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Jérusalem: Pompeo réaffirme l’engagement américain pour la paix, n’évoque pas Gaza

mai 14, 2018

Washington – Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a réaffirmé lundi l’engagement des Etats-Unis pour une « paix globale et durable entre Israël et les Palestiniens » à l’occasion de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Son court communiqué ne fait aucune référence aux dizaines de Palestiniens tués lundi dans la bande de Gaza par des soldats israéliens lors de manifestations contre le transfert de l’ambassade conformément à la décision très controversée de Donald Trump annoncée en décembre.

« Aujourd’hui je suis fier de célébrer l’ouverture de l’ambassade des Etats-Unis en Israël à Jérusalem », a déclaré le chef de la diplomatie américaine. « Je suis ravi d’avoir visité Israël lors de mon premier voyage à l’étranger en tant que secrétaire d’Etat » fin avril et « je suis impatient d’y retourner bientôt pour visiter notre nouvelle ambassade ainsi que l’ambassadeur » David Friedman « à Jérusalem », a-t-il ajouté.

« Nous restons déterminés à promouvoir une paix globale et durable entre Israël et les Palestiniens », a-t-il également dit sans plus de précisions.

Interrogé lundi matin par l’AFP sur les manifestations dans la bande de Gaza et leur répression, le département d’Etat américain n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2018 14h37)                                                        

États-Unis: Trump annonce que Mike Pompeo est en route pour la Corée du Nord

mai 8, 2018

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Washington, le 12 janvier 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JOE RAEDLE

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo arrivera en Corée du Nord d’ici « une heure » pour préparer le sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un, a annoncé le président américain lors de son allocution sur le nucléaire iranien mardi.

« En ce moment même, le secrétaire Pompeo est en route vers la Corée du Nord pour préparer ma future rencontre avec Kim Jong Un », a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche, en précisant qu’il arriverait d’ici « une heure ». « On en saura bientôt plus » sur le sort des trois prisonniers américains, a-t-il ajouté.

Le président américain a déjà laissé entendre la semaine dernière qu’une annonce sur le sort de ces trois Américains détenus en Corée du Nord était imminente.

La libération de ces trois prisonniers serait vue d’un très bon œil par la Maison Blanche dans le cadre du réchauffement des relations entre Washington et Pyongyang.

Mike Pompeo, alors qu’il était encore directeur de la CIA, a rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un en secret lors du week-end de Pâques.

Donald Trump doit rencontrer Kim Jong Un pour un sommet historique lors des prochaines semaines. Le président américain a annoncé vendredi que la date et le lieu de cette rencontre ont été fixés et seront prochainement annoncés.

Romandie.com avec (©AFP / 08 mai 2018 20h58)

États-Unis/Corée du Nord: Le patron de la CIA à Pyongyang, le sommet Kim-Trump prend corps

avril 18, 2018

Le directeur de la CIA Mike Pompeo à Washington le 12 avril 2018 / © AFP/Archives / JIM WATSON

Les préparatifs en vue d’un sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un ont connu une soudaine accélération mercredi avec la confirmation par le président américain que Mike Pompeo, son homme de confiance et directeur de la CIA, avait rencontré secrètement le dirigeant nord-coréen à Pyongyang.

Depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, où il passe deux jours avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, autre acteur clé du dossier, le président américain a fait souffler un vent d’optimisme.

« Mike Pompeo a rencontré Kim Jong Un en Corée du Nord la semaine dernière. La rencontre s’est bien déroulée et une bonne relation s’est établie », a déclaré Donald Trump sur Twitter. « La dénucléarisation sera un grand événement pour le monde, mais aussi pour la Corée du Nord ».

Les Etats-Unis ont toujours posé la perspective d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne comme condition à des discussions directes avec la Corée du Nord.

L’envoi de Mike Pompeo, l’un de ses plus proches collaborateurs qui deviendra son secrétaire d’Etat dans quelques jours, montre à quel point la question nord-coréeenne est devenue la priorité diplomatique de l’administration Trump.

Le président américain avait créé une immense surprise le 8 mars en acceptant une invitation à se rencontrer de Kim Jong Un, transmise par la Corée du Sud.

– Traité de paix –

La mission secrète de Mike Pompeo qui, selon le Washington Post, a eu lieu pendant le week-end de Pâques, intervient dans un contexte de détente entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui a débouché sur une floraison d’initiatives diplomatiques impensables il y a encore quelques mois.

Séoul a ainsi annoncé mercredi étudier des pistes pour un éventuel traité de paix avec le Nord. Les combats sur la péninsule coréenne avaient pris fin en 1953 à la suite d’un armistice mais aucun traité de paix n’a été signé, si bien que les deux Corées sont toujours techniquement en guerre.

La Zone démilitarisée qui divise la péninsule est hérissée de mines et de fortifications.

Le troisième sommet intercoréen depuis la fin de la guerre, prévu le 27 avril, pourrait être l’occasion d’aborder la question d’une déclaration officielle pour clore le conflit sur la péninsule.

« Nous examinons la possibilité de remplacer le régime de l’armistice sur la péninsule coréenne par un régime de paix », a déclaré à la presse un haut responsable de la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne.

« Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n’est pas terminée », avait affirmé mardi Donald Trump, en compagnie de Shinzo Abe.

« La question du traité de paix est un problème très difficile », a commenté Koo Kab-woo, professeur à l’Université des études nord-coréennes.

Pyongyang et Séoul revendiquent tous deux la souveraineté sur la péninsule toute entière. Un traité pourrait vouloir dire que les deux Corées se reconnaissent l’une l’autre.

Le Nord demanderait probablement le retrait des soldats américains déployés sur la péninsule. Le conseiller sud-coréen à la sécurité nationale, Chung Eui-yong, a lui déclaré mercredi que Séoul et Washington voulaient que Pyongyang renonce à ses ambitions atomiques.

– « Nous les respectons » –

Les moments clé du sommet intercoréen, dont la première poignée de main entre MM. Kim et Moon, seront diffusés en direct à la télévision, a annoncé Séoul après une réunion de travail entre les deux parties mercredi.

Mais le monde a déjà les yeux braqués sur le face-à-face qui se dessine entre Donald Trump et Kim Jong Un. Il aura lieu début juin ou peut-être un peu avant, a précisé le président américain mardi.

« Ils nous respectent. Nous les respectons. L’heure est venue de parler, de résoudre les problèmes ». « Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial », a-t-il lancé.

Le président américain a évoqué « cinq lieux » possibles pour ce sommet, sans davantage de précisions. Panmunjom, village situé dans la Zone démilitarisée, fait partie des hypothèses régulièrement évoquées, de même que la Corée du Sud ou la Corée du Nord et la Chine.

Pékin est le principal allié de Pyongyang, mais leurs relations s’étaient rafraîchies avec la multiplication des tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires du Nord, Pékin soutenant les sanctions de l’ONU.

Donald Trump doit, de son côté, poursuivre les consultations avec le Premier ministre japonais en Floride. Les deux hommes ont prévu une conférence de presse commune en fin de journée. Une partie de golf, leur sport favori, est aussi au programme.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2018 15h20)                

USA: le futur secrétaire d’État promet d’être ferme mais pas va-t-en-guerre

avril 12, 2018

Mike Pompeo, le 12 avril 2018 à Washington / © AFP / JIM WATSON

Le futur secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a tenté jeudi, lors de son audition par le Congrès, de se défaire de son étiquette de « faucon » en promettant d’être ferme mais pas va-t-en-guerre, notamment sur l’Iran et la Corée du Nord.

« La guerre est toujours et doit toujours être en dernier ressort », a lancé le directeur de la CIA devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, appelée à confirmer ou non sa nomination par Donald Trump à la tête de la diplomatie américaine.

Cet ex-militaire de 54 ans a assuré qu’il n’était ni le « faucon » ni le « va-t-en-guerre » souvent dépeint dans la presse.

Mike Pompeo doit remplacer Rex Tillerson, limogé en mars et souvent vu comme plus modéré que le président américain en politique étrangère. Sa nomination, avec celle de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale, a été jugée emblématique d’un durcissement de l’administration américaine.

Dans un communiqué jeudi soir, M. Bolton a tressé des louanges à son « bon ami » M. Pompeo. « Nous avons besoin de lui comme secrétaire d’Etat pour soutenir le président alors que nous sommes aux prises avec les questions de politique étrangère les plus difficiles de notre époque », a-t-il déclaré.

S’il est confirmé par les sénateurs –un obstacle que cet ex-élu républicain du Kansas devrait franchir–, le chef espion qui a su gagner la confiance du président va se retrouver face à une série d’échéances délicates.

Sur la plus brûlante d’entre elles, il a estimé à plusieurs reprises que Donald Trump avait bien l’autorité légale nécessaire pour décider, si nécessaire, de frappes contre le régime de Damas en riposte à une attaque chimique présumée.

– « Coups de tête » –

Mais outre cette crise qui rend de plus en plus dangereuse la confrontation avec la Russie, le président américain doit décider d’ici mi-mai s’il « déchire » l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, puis rencontrer d’ici début juin le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pour un sommet historique dont Washington espère qu’il ouvre la voie à une « dénucléarisation » de Pyongyang.

L’opposition démocrate a d’ailleurs questionné Mike Pompeo sur la politique étrangère de Donald Trump, « guidée par les coups de tête et pas par une stratégie » et « qui a laissé l’Amérique isolée et seule », selon le sénateur Robert Menendez. Le républicain Bob Corker, président de la commission, l’a aussi appelé à encadrer le président.

Et sur les principaux dossiers qui l’attendent, le futur secrétaire d’Etat s’est voulu rassurant.

Sa « première priorité » sera de « débarrasser le monde d’une Corée du Nord nucléaire » en continuant la « campagne de pression » et de sanctions, a-t-il dit, assurant s’être préparé au sommet Kim-Trump pour « ne pas répéter les erreurs du passé ».

Mais il a concédé que le passé n’incitait pas à l’optimisme, confirmant que l’option militaire devait être prête en cas d’échec des négociations.

« Je n’ai jamais été partisan d’un changement de régime » à Pyongyang, a-t-il insisté. Pas plus qu’à Téhéran.

Ce critique de l’accord conclu par l’administration démocrate de Barack Obama pour éviter que l’Iran se dote de la bombe atomique a aussi affiché une approche très diplomatique sur cet autre dossier prioritaire.

– « Efforts diplomatiques » –

« Je veux améliorer cet accord », a-t-il affirmé.

Donald Trump a donné aux signataires européens du texte (France, Royaume-Uni et Allemagne) jusqu’au 12 mai pour le durcir. Faute de quoi, il menace de le « déchirer » et de rétablir les sanctions contre Téhéran.

« S’il s’avère qu’il n’y a aucune chance de l’améliorer, je recommanderai au président de faire de notre mieux avec nos alliés pour trouver un meilleur résultat et un meilleur accord », a-t-il dit, refusant de plaider pour un retrait américain. « Il n’y a pas, que je sache, de signes indiquant qu’en cas de fin de l’accord les Iraniens se précipiteraient pour créer une arme nucléaire. »

Mike Pompeo qui, à la tête de la CIA, a évoqué une possible nouvelle cyberattaque russe sur les élections législatives de novembre aux Etats-Unis, après l’ingérence dans la présidentielle de 2016 dénoncée par le renseignement américain, a estimé que Vladimir Poutine n’avait « pas encore suffisamment reçu le message » de fermeté de Washington. « La politique modérée » à l’égard de Moscou, « c’est fini », a-t-il promis.

Quant à la Chine, il a souhaité un partenariat « plus fructueux » alors que plane le spectre d’une guerre commerciale.

Mike Pompeo a enfin vanté les mérites des diplomates américains, là où Rex Tillerson était souvent accusé de manquer de considération à leur égard. Il a aussi dû se défendre de toute attitude discriminatoire face aux élus qui le plaçaient face à ses déclarations controversées sur les musulmans ou les homosexuels.

« Le Pompeo que j’ai entendu aujourd’hui est bien différent du Pompeo du passé », a ironisé à la fin de cette audition de près de cinq heures le démocrate Menendez. « Pour lequel suis-je appelé à voter? »

La date du vote des sénateurs n’a pas été fixée.

Romandie.com avec (©AFP / 13 avril 2018 02h10)                

États-Unis: d’un tweet, Trump limoge Rex Tillerson, chef de la diplomatie américaine

mars 13, 2018

Rex Tillerson, photographié ici le 30 novembre, a été limogé mardi d’un tweet du président Trump / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Changement à la tête de la diplomatie américaine: d’un tweet, le président américain Donald Trump a annoncé mardi le limogeage de Rex Tillerson, remplacé au poste de secrétaire d’Etat par l’actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo.

Après des mois de rumeurs sur un départ mille fois donné comme imminent, le sort l’ancien homme fort d’ExxonMobil, qui peinait à trouver sa place à Washington et entretenait des relations difficiles avec le locataire de la Maison Blanche, a été scellé.

« Mike Pompeo, le directeur de la CIA, deviendra notre nouveau secrétaire d’Etat. Il fera un travail fantastique! Merci à Rex Tillerson pour ses services! », a lancé M. Trump.

Le président septuagénaire a par ailleurs annoncé que Gina Haspel deviendrait la nouvelle directrice de la CIA, la première femme choisie à ce poste.

La Maison Blanche a mis en avant la volonté du président d’avoir une nouvelle équipe au moment d’aborder des négociations historiques avec la Corée du Nord. Ce dernier a accepté la semaine dernière l’invitation du dirigeant Kim Jong Un à une rencontre d’ici fin mai, afin notamment de discuter de dénucléarisation.

Ironie suprême: début octobre, l’impétueux président avait, fait rare, publiquement rabroué son secrétaire d’Etat pour avoir évoqué l’existence de canaux de communication visant à sonder les intentions de la Corée du Nord.

« Il perd son temps à négocier », avait-il écrit sur Twitter. « Conserve ton énergie Rex, nous ferons ce que nous devons faire. »

Interrogé sur les raisons de ce limogeage, le président a mis en avant des désaccords de fond, en particulier sur le dossier nucléaire iranien.

« Nous nous entendions bien mais nous avions des désaccords », a-t-il lancé depuis les jardins de la Maison Blanche, en partance pour la Californie. « Quand vous regardez l’accord sur le nucléaire iranien: je pensais qu’il était horrible, il pensait qu’il était passable ».

– Moscou ironise –

Signe des tensions et des dysfonctionnements au sein d’une administration marquée par des départs et des limogeages en cascade, le président n’a pas prévenu le chef de la diplomatie de sa décision.

« Le secrétaire (d’Etat) n’a pas parlé avec le président ce matin et il ignore les raisons, mais il est reconnaissant d’avoir pu servir, et continue à penser que servir le public est une tâche noble qu’il ne faut pas regretter », a déclaré Steve Goldstein, haut responsable de la diplomatie américaine.

Le chef du département d’Etat a la responsabilité de quelque 70.000 diplomates, fonctionnaires et contractuels disséminés dans plus de 250 ambassades et consulats à travers le monde.

Fin 2017, la chaîne NBC News affirmait que M. Tillerson avait qualifié le président américain de « débile » à la fin d’une réunion au Pentagone. Ces révélations avaient contraint le chef du département d’Etat à prendre la parole pour affirmer son soutien public et son « engagement en faveur du succès » du locataire de la Maison Blanche.

Par contraste, Donald Trump a couvert d’éloges celui qu’il a choisi pour diriger la diplomatie au moment où le monde entier s’interroge sur la façon dont il abordera son tête-à-tête avec le leader nord-coréen.

« Je travaille avec Mike Pompeo, depuis un moment », a souligné M. Trump, louant son « énergie formidable » sa « grande intelligence »

« En tant que directeur de la CIA, Mike a mérité les éloges des membres de nos deux partis en renforçant notre collecte de renseignements, en modernisant nos capacités offensives et défensives et en tissant des liens étroits avec nos alliés de la communauté du renseignement », a-t-il également déclaré.

« Félicitations à mon ami et prochain secrétaire d’Etat Mike Pompeo! », a tweeté Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU. « Excellente décision du président », a-t-elle ajouté, sans un mot pour celui qui fut son secrétaire pendant plus d’un an.

Moscou a ironisé sur ce remaniement, se demandant si la Russie, accusée d’ingérence dans l’élection de Donald Trump, serait une nouvelle fois montrée du doigt.

« Personne n’a encore accusé la Russie d’être responsable des changements de poste à Washington? », s’est interrogée la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova, dans un commentaire à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mars 2018 15h52)