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L’ex-président Saakachvili dit être rentré en Géorgie, le pouvoir dément

octobre 1, 2021
L'ex-president Saakachvili dit etre rentre en Georgie, le pouvoir dement
L’ex-président Saakachvili dit être rentré en Géorgie, le pouvoir dément© AFP/Archives/Sergei SUPINSKY

L’ex-président Mikheïl Saakachvili a déclaré vendredi être rentré en Géorgie après un exil de huit ans, une annonce démentie par les autorités qui menacent de l’arrêter s’il retournait dans ce pays du Caucase plongé dans une longue crise politique.

« J’ai risqué ma vie et ma liberté pour rentrer », a lancé M. Saakachvili, 53 ans, dans une vidéo diffusée sur son compte Facebook dans laquelle il dit se trouver dans la ville côtière géorgienne de Batoumi.

Toutefois, le ministère géorgien de l’Intérieur a assuré que M. Saakachvili, qui est accusé par la justice de son pays d’abus de pouvoir, une affaire qu’il juge politique, n’avait pas regagné Géorgie.

« Nous avons été en communication active avec la partie ukrainienne et je peux dire catégoriquement que Mikheïl Saakachvili n’a pas franchi la frontière ukrainienne », a martelé devant les médias un vice-ministre géorgien de l’Intérieur, Alexandre Darakhvelidzé.

Le dirigeant du parti au pouvoir Rêve géorgien, Irakli Kobakhidze, a lui aussi affirmé que « Saakachvili n’est pas en Géorgie », dénonçant une supercherie.

Mikheïl Saakachvili est un habitué des coups d’éclat. En 2017, il était illégalement entré, à pied, en Ukraine – où il avait également des problèmes judiciaires – entouré d’une foule de partisans, une scène rocambolesque.

Président de 2004 à 2013, il avait annoncé, cette fois-ci, son retour sur sa terre natale pour ce week-end, à l’occasion du déroulement samedi d’élections locales considérées comme un test pour le parti au pouvoir.

« J’appelle tout le monde à aller voter pour le Mouvement national uni (MNU) », le principal parti d’opposition dont il est le fondateur, a lancé M. Saakachvili dans la vidéo diffusée vendredi.

Plusieurs membres de son parti ont insisté sur le fait qu’il était bien à Batoumi, affirmant l’y avoir contacté via des appels vidéo.

Des tensions accrues

Il a également appelé ses partisans à se réunir dimanche et à marcher vers la capitale Tbilissi « pour protéger les résultats du vote », tout en promettant de se joindre au cortège.

« Si ce gouvernement usurpateur arrive à m’arrêter avant, cela ne peut que nous rendre plus forts. Je ne reculerai pas en tout cas et j’espère que vous non plus », a-t-il ajouté.

Son retour en Géorgie, « qu’il soit vrai ou pas, accroît les tensions avant les élections de samedi », a jugé vendredi la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili, dans une allocution télévisée.

L’ex-président, en exil depuis 2013, avait montré lundi la photographie d’un billet d’avion à destination de Tbilissi pour la soirée de samedi, le jour des élections locales.

Les autorités géorgiennes ont aussitôt prévenu qu’il serait immédiatement arrêté en cas de retour.

Personnage flamboyant

Personnage flamboyant, Mikheïl Saakachvili est pour ses partisans le héros de la « Révolution de la rose » de 2003 qui avait évincé en Géorgie les élites post-communistes et donné naissance à d’importante réformes.

Mais il est aussi l’homme de la défaite dans la guerre de 2008 contre la Russie et ses détracteurs dénoncent son penchant pour l’autoritarisme.

Après son départ de Géorgie en 2013, il a vécu un temps aux Etats-Unis avant d’entamer en Ukraine une nouvelle carrière politique, soutenu un temps par l’ex-président Petro Porochenko, avec lequel il s’est ensuite brouillé.

Dernièrement, Mikheïl Saakachvili dirigeait une instance gouvernementale ukrainienne chargée des réformes.

La Géorgie est plongée dans une crise politique depuis l’année dernière, lorsque les partis d’opposition ont dénoncé des fraudes massives aux élections législatives remportées de justesse par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien.

En mai, le président du Conseil européen Charles Michel a négocié un accord de sortie de crise mais, en juillet, le Rêve géorgien s’en est unilatéralement retiré, suscitant les critiques de l’UE et des Etats-Unis.

Lundi, M. Saakachvili a insisté sur le fait que l’accord devait être respecté, qualifiant les élections locales de samedi de « référendum » contre Bidzina Ivanichvili, le fondateur du Rêve géorgien et homme le plus riche de Géorgie.

M. Ivanichvili assure s’être mis à l’écart de la vie politique quand ses détracteurs l’accusent d’être le vrai maître du gouvernement.

Par Le Point avec AFP

Des milliers d’Ukrainiens manifestent à Kiev en soutien à Saakachvili

février 18, 2018

Les manifestants ont marché dans le rues de Kiev le 18 février 2018 pour soutenir l’ancien président géorgien, Mikheïl Saakachvili, devenu opposant au président ukrainien Petro Porochenko. / © AFP / Sergei SUPINSKY

Plusieurs milliers de partisans de l’opposant et ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili ont manifesté dimanche à Kiev pour exiger son retour en Ukraine et demander la démission du président ukrainien Petro Porochenko.

Expulsé d’Ukraine le 12 février vers la Pologne, M. Saakachvili a été d’abord un allié de M. Porochenko avant d’en devenir l’un de ses plus farouches adversaires, accusant le président ukrainien de corruption.

Les partisans de l’opposant ont brandi dimanche dans les rues de Kiev des portraits du président ukrainien barrés d’une croix, scandant « Porochenko est un voleur » ou encore « démission ».

Ils étaient près de 10.000 selon un journaliste de l’AFP sur place, 3.000 selon un décompte du ministère ukrainien des Affaires intérieures.

« Les gens n’en peuvent plus: rien ne change et tout va vers le pire », a expliqué à l’AFP une des manifestantes, Galina Zagorouïko.

Ancien président de la Géorgie, petit pays du Caucase du sud, Mikheïl Saakachvili, 50 ans, a été nommé en 2015 par M. Porochenko gouverneur de la région ukrainienne d’Odessa.

Un an et demi plus tard, il a démissionné pour se consacrer à la lutte contre la corruption, accusant le gouvernement ukrainien de ne pas mener les réformes exigées par le soulèvement populaire de Maïdan.

Il avait ainsi organisé plusieurs manifestations contre la corruption.

Après avoir obtenu la nationalité ukrainienne, il en a ensuite été déchu et est devenu apatride, ayant déjà perdu sa nationalité géorgienne. Expulsé une première fois, il était revenu en Ukraine en forçant le passage de la frontière avec la Pologne avec une foule de ses partisans.

M. Saakachvili a de nouveau déclaré compter sur la mobilisation de ses partisans pour pouvoir revenir en Ukraine et reprendre son combat contre « la dictature des oligarques » et le « pillage de l’économie » par le gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 17h31)                

Ukraine: l’opposant Saakachvili a été expulsé vers la Pologne

février 12, 2018

L’opposant Mikheïl Saakachvili, accusé par les autorités ukrainiennes d’avoir voulu fomenter un coup d’Etat, sortant d’un hôtel à Kiev, le 9 février 2018.n / © AFP/Archives / Sergei SUPINSKY

L’opposant Mikheïl Saakachvili, accusé d’avoir voulu fomenter un coup d’Etat en Ukraine et qui avait été déchu de sa nationalité ukrainienne l’été dernier, a été arrêté et expulsé vers la Pologne, ont annoncé lundi les autorités ukrainiennes.

« Cette personne se trouvait sur le territoire ukrainien illégalement, c’est pourquoi (…) elle a été renvoyée vers le pays depuis lequel elle était arrivée en violation de la loi ukrainienne », ont annoncé dans un communiqué les gardes-frontières.

Le parti de l’ex-président géorgien, devenu opposant en Ukraine, avait auparavant annoncé son arrestation dans un restaurant du centre-ville de Kiev par des hommes en uniforme sans signe distinctif.

Mikheïl Saakachvili, d’abord un allié du président ukrainien Petro Porochenko, est devenu par la suite l’un de ses plus farouches adversaires.

En juillet, le président Porochenko l’a déchu de la nationalité ukrainienne, qu’il lui avait accordée en 2015.

Le 10 septembre, M. Saakachvili avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais, débordant les gardes-frontières avec le soutien de plusieurs centaines de ses partisans.

Il avait déjà été brièvement arrêté en décembre à Kiev puis relâché. Il était alors accusé d’avoir voulu « prendre le pouvoir par la force » au cours de récentes manifestations qui, accuse le parquet ukrainien, ont été financées par l’entourage de l’ex-président prorusse Viktor Ianoukovitch, déchu en 2014.

Romandie.com avec(©AFP / 12 février 2018 17h12)                

L’ex-président géorgien Saakachvili et ses partisans ont pénétré en Ukraine

septembre 10, 2017

L’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili (g), le 10 septembre 2017 à la gare de Przemysl, en Pologne / © AFP / JANEK SKARZYNSKI

L’ex-chef de l’Etat géorgien Mikheïl Saakachvili et des centaines de ses partisans ont pénétré de force dimanche en Ukraine, après avoir été repoussés par les gardes-frontières quelques heures plus tôt, a constaté un journaliste de l’AFP.

M. Saakachvili a franchi la frontière polono-ukrainienne à Medyka. Il souhaite participer aux élections en Ukraine, y promouvoir des réformes et lutter contre la corruption. Il a déchu en juillet dernier de sa nationalité ukrainienne, acquise en 2015, par le gouvernement de Kiev avec qui ses relations s’étaient fortement dégradées.

Romandie.com avec(©AFP / 10 septembre 2017 19h47)                

L’ex-président géorgien Saakachivili à bord d’un train bloqué en Pologne

septembre 10, 2017

 

L’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili, dans un bus quittant Rzeszow, dans le sud-est de la Pologne, en direction de la frontière ukrainienne, le 10 septembre 2017. / © AFP / JANEK SKARZYNSKI

Un train ukrainien avec l’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili à bord était bloqué dimanche en gare de Przemysl, ville du sud-est de la Pologne près de la frontière ukrainienne, à la demande de la police ukrainienne, a constaté un journaliste de l’AFP.

Selon un communiqué de la police ukrainienne lu en polonais et en ukrainien, « le train ne quittera pas la gare tant que des personnes sans droit de rentrer en Ukraine seront à son bord ».

M. Saakachvili qui a refusé de quitter le train n’était pas cité directement dans ce communiqué.

« Prendre tout un train en otage. C’est ridicule », a-t-il déclaré à la presse.

Son entourage a pris contact avec les autorités polonaises pour faire valoir que la police ukrainienne n’avait pas le droit d’intervenir en Pologne, pays de l’Union européenne.

Craignant des « provocations », l’ex-président géorgien, parti dimanche en bus avec des journalistes, a décidé de changer de route et est monté en début d’après-midi dans un train à destination de Kiev pour tenter de rentrer en Ukraine. Initialement, il devait entrer par la route par le poste-frontière à Korczowa.

« Il y a des plans de provocations », a-t-il déclaré en évoquant « plusieurs centaines de gros bras » mobilisés par le gouvernement du côté ukrainien pour expliquer sa décision de dernière minute de changer de route.

L’ex-président géorgien, aujourd’hui apatride, tente ce dimanche de rentrer en Ukraine pour chercher à recouvrer la citoyenneté ukrainienne dont l’a privé le président Petro Porochenko.

Il fait parallèlement l’objet d’une demande d’extradition adressée par Tbilissi à Kiev.

Outre les gros bras, appelés en ukrainien les « titouchki », plusieurs milliers de ses sympathisants étaient aussi venus l’accueillir à la frontière du côté ukrainien, selon l’agence polonaise PAP.

M. Saakachvili a reçu le soutien de l’ex-Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko, venue plus tôt dans la journée à sa rencontre à Rzeszow (sud-est de la Pologne). « Nous venons défendre Mikheïl, mais nous venons défendre aussi l’Ukraine », a dit Mme Timochenko en comparant la situation actuelle en Ukraine à celle de l’époque du président pro-russe Victor Ianoukovitch.

M. Saakachvili, qui risque d’être interdit d’entrée en Ukraine et refoulé vers la Pologne, voyage en compagne de sa femme et de son fils de onze ans.

Romandie.com avec(©AFP / 10 septembre 2017 14h35)                

L’ex-président Mikheïl Saakachvili poursuivi pour « abus de pouvoir »

juillet 28, 2014

La justice géorgienne a annoncé qu’elle inculpait l’ex-président Mikheïl Saakachvili pour « abus de pouvoir » dans la répression des manifestations antigouvernementales de novembre 2007. Plusieurs hauts fonctionnaires de son administration sont également visés.

Le Parquet accuse les anciennes autorités d’avoir eu recours à la violence en ordonnant à la police de disperser une manifestation d’opposants qui tentaient de perturber une parade militaire le 7 novembre 2007.

La justice reproche aussi aux accusés d’avoir, en 2009, mis la main de manière frauduleuse sur une chaîne de télévision, Imedi TV, et sur des avoirs de l’homme d’affaires géorgien Badri Patarkatsichvili.

Les mêmes accusations pèsent également sur les anciens ministres de l’Intérieur Vano Merabichvili, de la Justice Zourab Adeichvili, de la Défense David Kezerachvili et sur l’ex-maire de Tbilissi Guigui Ougoulava.

Exilé aux États-Unis

M. Saakachvili, exilé aux États-Unis, pays dont il était très proche pendant son mandat, ne s’est pas présenté pour être entendu par le Parquet.

« Je me rendrais en Géorgie lorsque j’en prendrai la décision de mon propre chef et aucun oligarque russe ne m’en empêchera », a-t-il lancé sur sa page Facebook, en référence à l’ex-Premier ministre géorgien et milliardaire Bidzina Ivanishvili.

« Le Premier ministre actuel (Irakli Garibachvili) et les membres de son gouvernement ont répété à plusieurs reprises que je suis leur prochaine cible », a-t-il assuré.

Pas confiance

Il y a plusieurs mois, l’ex-président avait déjà refusé d’être entendu en tant que témoin dans plusieurs affaires criminelles, déclarant qu’il ne faisait pas confiance aux nouvelles autorités géorgiennes.

Cette inculpation « va conduire à des tensions dans les relations entre la Géorgie et les États-Unis et ses partenaires européens », a affirmé M. Saakachvili.

Depuis que la coalition du Rêve géorgien a remporté en 2012 les élections législatives, plusieurs alliés de l’ancien président ont fait l’objet d’enquêtes. Certains ont été emprisonnés sur des accusations, entre autres, de détournement de fonds.

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