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Mexique: déploiement policier dans un camp de migrants haïtiens

septembre 23, 2021
Mexique: deploiement policier dans un camp de migrants haitiens
Mexique: déploiement policier dans un camp de migrants haïtiens© AFP/PEDRO PARDO

La tension régnait jeudi dans un camp de migrants haïtiens installé dans la ville mexicaine de Ciudad Acuña (nord), à la frontière avec les États-Unis, après le déploiement d’une centaine de policiers mexicains, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Ils vont nous expulser ? », demande, visiblement angoissé, un homme après le déploiement des patrouilles. « Je n’ai rien dans mon pays. Que vont-ils faire ? », demande au bord des larmes une Haïtienne, qui dit s’appeler Sonia.

Les forces de l’ordre se sont déployées après l’annonce faite par l’Institut national des migrations (INM) indiquant que la situation des migrants serait examinée afin de les renvoyer dans la ville où ils ont initialement déposé leur demande d’asile.

« Ceux qui sont entrés (au Mexique) et ont demandé l’asile doivent poursuivre leurs démarches devant les instances où leur demande a été déposée », a expliqué à des journalistes Francisco Garduño, l’envoyé spécial de l’INM à Ciudad Acuña.

Cette demande doit permettre à terme aux migrants clandestins de rester légalement au Mexique et d’éviter l’expulsion, dans l’attente d’une entrée éventuelle aux États-Unis.

Les policiers sont arrivés à l’aube près du parc où sont massés depuis près d’une semaine plusieurs centaines de migrants, a constaté l’AFP.

Les forces de l’ordre mexicaines se sont postées le long du fleuve Rio Grande, traversé quotidiennement par des centaines de clandestins qui vont et viennent d’une rive à l’autre pour tenter de s’approvisionner en nourriture et médicaments.

Plusieurs véhicules des garde-frontières américains étaient visibles du côté américain de la frontière. Un hélicoptère survole également la zone en permanence, selon les journalistes de l’AFP.

« Nous sommes venus pour coordonner l’assistance à cette population qui se retrouve en situation de vulnérabilité. Le respect de ces personnes est garanti », a assuré Francisco Garduño.

Des fonctionnaires de l’INM étaient présents au début du déploiement des forces de sécurité, avant de se retirer, selon l’AFP.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart des Haïtiens, s’entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière sud avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas.

Fuyant la pauvreté et le chaos, ils cherchent à gagner les États-Unis, pour nombre d’entre eux après avoir traversé une douzaine de pays comme le Panama et la Colombie, où quelque 19.000 migrants, en majorité Haïtiens, sont également massés à la frontière.

Des centaines de migrants ont été expulsés par avion cette semaine vers Port-au-Prince par les autorités américaines.

Le Mexique a affecté 28.395 soldats à la surveillance des frontières, selon le gouvernement, qui a indiqué mercredi que 147.033 migrants irréguliers avaient été interceptés jusqu’à présent en 2021.

Cette nouvelle vague de migration a été déclenchée après que Washington a prolongé le statut de protection temporaire (TPS) pour tous les Haïtiens qui se trouvaient aux États-Unis le 29 juillet ou avant. Cette décision a incité des milliers de personnes à se précipiter vers la frontière américaine.

Avec Le Point avec AFP

Deux têtes découvertes dans des bureaux de vote au Mexique

juin 7, 2021

Deux têtes humaines ont été découvertes dans des bureaux de vote de la ville mexicaine de Tijuana, frontalière des États-Unis, lors des élections de dimanche au Mexique, ont rapporté les autorités locales.

Lors d'un premier incident, un homme s'est approché du bureau de vote et a jeté une tête humaine à l'intérieur.

© JORGE DUENES/Reuters Lors d’un premier incident, un homme s’est approché du bureau de vote et a jeté une tête humaine à l’intérieur.

Lors d’un premier incident, alors que les bureaux de vote étaient ouverts depuis un peu plus d’une heure, un homme s’est approché et a jeté une tête humaine à l’intérieur, selon un rapport du bureau du procureur de l’État de Basse-Californie.

Le vote a été momentanément perturbé et l’intervention de la police a été nécessaire pour emporter la tête.

Quelques heures plus tard, dans un bureau de vote de la même zone, un homme s’est approché et a laissé une autre tête ainsi que des restes humains démembrés dans une boîte en bois, placée juste à côté de l’urne.

À proximité d’un autre bureau de vote, des sacs contenant des restes humains ont également été découverts, selon le rapport du procureur.

Cette suite d’incidents s’est produite dans la même circonscription électorale de Tijuana, en bordure de San Diego, en Californie.

D’autres macabres découvertes

Au coeur des violences liées à la drogue, Tijuana a déjà été le théâtre de découvertes macabres de restes humains.

Il y a quelques années, un corps nu avait été retrouvé pendu à un pont, les doigts et la langue coupés, cousus ensemble et placés autour de son cou.

Un autre homme a été retrouvé pendu, nu et avec ses organes génitaux dans la bouche.

Le Mexique a organisé des élections dimanche pour renouveler les 500 sièges de la Chambre des députés et élire plus de 20 000 responsables locaux. La campagne a été marquée par des violences, avec 91 politiciens tués depuis septembre, dont 36 candidats ou pré-candidats, selon le cabinet de conseil Etellekt.

Selon les chiffres officiels, plus de 300 000 personnes ont été tuées au Mexique depuis 2006, année où le gouvernement fédéral a lancé une opération militaire d’envergure contre les cartels de la drogue.

Avec  CBC/Radio-Canada

Mexique: un ancien maire arrêté pour complicité dans l’assassinat d’une journaliste

décembre 17, 2020

Un ancien maire de l’Etat de Chihuahua, dans le nord du Mexique, a été arrêté jeudi 17 décembre pour «complicité» dans l’assassinat en 2017 de la journaliste Miroslava Breach, a indiqué le bureau du procureur général. Un tribunal de Chihuahua «est parvenu à établir la probable responsabilité» de Hugo Amed Shultz, ancien maire de la municipalité de Chinipas, pour avoir «recherché et fourni des informations à un groupe du crime organisé qui a ordonné et exécuté le meurtre», a déclaré le bureau du procureur dans un communiqué, sans apporter plus de détails.

Pour ce crime, un juge fédéral a condamné à 50 ans de prison Juan Carlos Moreno, dit «El Larry», accusé d’être l’un des auteurs matériels du meurtre de la journaliste spécialisée dans les questions de droits de l’homme, de trafic de drogue et de corruption.

Lors de l’audition de Carlos Moreno, il a été révélé que des politiciens avaient enregistré des conversations téléphoniques avec la journaliste, correspondante du quotidien La Jornada, qui auraient été remises à Hugo Amed Shultz, membre du Parti d’action nationale (PAN, conservateur). L’ancien maire de Chinipas, «avec le soutien des anciens dirigeants du PAN dans l’Etat de Chihuahua, a fait pression sur Miroslava Breach pour qu’elle révèle ses sources concernant un reportage qui indiquait que des membres de diverses organisations criminelles (…) étaient candidats à des fonctions électives», a indiqué La Jornada jeudi après l’arrestation de Hugo Amed Shultz.

La journaliste, originaire de Chinipas, a reçu huit balles dans la tête le 23 mars 2017, alors qu’elle quittait sa maison pour emmener son fils à l’école.

Le Mexique est considéré comme l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes, avec plus d’une centaine d’assassinats depuis 2000, dont sept cette année. Plus de 90% de ces crimes restent impunis, selon les organisations de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) et Article 19. Le dernier meurtre en date est celui d’Israel Vazquez du quotidien El Salmantino. Des inconnus ont ouvert le feu sur lui le 9 novembre alors qu’il couvrait la découverte de restes humains dans l’Etat violent de Guanajuato.

Par Le Figaro avec AFP

Situation du coronavirus au Brésil, Mexique et Guatemala

juin 19, 2020

Coronavirus: Le Brésil franchit le cap du million de contaminations

Le Brésil a dépassé vendredi le cap du million de cas de contaminations confirmées de coronavirus, après un record de nouveaux cas quotidiens, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.

Le plus grand pays d’Amérique latine compte au total 1.032.913 cas de contamination après un bond très important de 54.771 nouveaux cas d’infection en une journée et déplore 48.954 décès, après 1.206 morts supplémentaires en 24 heures, selon ces données jugées très sous-estimées par les scientifiques.

Mexique: le coronavirus a fait plus de 20.000 morts

Le bilan de l’épidémie de Covid-19 au Mexique a dépassé vendredi le seuil des 20.000 morts, a annoncé le gouvernement, qui a également fait état de plus de 5.000 nouveaux cas de contamination en une seule journée. Le nouveau coronavirus a fait 647 décès supplémentaires en 24 heures, ce qui porte le bilan de la pandémie au Mexique à 20.394 morts, a indiqué au cours d’une conférence de presse le directeur de l’Epidémiologie, José Luis Alomia. En une journée, 5.030 nouveaux cas de contamination ont été recensés, portant le total à 170.485 dans le pays, a-t-il précisé.

Coronavirus: le ministre de la Santé limogé au Guatemala

Le président du Guatemala, Alejandro Giammattei, a limogé vendredi le ministre de la Santé Hugo Monroy, critiqué pour la stratégie sanitaire mise en oeuvre pour lutter contre la pandémie de coronavirus, qui a contaminé près de 12.000 personnes et fait plus de 400 morts dans le pays. Outre le ministre, trois vice-ministres ont été relevés de leur fonctions, a annoncé à la presse le responsable de la communication de la présidence, Victor Valenzuela.

Monroy est remplacé par Amelia Flores, qui a déjà occupé plusieurs postes au sein du ministère de la Santé. La gestion de l’épidémie dans le pays d’Amérique centrale de 17 millions d’habitants a fait l’objet de vives critiques. Les hôpitaux se sont vite retrouvés saturés et le ministère a été accusé d’avoir caché des informations sur la pandémie.

Les personnels de santé se plaignent également du manque de matériels de protection. Au moins 400 soignants ont été contaminés et huit sont morts depuis la détection d’un premier cas dans le pays le 13 mars. Selon les derniers chiffres officiels, le pays a enregistré 11.251 cas déclarés de Covid-19 et 432 morts. Pour tenter de freiner l’épidémie, le gouvernement a notamment ordonné la fermeture des centres commerciaux, interdit les transports publics, limité la circulation et imposé un couvre-feu partiel.

Par Le Figaro avec AFP

Mexique: un juge et son épouse assassinés par un commando armé

juin 16, 2020

Un juge fédéral qui avait enquêté sur des affaires liées au crime organisé a été tué par balle mardi avec son épouse à son domicile dans l’Etat de Colima (ouest), a annoncé la Cour suprême. Le juge Uriel Villegas se trouvait chez lui, lorsque des hommes armés ont fait irruption et ouvert le feu. Le juge et son épouse ont été tués. Deux mineurs, les enfants du magistrat, et une employée de maison ont survécu à l’attaque.

«Nous demandons aux autorités compétentes leur soutien pour garantir la sécurité des juges fédéraux et de leurs familles, et que les responsabilités correspondantes fassent l’objet d’enquête et soient déterminées», a déclaré Arturo Zaldivar, président de la Cour suprême. Le secrétariat à la Sécurité a également condamné le meurtre du juge et de sa femme. Le bureau du procureur général a annoncé sur son compte Twitter qu’il «prenait en charge pleinement» l’enquête sur cette attaque.

Le juge travaillait depuis février dans un tribunal pénal fédéral dans la ville de Colima, capitale de l’État du même nom. Auparavant, il avait été juge dans l’État de Jalisco et, selon la presse mexicaine, il avait été en charge de l’affaire Ruben Oseguera, du nom du fils de Nemesio Oseguera «El Mencho», chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generacion. Uriel Villegas avait ordonné le transfert d’Oseguera Jr. vers une prison d’Oaxaca en 2018, d’où il a été extradé vers les États-Unis en février.

Par Le Figaro avec AFP

Mexique: une «grève nationale des femmes» prévue le 9 mars

février 21, 2020

 

Les responsables politiques mexicains, du président jusqu’aux membres du Congrès, ont exprimé leur soutien vendredi à une «grève nationale des femmes» sans précédent prévue le 9 mars pour protester contre la recrudescence des violences faites aux femmes. L’initiative a été lancée mardi à travers les réseaux sociaux par le collectif féministe Brujas del Mar, originaire de l’Etat de Veracruz (est), avec le slogan «El nueve ninguna se mueve» («Le neuf, personne ne bouge»).

Selon des chiffres officiels qui sont sans doute en-dessous de la réalité, le Mexique a enregistré 1.006 féminicides en 201, soit un bond de 136% depuis 2015. Le pays a été bouleversé récemment par le meurtre sauvage d’une jeune femme de 25 ans par son conjoint et par la mort d’une fillette de sept ans torturée par plusieurs personnes.

Arussi Unda, représentante du collectif Brujas del Mar, a affirmé que la mobilisation du 9 mars ne visait aucune institution ni aucune personne en particulier. «Il ne s’agit pas de Lopez Obrador, ni du (parti conservateur) PAN ni du (centriste) PRI», a-t-elle déclaré sur la radio Grupo Formula.

«Que les femmes manifestent, elles ont toutes ce droit, elles sont libres. Notre gouvernement garantit le droit d’être en désaccord», a commenté vendredi le président Andres Manuel Lopez Obrador lors de son point de presse quotidien, assurant que les femmes choisissant de faire grève ne subiront «pas de représailles».

La maire de Mexico Claudia Sheinbaum a dit avoir ordonné aux organismes dépendants de la municipalité de ne pas prendre de sanctions contre les grévistes. Mêmes directives du côté des instances judiciaires, des sénateurs et députés du pays ainsi que des universités publiques et privées, que les grévistes soient des employées ou des étudiantes. Le géant des médias Televisa a fait savoir vendredi dans un communiqué que ses employées avaient «toute liberté» de se joindre à la grève nationale sans «aucune conséquence sur leur situation professionnelle».

Beatriz Gutierrez Müller, épouse du président mexicain, a soutenu la grève dans un premier temps, allant même jusqu’à partager jeudi l’appel à mobilisation sur les réseaux sociaux, avant de changer de pied quelques heures plus tard et de soutenir un mouvement anti-grève sous le slogan «Le 9 je me bouge!».

Par Le Figaro avec AFP

Trump dément avoir envisagé de mettre des alligators à la frontière des États-Unis

octobre 2, 2019

 

Donald Trump a contesté mercredi des informations du New York Times selon lesquelles il aurait envisagé de créer des tranchées remplies d’alligators pour empêcher les migrants de traverser la frontière séparant le Mexique et les États-Unis.

«Le presse essaye de vendre l’idée selon laquelle je voulais un fossé rempli d’alligators et de serpents avec des barrières électriques et des pics pointus à la frontière sud», a tweeté le président américain. «Je suis peut-être dur sur la sécurité aux frontières, mais pas à ce point. La presse est devenue folle. Fake News!» a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison-Blanche réagissait à un long article du New York Times évoquant sa frustration dans la lutte contre l’immigration clandestine. Selon le quotidien, il aurait en particulier évoqué, lors d’échanges avec son équipe, la possibilité de tirer dans les jambes des migrants tentant de traverser la frontière mythique pour rejoindre les États-Unis.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mexique: libération d’un journaliste enlevé par des hommes armés

juin 13, 2019

 

Un journaliste enlevé mercredi dans l’Etat de Veracruz (sud-est) a été libéré ce jeudi à l’aube, a annoncé le gouverneur Cuitlahuac Garcia. «Nous avons réussi à libérer le journaliste Marcos Miranda», a annoncé le gouverneur dans un tweet, qui a également félicité la police et les membres des forces armées qui ont participé à sa libération. Selon un source militaire, qui a requis l’anonymat, le journaliste a «été retrouvé frappé et désorienté alors qu’il marchait sur la voie publique».

Marcos Miranda, journaliste et directeur du site d’informations Noticias a Tiempo, avait été enlevé par deux hommes armés alors qu’il conduisait sa fille de 10 ans à l’école dans la ville de Boca del Rio. Son épouse, Maria del Pilar Gasca, avait indiqué à la presse locale que son mari avait reçu des menaces du ministre de l’Intérieur de l’Etat, Eric Cisneros, en raison de ses reportages. «Il voulait que (mon mari) écrive des choses positives sur lui en échange de pots-de-vin. Il lui a dit que s’il ne le faisait pas, il savait ce qui allait lui arriver», avait-elle témoigné.

L’enlèvement s’était produit moins de 24h après le meurtre mardi soir de Norma Sarabia dans l’Etat voisin de Tabasco, qui porte à six le nombre de journalistes tués au Mexique depuis le début de l’année. Norma Sarabia avait été correspondante du journal Tabasco Hoy pendant 15 ans et travaillait depuis quelque temps pour d’autres médias locaux. Elle a été attaquée mardi soir par deux individus armés circulant à moto, à proximité de son domicile dans la ville de Huimanguillo, à 400 km de Boca del Rio.

Selon le décompte de Reporters sans frontières, le Mexique est le pays le plus meurtrier au monde pour les journalistes, avec cinq journalistes tués entre le début de l’année et le mois de mai. Avec plus de 100 journalistes tués depuis 2000, l’organisation classe le pays parmi les trois pays les plus dangereux pour la presse avec la Syrie et l’Afghanistan.

La grande majorité de ces assassinats restent impunis.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mexique: découverte de 3 fosses clandestines avec 35 cadavres

mai 11, 2019

 

Trente-cinq cadavres ont été découverts cette semaine dans trois fosses clandestines dans l’Etat mexicain de Jalisco (ouest), l’un des plus violents du pays. La plupart des corps avaient été enterrés sur le terrain d’un ranch, dans la municipalité de Zapopan. «On y a retrouvé 27 corps de personnes qui avaient été privées de leur liberté. Nous n’en avons identifié que deux pour le moment», a précisé le procureur régional, Gerardo Octavio Solis lors d’une conférence de presse.

Ce chiffre pourrait néanmoins augmenter avec les travaux de déblaiement qui se poursuivent. «Nous creusons à plus de 3 mètres de profondeur, avec l’aide de machinerie lourde», a précisé le procureur.

A Guadalajara, capitale de l’Etat et deuxième ville du pays, ce sont les crânes de sept personnes et d’autres restes humains qui ont été découverts sur le terrain d’une maison où, le 3 mai, neuf personnes avaient été secourues après avoir été victimes d’actes de torture. Un dernier corps a été retrouvé enterré dans la cour d’un appartement en rez-de-chaussée, dans la municipalité de Tlajomulco.

Plus de 40.000 personnes sont actuellement portées disparues au Mexique, frappé par une vague de violence liée au trafic de drogue, particulièrement depuis que le président de l’époque, Felipe Calderon, a lancé en 2006 les forces armées dans une vaste opération de lutte contre les narcotrafiquants. Depuis cette date, quelque 250.000 personnes ont été assassinées dans le pays, selon des chiffres officiels qui ne précisent pas combien d’entre elles ont été victimes des affrontements entre mafias.

Un récent travail d’investigation, mené par une équipe de sept journalistes américains et mexicains, a répertorié 2000 fosses clandestines entre 2006 et 2016. Selon le gouvernement mexicain, un peu plus de 1.100 fosses clandestines ont été localisées à travers le pays et il y a environ 26.000 cadavres non identifiés dans les morgues.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mexique: le président élu Lopez Obrador compte annuler la construction aéroport de Mexico

octobre 29, 2018

Vue aérienne du chantier de construction du nouvel aéroport de Mexico, à Texcoco, le 31 juillet 2018, que le président élu mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a l’intention d’annuler suite à une consultation / © AFP/Archives / Pedro PARDO

Le président élu mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a annoncé lundi son intention d’annuler le chantier de construction du nouvel aéroport de Mexico, au vu des résultats d’une consultation controversée.

La consultation, qui a largement rejeté le nouvel aéroport (69,95% des votants), n’était pas organisée par les autorités électorales nationales. Ses détracteurs contestent sa légalité et dénoncent son manque de rigueur, comme des votes multiples, constatés par plusieurs médias dont l’AFP.

« La décision respecte le mandat des citoyens, nous allons construire deux pistes sur l’aéroport militaire de Santa Lucia, améliorer l’aéroport de Mexico et réactiver l’aéroport de Toluca », a expliqué M. Lopez Obrador lors d’une conférence de presse au lendemain du vote.

« Ce sont les gens qui ont décidé », a expliqué le président élu, saluant une « très bonne décision ».

Lopez Obrador, qui prendra ses fonctions le 1er décembre, a précisé que les entreprises travaillant sur le chantier en cours seront choisies pour le projet alternatif ou qu’un arrangement financier sera trouvé avec elles.

Durant sa campagne, M. Lopez Obrador a plusieurs fois critiqué ce projet de méga-aéroport pour son coût élevé, son impact environnemental et pour de supposés faits de corruption dans l’attribution des contrats.

Avec cette décision, le gouvernement mexicain va économiser, selon lui, « 100 milliards de pesos », soit environ 4,4 milliards d’euros.

Le président élu mexicain Andres Manuel Lopez Obrador à Mexico, le 29 octobre 2018 / © AFP / Ulises Ruiz

Le problème de la saturation actuelle de l’aéroport international sera résolu en trois ans, a promis le président élu, et des connections ferroviaires entre les différents sites seront construites.

– Consultation controversée –

La construction de l’aéroport a été rejetée à 69,95% lors d’une consultation effectuée entre jeudi et dimanche, à laquelle ont participé un peu plus d’un million de Mexicains.

Le scrutin devait trancher entre un projet déjà engagé – estimé à plus de 13 milliards de dollars (11,4 milliards d’euros) – et une alternative prévoyant le réaménagement de l’aéroport militaire de Santa Lucia au sud de la capitale, de l’aéroport actuel de Mexico ainsi que de celui de Toluca, habituellement utilisé pour les jets privés.

Un des principaux investisseurs du chantier en cours est le magnat mexicain des télécommunications Carlos Slim.

Pour la consultation, seuls un millier de bureaux de vote répartis dans le pays ont été mis en place contre plus de 156.000 lors des élections présidentielles de juillet.

Des Mexicains votent lors d’une consultation à Mexico, le 25 octobre 2018, sur la construction du nouvel aéroport de la capitale / © AFP/Archives / Omar TORRES

La répartition des bureaux de vote a également été critiquée, certains considérant qu’elle privilégiait des zones populaires qui ont largement voté pour Lopez Obrador aux élections présidentielles de juillet.

Lundi, le peso mexicain a perdu 3.78% et dépassé la barre des 20 unités pour un dollar.

– Implications juridiques et financières –

En cas d’annulation du chantier, « le gouvernement entrant devra faire face aux engagements financiers qui nécessiteront probablement des ressources fiscales supplémentaires », a prévenu le président Enrique Peña Nieto.

Le président mexicain a assuré que jusqu’au dernier jour de son mandat, le 30 novembre prochain, « rien ne changera dans la concession et l’exécution du projet ».

« L’annulation aura des implications juridiques et financières » qui nuiront à l’image du Mexique, a souligné devant la presse Juan Pablo Castañon, directeur du Conseil de coordination des entreprises (CCE).

Le chantier de construction du nouvel aéroport de Mexico, à Texcoco, le 31 juillet 2018, que le président élu mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a l’intention d’annuler suite à une consultation / © AFP/Archives / Pedro PARDO

« Le message envoyé aux citoyens, aux marchés internationaux, aux entreprises et aux investisseurs est qu’il n’y a pas de certitude que les contrats soient respectés », a-t-il critiqué.

De son côté, le Groupe aéroportuaire de la ville de Mexico (GACM), à capitaux majoritairement publics, qui supervise le chantier, a indiqué que 32% du nouvel aéroport était déjà construit et que 2,9 milliards d’euros avaient déjà été dépensés.

Selon l’Association internationale de transport aérien (IATA) la suspension de l’aéroport signifie des « années de retard » en matière d’infrastructures.

« L’investissement généré par Texcoco (le chantier actuel du nouvel aéroport) sera compensé par celui de Santa Lucia » a commenté à l’AFP Edward Glossop, analyste chez Capital Economics.

« Mais il y a de l’inquiétude sur ce que signifiera cette consultation en terme de politique publique » ajoute-t-il. Lopez Obrador pourrait aussi lancer une consultation « pour les contrats pétroliers » et rendre ainsi « plus imprévisible » la politique macroéconomique du pays, selon lui.

Romandie.com avec(©AFP / (30 octobre 2018 01h09)