Posts Tagged ‘Michel Djotodia’

Congo : Sassou Nguesso sur tous les fronts

octobre 22, 2013
 Denis Sassou Nguesso et Michel Djotodia (à dr.), le 17 octobre à Ouagadougou. © Ahmed Ouoba/AFP


Denis Sassou Nguesso et Michel Djotodia (à dr.), le 17 octobre à Ouagadougou. © Ahmed Ouoba/AFP

Centrafrique, Angola, Biens mal aquis… En ce moment, les dossiers chauds ne manquent pas pour le président congolais Denis Sassou Nguesso.

Même s’il n’a pas jugé nécessaire d’écourter sa présence au sommet du 20e anniversaire de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), à Ouagadougou, les 16 et 17 octobre, le président congolais Denis Sassou Nguesso a dû gérer depuis la capitale burkinabè l’incursion de militaires angolais dans le Niari – à laquelle s’ajoute, selon nos informations, l’irruption sporadique d’éléments de la Séléka centrafricaine dans la Likouala, afin d’y pourchasser les partisans de Bozizé. Toujours très remonté, par ailleurs, contre ce qu’il perçoit comme des ingérences inadmissibles de la justice française dans les affaires intérieures congolaises (et contre la passivité du gouvernement de François Hollande à cet égard), DSN s’est abstenu de prendre au téléphone Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, qui cherchait à le joindre avant son déplacement à Bangui, le 13 octobre.

Quant à la visite que devait faire la ministre déléguée Yamina Benguigui à Brazzaville, du 4 au 6 octobre, elle a été repoussée sine die. Commentaire d’un familier de la résidence du Plateau : « Sassou est le seul chef d’État à se préoccuper vraiment de la Centrafrique, dont la désagrégation menace toute la région. Si les fonctionnaires sont payés depuis six mois dans ce pays, c’est grâce à lui et aux 25 milliards de F CFA qu’il a débloqués, en deux tranches. Les Français pourraient se montrer un peu moins ingrats. »

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: la population vit une tragédie

octobre 19, 2013

BANGUI – La population de Centrafrique, livrée aux exactions de bandes armées et à des violences intercommunaitaires, vit une tragédie, a estimé samedi une mission d’urgence des agences d’aide des Nations unies dépêchée dans le pays pour établir un bilan humanitaire de la situation.

De son côté, le président de transition centrafricain, Michel Djotodia, a appelé les jeunes de son pays à dire non aux manipulations visant à inciter les habitants à prendre les armes les uns contre les autres, au cours d’une réunion publique à Bangui.

La situation humanitaire s’est une fois de plus dégradée (…) C’est une tragédie que vit le peuple centrafricain. On ne peut la laisser perdurer, a déclaré au cours d’une conférence de presse de presse à Bangui, un des responsables de cette mission, John King de l’office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), à l’issue d’une visite de 48 heures.

D’abord il faut qu’il y ait la sécurité pour les civils afin qu’ils puissent rentrer chez eux. Nous devons tous être réalistes: les problèmes sont plus graves que ceux des années précédentes, a ajouté M. King, en référence aux crises, troubles et coups d’État qui ont secoué le pays depuis son indépendance en 1960.

Arrivée jeudi soir à Bangui, la mission onusienne s’est rendue notamment vendredi à Bossangoa (250 km au nord-ouest de Bangui), où des affrontements entre combattants de l’ex-rébellion Séléka – qui a renversé le régime du président François Bozizé le 24 mars – et des groupes d’autodéfense ont fait plus de 100 morts en septembre et des dizaines de milliers de déplacés.

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement de François Bozizé par la coalition Séléka, aujourd’hui officiellement dissoute par son chef, Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août.

Lourd tribut de la jeunesse

Depuis, le pays est livré à des chefs de bande et des mercenaires, l’État s’est effondré et les violences menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens – qui constituent la grande majorité des près de cinq millions d’habitants – et musulmans. Les combattants qui formaient les rangs de l’ex-rébellion se revendiquent de confession musulmane et M. Djotodia est le premier président musulman de l’histoire du pays.

Je veux que la jeunesse (…) dise non aux manipulations tendant à dresser les uns contre les autres, à faire en sorte que les jeunes prennent les armes, les machettes, les bâtons, pour mettre la vie de leur prochain en danger, a lancé le président pendant une rencontre avec la jeunesse dans le centre de la capitale.

Des faits graves se produisent encore dans nos provinces, a-t-il rappelé en référence aux exactions et violences intercommunautaires qui se développent dans le pays.

Nous refusons que la jeunesse soit instrumentalisée. C’est elle qui paie le lourd tribut de ces violences, a-t-il ajouté.

Pour le rétablissement de l’Etat et l’organisation des futures élections, la sécurité et la stabilité sont indispensables, a-t-il souligné, en affirmant vouloir confier un rôle de premier plan aux chefs traditionnels pour sortir le pays de la spirale de la violence.

Nous devons également nous appuyer sur les chefs traditionnels et toutes les ethnies pour assurer la victoire vers la démocratie. Nous devons nous appuyer sur le système traditionnel qui seul permet de faire remonter la voix du peuple auprès des dirigeants, a-t-il estimé.

Près de 10% de la population du pays a été déplacée par les violences. Une force africaine, en cours de déploiement, tente de désarmer les combattants et les pillards et de rétablir la sécurité. La France, ancienne puissance coloniale, a un contingent de 400 soldats qui tient l’aéroport de Bangui et plaide au conseil de sécurité de l’ONU pour une action urgente en Centrafrique.

Romandie.com avec(©AFP / 19 octobre 2013 21h52)

Centrafrique : les privés français lâchent Djotodia

octobre 11, 2013

Arrivés à la mi-juin, les agents de sécurité français engagés par Michel Djotodia, le président de la transition, ont tous quitté la Centrafrique. Commandés par Jérôme Gomboc, un ancien du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa), ils assuraient la protection rapprochée de Djotodia et la formation de la garde présidentielle.

L’escapade centrafricaine de la vingtaine d’agents de sécurité français engagés par Michel Djotodia, le président de la transition, a tourné court. Arrivés à Bangui à la mi-juin, ils ont plié bagage le 3 octobre, faute d’avoir été payés. Ils auraient même été contraints d’acheter eux-mêmes leur billet de retour ! Commandés par Jérôme Gomboc, un ancien du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa), ils sont salariés de la société Roussel G-Sécurité, dont le siège est à Fréjus, dans le sud de la France. Ils assuraient la protection rapprochée de Djotodia et la formation de la garde présidentielle. Nommé en août conseiller spécial chargé de la sécurité du président de la transition, Gomboc se trouve pour sa part toujours à Bangui.

Jeuneafrique.com