure de la Couronne, Laurie Trahan, accepte la décision, mais elle aurait préféré que la période de la libération conditionnelle soit plus longue.

«C’était un cas très difficile.» – Laurie Trahan, procureure de la Couronne

Si sa libération conditionnelle est acceptée, Silva Koshwal fera l’objet d’une mesure d’expulsion vers le Soudan du Sud, son pays d’origine.

Par Nassima Way avec des informations de Janice Johnston

Canada: les recherches des deux fugitifs accusés de meurtres bientôt réduites

juillet 31, 2019

 

La police canadienne a annoncé mercredi qu’elle allait réduire ses recherches dans une région inhospitalière du Manitoba (centre) pour tenter de retrouver deux jeunes Canadiens soupçonnés de trois meurtres, introuvables après neuf jours de traque.

L’armée de l’air, qui participait aux opérations depuis le week-end dernier avec deux avions équipés de matériel de surveillance sophistiqué, va se retirer et le nombre de policiers maintenus dans la région de Gillam pour cette enquête va être diminué dans les prochains jours, a annoncé un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), Jane MacLatchy. «Au cours de la prochaine semaine, la GRC commencera à réduire les opérations de recherche dans le nord du Manitoba», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. «Nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas trouvé les suspects», «ce n’est pas terminé», a-t-elle insisté. «Au cours de la dernière semaine, nos policiers ont tout mis en oeuvre pour trouver les suspects», Kam McLeod, 19 ans, et Bryer Schmegelsky, 18 ans, a rappelé la commissaire-adjoint.
Dans cette région «immense et impitoyable» couverte de forêts marécageuses peuplées d’ours et d’insectes piqueurs, la police a «ratissé environ 11.000 km2», fouillé plus de 500 habitations, exploré les pistes de plus de 250 renseignements, a-t-elle précisé. «Malgré ces efforts extraordinaires, il n’y a toutefois eu aucune observation confirmée des suspects» depuis la découverte de leur véhicule incendié, le 23 juillet à une quarantaine de kilomètres de Gillam (nord du Manitoba).

Les deux fugitifs ont abouti dans la région de Gillam, située à plus de 1000 km au nord de Winnipeg, la capitale du Manitoba, au terme d’une cavale en voiture de plus de 3.000 km à partir de la Colombie-Britannique. Ils sont formellement accusés du meurtre sans préméditation d’un professeur de botanique de 64 ans, Leonard Dyck. Ils sont également soupçonnés d’avoir tué un jeune Australien de 23 ans, Lucas Fowler, et son amie américaine Chynna Deese, 24 ans, dont les corps avaient été trouvés le 15 juillet le long d’une route dans le nord de la Colombie-Britannique (ouest).

Dimanche soir, suite à un renseignement jugé «crédible», la police canadienne avait concentré ses recherches sur une petite localité située à une centaine de km au sud-ouest de Gillam, York Landing. La zone a été passée au peigne fin, en vain. Interrogée par un journaliste, la porte-parole de la police fédérale n’a pas exclu mercredi que les deux fugitifs soient morts, ou qu’ils aient réussi à quitter la région de Gillam en déjouant l’important dispositif policier. Elle a appelé les Canadiens à signaler à la police tout suspect potentiel. Mercredi après-midi, la police de l’Ontario, province située au sud-est du Manitoba, a annoncé avoir reçu un signalement d’un véhicule suspect dont les deux occupants correspondent au profil des suspects. La voiture a été aperçue dans la petite bourgade de Kapuskasing, au centre de l’Ontario, à plus de 1.000 kilomètres de Gillam à vol d’oiseau.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un Américain condamné à la perpétuité pour le meurtre de trois musulmans

juin 13, 2019

 

Un Américain a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de trois étudiants musulmans en février 2015, qui avait suscité une vive émotion aux Etats-Unis et dans le monde.

Craig Hicks, 50 ans, a accepté mercredi de plaider coupable après avoir obtenu la garantie que l’accusation renonçait à requérir la peine de mort. Dans la foulée, il a été condamné à la réclusion à perpétuité. En février 2015, il avait abattu Deah Barakat, 23 ans, sa femme Yusor Abou-Salha, 21 ans, et la soeur de celle-ci, Razan Abou-Salha, 19 ans, dans la ville universitaire de Chapel Hill, en Caroline du Nord. Il a toujours assuré s’en être pris à eux dans le cadre d’un conflit de voisinage.

Une vidéo filmée par Dean Barakat avant de mourir a été diffusée mercredi lors de l’audience de plaider-coupable. Elle montre comment Craig Hicks a sonné à l’appartement du couple pour leur reprocher –à tort– de s’être garé sur sa place de parking. La famille des victimes a elle toujours estimé que c’était un prétexte et que Craig Hicks était animé par une hostilité envers l’islam. Citant les messages antireligieux qu’il avait postés sur les réseaux sociaux et ses multiples accrocs avec ses voisins de couleur ou d’origine étrangère, elle avait demandé à la justice de considérer son crime comme motivé par une haine discriminatoire. Les autorités judiciaires avaient refusé de retenir ce motif, une circonstance aggravante au regard de la loi.

Quelques heures après la condamnation de Craig Hicks, le chef de la police de Chapel Hill s’est excusé de l’approche retenue par ses services. «Ce que nous savons tous maintenant et que j’aurais aimé savoir il y a quatre ans, c’est que les meurtres de Deah, Yusor et Razan étaient bien plus qu’une dispute pour une place de parking», a déclaré dans un communiqué Chris Blue. «L’auteur de ces meurtres avait sans aucun doute un cœur haineux». Aux familles des victimes, «nous transmettons nos regrets sincères d’avoir aggravé leur douleur», a-t-il ajouté. «Aux musulmans de nos communautés, sachez que vous avez été entendus, vus et écoutés».

Le meurtre avait suscité un vif émoi aux Etats-Unis. Le président démocrate Barack Obama avait évoqué la «peur» des Américains musulmans et martelé que «personne ne devrait jamais être pris pour cible en raison de ce qu’il est, de son apparence ou de sa croyance».

Des manifestations avaient également eu lieu en Iran, en Jordanie et dans les territoires palestiniens pour dénoncer ce crime.

Par Le Figaro.fr

Le meurtre d’une fillette pour 130 euros scandalise l’Inde

juin 7, 2019

 

L’Inde s’indignait vendredi du meurtre d’une fillette de deux ans en représailles, selon les autorités, d’une dette de 130 euros non remboursée par son grand-père. La police de la ville d’Aligarh (Uttar Pradesh, nord) a arrêté deux suspects pour ce meurtre qui, d’après les enquêteurs, a été commis car le grand-père de la victime devait 10.000 roupies (127 euros) aux deux hommes.

La fillette a été enlevée le 31 mai et découverte trois jours plus tard. Son corps décomposé, enveloppé dans un tissu, a été retrouvé dans une décharge, mangé par les chiens errants. «Le grand-père de la fille devait de l’argent aux accusés et ils ont eu une dispute sur le retard du remboursement», a déclaré à Aakash Kulhari, chef de la police d’Aligarh. Les suspects avaient menacé la famille de «conséquences graves» s’ils ne récupéraient pas vite leur argent, a indiqué la police, pour qui ce crime était «motivé par une rancune personnelle».

Selon le rapport médical, la fillette est morte étranglée avec un tissu. L’un des accusés avait conservé le corps pendant trois jours dans sa maison mais s’en est débarrassé dans une décharge publique en raison de sa décomposition dans la chaleur estivale. La police a déployé des renforts à Aligarh par crainte de tensions religieuses, la victime et les suspects étant de deux religions différentes.

Le meurtre de la petite fille était l’un des sujets les plus commentés sur Twitter en Inde vendredi, de nombreux internautes demandant la peine de mort pour les coupables. Responsables politiques, stars du sport et de Bollywood exprimaient également leur colère et leur incompréhension.

«Le meurtre atroce à Aligarh est un nouveau crime inhumain et inqualifiable contre un enfant innocent», a déclaré Priyanka Gandhi, l’une des figures du parti du Congrès (opposition). «Que sommes-nous devenus ?»

Le nombre d’actes de violence recensés contre les enfants a augmenté significativement ces dernières années en Inde, avec près de 100.000 cas en 2016, soit cinq fois plus qu’une décennie auparavant. En 2016, près de 2.000 enfants ont étés tués, 55.000 kidnappés et 13.000 agressés sexuellement dans ce pays d’Asie du Sud, selon des statistiques officielles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada-Québec/Meurtre à Yamachiche: deux suspects activement recherchés

octobre 11, 2018

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TROIS-RIVIÈRES — L’enquête entourant le meurtre de la jeune Ophélie Martin-Cyr, survenu à Yamachiche mercredi matin, prend un nouveau tournant. La Sûreté du Québec est activement à la recherche de deux suspects pour meurtre au premier degré dans ce dossier, et demande la collaboration du public pour les retrouver.

D’abord, René Kègle, 38 ans de Saint-Maurice, est activement recherché pour meurtre au premier degré et tentative de meurtre sur une jeune femme de 21 ans en déchargeant une arme à autorisation restreinte.

René Kègle René Kègle Kègle mesure 1,77 mètres, pèse 78 kg, a les cheveux et les yeux bruns.

 

Francis Martel Francis Martel

 

Par ailleurs, Francis Martel, 31 ans de Trois-Rivières, est lui aussi recherché pour meurtre au premier degré et complicité après le fait. Il mesure 1,83 mètres, pèse 92 kg, a les cheveux et les yeux bruns.

Toute personne apercevant ces individus est priée de communiquer avec le 911, et ne doit pas tenter d’intervenir auprès de ces personnes. La SQ incite les gens à agir avec prudence en communiquant directement avec ses services. Toute personne ayant de l’information qui permettrait de les retracer peut également communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la SQ au 1-800-659-4264.

Le Nouvelliste par Paule Vermot-Desroches avec msn.ca