Posts Tagged ‘Mike Pompeo’

États-Unis: Mike Pompeo reçu par Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian

novembre 15, 2020

 

C’est dans ce contexte de transition tendu que le chef de la diplomatie américaine est attendu à l’Elysée. Après un week-end privé dans la capitale avec son épouse Susan, Mike Pompeo sera reçu ce lundi par le président Macron, après un entretien avec son homologue Jean-Yves Le Drian. Il poursuivra son voyage en Turquie, Géorgie, Israël, aux Emirats arabes unis, au Qatar et enfin en Arabie saoudite. Une tournée d’adieu en quelque sorte.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, ici à New York le 20 août 2020.© Mike Segar/Reuters Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, ici à New York le 20 août 2020.

Alliés, partenaires et amis :  le département d’Etat insiste sur les liens historiques qui unissent la France et les Etats-Unis à la veille de la visite de Mike Pompeo. Une visite qui restera discrète; elle a lieu à la demande des Américains, précise-t-on à Paris, et « en toute transparence avec l’équipe de Joe Biden ».

La période de transition complique les relations diplomatiques mais les sujets de discussion ne manqueront pas. Côté américain on évoque l’importance de la coopération transatlantique en matière économique, une alliance clé au sein de l’Otan, une convergence de vues sur la Russie et un partenariat indéfectible dans la lutte contre le terrorisme.

Mais le ton devrait être moins consensuel et plus tendu sur d’autres sujets; en particulier sur la possibilité d’une accélération du retrait militaire américain d’Irak et d’Afghanistan : Jean-Yves Le Drian l’a dit vendredi, il fera part à son homologue du désaccord français sur une telle éventualité. Avant la mise en place de l’équipe démocrate, l’administration Trump a deux mois devant elle. Autres dossiers sur lesquels les vues divergent radicalement et qui pourraient être évoqués, l’Iran, et le Proche-Orient.

Avec RFI

Troupes américaines en Afrique : les USA feront « ce qu’il faut », assure Mike Pompeo

février 16, 2020

Mike Pompeo et Macky Sall à Dakar, le  février .

Mike Pompeo et Macky Sall à Dakar, le février . © Andrew Caballero-Reynolds/AP/SIPA

 

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a assuré dimanche à Dakar que les États-Unis veilleraient à faire « ce qu’il faut » en partenariat avec leurs alliés au sujet de la réduction ou non de leur présence militaire en Afrique, notamment au Sahel confronté aux violences jihadistes.

Mike Pompeo, qui s’exprimait devant la presse, s’est gardé de tout engagement et a laissé ouverte la question d’une réduction ou non des forces combattantes américaines en Afrique, actuellement à l’examen à Washington.

Peu auparavant, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Amadou Ba, à ses côtés, avait indiqué que les États-Unis avaient fait part aux dirigeants sénégalais « de leur volonté de retirer leurs forces combattantes ». « Cela ne signifie pas pour nous le retrait des forces américaines » dans leur totalité, a-t-il ajouté en parlant du soutien apporté par les Américains dans les domaines de la formation et du renseignement.

Examen au Pentagone

« Plus que jamais, l’Afrique est confrontée à des défis majeurs liés à l’insécurité et au terrorisme, elle a besoin des États-Unis d’Amérique, qui sont un allié stratégique pour un retour définitif à la paix et à la stabilité », a dit le ministre sénégalais. « Nous ferons ce qu’il faut, nous ferons ce qu’il faut collectivement, j’en suis convaincu », a répondu Mike Pompeo en évoquant les partenaires sénégalais, africains, français et européens des États-Unis.

Mike Pompeo a rappelé que le niveau des forces déployées en Afrique était en cours d’examen au Pentagone. « Je suis convaincu que quand nous aurons terminé cet examen, nous en discuterons, non seulement avec le Sénégal, mais tous les pays de la région, nous discuterons des raisons de ce que nous faisons, de la manière dont nous le faisons, et nous parviendrons à un résultat qui marche pour tout le monde », a-t-il dit.

Par Jeuneafrique avec AFP

Ceux qui ne soutiennent pas Trump doivent quitter le gouvernement, dit Pompeo

septembre 23, 2018
Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain, à Washington, le 21 septembre 2018 / © AFP/Archives / Jim WATSON

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a lancé dimanche une mise en garde à peine voilée au numéro deux du ministère de la Justice, au cœur d’une nouvelle polémique sur l’aptitude de Donald Trump à gouverner: ceux qui ne soutiennent pas le président doivent partir.

« J’ai été assez clair depuis mes débuts dans cette administration: si vous ne pouvez pas faire partie de l’équipe, si vous ne soutenez pas cette mission, alors il faut peut-être songer à faire autre chose », a lancé le chef de la diplomatie américaine dans l’émission télévisée Fox News Sunday.

« On a besoin de tous ceux qui aident à mener à bien la mission du président Trump et j’espère que chacun, dans chaque agence du gouvernement — Justice, FBI, département d’Etat –, participe bien à cette mission », a-t-il ajouté. « Et si ce n’est pas le cas, il vaut mieux aller faire quelque chose de plus utile ailleurs. »

Selon des médias américains, le numéro deux du ministère de la Justice Rod Rosenstein a évoqué au début du mandat du milliardaire républicain la possibilité de le mettre à l’écarte du pouvoir en activant le 25e amendement de la Constitution, une procédure encore jamais utilisée aux Etats-Unis. D’après ces informations, il a suggéré à ce moment-là, devant témoins, qu’il faudrait enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du « chaos » régnant à la Maison Blanche.

Rod Rosenstein dément fermement ces informations. Mais celui qui supervise l’enquête sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie en 2016 est depuis encore un peu plus dans le viseur du président.

Prié de dire s’il était lui-même au courant de ces conversations pour enregistrer voire démettre Donald Trump, Mike Pompeo a répondu: « Ni de près ni de loin ».

Romandie.com avec(©AFP / (23 septembre 2018 17h14)

États-Unis: Qui a finalement signé la tribune qui enflamme Trump ?

septembre 6, 2018

 

Pompeo nie être l’auteur de la « triste » tribune anti-Trump du New York Times

New Delhi – Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a nié jeudi être l’auteur de la « triste » tribune anonyme publiée par le New York Times, qui critique sévèrement le président Donald Trump.

« Personne ne devrait être surpris que le New York Times, un journal libéral qui a attaqué sans relâche cette administration, ait choisi de publier un tel article », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à New Delhi.

« Il n’est pas de moi », a-t-il tenu à préciser, alors que l’identité de son auteur reste sujette à spéculations.

Les responsables du journal « n’auraient pas dû choisir de prendre pour argent comptant les opinions d’un mauvais acteur mécontent et déloyal »

« Si vous n’êtes pas en position d’exécuter le projet du chef, vous n’avez qu’une option : partir. Et au lieu de cela, cette personne, selon le New York Times, a choisi non seulement de rester mais de saper ce que le président Trump et son administration essayent de faire ».

« Et je dois vous dire que je trouve incroyablement inquiétants les efforts des médias à cet égard pour saper cette administration », a-t-il ajouté.

Pence n’est pas l’auteur de la tribune anonyme visant Trump

« Le vice-président signe les tribunes qu’il écrit »… L’équipe de Mike Pence a pris soin de préciser jeudi qu’il n’était pas l’auteur de la tribune anonyme visant Donald Trump publiée dans le New York Times.

« Le New York Times devrait avoir honte, tout comme la personne qui a écrit cette tribune fausse, absurde et lâche », a écrit dans un tweet Jarrod Agen, directeur de la communication de M. Pence.

« Nous sommes au-dessus de telles manœuvres d’amateurs », a-t-il ajouté.

Donald Trump a réagi mercredi soir avec véhémence à la publication par le New York Times d’une tribune anonyme d’un haut responsable de son administration expliquant comment il s’efforçait, avec d’autres, de lutter de l’intérieur contre les « pires penchants » du président américain.

L’auteur de ce texte hors du commun, intitulé « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump », souligne qu’il ne s’agit pas pour lui de soutenir la démarche des démocrates, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président.

Romandie.com avec(©AFP / (06 septembre 2018 13h43)

Corée du Nord: la visite de Pompeo annulée en raison d’une lettre de Pyongyang

août 28, 2018

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Washington, DC, le 21 août 2018 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

La visite du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en Corée du Nord prévue le week-end passé a été annulée suite à une lettre de Pyongyang jugée belliqueuse par les autorités américaines, selon le Washington Post.

Le contenu exact de la lettre, signée de la main du général nord-coréen Kim Yong-chol, n’a pas été dévoilé.

Le diplomate en chef américain a reçu la lettre vendredi, l’a montrée au président américain Donald Trump, puis les deux hommes ont décidé d’annuler la visite, a révélé le quotidien américain lundi soir en citant deux responsables américains.

Tout en annulant la visite, Donald Trump a précisé sur Twitter que les progrès quant à la dénucléarisation de la Corée du Nord sont jugés insuffisants.

Cette déclaration fait suite à des compte-rendus indiquant que la Corée du Nord a fait peu voire rien pour démanteler son programme nucléaire, malgré les promesses faites par Kim Jong-un en ce sens lors d’un sommet historique avec le Président des Etats-unis en juin.

M. Trump a également critiqué la Chine, estimant que le pays ne fait pas suffisamment d’efforts pour assurer la dénucléarisation de la péninsule coréenne, mais a laissé la porte ouverte à une future visite de Mike Pompeo à Pyongyang quand la relation économique entre les Etats-Unis et la Chine sera « résolue ».

Romandie.com avec(©AFP / (28 août 2018 11h05)

Pyongyang critique « l’impatience » des États-Unis, nouvelle lettre de Trump à Kim

août 4, 2018

Singapour – La Corée du Nord a critiqué samedi l’appel du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à continuer à appliquer les sanctions envers Pyongyang et reproché à Washington son « impatience » face à la lenteur des avancées diplomatiques.

Dans le même temps, M. Pompeo a fait savoir dans un tweet que la délégation au forum de Singapour avait remis une lettre du président Donald Trump au chef de la diplomatie nord-coréenne, à l’intention au leader nord-coréen Kim Jong Un.

M. Trump avait déjà reçu une nouvelle lettre de son homologue nord-coréen plus tôt cette semaine.

En dépit des « mesures de bonne volonté » prises par la Corée du Nord, Washington « donne de la voix pour maintenir les sanctions », trahissant « des mouvements aux Etats-Unis voulant revenir en arrière, loin des intentions de leur dirigeant », a déclaré dans un communiqué le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho.

« L’impatience n’aide pas du tout à construire la confiance. Et surtout quand on avance des exigences unilatérales qui ne vont faire que saper la confiance au lieu de la renouveler », a-t-il ajouté.

« Tant que les Etats-Unis ne montreront pas dans la pratique leur volonté d’éliminer ce qui nous pose problème, il n’y aura aucune possibilité que nous avancions de notre côté », a conclu le chef de la diplomatie.

Un peu plus tôt à Singapour, où il se trouvait pour un forum de l’ASEAN (l’Association des nations d’Asie du Sud-Est), Mike Pompeo avait appelé à « maintenir la pression » sur la Corée du Nord, stigmatisant notamment la Russie pour d’éventuelles violations des sanctions internationales.

Lors d’un sommet historique le 12 juin à Singapour avec le président américain Donald Trump, le dirigeant nord-coréen Kim Jong avait réaffirmé son engagement en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne » – une vague déclaration d’intentions sans calendrier ni modalités, bien loin de la dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » qu’exigeaient les Etats-Unis.

Selon un rapport d’experts des Nations unies, consulté vendredi par l’AFP, la Corée du Nord « n’a pas stoppé ses programmes nucléaire et balistique et a continué de défier les résolutions du Conseil de sécurité à travers une hausse massive des transferts illicites de produits pétroliers en mer ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 août 2018 10h27)                                                        

Pompeo rencontre à Mexico le président-élu Lopez Obrador

juillet 13, 2018

Mexico – Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a rencontré vendredi à Mexico le président-élu de gauche Andrés Manuel López Obrador, à l’heure où les sujets de friction entre les deux voisins se multiplient.

Le secrétaire d’Etat américain est arrivé à la tête d’une imposante délégation, composée du conseiller présidentiel et gendre de Donald Trump, Jared Kushner, de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, et du secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin.

« C’est un plaisir de visiter le Mexique pour mon premier voyage de secrétaire d’Etat », a tweeté Mike Pompeo après s’être posé sur l’aéroport de la mégapole mexicaine.

La délégation américaine s’est réunie en début d’après-midi avec M. Lopez Obrador, surnommé AMLO –d’après ses initiales– vainqueur à une écrasante majorité des élections du 1er juillet et qui doit prendre ses fonctions le 1er décembre.

La modeste maison qui sert de bureau à Mexico au président-élu était entourée d’un dispositif policier composé d’une vingtaine d’agents seulement et de barrière métalliques, tandis qu’une centaine de journalistes patientaient en face depuis l’aube. La réunion n’était pas ouverte à la presse.

Les futurs ministre des Finance, de l’Economie et de la Sécurité de AMLO ont assisté à la réunion ainsi que l’ancien maire de Mexico et prochain ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.

« Ca a été un dialogue assez franc, respectueux, cordial, une première conversation réussie, je pense que nous pouvons avoir un optimisme raisonnable » et que le Mexique parviendra à « améliorer sa relation avec les Etats-Unis », a commenté M. Ebrard en conférence de presse après la rencontre.

La discussion a porté, selon lui, sur le commerce et la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), sur les efforts nécessaires à mener en matière de développement au Mexique, ainsi qu’en Amérique centrale, pour que cessent les migrations.

– Familles séparées –

Le sujet de la sécurité a également été abordé et AMLO a présenté une « initiative mexicaine », a indiqué M. Ebrard, sans fournir plus de détails.

« Cette délégation est remarquable et elle témoigne de l’importance que l’administration (Trump) et les Etats-Unis accordent à la relation bilatérale » avec le Mexique, a déclaré jeudi un haut-fonctionnaire du Département d’Etat américain aux journalistes.

« C’est un voyage important programmé à un moment-clé de notre relation bilatérale », a-t-il ajouté.

Auparavant, une rencontre s’était déroulée avec le président sortant, Enrique Peña Nieto, ainsi qu’avec le ministre des Affaires étrangères, Luis Videgaray.

Peña Nieto a exprimé « sa préoccupation pour la politique de séparation des familles de migrants » du gouvernement américain et a demandé le « rapide regroupement des familles séparées », selon un communiqué de la présidence mexicaine. Il a également souligné la nécessité de continuer à « combattre les dangereuses organisations criminelles internationales et les trafiquants de drogue ».

Les relations entre les États-Unis et le Mexique se sont tendues depuis la prise de fonctions de Donald Trump en janvier 2017, après une campagne présidentielle marquée par des invectives anti-mexicaines, des attaques contre l’Aléna, qui lie les deux pays et le Canada depuis 1994, et la promesse de construire un mur à la frontière, payé par le Mexique.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 20h47)                                                        

États-Unis: Pompeo en Corée du Nord le 5 juillet pour discuter de la dénucléarisation

juillet 2, 2018

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo à Washington, le 26 juin 2018 / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo se rendra de nouveau en Corée du Nord le 5 juillet afin de poursuivre les consultations sur la dénucléarisation de la péninsule, dans la foulée du sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un.

Le chef de la diplomatie américaine doit rencontrer « le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et son équipe » afin « de poursuivre l’important travail en cours de dénucléarisation de la péninsule coréenne », a annoncé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, lors d’un point de presse.

Le département d’État a précisé dans un communiqué que M. Pompeo serait en Corée du Nord du 5 au 7 juillet « pour poursuivre les consultations et mettre en oeuvre les progrès réalisés par le président Trump et le dirigeant Kim à Singapour » le 12 juin.

« Je pense qu’un certain nombre de choses se sont produites. Premièrement, nous n’avons pas assisté à un lancement de missiles au cours des huit derniers mois », a relevé Sarah Sanders, faisant référence à l’ancienne attitude nord-coréenne qui consistait à faire des tests de missiles balistiques provocateurs.

« Vous n’avez pas vu d’explosions nucléaires. Et, encore une fois, ces conversations peuvent continuer à évoluer », a-t-elle poursuivi. « Je ne vais pas entrer dans les détails mais je peux vous dire que des progrès continuent à être enregistrés »

Mike Pompeo se rendra ensuite, les 7 et 8 juillet, à Tokyo où il s’entretiendra avec les responsables japonais et sud-coréens « de notre engagement commun à une dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée de la DPRK (acronyme officiel de la Corée du Nord, NDLR), ainsi que d’autres questions régionales et bilatérales », selon le département d’État.

Le secrétaire d’État américain ira ensuite à Hanoï et à Abou Dhabi avant de se rendre à Bruxelles pour le sommet de l’Otan.

Le sommet de Singapour a fait baisser les tensions entre Washington et Pyongyang. Mais la poignée de main historique entre MM. Kim et Trump n’a débouché ni sur un calendrier ni sur des modalités précises pour le démantèlement de l’arsenal nucléaire nord-coréen.

Citant de multiples sources anonymes, des médias américains ont rapporté ces derniers jours que les services de renseignements américains disposaient d’informations selon lesquelles la Corée du Nord tenterait de cacher une partie de son arsenal nucléaire.

Ce que la porte-parole de la Maison Blanche a refusé lundi de confirmer ou d’infirmer.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 23h38)

Corée du Nord: Pompeo admet « un risque » de ne pas parvenir à la paix

juin 14, 2018

Pékin – Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a reconnu jeudi qu’il subsistait un « risque » de ne pas parvenir à la paix en Corée du Nord, deux jours après le sommet historique entre Kim Jong Un et Donald Trump à Singapour.

Alors que le président américain avait déclaré mardi à l’issue du sommet que la dénucléarisation de la Corée du Nord allait démarrer « très rapidement », son ministre a paru moins catégorique jeudi à Pékin à l’issue d’un entretien avec son homologue chinois Wang Yi.

« Nous pensons vraiment que nous pouvons enfin avancer, après tant d’années, sur la voie de la paix dans la péninsule (coréenne) », a déclaré M. Pompeo. « Mais il y a toujours un risque de ne pas y parvenir », a-t-il ajouté.

M. Wang a de son côté salué les efforts des Etats-Unis pour aboutir à un rapprochement avec Pyongyang, estimant que le sommet de Singapour contribuerait à « parvenir à la dénucléarisation de la péninsule et à lui apporter ainsi qu’à la région une paix durable et véritable ».

M. Pompeo devait dans la soirée être reçu par le président chinois Xi Jinping pour lui rendre compte du sommet de mardi.

La rencontre de mardi à Singapour –la première entre un dirigeant nord-coréen et un président américain en exercice– a eu un énorme retentissement médiatique, mais ses résultats tangibles, notamment sur le thème-clé de la dénucléarisation, suscitent des interrogations.

La formulation de la déclaration commune signée par MM. Trump et Kim, dans laquelle Pyongyang s’engage en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », reste en effet vague. Elle a été critiquée par de nombreux experts car elle ne mentionne pas deux autres conditions-clés de Washington, à savoir que la dénucléarisation soit aussi « vérifiable et irréversible ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2018 11h36)                                                        

États-Unis: Pompeo prépare avec un général nord-coréen le sommet Trump-Kim

mai 31, 2018

/ © AFP / HO

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo retrouve jeudi le bras droit de Kim Jong Un pour de nouveaux entretiens à New York afin de préparer le face à face historique à Singapour entre Donald Trump et le leader nord-coréen.

Ce dernier a de son côté reçu jeudi pour la première fois à Pyongyang le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, dans une enième illustration de l’effervescence diplomatique autour de la péninsule divisée.

Après des années de tensions en raison des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, celle-ci vit en effet depuis le début de l’année une « détente » qui, aussi remarquable qu’elle puisse être, n’est pas exempte de coups de théâtre.

M. Trump a ainsi annulé unilatéralement jeudi dernier dans une lettre le tête-à-tête inédit prévu le 12 juin à Singapour en fustigeant « l’hostilité » de la Corée du Nord.

Et il était alors difficile d’imaginer que moins d’une semaine plus tard, M. Pompeo se ferait photographier avec le général nord-coréen Kim Yong Chol en train d’admirer Manhattan à travers la baie vitrée d’un appartement au 39e étage d’une tour près du siège des Nations unies.

Le général est le plus haut responsable nord-coréen à fouler le sol américain depuis 18 ans. Il a dîné pendant une heure et demi avec le secrétaire d’État américain, qu’il avait déjà rencontré deux fois ce printemps à Pyongyang.

– « Venez en Russie! » –

« Bon dîner de travail avec Kim Yong Chol à New York ce soir. Steak, maïs et fromage au menu », a tweeté Mike Pompeo qui était accompagné d’Andrew Kim, chef de la section Corée à la CIA.

Le secrétaire d’Etat et le général doivent se retrouver jeudi à 09H00 (13H00 GMT) pour de nouveaux entretiens. M. Pompeo tiendra ensuite une conférence de presse à 14H15 (18H15 GMT).

L’objectif de leurs discussions est de déterminer si les États-Unis et la Corée du Nord sont en mesure de fixer un ordre du jour partagé pour le sommet du 12 juin. Et donc d’en accélérer les préparatifs.

Dans un autre signe de l’intense activité diplomatique autour d’un des problèmes les plus épineux du globe, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est rendu jeudi pour la première fois depuis 2009 en Corée du Nord.

« Venez en Russie, nous serons très heureux de vous accueillir », a-t-il lancé à Kim Jong Un, selon le texte publié par Moscou, qui a diffusé des photographies et une vidéo de la rencontre, montrant les deux hommes se serrant la main et s’entretenant autour d’une table.

M. Lavrov a transmis à Kim Jong Un « le salut le plus chaleureux » du président russe Vladimir Poutine et « ses souhaits de succès dans les importantes initiatives entreprises sur la péninsule coréenne avec votre participation ».

Si son père Kim Jong Il avait notamment visité la Russie en 2002 et 2011, Kim Jong Un, lui, ne s’y est jamais rendu. Avant une première visite en Chine en mars, le leader nord-coréen, au pouvoir depuis fin 2011, n’avait du reste effectué aucune visite officielle à l’étranger.

– Regain d’optimisme –

Au revirement de M. Trump jeudi dernier a succédé un tout aussi spectaculaire regain d’optimisme, à tel point que Washington affirme désormais s’attendre à ce que le sommet ait lieu comme initialement prévu.

Pour cela, « il faut que la dénucléarisation » de la Corée du Nord soit « au coeur de la rencontre », a toutefois prévenu la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders. « Et le président doit avoir le sentiment qu’on fait des progrès sur ce front ».

Mike Pompeo et Kim Yong Chol tentent donc de concilier des attentes a priori inconciliables.

Washington réclame une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible », et n’entend lâcher du lest sur les sanctions internationales qu’une fois que le processus, par nature complexe et long, sera achevé ou au moins très avancé.

Pyongyang a de son côté accepté de parler d’une dénucléarisation mais refuse qu’elle soit unilatérale, et sa définition risque d’être éloignée de celle des Américains tant les Nord-Coréens ont jusqu’ici présenté leur arsenal atomique comme une garantie pour la survie du régime.

« Nous devons les convaincre qu’au contraire leur programme nucléaire renforce leur insécurité », a expliqué mercredi soir un haut responsable américain, confirmant que Washington est prêt à fournir des « garanties » pour leur sécurité.

Officiellement vice-président du comité central du parti au pouvoir, le général Kim s’est rendu aux Jeux olympiques d’hiver au Sud, aux récents sommets intercoréens et en Chine pour accompagner à deux reprises Kim Jong Un.

Romandie.com avec (©AFP / 31 mai 2018 13h02)